Tag: commerce

  • En un an, 23 commerces ont ouvert en centre-ville d’Aubagne

    En un an, 23 commerces ont ouvert en centre-ville d’Aubagne

    Les affiches sont prêtes. On y lit « J’aime Aubagne, je consomme dans ses boutiques », accompagné du slogan « Soutenir nos commerces, c’est cultiver notre art de vivre. » « Ces affiches vont être apposées dans les vitrines. La campagne de communication va également se déployer sur les réseaux sociaux et des clips vidéo vont être diffusés, cette semaine, sur BFM TV Marseille », expose Danielle Menet, adjointe au maire déléguée à l’économie.

    Face « à ceux qui disent qu’il n’y a pas de commerces à Aubagne, ce qui est méprisant », lâche-t-elle, l’élue met en avant les atouts du centre-ville, selon elle : « c’est la présence de la culture », avec par exemple le cinéma Le Pagnol, le théâtre Comoedia et les loisirs, comme le manège. « Cela peut attirer le public, pour une expérience de consommation autre que de commander depuis son canapé », pose-t-elle.

    Si elle reconnaît que les travaux « pour le Bus+ en direction des Paluds et pour le Val’Tram* ont gêné les automobilistes, on espère que l’embellissement de la ville va faire oublier tout ça. » Elle poursuit : « Le Val’Tram, qui devrait être opérationnel à la fin du premier semestre 2026, va faire venir à Aubagne la clientèle d’autres communes.»

    100 commerces vacants

    Malgré un contexte économique maussade, « que l’on constate aussi dans la galerie marchande d’Auchan, zone de la Martelle, avec des commerces qui ont fermé », souligne pour sa part Céline Fourcade, directrice du Paci (Initiatives Pays d’Aubagne- La Ciotat), « on compte cette année 23 installations de commerces en centre-ville, contre 11 l’an dernier », se réjouit Danielle Menet. Directrice de l’économie à la Ville, Noria Medjebeur précise qu’il y a eu, cette année, « 39 ouvertures de commerces et 2 accompagnements en cours, et 16 fermetures ou changement de propriétaires. » Les nouveaux commerces, « restauration, esthétique, bien-être, friperie, prêt-à-porter femmes (…) » ont ouvert dans l’hypercentre, dans les rues Rastègue, Martinot, de la République, Cours Voltaire.

    Pour favoriser le commerce, indique Danielle Menet, la Ville a par exemple « doublé la taxe sur les friches commerciales en 2024 ». Cette taxe se paie lorsqu’un local est fermé depuis deux ans. Sur toute la ville, on dénombre « 100 cellules commerciales vacantes » à ce jour. La Ville peut épauler un porteur de projet pour négocier, avec un propriétaire de local commercial, un loyer moindre. Un autre outil « est la préemption. Dès qu’un local se libère, la Ville est informée. Selon le local, le maire statue sur la faisabilité du projet », éclaire l’adjointe. Grâce à ce système, Hélène Joliet, sophrologue, va par exemple pouvoir ouvrir avec sa maman mosaïste un commerce, début 2026. Elle va occuper 26m2 au 17, rue Martinot pour un loyer de 200 euros par mois.

    * Porté par la Métropole, Val’Tram prolonge la ligne de tramway d’Aubagne à La Bouilladisse. 15 000 voyageurs par jour en moyenne devraient l’emprunter.

  • L’avenir du Centre Bourse s’invite dans la campagne

    L’avenir du Centre Bourse s’invite dans la campagne

    Il y a quelques semaines, on a commandé une étude avec la chambre de commerce. L’étude est limpide, elle dit que depuis ces 15 dernières années, les centres commerciaux ont assassiné le centre-ville. En attendant, il faut trouver une solution », lance Benoit Payan, maire de Marseille (DVG), interrogé sur le plateau de BFM Provence, ce jeudi, sur l’avenir des Galeries Lafayette, au Centre Bourse.

    Bien qu’il ne se soit pas encore officiellement déclaré candidat à sa propre succession, à 5 mois des municipales, l’élu évoque ses projets sur ce dossier : « J’ai travaillé avec le président de la République et avec l’état sur une solution d’envergure nationale. Probablement un grand équipement culturel. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant. » Selon l’édile, un financement important est attendu. Il poursuit : « Au 15 novembre, il doit y avoir la dernière proposition de rachat. On verra à quoi elle ressemble. Si elle ne me convient pas, je prends l’engagement de racheter les Galeries Lafayette pour en faire un lieu où on y remet de la vie, avec des gens, pour que le centre-ville ne périclite pas. Pas forcément un centre commercial. »

    Des projets encore flous pour le moment

    Le même jour, un peu plus tôt, Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole, candidate à la mairie de Marseille, lançait sa campagne sous le slogan « Marseille, je t’aime avec Martine Vassal ». Elle invite les Marseillais à choisir entre « cinq propositions pour l’avenir du site des Galeries Lafayette », à savoir le Centre Bourse. Une consultation citoyenne avec un vote qui sera ouverte dès ce lundi 20 octobre.

    Les options proposées sont une école de cuisine baptisée « Jean-Baptiste Reboul » (chef né dans le Var en 1862), une maison marseillaise de l’enfant avec de vastes espaces de crèche municipale, un parc urbain nommé « Central Mars », un centre commercial renouvelé, ou enfin un centre commercial 100 % dédié au « Made in Marseille ». Des visuels accompagnent ces propositions, mais ils ne sont ni crédités à une agence d’architecture, ni chiffrés à ce jour. Selon La Provence, ils auraient été « élaborés en interne ».

    Quelques mois plus tôt, en mars, Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région, et Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de commerce, envisageaient l’implantation de la cité judiciaire à la place du Centre Bourse, dans le but de redynamiser le centre-ville. Parlant de « véritable urgence », Renaud Muselier proposait alors « de se mettre vite autour de la table pour proposer des solutions sur la base des résultats de l’étude que je propose de cofinancer ».

  • La nouvelle ressourcerie d’Aubagne, petit poucet du réemploi

    La nouvelle ressourcerie d’Aubagne, petit poucet du réemploi

    Un choc de cultures ? On pourrait le penser. Au cœur de la zone commerciale de la Martelle, entre des grandes enseignes et l’hypermarché Auchan « qui est l’un des plus gros de France », selon Margot Girard, directrice de Evolio, l’association vient d’ouvrir une nouvelle boutique. Tout comme le site « historique » de la ressourcerie Le Dirigeable, que gère Evolio dans la zone industrielle des Paluds. « Tout ce qui est vendu ici, a déclaré un peu avant Cynthia, encadrante du futur atelier bois sur place, objets, meubles, habits, vaisselle, électroménager, livres (…) a été déposé par des particuliers. On y trouve aussi des objets, meubles, créés à partir de matériaux récupérés. » Tous ces objets ont été auparavant triés, nettoyés, réparés, façonnés parfois par « les salariés en parcours vers l’emploi que nous accompagnons », étaye Éric Naville, directeur du Dirigeable. « La boutique, située entre KFC et Auchan, fait 391 mètres carrés. Nous avons également des bureaux, et 120 mètres carrés d’ateliers dédiés à l’accueil du public », ajoute-t-il.

    Petit poucet et grandes enseignes

    Pour Margot Girard, l’ouverture de ce nouveau lieu « est une belle réussite. Un bel aboutissement. Le projet a été initié en 2021. Nhood* et Ceetrus, qui sont les propriétaires du site sont venus nous chercher car ils voulaient faire un lieu qui ait du sens social et solidaire. Cela nous permet de toucher un grand public que l’on ne touchait pas avant ». Elle relève : « Être au cœur de cette zone nous permet de faire des passerelles pour que nos salariés en insertion puissent trouver un débouché, un emploi, ce qui est notre vocation. Nous allons en effet pouvoir rencontrer les directeurs des grandes enseignes autour, et mettre en relation les compétences de nos salariés et les postes qui se libèrent. » Dès l’ouverture, hier, le lieu a été pris d’assaut. Pour faire de bonnes affaires, « le neuf étant hors de prix », pour se faire plaisir. Face à l’affluence, Eric Naville commente : « Le rôle citoyen de ce lieu, j’y crois à fond. »

    * Opérateur immobilier créé par l’association familiale Mulliez (Auchan, Décathlon…)

  • Grève des marins contre le dumping en Méditerranée

    Grève des marins contre le dumping en Méditerranée

    C’est un coup de semonce. Les marins du navire Jean Nicoli de la compagnie Corsica Linea, assurant la desserte entre Sète et Bjaïa en Algérie, ont cessé le travail jeudi 9 octobre au matin. La raison de leur courroux : « nous venons de découvrir qu’après n’avoir rien dit pour l’ouverture de GNV dans ces conditions à Sète en saison sur l’Algérie, notre direction libère à présent sa ligne Sète-Bejaïa au profit de GNV, pour se repositionner sur Marseille et lui laisser le champ libre ainsi qu’à Corsica Ferries », précise dans un communiqué à la presse le responsable du syndicat CGT des marins de Marseille, Frédéric Alpozzo. « Ce repositionnement d’escale à Marseille réduit la fréquence du Service Public de Continuité territoriale entre Marseille et Propriano ». Et de dénoncer « un choix stratégique industriel, économique et social, incompréhensible sauf dans le cadre d’une entente entre armateurs contre l’emploi maritime national et les droits sociaux des marins sous pavillon français 1er registre ainsi menacé de disparaître, afin de se restructurer et de fusionner par la suite avec La Méridionale propriété de CMA CGM, sur la future desserte maritime de la Corse exclusivement et avec moins de Service Public. Des centaines d’emplois sont menacés, en Corse comme sur le continent ». Les marins exigent notamment le maintien de La ligne Sète-Bejaïa et des escales prévues en continu au programme initial 2025 avec le port de Sète et le Port de Bejaïa. »

    Le 2 septembre, des parlementaires des régions Occitanie, PACA et Corse ont signé une tribune transpartisane dans les colonnes du journal Le Marin.

    « Le dumping prédatoire »

    Ils y dénoncent « une guerre silencieuse se joue sur les mers de Méditerranée. Elle n’oppose pas seulement des navires, mais deux visions du commerce : d’un côté, celle des opérateurs maritimes soucieux de rentabilité, d’équité sociale, de souveraineté nationale. De l’autre, celle d’un acteur soutenu par un géant financier qui, ligne après ligne, brise les équilibres des entreprises naturellement durables. Cet acteur, c’est GNV (Grandi navi veloci), filiale du groupe MSC. En trois ans, GNV a perdu plus de 500 millions d’euros, dont 257 millions en 2024, sans jamais freiner sa course à l’expansion. Pourquoi ? Parce qu’elle peut se le permettre : MSC injecte massivement du capital (290 millions d’euros en 2024), couvrant les pertes abyssales sans exiger de rentabilité à court terme. Ce comportement, totalement décorrélé des règles économiques usuelles, a un nom : le dumping prédatoire. », écrivent-ils. Parmi les signataires : Denis Bouard, sénateur du Gard (PS), Hussein Bourgi, sénateur de l’Hérault (PS) et Fanny Dombre-Coste, députée de l’Hérault.

  • Dernières emplettes en famille dimanche, avant-dernier jour de foire

    Dernières emplettes en famille dimanche, avant-dernier jour de foire

    Au soleil et sous un fort mistral, Najia, jeune maman venue avec son fils Eymen, vient d’accompagner sa tante Fatima et sa mère vers les stands « du Maghreb et de l’Asie ».

    Originaire d’Oran, Fatima est allée respirer, sur le stand de l’Algérie, les odeurs d’épices. « Cela m’a rappelé mon enfance », dit-elle. « Nous nous étions déjà rendues sur la foire la semaine dernière et, ce dimanche, nous terminons d’acheter ce que nous avions repéré. C’est assez cher… », confie Najia. En effet, ce dimanche marque l’avant-dernier jour de la foire, qui a ouvert le 26 septembre. Il était encore trop tôt pour obtenir un bilan de la fréquentation, ont confirmé les organisateurs. Ce lundi, l’entrée est gratuite pour les demandeurs d’emploi.

    Dans le hall 1, où l’Italie et ses produits attirent toujours foule, et où le fromage parmesan embaume, un couple, Florian, 36 ans et Ninon, 35 ans, ont fait quelques emplettes. Romy, 2 ans, dans les bras de son père, se gave d’olives… Toute ébouriffée par le vent, elle a une tête de rock star qui vient de faire son show. « La foire, ça décoiffe », s’amuse son père. Même si le couple reconnaît que les produits vendus au Parc Chanot sont loin d’être bon marché, « on aime, chaque année, retrouver cette ambiance. C’est convivial, ça parle italien ici, indien plus loin… », illustre Florian.

    Anaïs, 22 ans, rencontrée aux abords du hall 6 « Tour du monde » apprécie de découvrir des produits de toutes origines. Quentin, 37 ans, « entraîné par des amis qui ont des enfants », a au contraire l’impression de voir, d’année en année, « les mêmes exposants ». C’est pour cela qu’il a particulièrement apprécié, cette année, le coup de projecteur mis sur le « Fabriqué à Marseille » dans la foire.

    Parc Chanot, ouvert de 10h à 19h.

  • « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    Stationnement, bouchons… Comment gérer efficacement et de façon durable sa logistique quand on est commerçant ou artisan dans le centre-ville de Marseille ou d’Aix ? C’est la question à laquelle le programme « Marguerite » entend répondre avec un « catalogue de solutions », a expliqué ce jeudi 2 octobre Delphine Blanc, déléguée générale de l’association « La fabrique de la logistique », à l’origine du projet.

    Livraison en vélos-cargos, utilisation de véhicules en auto-partage ou casiers connectés, 14 lauréats proposent de faire « dans la dentelle » avec un accompagnement financier et une prise en charge du dispositif choisi pour le tester.

    Des tests concluants

    Pour Olivier Bizot, élu de la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur, partenaire de l’opération, la transition écologique offre une véritable opportunité, « en termes de motivation des équipes qui cherchent un sens à leur travail, et en répondant aux attentes des consommateurs ». À Marseille, « on a été pris de court par la ZFE mais elle va revenir, c’est à nous maintenant de nous en emparer » estime-t-il. À ses côtés, Bernard Marty, vice-président de la Chambre de commerce 13 abonde, appelant « à s’outiller ».

    Pas moins de 494 conversions sont espérées sur le territoire. Certains ont déjà sauté le pas. Serrurier, boulangère, nettoyeur industriel, ils font partie des 11 artisans qui à Marseille, Aix ou Carnoux ont tenté l’expérience avec « Les boîtes à vélo » Paca, raconte Louis Joggerst, chargé de mission à l’association. Et ont été convaincus. Car malgré le manque de pistes cyclables et la congestion des rues, « dans un rayon de 5 km autour du Vieux-Port, c’est plus rapide », indique-t-il.

  • Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Martigues accueille un colloque universitaire sur la recherche en commerce et distribution, la semaine prochaine, à l’occasion de la 28e conférence Étienne Thil, organisé par l’association du même nom.

    Le co-président du comité d’organisation est Gilles Paché, professeur en sciences de gestion à Aix-Marseille université. « Le 9 octobre, des professionnels de haut niveau participeront à des tables rondes et le président de l’université d’Aix-Marseille se déplacera pour l’ouverture de la conférence, aux côtés du maire de Martigues », promet-il.

    La particularité de cette édition est, pour Gilles Paché, d’être « pour la première fois » organisée « dans une ville moyenne n’ayant pas le statut universitaire, puisque les précédentes conférences se sont tenues dans des universités et écoles de commerce », indique le professeur, comme à Montpellier l’année dernière, ou Paris Dauphine auparavant.

    Le programme n’est pas déconnecté du territoire. L’ouverture du colloque est à 9h jeudi 9 octobre, en compagnie du maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. La première table ronde sur le thème de la redynamisation des centres-villes par le commerce est animée par Béatrice Siadou-Martin, professeure en marketing à l’université de Montpellier, avec comme intervenants le Pr Pierre Lescoat de l’école de commerce Neoma, ainsi que Louis Roux, chef de projet à l’Agglomération de Montélimar.

    L’après-midi à 14h, une autre table ronde sur la distribution à l’ère de la décarbonation et la circularité est proposée avec Aurélien Rouquet, ingénieur de l’école centrale de Lille et rédacteur en chef de la Revue Française de Gestion.

  • La foire de Marseille souffle ses cent bougies

    La foire de Marseille souffle ses cent bougies

    À l’initiative d’une coopérative des représentants et voyageurs de commerce, la première édition de la foire voit le jour en septembre 1925. Elle se déroule dans les 5 000m2 du Grand Palais du parc Chanot et accueille 350 exposants et 75 000 visiteurs. Intitulée « quinzaine industrielle et commerciale des représentants et commerçants », la mention marché méditerranéen donne l’orientation que Marseille a su garder au fil des ans : l’international.

    L’année suivante, elle réunit deux fois plus d’exposants et quatre à cinq fois plus de visiteurs. En 1929, forte de son succès, la manifestation est admise au sein de l’Union des foires internationales et prend le titre de Foire internationale de Marseille. Interrompue que deux fois en 100 ans, soit à cause de la guerre (1943-1945) car les locaux à Chanot étaient très endommagés, ou par la pandémie du Covid en 2020, cet événement est un incontournable pour les Marseillais. Le Grand Palais a été reconstruit en 1951, plus grand et plus moderne. Cette année, pour la première fois, son 1er étage se transforme en espace immersif retraçant 100 ans de jeux de la partie de carte à l’e-sport.

    D’abord essentiellement agricole, la foire, véritable reflet de la société, évolue et les premiers appareils électroménagers font leur apparition après la Guerre. Elle devient ensuite un rendez-vous immanquable pour découvrir la pointe de la technologie. Les générations s’y succèdent et transmettent pour le moins un récit, si ce n’est un frigidaire, un poêle à bois à moins que ce ne soit une marmite si possible magique, vendue par un bonimenteur à un prix forcément avantageux. Aujourd’hui sur ses 130 000m², la foire internationale de Marseille réunit plus d’un millier d’exposants et accueille plusieurs centaines de milliers de visiteurs.

    En 2025, suite à un nouvel appel d’offres, la Ville devient propriétaire de la marque et délègue à GL events (75%) et la CCI (25%) la gestion du parc Chanot tout entier soit les 17 hectares avec ses espaces d’exposition fermées. « Pour ce 100e anniversaire, on a voulu mettre en avant, les talents locaux. On s’est dit, c’est la fierté d’être Marseillais qu’il faut mettre en avant », explique Pierre Arvis direction général de Marseille Events (organisateur de la foire). Et de poursuivre : « Ici, plus qu’ailleurs, c’est un événement. Dès l’entrée un très grand village Fabriqué à Marseille accueille les visiteurs. Mais aussi un autre intitulé Innova qui permet aux start-ups locales de proposer leurs produits, leurs inventions. » Sans oublier le hall 3 dédié au cinéma où Provence studio peut montrer l’étendue des métiers.

    « La foire de Marseille est la deuxième foire de France, mais si on la ramène à la population, probablement, c’est la plus importante », positionne Pierre Arvis. Argumentant : « GL envents dirige 9 foires, mais comme dit notre responsable : “C’est la plus foire, des foires !” » Proximité avec le centre-ville, festive et populaire, c’est aussi l’essence du commerce, celui que l’on peut toucher. Du côté des réservations, là encore Pierre Arvis s’affiche optimiste : « Sur les pré-réservations, on est sur des tendances de 20% d’augmentation. »

    Foire internationale de Marseille jusqu’au 6 octobre au Parc Chanot

    « La foire
    de Marseille
    est la deuxième foire
    de France »

  • Mobilisation agricole calme et revendications fermes

    Mobilisation agricole calme et revendications fermes

    Sur ce paquet de pâtes, il y a marqué “origine UE et non UE” sans précisions. Il y a de grandes chances que ce soit du blé canadien traité au Roundup », tonne haut et fort Sylvain Bernard, secrétaire général de la FDSEA 84, paquet de pâtes dans les mains, dans les rayons du Lidl situé route de Montfavet, à Avignon, ce vendredi 26 septembre.

    Une prise de parole qui résume bien la matinée passée par une trentaine de militants de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs. De 8h à midi, ils ont inspecté les rayons, notamment ceux des fruits et légumes, du Auchan Avignon Nord, du Grand Frais, puis du Lidl, situé à quelques centaines de mètres. Ils ont scrupuleusement balisé chaque produit non issu de l’agriculture française, ou vendu à un prix jugé trop bas pour permettre une rémunération correcte des producteurs, notamment pour le vin.

    Les militants ont également distribué aux passants, panier ou caddie en main, un « menu déséquilibré », composé de produits d’origine étrangère cultivés dans des conditions interdites en France et en Europe, mais importés. « On entend beaucoup parler du Mercosur. Mais il y a d’autres accords, comme celui avec le Maroc, qui nous touchent beaucoup, surtout en Vaucluse, avec les cerises, les tomates ou le melon », poursuit le responsable syndical.

    Dans chaque magasin, les producteurs se sont aussi attardés devant les rayons d’amandes et de noix. « On essaie de relancer ces filières, mais il n’y a quasiment aucun produit français. On trouve beaucoup de produits des États-Unis et on sait dans quelles conditions ils sont produits là-bas », poursuit Julien Latour, viticulteur à Violès et secrétaire général adjoint de la FDSEA. Tandis qu’au rayon des vins de Lidl, c’est aussi le prix qui est dénoncé, avec des bouteilles à parfois moins de 2 euros. « À moins de 3 euros, n’achetez pas, car cela ne nous rémunère pas », lance un militant aux clients.

    Et maintenant ?

    À l’issue des quelques heures de mobilisation, les agriculteurs mobilisés se sont réunis autour de leur secrétaire général pour faire le point et envisager la suite. « Il faut passer un cap. Il faut se coordonner dans toute la France pour s’attaquer au portefeuille, sinon, on n’arrivera à rien », lance un des producteurs. « Si ça continue, on risque de se radicaliser, car on est à bout », avance un autre. « Ils doivent s’attendre à ce que ce soit plus dur qu’avant. Mais on ne peut pas faire n’importe quoi, car on peut finir devant des tribunaux », tempère Sylvain Bernard. Ce dernier souhaite « mettre la pression en permanence » tout en proposant d’aller à la rencontre des patrons de la grande distribution, « qui sortent d’écoles de commerce et ne connaissent même pas la saisonnalité des produits ».

  • Une mobilisation calme, mais des revendications fermes

    Une mobilisation calme, mais des revendications fermes

    Sur ce paquet de pâtes, il y a marqué “origine UE et non UE” sans précisions. Il y a de grandes chances que ce soit du blé canadien traité au Roundup », tonne haut et fort Sylvain Bernard, secrétaire général de la FDSEA 84, paquet de pâtes dans les mains, dans les rayons du Lidl situé route de Montfavet, à Avignon, ce vendredi 26 septembre.

    Une prise de parole qui résume bien la matinée passée par une trentaine de militants de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs. De 8h à midi, ils ont inspecté les rayons, notamment ceux des fruits et légumes, de l’Auchan Avignon Nord, du Grand Frais, puis du Lidl, situé à quelques centaines de mètres. Ils ont scrupuleusement balisé chaque produit non issu de l’agriculture française, ou vendu à un prix jugé trop bas pour permettre une rémunération correcte des producteurs, notamment pour le vin.

    Les militants ont également distribué aux passants, panier ou caddie en main, un « menu déséquilibré », composé de produits d’origine étrangère cultivés dans des conditions interdites en France et en Europe, mais pourtant importés. « On entend beaucoup parler du Mercosur. Mais il y a d’autres accords, comme celui avec le Maroc, qui nous touchent beaucoup, surtout en Vaucluse, avec les cerises, les tomates ou le melon », poursuit le responsable syndical.

    Dans chaque magasin, les producteurs se sont aussi attardés devant les rayons d’amandes et de noix. « On essaie de relancer ces filières, mais il n’y a quasiment aucun produit français. On trouve beaucoup de produits des États-Unis et on sait dans quelles conditions ils sont produits là-bas », poursuit Julien Latour, viticulteur à Violès et secrétaire général adjoint de la FDSEA. Tandis qu’au rayon des vins de Lidl, c’est aussi le prix qui est dénoncé, avec des bouteilles à parfois moins de 2 euros. « À moins de 3 euros, n’achetez pas, car cela ne nous rémunère pas », lance un militant aux clients.

    Et maintenant ?

    À l’issue des quelques heures de mobilisation, les agriculteurs mobilisés se sont réunis autour de leur secrétaire général pour faire le point et envisager la suite. « Il faut passer un cap. Il faut se coordonner dans toute la France pour s’attaquer au portefeuille, sinon, on n’arrivera à rien », lance un des producteurs. « Si ça continue, on risque de se radicaliser, car on est à bout », avance un autre. « Ils doivent s’attendre à ce que ce soit plus dur qu’avant. Mais on ne peut pas faire n’importe quoi, car on peut finir devant des tribunaux », tempère Sylvain Bernard. Ce dernier souhaite « mettre la pression en permanence » tout en proposant d’aller à la rencontre des patrons de la grande distribution, « qui sortent d’écoles de commerce et ne connaissent même pas la saisonnalité des produit ».