Tag: combat

  • Boxe : les Comores sont mises à l’honneur sur le ring de Vallier

    Boxe : les Comores sont mises à l’honneur sur le ring de Vallier

    Une grande histoire d’amour lie la cité phocéenne aux Comores. Et cette romance passe également par le biais du sport. Si le pays de la Lune a une passion dévorante pour le ballon rond, le noble art occupe de plus en plus une place importante sur l’île.

    « Ça se développe de plus en plus et de manière exponentielle », confirme Farid Ahamada, sélectionneur de l’équipe comorienne de boxe, vainqueur de la Coupe du président, compétition entre Madagascar, le Gabon, la Tanzanie et les Comores. Ancien protégé de Louis Lavaly au Challenge Boxing, là ce Marseillais profite de son statut dans la cité phocéenne pour organiser un gala pour mettre en avant les boxeurs comoriens.

    Après une première édition au gymnase de Font Vert en mars 2024, le Comboxe fait son grand retour à la salle Vallier, cette fois-ci, avec dix duels amateurs entre des athlètes comoriens et des boxeurs régionaux, sans oublier deux combats professionnels, dont l’un des quarts de finale de la ceinture Jean-Claude Bouttier (dédiée aux boxeurs Elites 3 et Elites 2), « pour apporter un peu plus de spectacle ». Le Marseillais Paul Japhet (29 ans, 1 victoire, 4 nuls, 4 défaites), licencié à Monaco, défiera le Haut-Garonnais Enzo Rey (1 victoire, 1 nul, 2 défaites), pensionnaire du Boxing Club de Blagnac. Le vainqueur de ce combat accédera aux demi-finales de la compétition, où il sera opposé au gagnant du duel entre Nicolas Vannier et Yanice Benghalia.

    Prôner la mixité et la paix sociale

    Le deuxième affrontement professionnel mettra en scène la grande première du Vauclusien Adam El Ghayat, membre du Boxing Montfavet, et le Milanais Youssef Gogna (20 ans, 1 nul). Parmi les duels amateurs, le nom d’Ali Nassur, finaliste des Jeux des îles de l’océan Indien en 2023, à seulement 18 ans, sera à suivre de près, même s’il n’a toujours pas d’adversaire pour le moment.

    Au-delà de l’aspect sportif, Farid Ahamada veut faire passer un message en organisant le Comboxe. « Je veux que tout le monde soit réuni dans une même salle. Peu importe l’origine sociale ou le lieu de vie, je veux que tout le monde puisse passer une bonne soirée devant de beaux combats de boxe », souligne l’entraîneur du 13e arrondissement de Marseille, qui suit notamment les aventures de Sindy Said (-67 kg), devenue au mois de janvier la vingtième championne de France issue de cette institution marseillaise.

    « On veut réunir les quartiers nord et les quartiers sud pour montrer que Marseille est une terre unie à travers la mixité et la paix sociale », conclut-il.

    Combats amateurs

    M. Malki (Nice) vs H. Souvenir (COM)

    A. Bouchara (Marseille) vs M. Assoumani (COM)

    T. Murris (Nice) vs J. Djae (COM)

    J. Aggoun (Pennes-Mirabeau) vs W. Soulaimana (COM)

    Y. Mouhassi (Nice) vs M. Bilal (COM)

    D. Partouche (Marseille) vs R. Youssouf (COM)

    L. Boualem (Pertuis) vs M. Moussa (COM)

    Y. Arruabarrena (Istres) vs F. Ahamadi (COM)

    D. Fournier (Istres) vs N. Mohamed (COM)

    X vs A. Nassur (COM)

    Combats professionnels :

    P. Japhet (Monaco) vs E. Rey (Blagnac)

    A. El Ghayat (Marseille) vs Y. Gogna (ITA)

  • Boxe anglaise : Romane Moulai a quasiment réalisé le combat impeccable

    Boxe anglaise : Romane Moulai a quasiment réalisé le combat impeccable

    Comme à son habitude, elle est entrée sur le ring avec un regard féroce et déterminé. Romane Moulai (26 ans, 1,60 m), championne du monde IBO poids mi-mouche originaire de Marseille, a pu savourer sa huitième victoire professionnelle, samedi soir à la Villa M, lors de la défense de son titre face à la boxeuse philippine Althea Shine Pores (24 ans, 1,55 m, 6 victoires, 1 nul, et 1 défaite désormais). « J’ai pris ce combat avec énormément de sérieux, parce que je savais que c’était une adversaire à la hauteur. C’était excitant, même s’il y avait un peu d’appréhension, alors que je savais que l’on était prêt », souligne la combattante toujours invaincue sur la scène principale. Après quelques rounds d’observation où elle a malgré tout dominé son adversaire, grâce à sa vitesse d’exécution et son direct du gauche dévastateur, Romane Moulai a progressivement eu la mainmise sur cet affrontement, jusqu’à la décision unanime des juges (deux des trois ont accordé le gain des dix rounds à la Marseillaise). « Elle a su gérer ses émotions, tout en déroulant sa boxe sans se mettre de pression », se réjouit Kassa Baradji, son coach au club de Drancy, en région parisienne. Dépassée, la Philippine ne savait plus où donner de la tête, dans une salle totalement acquise en faveur de l’ancienne pensionnaire du Challenge Boxing dans le 13e arrondissement de la cité phocéenne. « Elle ne cesse de progresser et je crois que la boxe professionnelle lui va beaucoup mieux que la boxe amateur », lance Louis Lavaly, le célèbre entraîneur marseillais qui a découvert et formé la nouvelle coqueluche du noble art tricolore. Cette dernière, dont la priorité demeure la qualification pour les JO de Los Angeles 2028, retrouve l’équipe de France amateurs dès mardi pour un stage de cinq jours avec des test-matchs à Dublin, avant de disputer avec les Bleues le tournoi bulgare du Strandja à partir du 21 février.

    Kemil, le poing ravageur

    Quelques minutes avant le triomphe de Romane Moulai, un combat entre deux boxeurs provençaux a déchaîné les passions. Le jeune pennois Kemil Mansour (22 ans) a remporté son quatrième combat professionnel face à l’expérimenté marseillais Gianni Carullo (34 ans). « J’étais là pour faire monter la tension électrique et allumer un feu », lâche le boxeur aux poings d’acier. Ses coups lourds ont rapidement impacté son adversaire, qui a tout de même résisté jusqu’au sixième et dernier round grâce à son expérience des grands rendez-vous. « J’étais serein parce que c’est un gros bosseur. On a pris l’initiative et ça a payé », se félicite Samuel Florimond, persuadé que son poulain ira loin.

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    Seul élu de gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer se veut combatif. La tête de liste de « Renouveau pour Sanary » s’est entouré d’une équipe renouvelée de moitié pour mener son second combat municipal. On y retrouve des militants PCF, PS, et Écologistes, et des citoyens non encartés, avec, en seconde position, Patricia Gonzalez, déjà de l’aventure en 2020. « On a aussi placé de jeunes éléments en début de liste, pour l’avenir, analyse Jean-Pierre Meyer. Mais il est compliqué pour une personne qui travaille de participer à une campagne. Dans notre volonté de mixité sociale, et donc d’équilibre générationnel, c’est un combat à mener. »

    Tel qu’il s’est évertué à le faire durant ses années passées au conseil municipal, le candidat communiste prône le fait d’être « force de propositions, de partager nos projets et d’avancer à visage découvert », car avec « les municipales, il y a l’enjeu des sénatoriales. Il faut être clairs sur qui nous sommes ». Mais aussi « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune. Il ne faut pas s’opposer à tout parce qu’on est dans l’opposition », martèle-t-il. Il rappelle ainsi que « le bon sens l’a emporté » à travers ses propositions liées à la ligne de bus 83 ou à la préservation des oiseaux face aux projets immobiliers, malgré sa minorité au conseil municipal. Une notion qu’il espère faire valoir pour un retour à une gestion communale de l’eau : « Je ne pense pas que le contrat ait été mal négocié, mais mal rapporté, car on n’a retenu qu’une hypothèse, celle de la DSP », affirme-t-il.

    La primauté des élections communautaires

    Jean-Pierre Meyer a ensuite parlé de son programme, que sa liste « défendra, quel que soit le résultat des élections ». Parmi les grandes lignes : logement, mobilité, sécurité/tranquillité, services publics locaux, santé, jeunes et seniors, sport et culture, commerce, tourisme, artisanat et citoyenneté. Sur cette dernière notion, l’élu appelle à l’engagement. « La politique ne vous oublie jamais, que vous votiez ou pas. Quand vous ne le faites pas, les autres choisissent à votre place. Nous voulons multiplier les efforts en ce sens et on devrait commencer dès l’école », clame-t-il.

    Pour le candidat, l’élection la plus importante est celle du conseil communautaire, qui découle des municipales. « Le logement, l’eau, ce sont la communauté d’Agglomération Sud Sainte-Baume. Des élus sanaryens y siègent, dont certains de l’opposition qui disent militer pour la transparence, mais ont discuté de la DSP de l’eau en silence. Alors que le devoir d’un élu est de prévenir la population de l’importance d’un tel sujet », dénonce Jean-Pierre Meyer.

  • À Port-de-Bouc, la CGT réaffirme son combat pour l’industrie et contre le RN

    À Port-de-Bouc, la CGT réaffirme son combat pour l’industrie et contre le RN

    Nouvelle année, nouveaux locaux pour l’Union locale CGT de Port-de-Bouc. Le syndicat s’installe cours Landrivon, dans un « bâtiment rénové », « le fruit d’une volonté partagée entre la municipalité communiste et l’association de la Bourse du travail », salue Romain Delattre.

    De quoi poursuivre sa mission : « Unir les travailleurs pour lutter contre toutes les logiques de guerre, d’exploitation et de domination ». « Agir pour la paix, c’est aussi agir quotidiennement sur nos lieux de travail, comme l’ont fait les dockers de Fos et du Havre en refusant de charger du matériel militaire destiné à l’armée Israélienne, affirme le membre de la commission exécutive de l’UL. En France, si la guerre n’est pas encore militaire, elle est clairement sociale. Les politiques menées ont un objectif clair : faire payer aux travailleurs cette énième crise du capitalisme ».

    Défendre

    le vivre-ensemble

    Les attaques se multiplient, selon la CGT : contre la sécurité sociale, les services publics, l’industrie, l’hôpital public… « Raison de plus pour continuer la lutte que nous menons localement avec la CGT de l’établissement de Martigues pour un accès aux soins dignes », assène Romain Delattre. Pour rappel, le syndicat réclame la création de 90 emplois statutaires à temps plein et le déblocage de 170 000 euros d’investissements.

    Une autre priorité pour cette année : l’arrivée de la ligne très haute tension devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos-sur-Mer, qui n’est « plus une option mais une nécessité ». Sans elle, « tout notre secteur est condamné à long terme », affirme le syndicaliste alors que les agriculteurs, les associations écologistes et les élus du pays d’Arles s’y opposent et que l’État a acté le report de sa réalisation en décembre, exigeant de nouvelles précisions au gestionnaire public du réseau, RTE.

    En cette année d’élection, la CGT rappelle que le RN, qui soutient le candidat Pascal Spanu (RPR) à Port-de-Bouc, « a voté contre l’augmentation du smic, contre l’indexation des salaires, contre le gel des loyers, contre tout ce qui est bon pour la classe ouvrière et bénéficie au CAC 40 ». « Nous ne pouvons pas laisser Port-de-Bouc être abandonné aux alliés de la bourgeoisie et de la finance, aux amateurs des dérives autoritaires et des décisions liberticides… affirme Romain Delattre. Dans cette période, il est essentiel de démontrer aux travailleurs qu’ici le vivre-ensemble n’est pas l’exception mais bien la norme ! »

  • L’UD CGT à fond contre l’extrême droite en 2026

    L’UD CGT à fond contre l’extrême droite en 2026

    Une salle comble et des vœux empreints de combativité pour l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. « Nous en aurons besoin, pour affronter cette nouvelle année qui ne part pas de la meilleure des manières », entame le secrétaire général de l’organisation, Marc Pietrosino, ce jeudi soir à la Bourse du travail de Marseille. Pour sa première cérémonie de vœux, le syndicaliste élu au congrès d’octobre dernier, débute son allocution par l’actualité chaude au niveau international. Il dénonce d’emblée « l’administration Trump qui enterre clairement l’ordre international qui prévalait depuis 1945 » en citant « l’enlèvement du président Nicolas Maduro ». Dans la lignée de la tradition de l’organisation, Marc Pietrosino pointe « une violation du droit international que le président Lula comparait aux pires heures de l’ingérence états-unienne en Amérique du Sud ». Un bon moyen de rappeler qu’à l’inverse, « face aux attaques impérialistes et aux régimes autoritaires, de la Palestine au Venezuela, de l’Iran à Cuba, l’Union départementale apportera toujours son soutien inconditionnel aux peuples qui luttent pour la liberté ».

    Son constat pour l’Europe n’est pas plus reluisant. « Les entreprises européennes vont continuer de soigner leurs actionnaires en 2026. Le montant total des dividendes versés par les groupes de l’indice Stoxx 600 pourrait atteindre 454 milliards d’euros cette année. » Même dessin pour la France, mais avec un supplément « d’instabilité politique rare ». « L’explication de cette instabilité est due au refus d’un président de la République de se conformer aux résultats des élections, d’écouter les mots d’ordre des nombreuses mobilisations qui ont eu lieu », tacle le secrétaire général. Avant de tonner : « Il s’entête dans une politique néolibérale mortifère. »

    Le lien est tout trouvé avec un autre grand combat de la CGT : la lutte contre l’extrême droite. « Maintenant, pour remplacer le banquier ni de droite ni de gauche, les capitalistes s’activent pour construire une union des droites et propulser les candidats d’extrêmes droites sur le devant de la scène », s’alarme Marc Pietrosino. L’occasion d’évoquer les élections municipales de mars prochain. Un scrutin pour lequel l’organisation « ne compte pas rester muette ». « Nous avons toujours eu des accointances avec les forces progressistes, surtout avec celles qui savent qu’elle est la place de chacun », explique le syndicaliste. Il espère notamment « une victoire du camp progressiste à Arles » au regard du combat des militants pour l’occupation de la bourse du travail de la ville. Devant des représentants du PCF, LFI, NPA ou LO, le secrétaire général délivre un message clair : « Nous continuerons ce travail avec toutes les forces politiques et progressistes qui partagent nos valeurs et notre vision. »

    Un meeting avec Sophie Binet à Gardanne

    Un travail qui passe notamment par une bataille idéologique et culturelle. « Cette alliance entre le capital et l’extrême droite symbolisée par les tentatives d’appropriations de tous les médias, et du monde de la culture, par des milliardaires tels que Boloré, Krétinsky ou Stérin », analyse Marc Pietrosino. Avant de rester positif : « Nous ne sommes pas sans arme face à cela. Nous représentons le nombre et la proximité. La CGT des Bouches-du-Rhône, c’est 32 000 adhérents répartis dans des centaines d’entreprises. » Et la CGT 13, c’est aussi des luttes victorieuses. « Nous démontrons à l’ensemble du monde du travail que nous sommes capables de mener à bien des projets porteurs d’emplois qui contredisent la logique patronale », rappelle le secrétaire général. Il cite notamment la société coopérative d’intérêt collectif CPMM, fruit « d’une reprise de l’outil de travail ». Mais également « les premières embauches à la centrale de Gardanne (…) formidable outil industriel ». De quoi résumer le combat du syndicat pour « développer les industries, les activités portuaires, le réseau ferroviaire et énergétique ». De quoi annoncer surtout « un meeting sur le site de la centrale qui verra la venue de notre secrétaire générale Sophie Binet » le 13 février prochain. Tout un programme donc.

  • Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    « Dans ce combat, les communistes doivent être en première ligne. » L’opération de tractage a été décidée voilà quelques jours dans toutes les sections communistes marseillaises. Pour Anthony Gonçalves, chef de file PCF aux municipales, le sondage La Marseillaise /Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié dans nos colonnes ce 13 janvier, qui met à égalité au premier tour le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat du RN avec 30% d’intentions de vote, a renforcé la nécessité de s’engager dans la bataille. À l’aune de l’histoire des communistes dans la ville, « acteurs majeurs de la Libération, les armes à la main », il s’agit pour lui d’un « coup de tonnerre » : « On est saisi par l’effroi que cette dynamique RN fait peser sur la ville. »

    Faire s’exprimer les quartiers populaires

    Saluant l’entrée en campagne de Benoît Payan, il ajoute que cette opération va permettre de « rappeler que le rassemblement à gauche, des citoyens, des écologistes, du monde du travail autour de [cette] liste doit se faire maintenant, de la façon la plus large possible et dès le premier tour ». Un rassemblement où le PCF a son rôle à jouer.

    « On doit être à l’avant-garde du dialogue avec les quartiers populaires, celles et ceux qui ne veulent pas revenir à cette ville de classes construite pendant 25 ans de gestion de droite », assène Anthony Gonçalves. Pour convaincre là où, souvent, on ne va plus aux urnes, les communistes comptent sur leurs propositions qui ont « infusé » le programme, mais aussi sur leur bilan au sein du Printemps marseillais : « Je pense au combat pour l’accès aux soins, le logement, l’égalité homme-femme. Il y a aussi ce qui a été fait par nos adjoints, Audrey Garino dans le domaine de la solidarité, Jean-Marc Coppola à la culture. »

    Et d’insister aussi sur le développement du port, inquiet de ce que « certains veulent en faire, y compris d’où on ne l’attendrait pas »… En clair, des insoumis. « Nous sommes partisans de lier de façon indissoluble développement économique et exigences écologiques. Ce n’est pas en les opposant qu’on va avancer », estime-t-il.

  • Romane Moulai défendra son titre mondial lors d’une soirée à la Villa M

    Romane Moulai défendra son titre mondial lors d’une soirée à la Villa M

    Sur ses terres, Romane Moulai (7 victoires, dont 3 par K.O. – 0 défaites) a envie de prouver au monde entier qu’elle est bien une championne. Elle en aura l’occasion le 7 février, à la Villa M, à Marseille, où elle défendra son titre IBO des poids mi-mouches face à la boxeuse philippine Althea Shine Pores. « J’ai pour ambition de garder mon titre à la maison, aller chercher le sommet de la boxe féminine et représenter Marseille à l’internationale », martèle l’ancienne protégée de Louis Lavaly, désormais suivie par Kassa Baradji à Drancy, en région parisienne. Ce face à face à venir sera son premier à Marseille depuis qu’elle a été sacrée championne du monde, le 14 juin dernier. « C’est une étape avant de débuter ma préparation pour les Jeux de Los Angeles 2028 », confie-t-elle, en soulignant qu’elle commencera dès « le lendemain » de l’affrontement à la Villa M, qui accueillera 230 spectateurs.

    Un gros duel marseillais

    Six combats amateurs entre boxeurs et boxeuses de la région et un affrontement entre l’expérimenté marseillais Gianni Carullo (7 victoires – 4 défaites – 2 nuls) et le jeune pennois Kemil Mansour (2 victoires – 3 défaites) se succéderont en amont du main-event entre Moulai et Pores. « Tout le monde à Marseille nous connaît tous les deux, ça donne plus de piment à notre combat », souligne Carullo, habitué de combattre à domicile face à des combattants de la région. Ce qui lui a toujours bien réussi jusqu’ici.

  • [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    Après des années de luttes pour le moins rudes, l’horizon s’est éclairci pour les travailleurs de la centrale de Gardanne et la CGT en 2025. Le 1er janvier pile, un nouveau contrat de revente de l’électricité du propriétaire du site, GazelEnergie, à l’État via EDF, entrait en vigueur. Un premier signe en faveur d’une reprise de l’activité, après un an d’arrêt de production pour la tranche 4 de biomasse et un long bras de fer entre l’industriel et l’État. Quelques mois, et quelques mobilisations plus tard, en septembre, un « accord historique » était signé entre la CGT, l’État et GazelEnergie. Après plusieurs « relevés d’engagements » entre les trois parties prenantes, cette fois les travailleurs ont un accord qui acte concrètement des avancées pour le développement industriel du site.

    Des réembauches plus que symboliques
    Un grand débat inédit sur l’avenir industriel de Fos-Berre

    Du 2 avril au 13 juillet 2025 la Commission nationale du débat public a organisé une grande concertation sur des projets de réindustrialisation et de décarbonation du territoire de Fos-sur-Mer et de l’étang de Berre. Ce format transversal inédit, une première en France, a permis de regrouper et d’analyser les fiches de 51 porteurs de projets, mais aussi de produire de l’information, à l’instar de l’analyse des effets cumulés sur l’environnement ou de la tierce-expertise sur le projet de ligne très haute tension de 400 000 volts devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos. C’est cette infrastructure qui cristallise le plus les débats, le besoin de renforcement du réseau électrique se confrontant aux enjeux écologiques et patrimoniaux. Au total, plus de 50 événements ont été organisés sur le territoire, accompagnés de modalités en ligne. Ils ont été suivis par près de 5 200 participants.
    A.M.

    La vie syndicale

    Le 7 février. Caroline Chevé à la tête de la FSU
    L’ancienne secrétaire générale de la FSU 13 a pris la tête de la fédération à la suite du congrès du 11e congrès national.

    Le 13 juin. Laurence de Villèle a pris les rênes de l’UD CGT 84
    Fred Laurent, secrétaire général de l’UD CGT Vaucluse a été remplacé par Laurence de Villèle lors du 52e congrès de l’organisation.

    Le 16 octobre. Marc Pietrosino nouveau visage de l’UD CGT 13
    Vaste changements au sein de la direction de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Le secrétaire général sortant, qui ne se représentait pas pour un nouveau mandat, Olivier Mateu, a été remplacé par Marc Pietrosino, syndicaliste de la Fnac et de l’Union locale de la vallée de l’Huveaune à Marseille. De même que la direction de l’organisation a largement été renouvelée, la sortante n’étant pas reconduite à l’issue du congrès.

    Et aussi….

    3 février. Forte mobilisation des salariés de la Snef
    Répondant à l’appel national lancé par l’intersyndicale formée par CFE-CGC, FO, CFDT, CFTC et CGT, les salariés du groupe né à Marseille et spécialisé dans le génie électrique se mobilisent au pied de la tour La Marseillaise. Allumée par un 13e mois amputé et une prime d’intéressement supprimée, leur colère s’étend à tous les sites.

    13 octobre. Les licenciés d’ID Logistic saisissent les prud’hommes
    Un an après une grève pour dénoncer un « plan social déguisé », vingt ex-salariés de la plateforme de distribution saisissent les prud’hommes. Dans le 15e arrondissement de Marseille, ce sous-traitant d’Amazon avait mis la clé sous la porte et congédié ses 47 préparateurs de colis.

    19 novembre. Les missions locales étranglées
    Les salariés de l’insertion des jeunes vers l’emploi s’élèvent devant la préfecture contre une nouvelle baisse de 13% des financements des missions locales. Prévue dans le projet de loi de finances 2026, elle s’ajoute à une diminution de la dotation étatique de 5,6% pour les contrats d’engagement jeunes (CEJ).

  • [Rétrospective social 2025 1/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    [Rétrospective social 2025 1/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    Une année marquée par un front syndical mobilisé contre les différents budgets austéritaires. Débutée avec François Bayrou comme Premier ministre, l’année commence avec des grèves chez les syndicats des services publics (CGT et FSU notamment) dès février contre ses projets de réformes. Rebelote le 20 mars avec une large intersyndicale appelant à la défense de la Sécurité sociale, à l’initiative des organisations de retraités. Des actions pas que symboliques puisque 2025 marque le 80e anniversaire de la Sécu. Et le 3 avril, les syndicats de l’État, se remettent en grève à l’appel de la CGT, l’Unsa, la FSU et Solidaires, toujours pour la défense des services publics sur fond de potentielle casse à venir, alors que François Bayrou prépare des milliers de suppressions d’emplois chez les fonctionnaires. Le début de l’année est donc placé sous le signe de la défense de conquis sociaux principalement. La CGT lance également une alerte sur la destruction de l’industrie française, énumérant les milliers de pertes d’emplois dans le secteur. Le Premier ministre palois joue la montre avec un « conclave » sur la réforme des retraites : un cycle de réunion, qui réunit une partie des syndicats et organisations patronales pendant des mois. Les représentants des travailleurs dénoncent des discussions qui n’aboutissent à rien et quittent peu à peu la table des négociations. Et justement, le 5 juin, le combat contre la réforme des retraites est ravivé avec des mobilisations à l’appel de la CGT. C’est aussi le jour de la niche parlementaire du Parti communiste français où l’abrogation de la réforme de 2023, qui place l’âge de départ à 64 ans, est au programme.

    Un septembre chaud
    Piquet pour le plein d’énergie
    Dans le cadre du mouvement social du 10 septembre, et prévu pour 3 jours, le piquet de grève des énergéticiens de Marseille sur le site du boulevard Gueidon dans le 13e arrondissement aura tenu jusqu’au 18 septembre, où les grévistes gagnent une entrée en négociation sur la base de leurs revendications. Jours et nuits, ils se relaient sur le site et organisent des soirées concert ou projections de films, des repas à partager, et invitent les habitants à un débat pour décrypter leurs factures. « On tient ce piquet de grève depuis le 2 septembre pour revendiquer des hausses de salaires et la baisse des factures d’électricité pour les usagers », explique Renaud Henry, secrétaire général du syndicat CGT Énergie de Marseille. Rechargé à bloc, on le retrouve le 2 octobre perché sur le camion des énergéticiens d’où il lance un discours enflammé sur l’état des services publics en France.
    M.G.
    Le 12 décembre – Pour les salariés de Pamar, la lutte jusqu’à la victoire

    La cour d’appel a confirmé, ce vendredi 11 décembre, la décision du conseil des prud’hommes de réintégrer les employés de la blanchisserie du groupe Sainte Marguerite. Défendus par Me Doudet, les petits salariés obtiennent une victoire juridique qui vient couronner deux ans de lutte, soutenus par la CGT quartiers Nord de Marseille, contre un employeur qui les avait menacé de mort parce qu’ils avaient alerté sur des conditions de travail et d’hygiène indignes. Un marathon juridique et un conflit social exemplaire.

    M.G.

    Le 22 janvier – ArcelorMittal menacé de fermeture

    Alain Le Grix de la Salle, président d’ArcelorMittal France, annonce devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, que « tous les sites européens d’acier sont à risque » de fermeture en 2025.

    Le 22 janvier – Négociations tendues pour les salaires chez Technic Atom

    Devant le site des Milles, plus de 200 salariés ont rejoint le piquet de grève de l’intersyndicale CGT, CFDT et la CFE-CGC. La société spécialisée en réalisation et maintien de réacteurs nucléaires proposait moins de 3% d’augmentation lors des NAO alors que les syndicats en demandaient 4. Ils estimaient : « On génère 90 millions de bénéfices. L’argent est là. On voudrait qu’il profite aux salariés. »

  • La vie est un éternel combat pour Moulai

    La vie est un éternel combat pour Moulai

    Rares sont les gymnastes qui finissent par enfiler les gants pour monter sur un ring. C’est pourtant l’histoire de Romane Moulai (26 ans), ancienne championne de France de gymnastique et actuelle championne du monde de boxe « IBO » catégorie mi-mouche. « J’ai commencé à boxer à l’âge de 16 ans parce que je voulais trouver un moyen de me défouler », raconte celle qui a grandi dans le 14e arrondissement de Marseille, où elle a fait la connaissance de Louis Lavaly, grand entraîneur marseillais qui a notamment été dans le coin de Myriam Lamare, douze fois championne du monde et qui a aussi été conseillère régionale (PS) de la région Paca.

    « La première fois que je suis arrivée dans la salle, il m’a dit : “Tu vas faire quoi toi ? T’es une fille, tu ne vas pas faire de la boxe”. Au final, comme il a vu que j’appliquais ses conseils, il a finalement accepté de me suivre », poursuit Romane, qui a arrêté ses études pour se consacrer pleinement au noble art. Une décision qui s’est avérée payante, puisqu’elle a remporté ses 22 combats dès sa première année chez les amateurs. Ce qui lui a valu, depuis, sa place en équipe de France. Sur sa lancée, la jeune Marseillaise se fixe l’objectif de disputer les JO de Paris 2024, mais elle n’a pas réussi à passer l’étape des qualifications. Une déception qui l’a remise en question.

    Drancy sur un coup de tête

    « J’avais besoin de passer à autre chose », note-t-elle, sans savoir que le destin allait rapidement la conduire vers Kassa Baradji, ex-entraîneur de l’équipe de France de boxe anglaise à l’Insep. « J’avais un combat à Paris, mais Louis ne pouvait être présent. L’organisateur de la soirée, Kassa, s’est alors proposé d’être dans mon coin et ça a grave matché », ajoute celle qui a emménagé sur un coup de tête à Drancy, en région parisienne, en septembre 2024. « Je n’avais pas d’appartement, pas de travail, donc pas de salaire. Je vivais sur mes économies », lance Romane, persuadée qu’elle a toujours su ce qu’elle voulait. Après avoir remporté ses six premiers combats professionnels, elle a reçu une proposition pour la ceinture IBO. Et c’est ainsi, qu’au mois de juin, à Annecy, Moulai est pour la première fois montée sur le toit du monde. « Ce titre, c’était l’aboutissement de tous les sacrifices que j’ai réalisés ces dernières années », martèle la boxeuse toujours invaincue pour le moment. Elle se prépare à défendre pour la première fois son titre, le 7 février prochain à la Villa M, face à la Philippine Althea Pore.