Tag: combat

  • La Ciotat célèbre aussi le mois des fiertés

    La Ciotat célèbre aussi le mois des fiertés

    Cette année, le mois des fiertés à La Ciotat est organisé par le nouveau collectif La Ciotat LGBTQIA+ aussi connu sous le nom de l’Éventail, en collaboration avec la Collective féministe de La Ciotat, la Culture ça urge !, Amnesty International Aubagne, et le club Jazz Convergences.

    L’événement le plus attendu du mois est la Marche des fiertés : départ prévu à 19h à la Chaudronnerie, samedi 6 juin. « L’année dernière la Marche avait une texture particulière, elle reflétait comment on aimerait que la vie sonne, avec cette joie, cette intensité d’être et cet engagement », raconte Sarah Cassenti, membre du collectif. Le mois des fiertés n’a pas pour seul but de revendiquer l’égalité complète des droits et la protection contre les discriminations et violences pour les personnes LGBTQIA+, elle sert aussi « à ce qu’on se rencontre et qu’on commence à se soutenir », confie-t-elle. Les organisateurs mettent l’accent sur le côté humain du rendez-vous, entièrement porté par des associations et des acteurs ciotadens. « Dans certaines prides, qui sont subventionnées par plusieurs marques, on tend à perdre cette singularité au profit du capitalisme et d’une unique représentation de notre combat », estime Freddy De Angelis, membre du collectif Éventail. Et ce côté humain, il ne s’arrête pas au mois de juin, Michèle Philibert, membre du collectif et propriétaire du bar associatif Le Chaperon Rouge à Marseille, anciennement ouvert aux personnes atteintes du VIH, a initié, à La Ciotat, un dépôt de gerbes pour les personnes homosexuelles déportées, lors de la Seconde guerre mondiale. « Elle a fait le lien avec l’institutionnel », ajoute Freddy De Angelis, une histoire trop souvent oubliée. Ce lien il est aussi particulièrement présent avec la cause féministe, car « comme les femmes, on doit pas être nous, on doit pas être bruyants. Et puis 80% des participants sont des femmes… La convergence des luttes, c’est ça qui permet de faire avancer les pensées », conclut-il.

  • Cancer et travail de nuit : l’hôpital fait appel

    Cancer et travail de nuit : l’hôpital fait appel

    C’était une « décision de justice historique » pour Sylvie Pioli. Cette infirmière a travaillé 25 ans de nuit à l’hôpital de Martigues jusqu’à développer un cancer du sein en 2014, reconnu lié au travail de nuit par la décision du tribunal administratif de Marseille du 3 mars (notre édition du 6 mars). Mais le 30 avril, l’ancienne infirmière reçoit un courrier des ressources humaines de l’hôpital, que La Marseillaise a pu consulter, faisant état de la décision du centre hospitalier de Martigues de faire appel.

    « C’est avec une immense incompréhension que je vois cette reconnaissance contestée », indique Sylvie Pioli, jointe mercredi 20 mai. « J’ai consacré ma vie à soigner les autres pendant 35 ans jusqu’à tomber malade à mon tour. Mais ce combat dépasse mon histoire personnelle. Il concerne toutes les femmes qui travaillent de nuit dans des conditions éprouvantes », rappelle l’ex-infirmière.

    « Garantir la sécurité juridique de l’hôpital »

    Sollicité par La Marseillaise sur les raisons de cet appel, l’hôpital de Martigues n’a pas souhaité commenter la décision du tribunal administratif dans sa réponse du vendredi 22 mai. Parlant de « l’éventualité d’un appel » alors qu’il a déjà été notifié, « l’établissement n’a pas vocation à commenter ni à divulguer sa stratégie juridique. Notre rôle demeure d’appliquer les textes, d’accompagner les agents et de garantir la sécurité juridique de l’hôpital. » En même temps, l’hôpital de Martigues affirme que « la maladie est une réalité qui est prise en considération avec la plus grande attention. Toutes nos pensées vont à la professionnelle ainsi qu’à ses proches. » Un double discours assumé qui n’entame pas la « détermination » de l’infirmière « pour que toutes les femmes concernées soient enfin entendues et respectées ».

  • D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    Nous retrouvons mardi matin les militants du Comptoir des idées devant le panneau d’expression libre de l’avenue Tessé, en pleine séance de collage et de distribution de tracts. L’objectif étant d’informer la population toulonnaise d’une nouvelle séance de réflexion et de débat à l’occasion de la ciné-rencontre du jeudi 21 mai à 20h30 au cinéma le Royal autour de Soulèvements, le film de Thomas Lacoste qui sera présent dans la salle.

    « Ce qui nous intéresse, c’est que ça touche autant à la protection de la planète que les droits humains », explique Guy Cochennec (Climat Zéro Fossile). Le militant associatif rappelle pour commencer la genèse : « L’idée est née au sein de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes après 2013, au moment où la police et l’armée se sont retirées. » La très riche vie communautaire qui y prospère alors va en être le ferment. Des voix s’élevant pour dire qu’il n’était pas possible de se séparer sans créer un mouvement pour continuer la lutte partout où ce serait nécessaire.

    Pour continuer le combat

    « Une fois mis en place, ils vont réagir très très vite à tout ce qui se passe », souligne-t-il. On va en effet les retrouver présent sur la A69, mais aussi sur les projets des méga-bassines et même à plus de 3 000 mètres au cœur du glacier de la Girose, sur le chantier de construction d’un téléphérique, « avec l’installation de tentes sur le seul endroit où les hélicoptères pouvaient se poser pour amener le matériel ».

    Le Comptoir des idées souhaite mettre en perspective tous ces combats et la réponse disproportionnée de l’État – pour rester dans l’euphémisme. Notamment sur la manifestation organisée à Sainte-Soline en 2023 et « la réaction d’un gouvernement pour casser le mouvement ».

    « L’année d’avant déjà, Darmanin avait mis en avant l’écoterrorisme pour permettre d’appliquer les lois d’exception à des activistes et préparer l’opinion publique », dénonce Guy Cochennec. 3 000 agents des forces de l’ordre vont être déployés face à 30 000 manifestants avec « la volonté de faire un exemple, de faire peur et mal avec des tirs tendus de lance-grenade ». Et de préciser : « Sur des images, on voit des gendarmes qui comme dans un jeu vidéo se congratulent lorsqu’ils font mouche sur un manifestant. » Résultat : plus de 200 blessés très graves.

    Et pendant qu’on parle d’écoterrorismes, on ne parle plus des crimes écologiques réels ceux-là qui sont commis sur l’ensemble de la planète.

    Tout cela devrait donner matière à débat dans la salle et inspirer, pourquoi pas, d’autres manières de mener le combat au travers des 16 portraits réalisés dans ce film. On retrouve notamment deux paysans : le père est à la Confédération paysanne, et son fils beaucoup plus radical… Le militant du Comptoir des idées conclut : « Il y a une solidarité, de l’émotion qui passe, il y a tout ce qu’on aimerait voir partout dans la société. »

  • [1er-Mai] À Toulon, tous ensemble aussi contre les idées d’extrême droite

    [1er-Mai] À Toulon, tous ensemble aussi contre les idées d’extrême droite

    C’est devant le temple du syndicalisme que les Toulonnais ont commencé à se rassembler un peu avant 10h. Contents d’être à nouveau là, ensemble et debout contre l’adversité, pour la paix et les droits des travailleurs. Mais aussi pour s’opposer à tous ceux qui s’emploient à torpiller les conquis sociaux, comme en témoigne cette offensive des forces de la réaction contre cette journée de lutte et de revendication.

    « Cette année, le 1er-Mai a une saveur particulière, grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée », lance le secrétaire départemental de la FSU Alain Tournay. Une première victoire, poursuit le responsable syndical, « contre le patronat et les grands groupes soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite ». Mais pour autant, rien n’est joué, prévient-il. D’autres assauts vont devoir être repoussés.

    Le secrétaire de l’Union départementale CGT, Richard Roméo-Giberti, précise : « C’est aussi une journée de mobilisation et de lutte contre l’extrême droite qui progresse et qui prend des municipalités. Pour dire que non, ce n’est pas banal. On le voit d’ailleurs avec toutes les décisions qu’ils prennent, souvent contre la CGT d’ailleurs, comme à Carcassonne ou à Liévin. »

    « Une extrême droite qui cherche à diviser les travailleurs et les travailleuses », ajoute Pascal Brun (CGT), contrairement au « syndicalisme, lui internationaliste, qui prône la solidarité et lutte contre le racisme et la xénophobie ».

    « Notre 1er-Mai porte évidemment, en effet, toutes les valeurs antifascistes du mouvement ouvrier », confirme Olivier Rosay (Sud). « Et dans un contexte de racisme débridé porté par une partie, hélas, du patronat et de la classe politique qui se traduit par des agressions de militants et des dégradations de locaux syndicaux ou de partis politiques de gauche, il y a vraiment de quoi se mobiliser », ajoute-t-il.

    Plus loin dans le cortège, l’ancien conseiller municipal communiste de Toulon en Commun André de Ubeda, en appelle à un sursaut républicain : « Le symbole du 1er-Mai est particulièrement important cette année puisque l’oligarchie veut, tout aussi symboliquement, l’attaquer puis, comme toujours, le supprimer. Il est important aussi pour la bataille des idées contre les injustices sociales, et face au danger d’une extrême droite qui rêve d’Ancien Régime sous toutes ses formes, y compris les privilèges de la noblesse fût-elle des deux Siciles. »

    Dans sa prise de parole, l’intersyndicale rappelle que « le 1er-Mai, ce n’est pas juste une tradition mais une journée de lutte qui vient de loin, des combats du mouvement ouvrier, des conquêtes arrachées par la mobilisation, comme celle du Front populaire ». Et de poursuivre : « Nous affirmons une fois de plus notre volonté de ne pas laisser les puissants dicter notre avenir. Nous refusons d’être pris pour des sous-citoyens, nous refusons de laisser les riches se gaver sur notre dos pendant que les plus précaires souffrent. L’heure est à la mobilisation et à la lutte collective face à l’extrême droite qui se nourrit des crises. »

    Dans le cortège arrivé à présent à hauteur de la place de la Liberté Stéphane Sacco (GRS), élu à La Seyne, insiste : « La bataille politique doit se jouer d’abord sur le terrain des valeurs, celles du progrès et de la justice sociale, et cette journée est un repère, tout à la fois un héritage et un cap pour les combats à mener. »

    L’élu d’opposition « Alternative progressiste » dit la responsabilité de son groupe face à la majorité d’extrême droite, d’incarner une opposition lucide, déterminée, utile et vigilante face aux dérives, et toujours au service de l’intérêt général.

    Et de conclure : « Leur projet repose sur des réponses simplistes, nourries par les peurs et le repli sur soi, alors que nous, à l’inverse, nous portons une véritable ambition. »

    De quoi donner envie de se retrouver ensemble plus souvent sur le pavé du Port du Levant, plus nombreux, plus fort. Dans la cité « résistante » qui a à nouveau dit non au parti à la flamme.

    « Le syndicalisme, prône
    la solidarité et la lutte contre le racisme et la xénophobie »

  • Romane Moulai en argent au Brésil

    Romane Moulai en argent au Brésil

    Elle aurait voulu l’or, mais Romane Moulai est repartie du Brésil avec une belle médaille d’argent. La première étape de la Coupe du monde se disputait dans un luxueux hôtel de Foz do Iguaçu, à l’extrême sud du pays. La Marseillaise s’est hissée jusqu’en finale chez les -51 kg, nouvelle catégorie olympique. Lors de ce dernier combat, elle affrontait la Chinoise Xinyu Qi et a été battue aux points. Après un très bon premier round, la Française de 26 ans a perdu à l’unanimité la deuxième reprise. Malgré ses efforts dans ce dernier round, la boxeuse chinoise a eu les faveurs des juges et s’est donc imposée à l’issue de cette finale.

    « Nous rentrons donc à la maison avec une médaille d’argent. C’était le premier tournoi majeur international de la saison, nous avons réalisé quatre combats solides contre des adversaires difficiles. Évidemment, j’aurais préféré l’or, parce que je suis une compétitrice, mais c’est très encourageant pour la suite », a-t-elle déclaré sur ses réseaux sociaux.

    En Chine pour la suite

    de la saison

    Romane Moulai a réalisé la meilleure performance française de cette première étape de la Coupe du monde. Chez les hommes, Lounès Hamraoui et Makan Traoré sont eux aussi montés sur le podium dans leur catégorie respective, en prenant deux médailles de bronze. Les Bleus vont désormais se préparer pour la suite de la saison mondiale. Du 15 au 21 juin, Guiyang City (Chine) sera la deuxième escale du circuit mondial.

  • Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique

    Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique

    Le Kickboxing Simiane a brillé lors de l’Open international de boxe libre, en Belgique. Dans la ville wallonne de Nivelles, de nombreux combattants, venant de plusieurs pays et de plusieurs disciplines (Muay Thaï, MMA, Sambo, kickboxing, etc.), se sont regroupés pour s’affronter en boxe libre. La section dirigée par Olivier Blanco s’est brillamment comportée avec quatre podiums dont trois victoires.

    Lemercier tombe face

    au gagnant de sa catégorie

    Ce dernier s’est lui-même imposé en master 2, dans la catégorie des -90 kg. Benjamin Josuan l’a emporté en -80 kg, alors que Fayçal Benmbarek a aussi empoché la première place dans cette même catégorie de poids mais en master 3. Camron Lim-Mardani s’est classé 2e chez les 16-17 ans
    (-70 kg).

    Jimmy Lemercier est donc le seul combattant du Kickboxing Simiane à ne pas avoir obtenu de médaille lors de cet Open international. En senior (-80 kg), il s’est incliné face au futur vainqueur en étant pourtant un néophyte de la pratique. Seulement quatre mois après ses débuts en boxe, il s’est lancé le défi de participer à cette compétition. De bon augure pour les différentes échéances à venir.

    Figure locale et arbitre international, Farouk Rahmoun était également présent en Belgique pour assurer la gestion des combats sur une partie du lieu de compétition. Simiane a donc réalisé quelques prouesses sur le sol belge et peut avancer sereinement vers la suite de la saison.

  • L’heure de vérité pour le boxeur aixois Souleimane Mohammedi

    L’heure de vérité pour le boxeur aixois Souleimane Mohammedi

    Souleimane Mohammedi n’a pas peur et compte bien donner un gros coup de boost à sa carrière. Ce samedi, au Pasino d’Aix-en-Provence, il sera confronté à un boxeur plus âgé de 10 ans en la personne de Uisma Lima. Ex-champion IBO des super-welters, l’Angolais est un adversaire féroce, bien mieux classé que le Français, mais le défi n’est pas insurmontable. « C’est bien beau de dire que je veux être numéro 1, que je veux être champion du monde, mais si on ne le prouve pas, ça ne va pas le faire. Jusqu’à présent, j’ai toujours relevé les défis. Mais là, c’est vrai que je prends quelqu’un qui est peut-être, sur le papier, je dis bien sur le papier, qui est trois fois mieux classé que moi. Sur le ring, il ne sera pas meilleur que moi », conclut-il.

    Le bilan de Lima est attrayant avec 16 combats, 14 victoires et 2 défaites. Mais le natif de Luanda s’est fait corriger lors de sa dernière apparition. Il faisait face au numéro 1 mondial Jaron Ennis et n’a pas passé le premier round. Envoyé deux fois au sol en deux minutes, il a été arrêté par l’arbitre. Un lourd revers, qui pourrait avoir des conséquences, indirectement. « Je le prends en compte, car, lors d’un KO au 1er round, vous savez, le corps n’est pas fait pour prendre des coups comme ça. Croyez-moi que le corps s’en souvient, ça laisse des séquelles » raconte Mohammedi.

    Changement de catégorie

    Pour contrer les poings de son adversaire – « ce sont des marmites, il frappe très fort » – le jeune aixois (23 ans) s’est sérieusement préparé, même s’il y a eu des remises en question. Il explique : « Au début, ça a un peu mal commencé, parce qu’il y a eu des doutes, il y a eu de la fatigue, il y a eu de la perte de poids. C’est quand même un gros boxeur que je prends, ça veut dire qu’il y a eu beaucoup de personnes qui m’ont dit que j’étais un peu fou d’affronter un gros boxeur comme ça. Je n’ai pas lâché, j’ai cru en moi. Au final, je me sens plus que prêt. »

    Vous l’avez compris, Souleimane Mohammedi s’est offert un imposant défi, mais il est en fait double. Car le boxeur change de catégorie pour ce combat et la suite de sa carrière. Auparavant en poids moyens
    (-72,5 kg), il est désormais en super-welters (-69,8 kg). Un nouveau cap pour trouver une voie vers les sommets mondiaux. « Il y a beaucoup de portes qui vont s’ouvrir à moi, si tout se passe bien, si je gagne ce combat. Beaucoup d’adversaires seront à ma portée après ça, je me dis que c’est peut-être pas plus mal de descendre. C’est un point que mon père a toujours voulu que je fasse », appuie-t-il.

    Samedi, dans la soirée, l’Aixois en saura plus sur ses possibilités futures et le chemin que prend sa carrière. Ce combat peut tout faire basculer.

  • Lecornu recule sur l’attaque contre le 1er-Mai

    Lecornu recule sur l’attaque contre le 1er-Mai

    Travailler le 1er-Mai, le patronat en rêvait, bientôt une réalité ? C’est en tout cas la crainte des syndicats après une magouille du bloc central à l’Assemblée nationale, le 10 avril. En ligne de mire, l’élargissement des professions autorisées à travailler le 1er-Mai. Le texte devrait permettre aux fleuristes, boulangers et aux établissements culturels de faire bosser leurs salariés durant la fête des travailleurs. Provoquant la colère d’une intersyndicale (presque) au complet [la CFDT étant absente mais excusée, Ndlr.]. « C’est une grave atteinte aux travailleurs. Le 1er-Mai est le seul jour qui existe qui soit payé et chômé, le seul jour faisant référence aux luttes sociales », souligne Serge Ragazzacci, secrétaire de la CGT héraultaise. Une initiative qui montre que rien n’est immuable, y compris les symboles forts que peuvent représenter un jour férié comme le 1er-Mai. « Ce n’est pas une simple date sur un calendrier. Il y a eu des événements, des morts. Cela montre que le combat n’est jamais gagné », observe Élian Bourgade, secrétaire de l’Unsa 34.

    D’autant que les justifications avancées par les tenants du projet peinent à convaincre les syndicats. Notamment le fait que des salariés demandent eux-mêmes à travailler les jours fériés. « Si certains accepteraient de travailler le 1er-Mai, c’est parce que les salaires sont trop bas et que le travail ne permet plus de vivre décemment. Les richesses créées par les travailleurs ne sont plus réparties entre le travail et le capital mais vont au capital, il n’y a qu’à voir l’explosion des prix du carburant », fait valoir Christine Saint-Joanis, secrétaire de la FSU 34.

    Le texte en 2027 ?

    Une demande du patronat qui fait peser des risques sur les salariés, à l’instar de la généralisation du travail le dimanche. « Aujourd’hui, il n’y a plus de liberté pour aller travailler le dimanche dans un supermarché : ça a été généralisé et personne n’est payé double. On est dans le même type de processus sur le 1er-Mai, c’est dangereux », redoute Serge Ragazzacci. « C’est une nouvelle attaque contre les femmes car elles constituent la majorité des travailleurs des dimanches et jours fériés », rappelle, de son côté, Diane Guénot, de Solidaires 34.

    Adoptée par le Sénat, la proposition s’est retrouvée sur les bancs de l’Assemblée nationale le 10 avril. Face aux amendements déposés par la gauche, les macronistes ont préféré voter une motion de rejet contre leur propre texte, combine politicienne pour éviter les débats, déjà utilisée avec la loi Duplomb ou encore l’A69. Le texte aurait dû se retrouver en Commission mixte paritaire (CMP) avant que – face à la gronde syndicale qui montait – Sébastien Lecornu ne renvoie le projet en 2027, tout en promettant une « solution » pour que les boulangers et fleuristes puissent ouvrir ce 1er-Mai.

  • La CGT de Toulon et son secrétaire menacés de mort

    La CGT de Toulon et son secrétaire menacés de mort

    « Une situation d’une gravité exceptionnelle, un nouveau cap qui vient d’être franchi. » C’est en ces termes que l’Union Départementale CGT du Var qualifie les menaces de mort dont ont été victimes l’UL CGT de Toulon et son secrétaire général, Patrice Moulun. Des appels « à la guillotine » de la CGT et de son représentant, « d’une violence inouïe », affichées sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, mercredi dernier, près du pont de la Gare.

    Ces faits s’inscrivent « dans un climat délétère où la parole haineuse se libère et où certains pensent pouvoir intimider celles et ceux qui défendent les droits des travailleurs, dans un contexte marqué par une progression inquiétante des idées d’extrême droite dans le département, que nous combattons sans relâche à travers nos tracts et nos mobilisations, en lien avec les orientations portées par la CGT au niveau national », décrit l’Union Départementale. « C’est certainement en lien avec nos prises de position entre les deux tours des élections municipales. La concomitance des temps est étrange », appuie Richard Roméo-Giberti, secrétaire départemental CGT 83.

    Le syndicat ajoute qu’il ne « tolérera jamais qu’un camarade et que l’organisation soient menacés pour son engagement syndical. S’attaquer à un militant CGT, c’est s’attaquer à l’ensemble de l’organisation, à ses valeurs de solidarité, de justice sociale et de démocratie. »

    Deux plaintes pour menaces de mort

    « Cela faisait très longtemps qu’on n’avait pas reçu de telles menaces », affirme Richard Roméo-Giberti, qui dit ne pas avoir de soupçons précis quant à leur provenance. En conséquence, deux plaintes ont été déposées par le secrétaire général de l’UL CGT Toulon, et par la CGT, pour « menaces de mort ». Toutefois, cette dernière n’a pas l’intention de se laisser intimider, « bien au contraire. Nous continuerons à porter la voix des salariés, à dénoncer les politiques antisociales et à combattre sans concession les idéologies de haine, de division et de repli », en réaffirmant la « responsabilité des forces démocratiques, syndicales et associatives de se lever contre la banalisation de l’extrême droite et de défendre les libertés fondamentales. La CGT appelle à la solidarité la plus large et réaffirme sa détermination à poursuivre le combat pour l’émancipation des travailleurs. »

    D’autres actions pourraient être entreprises par l’Union départementale CGT, indique Richard Roméo-Giberti, qui précise que l’organisation réfléchit actuellement à un plan global de riposte.

  • Hyères unie à gauche veut « poursuivre le combat »

    Hyères unie à gauche veut « poursuivre le combat »

    Avec 7,86% des voix et aucun siège glané au conseil municipal, Hyères unie à gauche n’a pas obtenu les résultats escomptés. Qu’importe : sa tête de liste Caroline Moulin (Les Écologistes) veut capitaliser sur cette première campagne, pour « poursuivre ce combat. Nous ne lâcherons rien », promet-elle.

    Pour la liste progressiste, le contexte particulier de ce scrutin, marqué par « la volonté de tourner la page Giran, a favorisé Véronique Bernardini. Les autres candidats ont fait les frais du vote utile : Jean-Michel Eynard-Tomatis perd 744 voix entre les deux tours et Nicolas Massuco 273. Quant à Jean-Pierre Giran, malgré sa fusion avec François Cornileau, il ne parvient pas à conserver le total des voix de leurs deux listes du premier tour », commente-t-elle, a posteriori.

    « Redonner goût à l’engagement citoyen »

    Si Hyères unie à gauche « salue l’élection d’une femme à la tête de la troisième ville du Var », des réserves persistent : « Ce sont toujours les mêmes responsables, d’une liste à l’autre, qui portent depuis des décennies les mêmes politiques. La véritable rupture était portée par notre liste, autour de priorités claires : santé, environnement, culture, logement, démocratie et services publics. »

    Par ailleurs, l’élection de la nouvelle maire par seulement « 28% des électeurs inscrits », couplée aux plus de 41% d’abstention, « confirme une crise démocratique profonde. Redonner goût à l’engagement citoyen sera un enjeu majeur », ambitionnent les progressistes, qui lancent un appel à « celles et ceux qui refusent les mêmes politiques à nous rejoindre. Rien ne changera sans engagement collectif. C’est ensemble que nous construirons une alternative crédible, durable et clairement ancrée à gauche pour Hyères ».