Tag: conseil municipal

  • Fréjus Riposte s’oppose au projet d’hôtel haut de gamme à la Base Nature François Léotard

    Fréjus Riposte s’oppose au projet d’hôtel haut de gamme à la Base Nature François Léotard

    Il était dans les tuyaux depuis de longs mois, il est désormais en voie de réalisation : le projet de complexe hôtelier de luxe sur la Base nature François-Léotard a été voté en conseil municipal le 27 novembre. Il doit être mis sur pied pour le premier semestre 2030, en lieu et place des hangars désaffectés de la base. De quoi provoquer une levée de boucliers d’une large partie de l’opposition, qui a marqué son désaccord de longue date, à l’image du conseiller municipal Emmanuel Bonnemain (DVC), qui fustigeait déjà, il y a un an, un projet qui « privilégie les intérêts des promoteurs immobiliers au détriment de l’intérêt général ».

    Un projet « qui montre le vrai visage du RN »

    La liste de gauche Fréjus Riposte, candidate à la mairie, dénonce elle aussi une volonté « de favoriser le tourisme de luxe, de contenter la clientèle des ultra-riches sur un domaine public et sur le dos des Fréjussiens ».

    Selon elle, ce complexe hôtelier n’aurait aucune légitimité en ce lieu emblématique de la commune : « Les Fréjussiens méritent et ont besoin d’un espace de détente pour s’oxygéner, se retrouver en famille. Cet espace exceptionnel est le poumon de la population. On y libère le stress après une dure semaine de travail. C’est aussi un espace de nature dans un environnement où le béton domine, où le réchauffement climatique compromet notre quotidien. »

    Ce projet montre, selon elle, « le vrai visage du RN », un parti « antisocial et au service des plus riches, ignorant les besoins des Fréjussiens ». « La base nature doit rester un bien populaire et public dont les projets qui la concernent doivent être conçus avec et pour le plus grand nombre de Fréjussiens. Le RN ne nous la confisquera pas, c’est notre bien commun », conclut Fréjus Riposte.

  • La Ville de Martigues veut des garanties sur le contournement autoroutier

    La Ville de Martigues veut des garanties sur le contournement autoroutier

    C’est un record. Jamais conseil municipal n’avait vu autant de délibérations être débattues depuis le début du mandat. Près d’une centaine de points étaient à l’ordre du jour, soit près de 4 heures de séance. Record d’affluence, aussi. Rarement, l’hôtel de ville n’avait accueilli un public aussi nombreux, certaines personnes étant contraintes de s’asseoir par terre.

    Loin d’être ordinaire, ce jeudi 4 décembre, le conseil municipal avait des airs de campagne, les oppositions se saisissant de toutes les occasions pour attaquer la majorité et présenter leur projet. À commencer par les avances sur subvention accordées aux associations. Sylvie Wojtowicz, colistière de Jean-Luc Di Maria (LR), a voulu envoyer « un message clair sain et rassurant à l’ensemble de notre tissu associatif », anticipant une victoire, avant d’être reprise par le maire Gaby Charroux (PCF) : « Vous ne pouvez pas vous servir du conseil municipal pour faire votre campagne. »

    Requalification

    et compensations

    Au-delà de nombreux débats à visée électoraliste, certains points ont engagé d’importantes discussions, notamment au sujet du contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc. L’assemblée avait à rendre un avis sur l’enquête publique, qui s’est achevée le 13 novembre. L’adjoint au maire délégué à l’environnement Florian Salazar-Martin (PCF), a résumé : « Nous sommes très satisfaits mais nous restons très vigilants sur un certain nombre de promesses faites dans un cadre financier et politique dégradé. » La majorité souhaite avoir l’assurance que l’échangeur du Réveilla, « indispensable à la fluidification du trafic et permettant l’optimisation de la desserte de Martigues Nord », sera réalisé, mais aussi que la RN568 soit requalifiée en boulevard urbain afin qu’elle devienne une 1×1 voie. Une attention est aussi portée aux mesures compensatoires écologiques, qui seront mises en place localement sur les secteurs de Maquemeou, du Vallon du Pauvre homme et de la plaine de Saint-Macaire sur plus de 70 hectares.

    Le conseiller d’opposition Frédéric Grimaud (LFI) a voté contre cet avis, justifiant : « Une autoroute en plus c’est du trafic en plus. Pour moi c’est un paradoxe, c’est un projet qui valide l’autoroutier et qui va augmenter les émissions de CO2. » L’ancien député de la 13e circonscription et élu municipal Pierre Dharréville (PCF) a plaidé, quant à lui, pour un plan global : « C’est une première décision qui en appelle d’autres. Nous allons reconquérir de l’espace urbain, permettre une meilleure circulation, il s’agit de continuer la bataille engagée pour le développement du fluvial, du fret et du transport ferroviaire », notant les insuffisances de la ligne de la Côte Bleue.

  • Au conseil municipal d’Istres, les dernières passes d’armes avant les élections

    Au conseil municipal d’Istres, les dernières passes d’armes avant les élections

    Les affaires courantes sont passées au second plan du conseil municipal, qui s’est transformé en tribune politique ce mercredi 3 décembre. À quelques mois des échéances électorales, la dernière séance de l’année aura mis plus d’une heure à démarrer.

    En cause, notamment, la rave party qui a tenté de s’installer sur le parking de l’Usine samedi soir avant d’être délogée par les forces de l’ordre. « Face à eux environ 1000 personnes ayant pénétré par effraction sur le site en ruine (…) au mépris de tous les dangers », relate le maire (DVG) François Bernardini, qui a tenu à remercier les agents de police qui ont subi quelques dégâts matériels et de légères blessures pour neuf d’entre eux suite à des jets de projectiles.

    D’habitude très discret, le conseiller municipal d’opposition Grégory Gabanou en a profité pour sortir du bois, lui qui a rallié la liste RN du Vauclusien parachuté Damien Broc, et attaquer la municipalité sur la prétendue explosion de l’insécurité à Istres. Les chiffres présentés par la compagnie de gendarmerie départementale locale pour 2024 ne vont pourtant pas dans ce sens : ils pointent une hausse de la délinquance concernant les atteintes aux biens à Sausset-les-Pins, Saint-Chamas et Rognac, mais une baisse des violences aux personnes dans la circonscription (-13,4%), des troubles à l’ordre public et de l’insécurité routière.

    Un accord préalable signé avec Hynaéro

    Entre le maire et son principal opposant Robin Prétot, candidat (LR) aux municipales, la passe d’armes s’est faite, sans surprise, autour du développement de la Ville. François Bernardini a annoncé signer dans l’après midi l’accord préalable à la conclusion des baux avec Hynaero qui s’installera sur le pôle aéronautique Jean Sarrail, une étape préalable pour obtenir le permis de construire de cette usine d’assemblage du dernier bombardier d’eau qui devrait créer 700 emplois. « Cela me permet de rappeler le besoin de logements exigés par cette société, a lancé l’édile. Les constructions qui vont remplacer la Bayanne de l’autre côté de la voie rapide répondront à cette exigence. Nous ne construisons pas par plaisir ni par copinage mais par nécessité. »

    Robin Prétot de répondre : « Ça fait 15 ans que vous dites la même chose. À l’époque c’était pour Stratobus qui allait arriver, on n’a pas arrêté de construire des logements, les usines n’ont pas suivies. Je réitère mon regard (…) : il va falloir que l’offre de logements suive l’arrivée des salariés. (…) Il faut aussi penser les industries par le biais de la mobilité, c’est un enjeu d’attractivité pour notre territoire. »

    Olivier Mayor tire sa révérence

    Au-delà des débats politiques, que les candidats aux municipales avaient pourtant refusés dans une forme officielle suite à la proposition de Robin Prétot, cette dernière séance a aussi été l’occasion pour Olivier Mayor de tirer sa révérence. Le conseiller municipal (DVC), ancien adjoint aux finances de la majorité, a annoncé qu’il ne serait « pas candidat ni présent sur une liste ». Le juriste de profession a « servi la ville pendant trois mandats », mais a expliqué ne pas être fait pour « être subordonné ou adjoint ou derrière un politique, c’est presque contre-nature », avant de citer Ayrton Senna : « Je ne suis pas conçu pour être deuxième ou troisième, je suis conçu pour driver, pour gagner. »

    Avant de claquer la porte du conseil municipal, l’élu a affirmé toujours estimer que François Bernardini reste « largement au-dessus du lot », et lui a apporté son soutien, non sans une pointe d’amertume : « S’il n’était pas reparti, j’aurais brigué les suffrages pour devenir maire de notre ville. »

  • A Marseille, Hervé Menchon quitte le groupe des écologistes

    A Marseille, Hervé Menchon quitte le groupe des écologistes

    Moi j’aime la mer, mais je n’aime pas le brouillard en mer », image Hervé Menchon. Ce mercredi, l’adjoint (EELV) à la Mer a annoncé dans un communiqué son départ du groupe Écologistes et pluriel-s, invitant les autres élus « à clarifier rapidement leur position ».

    « Ce n’est pas une question d’inimité ou de frustration, mais dernièrement des signaux ont été envoyés par des membres du groupe qui sont contraires aux orientations prises par mon parti », justifie-t-il. Alors que les Écologistes se sont prononcés à près de 90% pour l’alliance avec le Printemps marseillais (notre édition du 15/10), il cible ainsi l’alliance du collectif Vaï, mené par l’adjoint Sébastien Barles, avec les insoumis, mais aussi l’implication du président (EELV) du groupe Fabien Perez dans le think tank Écologie des solutions, au côté du conseiller régional (UCE) Christophe Madrolle. « Chacun a le droit de défendre les valeurs auxquelles il croit, mais il faut de la cohérence », plaide Hervé Menchon. « Je prends acte qu’il quitte le groupe, mais je ne comprends pas la raison », répond de son côté Fabien Perez, répétant que « ce groupe reste partie prenante de la majorité, il n’y a pas d’ambiguïté ». Quant au président du groupe Printemps marseillais Pierre Huguet (G.s), il indique qu’il « est bien sûr le bienvenu ». Rappelant que le prochain conseil municipal est le dernier avant les municipales.

  • Le dernier conseil municipal de l’année à Martigues sera dense

    Le dernier conseil municipal de l’année à Martigues sera dense

    Le conseil municipal promet d’être long. Ce jeudi 4 décembre, les élus de Martigues se réunissent à 17h45, comme à l’accoutumée, pour la dernière séance de l’année. À l’ordre du jour, 98 délibérations qui augurent des débats animés, à quelques mois des élections municipales.

    Parmi les points importants, plusieurs concernent le logement. Une délibération risque d’électriser les discussions : la cession de parcelles à la société Quartus, qui avait été retenue en juin pour la réalisation d’une résidence seniors de 163 logements dont 70% de logements sociaux sur le site de Figuerolles. À l’époque, le conseiller d’opposition (DVD) Jean-Luc Di Maria avait affirmé qu’il s’agissait « d’un choix discutable », pointant la distance du site, situé à l’angle de l’avenue Auguste-Baron et de la traverse Berthet, avec le centre-ville, « éloigné des commerces de la vie quotidienne est tout sauf adapté aux besoins de nos aînés ». Loin d’être un Ehpad, le projet, qui s’adresse aux personnes âgées autonomes, comprend des services de proximité, des salles de vie commune et des activités.

    Les élus devront également rendre un avis sur l’enquête publique du contournement autoroutier de Martigues/Port-de-Bouc, qui devait initialement s’achever le 29 octobre après un mois de discussions mais qui avait été prolongée par le préfet jusqu’au 13 novembre vu les nombreuses questions et inquiétudes que suscite l’ouvrage. Les réserves des uns et des autres seront débattues lors de la séance.

  • La publicité bientôt interdite en centre-ville d’Avignon

    La publicité bientôt interdite en centre-ville d’Avignon

    C’est « un acte éminemment politique », selon Laurence Lefèvre, adjointe (DVG) à la qualité de vie. « Un document essentiel pour restaurer la qualité de vie et paysagère », appuie la maire, Cécile Helle (PS). Le sujet en question : le règlement local de publicité (RLP). Un document caduc depuis janvier 2021 sur lequel la Ville finit de plancher. Ce samedi, les élus ont voté l’arrêt de ce projet avec l’objectif, après enquête publique, qu’il soit définitivement adopté lors d’un prochain conseil municipal au dernier trimestre 2026.

    « Il doit respecter les enjeux de cadre de vie et ne pas trop porter préjudice au monde économique », dresse Laurence Lefèvre. Quatre zones réglementaires différentes ont été définies, le cadre variant évidemment que l’on soit dans l’intra-muros, classé au patrimoine mondial de l’Unesco ou vers les zones commerciales. « Dans le centre-ville et autour des remparts, la pub sera très restreinte voire interdite », annonce l’adjointe, insistant « sur cette demande forte », issue d’une concertation. Pas question pour autant « que le reste de la pub se répercute plus fortement ailleurs ».

    Alors qu’actuellement, l’unité des enseignes commerciales laisse à désirer, le RLP vient fixer un cadre plus précis sur les dimensions des devantures, les couleurs, les lettres ou l’ancrage au sol. « Il faut du courage », se targue Laurence Lefèvre, qui assure avoir relevé « le challenge fixé par Mme le maire de ne pas perdre d’argent ». Comment ? En améliorant les recettes d’occupation de l’espace public, jusque-là perçues sur une simple base déclarative. « On n’avait pas toujours les bonnes infos », relève l’adjointe.

  • Avant ses adieux, Cécile Helle défend vertement son bilan à Avignon

    Avant ses adieux, Cécile Helle défend vertement son bilan à Avignon

    « Excusez-moi d’avoir été un peu longue, vous serez débarrassée de moi après mars », conclut Cécile Helle, à l’issue d’une dense intervention sur le rapport d’orientations budgétaires, ce samedi matin, en conseil municipal. L’avant-dernière séance de la mandature avant celle consacrée au vote du budget, le 20 décembre. Volontairement discrète médiatiquement en cette pré-campagne des municipales, la maire sortante (PS), qui passera la main en mars après deux mandats sans avoir pris position pour un éventuel successeur, avait besoin de rétablir quelques vérités.

    À deux reprises, Cécile Helle s’est lancée dans un plaidoyer pro domo de son action à la tête de la Ville depuis presque douze ans. D’abord sur l’environnement, lors du rapport annuel en matière de développement durable, puis, donc, sur la préparation du budget 2026. En l’absence d’Anne-Sophie Rigault, cheffe de file de l’opposition et candidate RN, principale contemptrice de la majorité, personne n’a pourtant cinglé le bilan de la maire sortante. Beaucoup sont restés sur de longs discours généralistes et rébarbatifs. Dans la majorité, les trois prétendants déclarés à sa succession, Joël Peyre (PRG), David Fournier (PS) et Paul-Roger Gontard (La Convention), n’ont pas renié le bilan, sans aller jusqu’à tresser des lauriers à Cécile Helle. Et n’ont pas réagi lorsque le premier adjoint, Claude Nahoum, a initié des applaudissements.

    « Bon courage au suivant »

    Peut-être piquée par la faible reconnaissance de son action, Cécile Helle avait surtout besoin de s’adresser aux candidats qui « papillonnent » et ne siègent pas dans l’assemblée. Au premier duquel Olivier Galzi (DVD). L’ex-journaliste TV, auto-procalmé candidat du « bon sens », était ce samedi bien assis quelques sièges plus loin, dans le public. « Je lis et j’entends les commentaires sur l’actualité locale. Je suis curieuse de voir ce que mon successeur fera, car c’est facile de lancer des “y’à qu’à, faut qu’on”, de critiquer quand on n’a pas été confronté à la réalité, ne croyez pas que ce sont des combats faciles », lance la première magistrate, maniant souvent l’ironie pour disqualifier des propositions adverses. « J’ai hâte de voir le square Indochine redevenir un parking, l’avenue du Moulin de Notre-Dame en double sens en arrachant les arbres et les voies cyclables ou les parvis des écoles redevenir des parkings sans sérénité », énumère-t-elle à destination de ceux qui voudraient remettre en cause le plan Faubourgs.

    Agacée que la Ville soit présentée comme unique responsable de tous les maux de circulation, quand au niveau du Grand Avignon, « l’évolution des transports en commun a été zéro et a pris du retard » sur ce mandat, Cécile Helle prévient : « Je ne ferai pas beaucoup de sorties, car je ne suis pas candidate, mais je ne me laisserais pas faire sur des sujets abordés de manière caricaturale ». Se targuant « d’être la première maire à tenir son engagement de ne pas augmenter la fiscalité », l’édile égraine des réalisations qui « ont fait progresser le service public local », comme le remunicipalisation de la restauration scolaire et la baisse des tarifs, la construction d’une école [Melly et Paul-Puaux] « pour la première fois en 30 ans », le périscolaire, la maison du commerce, la rénovation du stade nautique, une nouvelle bibliothèque. Le tout dans « un contexte d’anomalies » entre crises sanitaire, énergétique, sociale et politique. « Bon courage au suivant », avertit-elle.

    EN BREF

    Un candidat en chasse une autre

    Parmi les 5 spectateurs du conseil, chacun a remarqué la présence d’Olivier Galzi. L’ex-journaliste TV, candidat (DVD), ne s’est pas éternisé jusqu’à la fin du débat d’orientations budgétaires. Une autre candidate mais surtout cheffe de file de l’actuelle opposition, Anne-Sophie Rigault, était en revanche absente. L’élue RN étant retenue pour une session de formation interne à son parti à Lyon.

    Catherine Gay reléguée au 3e rang

    Il y a un mois, la 2e adjointe au maire en charge de la sécurité avait rendu avec fracas sa délégation, se disant empêchée par la maire et son cabinet de mener à bien sa mission. Entre temps, Cécile Helle a récupéré cette délégation pour terminer le mandat, piquant au passage son élue, accusée de « trahison – défection ». Ce samedi, Catherine Gay était reléguée au 3e rang, loin du premier cercle des adjoints. Notons qu’elle soutient aux municipales le candidat Place publique, Benoît Belvalette. Il y a une semaine, ce dernier a insisté vouloir travailler étroitement avec toute sa future équipe en impliquant ses adjoints. À ses côtés, Catherine Gay souriait jaune.

    FO mobilisée pour les 4 jours à l’école

    Avignon reste l’une des 3 dernières communes du département à avoir conservé la semaine de 4,5 jours en rythme scolaire. Sous l’impulsion du syndicat FO, une trentaine de personnes s’est réuni pour réclamer le retour à la semaine de 4 jours, avec coupure totale du mercredi. Une doléance exprimée depuis plusieurs années, avec une pétition qui a atteint 3 000 signatures. La Ville a toujours refusé de revenir en arrière, soulignant, vendredi dans un communiqué, le récent rapport de la Convention citoyenne qui plaide pour des semaines sur 5 jours, « avec un après-midi d’activités périscolaires gratuites et diversifiées », appuie la municipalité. Décision de maintenir ou revoir ces rythmes relèvera de la prochaine équipe municipale.

  • Budget, MIN, pub, mobilité, camping… les dossiers du conseil municipal d’Avignon

    Budget, MIN, pub, mobilité, camping… les dossiers du conseil municipal d’Avignon

    Ce devrait être l’avant-dernier conseil municipal de la mandature. Ce samedi, les élus ont rendez-vous à la salle polyvalente de Montfavet pour étudier 39 rapports. Dont certains classiques en cette séance de novembre, comme les bilans en matière de développement durable et d’égalité femmes-hommes au sein de la Ville. Mais, aussi et surtout, le débat d’orientations budgétaires (notre édition de vendredi), qui pourrait donner lieu à des airs de pré-campagne, bien que la majorité sortante ne prépare pas de révolution dans le budget 2026, qui sera voté dans trois semaines.

    Autre sujet majeur, l’avenir du marché d’intérêt national. Historiquement géré par une convention avec une société municipale ad hoc (Smina), la loi a imposé d’engager une vraie délégation de service public (DSP). Ce samedi, les élus vont entériner le choix de confier la gestion pour 22 ans à la même société, qui a devancé l’offre concurrente portée par le marché de Rungis, mastodonte national du MIN. Autre DSP, celle du camping municipal, prolongée d’un an, pour permettre de préparer un nouvel objectif pour « favoriser l’ancrage du camping dans le paysage touristique ».

    Il sera aussi question de financement autour de la grande étude mobilités en cours en vue du RER métropolitain : la municipalité participe à hauteur de 40 000 euros sur le total d’un million d’euros. Par ailleurs, dans sa volonté de « limiter l’impact des dispositifs publicitaires sur les paysages et les éléments patrimoniaux », la Ville modifie son règlement local de publicité. L’étape du jour marque l’arrêt du projet, qui ne sera mis en œuvre qu’après enquête publique.

  • Pour la majorité à Avignon, place aux ultimes tours de pistes budgétaires

    Pour la majorité à Avignon, place aux ultimes tours de pistes budgétaires

    Après un conseil municipal de rentrée express en septembre et avant, dans trois semaines, le vote du budget et une séance qui devrait être la dernière de la mandature, les élus ont rendez-vous ce samedi (9h, salle polyvalente de Montfavet) pour plancher sur 39 rapports. Alors qu’en prélude, le comité pour le retour de la semaine à quatre jours dans les écoles appelle à un rassemblement avec une pétition signée par plus de 3 000 personnes – sujet qui sera sur la table du prochain maire, le gros de la séance sera consacré aux orientations budgétaires.

    Habituellement, la majorité tenait un point presse dans les jours précédant le conseil. Mais le brûlant contexte électoral, avec des élus-candidats, aura eu raison de ce rendez-vous. À l’instar de Joël Peyre, élu (PRG) en charge des finances, qui, en présentant le rapport d’orientations budgétaires (ROB), se projettera peut-être dans un peu plus de quatre mois en amendant le futur budget. Rappelons que cette cuvée 2026 ne portera pas encore la marque de la majorité issue des urnes le 22 mars. Elle pourra ajuster certaines dépenses par des décisions modificatives, mais l’ossature générale restera celle préparée par Cécile Helle (PS) et son équipe.

    « Préparer la future transition municipale »

    Sans surprise, le ROB 2026 ressemble au précédent, un soupçon de crise en moins, avec comme leitmotiv « prudence et responsabilité », « dans une dynamique de continuité ». Le tout sans hausse de la fiscalité, comme depuis 2014. « Les choix financiers et budgétaires de ces dernières années ont permis à la collectivité de confirmer la sortie de crise, tout en préservant ses marges de manœuvre, autorisant une confiance raisonnée pour 2026, peut-on lire dans le ROB. Le budget devra aussi préparer la transition municipale et garantir à la future majorité la latitude financière nécessaire pour mettre en œuvre son programme. » Même si, pour l’heure, les objectifs affichés restent ceux de la mandature actuelle : enfance, culture, solidarité, sport, « service public communal de proximité »…

    Le tout en continuant de contenir fortement les dépenses de personnel, dont la part dans le budget de fonctionnement recule (59,6% à 57,7%), « malgré la hausse mécanique ». Ce qui signifie que la Ville tend à diminuer le nombre de ses agents. Toutefois, prévient déjà le ROB, « les dépenses de personnel subiront une augmentation sensible, au regard à la fois des nouveaux services de proximité et de l’augmentation des charges patronales ». Un maintien du niveau des investissements est annoncé (38 millions d’euros), sans fuite en avant, car il est prévu une légère diminution de la dette, passée en un an de 197,9 à 196,6 millions d’euros.

  • Olivier Lutersztejn annonce sa candidature aux municipales à La Valette-du-Var

    Olivier Lutersztejn annonce sa candidature aux municipales à La Valette-du-Var

    Ce n’était pas un secret mais c’est désormais officiel. Déjà candidat en 2020, Olivier Lutersztejn se lance à nouveau dans la bataille des municipales. Leader du groupe d’opposition « La Valette en Action », qui revendique trois représentants au conseil municipal, il mène depuis longtemps une lutte contre la municipalité en place et le maire Thierry Albertini (LR). Un édile contre qui il a déposé deux plaintes pour soupçons de favoritisme, ce qui avait conduit à la perquisition de la mairie, en février. L’opposant l’accuse également de manquements sécuritaires concernant plusieurs bâtiments publics de la commune. « J’ai été témoin de pratiques si douteuses qu’il était de mon devoir d’élu et citoyen d’alerter la justice, qui doit se prononcer et faire éclater la vérité.C’est un enjeu de démocratie essentiel », soutient l’intéressé.

    Mais il ne s’agit pas des seuls griefs exprimés par le chef d’entreprise : « Il y a beaucoup de gaspillage d’argent public, la Ville est mal gérée et très fortement endettée [de 28,4 millions en 2020 à 43,9 millions en 2025, Ndlr]. L’insécurité s’est installée. La ville est ultra-bétonnée et sous tutelle des promoteurs. Les Valettois étouffent sous la circulation et les problèmes de stationnement. »

    En conséquence, Olivier Lutersztejn veut « mettre fin aux dérives financières et engager une baisse des impôts ». Mais aussi donner « plus de moyens à la police municipale », stopper « les projets immobiliers incohérents et téléguidés par les promoteurs » et mener « deux projets de rénovation urbaine menés dans le cœur du centre-ville et de la Coupiane », avec « une liste citoyenne sans étiquette. Je ne suis pas candidat pour une carrière et ne suis lié à aucun parti. Mon parti, c’est La Valette ! », martèle-t-il.