Tag: Conseil métropolitain

  • À Toulon, la gauche intègre la commission finances et celle des services publics

    À Toulon, la gauche intègre la commission finances et celle des services publics

    Après l’approbation des procès-verbaux des deux dernières séances, celle d’hier s’est concentrée sur l’élection des membres des commissions dans lesquelles se construisent souvent les orientations en termes d’urbanisme, de transports, de logement, de finances, de transition écologique ou de développement économique de la collectivité, avant leur adoption en conseil métropolitain de Toulon-Provence-Méditerranée (TPM).

    Dès lors, la présence de l’opposition en leur sein ne relève pas d’un simple équilibre symbolique, mais garantit le pluralisme démocratique et fournit aux élus un précieux regard en amont des dossiers afin de préparer leurs interventions publiques, d’exprimer leurs réserves ou de demander des renseignements complémentaires.

    La présidente de la Métropole, Josée Massi (SE), dans un souci de transparence, a plus que jouer le jeu des équilibres politiques dans les listes constituées. Et la gauche, réduite à la portion congrue dans cette assemblée, avec un seul élu – le conseiller municipal d’opposition de La Seyne, Stéphane Sacco (GRS) –, a ainsi pu accéder à la stratégique commission finances ainsi qu’à celle concernant les services publics locaux.

    L’élu du groupe Alternative progressiste a confié sa satisfaction d’avoir vu sa candidature retenue à deux reprises : « D’être présent à la commission finances permet de voir en amont tous les projets qui vont sortir. Elle donne une visibilité complète sur l’ensemble des autres commissions. » Et de poursuivre : « C’est important pour nous, opposition de gauche, parce que ça va nous permettre d’avoir un aperçu de tout ce qui va se passer pour notre ville de La Seyne-sur-Mer et d’essayer de porter la voix de La Seyne qui pâtit de la victoire de l’extrême droite à sa tête. »

    Pluralisme démocratique

    Avoir un regard sur les projets alors qu’ils sont en phase d’étude, donc avant leur présentation officielle, donne en effet accès aux informations et la possibilité de poser des questions, de demander des précisions et d’alerter, le cas échéant, sur certains risques ou incohérences.

    À noter également l’élection de la présidente de TPM comme représentante de la collectivité au conseil d’administration de la Société de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur. L’occasion pour le 11e vice-président, Grégory Audibert, de rappeler que la Métropole toulonnaise « promeut le développement des transports en commun et des modes alternatifs à l’usage de l’autosolisme ».

    À ce titre, elle soutient le projet Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur (LNPCA), qui a notamment pour objectif, sur notre territoire, d’améliorer le cadencement des trains du quotidien au quart d’heure pour le RER toulonnais. Pour mémoire, l’établissement public Société nouvelle Provence Côte d’Azur a été créé pour gérer les financements des collectivités territoriales et des groupements de collectivités territoriales.

    Le vice-président de TPM et maire de Saint-Mandrier Gilles, Vincent (LR), va, lui, représenter la collectivité au sein du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), mais aussi au sein de l’Association nationale des élus littoraux (Anel) et de l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une élection qui va ravir l’Association de protection de l’environnement de Saint-Mandrier (APE) et France nature environnement, qui ne cessent de dénoncer, entre autres, le réensablement des plages de la commune, au mépris du Code de l’environnement et des banquettes de posidonies.

    Le conseil métropolitain a également approuvé la révision dite « allégée » du Plan local d’urbanisme de la commune de Hyères. Elle porte sur un projet agrotouristique dans le lieu-dit Sainte-Eulalie, situé au nord-est de la commune, à proximité du massif des Maures et de la vallée des Borrels.

    Ce projet implique notamment la création d’un secteur de taille et de capacité d’accueil limité (Stecal), qui permet la construction en zones A et N et offre ainsi la possibilité aux exploitations agricoles de se développer. À suivre.

    La séance s’est déroulée sans interventions des élus RN. Il devrait en être tout autrement, ce vendredi matin, au conseil municipal de Toulon.

  • Le préfet prend la main sur le budget métropolitain

    Le préfet prend la main sur le budget métropolitain

    Le préfet des Bouches-du-Rhône vient de logiquement prendre la main sur le budget de la Métropole, une situation aussi inédite que le fait que les nouveaux élus métropolitains n’aient pas voté le budget pour l’année 2026, le 28 avril. Le président (LR) de l’institution, Nicolas Isnard motivait ainsi le geste : « Je suis convaincu qu’en prenant, unis et déterminés, la responsabilité de refuser de voter un budget inique qui accablerait nos communes et nos contribuables, nous posons un acte fort pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’impossibilité de faire face. » Et de mettre à l’index « une baisse drastique et continue des dotations de l’État représentant une perte de 120 millions en deux ans ». Bref, « intenable ». Le représentant de l’État a donc logiquement saisi la Chambre régionale des comptes (CRC) pour qu’elle élabore le budget 2026, a indiqué la préfecture à l’AFP mardi.

    Une mesure qui revient à placer la Métropole sous tutelle. La Chambre régionale des comptes, instance de contrôle financier, dispose d’un mois, à réception de tous les documents financiers, pour élaborer un nouveau projet budgétaire. Les 92 maires de la métropole, toutes étiquettes politiques confondues, ont choisi cette option radicale en toute connaissance de cause, chargeant l’État de décider des coupes à effectuer.

    La mise sous tutelle est relative, assure David Ytier, vice-président de la Métropole en charge des finances, car l’intercommunalité continuera de gérer « les affaires courantes » et aura encore « son mot à dire », estime-t-il.

    La Chambre régionale des comptes « va revenir vers nous avant de faire ses préconisations au préfet », qui prendra les arbitrages finaux, ajoute David Ytier qui est également adjoint au maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard. « Les solutions, il n’y en a pas 1 000 : ce sont des hausses d’impôts », notamment la taxe foncière, lâche-t-il. « On ne veut juste pas l’assumer, c’est à l’État de le faire. On le met face à ses responsabilités. » « C’est un peu facile que l’État, dans sa recherche d’économies, se défausse sur les collectivités », abonde Arnaud Drouot, adjoint au maire de Marseille. La Métropole étudie cependant des pistes d’économies, de l’ordre de 40 à 60 millions d’euros.

    « Équation impossible »

    Outre les baisses de dotations de l’État, la Métropole fait également face à une hausse des coûts de fonctionnement, en raison des infrastructures de transports publics, une de ses compétences, lancées par le plan d’investissement Marseille en grand.

    « Nous étions face à une équation impossible », ajoute un élu métropolitain souhaitant rester anonyme qui « savait qu’on allait devoir faire des économies drastiques pendant le mandat mais pas aussi tôt », quelques semaines après les élections municipales qui ont vu la Métropole renouveler sa gouvernance. Les élus métropolitains avaient lancé en avril un appel solennel à l’État pour qu’il les aide à combler le déficit 2026. L’institution veut obtenir, à l’instar du Grand Paris, un déplafonnement du versement mobilité, taxe payée par les entreprises.

  • La Métropole place l’état face à « ses responsabilités »

    La Métropole place l’état face à « ses responsabilités »

    C’est avec trois quarts d’heures de retard que la très attendue séance du conseil métropolitain a démarré. Et elle a duré presque autant. Une séance express ponctuée de quelques délibérations consacrées à des nominations dans différents organismes, puis les élus d’Aix-Marseille Provence ont fait ce qu’ils avaient acté une semaine plus tôt en conférence des maires : ils n’ont pas voté le budget 2026. Les délibérations sur le budget principal et les budgets annexes ont été retirés de l’ordre du jour, avec l’accord des 92 maires, toutes tendances confondues. Le résultat d’un bras de fer engagé avec l’état face aux difficultés financières et au déficit de 123 millions pour 2026, sur un budget de 4,8 milliards en 2025.

    « Les choix faits à Paris »

    « Il a été décidé de transmettre ce budget insoutenable aux services de l’État, à la Chambre régionale des comptes (CRC) d’abord, au Préfet ensuite, pour qu’ils trouvent le moyen de l’équilibrer », explique le président Nicolas Isnard (LR), maire de Salon. Une décision « forte et inédite », « de responsabilité et de courage » souligne-t-il : « On ne peut pas couper constamment les aides allouées aux territoires sans qu’il y ait de la casse. Ça servira à l’ensemble des territoires, communes et intercommunalités du pays. L’État doit comprendre que dans les prochaines lois de finances, nos territoires devront être traités différemment. »

    Dans le viseur, la baisse des dotations à la collectivité chiffrée à 120 millions en deux ans, dont 70 millions actés le 19 février, et qui s’accompagne de la hausse des coûts de fonctionnement liés aux infrastructures de transports avec le Plan Marseille en grand. Avant d’entrer dans l’hémicycle, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, assumait de provoquer « un électrochoc ». « L’État ne nous a pas crus quand nous avons dit que nous ne présenterions pas de budget », réagissait ce dernier après la séance lors de laquelle seule la Dotation de solidarité communale (66 millions répartis entre les 92 communes) a été votée. C’est sur cette base que la CRC travaillera en lien avec les services métropolitains au projet de budget. Elle aura un mois pour rendre un avis au Préfet qui devrait arrêter sa décision courant juin. Deux pistes se dessinent : toucher aux attributions de compensation des communes et augmenter la fiscalité.

    « Je suis content et impatient de voir l’État faire l’exercice avec nous, qu’il se rende compte au local de la conséquence des choix faits à Paris. Les baisses de dotations mènent mécaniquement à des hausses d’impôts massives, un transfert d’impopularité fiscale qu’il va voir de ses propres yeux », assume David Ytier, vice-président délégué aux finances. « L’État va se rendre compte qu’équilibrer un budget avec les décisions prises à Paris n’est plus tenable. Sauf si on remet une carte dans le jeu qui s’appelle le versement mobilité. »

    « Choc fiscal » à venir

    Les élus métropolitains avaient lancé la semaine passée un appel solennel à l’État, réclamant notamment le déplafonnement de cette taxe payée par les entreprises. Son augmentation de 1% rapporterait 200 millions dans les caisses de la Métropole souligne le maire de Marseille. « On est là pour défendre nos habitants et nos communes, on n’est pas là pour combler les trous de l’État qui décide d’exonérer de taxes certaines grandes entreprises et des actionnaires qui gagnent de plus en plus… Il faut qu’ils puissent aussi contribuer au budget de l’État. Ce n’est pas simplement au contribuable de boucher les trous de l’État », insiste Benoît Payan.

    L’intercommunalité a de son côté élaboré un « plan d’économie d’urgence » d’un peu plus de 30 millions d’euros qui permettra d’atténuer le « choc fiscal » à venir en 2026 et 2027, a rappelé Nicolas Isnard. Plusieurs pistes d’économies évoquées sont loin de faire consensus, que ce soit la hausse de la fiscalité, la baisse des subventions aux associations ou l’augmentation des tarifs des transports. Le président a d’ailleurs annoncé des Assises sur le financement des mobilités métropolitaines à la rentrée, « pour faire émerger des pistes pour un financement équitable et pérenne du réseau de transports dans les années à venir ».

    Vice-présidents

    Pierre Huguet : Amélioration du cadre de vie (voirie, propreté); Sophie Joissains : Conférence des Maires, Concertation territoriale, Relations avec les institutions extérieures; Gaby Charroux : Industrie, réindustrialisation et industries créatives; Robin Pretot : Eau et Assainissement, Pluvial; Georges Cristiani : Proximité, maisons de la Métropole, Projet Métropolitain; Olivia Fortin : Emploi, Insertion, Économie Sociale et Solidaire; Pascal Montecot : Aménagement, Planification et Commande publique; Arnaud Drouot : Relations Internationales, Tourisme et Attractivité; Alexandre Doriol : Ressources Humaines et relations sociales; Capucine Edou : Transition écologique, Protection environnement, Lutte contre les pollutions et GEMAPI Marseille; David Ytier : Budget, Finances, Stratégie Fiscale, Maîtrise de la dépense publique et pilotage des satellites; Pascaline Lecorché : Enseignement supérieur, Formation professionnelle, Recherche et Fonds Européens; Frédéric Vigouroux : Mobilités, Mobilités durables, Transports et Projet « Quartier Gare Saint-Charles », LNPCA; Laurent Simon : Énergie et Transition énergétique; Serge Perottino : Relations usagers service public de gestion des déchets – Collecte des déchets; Eric Garcin : Agriculture, Viticulture – Alimentation et circuits courts; Anne Reybaud-Decroix : Traitement et Valorisation des déchets – Ruralité; Jean‑Pascal Gournes : Développement économique, relations entreprises et au monde économique, artisanat et Commerce; Martial Alvarez : logement, habitat et cohésion sociale; Maxime Marchand : Mer, Littoral, Ports.

    Conseillers délégués

    Lionel De Cala : Patrimoine et Politique immobilière, foncier économique; Joël Canicave : Stratégie financière et Contractualisation, Contrôle de gestion; Kayané Bianco Roatta : Jeunesse, Sports, CJM; Daniel Gagnon : Culture, équipements culturels; Michel Iillac : Gestion du trait de côte, Relations avec les usagers du nautisme, Activités nautiques; Audrey Garino : Logement insalubre et politique de la ville; Arnaud Mercier : Métropole numérique, politique publique de la donnée, Relations usagers des services numériques et téléservices mis à disposition des habitants; Hedi Ramdane : Propreté Marseille; Véronique Miquelly : Égalité Hommes/Femmes, Lutte contre les Discriminations et Inégalités; Loïc Gachon : Grand cycle de l’eau, GEMAPI hors Marseille, Étang de Berre; Philippe Ardhuin : Forêts et paysages, espaces naturels et biodiversité, archéologie.

    Lettres de mission

    Hervé Granier : Sécurité/Erp, Sidérurgie, pétrochimie, aéronautique; Pascal Chauvin : Infrastructures, parcs et aires de stationnement, pistes cyclables; Michel Boulan : Équipements Sportifs

    Philippe Charrin : Risques majeurs; Samia Ghali : Anru – Rénovation Urbaine; Michèle Rubirola : Handicap, Santé, Recherche Médicale, Économie de la Santé; Grégory Allione : Relations avec le Parlement européen.

  • Les maires du pays aubagnais ne lâcheront pas la gratuité

    Les maires du pays aubagnais ne lâcheront pas la gratuité

    Ils sont décidés à « ne pas se laisser tondre », comme le répète, Jean-Pierre Squillari, le maire (DVG) d’Aubagne. Alors que la Métropole Aix Marseille Provence doit trouver 130 millions d’euros pour boucler son budget et pourrait envisager dans « des économies de bout de chandelle » la remise en cause la gratuité des transports en commun sur Aubagne et le pays de l’Etoile, neuf maires du territoire montent au créneau.

    Réunis lundi, veille de conseil métropolitain, à la mairie de la Destrousse, ils affichent leur unité et leur ferme opposition à tout retour en arrière. Cette gratuité, instaurée il y a 15 ans, « ne coûte que 2 millions », rappelle Jean-Pierre Squillari. « La gratuité n’est vraiment pas le sujet », abonde Véronique Miquelly, la maire (DVD) d’Auriol pour qui « les difficultés sont d’abord liées au désengagement de l’État ».

    Autour de la table, ils défendent l’aspect social, « 500 euros par an pour un couple » glisse le maire d’Aubagne, et écologique d’une mesure « exemplaire » qui a essaimé jusqu’à Tallinn, capitale d’Estonie et plus près de nous, Montpellier. « Il faut une vision à long terme », insiste Eric Bouillé, maire (DVC) de Roquevaire dont la commune située « dans un goulot d’étranglement voit passer 25 000 voitures par jour ». « Alors que le Val’tram arrive on perdrait la gratuité qui sera une clé de la réussite de cette politique publique ? », s’interroge Ambrozio Dolphi, maire (DVD) de La Bouilladisse.

    « On ira au combat »

    « La gratuité, on l’a payé, nous la retirer serait une anomalie. (…) S’il faut aller au combat on ira, il est hors de question de voter une délibération en ce sens », renchérit Serge Perottino, maire (DVD) de Cadolive, venu en soutien de ses voisins même si le bassin de vie de sa commune est « plus tourné vers Aix ». Bernard Destrost, le maire (DVD) de Cuges souligne, lui, les effets bénéfiques « en termes de sécurité », quand à Marseille, des centaines de milliers d’euros sont engagés dans la chasse aux fraudeurs. Les yeux tournés vers les élections sénatoriales, Michel Lan, le maire (DVD) de La Destrousse entend rappeler à ceux qui lui opposent que « la gratuité n’existe pas », que le versement mobilité des entreprises dont le Sénat a refusé d’aligner son montant sur celui de la région Ile de France, peut être discuté.

    Dénonçant des choix qui ont coûté cher sur la réalisation du Val’tram ou du bus à Haut niveau de service, Jean-Pierre Squillari place le sujet au niveau des conquêtes sur le travail des enfants, la gratuité de l’école publique et les congés payés : « Rien n’est acquis, c’est la lutte qui compte », martèle-t-il. « Il n’y a pas que le problème des 2 millions, il y a aussi la question de l’équité qui va être un bâton dans la roue », note dans la salle Maurice Marsiglia (Se déplacer en liberté), appelant à « ne pas se passer des habitants et des citoyens dans ce combat ».

    « Un combat qui doit être mené à l’échelle de l’ensemble métropole », insiste Yves Mesnard, l’ancien maire (DVG) de Roquevaire, un des artisans de la mise en place de la gratuité sur le pays aubagnais, soulignant que la menace pourrait aussi peser sur la gratuité partielle instaurée pour les moins de 11 ans et les plus de 65 ans à Marseille.

  • Les délégations des vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille continuent d’arriver

    Les délégations des vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille continuent d’arriver

    Après la désignation des vingt vice-présidents de la Métropole, le 7 avril dernier, puis des onze autres conseillers délégués siégeant au bureau le 16 avril, le président (LR) de l’institution, Nicolas Isnard, avait promis qu’ils recevraient leurs délégations « dans quelques jours, sans surprises ».

    Les arrêtés confiant leurs responsabilités restent signés au fil de l’eau : après une première salve le 13 avril pour quatre d’entre eux, Alexandre Doriol et Maxime Marchand ont reçu à leur tour, ce mercredi, leurs délégations.

    Les délégations connues

    Gaby Charroux, 3e vice-président délégué à l’industrie, à la reconversion industrielle et à la décarbonation.

    Pascal Montécot, 7e vice-président délégué à l’aménagement, à l’urbanisme, au Scot, à la planification et aux marchés publics.

    Alexandre Doriol, 9e vice-président délégué aux ressources humaines et relations sociales.

    David Ytier, 11e vice-président délégué aux finances, au budget, à la stratégie financière, à la contractualisation avec l’État et les collectivités, au suivi des transferts, au pilotage des satellites.

    Martial Alvarez, 19e vice-président délégué à l’emploi, la cohésion sociale et territoriale, l’insertion, les relations avec le GPMM, l’habitat, le logement, les autorisations préalables de mis.

    Maxime Marchand, 20e vice-président délégué à la mer, aux ports et au littoral.

  • À Montpellier, LFI se pose en première force d’opposition à Michaël Delafosse

    À Montpellier, LFI se pose en première force d’opposition à Michaël Delafosse

    Nous sommes la première force d’opposition et de proposition à la Ville et à la Métropole. » À l’aune de cette nouvelle mandature, le groupe insoumis à Montpellier entend jouer les premiers rôles, bien qu’arrivé au second tour loin derrière Michaël Delafosse (50,13%) avec 25,06%, talonné par le milliardaire Mohed Altrad (24,8%). « Nous sommes le groupe qui est le plus intervenu dans les conseils. Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration ni pour accompagner la politique [du maire PS] Michaël Delafosse comme le fait le groupe de Mohed Altrad », soutient Nathalie Oziol, cheffe de file du groupe LFI-Verts Populaires (LFIVP). Elle met en avant « la bataille sur le budget, commencée avec le débat d’orientation budgétaire, un budget à rebours des attentes des Montpelliérains : pas de propositions sur le logement, sur le maillage des transports », ose l’insoumise.

    Avec huit élus à la Ville et trois à la Métropole, le groupe revendique tout de même la présidence de la commission des finances. « Cette commission revient normalement au premier groupe d’opposition [c’est le cas à l’Assemblée nationale mais pas dans les communes, Ndlr.]. Nous le revendiquons. Je m’engage à accomplir ce travail et à contrôler les finances de la Ville », déclare Antoine Bertrand. Et ainsi chiper la place au groupe de Mohed Altrad, qui compte également huit conseillers. « Mais ils sont plutôt sept, Mohed Altrad ne siège jamais et nous sommes arrivés en seconde position aux élections », se justifie Antoine Bertrand.

    Le règlement contesté

    Une opposition que LFI veut la plus vivante possible, option réalisable grâce à la constitution d’un groupe. Or, si les insoumis ont pu le créer à la Ville, ce n’est pas le cas à la Métropole. « Michaël Delafosse empêche le pluralisme. Le règlement intérieur a été changé en catimini afin de museler l’opposition. C’est un double verrou : le nombre de conseillers et le nombre de communes représentées ont été augmentés pour constituer un groupe, ce qui témoigne d’une vision dépolitisée de la Métropole », déplore Julia Mignacca. Alors qu’il ne fallait que trois élus auparavant, il en faut maintenant six, issus de trois communes différentes, pour créer un groupe. « Si déposer un recours juridique est pertinent, nous le ferons », annonce Rhany Slimane. Sur les dossiers, les insoumis entendent avancer leurs pions sur la gratuité totale de la cantine scolaire et un plan d’investissement pour faire face à la crise énergétique.

  • Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Il y a eu Hubert Falco (Hor.), de 2018 à 2022, puis son confrère des Républicains, le maire de Hyères Jean-Pierre Giran (2022-2026) quand l’ancien édile toulonnais a été condamné à 5 ans d’inéligibilité. Place désormais à Josée Massi. Jeudi, la maire de Toulon, seule candidate déclarée, et en fin de compte, en lice, alors que l’on pouvait imaginer, au moins pour la symbolique, a sans surprise été nommée à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 voix pour, 28 votes blancs, 3 bulletins nuls sur 89). Elle devient ainsi la troisième présidente de la collectivité, crée en 2018, et la première femme à prendre le poste.

    Une présidence qui ne souffre de (presque) aucune contestation ; même la cheffe de file officieuse du RN Laure Lavalette a considéré comme « naturelle », dans une prise de parole qui s’apparentait à une première passe d’armes avant le vote. Celle-ci était attendue au vu des tendances laissant entendre qu’aucun poste de vice-président ne serait laissé aux maires d’extrême droite (Julien Argento [UDR] à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti [RN] à Six-Fours et Dorian Munoz [RN] à la Seyne-sur-Mer). « Vous avez été élue grâce aux voix de l’extrême gauche » a-t-elle asséné, dans le style populiste qui la caractérise, moins efficace dans une assemblée que face à son électorat. « Qu’est-ce qui n’est pas clair dans le message des électeurs ? Pourquoi ce sectarisme ? À quoi bon humilier les élus ? Il faut ouvrir cette mandature sur le dépassement des clivages et faire respecter les usages de la métropole. » « Vous verrez ce qu’on fera », lui a laconiquement répondu Josée Massi.

    Après une première suspension demandée par l’extrême droite, au bout de 20 minutes de séance, pour tenter de faire plier la future présidente de la métropole à travers des discussions informelles, cette dernière a été officiellement élue. « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination ».

    Massi : « Le RN ne prendra pas part à l’exécutif »

    « Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes », a-t-elle poursuivi. « Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée a le pouvoir d’influer sur le quotidien de nos administrés, mais aussi de modeler durablement le visage de notre territoire pour les décennies à venir. »

    Et la maire de Toulon n’a pas reculé face aux doléances des élus frontistes et UDR : « J’ai fait un choix clair : le Rassemblement National ne prendra pas part à l’exécutif. » Une décision « prise en concertation avec tous les maires de la majorité », que Josée Massi « assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens. Gouverner, c’est choisir. Et je choisis la cohérence. Ainsi, la direction politique de la métropole ne souffrira d’aucune ambiguïté ».

    Elle a toutefois assuré qu’elle « [travaillerait] avec chacun des 12 maires, dans un esprit de dialogue et de coopération. J’y tiens, car nous avons en commun le fait de souhaiter le meilleur pour notre territoire ». Des concertations qui se tiendront au sein d’un conseil des maires qu’elle souhaite voir se réunir une fois par mois, et qui ne sera « pas une réunion de plus, mais un lieu d’échanges et de coordination entre maires, parce qu’il est essentiel pour la métropole d’être en prise directe avec les réalités des communes, au service des communes et des habitants ».

    Malgré l’indignation du conseiller municipal RN de Toulon Amaury Navaranne, qui voit cette décision comme une rupture avec l’habitude de transmettre aux maires la possibilité de siéger au bureau de la métropole, « un choix qui respecte la loi, mais n’en respecte pas l’esprit », et une dernière tentative de négociation après une nouvelle interruption de séance, l’extrême droite n’a pas eu gain de cause et ne sera investi d’aucune fonction exécutive.

    Stéphane Sacco veut « assumer son rôle »

    De l’autre côté de l’échiquier politique, Stéphane Sacco (GRS), seul conseiller métropolitain de gauche, siégera lui aussi dans l’opposition, et a tenu à rappeler, en dehors de l’assemblée, « le rôle qui est le [sien] : porter une voix, des valeurs, une vision attachée à la justice sociale, à la solidarité, à l’égalité des territoires. Mais ma présence ici ne se limite pas à incarner une sensibilité politique. Elle s’inscrit dans une volonté de faire avancer les projets qui concernent nos concitoyens, en particulier ceux de La Seyne et des quartiers seynois ».

    Avec, en perspective, « des défis majeurs : en matière de transition écologique, de mobilités, de logement, de cohésion sociale. Ils exigent de nous du courage, de l’écoute et de la responsabilité, et parfois dépasser nos désaccords ». Pour ce faire, l’élu seynois dit vouloir « discuter avec certains élus, dont Madame Massi », et aimerait intégrer les commissions budget, développement urbain et transports, « pour porter la voix du tramway, car il n’est pas trop tard, les voix du BHNS pouvant encore se transformer ». Les commissions seront attribuées lors du prochain conseil métropolitain, le 23 avril.

    Les vice-présidents

    1er vice-président : Jean-Louis Masson (LR), 72 ans. Président du conseil départemental. 1er adjoint à la mairie de la Garde Hélène Arnaud-Bill.

    2e vice-président : Véronique Bernardini (LR), 58 ans, maire de Hyères

    3e vice-président : Christian Simon (LR), 66 ans, maire de la Crau

    4e vice-président : Robert Beneventi (LR), 82 ans, maire d’Ollioules

    5e vice-président : Gilles Vincent (DVD), 75 ans, maire de Saint-Mandrier

    6e vice-président : Ange Musso (LR), 66 ans, maire du Revest-les-Eaux

    7e vice-président : Hélène Arnaud-Bill (LR), 74 ans, maire de la Garde

    8e vice-président : Hervé Stassinos (LR), 65 ans maire du Pradet

    9e vice-président : Arnaud Latil (DVD), 52 ans, maire de Carqueiranne

    10e vice-président : Laurent Isnard (SE), 63 ans, 6e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

    11e vice-président : Grégory Audibert (LR), 47 ans, 1er adjoint de la maire de Hyères Véronique Bernardini

    12e vice-président : Thomas Pison (SE), 63 ans, 4e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

  • Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    C’était attendu. Sans surprise, et en tant que seule candidate, Josée Massi a été élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 vois pour, 28 bulletins blancs et 3 nuls).

    Elle succède ainsi à l’ancien maire de Hyères Jean-Pierre Giran (LR, absent de l’assemblée bien que membre du conseil métropolitain), qui avait pris la succession d’Hubert Falco en 2022 suite à sa condamnation à 5 ans d’inéligibilité.

    « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination. Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes. Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée à le pouvoir de changer le destin de nos administrés. »

    Aucun vice-président issu de l’extrême droite

    La nouvelle présidente de TPM a par ailleurs annoncé qu’aucun élu d’extrême-droite, y compris les maires (Julien Argento à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti à Six-Fours et Dorian Munoz à la Seyne-sur-Mer) ne prendrait de vice-présidence, et n’occuperait donc de fonction exécutive. « C’est une rupture avec l’habitude de permettre aux maires de siéger au bureau de la Métropole », s’est offusqué Amaury Navaranne, conseiller municipal (RN) à Toulon. « Si votre choix respecte la loi, il n’en respecte pas l’esprit. » « Cette décision, je l’ai prise en concertation avec tous les maires de la majorité métropolitaine, et je l’assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens », a justifié Josée Massi.

  • La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    Derrière le pupitre installé au cœur de l’hémicycle pour sa première prise de parole, Nicolas Isnard s’empresse de célébrer : « La Métropole des maires est en marche ! » Seul candidat en lice, le maire de Salon-de-Provence a été élu ce mardi midi président de la Métropole Aix-Marseille-Provence par 199 voix pour, et 38 votes blancs. Sans les voix de l’extrême droite, donc. De quoi ouvrir un nouvel acte pour cette institution de tout juste dix ans, après les présidences successives de Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal.

    Pas candidate à sa propre succession, celle-ci avait eu « la responsabilité exigeante et fondatrice de mettre en place cette Métropole », lui a rendu hommage le doyen de l’assemblée présidant la séance, le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux. Mais s’il salue sa « détermination », il n’en appelait pas moins à franchir « une nouvelle étape dans la clarté, la confiance, l’efficacité ». « L’équilibre à construire est connu, une Métropole stratégique et des communes pleinement respectées dans leurs responsabilités », insistait celui qui, par deux fois, s’était porté candidat à la présidence de la Métropole.

    Équilibre de l’exécutif

    Ce respect des communes faisait figure de programme pour le maire de Salon-de-Provence, depuis de longs mois en campagne. « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes, défend-il après son élection. Ce que nous avons entre les mains, c’est un outil de coopération, qui doit être le fruit des communes de travailler ensemble. » Et notamment avec la première d’entre elles, Marseille, « qui doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ». La distribution des vingt vice-présidences, après une longue interruption de séance, illustre la recherche de cet équilibre à la fois politique et territorial. Les quatre premières vice-présidences sont accordées aux quatre premières villes, une suggestion qui avait été faite, il y a deux ans, par le député Éric Woerth chargé d’un rapport sur les compétences locales. Surtout, la majorité marseillaise, enfin, hérite de cinq vice-présidences. « C’est un grand soulagement, cette élection à Marseille nous a permis de provoquer le grand changement espéré dans cette Métropole », célébrait son maire (DVG) Benoît Payan qui en arrivant au Pharo attendait « des preuves d’amour » du futur président. La gauche métropolitaine au total hérite de huit vice-présidences, proportionnelle à son poids dans l’hémicycle. L’extrême droite n’a aucun siège, « une ligne que nous ne voulions pas franchir », se réjouit Gaby Charroux. « Mais il y a un vrai trou à l’Est de l’étang de Berre », déplore le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. Face aux menaces de suspension de séance, la désignation des onze autres membres du bureau est repoussée au 16 avril.

    Pour ce nouvel exécutif, la priorité est donnée à la décentralisation de la Métropole. « Avant d’avoir des ambitions, il faut d’abord organiser la maison », explique face à la presse Nicolas Isnard. « Cette Métropole a trop souffert de ces querelles du quotidien, ces difficultés à gérer les compétences de proximité », déplore-t-il. Dans l’hémicycle, il redit sa volonté de laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer ces compétences de proximité que nous connaissons mieux que quiconque ».

    Décentraliser les services

    De quoi répondre aux attentes des maires. « Sur la collecte des ordures ménagères, la gestion de l’eau et de l’assainissement, si demain il y a un arrêté, je signe ! » fête Gaby Charroux. « C’est depuis la Métropole que Marseille s’occupera de ces questions-là », défend pour sa part Benoît Payan, demandant deux ans au moins « pour commencer à voir des résultats ». Même s’il reste « des cliquets législatifs à lever pour aboutir sur les transferts de certaines compétences », alerte la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains.

    Cette décentralisation prendra une forme concrète à travers des Maisons de la Métropole, « de véritables antennes métropolitaines installées au cœur des territoires qui auront vocation aussi bien à accueillir les habitants qu’à être des espaces de rencontre pour les maires », présente Nicolas Isnard, qui souhaite les associer à des contrats de projet. Elles devraient servir de point d’appui à une réorganisation de l’administration, avec l’installation de directeurs et la décentralisation de certains services. « Si on ne se dispute plus pour un abribus ou un passage de benne, nous aurons plus d’énergie à dépenser pour trouver de vraies solutions aux vrais problèmes de la Métropole, le premier d’entre eux étant le transport », résume son nouveau président. Une priorité suivie du développement économique, de la construction de logements, de la transition écologique, de la gestion des déchets… « Nous avons un devoir, de réussir ensemble dans un climat apaisé », conclut-il. Même si le maire de Marseille reconnaît : «Il y a des sujets qui seront éminemment plus politiques, et nous aurons des débats, qui seront peut-être compliqués. »

    Grand Avignon mercredi, Toulon PM jeudi

    Les 73 élus communautaires du Grand Avignon ont rendez-vous ce mercredi matin (9h30), à la salle polyvalente de Montfavet, pour élire le président de l’Agglomération. Comme indiqué dans notre édition de ce week-end, le renoncement de Joël Guin, président (DVD) sortant, à briguer un second mandat, ouvre un boulevard à Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) d’Avignon.

    L’élection du président de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) aura lieu ce jeudi 9 avril à 9h, en préfecture du Var. La présidence de l’institution devrait revenir à Josée Massi (SE), réélue maire de Toulon au second tour des municipales.

  • L’ère des maires

    L’ère des maires

    Une nouvelle page de l’histoire de la Métropole Aix Marseille Provence s’ouvre. Institution mal aimée, imposée par l’État aux maires, la Métropole a eu des débuts chaotiques sous la présidence de Jean-Claude Gaudin. Martine Vassal, avec l’appui du Département, a cherché à la « stabiliser » tout en ayant à gérer la suppression des conseils de territoire. Une évolution législative là aussi mal vécue par les communes qui y ont vu la négation des bassins de vie sur lesquels repose le quotidien des habitants.

    Premier président non-marseillais de la courte histoire de la Métropole, Nicolas Isnard a su créer les conditions d’un large consensus incluant les maires de gauche et singulièrement celui de la deuxième ville de France.

    Gérer les contradictions

    En promettant une « Métropole des maires », le premier magistrat de Salon-de-Provence a su trouver les mots justes pour convaincre, il lui reste à ne pas décevoir dans la mise en œuvre.

    Le principe de primauté des maires sur les affaires de leur commune ne manquera pas de rencontrer quelques contradictions dans son application concrète lorsqu’il s’agira d’investir ici mais un peu moins là, de garantir la gratuité des transports ici mais pas forcément là.

    Nicolas Isnard devra faire montre de diplomatie et jouer collectif. Il aura aussi à convaincre l’État de mettre au pot pour les grands projets structurants de la Métropole maintenant que les relations entre élus semblent s’apaiser.

    C’est la condition pour que notre territoire rattrape son retard et pour que la Métropole des maires devienne aussi celle des habitants.