Tag: communistes

  • Gouvernement Lecornu 2 : toujours aussi bancal et libéral

    Gouvernement Lecornu 2 : toujours aussi bancal et libéral

    Il fallait aller vite. À peine 48h pour composer une équipe gouvernementale destinée avant tout à déposer un projet de budget. En vertu de la Constitution, le Parlement doit disposer de 70 jours pour l’examiner, avant le 31 décembre. Il faudrait que le texte lui soit transmis en ce début de semaine, en principe après un passage en Conseil des ministres, ce mardi.

    Sébastien Lecornu, reconduit à Matignon par un président jusqu’au-boutiste, a dit dimanche soir, selon son entourage, avoir « proposé un mélange de société civile avec des profils expérimentés et de jeunes parlementaires ». Une équipe de 34 ministres encore et toujours marquée à droite, avec la participation de membres des Républicains, à l’image d’Annie Genevard, reconduite à l’Agriculture, ou du député Vincent Jeanbrun, porte-parole du groupe LR à l’Assemblée nationale, nommé au ministère du Logement et de la Ville. Malgré le mot d’ordre du parti LR de ne pas participer au gouvernement, dans un contexte d’éclatement du fameux « socle commun », entendre ses potentiels alliés de la droite et du centre. Dans la foulée de l’annonce du gouvernement, le parti de droite a indiqué exclure les ministres LR.

    Les électeurs de la première circonscription du Tarn-et-Garonne ont choisi dimanche, lors d’une élection législative partielle, un candidat soutenu par le RN, Pierre-Henri Carbonnel, plutôt qu’une socialiste, après l’appel du patron de LR, Bruno Retailleau, à ne donner « pas une voix » à la gauche.

    C’est dans ce contexte de rapprochement entre droite et extrême droite que Sébastien Lecornu s’était donné 48 heures pour rassembler un second gouvernement. « Repartir n’était pas une évidence pour moi » a-t-il confié à nos confrères de la Tribune Dimanche. Et de prévenir que « si les conditions n’étaient de nouveau plus remplies », il partirait de nouveau. « Je ne ferai pas n’importe quoi. On ne peut pas continuer comme avant, il faut un gouvernement plus libre, y compris dans la relation aux partis politiques », a-t-il ajouté. Une bonne partie des groupes de l’Assemblée nationale appellent à la censure.

    À droite, les Républicains ont explosé, leur bureau indiquant « un soutien texte par texte ». Décision sur laquelle le Modem et Horizons pourraient s’aligner. Laurent Panifous, président du groupe Liot, indique lui que son groupe ne censurera pas le futur gouvernement si celui-ci respecte quatre conditions : ne pas utiliser le 49.3, revenir sur la réforme des retraites, une mesure de justice fiscale et de nouvelles têtes.

    En embuscade, la cheffe de file du RN se frotte les mains, Marine Le Pen se disant prête à « censurer tout ». Mieux, 95 % de ses candidats seraient même pré-investis en cas de dissolution. De quoi inquiéter quand on se remémore le CV de ceux présentés aux législatives de 2024, entre incompétence crasse, casier judiciaire chargé et autres propos racistes.

    Le PS en arbitre ?

    À gauche, après avoir tenté la destitution, LFI opte aussi pour la censure sans attendre. Pour son coordinateur et député de Marseille, Manuel Bompard, « le cirque doit s’arrêter ! ». Du côté des communistes, réunis en conseil national samedi, la dissolution ne fait pas un pli non plus. Les Verts eux, ont encore besoin de se persuader. La secrétaire générale d’EELV, Marine Tondelier, appelle à un vote de confiance, préfère écouter le discours de politique générale avant une motion, persuadée que Lecornu ne parviendra pas à aboutir.

    Avec 69 députés, les socialistes se posent en arbitre. Sans l’abandon du 49-3, des mesures pour protéger et renforcer le pouvoir d’achat des Français et une suspension immédiate et complète de la réforme des retraites, ce sera la censure prévenait Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste depuis la fête de la Rose à Marseille ce 11 octobre. « Une telle suspension n’épuiserait pas le débat sur le budget et l’avenir de la France, mais ce serait un gage de sa bonne foi et de sa volonté d’ouvrir une nouvelle période », a précisé Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, toujours dans La Tribune Dimanche.

    Pour le Premier ministre démissionnaire remissionné, « il y aura un moment de vérité. » Reste à savoir laquelle…

  • Gouvernement Lecornu II : toujours aussi bancal et libéral

    Gouvernement Lecornu II : toujours aussi bancal et libéral

    Il fallait aller vite. À peine 48h pour composer une équipe gouvernementale destinée avant tout à déposer un projet de budget. En vertu de la Constitution, le Parlement doit disposer de 70 jours pour l’examiner, avant le 31 décembre. Il faudrait que le texte lui soit transmis en ce début de semaine, en principe après un passage en Conseil des ministres, ce mardi.

    Sébastien Lecornu, reconduit à Matignon par un président jusqu’au-boutiste, a dit dimanche soir, selon son entourage, avoir « proposé un mélange de société civile avec des profils expérimentés et de jeunes parlementaires ». Une équipe de 34 ministres encore et toujours marquée à droite, avec la participation de membres des Républicains, à l’image d’Annie Genevard, reconduite à l’Agriculture, ou du député Vincent Jeanbrun, porte-parole du groupe LR à l’Assemblée nationale, nommé au ministère du Logement et de la Ville. Malgré le mot d’ordre du parti LR de ne pas participer au gouvernement, dans un contexte d’éclatement du fameux « socle commun », entendre ses potentiels alliés de la droite et du centre. Dans la foulée de l’annonce du gouvernement, le parti de droite a indiqué exclure les ministres LR.

    Les électeurs de la première circonscription du Tarn-et-Garonne ont choisi dimanche, lors d’une élection législative partielle, un candidat soutenu par le RN, Pierre-Henri Carbonnel, plutôt qu’une socialiste, après l’appel du patron de LR, Bruno Retailleau, à ne donner « pas une voix » à la gauche.

    C’est dans ce contexte de rapprochement entre droite et extrême droite que Sébastien Lecornu s’était donné 48 heures pour rassembler un second gouvernement. « Repartir n’était pas une évidence pour moi » a-t-il confié à nos confrères de la Tribune Dimanche. Et de prévenir que « si les conditions n’étaient de nouveau plus remplies », il partirait de nouveau. « Je ne ferai pas n’importe quoi. On ne peut pas continuer comme avant, il faut un gouvernement plus libre, y compris dans la relation aux partis politiques », a-t-il ajouté. Une bonne partie des groupes de l’Assemblée nationale appellent à la censure.

    À droite, les Républicains ont explosé, leur bureau indiquant « un soutien texte par texte ». Décision sur laquelle le Modem et Horizons pourraient s’aligner. Laurent Panifous, président du groupe Liot, indique lui que son groupe ne censurera pas le futur gouvernement si celui-ci respecte quatre conditions : ne pas utiliser le 49.3, revenir sur la réforme des retraites, une mesure de justice fiscale et de nouvelles têtes.

    En embuscade, la cheffe de file du RN se frotte les mains, Marine Le Pen se disant prête à « censurer tout ». Mieux, 95 % de ses candidats seraient même pré-investis en cas de dissolution. De quoi inquiéter quand on se remémore le CV de ceux présentés aux législatives de 2024, entre incompétence crasse, casier judiciaire chargé et autres propos racistes.

    Le PS en arbitre ?

    À gauche, après avoir tenté la destitution, LFI opte aussi pour la censure sans attendre. Pour son coordinateur et député de Marseille, Manuel Bompard, « le cirque doit s’arrêter ! ». Du côté des communistes, réunis en conseil national samedi, la dissolution ne fait pas un pli non plus. Les Verts eux, ont encore besoin de se persuader. La secrétaire générale d’EELV, Marine Tondelier, appelle à un vote de confiance, préfère écouter le discours de politique générale avant une motion, persuadée que Lecornu ne parviendra pas à aboutir.

    Avec 69 députés, les socialistes se posent en arbitre. Sans l’abandon du 49-3, des mesures pour protéger et renforcer le pouvoir d’achat des Français et une suspension immédiate et complète de la réforme des retraites, ce sera la censure prévenait Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste depuis la fête de la Rose à Marseille ce 11 octobre. « Une telle suspension n’épuiserait pas le débat sur le budget et l’avenir de la France, mais ce serait un gage de sa bonne foi et de sa volonté d’ouvrir une nouvelle période », a précisé Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, toujours dans La Tribune Dimanche.

    Pour le Premier ministre démissionnaire remissionné, « il y aura un moment de vérité. » Reste à savoir laquelle…

  • Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Comment répondre à la crise provoquée par Emmanuel Macron ? « Avec l’union évidemment et dans les Bouches-du-Rhône, on sait faire ! » À la Fête de la Rose, ce samedi 11 octobre, le premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Yannick Ohanessian, annonce la couleur, du rose à l’arc-en-ciel. Il ne s’agit pas là d’une réunion de militants, mais d’un « rendez-vous avec l’histoire ». Où le contexte national s’entrechoque avec les enjeux des municipales. Et d’ériger Marseille en exemple, un « terrain d’union, témoin d’une gauche rassemblée et responsable » qui « redonne de la dignité » quand, à droite, la candidate Martine Vassal (DVD) lorgne sur l’extrême. « Elle veut se servir de Marseille, pas servir Marseille », balance Yannick Ohanessian, pour qui elle représente « toujours la même droite rigide et rance ».

    Dans la salle des Tables de la Friche, on retrouve presque toutes les composantes de la gauche, du sénateur PCF Jérémy Bacchi à l’écologiste Didier Jau, en passant par l’Après 13 avec Katia Yacoubi, des syndicalistes aussi.

    « Revenir à ce que

    nous sommes »

    Les maires PS d’Avignon, Cécile Helle, et de Vitrolles, Loïc Gachon, celle des 1-7 à Marseille, Sophie Camard (GRS), rappellent, lors d’une table ronde, combien ils sont en prise directe avec les citoyens. Loin de « l’ego trip de la présidentielle », commente cette dernière.

    Kamel Guemari, pilier de l’Après M, McDo devenu resto solidaire à Sainte-Marthe (14e), insiste : « il ne faut pas reproduire ce que l’on a déjà subi, les échéances sont courtes. »

    Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, lui, martèle : « Faites de Marseille un exemple national, nous devons gagner les municipales avec la gauche rassemblée », avant de laisser la place à celui qui l’incarne : le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG). « Il est temps de revenir à la genèse de qui nous sommes », s’enflamme l’élu, rappelant l’histoire du congé maternité, de l’abolition du travail des enfants ou de la réduction du temps de travail, des « conquêtes sociales », dont les « mêmes toujours nous disaient que ça allait être une catastrophe ». Il n’oublie pas de tirer sur LFI, affirmant sa « honte » quand il entend « certains députés pointer du doigt les communistes, oubliant que le parti des fusillés s’est levé avec les socialistes, les gaullistes, pour défendre nos libertés ». Vient le tour de la droite, avec sa honte « pour ceux qui oublient leur passé qui, se réclamant de l’héritage du général de Gaulle, sombrent et rampent devant les héritiers de Vichy ». Avant d’asséner, solennel : « nous n’avons pas été élus pour faire des compromissions mais pour changer la vie des gens. »

  • À Sète, le PCF veut irriguer la campagne de ses thèmes

    À Sète, le PCF veut irriguer la campagne de ses thèmes

    La tête de liste du collectif « Nouvelle Page » ne sera connue qu’à l’issue de la votation citoyenne du 11 octobre. Mais les communistes ont déjà débuté la campagne municipale.

    Les sections PCF de Sète, Frontignan, Balaruc, Mèze, Nord Bassin de Thau viennent de rédiger une lettre à destination de la population qui sera distribuée par les militants dans les prochaines semaines.

    Parmi les cinq grandes thématiques que les communistes du Bassin de Thau entendent placer au cœur de la campagne municipale, figure l’eau. Tandis que les contrats de délégation de service public arrivent à terme en 2026 ou 2027, le PCF milite pour un passage de l’or bleu en régie publique. « Les tarifs sont plus attractifs pour les usagers et cela permet de réinvestir l’argent dans l’entretien des réseaux plutôt que de rémunérer les actionnaires », argumente Jonathan Level, secrétaire de la section sétoise. François Liberti précise que des rencontres ont déjà eu lieu avec des maires ainsi que des réunions publiques à Mèze, Sète, Frontignan, Balaruc ou Montbazin. Selon l’ancien maire PCF de Sète, la privatisation de l’eau, bien commun, engendre des « errements » en matière de transparence et de facturation de l’ordre de +25%.

    Relier Sète à Mèze en bateau toute l’année

    Seconde proposition inspirée de Montpellier : la gratuité des transports en commun. « Il faut aussi revoir le plan de circulation sur l’agglo. Depuis la fusion, des quartiers sont mal desservis. Et pourquoi ne pas instaurer un transport en bateau sur l’étang pour relier Sète à Mèze toute l’année ? », illustre Jonathan Level. À contre-courant du très contesté parking souterrain de la place Aristide-Briand, le communiste milite pour des parkings de délestage aux entrées de ville avec navettes gratuites afin de « limiter les bouchons ». Une mesure qui va de pair avec un projet d’entrée Est « à repenser vers plus de foncier en faveur des activités économiques ». Enfin, le logement est identifié comme un point noir à Sète. Le secrétaire de section veut lutter contre la spéculation immobilière et pousser à la construction de « logements sociaux et d’habitats à prix accessibles à tous ».

  • Le PCF à la rencontre des Cuersois en vue des élections

    Le PCF à la rencontre des Cuersois en vue des élections

    Alors qu’aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020, la section PCF de Cuers, menée par Alain Bolla, son responsable, et Amaryllis Cimbron, tous deux membres de la direction de la Fédération du PCF Var, comptent y remédier en 2026. Sur un territoire où la gauche a une « légitimité importante » puisqu’« aux législatives, le NFP est arrivé deuxième derrière le RN », rappelle Alain Bolla, l’idée n’est pas d’imposer un programme, mais de le construire avec les forces de gauche et les citoyens partageant la volonté d’ériger « un projet nouveau pour Cuers, alternatif aux projets libéraux du national au local, une alternative de gauche, sociale, écologique et démocratique. »

    Les deux meneurs se disent ainsi « convaincus que face à la droite et à l’extrême droite, un autre chemin est possible. » Un chemin qui doit passer par l’échelon communal : « la commune est le cœur de la démocratie de proximité, mais elle est asphyxiée par les coupes budgétaires et les transferts de compétences. Les citoyens sont de plus en plus éloignés des décisions et des pouvoirs financiers », constatent les communistes. « Pour autant, elle peut être un pôle de résistance, de construction d’une alternative par des projets novateurs, solidaires, écologiques, répondant aux besoins sociaux et aux enjeux sociétaux. »

    Dans cette optique, de nombreuses questions se posent : « Comment la commune pourrait rendre du pouvoir d’achat aux citoyens ? Comment la repenser dans sa transition écologique et solidaire ? Comment aborder les questions liées à la santé ? Comment développer les services publics et reprendre la main sur les biens communs ? » Une liste non exhaustive à laquelle les Cuersois sont invités à réfléchir mardi 30 septembre à 18h30.

    Informations par mail : gauchecuers2026@gmail.com

  • Les communistes provençaux investissent la fête

    Les communistes provençaux investissent la fête

    Les militants communistes des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse sont déjà nombreux sur le lieu de la Fête de l’humanité pour participer au montage. Une année particulière pour la fédération des Bouches-du-Rhône puisque c’est au sein du stand national du parti communiste qu’elle prend sa place pour la fête. « C’est la première fois que l’on est sur le stand national, explique Naïma Senanedj, responsable fédérale Bouches-du-Rhône du parti communiste. On va pouvoir apporter notre peps et notre dynamisme, parce que nous sommes une fédération très multigénérationnelle », insiste-t-elle.

    Au programme du stand, des activités « populaires, festives et politiques », détaille la responsable fédérale des Bouches-du-Rhône. « Il y aura beaucoup de débats, notamment avec les cheminots Paca », explique Naïma Senanedj. Le côté festif ne sera pas laissé-pour-compte avec un karaoké géant le samedi soir. Les Bucco-Rhodaniens ne sont pas les seuls à faire vivre leur fédération à travers un stand. Sur 300m2, le Vaucluse aussi fait vivre sa fédération dans la capitale. Les militants varois ne tiendront pas de stand mais seront toutefois présents en Île-de-France pour participer aux festivités.

    La Fête de l’humanité est pour ces militants un moment fort de rencontres et d’échanges. « Cette fête a une place importante dans la vie sociale du pays, surtout cette année entre deux grands mouvements sociaux, le 10 et le 18 septembre », insiste Julien de Benito, secrétaire fédéral du Vaucluse du parti communiste. Un moment fédérateur qui commence 10 jours avant l’ouverture au grand public. « Il y a une première fête, celles des bâtisseurs, explique le cuisinier de profession. Comme nous, les militants arrivent plus tôt. C’est pourquoi notre stand est ouvert dès ce lundi, ça permet aux militants de se rencontrer. »

    Une tradition

    Une fête devenue une tradition pour certains d’entre eux : « depuis 1986, la fédération du Vaucluse monte un stand, c’est un peu une institution, un moment intangible. C’est toujours une fierté d’arriver à monter un restaurant de toutes pièces », explique Julien de Benito.

    Car ces stands sont aussi l’occasion pour les Provençaux de faire découvrir leurs spécialités culinaires et culturelles. Les festivaliers pourront donc goûter le risotto d’épeautre du Vaucluse, les panisses de Marseille ou le pastis du Sud dans les différents stands. Ils pourront également s’initier à la pétanque et découvrir le journal de La Marseillaise au sein du stand des Bouches-du-Rhône. « On peut faire le tour de la France avec les stands des fédérations », sourit Julien de Benito.

  • Quand les élus rencontrent les habitants de Paradis Saint-Roch

    Quand les élus rencontrent les habitants de Paradis Saint-Roch

    La place des commerces du quartier Paradis Saint-Roch s’anime tranquillement samedi matin. Devant la boulangerie, les communistes du quartier et de Martigues s’affairent à déployer table, café et gâteaux pour accueillir les habitants du quartier.

    Et ces derniers ont des choses à dire, particulièrement à leurs élus PCF présents, au premier rang desquels le maire de Martigues, Gaby Charroux. Cet habitant par exemple l’alerte sur un souci avec ses nouveaux volets roulants, « j’ai mis deux mois à avoir une réponse du bailleur ». Le maire remarque que ce dernier « a de gros problèmes avec l’entreprise qui a fait l’isolation ».

    Une autre habitante signale qu’« on glisse sur des escaliers en ferraille » qui se trouvent non loin de la place. Une autre, bien que reconnaissante « des choses qui sont faites », se plaint que « la balayeuse ne passe plus depuis 15 jours au bâtiment L1 ». À l’écoute, le maire note les remontées. « Tous ces braves gens qui vivent ici ont besoin de nous et il faut que les choses s’améliorent », considère l’édile, regrettant l’absence des bailleurs.

    Les matches de l’OM seront diffusés en public

    D’autres changements d’une autre teneur sont nettement visibles. Le préau face à la boulangerie a été enlevé « pour faire respirer le quartier », indique l’adjoint (PCF) Florian Salazar-Martin, habitant le quartier.

    Mais l’élu est aussi venu faire une annonce. « On va faire ici un lieu de rassemblement pour diffuser les matches de l’OM avec une buvette. On va appeler cet événement Fadas de sport, ça va mettre de l’ambiance car on pense même baisser le volume pour permettre aux gens de commenter eux-mêmes au micro », dit l’adjoint en souriant. Et pourquoi à Paradis Saint-Roch et pas en ville ? « Parce qu’il faut bouger les choses, changer la vie des gens ici, pas ailleurs, car c’est là qu’ils vivent », argumente l’élu.

    C’est aussi la motivation de l’artiste graffeur Kider TCK, résident du quartier et auteur de plusieurs œuvres au Cratère. « Je veux rebooster le quartier, montrer qu’il vit et qu’il n’est pas abandonné. On fait même participer les gamins », explique-t-il. « Ça ramène la culture hip-hop dans le quartier avec le soutien de la Ville pour ce type de projets », affirme l’artiste.

    De passage pour un café, le coach Jérémie Moreau, du club de MMA Furaçao, indique que « beaucoup de monde du quartier vient s’inscrire. On est déjà une cinquantaine alors que la saison n’a pas encore commencé », relève le sportif qui reprend les locaux de l’ancienne brasserie, rénovés durant l’été. « La Ville nous a toujours aidés à trouver un local » par l’action du service développement des quartiers.

    Après cinq Café des cocos depuis mai, le prochain rendez-vous aura lieu le 4 octobre aux Symphonides selon la même formule.