Tag: combat

  • Kickboxing : 32e édition réussie pour la Nuit des champions

    Kickboxing : 32e édition réussie pour la Nuit des champions

    C’était la soirée de l’année pour tous les amoureux de sports de combat. La Nuit des Champions mettait en valeur le kickboxing pour la 32e fois. Une nouvelle édition disputée, comme à l’accoutumée, au Palais des Sports de Marseille. Les plus de 5 000 spectateurs présents lors de la soirée, samedi, ont été gâtés, avec 11 affrontements. En point d’orgue, le duel entre Fabio Loisi et Remi Parra. Plusieurs moments ont marqué les travées de l’enceinte pleine à craquer.

    À commencer par le combat d’ouverture. Alessandro Piemonte, 20 ans et membre du Full Contact Academy, le club organisateur, a disputé avec réussite sa première en professionnel. Gants dorés et short rose bonbon, il a battu Owen Dusseau, devant un bruyant parterre de proches. Sur les coups de 22 heures, une ceinture a été décernée. Cette année, la Nuit des Champions avait prévu un tournoi entre quatre poids lourds. Les Marseillais ont d’abord vécu un brutal ascenseur émotionnel. Karim Zeghad, vainqueur de sa demi-finale, a été déclaré inapte entre les deux combats à cause d’une blessure à la jambe. L’Ivoirien Fabrice Gnédré, repêché, en a pleinement profité. Il s’est imposé, par décision des juges, lors de la finale, contre Naim Hebbar, corps rougi par les coups. Peut-être l’un des combats les plus âpres de la soirée, avec deux combattants atteignant les 110 kilos sur la balance. « Je suis conscient que je suis en fin de carrière, j’ai 37 ans, mais celle-ci, c’est l’une de mes plus belles victoires. Je la dédicace à mes deux filles », déclara Gnédré, sur le ring.

    Un Parra brutal pour boucler la soirée

    Arriva l’affrontement Loisi – Parra. Cinq périodes de trois minutes étaient au programme mais il n’y a pas eu besoin d’autant. Au cœur du 2e round, à la suite d’un imprévisible coup de poing retourné, Remi Parra a adressé un KO net à Fabio Loisi. Une chute brutale, devant une salle stupéfaite, bouche bée, face à la violence du moment. Le Catalan est recouvert par les paillettes dorées lâchées du haut de la salle, la ceinture des -60 kg est pour lui. Avec la manière.

  • La Nuit des champions en star à Marseille

    La Nuit des champions en star à Marseille

    La Nuit des Champions incarne la passion, le respect et l’excellence des sports de combat. Au-delà des titres et des victoires, c’est avant tout une aventure humaine et sportive qui continue d’écrire son histoire. » C’est avec ces mots que l’organisateur Erick Roméas présente son événement. La Nuit des Champions revient, ce samedi soir au Palais des Sports de Marseille, pour une 32e édition qui s’annonce brûlante. Au programme en 2025, pas moins de 11 combats.

    Du kickboxing à foison, avec deux ceintures décernées en fin de soirée. Pour la première fois, un tournoi des lourds se tiendra au cœur de l’événement. Quatre combattants se feront face et un seul ressortira vainqueur. Le Marseillais Karim Zeghad sera opposé au vétéran ivoirien Fabrice Gnédré avant, potentiellement, d’affronter l’Italien Yuri Farcas ou l’Algérien Naim Hebbar durant la finale, placée en 10e position. « Il est à moi ce tournoi ! » a dit, avec confiance, le Phocéen âgé de 31 ans.

    Loisi vs Parra, combat

    au sommet à Marseille

    Le Main Event (combat principal, en VF) sera le clou du spectacle, dernier moment d’une longue soirée de sports de combat pour les quelques 5 000 spectateurs. Cette année, la ceinture des -60 kg est en jeu, comme en 2024, et le détenteur est un local. Fabio Loisi, originaire de Châteauneuf-les-Martigues, aura fort à faire face au Catalan Remi Parra. 24 victoires et 3 défaites pour le challenger, qui est déjà reconnu à l’international malgré son jeune âge (24 ans). Champion du monde ISKA (l’une des associations mondiales de la discipline), il est également le vainqueur du K-1 World Grand Prix au Japon. Une prestigieuse compétition qu’il a dominé de la tête et des épaules. Parra est même le tout premier français à s’imposer sur le ring nippon.

    Les deux jeunes hommes ont montré un respect mutuel lors de la conférence de presse officielle. Ils sont reconnaissants d’être mis en avant de la sorte lors de l’un des événements majeurs de l’année en kickboxing. « C’est un très grand boxeur. La NDC m’a toujours offert des combats difficiles. Faire le Main Event était un rêve et maintenant il devient réalité. J’en ai des frissons » décrit Fabio Loisi, bras recouverts de tatouages impressionnants. Son adversaire prédit « un très beau combat » lors d’une soirée « qui est la référence en France ». « L’année dernière, j’ai été repêché pour participer au tournoi à quatre. J’ai eu cette chance et je me suis imposé, mais, derrière, c’était beaucoup de travail. J’ai hâte de combattre Fabio, ça va être une belle guerre », répète Remi Parra.

    Premier combat pro

    pour Piemonte

    D’autres locaux monteront sur le ring à l’occasion de cette Nuit des Champions, 32e du nom. À commencer par Alessandro Piemonte, jeune boxeur membre du Full Contact Academy, le club organisant l’événement. Il ouvrira le bal sur les coups de 19h30 et a déclaré : « Je m’entraîne comme un fou », pour ce qui sera son premier combat professionnel. Trois Bucco-rhôdaniens suivront avec Jean-Daniel Wolny en -95 kg, Mickaël Pignolo en -70 kg puis Dawson Delys chez les -75 kg.

    La soirée approchera de son terme lorsque l’Istréen Matthan Choinard entrera pour combattre. Placé en numéro 8, lui aussi ex-champion ISKA, il affrontera le redoutable marocain Abdellah Filali. Une seule défaite en 21 combats pour ce dernier, avec cinq succès avant la limite. Également spécialiste du muay thaï, il sera un coriace adversaire pour le Français de 29 ans, vaincu par 8 fois en 36 combats. Assurément l’un des duels à suivre lors de cette riche nuit marseillaise.

  • Souleimane Mohammedi retrouve le ring à Aix ce samedi

    Souleimane Mohammedi retrouve le ring à Aix ce samedi

    Après un an dans l’ombre, Souleimane Mohammedi va retrouver la lumière et l’intensité du ring à l’occasion de son 17e combat professionnel. Le boxeur du BC affronte, ce samedi, le Géorgien de 31 ans, Nodar Robakidze. Un rendez-vous qui se déroulera dans la salle de spectacle du Pasino Grand, à Aix-en-Provence. Le Tricolore, toujours invaincu, compte bien faire sauter la banque dans l’enceinte du casino appartenant au groupe Partouche.

    Face à lui, un adversaire d’un calibre supposément inférieur, possédant un bilan peu reluisant de 54 défaites pour 26 victoires. Mais la star de ce gala se méfie de son opposant venu du Caucase. « C’est un bon client, il a 80 combats. Certes, il a plus de défaites que de victoires, mais il a affronté de gros boxeurs, comme Bruno Surace et Milan Prat. Il est technique, ce n’est pas juste un bourrin. Il boxe un peu à la cubaine, il nargue, donc ça va offrir du spectacle. »

    Mohammedi cible également les points faibles du Géorgien : « J’ai un meilleur cardio, une meilleure vitesse et tout ce qu’il sait faire, je le fais aussi. Il faudra appuyer progressivement sur l’accélérateur et voir comment il réagit. »

    De la confiance et un boxeur français qui se sent prêt. Pour passer un nouveau cap, il s’est offert les services d’une nutritionniste et d’un préparateur physique. Un meilleur entourage pour voir plus haut et, pourquoi pas, atteindre une finale européenne ou une demi-finale mondiale, en 2026.

    Pesée validée pour

    les deux boxeurs

    Ce vendredi, au Pasino, se déroulait la pesée officielle du combat, en présence des deux combattants. S’il a fallu attendre Nodar Robakidze, bloqué 1h30 à la douane de l’aéroport de Marignane, cette pesée a été réalisée sans encombres. 72,100 kg pour Souleimane Mohammedi, soit 400 grammes de moins que la limite autorisée dans sa catégorie des poids moyens. Son adversaire affiche 72 kg tout rond.

    Le jeune Français compte bien conserver son invincibilité, ce samedi soir, alors qu’il vise les Mondiaux, organisés chaque année à Las Vegas, « dans les 2 ou 3 ans ». Le double champion du monde WBC Youth (-24 ans) explique le cheminement de ces dernières semaines, avant le grand soir. « à deux semaines du combat, on est encore dans le dur, à s’entraîner et en faisant attention à ne pas se blesser. Dans la dernière semaine, ce ne sont que des révisions pour moi. Je refais mes leçons. En général, j’arrête de frapper le sac le jeudi et je vais courir le jour suivant, si je ne me sens pas assez en forme. »

  • Kick-boxing : une 32e Nuit des Champions qui s’annonce brûlante

    Kick-boxing : une 32e Nuit des Champions qui s’annonce brûlante

    Le pied-poing à l’honneur au Palais des Sports de Marseille. La Nuit des Champions retrouve son antre annuel pour une 32e édition, ce sera le samedi 22 novembre. Au programme, à partir de 19h, pas moins de 11 combats de kick-boxing prévus. Parmi tous ces affrontements, deux ceintures seront décernées. Celle des poids-lourds sera attribuée, pour la première fois de l’histoire de la NDC, à l’issue d’un tournoi à quatre. Des demi-finales se tiendront au cœur de la programmation avant une finale, pénultième combat de la soirée. Le Marseillais Karim Zeghad – « j’ai plus peur du micro que de boxer » dira-t-il en conférence de presse – affrontera l’Ivoirien Fabrice Gnedre alors que l’Italien Yuri Farcas sera face à l’Algérien Naim Hebbar.

    Juste après cette finale se tiendra le main event, l’affrontement phare. Deux jeunes combattants face-à-face avec le local Fabio Loisi, détenteur de la ceinture des -60 kilos, opposé à Remi Parra, étoile montante de la discipline. Ce dernier a récemment remporté le K-1, au Japon, un important tournoi de kick-boxing. Il possède également un bilan de 24 victoires, dont 14 KO, pour 3 défaites. Les deux hommes ont montré beaucoup de respect l’un envers l’autre durant leur passage devant la presse. « C’est un très grand boxeur. La Nuit des Champions m’offre toujours de gros combats. C’était un rêve depuis petit de faire le main event et là je vais le faire, j’en ai des frissons », rapporte Fabio Loisi. Son adversaire confirme : « C’est juste incroyable de faire le main event, parce que c’est la référence en France. On va faire un beau combat. »

    La Nuit des Champions, un « moment incontournable »

    Ce rendez-vous, mardi matin, au Palais des Sports, s’est fait en présence d’Erick Romeas, organisateur et président du Full Contact Academy, de Ludovic Perney, représentant la Région, de Marine Pustorino pour le Département et d’Hedi Ramdane, adjoint au sport dans les 15e et 16e arrondissements. Ce dernier a mis en avant le fait que « la Nuit des Champions est l’étoile qui fait scintiller Marseille. Marseille a besoin de ce genre d’événements ». Ludovic Perney a lui parlé d’un « moment incontournable pour tous les amoureux des sports de combat ». Les organisateurs ont ensuite présenté un à un les 11 combats de la soirée, où des locaux comme Alessandro Piemonte, Jean-Daniel Wolny ou encore Dawson Delys entreront sur le ring, devant une foule de 5 000 personnes.

  • Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Le rendez-vous a été fondé en 2001 suite à la rencontre de deux militants féministes, Luc Patentreger, médecin, dessinateur, et entrepreneur social, et Loutcha Dassa, ancienne déportée à Auschwitz décorée de la médaille de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2012 et de la Légion d’Honneur en 2021 pour sa lutte pour l’inclusion des femmes dans la société et le milieu artistique.

    Le festival Femmes ! revient pour une 24e édition, du 5 au 24 novembre. Six salles dans quatre villes s’en feront le relais : Théâtre Liberté et cinéma Le Royal à Toulon, cinéma Six n’étoiles à Six-Fours, Casino Joa et centre culturel Tisot à La Seyne-sur-Mer et cinéma Le Rocher à La Garde.

    44 films en compétition

    Ce festival se définit comme « œuvrant pour l’égalité entre femmes et hommes », avec « une conviction : l’art peut et doit être un levier d’émancipation, d’égalité et de liberté. Nous portons un féminisme universaliste qui réunit toutes les femmes, quels que soient leurs origines, leurs parcours ou leurs frontières, et qui invite les hommes à être pleinement partenaires de ce combat ». Cette année, la thématique « Duo », centrée sur la question « que raconte une femme quand elle parle d’elle à travers l’autre ? », invite à porter « ce féminisme du lien, de l’altérité, du respect, qui trouve dans ce thème une résonance naturelle qui refuse les cloisonnements et se nourrit du dialogue, car l’égalité se construit ensemble ».

    44 films de 16 pays seront en compétition pour le Prix du Public, parmi lesquels 8 avant-premières et 14 films en sortie nationale. Seront également remis le Prix du Jury et le Prix d’interprétation féminine avec sept films, en avant-première, en compétition. Autour de la compétition, le public pourra profiter, entre autres, d’une masterclass donnée par les acteurs de l’iconique série Plus belle la vie, d’un atelier cinéma pour apprendre à analyser les films, de soirées thématiques (dont la nuit des courts-métrages), d’expositions, ou encore de douze débats et conférences sur des thématiques féministes (santé mentale, violences sexuelles et sexistes…) et artistiques. De nombreux réalisateurs et acteurs seront également présents pendant ces trois semaines.

    Infos et tarifs sur femmesfestival.fr

  • Des armes intellectuelles pour continuer la lutte sur le terrain

    Des armes intellectuelles pour continuer la lutte sur le terrain

    « La force d’un syndicat ne réside pas seulement dans la capacité à se mobiliser, à négocier ou à résister. Mais aussi dans sa capacité à analyser la société, à comprendre les mécanismes qui structurent les rapports de domination et à proposer, bien entendu, des alternatives crédibles », commence l’essayiste militant André Prone. Il vient d’écrire, pour la collection de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, deux nouveaux livres : Introduction à la théorie marxiste – un outil syndical et Recomposition capitaliste, nouveau fascisme et lutte de classe*. L’objectif étant de « sensibiliser les travailleurs à cette approche théorique pour servir d’outil dans l’activité syndicale d’aujourd’hui », précise le président de l’IHS, Jean-Pierre Kaspereck.

    « Ces concepts ne sont pas des idées figées du XIXe siècle, mais éclairent encore avec une grande force les réalités contemporaines du monde du travail », explique l’auteur. À travers l’étude des grèves, des mobilisations et des expériences collectives, il s’agit de faire le lien entre la théorie et les pratiques syndicales, et de montrer, à travers des exemples concrets comme les coopératives ouvrières ou les entreprises reprises en Scop, que « les travailleurs ne sont pas condamnés à subir le patronat et la logique du profit, mais qu’ils peuvent inventer et expérimenter des modèles économiques alternatifs, démocratiques et solidaires ».

    Lutter contre les résurgences fascistes

    Le deuxième ouvrage, poursuit André Prone, « montre comment, face à l’instabilité et la colère sociale, des forces politiques autoritaires et réactionnaires tentent de capter le mécontentement populaire en le détournant contre les migrants, contre les syndicats, contre la démocratie elle-même ».

    L’objectif étant d’apprendre à mieux se positionner dans la lutte contre ces résurgences fascistes, tout en appelant à reconstruire des convergences de lutte et à faire vivre des alternatives démocratiques face aux dérives autoritaires. « La bataille des idées est centrale. Nous avons besoin d’armes intellectuelles aussi bien que d’outils de mobilisation », conclut André Prone.

    Yves Pellegrino tient, lui, à souligner « la complémentarité des deux livres ». Ils sont le fruit d’une attente et c’est ce qui explique leur grand succès, confirme Jean-Pierre Kaspereck.

    Jean-José De Ubeda a réaffirmé, pour terminer, que la mise à disposition de ces nouveaux outils répond à la mission première de l’IHS : « Nous ne faisons pas de la commémoration, mais plutôt de la mise en application de ce qu’on peut apprendre de l’Histoire. Ce qui a été d’ailleurs une démarche marxiste. »

    * Pour se les procurer : ihs.cgt@gmail.com Tél. 04.94.18.94.55

  • Adel Erredir veut faire un Carnage au plus haut niveau

    Adel Erredir veut faire un Carnage au plus haut niveau

    Sous le surnom de « Rampage », ce qui signifie carnage en anglais, Adel Erredir entre toujours dans une cage avec la ferme volonté de mettre K.O. son adversaire. Ce jeune Manosquin âgé de 20 ans, a eu l’occasion de démontrer au monde entier ses talents de combattant, à la fin du mois de septembre, à l’occasion des championnats du monde de MMA amateur à Tbilissi, en Géorgie, où il a remporté la médaille de bronze. « C’était une très très belle expérience. J’ai grave kiffé le fait de partir combattre et de représenter la France. C’était vraiment une sensation incroyable », raconte l’auteur de 17 combats (12 victoires – 5 défaites), malgré tout déçu de ne pas être monté sur la première marche du podium. La marque des compétiteurs nés. « Cette troisième place, ça me confirme que j’aurais largement pu être premier. Parce que la demi-finale, j’ai perdu face au champion du monde [un autre Français, Fabien Glele, Ndlr.]. Mais j’ai surtout perdu sur une décision partagée. Ça s’est joué à rien. Deux juges pour lui, un juge pour moi », note Adel. Ce dernier a été particulièrement galvanisé par l’atmosphère présente dans la salle. « L’ambiance là-bas, c’était magnifique. C’était comme si c’était normal de combattre dans une cage », ajoute-t-il, conscient que la « Perle du Caucase » est un pays où les sports de combat sont plus populaires et plus développés qu’en France.

    Pile électrique à canaliser

    L’aventure d’Adel Erredir a commencé en 2021, à l’âge de 16 ans, où il a commencé le grappling, une discipline qui se focalise sur les techniques de combat au sol. D’ailleurs, son premier amour est toujours présent en lui, puisque la moitié de ses victoires en MMA ont été remportées par soumission. « Après, j’ai fait une longue carrière dans le pied-poing. J’ai commencé en junior, où j’ai gagné les championnats de France. Puis, en amateur, où j’ai aussi remporté les championnats de France », enchaîne le licencié du Fighting club Manosque, qui ne s’est pas arrêté en si bon chemin. « Ça m’a permis de passer classe A, donc semi-pro, où j’ai triomphé lors des deux championnats de France (Kick-boxing et K1) la même année », poursuit-il, avant d’avoir participé à son premier combat de MMA, le 30 novembre dernier, face à Saber Cherifi. Depuis, Adel Erredir s’épanouit et semble avoir trouvé sa voie. « Maintenant, la prochaine étape, ce serait de passer professionnel », martèle le jeune agent de sécurité, persuadé que le MMA parvient à canaliser son côté « pile électrique ». Ses récentes performances lui ont même valu d’être contacté par des boîtes de management et des promoteurs géorgiens. « Ce sont de belles propositions, mais je vais me reposer pour le moment », raconte celui qui sait « rigoler quand il faut rigoler, et faire la guerre quand il faut la faire ».

  • [Entretien] Jacques Pradel : « Le racisme anti-Arabe est de plus en plus décomplexé aujourd’hui »

    [Entretien] Jacques Pradel : « Le racisme anti-Arabe est de plus en plus décomplexé aujourd’hui »

    La Marseillaise : Vous allez rendre hommage, vendredi, à l’ancien président de la section varoise de la LDH François Nadiras, qui a toute sa vie refusé l’injustice et s’est battu contre les idées d’extrême droite…

    Jacques Pradel : Oui, cela nous a semblé tellement évident ! François Nadiras a adhéré immédiatement à l’association dès sa création en 2008, en tant qu’ami non pied-noir. On a été en contact très souvent. C’est quelqu’un pour qui personnellement j’avais beaucoup d’admiration. C’était un homme magnifique. On a donc proposé à la Ligue des droits de l’homme de Toulon et aux historiens qui ont poursuivi le travail qu’il avait entrepris à travers le site histoirecoloniale.net de se joindre à nous. Gilles Manceron sera d’ailleurs présent, vendredi soir, à La Garde.

    Vous partagiez les mêmes valeurs et la même volonté de ne pas laisser l’extrême droite réécrire l’histoire…

    J. P. : C’est certain. Nous avons créé l’association en 2008, mais nous aurions pu le faire bien avant parce qu’en vérité, toutes les raisons existaient avant. Nous en avions assez d’entendre les associations de pieds-noirs d’extrême droite qui occupaient le haut du pavé, reconnues par les médias, par les politiques, comme étant porteurs d’une parole pied-noire. Alors que les pieds-noirs, dans la diversité de ce qu’ils sont, ne peuvent pas être résumés à ce qu’en disaient ceux qui sont restés figés dans la haine et le ressentiment. Dans tous les cas, on leur déniait le droit de parler à notre place. Et, surtout, le droit de dire que l’ensemble des pieds-noirs avaient une vision politique du passé colonial qui était le leur.

    Une mémoire qui, on le voit, ne cesse d’être manipulée par l’extrême droite et même une partie de la droite…

    J. P. : C’est pour cela que nous tenions à faire entendre une autre voix et affirmer, en tant qu’association, que la lutte du peuple algérien pour se libérer du colonialisme était une lutte justifiée.

    Aujourd’hui, conjointement à la progression des idéologies d’extrême droite, le passé colonial est remis en scène de manière positive. Il résonne fortement dans notre société gangrenée par la diffusion de thèses dangereuses, avec en corollaire et sous couvert d’islamophobie, la légitimation d’un racisme anti-maghrébin, anti-algérien, restauré et assumé dans l’espace et le débat publics.

    Comment lutter contre cette haine ?

    J. P. : On se bat pour rapprocher nos deux peuples des deux côtés de la Méditerranée. Et nous affirmons que nous sommes, qu’on le veuille ou non, des enfants d’Algérie. Et en tant que tel, on veut dire notre solidarité, notre fraternité avec les autres enfants d’Algérie. Mais en vérité, aujourd’hui, lutter contre les idées de l’extrême droite sur la colonisation et lutter contre le racisme, c’est la même chose. C’est la philosophie dans laquelle on se situe aujourd’hui.

    Un travail d’information et de pédagogie gigantesque…

    J. P. : Oui, mais notre association est active dans un certain nombre de régions et relativement forte dans certaines villes comme Marseille, Toulouse, Grenoble, Lyon, etc. Ce qui nous permet de créer des initiatives et de participer activement à différents aspects de la vie démocratique et sociale.

    Nous privilégions également les activités culturelles qui permettent de parler de tout ce qui est commun, de tout ce qui rapproche nos deux pays. On fait également des interventions en milieu scolaire et participe à différents types de manifestations, de commémorations autour des dates importantes de la guerre d’indépendance algérienne.

    Samedi après-midi, après votre assemblée générale, vous organisez une rencontre-débat ouverte au public, au domaine de Masacan…

    J. P. : Oui, cela commence à 14h avec le politologue Nedjib Sidi Moussa, qui va expliquer « comment la décolonisation de l’Algérie façonne les passions françaises ». Et de 16h à 19h, le débat se poursuit « de l’Algérie à la Kanaky », avec l’historienne de la colonisation Isabelle Merle. Et la projection du film documentaire Kanaky-Nouvelle-Calédonie, la trajectoire interrompue du Caillou, en présence du réalisateur Mehdi Lallaoui.

  • [Entretien] Jacques Pradel : « Le racisme anti-Arabe est de plus en plus décomplexé aujourd’hui »

    La Marseillaise : Vous allez rendre hommage, vendredi, à l’ancien président de la section varoise de la LDH François Nadiras, qui a toute sa vie refusé l’injustice et s’est battu contre les idées d’extrême droite…

    Jacques Pradel : Oui, cela nous a semblé tellement évident ! François Nadiras a adhéré immédiatement à l’association dès sa création en 2008, en tant qu’ami non pied-noir. On a été en contact très souvent. C’est quelqu’un pour qui personnellement j’avais beaucoup d’admiration. C’était un homme magnifique. On a donc proposé à la Ligue des droits de l’homme de Toulon et aux historiens qui ont poursuivi le travail qu’il avait entrepris à travers le site histoirecoloniale.net de se joindre à nous. Gilles Manceron sera d’ailleurs présent, vendredi soir, à La Garde.

    Vous partagiez les mêmes valeurs et la même volonté de ne pas laisser l’extrême droite réécrire l’histoire…

    J. P. : C’est certain. Nous avons créé l’association en 2008, mais nous aurions pu le faire bien avant parce qu’en vérité, toutes les raisons existaient avant. Nous en avions assez d’entendre les associations de pieds-noirs d’extrême droite qui occupaient le haut du pavé, reconnues par les médias, par les politiques, comme étant porteurs d’une parole pied-noire. Alors que les pieds-noirs, dans la diversité de ce qu’ils sont, ne peuvent pas être résumés à ce qu’en disaient ceux qui sont restés figés dans la haine et le ressentiment. Dans tous les cas, on leur déniait le droit de parler à notre place. Et, surtout, le droit de dire que l’ensemble des pieds-noirs avaient une vision politique du passé colonial qui était le leur.

    Une mémoire qui, on le voit, ne cesse d’être manipulée par l’extrême droite et même une partie de la droite…

    J. P. : C’est pour cela que nous tenions à faire entendre une autre voix et affirmer, en tant qu’association, que la lutte du peuple algérien pour se libérer du colonialisme était une lutte justifiée.

    Aujourd’hui, conjointement à la progression des idéologies d’extrême droite, le passé colonial est remis en scène de manière positive. Il résonne fortement dans notre société gangrenée par la diffusion de thèses dangereuses, avec en corollaire et sous couvert d’islamophobie, la légitimation d’un racisme anti-maghrébin, anti-algérien, restauré et assumé dans l’espace et le débat publics.

    Comment lutter contre cette haine ?

    J. P. : On se bat pour rapprocher nos deux peuples des deux côtés de la Méditerranée. Et nous affirmons que nous sommes, qu’on le veuille ou non, des enfants d’Algérie. Et en tant que tel, on veut dire notre solidarité, notre fraternité avec les autres enfants d’Algérie. Mais en vérité, aujourd’hui, lutter contre les idées de l’extrême droite sur la colonisation et lutter contre le racisme, c’est la même chose. C’est la philosophie dans laquelle on se situe aujourd’hui.

    Un travail d’information et de pédagogie gigantesque…

    J. P. : Oui, mais notre association est active dans un certain nombre de régions et relativement forte dans certaines villes comme Marseille, Toulouse, Grenoble, Lyon, etc. Ce qui nous permet de créer des initiatives et de participer activement à différents aspects de la vie démocratique et sociale.

    Nous privilégions également les activités culturelles qui permettent de parler de tout ce qui est commun, de tout ce qui rapproche nos deux pays. On fait également des interventions en milieu scolaire et participe à différents types de manifestations, de commémorations autour des dates importantes de la guerre d’indépendance algérienne.

    Samedi après-midi, après votre assemblée générale, vous organisez une rencontre-débat ouverte au public, au domaine de Masacan…

    J. P. : Oui, cela commence à 14h avec le politologue Nedjib Sidi Moussa, qui va expliquer « comment la décolonisation de l’Algérie façonne les passions françaises ». Et de 16h à 19h, le débat se poursuit « de l’Algérie à la Kanaky », avec l’historienne de la colonisation Isabelle Merle. Et la projection du film documentaire Kanaky-Nouvelle-Calédonie, la trajectoire interrompue du Caillou, en présence du réalisateur Mehdi Lallaoui.

  • Le sourire des salariés de la Centrale

    Le sourire des salariés de la Centrale

    «Le combat a démarré en 2018 », rappelle Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT Centrale de Gardanne. Ce vendredi, au pied de la centrale thermique de Gardanne, lieu devenu symbolique de la lutte pour l’emploi, les salariés du site célèbrent la victoire après un accord historique entre la Centrale, GazelEnergie, propriétaire du site, et l’état, arraché après de nombreuses années de mobilisation. Sur place, des représentants de l’UD CGT, du Parti communiste (PCF), élus d’oppositions du Collectif Citoyen Gardanne-Biver, les Unions locales du département, mais aussi la CGT des dockers, des portuaires, des cheminots, des territoriaux, corporations avec lesquelles les actions de la mobilisation ont plus d’une fois convergé.

    Pour mémoire, le combat s’est construit autour de deux axes : permettre à 27 des salariés licenciés après la fermeture de la tranche charbon d’être réembaucher en conservant leur statut industrie électrique et gazière (IEG), et le projet de production de biométhane sur le site, travaillé et porté par les licenciés, justement. Une première grève de quatorze mois, un an après l’annonce de l’arrêt de la production d’électricité à base de charbon, a été le début d’une lutte syndicale parfois épuisante.

    Le combat « a été très long, a demandé des sacrifices pour tous les travailleurs », rappelle Jean-Michel Roccasalva. On a cravaché pour que ce projet corresponde à tous nos besoins et qu’il n’y ait pas de possibilité de le dédouaner. Avec le rapport de force, le projet industriel, la convergence entre les fédérations, on a pu signer, le 31 juillet, ce protocole d’accord. Quand on s’organise et qu’on est convaincu, il n’y a aucune raison de ne pas gagner un combat. Cette victoire est belle, mais ce n’est pas la dernière. On a encore du travail. On a des gouvernements qui se succèdent, qui font semblant et n’ont que l’envie de décider comme des monarques et dictateurs. On n’est pas à l’abri d’une remise en cause, mais pour autant, on va rester optimistes. » « La lutte paie, c’est un exemple, il y en a eu plein comme ça. La dernière ligne droite n’est pas toujours sans danger, mais nous n’avons aucun doute que vous saurez tenir le cap », soutient Claude Martin, secrétaire fédéral de la CGT FNME (Fédération nationale des mines et énergie).

    « Solutions alternatives »

    Parmi les salariés, la bonne humeur est de mise sur cette matinée de célébration, bien que tous restent vigilants pour la suite, contexte national oblige. « C’est un soulagement énorme, même s’il nous reste encore quelques étapes dans la construction du projet, témoigne Franck Traversari, l’un des 27 salariés. On a vécu pendant des années avec la peur du lendemain. Mener un conflit, c’est être pointé du doigt au quotidien. Mais aujourd’hui, on a des garanties pour que le projet se réalise. Les premières embauches se font en décembre, c’est un acte fort pour l’avenir. Aujourd’hui, on dit que oui, il y a des solutions alternatives, qu’il ne suffit plus de fermer des postes et licencier. »

    à ceux qui sont dans la rue depuis le 10 septembre, Franck Traversari appelle à tenir le bon bout, même si le choix d’être gréviste pèse sur le quotidien. « Il faut prendre en main son destin et cela passe par la convergence des revendications pour peser sur l’état et l’ensemble des entreprises », estime-t-il.

    Constat partagé par Guillaume, qui reconnaît, lui aussi, le poids de la lutte sur la vie de ceux qui la mènent. « Il y a une satisfaction à ne pas avoir lâché, à avoir cru en notre projet et la solidarité entre les uns et les autres. Ce n’est pas encore fini, on ne sait jamais, il faut encore que l’usine sorte de terre », rapporte ce salarié qui, lui aussi, sera réembauché prochainement. « à ceux qui luttent pour leurs droits, je leur dis d’être un acteur du syndicat, ne pas laisser la direction dicter une vision unique de l’entreprise », ajoute Guillaume, qui conseille aux salariés en lutte, sur le territoire national, de s’organiser. « Il y a eu des hauts, des bas, mais la fin paie. ça n’a pas été des moments faciles, on a eu de la chance que nos familles nous suivent : on ne pouvait pas se laisser faire sans réagir. Pour nous, la lutte ne se terminera jamais, rien n’est acquis, on ne peut compter que sur nous-même tant qu’on ne verra pas le début de la construction de la nouvelle unité de production, intervient de son côté Christophe, qui fera partie des deux salariés réembauchés, mais sur la tranche biomasse. Il n’y a que la lutte qui paie, mais surtout la lutte solidaire, ensemble. »

    La notion de solidarité, elle, a marqué les prises de paroles des différentes fédérations sur place, chacune ayant joué son rôle dans cette première victoire. Et doit se poursuivre. « Dans une période marquée par les conflits, par un génocide à Gaza, profitons de ce moment de fraternité qui, parfois, fait défaut au détriment d’un individualisme qui nous ronge, rappelle Serge Coutouris, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des ports et docks. N’oublions pas l’importance de ces moments, pour que, tous ensemble, nous continuions de croire que nous y arriverons. »

    ET AUSSI

    10 ans de réussite des Scop-Ti

    De la menace d’une fermeture totale d’un site à la reprise de l’activité par une coopérative ouvrière, il n’y a qu’un pas et… 1 336 jours de lutte. Les Scop-Ti, ou Fralib, qui ont victorieusement fait plier Unilever, fêtaient leurs 10 ans, en mai 2024.

    La CPMM plus forte que la SAD

    Autre exemple de lutte victorieuse : celle des salariés de l’ex-SAD, filiale marseillaise de Presstalis, messagerie de presse. Depuis la liquidation de cette dernière, les ouvriers du papier ont repris l’activité et la développent avec plus de salariés, une activité diversifiée…