Tag: Cyclisme

  • Cyclisme : l’esprit club de St Michel – Preference Home – Auber93

    Cyclisme : l’esprit club de St Michel – Preference Home – Auber93

    Dans le paysage du cyclisme tricolore, Auber93 et ses sponsors Saint-Michel et Preference Home sont reconnus depuis trois décennies. Des apparitions sur le Tour de France à la fin du siècle dernier et une équipe désormais installée au niveau continental. Derrière les sections professionnelles, « des vitrines », d’après le directeur sportif adjoint Leo Peters, un club bien en place. « Le club est ancré dans la ville d’Aubervilliers, la structure est la vitrine mais il y a un club derrière avec des équipes BMX, jeunes et amateurs » rappelle le frère de Nans Peters, multiple vainqueur d’étapes sur les Grands Tours.

    Les objectifs de cette formation francilienne sont donc très clairs, avec la formation placée au cœur du projet. « Nous voulons former des coureurs pour qu’ils accèdent au monde professionnel. Pour d’autres, cela peut être un tremplin vers le plus haut niveau », explique Peters. L’équipe est accompagnée de Saint-Michel, célèbre pour ses madeleines, depuis 2018, alors que Preference Home, une agence immobilière, a rejoint l’aventure l’an passé. Les deux groupes ont le souhait d’avoir une vision long terme.

    À la recherche d’une victoire pro

    Après plus d’un an de disette, malgré de nombreuses places d’honneur, le but de l’année 2026 est donc de gagner. Pourquoi pas dès l’ouverture de saison au Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, sur un tracé plus ouvert. « Ce sera sans doute différent par rapport à l’année passée, il faudra être malin. Avoir déjà un coureur dans le top 10, voire le top 5, ce serait top », pour Leo Peters. En 2026, Simon Guglielmi, transfuge de la défunte Arkea, sera l’un des leaders de l’équipe, « le coureur protégé sur les courses françaises ». Il faudra aussi compter sur le grimpeur Thomas Champion et « des profils plus jeunes, avec des qualités de puncheurs ». 13e au mieux sur le GP 2025, les Franciliens ne viendront pas en touristes à Marseille. Loin de là.

  • Elite Fondations plongera dans le grand bain à Marseille

    Elite Fondations plongera dans le grand bain à Marseille

    Quand la petite équipe suisse entre dans la cour des grands. Elite Fondations Cycling Team, créée en 2021, passe un nouveau palier cette saison en lançant une équipe continentale UCI (3e division). Une entrée dans le monde professionnel qui débutera le 1er février sur le tracé du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. « On va essayer de mouiller le maillot et de se mettre en évidence du mieux que l’on peut », souligne Laurent Dufaux, co-fondateur de la structure et ancien partenaire de Richard Virenque chez Festina et Quick Step-Davitamon.

    Éloigné des pelotons professionnels depuis 2004, après avoir fini par deux fois quatrième du Tour de France, le grimpeur suisse portera la casquette de directeur sportif pour la course phocéenne. « J’ai dû y participer deux ou trois fois. C’était un rendez-vous important, surtout pour Richard [Virenque] qui a grandi dans cette région. Il était toujours en forme et prenait l’échappée très tôt. J’en garde de très bons souvenirs, notamment avec le passage par le col de la Gineste », raconte celui qui distillera de précieux conseils à son équipe composée majoritairement de jeunes coureurs.

    Plus de 150 candidatures

    « Notre mission première est de former les jeunes, de les intégrer, de leur transmettre notre savoir-faire, notre passion, et surtout de leur mettre à disposition une infrastructure, une logistique, et leur trouver un programme de course digne de ce nom, parce qu’en Suisse, il y a malheureusement de moins en moins de courses dignes de ce nom pour progresser », déplore Laurent Dufaux, contraint d’avoir placé ces dernières années ses protégés dans le calendrier français, avec des participations au Grand Prix Bédarieux, au Tour de Saône-et-Loire, au Tour du Beaujolais.

    Elite Fondations a également pu participer à des courses plus prestigieuses grâce à son statut national, à partir de 2023, comme le Grand Prix de Lillers, le Tour des 100 communes, l’Alpes Isère Tour et même le Liège-Bastogne-Liège espoirs. Avec le statut d’équipe « Conti » désormais, et grâce au coup de main de Frédéric Rostaing, ancien directeur sportif du VC La Pomme, les Suisses vont pouvoir se confronter au gratin mondial lors d’épreuves comme le Grand Prix La Marseillaise et l’Étoile de Bessèges. « On a reçu plus de 150 candidatures pour intégrer notre Team », signale « Duduf », qui débutera la saison avec un effectif de dix coureurs. Parmi eux, Valentin Darbellay, passé par chez Corratec, et Victor Jean, dernier lauréat du Tour de Moselle, en seront les fers de lance.

  • L’envie de grandir affichée de l’équipe CIC Pro Cycling Academy

    L’envie de grandir affichée de l’équipe CIC Pro Cycling Academy

    Voilà une équipe souhaitant faire sauter la banque au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. CIC Pro Cycling Academy sera l’une des plus petites formations en lice le 1er février sur les routes du Var et des Bouches-du-Rhône. L’effectif, basé à Nantes, a vécu quelques modifications cet hiver, mais conserve sa ligne directrice : faire grandir de jeunes cyclistes.

    « Nous avons eu un changement de naming puisqu’avant, nous étions CIC U Nantes. Il y a aussi eu un léger changement de couleurs. Nous avons une équipe de jeunes, on a un centre de formation et cette vocation de former les champions de demain. Jordan Jegat (10e du dernier Tour de France) et Louis Barré (nouveau coureur du mastodonte Visma – Lease a bike) sont notamment passés chez nous », détaille Cédric Barre, le directeur sportif.

    Actuellement en troisième division, cette formation souhaite progresser et évoluer rapidement à l’échelon supérieur. Grandir passera par un renforcement des partenaires. « Notre objectif, annoncé clairement dans la presse, est de grimper dans la classification en étant promu en ProTeams. Pour cela, il faudra briller dans les courses et donc attirer un sponsor qui voudra bien accompagner le CIC, déjà bien présent à nos côtés. » En 2026, CIC Pro Cycling Academy compte un minimum de coureurs sous contrat. Onze au total, total inchangé par rapport à la saison dernière. Cédric Barre met en avant un groupe stable et équilibré : « Nous avons notamment Victor Guernalec, qui sortait d’une Vuelta avec Arkea et qui a bien performé en étant actif. Je dirais que nous avons trois ou quatre cyclistes aguerris plus des jeunes talents. Ce mix peut nous permettre d’être une bonne équipe et d’avoir une bonne cohésion. »

    Une reprise anticipée

    pour CIC

    En effet, l’équipe compte des cyclistes âgés de 19 à 27 ans avec seulement trois hommes au-delà de 23 ans. S’aligner sur des courses importantes est donc primordial pour voir ces jeunes pousses progresser. « Cela permet à nos jeunes coureurs de se confronter au meilleur du peloton international. Nous, sur ces courses, on devra anticiper car nous savons très bien que nous n’avons pas les coureurs les plus forts. En anticipant, on peut déjouer les plans des grosses armadas », appuie Cédric Barre. Un moyen de ne pas hypothéquer leurs chances sur des épreuves denses, pourquoi pas fracturer la porte du coffre-fort et s’emparer du butin au nez et à la barbe des cadors.

    Pour ce début d’année 2026, CIC Pro Cycling Academy a choisi de s’exporter, « car rien n’est mieux que la compétition ». Une reprise des courses plus tôt que par le passé et deux jours de compétition en Espagne. Une semaine avant le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise, l’équipe sera au départ de la Classica Camp de Morvedre, puis de la Ruta de la Ceramica, dans la région de Castellon. Une nouvelle préparation pour espérer entrer dans le top 10 à Marseille, après avoir été peu épargné en 2025. « Nous avons été malchanceux en début de saison dernière avec plusieurs coureurs majeurs absents. On espère briller et arriver au GP un peu plus prêts », raconte-t-on à la direction sportive.

    Cédric Barre est, justement, lui-même au centre du projet de la formation nantaise. Passé par l’équipe de l’Armée de Terre, en tant que coureur puis directeur sportif, il a atterri à CIC avec grand plaisir. « J’ai longtemps été à l’Armée de Terre et lorsque j’ai commencé à FDJ-Suez, j’étais toujours militaire. J’ai eu besoin de souffler car mon emploi du temps était très, très chargé. Avec le CIC, on s’est contactés, je connaissais bien Anthony Ravard [manager de l’équipe, Ndlr], ils avaient besoin d’un directeur sportif et ça s’est fait comme ça », explique l’homme de 43 ans.

    Objectif à court terme : gagner des courses pour poursuivre leur développement global. Avec un premier rendez-vous sur le Grand Prix cycliste.

  • Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Roubaix, cité emblématique dans le monde de la « Petite Reine », son vélodrome mythique mais aussi son équipe cycliste professionnelle. Van Rysel Roubaix est l’une des six formations de niveau continental – 3e échelon mondial – à participer, en 2026, au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. Le club est maintenant stable, après avoir connu quelques soucis financiers, notamment grâce à son sponsor principal : Van Rysel, appartenant à un géant local, Décathlon. « Nous avons eu des fins de saisons compliquées. Ce partenariat nous a bien aidés, qui plus est d’un point de vue matériel évidemment. Ça nous permet de travailler sereinement sur l’avenir puisqu’ils se sont engagés avec nous jusqu’en 2029 », souligne Arnaud Molmy, directeur sportif.

    Justement, d’ici cette date, l’objectif grandement assumé est d’être au départ de l’Enfer du Nord, communément appelé Paris-Roubaix. « C’est une course qui nous est chère. L’entrée du vélodrome [où se tient l’arrivée, Ndlr.] est juste à côté du bâtiment de notre service course. Le point de passage obligé est aussi d’atteindre la deuxième division mondiale dans les prochaines années », explique Arnaud Molmy, lui-même ancien coureur de l’équipe en 2010. Voilà pour les buts récents de cette formation nordiste, habituée du circuit français depuis le début du siècle. Van Rysel Roubaix sait pertinemment qu’elle n’est pas la mieux armée pour contrôler les courses, mais cela peut aussi être un avantage. L’équipe apprécie jouer le rôle de dynamiteur et rendre les journées moins monotones et cadenassées. « Notre marque de fabrique, c’est plutôt d’animer les courses, en allant dans des échappées au long cours. On a aussi réussi à faire de gros coups ces dernières années en gagnant une étape sur l’Étoile de Béssèges ou encore sur le Tour de l’Ain. Notre envie est de se confronter aux meilleurs, tout en animant les courses. »

    Pour l’année 2026, ils sont 12 coureurs sous contrat, un minimum vu la densité du programme de la formation roubaisienne. Pas moins de 60 courses sont prévues de fin janvier à début octobre. « Nous sommes inscrits au calendrier français et nous avons ensuite certaines courses dans notre zone et en Belgique. En général, on prend également un ou deux stagiaires durant l’été », détaille le directeur sportif.

    « Le GP ne nous a jamais trop réussi »

    Justement, la majorité de ces coureurs a un profil plutôt « rapide ». Certains sont plus attendus que d’autres par Arnaud Molmy. « J’espère voir éclore un coureur comme Maxime Jarnet, qui a déjà fait 10e d’un championnat de France sur un profil difficile. On attend aussi nos recrues comme Louis Hardouin. » Ce dernier fut l’une des sensations de l’année 2025 en terminant numéro 1 amateur, avec une régularité monstrueuse. Son arrivée chez les pros doit être une nouvelle étape à franchir.

    Sur le papier, le mercato de Van Rysel Roubaix est emballant avec également Joppe Heremans, Belge de 22 ans aux performances remarquées l’an passé. Joes Oosterlinck, lui aussi belge, lui aussi âgé de 22 ans, lui aussi venant de l’équipe VolkerWessels, est un talent à polir. Deux potentiels chercheurs de points UCI, importants pour le classement mondial. Ces cyclistes nommés devraient bien être au départ du Grand Prix cycliste, le 1er février. Le directeur sportif semble légèrement plus confiant qu’auparavant, surtout avec l’absence annoncée des Crêtes. « Le GP est une course qui ne nous a jamais trop réussi dans un passé récent. Le profil des Crêtes, c’était un poil trop pour performer. Ce parcours peut être plus à notre convenance. S’il y a un grand groupe de 50 ou 60 coureurs dans le final, j’espère avoir une bonne partie de mon effectif dedans. Si tout se passe bien, viser un top 5 serait fantastique. » Loin de la terre de vélo qu’est le nord de la France, Van Rysel Roubaix a donc l’ambition de surprendre les favoris sur les routes provençales.

  • Nice Métropole Côte d’Azur veut bousculer la hiérarchie à Marseille

    Nice Métropole Côte d’Azur veut bousculer la hiérarchie à Marseille

    Frédéric Doutre se considère comme « le Petit Poucet des équipes professionnelles en France ». Nice Métropole Côte d’Azur est une formation nouvelle dans le paysage du cyclisme tricolore. Cinq années d’existence, quatre en tant que pro et peu de moyens pour concurrencer les géants de la discipline. Le directeur sportif rappelle le contexte lié à son collectif : « Nous sommes une équipe créée en 2021, qui a passé le cap chez les professionnels l’année suivante. Nous sommes alignés au niveau continental, c’est-à-dire le troisième et dernier échelon mondial. »

    Cette équipe vit grâce aux soutiens de quatre institutions que sont la Ville de Nice, la Métropole Côte d’Azur, le conseil départemental des Alpes-Maritimes ainsi que la Région Sud. L’objectif reste donc le maintien à ce rang avant d’espérer voir plus haut. En effet, obtenir un plus gros sponsor permettrait de passer un cap supplémentaire dans le professionnalisme. « Se maintenir, ce sera déjà très bien dans le climat actuel. Aujourd’hui, on voit de grosses équipes fusionner pour survivre. Dans un coin de notre tête, on a l’idée de trouver un gros partenaire, qui pourrait nous suivre pour basculer en Pro Teams [le 2e niveau mondial, Ndlr.]. Pour nous, ce serait le Saint Graal, comme le fait de participer à Paris-Nice », détaille longuement Frédéric Doutre.

    Objectif top 10

    Nice Métropole Côte d’Azur possède 10 coureurs sous contrat pour la saison à venir. Là aussi, ils ne combattent pas avec les mêmes armes que les plus grandes équipes du monde. Prenons UAE-Team Emirates, la formation de Tadej Pogacar. Cette dernière compte 29 cyclistes et un staff à rallonge pour encadrer les athlètes. Malgré les différences, même avec d’autres écuries françaises de niveau moyen, les Azuréens jouent leur va-tout. Ils ont ciblé des coureurs pouvant les aider à glaner de précieux points UCI. « Il y a Victor Papon, un excellent finisseur. Alexander Konijn, qui a déjà fait sept ou huit top 10, est un sprinteur régulier. Puis, il y a nos petits grimpeurs Laurens Huys, tout juste arrivé d’Arkea-B&B Hôtels, et Jaakko Hänninen », liste l’ancien patron du pôle France ultra-marins, basé à Hyères.

    Les tuniques bleu azur, en hommage à la Méditerranée, affichent leurs ambitions pour ce Grand Prix cycliste 2026. Ceux qui n’ont pas manqué une édition depuis leur passage professionnel souhaite aller chercher un gros résultat : le top 10. « A minima, car on a renforcé l’équipe, dit Frédéric Doutre. Le parcours a changé avec l’absence des crêtes et sa descente, c’est un facteur important, même si ça ne rend pas la course plus facile. Ce que l’on souhaite, c’est surprendre et être le plus efficace possible avec nos moyens. On aimerait bien chatouiller le top 5. »

    Cette saison, l’encadrement sportif souhaite éviter les blessures – « on touche du bois » – pour faire progresser l’équipe. « On a eu des blessés assez régulièrement avec un passage à vide entre mars et mai. On espère ne pas revivre ça et gagner en régularité sur la Coupe de France, avec plus de top 10. Ce serait déjà un bel axe de progression. » La première manche, à Marseille, pourrait donc servir de tremplin à cette jeune équipe cherchant à déjouer les pronostics.

  • Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

    Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

    Qui succédera à Valentin Ferron (Cofidis) au
    palmarès du Grand
    Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise ? À un peu plus d’un mois du départ, les équipes prétendantes à la victoire de cette 48e édition se sont déjà déclarées. Et comme chaque année, certaines des meilleures formations mondiales font le déplacement pour participer à l’une des plus belles compétitions du circuit européen, inscrite au calendrier UCI Europe Tour 2025 en catégorie 1.1. Cette classification attire donc tout naturellement de grosses écuries de l’UCI World Tour. Elles seront quatre cette année à se présenter sur la ligne de départ de la plus marseillaise des courses cyclistes : Alpecin Deceuninck (Belgique), Décathlon CMA-CGM, Groupama-FDJ et Lotto Dstny (Belgique). Toutes les quatre étaient déjà candidates au titre l’année passée, mais Lotto Dstny a entre-temps évolué, passant d’équipe Pro Team à World Team. Parmi les habitués, Décathlon, qui n’est désormais plus associé à AG2R La Mondiale, sera une nouvelle fois très attendue sur la ligne d’arrivée. Le prodige tricolore Paul Seixas et le grimpeur Nicolas Prodhomme avaient réussi à se hisser dans le top 10 de la dernière édition, au terme d’un finish au sprint mémorable sur le faux plat en direction du campus de Luminy.

    Les ProTeams font de l’œil

    Si Groupama-FDJ avait retenu le Marseillais Maxime Décomble pour cette course l’année passée, Sébastien Joly, directeur sportif de Décathlon CMA-CGM, pourrait aligner un autre ancien pensionnaire du VC la Pomme : Matisse Bonnet, qui a récemment intégré l’équipe U19. Toujours utile d’avoir un local de l’étape dans ses rangs. Comme le Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise représente la première étape de la Coupe de France, les formations Pro Teams alignent toujours de grands noms. Neuf d’entre elles seront au départ du stade Vélodrome : Toscana Factory Team-Vini Fantini (Italie), MBH Bank CSB Telecom Fort (Italie), Caja Rural Seguros RJA (Espagne), Unibet Tietmat Rockets, Total Energies, Euskatel Euskadi (Espagne), Equipo Kern Pharma (Espagne), Burgos Burpellet PH (Espagne) et Cofidis, le tenant en titre. Toutes ces équipes, sauf les Italiens de MBH Bank CSB Telecom Fort, ont déjà participé à cette course et se retrouvent très souvent proches du podium, à l’instar de Kern Pharma, qui comme Décathlon, comptait l’année dernière deux de ses représentants dans le Top 10. D’ailleurs, Pau Miquel est le seul à avoir intégré le top 10 des deux dernières éditions.

    Six Conti visent l’exploit

    Et pour compléter ce peloton de haute volée, six équipes Conti tenteront de rééditer l’exploit réalisé par l’ancien Pommier Justin Jules, seul coureur à avoir remporté le Grand prix d’ouverture La Marseillaise en étant issu d’un club de troisième division. Quatre d’entre elles sont françaises et ont l’habitude d’être présentes au rendez-vous phocéen : CIC U Nantes, Nice Métropole Côte d’Azur, Saint-Michel-Préférence Home-Auber 93 et Van-Rysel Roubaix Lille Métropole. Deux nouvelles formations étrangères vont faire leurs premiers pas dans les hauteurs provençales : l’écurie italienne de Polti Visit Malta et le collectif suisse Elite Fondations Cycling Team, qui disputera en 2026 sa première saison en Continentale sous la houlette de Frédéric Rostaing, ancien directeur sportif du VC la Pomme. Sur ces deux dernières années, au moins un coureur d’une équipe Conti a toujours réussi à entrer dans le Top 10. Avant cela, ce n’était plus arrivé depuis le double champion paralympique Kévin Le Cunff (9e en 2019).

  • [Entretien] Patrick Sorin : « Proche du podium national sur la formation des jeunes »

    [Entretien] Patrick Sorin : « Proche du podium national sur la formation des jeunes »

    La Marseillaise : Quelle est votre source de satisfaction principale au travers de cette saison 2025 riche en événements pour votre club ?

    Patrick Sorin : Dans le cadre de notre projet « Ambition la Pomme 2028 », notre objectif principal reste la formation des jeunes. L’année qui se termine a été très intéressante parce qu’on est à 70 victoires toutes sections confondues. J’en profite pour parler de l’école de cyclisme, qui est d’ailleurs championne régionale pour la première fois, où l’on a cumulé tout au long de la saison plus de 100 podiums et 11 titres régionaux. On conforte donc notre place de leader régional sur le cyclisme sur route. Et j’estime qu’on est proche d’ailleurs du podium national sur la formation des jeunes. Je pense qu’on va atteindre la barre des 300 licenciés dans très peu de temps, dont une centaine de jeunes. Ce qui est extrêmement réjouissant dans un contexte national qui n’est pas celui-là.

    La section cyclo-sportive nommée « Cyclo Compèt », créée il y a moins d’un an, s’avère déjà être un succès. Quelle est la prochaine étape de ce projet ?

    P.S. : On s’est donné un objectif pour 2026. La Fédération française de cyclisme a créé, il y a quelques années, un trophée Label d’Or. Ça porte sur une quinzaine de cyclos sportifs en France. Il y a un classement par équipe annuel et national. Notre objectif est de nous retrouver en 2026 sur le podium de ce trophée Label d’Or. Nos cyclos sportifs concernés par cette section reçoivent des entraînements programmés de la part de Claire Lafforgue, notre directrice U19. Je suis très satisfait qu’il y ait une porosité entre les sections.

    Concernant l’organisation de vos événements, quel est le plan de bataille pour la saison à venir ?

    P.S. : Les Bosses de Provence, ça y est, c’est parti. La 31e édition, l’an prochain, aura lieu le 26 septembre. Mais on a un deuxième événement qui grandit aussi : celui qu’on organise au Ventoux chaque été avec Bernard Hinault et les urologues. Ça ne cesse de grandir avec un retentissement qui devient international puisqu’il y a des Belges, des Hollandais, des Anglais et des Suisses qui nous rejoignent. C’est super intéressant parce que les urologues invitent leurs patients atteints d’un cancer de la prostate et sortant d’une chimiothérapie, à essayer de monter le Ventoux. Toujours dans un esprit de solidarité et de convivialité.

    Entretien réalisé par Camille Kadoum

    Parmi les événements prévus dans
    leur calendrier, le Vélo Club la Pomme organisera au début du mois de juillet
    le championnat régional U15, U17 et U19, rebaptisé sous le nom de Grand Prix de Belconnen.

  • [Entretien] Marc Poggiale et Jean-Luc Corréard : « Nous voulons assurer une sécurité totale de ce Grand prix »

    [Entretien] Marc Poggiale et Jean-Luc Corréard : « Nous voulons assurer une sécurité totale de ce Grand prix »

    Le Grand prix de Marseille – La Marseillaise fait figure, comme chaque année, de lancement de la saison cycliste. En France, c’est la toute première épreuve du calendrier, où toutes les équipes font tourner les jambes pour la première fois de l’année. L’édition 2026 se disputera le 1er février, Marc Poggiale et Jean-Luc Corréard évoquent les premiers détails de l’événement, à un mois et demi du jour-J.

    La Marseillaise : Qu’est-ce que représente le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise ?

    Marc Poggiale : Déjà, la première chose, c’est qu’il y aura un Grand prix. Il va avoir lieu le 1er février 2026, ce sera la 48e édition. L’épreuve s’inscrit dans une semaine de compétition cycliste dans le sud de la France, en compagnie de l’Étoile de Bessèges (4-8 février). Nous sommes intimement liés. Le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise s’inscrit dans l’ensemble des démarches du journal et dans les événements qu’il veut développer. La course se déroule le 1er février donc normalement, il fera beau. En tout cas, on l’espère.

    Jean-Luc Corréard : Le Grand prix marque le début des compétitions cyclistes professionnelles sur le territoire français. C’est traditionnellement la première épreuve pro, il n’y en a pas d’autres avant, même si maintenant ils ont l’habitude d’aller dans d’autres territoires [notamment en Australie avec le Tour Down Under, dès le 20 janvier, Ndlr]. C’est donc un rendez-vous important et suivi par le monde du cyclisme, car c’est là que l’on va découvrir les nouveaux maillots, les nouvelles mutations, les équipes… La course fait partie de la Coupe de France – FDJ United Series, qui regroupe 17 épreuves sur le plan national, avec un classement national. Et nous sommes donc la première de ces 17 épreuves.

    Quel est le nombre de personnes mobilisées pour organiser un tel événement ?

    M.P. : C’est l’un des éléments importants, dans notre façon de faire, de travailler. Le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise est construit grâce à une équipe de bénévoles. Actuellement, lors de la préparation, il y en a quelques dizaines mais il y en aura beaucoup plus au moment où va se tenir l’épreuve. Il faut un tas de gens sur le parcours, au départ, à l’arrivée, pour assurer la sécurité, le service, la prise en charge des coureurs et pour tous les spectateurs. Dans le monde du sport, sans les bénévoles, on ne peut pas faire grand-chose, donc c’est bien de les mettre en valeur.

    J.-L.C. : Nous aurons aussi un grand renfort de la gendarmerie d’un point de vue sécurité, nous aurons plus de 250 signaleurs, 25 gendarmes cyclistes.

    Pouvez-vous me détailler le parcours de cette 48e édition du Grand prix ?

    J.-L.C. : Le départ fictif sera donné à Château-Gombert puis le réel sera dans le village de Plan-de-Cuques. On va ensuite passer par Gréasque, Fuveau, Belcodène, Trets avant de monter le Pas de la Couelle (5,9 km à 4,6% de pente moyenne), qui est surnommé par les cyclistes « Le Petit Galibier ». Ensuite, les coureurs passeront par Nans-les-Pins, Gémenos, Cuges-les-Pins, Le Castellet avec, donc, un petit passage dans le Var. Ils iront à Roquefort-la-Bédoule, prendront le Pas d’Ouillier (2,3 km à 3,5%) à l’envers, franchiront le col de la Gineste (7,4 km à 3,2%) avant l’arrivée au Stade Vélodrome, ce qui n’avait pas été possible pour l’édition 2025. Un parcours qui sera entre l’est des Bouches-du-Rhône et l’ouest du Var. Les deux classements de la montagne seront au col de l’Espigoulier et au Pas de la Couelle. Le départ est prévu à 12h30 et l’arrivée aux alentours de 16h, pour 149 km de course.

    C’est la descente de la route des Crêtes qui était jugée dangereuse ?

    J.-L.C. : Nous voulons assurer une sécurité pleine et totale de cette épreuve, le comité d’organisation dirigé par Marc Poggiale a décidé de ne plus prendre la route des Crêtes cette année. C’est un secteur dangereux. Il y avait la possibilité de la prendre dans le sens inverse, mais cela n’a pas été retenu. Ça doit être notre leitmotiv, car il y a eu une attaque, notamment sur l’Étoile de Bessèges l’année dernière, pour dire que les organisateurs ne prenaient pas assez en compte la sécurité. Ce qui n’est pas vrai.

    Sur l’aspect sportif, que pouvez-vous révéler à l’heure actuelle ?

    J.-L.C. : Les engagés, je ne les connais pas car ce sont les équipes qui décident. Tout ce que l’on peut dire, c’est que nous aurons les deux équipes World Tour françaises [la première division mondiale du cyclisme, Ndlr], que sont Decathlon – CMA CGM et Groupama – FDJ, l’équipe du patron Marc Madiot, mais aussi de Maxime Decomble, jeune cycliste de La Ciotat (vice-champion d’Europe espoirs et 5e du Tour de l’Avenir) désormais intégré à l’équipe World Tour. Les Pro Team françaises (la deuxième division) seront également là, avec notamment Cofidis et Total Energies. Il y aura des équipes italiennes, espagnoles et des équipes comme Team Nice-Métropole Côte d’Azur ou Vélo Club Roubaix. D’ici la fin de la semaine, je pense que l’on pourra sortir le plateau complet avec toutes les équipes.

    M.P. : Ce plateau, ce sera 18 équipes, allant du World Tour aux équipes dites continentales.

    Quelles sont les actions prévues autour de la course ? Il y aura des animations ?

    M.P. : Nous allons avoir une conférence de presse le 15 janvier où nous allons présenter la course sous tous les angles. C’est-à-dire les équipes confirmées, tous les détails du parcours, les spécificités, les difficultés etc. On donnera des informations au fur et à mesure que les partenariats sont confirmés. On est en train de finaliser plein de choses sur la course et, tout autour de ça, on va mettre en place un certain nombre d’animations.

    La 48e édition du Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise se déroulera le 1er février 2026, avec une boucle de 149 km entre Château-Gombert et le Stade Vélodrome.

  • Cyclisme : les Pommiers doivent jongler entre développement et pérennisation

    Cyclisme : les Pommiers doivent jongler entre développement et pérennisation

    L’heure du bilan de la saison, qui vient de s’achever, a sonné pour le Vélo Club la Pomme, samedi, lors de leur assemblée générale annuelle, en présence de son président d’honneur Jean-Pierre Carminati. Le club phare du 11e arrondissement de Marseille a accompli une année réussie sur de nombreux points, au travers de son projet « Ambition la Pomme 2028 ». « Ça commence à sérieusement prendre forme sur tous les aspects, que ce soit dans la féminisation du club, où il y a des chiffres vraiment positifs, sur la gestion des budgets, sur les sections encadrées qui ont toutes performé et sur le développement d’une section handisport », liste Claire Lafforgue, directrice sportive de l’équipe U19 et responsable du pôle formation. La Jurassienne d’origine, débarquée dans la cité phocéenne en début d’année, a pu se réjouir des excellentes résultats de la catégorie U17, qui a terminé deuxième meilleure équipe française. Groupe dans lequel figurait Matisse Bonnet, qui va intégrer le programme junior de l’équipe professionnelle Décathlon CMA-CGM.

    Pérenniser le sport-santé

    Au-delà de l’aspect purement sportif, où le club ne cesse de se développer, les Pommiers souhaitent pérenniser leur ancrage social. « Tous les voyants sont au vert pour nos organisations l’année prochaine », glisse Guy Epinat, vice-président du club aux 300 licenciés désormais, dont les opérations de sport-santé comme « Roulons pour la santé de l’homme » et les célèbres Bosses de Provence en sont les fers de lance.

  • L’Étoile de Bessèges 2026 placée sous haute sécurité

    L’Étoile de Bessèges 2026 placée sous haute sécurité

    L’Étoile de Bessèges – Tour du Gard a présenté le 3 décembre les contours de sa 56e édition, qui se déroulera du 4 au 8 février 2026. Pourtant rien n’était d’acquis. « En février 2025, je n’étais pas très motivée à l’idée de repartir », confie l’organisatrice Claudine Fangille-Allègre, encore marquée par les incidents de l’édition précédente. Après une voiture à contresens lors de la 3e étape et l’abandon de plusieurs équipes étrangères, la course avait frôlé l’arrêt. « J’étais même prête à tout arrêter, puis j’ai reçu un nombre incalculable de messages de soutien. Ça rebooste. » La mémoire de son père, Roland Fangille, fondateur de l’épreuve en 1971, semble aussi l’accompagner : « Nous avons tenu parce qu’on y croyait », disait-il. En 2026, l’Étoile « tient » encore.

    Pour retrouver la confiance des équipes, l’organisation a revu son fonctionnement en profondeur. La préfecture et la gendarmerie ont travaillé main dans la main pour calquer certains dispositifs du Tour de France. « La bulle de sécurité sera composée de vingt motocyclistes dédiés exclusivement à la sécurité, épaulés par une association habilitée », détaille le capitaine de gendarmerie Mickaël Dubois. Dix motos « flamme jaune » supplémentaires signaleront les obstacles. « Dans l’Hexagone, seul le Tour de France a un dispositif plus important », souligne Romain Le Roux, responsable sécurité. Un livret a été transmis aux maires des 103 communes traversées, et chaque arrivée se fera sur un circuit, plus facile à sécuriser. « Le cyclisme évolue vite, on s’adapte. Ce fonctionnement est la bonne solution », insiste Le Roux.

    Côté sportif, vingt équipes et 126 coureurs sont attendus. Les formations restées jusqu’au bout l’an dernier sont prioritaires : « Sans elles, nous ne serions peut-être pas là », souligne Claudine Fangille-Allègre. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 décembre. Le peloton s’élancera sur quatre étapes en ligne – de Bellegarde, Saint-Gilles, Bessèges et Saint-Christol-lez-Alès – avant un contre-la-montre final à Alès. L’Étoile, éprouvée mais déterminée, brille toujours.