Tag: construction

  • Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Derrière la grue qui a pris place depuis quelques semaines rue Saint-pierre, élus de la ville de Marseille et promoteurs se sont réunis ce vendredi pour poser la première pierre symbolique de la résidence Op’timone. Dans 15 mois, c’est au croisement de cette rue et de la rue Crillon que devrait s’élever cette nouvelle résidence sociale pour étudiants.

    « Ce projet répond à un vrai besoin de logements étudiant. On sait qu’en France certains étudiants changent d’orientation ou abandonnent leurs études à cause de difficultés à se loger », insiste Jean-Philippe Trede, directeur général de Fac Habitat. Ce sont donc 87 logements qui devraient sortir de terre dans ce quartier où la demande est forte avec notamment la faculté de médecine à quelques centaines de mètres. La résidence proposera des studios ou des T2 avec ou sans balcons et sera pourvue d’un jardin, une laverie, une chaufferie et d’espaces communs. Le rez-de-chaussée devrait être occupé par des commerces.

    Un terrain qui n’a pas été choisi au hasard. « La rue Saint-Pierre est importante dans la vie étudiante, puisqu’elle relie la plaine à la Timone, affirme Didier Jau, maire (EELV) du secteur 4/5. C’est dans cette vie étudiante foisonnante que va s’inscrire cette résidence. » Un projet qui accompagne la transformation de la rue Saint-Pierre promise pour 2027 par la Métropole. « Ces projets vont permettre un renouvellement du quartier », affirme le maire de secteur.

    « Ce projet est la preuve que des partenariats publics, privés peuvent se faire pour l’intérêt commun », insiste Raphaël Emin, directeur général de Demathieu Bard Immobilier. Après la construction du gros œuvre par ce promoteur, la gestion sera donnée à Axentia et Fac Habitat, une association de gestion de résidences étudiantes. Dans tout ce processus, la Ville de Marseille a été un partenaire important.

    La résidence sera ouverte pour tous les étudiants sous conditions de ressources. Les loyers n’ont pas encore été définis, « mais ils devraient être autour de 540 euros toutes charges comprises : électricité, eau et wifi. Et les logements seront évidemment éligibles aux APL », explique Jean-Philippe Trede.

    L’immeuble devrait sortir de terre à la rentrée 2027, et les dossiers pourront être déposés 6 mois avant son ouverture.

  • Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    « Depuis 36 ans, après avoir défendu les chantiers, puis ces travailleurs, puis sa mémoire, nous avons eu une seule promesse de musée en 2005, qui n’a jamais été tenue », rappelle pour commencer Lucien Conac, le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians). Un long combat au cours duquel ses bénévoles n’ont cessé d’être force de proposition. Comme en 2021, où l’Amians présente un projet de 300 mètres carrés dans le vaste espace libre de plus de 10 000 m² derrière le casino Joa. En dehors des moyens de la Ville, lui répond-on alors.

    « Sentant l’oubli venir nous avons voulu faire réagir et proposer en 2024 quelque chose d’incontestablement possible puisque déjà décidé par la municipalité en 2005 », reprend le responsable associatif. En l’espèce, la création d’un espace muséal ouvert à tous dans le local que l’association occupe actuellement au 2e étage de la porte principale des Chantiers, un des seuls vestiges témoins de cette histoire ouvrière encore debout.

    Rien de pharaonique. Puisqu’il s’agit d’abattre quelques cloisons pour dégager une salle d’exposition permanente de 70 m².

    L’ancienne maire LR Nathalie Bicais « laisse croire qu’elle accepte »… Mais rien n’est fait. Et celui qui tient les rênes de la ville depuis qu’elle a été empêchée, Jo Minniti (DVD), semble poursuivre cette longue période de procrastination.

    « Il nous a reçus le 27 juin et c’est ce jour-là qu’il nous a confirmé que les travaux étaient reportés aux grandes vacances 2026 », explique le président de l’Amians. D’où son incompréhension d’avoir récemment lu dans la presse celui-ci prétendre que c’était l’association qui était responsable de ce retard, l’accusant entre autres de bloquer l’ouverture du chantier.

    Pour un vrai un lieu de mémoire des chantiers

    L’association dément et nous montre le petit local dans lequel dès la fin des classes de la Navale les bénévoles ont transporté tout ce qu’ils souhaitaient conserver, afin de laisser place au chantier.

    Vraisemblablement c’est le stand tenu au forum des associations pour présenter le projet et continuer à faire signer la pétition, recevant le soutien de la population mais aussi d’élus et de candidats qui a provoqué la réaction du premier magistrat.

    Concernant la deuxième attaque portant sur la volonté soi-disant de l’Amians de ne pas partager l’espace, le président est encore plus clair. « Ce que nous voulons c’est un authentique lieu de mémoire pour raconter l’histoire de la construction navale seynoise, pas une maison des associations. »

    Et de préciser : « Nous sommes pour travailler avec tout le monde, toutes les associations, toutes les personnes qui ont autorité pour le faire sur la vie des chantiers. Mais pas n’importe comment. Il faut qu’il y ait un directeur qui soit désigné pour ses compétences et son engagement. »

    Le problème est peut-être beaucoup plus politique. Puisqu’il y a également une volonté de la Ville de modifier les classes de la Navale dans lesquelles les membres de l’Amians sont également engagés, révèle Lucien Conac. Et de poursuivre : « Lorsque nous avons pris contact avec l’inspectrice de l’Éducation nationale de l’époque, il était bien question, dans le programme d’histoire, d’apporter notre appui aux enseignants pour traiter l’histoire de la révolution industrielle à partir des réalités locales. » Or ce qui serait dans les tablettes c’est de s’orienter davantage sur la modification du paysage, s’insurge-t-il.

    Un sujet nettement moins subversif, c’est clair. Puisque cela permet d’évacuer l’histoire de la concentration de capitaux par les propriétaires des moyens de production. Mais aussi de toutes les luttes sociales menées par les travailleurs qui se sont battus pour une vie meilleure.

    « Et nous, si on parle des Trente glorieuses, c’est pareil. C’est parce que nous avons eu la chance de vivre une période où il y avait de grands syndicats puissants, bien organisés dans de grandes entreprises que nous avons réussi à avoir des progrès extraordinaires », conclut le président de l’Amians.

    C’est ça la mémoire ouvrière. Ça ouvre aussi des perspectives.

  • Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Le volet école du Plan Marseille en grand, ce programme de 1,5 milliard d’euros pour rénover toutes les écoles publiques de Marseille se poursuit à son rythme. Depuis son lancement en 2021 et la création de la Société publique des écoles de Marseille (Spem) en février 2022, près d’une vingtaine d’établissements a été créée ou totalement rénovées. Une quarantaine est en cours dans le cadre des trois premières vagues lancées depuis 2022.

    Trop lent ? L’argument de l’opposition de droite qui croit pouvoir faire oublier 25 années de gestion Gaudin et la honte de l’abandon de ces joyaux de la République, fait rire beaucoup de Marseillais. Alors mardi dans un communiqué, le groupe d’opposition de droite Une volonté pour Marseille s’est rabattu sur des rats, des punaises de lits, des toilettes vétustes, prenant à témoin la canicule de juin et la gestion des cantines par la Sodexo, à qui elle avait confié le monopole en 2011.

    Que le Plan soit moins rapide qu’annoncé par le Printemps marseillais, en revanche, c’est bien possible. Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, évoquait en octobre 2021 la livraison de 80 écoles d’ici la fin de l’année 2026. Si ce sera le cas d’une partie d’entre elles, le bilan retiendra surtout que ce chiffre s’approchera plutôt du nombre de projets lancés, études comprises. Car en 2026, la rénovation complète de près de 90 écoles de la ville aura bien été engagée à défaut d’être achevée.

    Dans un long entretien accordé à nos confrères de La Provence, lundi, ce dernier a d’ailleurs défloré les grandes lignes de la 4e vague de constructions/rénovations portées par la Spem. 40 écoles au total sont visées, représentant une vingtaine de groupes scolaires.

    Parmi elles, quatorze établissements (7 groupes) sont déjà identifiés, indique Benoît Payan. Il s’agit des groupes scolaires HLM Méditerranée- Chutes Lavie (4e), Coin Joli (9e), Saint-Tronc-Castel Roc (10e), Saint-Just Corot (13e), Vayssière 2 (14e), Castellas-les Lions et la Maurelette (15e).

    « Je finirai l’autre moitié d’ici 2032 »

    Après avoir privilégié les quartiers Anru lors des trois premières vagues pour ne pas perdre les crédits de la politique de la ville, « la 4e vague couvrira d’avantage tout le territoire », précise le maire. Les procédures seront lancées à l’automne en vue d’un démarrage des travaux au printemps 2027 et de livraisons attendues courant 2029. La liste des 26 autres établissements prévus dans cette 4e vague est en cours d’étude par les services de la Spem.

    Mais le calendrier de 188 écoles entièrement rénovées ou reconstruites sur dix ans, tel qu’initialement envisagé en sept vagues dans le cadre du Plan Marseille en grand, sera tenu assure Benoît Payan : « Nous avons atteint la moitié de l’objectif en cinq ans. Je finirai l’autre moitié, c’est-à-dire les 93 écoles restantes d’ici 2032. »