Tag: Conseil métropolitain

  • Les délégations des vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille continuent d’arriver

    Les délégations des vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille continuent d’arriver

    Après la désignation des vingt vice-présidents de la Métropole, le 7 avril dernier, puis des onze autres conseillers délégués siégeant au bureau le 16 avril, le président (LR) de l’institution, Nicolas Isnard, avait promis qu’ils recevraient leurs délégations « dans quelques jours, sans surprises ».

    Les arrêtés confiant leurs responsabilités restent signés au fil de l’eau : après une première salve le 13 avril pour quatre d’entre eux, Alexandre Doriol et Maxime Marchand ont reçu à leur tour, ce mercredi, leurs délégations.

    Les délégations connues

    Gaby Charroux, 3e vice-président délégué à l’industrie, à la reconversion industrielle et à la décarbonation.

    Pascal Montécot, 7e vice-président délégué à l’aménagement, à l’urbanisme, au Scot, à la planification et aux marchés publics.

    Alexandre Doriol, 9e vice-président délégué aux ressources humaines et relations sociales.

    David Ytier, 11e vice-président délégué aux finances, au budget, à la stratégie financière, à la contractualisation avec l’État et les collectivités, au suivi des transferts, au pilotage des satellites.

    Martial Alvarez, 19e vice-président délégué à l’emploi, la cohésion sociale et territoriale, l’insertion, les relations avec le GPMM, l’habitat, le logement, les autorisations préalables de mis.

    Maxime Marchand, 20e vice-président délégué à la mer, aux ports et au littoral.

  • À Montpellier, LFI se pose en première force d’opposition à Michaël Delafosse

    À Montpellier, LFI se pose en première force d’opposition à Michaël Delafosse

    Nous sommes la première force d’opposition et de proposition à la Ville et à la Métropole. » À l’aune de cette nouvelle mandature, le groupe insoumis à Montpellier entend jouer les premiers rôles, bien qu’arrivé au second tour loin derrière Michaël Delafosse (50,13%) avec 25,06%, talonné par le milliardaire Mohed Altrad (24,8%). « Nous sommes le groupe qui est le plus intervenu dans les conseils. Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration ni pour accompagner la politique [du maire PS] Michaël Delafosse comme le fait le groupe de Mohed Altrad », soutient Nathalie Oziol, cheffe de file du groupe LFI-Verts Populaires (LFIVP). Elle met en avant « la bataille sur le budget, commencée avec le débat d’orientation budgétaire, un budget à rebours des attentes des Montpelliérains : pas de propositions sur le logement, sur le maillage des transports », ose l’insoumise.

    Avec huit élus à la Ville et trois à la Métropole, le groupe revendique tout de même la présidence de la commission des finances. « Cette commission revient normalement au premier groupe d’opposition [c’est le cas à l’Assemblée nationale mais pas dans les communes, Ndlr.]. Nous le revendiquons. Je m’engage à accomplir ce travail et à contrôler les finances de la Ville », déclare Antoine Bertrand. Et ainsi chiper la place au groupe de Mohed Altrad, qui compte également huit conseillers. « Mais ils sont plutôt sept, Mohed Altrad ne siège jamais et nous sommes arrivés en seconde position aux élections », se justifie Antoine Bertrand.

    Le règlement contesté

    Une opposition que LFI veut la plus vivante possible, option réalisable grâce à la constitution d’un groupe. Or, si les insoumis ont pu le créer à la Ville, ce n’est pas le cas à la Métropole. « Michaël Delafosse empêche le pluralisme. Le règlement intérieur a été changé en catimini afin de museler l’opposition. C’est un double verrou : le nombre de conseillers et le nombre de communes représentées ont été augmentés pour constituer un groupe, ce qui témoigne d’une vision dépolitisée de la Métropole », déplore Julia Mignacca. Alors qu’il ne fallait que trois élus auparavant, il en faut maintenant six, issus de trois communes différentes, pour créer un groupe. « Si déposer un recours juridique est pertinent, nous le ferons », annonce Rhany Slimane. Sur les dossiers, les insoumis entendent avancer leurs pions sur la gratuité totale de la cantine scolaire et un plan d’investissement pour faire face à la crise énergétique.

  • Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Il y a eu Hubert Falco (Hor.), de 2018 à 2022, puis son confrère des Républicains, le maire de Hyères Jean-Pierre Giran (2022-2026) quand l’ancien édile toulonnais a été condamné à 5 ans d’inéligibilité. Place désormais à Josée Massi. Jeudi, la maire de Toulon, seule candidate déclarée, et en fin de compte, en lice, alors que l’on pouvait imaginer, au moins pour la symbolique, a sans surprise été nommée à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 voix pour, 28 votes blancs, 3 bulletins nuls sur 89). Elle devient ainsi la troisième présidente de la collectivité, crée en 2018, et la première femme à prendre le poste.

    Une présidence qui ne souffre de (presque) aucune contestation ; même la cheffe de file officieuse du RN Laure Lavalette a considéré comme « naturelle », dans une prise de parole qui s’apparentait à une première passe d’armes avant le vote. Celle-ci était attendue au vu des tendances laissant entendre qu’aucun poste de vice-président ne serait laissé aux maires d’extrême droite (Julien Argento [UDR] à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti [RN] à Six-Fours et Dorian Munoz [RN] à la Seyne-sur-Mer). « Vous avez été élue grâce aux voix de l’extrême gauche » a-t-elle asséné, dans le style populiste qui la caractérise, moins efficace dans une assemblée que face à son électorat. « Qu’est-ce qui n’est pas clair dans le message des électeurs ? Pourquoi ce sectarisme ? À quoi bon humilier les élus ? Il faut ouvrir cette mandature sur le dépassement des clivages et faire respecter les usages de la métropole. » « Vous verrez ce qu’on fera », lui a laconiquement répondu Josée Massi.

    Après une première suspension demandée par l’extrême droite, au bout de 20 minutes de séance, pour tenter de faire plier la future présidente de la métropole à travers des discussions informelles, cette dernière a été officiellement élue. « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination ».

    Massi : « Le RN ne prendra pas part à l’exécutif »

    « Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes », a-t-elle poursuivi. « Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée a le pouvoir d’influer sur le quotidien de nos administrés, mais aussi de modeler durablement le visage de notre territoire pour les décennies à venir. »

    Et la maire de Toulon n’a pas reculé face aux doléances des élus frontistes et UDR : « J’ai fait un choix clair : le Rassemblement National ne prendra pas part à l’exécutif. » Une décision « prise en concertation avec tous les maires de la majorité », que Josée Massi « assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens. Gouverner, c’est choisir. Et je choisis la cohérence. Ainsi, la direction politique de la métropole ne souffrira d’aucune ambiguïté ».

    Elle a toutefois assuré qu’elle « [travaillerait] avec chacun des 12 maires, dans un esprit de dialogue et de coopération. J’y tiens, car nous avons en commun le fait de souhaiter le meilleur pour notre territoire ». Des concertations qui se tiendront au sein d’un conseil des maires qu’elle souhaite voir se réunir une fois par mois, et qui ne sera « pas une réunion de plus, mais un lieu d’échanges et de coordination entre maires, parce qu’il est essentiel pour la métropole d’être en prise directe avec les réalités des communes, au service des communes et des habitants ».

    Malgré l’indignation du conseiller municipal RN de Toulon Amaury Navaranne, qui voit cette décision comme une rupture avec l’habitude de transmettre aux maires la possibilité de siéger au bureau de la métropole, « un choix qui respecte la loi, mais n’en respecte pas l’esprit », et une dernière tentative de négociation après une nouvelle interruption de séance, l’extrême droite n’a pas eu gain de cause et ne sera investi d’aucune fonction exécutive.

    Stéphane Sacco veut « assumer son rôle »

    De l’autre côté de l’échiquier politique, Stéphane Sacco (GRS), seul conseiller métropolitain de gauche, siégera lui aussi dans l’opposition, et a tenu à rappeler, en dehors de l’assemblée, « le rôle qui est le [sien] : porter une voix, des valeurs, une vision attachée à la justice sociale, à la solidarité, à l’égalité des territoires. Mais ma présence ici ne se limite pas à incarner une sensibilité politique. Elle s’inscrit dans une volonté de faire avancer les projets qui concernent nos concitoyens, en particulier ceux de La Seyne et des quartiers seynois ».

    Avec, en perspective, « des défis majeurs : en matière de transition écologique, de mobilités, de logement, de cohésion sociale. Ils exigent de nous du courage, de l’écoute et de la responsabilité, et parfois dépasser nos désaccords ». Pour ce faire, l’élu seynois dit vouloir « discuter avec certains élus, dont Madame Massi », et aimerait intégrer les commissions budget, développement urbain et transports, « pour porter la voix du tramway, car il n’est pas trop tard, les voix du BHNS pouvant encore se transformer ». Les commissions seront attribuées lors du prochain conseil métropolitain, le 23 avril.

    Les vice-présidents

    1er vice-président : Jean-Louis Masson (LR), 72 ans. Président du conseil départemental. 1er adjoint à la mairie de la Garde Hélène Arnaud-Bill.

    2e vice-président : Véronique Bernardini (LR), 58 ans, maire de Hyères

    3e vice-président : Christian Simon (LR), 66 ans, maire de la Crau

    4e vice-président : Robert Beneventi (LR), 82 ans, maire d’Ollioules

    5e vice-président : Gilles Vincent (DVD), 75 ans, maire de Saint-Mandrier

    6e vice-président : Ange Musso (LR), 66 ans, maire du Revest-les-Eaux

    7e vice-président : Hélène Arnaud-Bill (LR), 74 ans, maire de la Garde

    8e vice-président : Hervé Stassinos (LR), 65 ans maire du Pradet

    9e vice-président : Arnaud Latil (DVD), 52 ans, maire de Carqueiranne

    10e vice-président : Laurent Isnard (SE), 63 ans, 6e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

    11e vice-président : Grégory Audibert (LR), 47 ans, 1er adjoint de la maire de Hyères Véronique Bernardini

    12e vice-président : Thomas Pison (SE), 63 ans, 4e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

  • Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    C’était attendu. Sans surprise, et en tant que seule candidate, Josée Massi a été élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 vois pour, 28 bulletins blancs et 3 nuls).

    Elle succède ainsi à l’ancien maire de Hyères Jean-Pierre Giran (LR, absent de l’assemblée bien que membre du conseil métropolitain), qui avait pris la succession d’Hubert Falco en 2022 suite à sa condamnation à 5 ans d’inéligibilité.

    « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination. Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes. Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée à le pouvoir de changer le destin de nos administrés. »

    Aucun vice-président issu de l’extrême droite

    La nouvelle présidente de TPM a par ailleurs annoncé qu’aucun élu d’extrême-droite, y compris les maires (Julien Argento à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti à Six-Fours et Dorian Munoz à la Seyne-sur-Mer) ne prendrait de vice-présidence, et n’occuperait donc de fonction exécutive. « C’est une rupture avec l’habitude de permettre aux maires de siéger au bureau de la Métropole », s’est offusqué Amaury Navaranne, conseiller municipal (RN) à Toulon. « Si votre choix respecte la loi, il n’en respecte pas l’esprit. » « Cette décision, je l’ai prise en concertation avec tous les maires de la majorité métropolitaine, et je l’assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens », a justifié Josée Massi.

  • La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    Derrière le pupitre installé au cœur de l’hémicycle pour sa première prise de parole, Nicolas Isnard s’empresse de célébrer : « La Métropole des maires est en marche ! » Seul candidat en lice, le maire de Salon-de-Provence a été élu ce mardi midi président de la Métropole Aix-Marseille-Provence par 199 voix pour, et 38 votes blancs. Sans les voix de l’extrême droite, donc. De quoi ouvrir un nouvel acte pour cette institution de tout juste dix ans, après les présidences successives de Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal.

    Pas candidate à sa propre succession, celle-ci avait eu « la responsabilité exigeante et fondatrice de mettre en place cette Métropole », lui a rendu hommage le doyen de l’assemblée présidant la séance, le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux. Mais s’il salue sa « détermination », il n’en appelait pas moins à franchir « une nouvelle étape dans la clarté, la confiance, l’efficacité ». « L’équilibre à construire est connu, une Métropole stratégique et des communes pleinement respectées dans leurs responsabilités », insistait celui qui, par deux fois, s’était porté candidat à la présidence de la Métropole.

    Équilibre de l’exécutif

    Ce respect des communes faisait figure de programme pour le maire de Salon-de-Provence, depuis de longs mois en campagne. « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes, défend-il après son élection. Ce que nous avons entre les mains, c’est un outil de coopération, qui doit être le fruit des communes de travailler ensemble. » Et notamment avec la première d’entre elles, Marseille, « qui doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ». La distribution des vingt vice-présidences, après une longue interruption de séance, illustre la recherche de cet équilibre à la fois politique et territorial. Les quatre premières vice-présidences sont accordées aux quatre premières villes, une suggestion qui avait été faite, il y a deux ans, par le député Éric Woerth chargé d’un rapport sur les compétences locales. Surtout, la majorité marseillaise, enfin, hérite de cinq vice-présidences. « C’est un grand soulagement, cette élection à Marseille nous a permis de provoquer le grand changement espéré dans cette Métropole », célébrait son maire (DVG) Benoît Payan qui en arrivant au Pharo attendait « des preuves d’amour » du futur président. La gauche métropolitaine au total hérite de huit vice-présidences, proportionnelle à son poids dans l’hémicycle. L’extrême droite n’a aucun siège, « une ligne que nous ne voulions pas franchir », se réjouit Gaby Charroux. « Mais il y a un vrai trou à l’Est de l’étang de Berre », déplore le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. Face aux menaces de suspension de séance, la désignation des onze autres membres du bureau est repoussée au 16 avril.

    Pour ce nouvel exécutif, la priorité est donnée à la décentralisation de la Métropole. « Avant d’avoir des ambitions, il faut d’abord organiser la maison », explique face à la presse Nicolas Isnard. « Cette Métropole a trop souffert de ces querelles du quotidien, ces difficultés à gérer les compétences de proximité », déplore-t-il. Dans l’hémicycle, il redit sa volonté de laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer ces compétences de proximité que nous connaissons mieux que quiconque ».

    Décentraliser les services

    De quoi répondre aux attentes des maires. « Sur la collecte des ordures ménagères, la gestion de l’eau et de l’assainissement, si demain il y a un arrêté, je signe ! » fête Gaby Charroux. « C’est depuis la Métropole que Marseille s’occupera de ces questions-là », défend pour sa part Benoît Payan, demandant deux ans au moins « pour commencer à voir des résultats ». Même s’il reste « des cliquets législatifs à lever pour aboutir sur les transferts de certaines compétences », alerte la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains.

    Cette décentralisation prendra une forme concrète à travers des Maisons de la Métropole, « de véritables antennes métropolitaines installées au cœur des territoires qui auront vocation aussi bien à accueillir les habitants qu’à être des espaces de rencontre pour les maires », présente Nicolas Isnard, qui souhaite les associer à des contrats de projet. Elles devraient servir de point d’appui à une réorganisation de l’administration, avec l’installation de directeurs et la décentralisation de certains services. « Si on ne se dispute plus pour un abribus ou un passage de benne, nous aurons plus d’énergie à dépenser pour trouver de vraies solutions aux vrais problèmes de la Métropole, le premier d’entre eux étant le transport », résume son nouveau président. Une priorité suivie du développement économique, de la construction de logements, de la transition écologique, de la gestion des déchets… « Nous avons un devoir, de réussir ensemble dans un climat apaisé », conclut-il. Même si le maire de Marseille reconnaît : «Il y a des sujets qui seront éminemment plus politiques, et nous aurons des débats, qui seront peut-être compliqués. »

    Grand Avignon mercredi, Toulon PM jeudi

    Les 73 élus communautaires du Grand Avignon ont rendez-vous ce mercredi matin (9h30), à la salle polyvalente de Montfavet, pour élire le président de l’Agglomération. Comme indiqué dans notre édition de ce week-end, le renoncement de Joël Guin, président (DVD) sortant, à briguer un second mandat, ouvre un boulevard à Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) d’Avignon.

    L’élection du président de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) aura lieu ce jeudi 9 avril à 9h, en préfecture du Var. La présidence de l’institution devrait revenir à Josée Massi (SE), réélue maire de Toulon au second tour des municipales.

  • L’ère des maires

    L’ère des maires

    Une nouvelle page de l’histoire de la Métropole Aix Marseille Provence s’ouvre. Institution mal aimée, imposée par l’État aux maires, la Métropole a eu des débuts chaotiques sous la présidence de Jean-Claude Gaudin. Martine Vassal, avec l’appui du Département, a cherché à la « stabiliser » tout en ayant à gérer la suppression des conseils de territoire. Une évolution législative là aussi mal vécue par les communes qui y ont vu la négation des bassins de vie sur lesquels repose le quotidien des habitants.

    Premier président non-marseillais de la courte histoire de la Métropole, Nicolas Isnard a su créer les conditions d’un large consensus incluant les maires de gauche et singulièrement celui de la deuxième ville de France.

    Gérer les contradictions

    En promettant une « Métropole des maires », le premier magistrat de Salon-de-Provence a su trouver les mots justes pour convaincre, il lui reste à ne pas décevoir dans la mise en œuvre.

    Le principe de primauté des maires sur les affaires de leur commune ne manquera pas de rencontrer quelques contradictions dans son application concrète lorsqu’il s’agira d’investir ici mais un peu moins là, de garantir la gratuité des transports ici mais pas forcément là.

    Nicolas Isnard devra faire montre de diplomatie et jouer collectif. Il aura aussi à convaincre l’État de mettre au pot pour les grands projets structurants de la Métropole maintenant que les relations entre élus semblent s’apaiser.

    C’est la condition pour que notre territoire rattrape son retard et pour que la Métropole des maires devienne aussi celle des habitants.

  • La liste des vingt nouveaux vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille

    La liste des vingt nouveaux vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille

    Il a fallu une longue interruption de séance, ce mardi 7 avril, avant de pouvoir présenter une liste de vingt présidents, un nombre inchangé par rapport à la dernière mandature. « J’ai d’abord souhaité que les quatre premières places soient données aux quatre plus grandes villes de la Métropole », indique son président (LR), Nicolas Isnard, précisant que les autres « ont été choisis pour des questions de compétences ».

    Les onze autres membres du bureau métropolitain seront quant à eux désignés le 16 avril et les représentants dans les différents organismes le 28 avril. « Ceux qui voudront s’investir pourront le faire savoir rapidement et pourront rejoindre ce grand exécutif œcuménique que j’aspire à conduire », glisse le président de la Métropole, soulignant que l’exécutif sera plus restreint qu’auparavant, les représentants de conseil de territoire ne siégeant plus.

    1er vice-président : Pierre Huguet (G.s), adjoint au maire de Marseille
    2e vice-présidente : Sophie Joissains (UDI), maire d’Aix-en-Provence
    3e vice-président : Gaby Charroux (PCF), maire de Martigues
    4e vice président : Robin Prétot (LR), maire d’Istres
    5e vice-président : Georges Cristiani (SE), président des maires des Bouches-du-Rhône
    6e vice-présidente : Olivia Fortin (MadMars), maire des 6e-8e
    7e vice-président : Pascal Montécot (DVD), maire de Pélissane
    8e vice-président : Arnaud Drouot (PS), adjoint au maire de Marseille
    9e vice-président : Alexandre Doriol (LR), maire de La Ciotat
    10e vice-présidente : Capucine Edou (EELV), adjointe au maire de Marseille
    11e vice-président : David Ytier (LR), adjoint au maire de Salon-de-Provence
    12e vice-présidente : Pascaline Lécorché (Place publique), adjointe au maire de Marseille
    13e vice-président : Frédéric Vigouroux (DVG), maire de Miramas
    14e vice-président : Laurent Simon (DVD), maire de Plan-de-Cuques
    15e vice-président : Serge Perottino (LR), maire de Cadolive
    16e vice-président : Eric Garcin (DVG), maire de Jouques
    17e vice-président : Anne Reybaud, maire de Vernègues
    18e vice-président : Jean-Pascal Gournès (DVD), maire de Meyreuil
    19e vice-président : Martial Alvarez (DVD), maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône
    20e vice-président : Maxime Marchand (div. écol.), maire de Sausset-le-Pins

  • Nicolas Isnard élu à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Nicolas Isnard élu à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Par 199 voix pour face à 38 votes blanc, le maire de Salon-de-Provence Nicolas Isnard a été élu président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, ce mardi 7 avril. Seul candidat en lice, il ne lui a manqué que les voix de l’extrême droite.

    « La Métropole des maires est en marche », s’est-il empressé de célébrer sous les applaudissements, rendant hommage à ses prédécesseurs, Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal (DVD), qui ont « eu le mérite de lancer et d’installer » cette Métropole « mal née ».

    Des Maisons de la Métropole

    « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes », défend le Salonnais de 55 ans, qui souhaite laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer les compétences de proximité, qu’ils connaissent mieux que quiconque ». Marseille, insiste-t-il, « doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ».

    D’ores et déjà, il promet de créer des Maisons de la Métropole au cœur de chaque territoire, adossées à un contrat de projet avec les maires concernés. De quoi permettre à l’institution de se concentrer sur ses compétences propres, en premier lieu les transports. « Nous consacrerons plus efficacement nos énergies dès lors que nous serons débarrassés de ces contrariétés », pointe-t-il, partageant son espoir de « réussir ensemble dans un climat apaisé ».

  • Josée Massi en route vers la présidence de la Métropole de Toulon

    Josée Massi en route vers la présidence de la Métropole de Toulon

    Sans entourloupe la
    présidence de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) devrait revenir à Josée Massi, à l’issue du vote, ce jeudi. La maire sans étiquette du Port du Levant n’a jamais caché, tout au long de sa campagne électorale, sa volonté de conduire la collectivité, comme l’a fait depuis sa création son prédécesseur, Hubert Falco (DVD). Et cela jusqu’à sa condamnation en 2023 pour recel de détournement de fonds publics, qui l’avait contraint à lâcher les rênes au profit de Jean-Pierre Giran, désormais lui aussi hors course. L’ancien maire (DVD) de Hyères vient de perdre son fauteuil après avoir choisi de s’allier à l’extrême droite, au second des municipales.

    On ne voit donc pas, sauf coup tordu de dernière minute de la droite LR, qui pourrait encore disputer le poste à Josée Massi. Même si le président du Département, Jean-Louis Masson (LR), avait laissé entendre officieusement, durant un temps, qu’il était lui aussi intéressé, mais seulement en cas de prise de la ville préfecture par le Rassemblement national. Le danger ayant été écarté, même si Toulon se retrouve à présent entourée par des municipalités RN, tout le monde devrait logiquement serrer les rangs derrière Josée Massi.

    Même le maire de La Crau, Christian Simon (LR). Ce dernier aurait lui aussi exprimé des velléités de candidature pour porter une autre voix que celle défendue par les deux plus grandes villes de la Métropole. Le blocage de son projet de regroupement des cliniques toulonnaises et hyéroise sur son territoire lui était longtemps resté en travers de la gorge. Mais, là encore, personne n’y croit vraiment et l’intéressé aurait ravalé sa rancœur au profit de l’intérêt général. Et de toute façon, par qui aurait-il été suivi ?

    Un geste politique fort

    Du côté du RN, avec 29 conseillers métropolitains sur 89, Laure Lavalette dispose certes d’une grande capacité de nuisance et compte bien pouvoir l’utiliser. Mais pas, a priori, lors de ce scrutin : les prises de contact n’auraient vraisemblablement pas permis de « retourner » suffisamment d’élus pour jouer un rôle de premier plan ou même d’arbitre.

    Peut-être assistera-t-on tout de même à une candidature de son poulain, le jeune maire de La Valette, Julien Argento, pour la forme.

    La bonne nouvelle, c’est que la maire de Toulon « milite » auprès de ses pairs « pour ne pas proposer » de vice-présidence aux maires RN de La Valette, La Seyne-sur-Mer et Six-Fours, mais plutôt à un des élus de leur opposition. Une décision très politique que l’ensemble des progressistes ayant soutenu la candidature de Josée Massi ne pourrait que saluer.

    Une gauche désormais très peu représentée dans cette assemblée, où elle ne dispose plus que d’un seul conseiller métropolitain : le Seynois Stéphane Sacco (GRS). Mais le chef de file des progressistes dans l’ex-cité des Chantiers, aujourd’hui tombées dans le giron du RN, compte bien incarner une opposition certes constructive, mais fidèle à ses valeurs. « On espère que ce sera Josée Massi, mais on attend de voir, ensuite, quelles seront les orientations elle donnera à la Métropole », explique-t-il.

    Sur la question des vice-présidences, Stéphane Sacco trouve que « politiquement, le geste serait fort », pour marquer clairement le désaccord de la future patronne de TPM avec les valeurs défendues par l’extrême droite, tout en anticipant déjà la victimisation des édiles écartés : « C’est à double tranchant », juge-t-il. Et de conclure : « Pour ma part je veux être le porte-voix de l’ensemble des forces progressistes des communes de la métropole et faire avancer, avec le peu de moyens que j’aurai, certains sujets seynois. »

  • Aix-Marseille : la Métropole des maires face à ses défis

    Aix-Marseille : la Métropole des maires face à ses défis

    Dix ans après la création à marche forcée d’une Métropole longtemps honnie des élus locaux, les maires du territoire veulent lui faire prendre un nouveau cap. Ce mardi matin, dans l’hémicycle du Pharo, c’est selon toute vraisemblance le maire (LR) de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, qui devrait succéder à Martine Vassal à la présidence de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Une candidature devenue largement consensuelle sur les bancs du conseil métropolitain, aussi bien à droite qu’à gauche, après une longue campagne menée en coulisses. Avec une promesse : mettre davantage la Métropole aux services des communes.

    Une place pour tous

    « La Métropole, avec le temps, est passée au-dessus des maires, imposant sa vision technocratique. On va la remettre en dessous des maires », promettait l’édile salonais dans nos colonnes, ce week-end. De quoi répondre à tous ces maires qui reprochaient à l’institution d’être gérée comme une collectivité. « Il y a souvent un écran dans nos compétences de proximité », déplorait le président (SE) des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani, à l’occasion de la conférence des Maires de Provence, le 30 mars à Saint-Victoret.

    Pour beaucoup d’élus métropolitains, il s’agit aussi de tourner la page des conflits marseillo-marseillais qui ont émaillé les séances plénières lors de la dernière mandature. De quoi expliquer cette recherche d’un consensus le plus large possible et un alignement sur une dépolitisation d’une institution dont l’hémicycle penche pourtant davantage à droite. Ainsi, la majorité marseillaise fera de nouveau partie de l’exécutif métropolitain, avec une promesse d’un équilibre territorial dans la distribution des vice-présidences.

    Feuille de route chargée

    Il en va de même pour tous les organismes liés à la Métropole. « Ces outils seront aux mains des maires qui en ont besoin », insiste Nicolas Isnard. Parmi eux, la présidence de la Régie des transports métropolitains (RTM) sera assurée par un Marseillais, a-t-il confirmé : « La RTM sert essentiellement à déplacer des Marseillais, c’est normal que ce soit un Marseillais qui pilote cette maison. » De quoi donner une réponse positive au « New Deal métropolitain » réclamé par Benoît Payan (DVG) dans la campagne. Pas de quoi satisfaire les insoumis, qui dénoncent « une grande coalition de la droite, des macronistes et des socialistes ». Et remettent sur la table leur proposition de loi pour supprimer la Métropole, qui resterait pourtant à inscrire dans leur niche parlementaire.

    Le maire de Salon-de-Provence, de son côté, milite pour un recentrage des politiques de l’intercommunalité, invite les maires à reprendre les compétences du quotidien. « Toutes les communes qui le souhaiteront pourront récupérer ces compétences de proximité », expliquait-il à la presse. Et lorsqu’elles préfèrent, comme Marseille, ne pas les reprendre en gestion directe, il promet une gestion au plus près du territoire. « On peut imaginer que les anciens territoires se recréent, que nous mettions là-bas des antennes et que ces antennes fassent fonctionner, mieux qu’aujourd’hui, ces compétences de proximité », défend-il. Comme un retour à ce qui prévalait avant 2023, après pourtant une complexe réorganisation de l’administration. « Une Métropole à la carte, ce n’est pas un gros mot ! », défendait le président (DVD) du groupe des maires de Provence, Jean-Pascal Gournès.

    Restent les enjeux lourds du territoire, qui peuvent difficilement être découpés à la carte. Après avoir tardé à adopter son programme local de l’habitat, la construction de logements reste en-deçà des besoins, particulièrement pour le logement social, et la rénovation des copropriétés dégradées doit être lancée. Malgré l’adoption d’une feuille de route pour la réindustrialisation du golfe de Fos et de premiers chantiers sur la table, il reste encore 107 millions d’euros à trouver pour construire les équipements publics nécessaires. S’ajoutent encore les murs financiers attendus sur les transports ou les déchets, l’avenir très politique des délégations de service public de l’eau, de l’incinérateur de Fos ou du tunnel Prado-Carénage… « Pour être président de la Métropole, il faut être un peu maso », plaisantait Georges Cristiani.