Tag: course

  • Avignon : « Roulant et touristique », le parcours dévoilé

    Avignon : « Roulant et touristique », le parcours dévoilé

    Dans quatre mois, le 27 septembre, se courra
    le premier marathon d’Avignon. Une course, accompagnée d’un semi-marathon, dont les 3 500 dossards se sont arrachés en quelques heures (semi) et jours (marathon) début novembre. Si en fin année dernière, le parcours du semi-marathon avait été dévoilé, les organisateurs ont levé le voile mercredi dernier sur le tracé des 42,195km.

    Un temps de latence pour affiner le parcours mais aussi et surtout laisser passer le temps des élections et que la nouvelle municipalité donne quitus. « Il n’y avait pas d’obstacle, personne n’arrête un marathonien, confie le maire Olivier Galzi (DVD) lors du point presse à l’hôtel de ville. Le projet est sérieux, organisé par des passionnés et s’inscrit dans notre ambition d’avoir de grands événements sportifs qui comptent et font rayonner Avignon. »

    « Nous sommes heureux de voir que le projet est attendu », apprécie Bertrand Delhomme, co-organisateur avec Christophe De Cecco, tous deux déjà à la manœuvre du semi-marathon du Ventoux. Et alors que les inscrits sont sur les rangs depuis 6 mois, Bertrand Delhomme reconnaît l’impatience grandissante des coureurs dans l’attente du parcours. « Il sera roulant et touristique », promet Christophe De Cecco qui, « depuis un an », étudie toutes les options possibles. « On a dû faire des concessions mais on a trouvé un bon compromis », juge-t-il.

    Une seconde édition

    pour fin février

    Comme déjà annoncé, les coureurs s’élanceront depuis la gare centre pour un tour des remparts jusqu’à la porte Saint-Lazare et plusieurs kilomètres dans l’intra muros (rues Carreterie, Guillaume-Puy, place des Corps Saints, passages devant le palais des papes et l’hôtel de ville) avant d’en ressortir vers Saint-Roch pour rejoindre le pont d’Avignon puis ensuite l’île de la Barthelasse. Un gros quart du parcours sera donc urbain puis le reste très nature mais « 100% bitume » dans le poumon vert et fluvial avignonnais. « Il fallait des routes larges, il y aura quelques lignes droites et allers-retours », admet Christophe De Cecco, tout en promettant lors de ces points de rencontres « une ambiance musicale et beaucoup d’encouragements ».

    Si les organisateurs ont, en vain, essayé de se diriger vers l’île de l’Oiselet, « la Barthelasse est une vraie plus-value », estiment-ils. Comme pour le semi marathon -dont les 13 premiers kilomètres seront communs avec le marathon-, l’arrivée sera jugée le long du Rhône sur les allées Marie-Josée-Roig. Quelque 15 nationalités différentes seront représentées ainsi que 90 départements français. Pour l’heure, un tiers des inscrits sont Vauclusiens. La donne pourrait évoluer puisque 500 nouveaux dossards (300 pour le semi et 200 pour le marathon) ont été remis à la vente vendredi.

    Sans attendre la tenue du premier marathon, les organisateurs ont confirmé avoir déjà acté une seconde édition dès fin février 2027. « L’idée est d’en faire l’un des premiers marathons de l’année et concurrencer ceux d’Espagne, tout en positionnant ce rendez-vous dans une période assez creuse pour la ville », fait valoir Christophe De Cecco, déjà « convaincu que cette 2e édition attirera encore plus de monde ». Notons aussi que la course se veut solidaire : mercredi un chèque de 10 580 euros a été remis au fonds de dotation Av’ence, qui finance « des projets améliorant l’accueil, le confort et le bien-être » à l’hôpital d’Avignon.

  • À bord d’un trimaran de course en mer Méditerranée

    À bord d’un trimaran de course en mer Méditerranée

    Ressentir ce que vivent les navigateurs sur les courses au large, c’est ce que l’écurie Sodebo a proposé à des clients privilégiés et aux médias. Leur trimaran de 15 mètres de long et de large est actuellement à Marseille pour quelques entraînements en Méditerranée, afin de préparer au mieux la Route du Rhum. L’attente est encore longue jusqu’au 1er novembre, mais cette mer du sud offre des conditions nouvelles. « On est hyper contents, parce que c’est une autre manière de naviguer. Les modèles météo sont différents, l’état de la mer est différent… Ce n’est pas de la houle longue comme on a en Atlantique, c’est une mer assez haute, assez courte, qui n’est pas toujours facile à naviguer, du coup, ça rend le truc intéressant », détaille Léonard Legrand, le skipper qui réalisera en solitaire la Route du Rhum 2026.

    Le multicoque étant déjà en mer depuis le petit matin, c’est en zodiac que les invités le rejoignent. Sur le bateau, ils sont quatre membres d’équipage. Outre Léonard Legrand, toujours la main sur le gouvernail, Philippe Legros est le routeur de l’équipe – « le monsieur météo » – et s’occupe aussi des voiles. Charles Defontaine est en quelque sorte le capitaine et Elie Canivenc est le directeur technique, l’homme à tout faire.

    C’est ce dernier qui s’occupe des invités à bord et explique le fonctionnement d’un navire comme celui-ci. En quittant le Vieux-Port, le moteur se coupe et les multiples voiles débutent leur travail. Le temps est gris, ce jeudi, le mistral souffle plus qu’à l’accoutumée. Après quelques instants, le cadran placé au pied du mât affiche déjà près de 20 nœuds. Le bolide fonce vers les îles du Frioul, et l’équipage prévient que les secousses vont arriver. Elles ne se sont pas fait attendre. Le Sodebo Ocean Fifty floqué du numéro 73 transperce à merveille les vagues, mais l’eau vient percuter les visages. Le sel se dépose rapidement sur les joues de chacun, un vent d’ouest aigu siffle dans les oreilles. Léo, lui, porte un masque de ski sur les yeux, accessoire idéal pour contrer l’eau de mer. « Sur la Route du Rhum, c’est comme ça pendant 10 jours ! », lâche ensuite Elie Canivenc.

    Léger comme un 3 tonnes

    Cette machine véloce atteindra, ce jour, 27 nœuds au maximum. Multipliez ce nombre par 1,8 et cela équivaut à une vitesse de 50 km/h. À cette allure, il est difficile de communiquer et de se déplacer. La marche en crabe est conseillée, alors que tous ont un casque sur les oreilles, pour échanger correctement. « Les journées comme aujourd’hui, on fait des allers-retours de travers au vent. Donc on a toujours quelqu’un qui regarde la mer devant et qui annonce les potentielles rafales qu’on va recevoir. C’est beaucoup ce genre d’informations là pour qu’on soit prêt à réagir. C’est quand même des bateaux un peu légers, un peu volages », décrit Léonard Legrand.

    En effet, difficile de croire que l’engin pèse trois tonnes, tant sa sensibilité est forte. Assis sur les trampolines placés de chaque côté de la coque, ressentir la mer est naturel. Cette mouvementée découverte se termine, Sodebo va retourner à Lorient dès lundi prochain, à cinq mois du départ de la Route du Rhum.

    La Route du Rhum, objectif de l’année 2026

    S’il est accompagné lors de ses entraînements en Méditerranée, Léonard Legrand va rapidement se retrouver seul sur ce grand trimaran. Au cœur de l’été, il participera à la Dream Cup, une compétition en solitaire au départ de Cherbourg, allant en Irlande et revenant vers Lorient. Elle est qualificative pour la Route du Rhum et il suffit de la terminer pour obtenir son ticket pour l’événement.

    Léonard Legrand l’attend avec impatience puisque ce sera sa première transatlantique en solo. « C’est tous les 4 ans, c’est un peu notre Coupe du monde ! » Surtout que la course part, comme d’habitude, de Saint-Malo, sa ville de naissance. Un moment « spécial » qui l’attend.

  • La Villa M veut remettre les Marseillais en mouvement

    La Villa M veut remettre les Marseillais en mouvement

    Faire du sport pour être en meilleure santé. La formule n’est, certes, pas révolutionnaire, mais davantage devraient la prendre au pied de la lettre. Selon une étude de l’Anses en 2022, 95% des adultes sont exposés à un risque pour la santé du fait d’un manque d’activité physique ou d’un temps trop long passé assis.

    Ainsi, la Villa M, en étroite collaboration avec la SCO Sainte-Marguerite, veut combattre ce fléau en sensibilisant les Marseillais à ces pathologies chroniques. « Le mouvement, c’est la santé », lance Pascal Chamassian, porte-parole de la Villa M et célèbre organisateur de la course pour la mémoire, en citant le slogan de la première édition de la Villa M Run Santé Marseille. Cet événement se tiendra le samedi 23 mai au parc Borély, au travers de trois courses : une populaire de 5 km, qui pourrait dès l’année prochaine être labellisée par la Fédération française d’athlétisme et qualificative pour les championnats de France, une accessible de 2,5 km adressée aux marcheurs ou aux patients qui souhaitent courir aux côtés de leurs soignants, puis une petite d’un kilomètre à destination des enfants.

    Prémices d’une maison sport-santé ?

    « Le sport santé, ça n’a rien à voir avec la performance. C’est surtout pouvoir faire du sport, se faire plaisir, chacun son rythme, et puis aussi trouver du lien social à travers tout ça. Et je pense que c’est important, surtout malheureusement quand on arrive à nos âges certains », souligne Claude Ravel, président de la SCO Sainte-Marguerite, sous le regard d’André Giraud, ancien président de la Fédération française d’athlétisme et créateur du très prisé semi-marathon Marseille-Cassis.

    Cinq euros par inscription seront reversés au Fonds de dotation de Villa M, qui accompagne et promeut « des actions de sport-santé auprès de soignants en difficulté », comme l’a expliqué le Dr Bertrand Mas-Fraissinet, président du Groupe Pasteur Mutualité. Ce dernier verrait d’un bon œil la création d’une maison sport-santé au sein de la Villa M dans un avenir proche. « Je vais essayer de porter ce projet », promet Jean-Michel Leclercq, délégué régional de la Drajes de la région Sud-Paca, conscient qu’il pourra mettre en avant ce lieu « hybride », avec la présence d’un partenaire privé, pour lequel la mission d’intérêt général est « évidente ».

    Tarifs : 1 km enfants : gratuit – 2,5 km : 12 euros / 10 euros pour les inscriptions en groupe – 5 km : 19 euros / 17 euros pour les groupes

  • Les légendes et espoirs ont assuré le spectacle sur le circuit Paul-Ricard

    Les légendes et espoirs ont assuré le spectacle sur le circuit Paul-Ricard

    Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce 8e Grand Prix de France historique un beau succès.

    De courses pour rythmer les quatre jours de compétition. Plus de 230 voitures, dont une soixantaine de Formule 1 qui ont marqué l’histoire des courses automobiles, ont fait rêver un public venu en nombre. Mais c’est surtout la course de samedi qui a suscité le plus grand intérêt.

    Elle a été animée par des noms qui ont rappelé les grandes heures de la F1 tricolore et francophone. Retrouver Alain Prost, Jean Alesi, Philippe Alliot, René Arnoux et Jacques Villeneuve dans un baquet a ravivé de sacrés souvenirs. Avec le symbole d’un Jacques Villeneuve au volant de la Ferrari 312 T5 de 1980 de son père, Gilles.

    La relève française était également dans le paddock. Avec Esteban Ocon, mais surtout Isak Hadjar, qui a pris en main un bolide mythique, la Red Bull 7 sacrée championne du Monde en 2011. Ce dernier a d’ailleurs montré ses capacités en s’imposant dans la course des légendes.

    Des légendes auxquelles manquait la Ligier JS43 de 1996. Olivier Panis donc dû se rabattre sur une autre voiture bleue, la JS33B de 1990.

    À noter la présence d’observateurs de prestige, en la personne de Stefano Domenicali, le grand patron de la F1. Peut-être aura-t-il envie de faire revenir le championnat du Monde au Castellet après un tel spectacle.

  • [Entretien] Jeannie Longo : « Un Tour de France ne s’invente pas, il se prépare »

    [Entretien] Jeannie Longo : « Un Tour de France ne s’invente pas, il se prépare »

    La Marseillaise : Que représente cette étape pour vous et que pensez-vous de ce parcours ?

    Jeannie Longo : C’est une étape assez prestigieuse. J’ai grimpé plusieurs fois le Mont Ventoux depuis Bédoin et c’est compliqué. Cela va dépendre des conditions climatiques parce qu’il peut faire très chaud en été ou il peut y avoir un orage. Donc il faut s’adapter. Et le résultat dépendra bien sûr de l’ordre d’arrivée au pied parce que la course va sûrement se faire avant. Ensuite, on monte d’abord tout droit dans la forêt et la chaleur. Et puis il y a le sommet depuis le chalet Reynard. Il y a beaucoup de mistral, donc on peut presque monter en bordure et faire une course en équipe.

    Qui voyez-vous comme favorite ?

    J.L. : Je pense que si Pauline Ferrand-Prévot se prépare aussi bien que l’an passé, elle a des chances de garder son maillot. L’année dernière, dès la première étape, j’ai vu qu’elle était en forme et après, je savais qu’elle avait fait du spécifique montagne. Un Tour de France ne s’invente pas. C’est-à-dire qu’il faut le préparer, il faut reconnaître les étapes les plus difficiles, là où il y a des pavés, là où il y a des cols. Mais c’est vrai qu’une Demi Vollering est aussi extrêmement forte. Aussi la Polonaise Katarzyna Niewiadoma-Phinney, qui est d’ailleurs la belle-fille de ma copine Connie Carpenter [première femme à remporter l’or en cyclisme féminin sur route aux JO de 1984, Ndlr.], car elle est très tonique et grimpe bien les cols. Disons que Pauline est moins juteuse. Et cette année, elle va être marquée tactiquement donc ce sera peut-être plus dur.

    Quels changements majeurs avez-vous constatés dans le cyclisme féminin ?

    J.L. : Des choses pas forcément positives. Aujourd’hui, cela court beaucoup, comment dire… de manière très professionnelle. C’est-à-dire que beaucoup d’équipières font le travail, quoi, et sont un peu sacrifiées. Cela m’ennuie un peu, ces techniques, car ce sont parfois des filles qui pourraient être devant. Ça a bien avancé bien sûr. Les gros groupes et équipes professionnelles masculines ont créé des sections féminines car ça faisait un peu désordre de ne pas en avoir. Donc les gros groupes sont un peu plus féminisés. Par contre, au niveau national et régional, c’est très pauvre, avec de petits moyens.

    Il y a plus de médiatisation qu’a votre époque aussi ?

    J.L. : J’ai été extrêmement médiatisée durant ma carrière. Même à ski avec un bonnet et des lunettes, on me reconnaît. Je pense que je l’ai été aussi car j’arrivais dans un milieu d’hommes et que j’étais une femme des années 80, où la femme était en train de sortir de terre. Nous étions quand même bien perçues. Le public était favorable, vraiment motivé. Mais je pense que les médias ne suivaient pas en général. Par exemple, quand la société du Tour de France a arrêté le Tour féminin en 1989, j’ai essayé de le relancer avec mon mari et l’aide du maire de Paris, Jacques Chirac. Et c’était difficile, on était à part.

    Et comment voyez-vous l’émergence de Paul Seixas ?

    J.L. : Oui, là, ça a été l’euphorie. Enfin, il est extrêmement doué. Mais il faut le préserver. Il a enchaîné les championnats du monde et d’Europe à 18 ans, avec plus de 270 kilomètres, ça me fait un peu peur. Pour le Tour de France, j’ai entendu Pierre Rolland dire qu’il ne fallait pas le lui faire faire. Il a peut-être raison. Après, pourquoi pas ? Je me rappelle, j’avais une équipière, une jeune de 17 ans. On lui a fait faire le Tour de l’Idaho : 15 jours avec de grandes étapes. Mais on ne lui demandait absolument rien. C’était une expérience. Alors que là, on va tout lui demander.

  • Un géant des mers de passage dans les eaux marseillaises

    Un géant des mers de passage dans les eaux marseillaises

    Impossible de le manquer. Il suffit de jeter un œil aux nombreux bateaux amarrés au Vieux-Port pour constater que l’un d’entre eux fait de l’ombre à ses voisins. L’Actual Ultim 4 est ancré depuis mardi, à Marseille, et cela pour près de 10 jours, jusqu’au lundi 5 mai. C’est un véritable géant des mers qui a pris place face à l’hôtel de ville. Un monstre de technologie avec ses 36 mètres de haut, 32 de long, 23 mètres de large et 16 tonnes sur la balance. Un voilier presque unique, faisant partie des 6 ou 7 machines de course les plus imposantes au monde. Sa visite sur les bords de la Méditerranée est donc une rareté. La cité phocéenne avait accueilli l’arrivée de The Race, en 2000, avec des multicoques plus ou moins similaires, mais rien depuis.

    Ce mercredi à l’aube, le skipper Anthony Marchand, natif de Saint-Brieuc, Lorientais d’adoption, permettait à La Marseillaise de monter à bord. Il décrit les spécificités de son trimaran hors-norme : « Ce bateau est doté de foils, ce sont les appendices de chaque côté, et ça nous permet de les enfoncer dans l’eau pour, justement, être au-dessus de l’eau. Les flotteurs ne touchent plus l’eau et ça nous permet de nous affranchir de ce frottement et d’aller encore plus vite. »

    « Aussi réactif qu’un catamaran de plage »

    « Plus vite », d’après le navigateur de 41 ans, cela équivaut à frôler les 100 km/h. La vitesse de pointe de cet Ultim a été mesurée à 93 km/h. Le terme « Formule 1 des mers » n’est pas galvaudé, tant l’appareil a été pensé pour fendre l’air. « Il y a un réel travail sur l’aérodynamique. Le bateau est fait pour surfer sur l’eau et la coque a été travaillée pour faire accélérer l’embarcation », poursuit Anthony Marchand. Comme dit précédemment, le navire pèse 16 tonnes. Un nombre impressionnant et, pourtant, la maniabilité n’a jamais affolé le skipper. « Étonnamment, c’est aussi réactif qu’un petit catamaran de plage. C’est très sensible à la barre, les 16 tonnes on ne les sent pas. Une fois que le bateau est lancé, il faut être très très fin au toucher de barre donc le poids, on l’oublie vite. » Derrière le navigateur breton, 20 personnes travaillent sur le projet Actual Ultim 4. Une grande écurie œuvrant d’arrache-pied pour être performant et remplir ses objectifs. Celui de cette année est clair : la Route du Rhum (départ le 1er novembre à Saint-Malo). Assis dans son habitacle de 6m2, Anthony Marchand décrit son amour pour l’épreuve, alors que des collaborateurs préparent les voiles au-dessus de sa tête. « C’est une course mythique, moi c’est un rêve de participer à la Route du Rhum et encore plus sur la catégorie Ultim. J’ai hâte de vivre ce départ, avec un peu d’appréhension pour le côté émotionnel. Un départ de Route du Rhum, sortie d’écluse, le compte à rebours qui commence, c’est forcément un moment qui est stressant, particulier. » En attendant, la Méditerranée va être le terrain de jeu de ce géant pour encore quelques jours.

  • Mathieu Claveau et son équipe en course en Méditerranée

    Mathieu Claveau et son équipe en course en Méditerranée

    Une conférence de presse en chaussettes, assis entre les nombreuses cordes d’un voilier de 20 mètres de haut. À quelques jours de la CIC Med Channel Race, qui s’élancera dimanche de Marseille, Anthony Streicher et Mathieu Claveau ont accueilli, mardi, plusieurs journalistes sur leur bateau de course, ancré au pied du Mucem. Le premier cité est le fondateur de l’équipe Phare 40 et de Phenix, l’embarcation concernée. Le second, basé dans la cité phocéenne depuis 15 ans, a rejoint l’aventure en 2024 et sera à la barre pour tous les prochains événements.

    Partenariat avec l’armée

    S’allier était une évidence pour ces deux hommes, autrefois adversaires sur l’eau, car leurs projets s’entremêlaient. « L’un des buts de notre équipe est de développer le côté courses au large. Nous avons envie de rester en Méditerranée, donc nous cherchons aussi un hangar entre Toulon et Sète. Il y a un vrai pôle de compétences à créer ici », détaille Anthony Streicher.

    Mais ceci n’est pas la mission principale de Phare 40, ce qui en fait une écurie atypique, unique, dans le paysage de la voile. « Notre principal projet est d’aider à la reconstruction des blessés de l’armée et de la gendarmerie. Nous avons un partenariat avec l’armée, qui choisit les blessés pour nous. Chacun à sa place dans le processus, nous réalisons une sensibilisation et une préparation à terre avant de les embarquer en mer », explique le fondateur. L’objectif étant de les emmener sur certaines courses en équipage.

    Sur le volet course, c’est Mathieu Claveau qui a les clés. A 37 ans, il commence à être expérimenté avec une participation à la dernière Route du Rhum et une victoire en catégorie pointu lors de la Transat Café L’Or. Jamais favori, il a déjoué les pronostics avec une préparation millimétrée du bateau : « Nous nous inspirons beaucoup de l’automobile et de l’aéronautique pour améliorer l’embarcation. » Justement, le capitaine est à l’origine ingénieur en aéronautique. Sa formation l’aide désormais lorsqu’il est sur un voilier. « Les deux compétences m’apportant le plus lorsque je navigue sont la capacité à apprendre et la vision des problèmes et des stratégies de course. J’utilise souvent des routes différentes selon les capacités de mon bateau, en s’adaptant aux paramètres de course par exemple », analyse Mathieu Claveau.

    Lors de la CIC Med Channel Race, il sera associé à François Verdier. Malgré trois jours de navigation ensemble, les deux hommes ont remporté, le week-end dernier, la Paprec 600 Saint-Tropez. De dimanche à vendredi prochain, ils poursuivront leur « osmose » sur cette course Marseille – Corse – Minorque – Marseille. Un morceau de préparation avant la Route du Rhum 2026, débutant le 1er novembre 2026 à Saint-Malo, objectif majeur de Phare 40.

  • Les élèves du lycée Bonaparte de Toulon vont courir contre la faim

    Les élèves du lycée Bonaparte de Toulon vont courir contre la faim

    Courir pour lutter contre la faim dans le monde : tel est le sens du projet mené par une classe de terminale ST2S du lycée Bonaparte, à Toulon. Mercredi, grâce à leur engagement, quelque 150 élèves et professeurs de l’établissement enfileront leurs baskets pour participer à une course caritative en faveur de l’ONG Action contre la Faim, afin de soutenir la lutte contre la sous-nutrition en République centrafricaine.

    Chaque participant courra en échange d’une promesse de dons, selon un système de parrainage assuré par des proches, des commerçants ou des acteurs locaux. C’est le principe des « Courses contre la faim » proposées par l’ONG, auxquelles participent chaque année plus de 248 000 élèves issus de 1 200 établissements. En 2025, ces courses ont permis de collecter près de 2,642 millions d’euros.

    Un projet construit dans

    le cadre scolaire

    À l’origine de l’initiative, Chahde. À 18 ans, cette future étudiante en santé découvre Action contre la Faim lors d’un forum associatif. L’idée lui vient alors de mener une action « qui compte peu à notre échelle, mais qui a un impact sur le monde », décrit-elle. D’autant plus que celle-ci s’inscrit dans le cadre d’un projet scolaire, partie intégrante du programme. « En terminale, ils apprennent à mener un projet de A à Z : respecter les étapes, faire un diagnostic du besoin, définir des objectifs, mettre en œuvre une action, puis l’évaluer à la fin, explique Jean-Marie Lebert, professeur de sciences et techniques médico-sociales. Ce projet donne un sens à l’approche théorique ».

    Aucune obligation n’est toutefois faite aux élèves de construire un projet caritatif. « Ce sont les élèves qui ont choisi », poursuit Jean-Marie Lebert. Et cela a du sens, car « ils sont destinés à travailler dans des structures sanitaires et sociales, où leur mission essentielle sera de mener ce type de projet pour leur structure. Je suis impressionné, car ce sont en plus des jeunes de milieux populaires, qui mènent des actions à destination d’autres personnes en difficulté ».

    Dans les faits, Chahde et ses camarades ont mené un véritable travail de terrain, particulièrement formateur pour leurs futures carrières. « Nous avons réalisé des sondages pour trouver des personnes intéressées, sensibilisé les élèves, démarché les commerçants pour trouver des sponsors et contacté les médias », détaille-t-elle. « Une vraie expérience de travail en équipe », dont la jeune femme, qui a décidé de s’engager au-delà du projet en devenant bénévole au sein de la délégation varoise d’Action contre la Faim, espère mesurer les retombées le jour J, même si aucun objectif de collecte chiffré n’a été fixé.

  • À Aix, les officiers de sapeurs-pompiers courent pour la bonne cause

    À Aix, les officiers de sapeurs-pompiers courent pour la bonne cause

    Derniers préparatifs avant le grand cross de ce mercredi. Pour la deuxième fois depuis sa création en 2024, le cross de l’École nationale des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) se déroulera sur son site des Milles. Mercredi, des centaines de personnels et élèves vont courir sur le site des Milles. L’initiative, portée par la FILT (Formation initiale de lieutenant), soutenue, entre autres, par le Sdis 13, permet aussi aux 200 personnes qui travaillent sur site et les officiers stagiaires de se rencontrer, se mélanger. Le cross, est aussi ouvert aux divers autres corps de métiers de la société civile, métiers de l’uniforme, et aux écoles partenaires (IMPGT, AMU…). Autre volet de ce rendez-vous sportif : la bonne cause. D’abord mettre en lumière l’œuvre des Pupilles, « qui permet aux orphelins des pompiers d’avoir un soutien psychologique et financier, jusqu’à leur âge adulte », rappelle Pauline Estelle, chargée de communication pour l’Ensosp. Les dossards de course, distribués pour la somme de un euro, permettront de récolter des fonds reversés à l’association. La journée, qui débutera à 16h, sera aussi l’occasion de remettre un chèque 3 412,81 euros à l’AFM Téléthon. Une somme récoltée au gré d’actions, dont l’ascension solidaire de la Sainte-Victoire, en octobre dernier et un match de volley solidaire. « C’est dans l’ADN de la sécurité civile et des sapeurs-pompiers, résume le lieutenant Etienne Landrin. Tout le monde s’engage par altruisme pour aider les autres, cela ne se traduit pas seulement par les actions quotidiennes de secours mais aussi par des actions différées d’engagement associatif. »

  • [Afecioun] Dantès finit sa carrière en beauté à Fourques

    [Afecioun] Dantès finit sa carrière en beauté à Fourques

    Temps d’automne au menu cet après-midi mais l’équipe blanche et les cocardiers du jour ont su, par moment, nous réchauffer le cœur. 12 hommes en piste et l’équilibre parfait (droitiers : Champetier, Chevalier, Djelassi, K. Laouazi – gauchers : Allam, D. Boualam, Orcel, Zelphati – tourneurs : Gleize, Levy, Oleskevich, Rado), nous ont offert une ambiance agréable et au final du travail régulier en cette 1ere journée des Trophées 2026. Après les deux courses du week-end, Laouazi et Zelphati finissent à égalité avec 18 pts chacun et se partagent le prix du jour.

    En 1ere partie, on notera le sérieux de Colvert, puis la belle détermination de Viseu qui remplace Estrechoun blessé. Pour la 2e partie, Dantès le vétéran de l’après-midi pour sa dernière course nous propose un quart d’heure appliqué et se montre de plus en plus rigoureux, lui permettant d’être élu meilleur cocardier. Toscan confirme ses belles dispositions, son moral et le rythme intense qu’il impose.

    Vif, Colvert (621) du Pantaï subit un travail brouillon qui fait envoler ses bijoux en 2 min. Moins de pression, le noir cherche sa place et quand il est sollicité, il sait répliquer en force et jouer le jeu mais les hommes ne mettent pas assez de rythme et les ficelles finissent à la case avec les honneurs.

    Un temps dissipé, Marquis (839) d’Allard s’assagit pour se poser et attendre des partenaires. Trouvé, il sait répondre avec conviction et défendre ses attributs. Le pompon gauche monté sur la corne pose problème mais le noir reste féroce, il est pour Allam à la 12e min. Trop court pour les bobines qui rentrent.

    D’entrée, Viseu (626) de JC Blanc surprend Allam et après quelques passes où sa concentration met en difficulté les blancs, il est déstabilisé en fin de 2e min et rend ses breloques. Il se prête bien au jeu des séries qui plaît à Carmen. Sous pression, il résiste avec détermination mais cède sa 1ere pelote à Zelphati à la 10e min et la 2e une min plus tard pour Laouazi. Musique à son retour.

    De Rognonas en 2015 à Fourques aujourd’hui, F. Clarey, le Président de course, nous conte la longue carrière de Dantès (102) de Fournier avant la trompette lançant son dernier quart d’heure en piste. Dans des vire-vire déterminés il distribue ses fruits en 3 min. Son expérience le fait poser devant le toril et attendre, ses ripostes sérieuses repoussent fort le blanc dans les bois, basculant derrière Chevalier. A la 7e min Laouazi racle la 1re ficelle. À la 11e min il oblige Allam à se coucher devant lui, sans mal, puis enferme Chevalier. Il sauve ainsi la 2e avec Carmen.

    Rapide, vif, Toscan (741) de Gillet se livre mais plus fort que les blancs, il réplique avec puissance, poursuivant jusqu’aux planches le crochet. Les tours de disque se multiplient, les attributs tiennent, les attaques fusent, 10 min pour finir le glanage. Peu d’amateurs pour la suite et les bobines finissent facilement aux pieds des Alpilles avec Carmen.

    11 longues min pour un 1er raset et la cocarde après une dizaine de sauts dans la zone de hors-jeu, de longues visites de la piste, arpentée dans tous les sens, puis Danty (988) de Méjanes rentre à la case.

    Course du dimanche 12 avril

    Trophée de l’Avenir : K. Laouazi (11), Champetier (6 pts)

    Trophée Honneur : Allam (11), Zelphati (10), D. Boualam (2), Chevalier (2)