Tag: commerce

  • Le burger de la Nonna chez Casa Mamma

    Le burger de la Nonna chez Casa Mamma

    Une polenta crémeuse

    Commencez par réaliser la polenta, c’est ce qui vous prendra le plus de temps car vous devez la faire refroidir avant de la travailler. à la maison, Nadine vous conseille d’utiliser un paquet de polenta express que vous trouverez dans le commerce et qui fera parfaitement l’affaire. Suivez les instructions mais restez sans cesse devant la casserole pour surveiller la cuisson et éviter que votre préparation se transforme en plâtre, conseil de la Mamma ! Quand vous arrivez en fin de cuisson, n’hésitez pas à ajouter dans la polenta un peu de mascarpone pour lui apporter douceur et onctuosité. Une fois la préparation terminée, étalez-la dans un plat et faites refroidir pour enfin en faire des palets à l’aide d’un emporte-pièce par exemple. Vous pouvez aussi couper des carrés au couteau.

    Un goût inégalé

    Pour la caponata, cuisez les légumes séparément. Pour cela, coupez tous vos légumes en petits morceaux, commencez par faire confire l’oignon dans l’huile d’olive avec un peu de sucre ou de miel si vous le souhaitez. Une fois qu’ils sont prêts, réservez et vous en ferez de même pour chaque ingrédient. Suivi du poivron et ce dans la même poêle. Le poivron va donner du goût à l’huile d’olive et vous pouvez à ce moment-là faire cuire également vos deux gousses d’ail. Enfin les aubergines qui vont s’imprégner des saveurs des légumes cuits précédemment. Mélangez ensuite tous les légumes et ajoutez de la sauce tomate et un peu de vinaigre, Quelques pignons peuvent venir compléter la recette. D’ailleurs en Italie, ils font partie de la recette authentique et traditionnelle. Réservez. Faites frire vos palets de polenta à la friteuse ou dans une poêle avec de l’huile jusqu’à ce qu’ils soient dorés et croustillants. Dans votre assiette déposez un palet de polenta puis la caponata et de nouveau la polenta. Râpez du parmesan et ajoutez une feuille de basilic. Bon appétit.

    Il vous faudra :

    – Un paquet de polenta express

    – Un pot de mascarpone

    – Une aubergine, un oignon, un poivron rouge, 2 gousses d’ail

    – De la sauce tomate

    – Une feuille de basilic frais, de l’huile d’olive, du vinaigre

    – Du parmesan en copeaux

  • La bataille juridique continue pour les syndicats de Free

    La bataille juridique continue pour les syndicats de Free

    On n’est pas contre la fusion, mais on veut que les salariés soient représentés. C’est pour eux notre combat aujourd’hui. » Au sortir de l’audience, ce mardi 21 avril, du recours en référé engagé par la CGT Telecoms, suivie de la fédération SUD Telecoms et de la CFDT S3C Provence Alpes, les représentants du CSE (comité social économique) de Certicall à Marseille, un des trois centres d’appels de Free, devenu marque du groupe Illiad, restent inquiets. Ils dénoncent la décision de leur direction de fusionner ces entités puis de les absorber dans une filiale, Protelco, renommée « Free assistance », au détriment du nombre de représentants du personnel.

    « Illiad a décidé de fusionner, c’est son droit. Mais le faire sans consultation du personnel, en affirmant que les mandats disparaissent… », argumente leur avocate, Mathilde Fruton-Létard. Et de dénoncer l’attitude de l’entreprise, qui fait « tout pour gagner du temps », alors que la fusion doit être effective début mai. L’audience devait se tenir la semaine dernière, mais la partie adverse a obtenu un renvoi. Pour l’avocate, la requête des syndicats est légitime quand la fusion va avoir « indéniablement des impacts au niveau local ».

    « Pas de magouille »

    Elle revient sur la position de la direction selon laquelle rien ne change pour les salariés. « Ce sont les mêmes effectifs, le même périmètre, alors pourquoi la représentation du personnel doit-elle changer ? » avance-t-elle. Elle s’interroge sur la démarche entamée, un prétexte à « se débarrasser des représentants du personnel », estime-t-elle, soutenue dans sa demande par l’avocate du syndicat SUD.

    Mais, pour la partie adverse, le recours est tardif. « La consultation a commencé le 18 décembre, l’ensemble des CSE ont reçu les informations et trois mois après, ils viennent plaider l’urgence. Il y a un délai pour agir », estime une des avocates de la direction. Quant à la caducité des mandats des représentants du personnel, « c’est un effet juridique automatique », assène-t-elle. Et le processus de fusion en deux temps, « ce n’est pas une fraude, mais c’est le Code du commerce, il n’y a pas de magouille », assène maître Pellequer, intervenant pour Protelco. Pour elle, vouloir bloquer la fusion est même « une atteinte à la liberté d’entreprendre des sociétés ».

    Un argumentaire qui agace les représentants des salariés. Ils dénoncent des conditions de travail déjà détériorées avec aussi la mise en place de mini-centres d’appels, les « Free proxi ». Des structures légères au plus près des clients, estime la direction. Un moyen d’isoler les salariés, rétorque la CGT, qui évoque de forts risques psychosociaux. Et le rachat de SFR par Bouygues, Orange et leur entreprise, annoncé le 17 avril, ne les rassurent pas franchement non plus.

    Délibéré les 28 et 29 avril.

  • Comment en vingt ans, ce kiosque s’est fait sa place à Marseille

    Comment en vingt ans, ce kiosque s’est fait sa place à Marseille

    Des commerces enfreignent, à Marseille, ouvertement les règles d’urbanisme et d’occupation du domaine public, envahissant l’espace de terrasses fermées, poussant toujours plus loin tables, chaises, parasols et jardinières. Les compétences étant partagées entre la Ville et la Métropole, leur autorité peine à s’affirmer se bornant à dresser des PV d’infraction qui échouent au parquet.

    Au bas de la rue Paradis, un « kiosque à fleurs » offre un exemple de cette dérive. À l’origine, en octobre 2005, une autorisation d’occupation temporaire (AOT), précaire et révocable du domaine public, est délivrée pour un kiosque de 8m², bien public. L’AOT a été reconduite tous les 5 ans, sans mise en concurrence, pour de la « vente de plantes et de fleurs, toutes autres activités sont interdites sur cet emplacement ».

    Vingt ans plus tard, une construction couverte en aluminium et bois envahit la place Émile-Sicard (8e). La véranda bâtie en 2018/2019 a englouti le kiosque et emprisonne trois arbres de voirie. En septembre 2008, Martine Vassal, alors adjointe aux emplacements publics, avait signé un arrêté autorisant le fleuriste à installer devant le kiosque un « étalage de fleurs et plantes » de 10m² et un « dépôt de marchandises » de 10m². Aujourd’hui c’est un magasin de déco de 120m².

    Le 11 avril 2025, la police municipale s’est déplacée pour constater un « débordement des métrages et installation d’une structure non autorisée ». Le PV de contravention que nous avons consulté a échoué au parquet. En attendant Godot, le commerçant est taxé d’office, la Ville nous disant percevoir « autour de 7 000 euros annuels pour 70m² d’étalage et 20m² de tente métallique projetée au sol ». La Métropole, qui ne veut pas révéler la redevance perçue, nous a renvoyé à son Guide des droits de voirie, ce qui ferait une part fixe de 38,51 euros par mois et par mètre carré, plus une part variable
    de 0,5% du chiffre d’affaires.

    « Ça fait 30 ans qu’on est là. C’est la Ville qui m’a demandé d’occuper l’espace après avoir refait la place et je paye en conséquence », assure le commerçant Gilles Levy-Guedj qui dit « avoir les autorisations ». « J’ai des milliers de riverains qui sont contents, ça fleurit le quartier, ça empêche les voitures de se garer et les trafiquants de drogue d’être là. On rend les Marseillais heureux mais il y a quelques personnes mal intentionnées. » Selon lui, si la Métropole n’a pas remis en concurrence son kiosque, « c’est qu’ils avaient d’autres chats à fouetter ».

    Toujours pas de mise

    en concurrence

    La mairie dit ne pouvoir poursuivre au pénal. La construction illicite serait prescrite plus de 6 ans après l’achèvement des travaux. C’est vite oublié que le domaine public est inaliénable et imprescriptible. La commune pourrait pourtant faire cesser à tout moment l’occupation illégale, y compris par la démolition des ouvrages. Mais aucune action en restitution du domaine public n’a à ce jour était diligentée. « Cela dépendra de l’analyse qui va être établie par le service juridique », dit-on en mairie. Mais le kiosquier a obtenu l’an dernier de la Métropole une nouvelle prolongation exceptionnelle de l’AOT « le temps d’initier une procédure de mise en concurrence ». Une prolongation des plus bienveillantes justifiée par le fait que « le bénéficiaire a respecté les conditions énoncées dans l’AOT initiale »…

    Interrogée, la Métropole nous dit avoir reçu le commerçant le 17 décembre 2024 en vue de prolonger son AOT abrogée en juin 2019. « Cet entretien a permis de s’assurer du maintien de l’activité de fleuriste (fleurs, plantes, sapins). (…) Au regard des premiers contrôles opérés sur l’acquittement des redevances dues, son AOT a donc été prorogée jusqu’en septembre 2026. Un constat d’huissier est d’ores et déjà diligenté. En cas de non-conformité aux obligations réglementaires, la procédure engagée pourra conduire à la résiliation définitive de son AOT. »

    Ajoutons au tableau que le commerçant a lancé en fin d’année une opération « déstockage avant fermeture » qu’il n’a pas déclarée en mairie. « La fermeture a été repoussée », nous dit le commerçant avant d’admettre qu’« on ne devait pas fermer ». La zone de chalandise ne doit pas être si mauvaise.

  • À Nîmes, le cordonnier qui fait marcher la profession

    À Nîmes, le cordonnier qui fait marcher la profession

    Tablier noué, regard attentif et gestes précis, Olivier Sébastien incarne une certaine idée de l’artisanat. Dans sa boutique L’Émile Pompe, nichée rue Émile-Jamais à Nîmes, le cuir reprend vie sous ses mains. Mais derrière l’établi, le cordonnier est aussi devenu un porte-voix. Celui d’une profession longtemps discrète, aujourd’hui en quête de reconnaissance.

    À 47 ans, l’artisan nîmois ne s’est jamais contenté de réparer des semelles. Depuis plus de quinze ans, il défend un métier qu’il juge « essentiel au quotidien », à la croisée du savoir-faire traditionnel et des enjeux contemporains. « Quand je fais quelque chose, je ne le fais pas pour ma boutique, mais pour le métier », insiste-t-il. Son engagement lui a valu d’être distingué compagnon du mérite fédéral par la Fédération française de la cordonnerie multiservice en 2025. Une reconnaissance qui récompense moins une carrière qu’une énergie constante à fédérer.

    C’est dans cet esprit qu’est né le Printemps de la cordonnerie. Une campagne désormais nationale, organisée du 20 mars au 21 juin, qui invite les Français à « réparer plutôt que jeter ». Une idée simple, mais qui répond à plusieurs urgences : économique, écologique et sociale. Car la réalité du métier est rude : des périodes creuses au printemps, puis des pics intenses à l’automne.

    L’initiative repose donc sur un changement d’habitudes : déposer ses bottes en avril, ses sandales en juillet. Une anticipation bénéfique pour tous. « Plus tu mets la pression à un artisan, plus le travail sera médiocre », tranche-t-il. Derrière cette logique, une volonté : redonner du temps au geste, donc de la qualité au produit.

    Dans le Gard, ils sont plusieurs à suivre le mouvement. Mais il insiste : « Le but, c’est de mettre le métier en avant, pas les individus. » L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais en 2026, le Printemps de la cordonnerie franchit un cap. Grâce à des échanges noués sur les réseaux, l’initiative traverse l’Atlantique. À Montréal, un cordonnier québécois, Patrick Marleau, s’empare du concept. Là-bas aussi, la réparation retrouve du sens, à la fois économique et écologique.

    Réparer, résister

    Au-delà de l’organisation collective, le cordonnier porte un discours plus large sur la consommation. Face à la montée du jetable et à la baisse de qualité des produits, il défend la réparation comme un acte militant. « Aujourd’hui, on fabrique des chaussures qu’on ne peut plus réparer », déplore-t-il. À ses yeux, le cordonnier devient alors un acteur de la transition écologique, mais aussi un rempart contre une économie du gaspillage. Dans son atelier, les objets passent, mais les histoires restent. « Ma plus belle récompense, c’est quand un client m’envoie une photo de ses vacances. Là, je me dis qu’on a gagné », confie-t-il, ému.

    À Nîmes comme ailleurs, la cordonnerie n’est plus seulement un métier d’hier. Elle se réinvente, s’adapte, s’ouvre à la seconde main, au multiservice, à la transmission. Olivier Sébastien en est l’un des visages. « Ce n’est pas un vieux métier. Il repart à la hausse », affirme-t-il. Et si, du Gard au Québec, la campagne continue de s’étendre, c’est peut-être parce qu’elle repose sur une conviction simple : réparer, c’est déjà résister.

  • Zeeman : une grève pour des mesures salariales

    Zeeman : une grève pour des mesures salariales

    C’est la deuxième grève de l’histoire du groupe en France, c’est historique ! » Devant le magasin de vêtements Zeeman, sur le boulevard d’Athènes à Marseille (1er), une petite vingtaine de salariés tiennent le piquet. L’enseigne d’habillement à bas coût a ses grilles fermées ce samedi, tout comme la plupart des autres boutiques marseillaises de la marque.

    En cause ? Un mouvement de grève national, à l’appel notamment de Force ouvrière, sur fond de négociations annuelles obligatoires (NAO). « La direction a proposé une enveloppe bidon. L’an dernier, on n’avait déjà presque rien eu et on avait été pris pour des imbéciles ! Pour obtenir quelque chose cette fois, on s’est dit qu’il allait falloir bloquer », expose Stéphane, délégué syndical FO et travailleur du magasin situé à l’avenue Jean-Lombard (11e).

    Dans le détail, le montant prévu pour ces NAO serait, pour l’heure, de 570 000 euros pour les 1 800 salariés du groupe. FO met en avant un montant correspondant à seulement « 0,3% du chiffre d’affaires ». Pas de quoi sauter au plafond. « C’est presque rien ! Sachant qu’on n’a pas de tickets-restaurants, pas de chèque vacance, peu de primes et pas de treizième mois », abonde Anis, élu Unsa, du magasin du Cours Julien. « On demande à ce que l’enveloppe soit dédiée à un treizième mois, c’est notre combat », développe Stéphane, alors que la prochaine réunion sur le sujet est prévue pour ce mardi 14 avril.

    Une petite famille

    qui ne connaît pas la crise

    Preuve du mécontentement des salariés, ils avaient déjà mené un premier jour de grève, le 8 avril dernier. Ils haussent le ton depuis : « Le magasin des Cinq avenues est fermé, celui du Merlan, celui de rue d’Italie aussi… Sur Marseille, ils sont presque tous fermés. » Rien d’anodin pour le secteur du commerce et encore moins alors que « la zone de Marseille est l’une des plus importantes de l’entreprise en France » selon les travailleurs présents. « Fermer un samedi, c’est pas de gaieté de cœur, mais on n’a pas d’autres choix que de mettre la pression pour obtenir quelque chose », abonde Jérôme, du magasin rue d’Italie. Il insiste : « On demande une reconnaissance, une motivation… Ça fait des années qu’on demande un geste et qu’il n’y a que des refus. »

    Comme le discounter Action, Zeeman est un groupe néerlandais qui ne lésine pas sur l’import de produits asiatiques pour pratiquer des prix défiant toute concurrence. Mais c’est surtout un capital détenu à 100% par les descendants de son fondateur Jan Zeeman, décédé en 2020 qui avait lancé le premier magasin en 1967 et l’une des plus grandes fortunes des Pays-Bas. Depuis, la croissance est exponentielle : 300 magasins en France, 1 300 au total sur plusieurs pays européens.

    Si moult enseignes de vêtements françaises sont en difficulté, comme Jott (lire notre article du 11/04), ce n’est pas le cas de Zeeman France qui a remonté la bagatelle de « 5 millions d’euros versés en dividendes au groupe en 2024 » selon les calculs de FO. « Le prévisionnel est bon, la croissance est là », assure Stéphane. En parallèle, les salariés ont de quoi revendiquer : « L’inflation, les loyers, l’essence… Tout augmente, mais notre Smic n’augmente pas ! »

    D’où l’attitude jugée « méprisante » de la direction à l’égard des demandes des représentants syndicaux. « La dernière fois, on est venu négocier et ils nous ont dit cash : “on parle pas du 13e mois” », s’indigne Anis. Comme un symbole, le rassemblement des salariés avait lieu devant un magasin « qui va bientôt fermer ». Contactée, Zeeman n’a pas répondu à notre sollicitation à l’heure où nous écrivons ces lignes.

    « 5 millions d’euros ont été versés en dividendes »

  • Le marché des producteurs et des artisans locaux de retour à Ferrières

    Le marché des producteurs et des artisans locaux de retour à Ferrières

    Les beaux jours reviennent, le marché avec. Ce mardi 7 avril, une dizaine de stands se sont installés sur la place Jean-Jaurès à partir de 16h pour une nouvelle saison foraine qui s’achèvera dans six mois, le 29 septembre. Les habitants pourront trouver des fruits et des légumes, des plantes pépinières, des bijoux, des fromages ou encore des madeleines. Pour Jérémy, qui vend les pâtisseries proustiennes concoctées par sa femme Julie à Gardanne, cette édition est une première. « On a monté notre entreprise en décembre, j’espère que ce rendez-vous hebdomadaire permettra aux habitants de nous découvrir ! » confie-t-il. Venue saluer les producteurs et artisans locaux pour leur souhaiter la bienvenue, la nouvelle adjointe de quartier Marceline Zéphir (PCF) explique : « C’est aussi une manière pour nous de redynamiser cette place, ça fait partie de la politique d’attractivité : les façades des bâtiments autour ont été rénovées grâce à l’opération Martigues en couleurs, on a acquis le commerce qui faisait le coin, on est en réflexion sur ce qu’on va en faire… C’est un tout. »

    Une production agricole de qualité

    Bernard Thoron, chevrier du Rove, est aussi là pour animer le quartier malgré le « changement des habitudes alimentaires des gens qui rend parfois le marché sinistre, parce qu’il y a plus de producteurs que d’acheteurs ». « Je viens parce que j’aime Martigues, je voudrais qu’on se rende compte qu’il y a aussi une production agricole de qualité, on a une AOP ici, on a quand même de la ressource et des super produits. Faut les mettre en avant. »

  • À Forcalquier, la biscuiterie, installée dans une ancienne forge, s’agrandit

    À Forcalquier, la biscuiterie, installée dans une ancienne forge, s’agrandit

    La biscuiterie de Forcalquier, installée dans une ancienne forge du XIXe siècle, a repris les locaux de la boulangerie mitoyenne qui a fermé ses portes il y a quelques mois. Elle a ainsi pu doubler sa surface et réorganiser l’atelier, désormais ouvert au public. Elle promet à ses visiteurs une « expérience immersive au plus près du geste de nos biscuitiers, de façon à comprendre les coulisses de la fabrication », avec l’atelier de production ouvert sur la boutique, grâce à ses grandes vitres transparentes.

    L’ancienne forge avait été transformée en biscuiterie en 2014. « On a pu développer ce savoir-faire de biscuitier qui valorise de belles filières agricoles locales, comme le dernier moulin familial à Malijai, dont toutes nos farines sont issues », explique Laure Pierrisnard, directrice générale en charge des manufactures du groupe Territoire de Provence, auquel la biscuiterie appartient.

    32 tonnes de biscuits y sont fabriquées chaque année. « Des recettes très traditionnelles issues des savoir-faire provençaux, comme les macarons de Haute-Provence, les navettes, avec une recette revisitée par Pierre Hermé, les croquants, le gibassier », détaille Laure Pierrisnard.

    « Il a fallu qu’on se batte, avec le maire de Forcalquier, pour que l’on poursuive la construction de ce bâtiment, parce qu’on était à deux doigts d’arrêter le projet en 2020 », s’est rappelé Michel Dalmasso, vice-président du conseil départemental, présent à l’inauguration.

    Xavier Pannecoucke, sous-préfet de Digne-les-Bains, a salué « l’entreprise emblématique ». Le premier adjoint au maire de Forcalquier, Gérard Vasseur, était également présent.

  • Une opération pour aider les commerces désertés dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Une opération pour aider les commerces désertés dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Digne-les-Bains, Manosque, Sisteron, Valensole… Dans ces communes bas-alpines, 300 commerçants vont participer au Printemps du commerce, de mardi à samedi, ce qui doit permettre d’attirer de la clientèle, alors que les centres-villes sont souvent désertés. L’idée est de « mettre en valeur les commerces de proximité et créer du trafic, de la clientèle », explique Christophe Barrière, président de la CCI.

    Dans un contexte d’élections municipales, la CCI veut aussi « lancer un appel aux maires car les centres-villes sont en souffrance, notamment à cause du développement du e-commerce », déplore Jean-Pierre Pradalier, vice-président de la CCI en charge du commerce. « Les centres-villes ont besoin que les élus du territoire soient à leurs côtés. » Il rappelle les conditions difficiles dans lesquelles exercent les commerçants de proximité : « 40% se rémunèrent moins que le Smic, ils travaillent plus de 35 heures et prennent des risques. » Le vice-président en charge du commerce interpelle également sur la pyramide des âges : beaucoup de commerçants sont âgés, proches de la retraite et ont besoin de transmission.

    Pendant les cinq jours de l’opération, les commerçants participants vont proposer des animations, des promotions, des bons d’achat ou encore des tombolas dont les bénéfices seront reversés à des associations. C’est le cas à Manosque, où Agnès Gardiol, secrétaire de l’office des commerçants et artisans manosquins, organise avec les commerçants « une tombola au profit des soins palliatifs », explique-t-elle à La Marseillaise. Les fonds récoltés seront reversés à l’association Souffle de vie.

    « Combler les trous »

    La CCI a choisi d’organiser cette opération au mois de mars car c’est une période creuse où il y a « très peu d’activité commerciale », précise Jean-Pierre Pradalier. L’idée est ainsi de « combler les trous ». Des décorations permettront d’identifier les commerces participants. « On essaye de faire en sorte que ce soit relayé pour que résonne cette idée de faire vivre les commerces de proximité », avance le vice-président en charge du commerce.

    « Tout ce qui fait vivre la ville est important, il faut qu’on fasse venir du monde en ville » se réjouit Sandrine Brun, commerçante à Manosque depuis 42 ans qui participe à l’opération. « C’est compliqué partout, les gens consomment moins », constate Agnès Gardiol, venue dans son commerce pour lui apporter son kit de décorations.

    Jérôme Pelissier, directeur de l’agence de Manosque du Crédit Agricole, partenaire de l’opération, insiste : « Les cœurs de nos centres-villes doivent battre. » Certaines unions commerciales prévoient des jongleurs, des magiciens, des festivités ou encore des actions caritatives pour attirer le public dans le cadre de cette opération, qui coûte « entre 25 000 et 30 000 euros » à la CCI, avec le soutien du Crédit Agricole. Des maroquineries, des restaurateurs, des fleuristes ou encore des coiffeurs participeront.

    À Barcelonnette, l’association de commerçants prévoit notamment des jeux de société, un défilé de mode et une déambulation musicale.

    Du 24 au 28 mars à Digne-les-Bains, Manosque, Sisteron, Barcelonnette, Pierrevert et Valensole. Programme à retrouver sur le site leprintempsducommerce.digne.cci.fr

  • La grande braderie de Marseille est de retour ce week-end

    La grande braderie de Marseille est de retour ce week-end

    Temps le plus fort de l’année en terme d’animation commerciale », d’après Rebecca Bernardi, adjointe au commerce à la mairie de Marseille, la Grande Braderie d’Hiver, qui avait rassemblé environ 35 000 personnes lors de sa dernière édition, est de retour. Les commerces participants proposeront des prix bradés, entre moins 50 et 70%.

    L’événement est à grande échelle puisque, outre le centre, trois noyaux villageois se joignent à la partie : la place du 4 septembre, Mazargues et Saint-Barnabé. « Au cours Julien également, une trentaine de commerces vont faire la braderie » ajoute l’adjointe.

    Plus de 200 commerces

    Avec 200 commerces inscrits, Guillaume Sicard, président de la fédération des commerçants de Marseille Centre, observe un « événement festif et commercial qui est un vrai plus sur la dynamique du centre-ville ». Rebecca Bernardi présente également « un événement tourné vers les enfants », avec des animations telles que « du lancer de lasso sur chevaux en bois, des châteaux gonflables et une boum à 17h », détaille le prestataire en charge de l’animation, John&James. L’adjointe conclut en précisant que la braderie est aussi « sociale et solidaire », marquée par la présence « depuis la première édition, des stands de Samu Social », où les dons de vêtements « atteignent chaque fois des records ».

    Décrite comme un « parcours piéton agréable permettant de redécouvrir le centre-ville » par l’adjointe au maire, la braderie se fait à pied. Entre Canebière et la préfecture, et entre la rue de Breteuil et la rue de Rome, le stationnement sera interdit entre vendredi 6 mars, à 19h, et samedi 7 mars, à 19h30. La circulation est quant à elle autorisée jusque samedi, 8h30.

  • Les communes face au défi de la voiture

    Les communes face au défi de la voiture

    Au rayon des sujets épidermiques, le stationnement figure en tête de gondole. Tarif prohibitif en surface ou en parking souterrain, galère pour trouver la seule place disponible du quartier quand les communes en réduisent sans cesse le nombre dans les rues… Ce sujet du quotidien soulève en creux des problématiques bien plus vastes quand il s’agit, de fait, de questionner la place de la voiture en ville. Le stationnement devient ainsi un levier de poids dans les politiques d’aménagement de la ville.

    D’abord parce que l’automobile reste « un objet de clivages et de polarisation », note une en quête menée par Roole et l’Institut Bona Fidé auprès de 1 500 Français et plus de 500 maires, rendue publique le 12 février. Pas moins de 70% des sondés et 63% des maires considérant que la voiture sera un enjeu « important » des élections municipales.

    Si plus de 70% des personnes interrogées et des maires considèrent que les politiques de réduction de la voiture en ville « constituent des leviers efficaces pour réduire la pollution de l’air, les nuisances sonores et favoriser la promotion des mobilités douces », que 55% approuvent cette politique dans les grandes métropoles, c’est tout l’inverse dans les villes moyennes et petites. Et ce qui peut être considéré comme positif pour les autres ne l’est pas forcément pour soi. Testée à l’échelle de la vie quotidienne, la volonté de réduire la place de l’auto en ville est considérée comme négative par 57% des personnes interrogées. Ces dernières pointant notamment l’absence de mode de transports et de déplacement alternatifs. Un sondé sur deux estimant que, là où il habite, il n’y a pas assez de transports en commun et de pistes cyclables, que ce soit à la campagne (87%), dans les villes moyennes (75%) ou les grandes villes (53%).

    Penser global

    « Pour que les gens lâchent leur voiture, il n’y a pas d’autre solution qu’une offre importante, de qualité, confortable… », rappelait dans nos colonnes Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTPF (Union des transports publics ferroviaires), les transports s’avérant être un sujet phare pour 94% des personnes interrogées par l’UTPF en Paca.

    Opposés « largement à toutes les mesures de restriction du stationnement », les sondés réclament aussi des mesures d’accompagnement pour se passer de leur voiture. Des mesures « incitatives » plutôt que « punitives ». On se souvient, par exemple, de la tentative de mise en place des ZFE (Zone à faibles émissions) dans les grandes villes de la région. Une mesure jugée discriminatoire par certains, qui pointent la relégation des classes populaires en périphérie, ces dernières n’ayant d’autre choix que la voiture pour se déplacer. Effective à Marseille pour les véhicules munis de vignettes Crit’Air 3 et davantage, mais uniquement en cas de pic de pollution sous peine d’amende, minimaliste dans le Grand Avignon car elle ne concerne que les poids lourds, reportée à Toulon… Le gouvernement a repoussé le vote définitif sur cette mesure sine die, faute de majorité assurée à l’Assemblée nationale.

    Reléguer la voiture aux abords des villes reviendrait aussi à tuer le petit commerce pour bon nombre des sondés. Une préoccupation qu’ils placent, pour 60% d’entre eux, devant celle de la pollution de l’air. Les maires suivent leurs administrés : 68% estiment que ne plus permettre l’accès au cœur de ville en voiture est dangereux pour l’attractivité commerciale… Une idée reçue. Le Cerema, établissement public pour la transition écologique et la cohésion des territoires, qui a analysé les déplacements des ménages, a établi que 74% des clients des commerces de centre-ville dans les grandes agglomérations s’y rendent à pied, à vélo ou en transports en commun. Mieux, la création de parkings relais judicieusement placés pouvant même faciliter la vie des habitants, estime le Cerema, qui cite l’exemple du P+R Krypton à Aix-en-Provence, avec 900 places et une mini-gare routière de 12 quais.

    « Pour les élus, il s’agit donc d’être en mesure de faire bouger les lignes pour créer davantage d’espaces publics de proximité dans leurs centres, et de déplacer du stationnement plutôt que d’en créer », notent, dans un article du Cerema, Nicolas Pelé, responsable d’études foncier et territoire, et Sylvain Michelon, chef du groupe aménagement urbain. Aménagement du territoire, mobilité, cadre de vie, lutte contre la pollution… Réfléchir à la place du stationnement, c’est finalement « changer de système de pensée », résume le Cerema.

    En chiffres

    1,5

    euro de l’heure à Marseille,

    1 euro dans le centre d’Avignon, 3,8 euros de l’heure à La Ciotat après deux heures gratuites… Les tarifs varient du simple au double dans les grandes villes de Paca.

    8, 3

    millions d’euros. C’est ce qu’ont rapporté, en 2024, les forfaits de post-stationnement (FPS), en clair les PV, à la Ville de Marseille. Depuis 2018, ce sont les communes qui décident du montant du FPS.

    15

    fois plus cher… Selon les professionnels du secteur, le prix d’une place de parking en surface était de 2 000 euros en 2025, hors acquisition du terrain, contre 30 000 euros en parking souterrain.