Tag: conférence

  • Le plastique s’invite au Bar des sciences à Montpellier

    Le plastique s’invite au Bar des sciences à Montpellier

    Informer pour mieux lutter contre la propagation des microplastiques : c’est le principe de la prochaine conférence de l’Université de Montpellier proposée dans le cadre du Bar des sciences. Cet échange sera l’occasion de discuter avec les professionnels et de répondre aux questions sur les gestes du quotidien permettant de limiter leur diffusion. Ouverte à tous, la rencontre se veut accessible et pédagogique, afin de donner à chacun les clés pour mieux comprendre et agir face à cet enjeu majeur.

    Pour animer le débat, Sylvain Catrouillet, Xavier Coussin et Laura Arsenie, chercheurs et experts en chimie et spécialistes des microplastiques, animeront la séance. Une tâche d’utilité publique comme l’explique Xavier Coussin, chercheur à l’Inrae et au laboratoire Marbec de Palavas-les-Flots : « Ce que l’on veut avant tout avec cette rencontre, c’est sensibiliser le grand public sur le sujet des microplastiques. Il s’agit de petits bouts de plastique de 5 millimètres ou moins. On en trouve partout et ils sont uniquement d’origine anthropique. »

    Un danger pour les êtres vivants

    Une prolifération liée aux activités humaines, qui représente un réel danger pour les êtres vivants et l’Homme, témoigne le chercheur : « Les microplastiques impactent tout le monde. On les retrouve dans la nature, chez les animaux, les poissons et même chez nous, les êtres humains. » Une présence dans les organismes qui a un coût, explique Xavier Coussin : « Dans la majorité des cas, les particules sont inhalées par les individus. Le principal risque avec cette exposition chez l’Homme va être la dérégulation de la flore intestinale. C’est un problème important car ça peut créer des troubles et des complications pour les personnes concernées. »

    Au-delà des risques sanitaires, les chercheurs insistent également sur les conséquences environnementales à long terme. Les microplastiques s’accumulent dans les sols et les océans, perturbant aussi durablement les écosystèmes. Les océans et la faune marine sont les plus touchés par ces contaminations. Selon les chiffres du ministère de la transition écologique, chaque année dans le monde près de 400 millions de tonnes de plastiques et microplastiques sont relâchées dans les océans. Si les milieux aquatiques semblent les plus touchés, les sols ne sont pas épargnés. En France toujours selon l’organisme gouvernemental, trois quarts d’entre eux seraient contaminés par la présence de microplastiques.

  • Cap sur la 23e édition du salon Les Nauticales !

    Cap sur la 23e édition du salon Les Nauticales !

    C’est un rendez-vous qui a « le goût du large et la mémoire des horizons », pour le maire (DVD) de La Ciotat Alexandre Doriol. Pendant une semaine, sa ville va vivre au rythme du nautisme et de la grande bleue avec le retour des Nauticales, du 14 au 19 avril, au port des Capucins.

    Organisé par la Métropole avec la participation de La Provence, le plus grand salon nautique à flot du Sud de la France accueillera près de 20 000 visiteurs et présentera près de 100 exposants, 79 marques et quelque 200 bateaux, entre voiliers, vedettes familiales, catamarans, semi-rigides ou encore bateaux électriques, offrant un panorama des tendances actuelles sur un espace d’exposition de 25 000m2.

    Trois tables rondes

    La navigatrice Isabelle Autissier, première femme à avoir accompli un tour du monde en solitaire lors d’une compétition en 1991 et militante écologiste, est la marraine de cette 23e édition placée sous le signe de la responsabilité. « Elle incarne cette alliance rare entre l’appel à l’évasion et le devoir de protection », affirme Alexandre Doriol.

    Au-delà des expériences immersives, des démonstrations, des initiations et des rencontres avec les professionnels et les pratiquants de sport de glisse notamment (avec un village dédié à ces sports de 1 000m2), cette édition offre un espace d’expression, de réflexion et de transmission des récits et des expériences de celles et ceux qui vivent la mer avec « Parlons Mer » s’intègre naturellement au programme du salon. Trois rendez-vous rythmeront la semaine : mardi, Isabelle Autissier, Nicolas Rouger et Christopher Pratt évoqueront la mer comme espace d’aventure, d’accomplissement, d’audace et de transmission. Mercredi, une conférence abordera les grandes questions du nautisme méditerranéen : transition, innovation, motorisations propres, emplois maritimes, structuration des filières. Samedi, les associations locales seront mises à l’honneur et dessineront les enjeux de préservation du littoral, d’éducation et de citoyenneté.

  • La Bambouseraie d’Anduze fête ses 170 ans

    La Bambouseraie d’Anduze fête ses 170 ans

    Afin de préparer au mieux cet événement, Yann Arthus-Bertrand, cinéaste et grand photographe, a été nommé parrain de l’anniversaire. Un invité de « marque, pour un anniversaire unique », assure Valentine Crouzet, directrice générale de la Bambouseraie. Un enthousiasme amplifié par l’histoire familiale de la directrice, très attachée à la Bambouseraie.

    Créée en 1856 par Eugène Mazel, la Bambouseraie est un jardin botanique composé de plantes venant de 5 continents (Asie, Europe, Afrique, Amérique et Océanie). Racheté en 1902 par Gaston Nègre, l’organisme n’a depuis jamais cessé d’appartenir à la famille de Valentine Crouzet. « Ce jardin, c’est vraiment une histoire de famille. Ce sont mes parents qui détiennent le lieu aujourd’hui encore et ensuite ce sera mon tour », confie l’arrière-petite-fille de Gaston Nègre.

    Un lieu symbolique et un amour pour les plantes et la nature : « Pour nous, faire vivre la nature, c’est aussi donner la possibilité de la connaître. Le vivant, les plantes et la préservation du milieu naturel, ça a toujours été l’ADN du jardin. C’est aussi pour cela que le lieu s’appelle la Bambouseraie », ironise Valentine Crouzet. Pourtant, si le jardin botanique compte plus de 230 types de bambous différents, la directrice le garantit : « La Bambouseraie, ce n’est pas qu’un jardin avec des bambous. Aujourd’hui, on compte plus de 1300 variétés de plantes de tous types. Notre objectif, depuis la création du lieu en 1856, a été le même : préserver la nature et mettre en avant les plantes du monde entier ».

    Une mise en avant de la nature et de sa beauté célébrée cette année avec les 170 ans d’existence du lieu. « Cette célébration est venue assez spontanément. Quand j’ai évoqué l’idée de fêter les 170 ans avec les équipes, tout le monde était d’accord pour organiser un événement spécial ».

    Une célébration sous l’égide de la sensibilisation, comme le souligne la directrice : « Au-delà de fêter notre anniversaire, notre objectif est aussi de faire prendre conscience de la beauté de la nature et de l’importance de la préserver. C’est pour cela que nous avons contacté Yann Arthus-Bertrand, que nous faisons intervenir Marc-André Selosse, Vinciane Despret ou Jeanne Pham Tran pour parler de ces sujets ».

    * Retrouvez le programme des 170 ans de la Bambouseraie : https://bambouseraie.fr/notre-histoire

  • Les femmes du Rojava à l’honneur du Nouvel an Kurde

    Les femmes du Rojava à l’honneur du Nouvel an Kurde

    Pour cette troisième séquence du festival Newroz, co-organisé par Solidarité et liberté Provence et le Collectif solidarité Kurdistan 13, c’est le Rojava, kurdistan syrien, qui était mis à l’honneur. Trois des coautrices de Nous vous écrivons depuis la révolution, paru en 2021 aux éditions Syllepse, sont venus raconter leur expérience au cœur de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie.

    Textes de réflexions, poèmes, contes, extraits de journaux intimes… L’ouvrage qu’elles présentent se compose d’écrits de « femmes internationalistes, mères, journalistes, militantes qui ont passé de quelques jours à plusieurs années [dans les rangs] de la révolution du Rojava ».

    Leur objectif : inviter lecteurs et lectrices à découvrir « le projet et la réalité des femmes de la Syrie du nord et de l’est qui, depuis 2012 [à l’époque, peu de temps après la guerre civile en Syrie, la majorité du Kurdistan syrien passe sous le contrôle des milices kurdes, Ndlr], travaillent minutieusement à la création de leurs structures autonomes ». Car le combat Kurde est aussi connu pour sa dimension profondément féministe, incarnée, notamment, par les Unités de défense de la femme (YPJ), organisation militaire exclusivement composée de femmes.

    « Vivre dans un système plus juste »

    « Ma première réelle prise de conscience sur les femmes au Kurdistan était en 2004, à l’occasion d’un reportage dans un camp d’entraînement, raconte Mireille Court, professeure d’anglais, journaliste pour Le Monde Diplomatique et co-autrice. J’ai remarqué une égalité totale entre les filles et les garçons. Il pouvait y avoir les filles qui fendaient le bois et les garçons qui faisaient le pain. Il n’y avait aucune différence, c’était vraiment l’égalité et ça m’avait énormément frappée. »

    Fille d’ouvriers syndicalistes et également co-autrice, Sarah Macha voit, elle, dans le mouvement kurde une grande source d’inspiration. « Quand j’ai compris quel était le projet politique et social du Kurdistan, porté par ces femmes, (…) ça a résonné énormément avec les recherches de ma génération à l’époque, retrace-t-elle. Cette volonté de vivre dans un système beaucoup plus juste, plus démocratique, dans lequel tous les peuples, les femmes, les jeunes (…) pourraient s’unir. Je pense que le Rojava a représenté ça aussi. »

    Marie, militante pour un Kurdistan libre et dernière co-autrice présente lors cette rencontre, a proposé une recontextualisation du conflit, toujours vif aujourd’hui.

  • Une conférence scénarisée sur le climat et la santé à Martigues

    Une conférence scénarisée sur le climat et la santé à Martigues

    Apprendre tout en s’amusant. C’est ce que proposent les membres du groupe santé environnement de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du pays de Martigues avec le spectacle Le thermomètre monte… et nous ? qu’ils présenteront dans la salle du Grès le 16 avril, à 20h.

    « C’est une conférence scénarisée, un objet hybride pour rendre les choses un peu plus fluides et agréables, commence Gérard Eddi, médecin généraliste. Ce sujet peut être ardu et anxiogène, on cherche à y apporter des solutions, que ça permette de faire cheminer une réflexion. »

    Au total, huit experts du territoire martégal discuteront sur scène, chacun de sa spécialité, dans un jeu de rôle épuré. « On partira de la définition du réchauffement climatique, déroule Jérôme Sambussy, référent Sud-Est de Météo France. Puis on colle ce fil conducteur aux réalités sociales et sanitaires. On parlera des effets sur le corps, de la régulation thermique, des impacts sur les allergies, le système cardiovasculaire, des facteurs aggravants et des personnes les plus vulnérables et des manières de contourner les blocages psychologiques qui entravent les actions. »

    Colette Japel, du service social de l’hôpital de Martigues, confie : « On fait aussi cet événement pour recruter au sein de la CPTS. » Son collègue Stéphane Luigi, urgentiste au sein du même centre hospitalier, ajoute : « Le meilleur moyen de faire vivre la démocratie et de s’emparer d’une question complexe comme celle-ci, c’est de faire de la proximité. D’autant qu’on est un territoire vulnérable à bien des égards. »

  • À Toulon, une conférence pour s’emparer des droits humains et faire reculer la haine

    À Toulon, une conférence pour s’emparer des droits humains et faire reculer la haine

    Les résultats des urnes dans le département, la montée de l’extrême droite et la banalisation de paroles racistes montrent qu’il y a urgence à mobiliser tous les outils de résistance civile et à les faire connaître plus largement. C’est ce que propose de faire ce soir le Comptoir des idées à l’Hélice avec une conférence intitulée « Des droits de l’Homme aux droits humains : la société civile toujours concernée », animée par Pierre Mitrano, un Varois membre du conseil national d’Amnesty International.

    « On compare beaucoup la période dans laquelle on se situe aux années 1930, et c’est sûr qu’on vit aujourd’hui des choses que nos aïeux ont vécues. La grosse différence, c’est que depuis, l’humanité s’est dotée de textes pour prévenir ces erreurs », explique-t-il pour commencer.

    À la société civile donc de s’en emparer et de se lever pour faire respecter le droit. Et de poursuivre : « Nous tous, au quotidien, on peut être porteurs de ces valeurs pour bloquer, ou du moins ne pas propager des discours toxiques qui peuvent discriminer les personnes, prononcés parfois même sans que son émetteur s’en rende compte. »

    Une sensibilisation qu’Amnesty international exerce auprès des jeunes publics au sein des établissements scolaires. Une éducation aux droits humains qui s’opère de manière très pratique par des mises en situation, et des échanges, précise le militant.

    Le travail de sensibilisation d’Amesty international

    « Aussi surprenant que ça puisse paraître, beaucoup ne connaissent pas ces textes. Beaucoup ne savent pas que ça existe », ajoute-t-il. Il précise : « On a l’impression que ça leur passe un peu au-dessus de la tête et que ce n’est pas du tout dans leurs préoccupations, qui sont davantage tournées vers l’immédiateté de la consommation que par le vivre ensemble. » Et ce alors même qu’ils sont souvent visés par des discriminations.

    L’objectif, insiste Pierre Mitrano, est de leur faire comprendre qu’on ne peut pas vivre en société avec des préoccupations uniquement physiologiques et qu’il y a des règles pour respecter l’autre et que les autres nous respectent.

    Des mises en situations ludiques basées sur la réflexion qui amènent à la prise de conscience, avec parfois « des étincelles dans les yeux ». Ils peuvent alors découvrir que les discriminations dont on leur parle sont des situations qu’ils vivent presque quotidiennement, sans toujours réussir à mettre des mots dessus.

    Le militant des droits humains développe : « Ce sont eux qui, petit à petit, nous livrent des témoignages qui montrent clairement qu’ils sont discriminés, que ce soit par leurs origines, par leur âge, leur quartier ou leur couleur de peau. »

    L’idée est également de les aider à prendre conscience, dans le même temps, que des petites vannes qu’ils s’échangent parfois entre eux sont aussi discriminatoires. Et comment de « victimes », ils se transforment en « agresseurs ». Même si la personne qui émet ces propos-là ne se rend même pas compte de leur sens et de leur portée.

    « Justement, on est là pour ça, pour montrer que quand on lance un “Sale pédé !” ou qu’on parle de “travail d’Arabe”, des insultes malheureusement courantes, ce n’est pas anodin, que derrière, il peut se cacher quelque chose », insiste Pierre Mitrano. L’occasion de leur montrer que ces propos peuvent activer des idées et des actions aussi.

    « On leur explique que ça peut amener jusqu’à l’apartheid, et on sait que l’apartheid peut amener jusqu’au génocide », rappelle le membre du conseil national d’Amnesty international.

    Le public d’adultes de ce jeudi soir en tirera certainement matière pour continuer la lutte de tous les instants et participer pleinement à faire société.

  • [Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin

    [Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin

    Classé parmi les besoins physiologiques, cet acte essentiel est effectué plusieurs fois par jour. Mais lequel d’entre nous s’est-il demandé la différence entre s’alimenter ou se nourrir ? Joëlle Zask nous propose d’en discuter ensemble samedi à 17h30. « La question du partage de la nourriture, de l’hospitalité, de la gastronomie est devenue très présente dans le débat sociétal, mais qui y a vraiment accès ? », se demande l’autrice.

    Dépendance alimentaire

    Pour Joëlle Zask « l’alimentation crée de la dépendance au sucre, au gras, aux traitements… En transformant la nourriture en alimentation, on découvre toutes sortes de mécanismes d’asservissement, via l’empoisonnement, le développement d’addiction ou encore la difficulté d’accès aux circuits courts. » Pourtant le développement de l’agro-industrie depuis la révolution verte des années 1960 prétendait être « la seule solution pour nourrir 9 milliards d’êtres humains ». En 2026, le constat est tout autre. Depuis 6 ans, la population mondiale souffre à nouveau d’insécurité alimentaire. « L’obésité tue 3 fois plus que la faim », souligne l’autrice dans ses recherches.

    Sur le simple constat que l’autosuffisance alimentaire n’est pas innée mais acquise, la question du comment donner à manger sans plonger l’enfant dans la vulnérabilité devient essentielle. La grande distribution et ses propositions ultratransformées persuadent d’être la seule alternative. « Ce n’est pas faux, c’est très compliqué de revitaliser les circuits courts, de les reconstruire à partir du moment où on a supprimé toute l’ancienne infrastructure », déplore-t-elle.

    Des plus jeunes aux plus âgés en Ehpad, à travers l’Histoire, les civilisations, les courants économiques, ou simplement les traditions, Joëlle Zask brosse un portrait très réaliste d’une société malade. Et questionne : « Si une société dite démocratique doit permettre à chacun de manger à sa faim, comment sortir de cette spirale ? »

    Conférence samedi à partir
    de 17h30 à la librairie de la Friche (3
    e). Gratuit sans réservation.

    « Donner à manger », éditions Premier parallèle, 201 pages, 17 euros,

  • L’Union pour Arles aux bons soins des quartiers populaires

    L’Union pour Arles aux bons soins des quartiers populaires

    Les enfants de l’école Georges-Brassens, guidés par leur professeur de sport, ne sont pas découragés à la vue de leurs équipements en ce vendredi début d’après-midi. La cage de but de leur terrain synthétique est attachée à un filet troué, les grillages tiennent au fil de fer, tandis que le terrain de football à proximité, qui n’a plus de filets aux buts, laisse s’épanouir herbes et moustiques, en nombre.

    Ce n’est pas un hasard si Nicolas Koukas (PCF) et ses colistiers de l’Union pour Arles ont investi les abords du gymnase Angelin, dans le quartier du Trébon, pour leur conférence de presse dédiée aux quartiers. « On va réinvestir ces quartiers délaissés depuis 6 ans » prévoit le candidat, parlant d’un « plan d’investissement massif ». « Ça ne demande pas des millions de refaire la cage des buts et de grillager l’entrée pour éviter des feux », souligne-t-il en désignant l’arrière noirci du gymnase.

    Leur idée pour Arles est d’installer « des mairies annexes avec les drapeaux tricolores et de la Ville pour montrer que la puissance publique est là », d’après Nicolas Koukas, des lieux dans lesquels pourraient se côtoyer espaces culturels, antenne de la médiathèque, ou encore acteurs de l’accompagnement à l’emploi. « On pense aussi à France services pour faire ses démarches », complète Sylvette Carlevent.

    Démocratie participative

    Outre les services, Nicolas Koukas insiste sur le fait de « mettre les bailleurs face à leurs responsabilités », en rencontrant leurs dirigeants pour « leur mettre une pression constante sur l’entretien intérieur et extérieur des immeubles ». Le candidat propose le cadre d’un « contrat mixte entre la Ville et les bailleurs » sur la répartition des compétences : « Déchets, propreté, qui fait quoi ? Il n’y a pas de suivi, ça prendra du temps mais on n’abandonnera pas les quartiers. »

    Bruno Leclerc (NPA) souligne l’importance de « mettre en place la démocratie participative, engagement fort de l’Union pour Arles pour que les jeunes et les habitants des quartiers reprennent leur vie quotidienne en main » au travers des conseils de quartier. « Nous leur donnerons des moyens et nous lançons un large appel aux habitants pour en faire une structure de décision », insiste Nicolas Koukas. Fatima Benamar complète : « Un habitant est seul face à un gros groupe. Au conseil de quartier c’est différent. On est plus proche et moins isolé. »

    « Nous recruterons aussi un médecin au sein du service hygiène de la Ville » pour lutter contre les logements insalubres et « traiter rapidement les signalements », conclut Nicolas Koukas.

  • Festival « Battement d’elles » à Nîmes : “Silex”, une conférence acrobatique sur la sexualité

    Festival « Battement d’elles » à Nîmes : “Silex”, une conférence acrobatique sur la sexualité

    On vous rassure tout de suite, c’est une conférence qui n’a rien d’un cours magistral ! Au contraire… À travers le personnage de Juliette, une acrobate qui raconte son parcours autour de la sexualité, Silex s’emploie, avec humour, « à questionner les idées reçues avec lesquelles on s’est construit. Par exemple celle qu’un rapport sexuel, pour être bon, doit durer longtemps ; que la pénétration est forcément centrale ; qu’une sexualité réussie, au sein d’un couple, va être une sexualité régulière… », énumère Inès Maccario, de la compagnie toulousaine Sid, auteure et interprète de ce solo.

    « L’idée est de démystifier des croyances autour de la sexualité et de célébrer le plaisir. Ces dernières années, on a beaucoup parlé des violences liées à la sexualité, ce qui est vraiment nécessaire. Mais on parle un peu moins du plaisir. J’avais envie de remettre ça au centre », développe cette acrobate diplômée de l’académie Fratellini, école supérieure des arts du cirque. Un médium sur lequel elle s’appuie pour créer cette « conférence acrobatique » conçue sur le modèle des conférences gesticulées. « Juliette est un personnage qui, pour gérer les choses et les comprendre, va être beaucoup dans l’analyse. Du coup, elle partage ses connaissances et ses recherches autour de la sexualité, mais raconte une histoire qui reste intime. On n’a pas le côté rébarbatif de la conférence, on est sur une autofiction, un parcours de vie, mais avec un personnage qui va quand même s’appuyer sur des recherches et pas simplement sur un ressenti », détaille Inès Maccario. Le corps, lui, « arrive dans les moments où la parole ne suffit plus ». L’acrobatie permet de représenter la sexualité de manière distanciée et métaphorique, « sans que ce soit une imitation crue. Ça permet que ce soit socialement partageable ».

    Accessible à partir de 14 ans, ce spectacle est régulièrement proposé dans des collèges et des lycées. Mais pas que ! Les adultes y sont également très réceptifs… « Je vois, quand on joue dans l’espace public, que ça leur parle aussi, car on a tous cruellement manqué d’éducation à la sexualité, en dehors de la reproduction », estime Inès Maccario. Ce spectacle « permet à chacun de tirer des fils et de faire des liens avec des vécus, sans poser de nouvelle injonction. Il n’y a pas une bonne et une mauvaise sexualité », insiste l’artiste.

    Jeudi 12 mars à 18h30, Silex sera donc proposé au lycée Daudet, salle Terrisse, dans le cadre du festival féministe des Ami.es du Prolé. Petit plus : chaque représentation est accompagnée, à la fin, d’un « bord plateau », un échange avec le public au cours duquel Inès Maccario est accompagnée de Ludi Demol Defe, conférencier spécialisé dans l’éducation affective et sexuelle.

  • Dire la mémoire algérienne

    Dire la mémoire algérienne

    Depuis près de cinq ans, Nadège de Vaulx présente sur les planches sa conférence « J’aurai dû m’appeler Aïcha ». Trois quarts Algérienne et un quart Française, la militante, qui a grandi dans la banlieue lyonnaise, explicite le doute de l’identité : elle n’est « pas tout à fait Française, pas vraiment Algérienne ».

    Née d’une réflexion sur l’histoire coloniale et les non-dits familiaux, cette conférence gesticulée mêle intimité et politique, étant « le récit d’un parcours personnel, de ses prises de conscience, agrémenté d’anecdotes, de moments d’émotion et d’humour ». En partant de son histoire familiale, elle cherche à recomposer une mémoire commune, celle des descendants d’Algériens, souvent oubliée du « roman national » français et de ses livres d’histoire. Nadège de Vaulx souhaite « faire émerger une mémoire à la hauteur de nos héritages. Une mémoire vivante. Politique. Décoloniale ».

    Un biais d’éducation

    La conférence, suivie d’un échange, à l’école de la deuxième chance a été organisée par Coudes à Coudes. L’association défend un « partage des savoirs contre les dominations », à la manière de Nadège de Vaulx qui définit la conférence gesticulée comme « un outil d’éducation populaire ». Elle réaffirme l’utilité de cette forme, affirmant croire « qu’il n’y a pas de meilleure façon de transmettre la connaissance que le partage de l’expérience ».

    La conférence est présentée le vendredi 27 février, à 19h, à la salle Massilia Vox. Libre participation aux frais, 50 places.