Tag: combat

  • [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    [Rétrospective social 2025 2/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    Après des années de luttes pour le moins rudes, l’horizon s’est éclairci pour les travailleurs de la centrale de Gardanne et la CGT en 2025. Le 1er janvier pile, un nouveau contrat de revente de l’électricité du propriétaire du site, GazelEnergie, à l’État via EDF, entrait en vigueur. Un premier signe en faveur d’une reprise de l’activité, après un an d’arrêt de production pour la tranche 4 de biomasse et un long bras de fer entre l’industriel et l’État. Quelques mois, et quelques mobilisations plus tard, en septembre, un « accord historique » était signé entre la CGT, l’État et GazelEnergie. Après plusieurs « relevés d’engagements » entre les trois parties prenantes, cette fois les travailleurs ont un accord qui acte concrètement des avancées pour le développement industriel du site.

    Des réembauches plus que symboliques
    Un grand débat inédit sur l’avenir industriel de Fos-Berre

    Du 2 avril au 13 juillet 2025 la Commission nationale du débat public a organisé une grande concertation sur des projets de réindustrialisation et de décarbonation du territoire de Fos-sur-Mer et de l’étang de Berre. Ce format transversal inédit, une première en France, a permis de regrouper et d’analyser les fiches de 51 porteurs de projets, mais aussi de produire de l’information, à l’instar de l’analyse des effets cumulés sur l’environnement ou de la tierce-expertise sur le projet de ligne très haute tension de 400 000 volts devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) à Fos. C’est cette infrastructure qui cristallise le plus les débats, le besoin de renforcement du réseau électrique se confrontant aux enjeux écologiques et patrimoniaux. Au total, plus de 50 événements ont été organisés sur le territoire, accompagnés de modalités en ligne. Ils ont été suivis par près de 5 200 participants.
    A.M.

    La vie syndicale

    Le 7 février. Caroline Chevé à la tête de la FSU
    L’ancienne secrétaire générale de la FSU 13 a pris la tête de la fédération à la suite du congrès du 11e congrès national.

    Le 13 juin. Laurence de Villèle a pris les rênes de l’UD CGT 84
    Fred Laurent, secrétaire général de l’UD CGT Vaucluse a été remplacé par Laurence de Villèle lors du 52e congrès de l’organisation.

    Le 16 octobre. Marc Pietrosino nouveau visage de l’UD CGT 13
    Vaste changements au sein de la direction de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Le secrétaire général sortant, qui ne se représentait pas pour un nouveau mandat, Olivier Mateu, a été remplacé par Marc Pietrosino, syndicaliste de la Fnac et de l’Union locale de la vallée de l’Huveaune à Marseille. De même que la direction de l’organisation a largement été renouvelée, la sortante n’étant pas reconduite à l’issue du congrès.

    Et aussi….

    3 février. Forte mobilisation des salariés de la Snef
    Répondant à l’appel national lancé par l’intersyndicale formée par CFE-CGC, FO, CFDT, CFTC et CGT, les salariés du groupe né à Marseille et spécialisé dans le génie électrique se mobilisent au pied de la tour La Marseillaise. Allumée par un 13e mois amputé et une prime d’intéressement supprimée, leur colère s’étend à tous les sites.

    13 octobre. Les licenciés d’ID Logistic saisissent les prud’hommes
    Un an après une grève pour dénoncer un « plan social déguisé », vingt ex-salariés de la plateforme de distribution saisissent les prud’hommes. Dans le 15e arrondissement de Marseille, ce sous-traitant d’Amazon avait mis la clé sous la porte et congédié ses 47 préparateurs de colis.

    19 novembre. Les missions locales étranglées
    Les salariés de l’insertion des jeunes vers l’emploi s’élèvent devant la préfecture contre une nouvelle baisse de 13% des financements des missions locales. Prévue dans le projet de loi de finances 2026, elle s’ajoute à une diminution de la dotation étatique de 5,6% pour les contrats d’engagement jeunes (CEJ).

  • [Rétrospective social 2025 1/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    [Rétrospective social 2025 1/2] Mobilisations et victoires au rendez-vous

    Une année marquée par un front syndical mobilisé contre les différents budgets austéritaires. Débutée avec François Bayrou comme Premier ministre, l’année commence avec des grèves chez les syndicats des services publics (CGT et FSU notamment) dès février contre ses projets de réformes. Rebelote le 20 mars avec une large intersyndicale appelant à la défense de la Sécurité sociale, à l’initiative des organisations de retraités. Des actions pas que symboliques puisque 2025 marque le 80e anniversaire de la Sécu. Et le 3 avril, les syndicats de l’État, se remettent en grève à l’appel de la CGT, l’Unsa, la FSU et Solidaires, toujours pour la défense des services publics sur fond de potentielle casse à venir, alors que François Bayrou prépare des milliers de suppressions d’emplois chez les fonctionnaires. Le début de l’année est donc placé sous le signe de la défense de conquis sociaux principalement. La CGT lance également une alerte sur la destruction de l’industrie française, énumérant les milliers de pertes d’emplois dans le secteur. Le Premier ministre palois joue la montre avec un « conclave » sur la réforme des retraites : un cycle de réunion, qui réunit une partie des syndicats et organisations patronales pendant des mois. Les représentants des travailleurs dénoncent des discussions qui n’aboutissent à rien et quittent peu à peu la table des négociations. Et justement, le 5 juin, le combat contre la réforme des retraites est ravivé avec des mobilisations à l’appel de la CGT. C’est aussi le jour de la niche parlementaire du Parti communiste français où l’abrogation de la réforme de 2023, qui place l’âge de départ à 64 ans, est au programme.

    Un septembre chaud
    Piquet pour le plein d’énergie
    Dans le cadre du mouvement social du 10 septembre, et prévu pour 3 jours, le piquet de grève des énergéticiens de Marseille sur le site du boulevard Gueidon dans le 13e arrondissement aura tenu jusqu’au 18 septembre, où les grévistes gagnent une entrée en négociation sur la base de leurs revendications. Jours et nuits, ils se relaient sur le site et organisent des soirées concert ou projections de films, des repas à partager, et invitent les habitants à un débat pour décrypter leurs factures. « On tient ce piquet de grève depuis le 2 septembre pour revendiquer des hausses de salaires et la baisse des factures d’électricité pour les usagers », explique Renaud Henry, secrétaire général du syndicat CGT Énergie de Marseille. Rechargé à bloc, on le retrouve le 2 octobre perché sur le camion des énergéticiens d’où il lance un discours enflammé sur l’état des services publics en France.
    M.G.
    Le 12 décembre – Pour les salariés de Pamar, la lutte jusqu’à la victoire

    La cour d’appel a confirmé, ce vendredi 11 décembre, la décision du conseil des prud’hommes de réintégrer les employés de la blanchisserie du groupe Sainte Marguerite. Défendus par Me Doudet, les petits salariés obtiennent une victoire juridique qui vient couronner deux ans de lutte, soutenus par la CGT quartiers Nord de Marseille, contre un employeur qui les avait menacé de mort parce qu’ils avaient alerté sur des conditions de travail et d’hygiène indignes. Un marathon juridique et un conflit social exemplaire.

    M.G.

    Le 22 janvier – ArcelorMittal menacé de fermeture

    Alain Le Grix de la Salle, président d’ArcelorMittal France, annonce devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, que « tous les sites européens d’acier sont à risque » de fermeture en 2025.

    Le 22 janvier – Négociations tendues pour les salaires chez Technic Atom

    Devant le site des Milles, plus de 200 salariés ont rejoint le piquet de grève de l’intersyndicale CGT, CFDT et la CFE-CGC. La société spécialisée en réalisation et maintien de réacteurs nucléaires proposait moins de 3% d’augmentation lors des NAO alors que les syndicats en demandaient 4. Ils estimaient : « On génère 90 millions de bénéfices. L’argent est là. On voudrait qu’il profite aux salariés. »

  • La vie est un éternel combat pour Moulai

    La vie est un éternel combat pour Moulai

    Rares sont les gymnastes qui finissent par enfiler les gants pour monter sur un ring. C’est pourtant l’histoire de Romane Moulai (26 ans), ancienne championne de France de gymnastique et actuelle championne du monde de boxe « IBO » catégorie mi-mouche. « J’ai commencé à boxer à l’âge de 16 ans parce que je voulais trouver un moyen de me défouler », raconte celle qui a grandi dans le 14e arrondissement de Marseille, où elle a fait la connaissance de Louis Lavaly, grand entraîneur marseillais qui a notamment été dans le coin de Myriam Lamare, douze fois championne du monde et qui a aussi été conseillère régionale (PS) de la région Paca.

    « La première fois que je suis arrivée dans la salle, il m’a dit : “Tu vas faire quoi toi ? T’es une fille, tu ne vas pas faire de la boxe”. Au final, comme il a vu que j’appliquais ses conseils, il a finalement accepté de me suivre », poursuit Romane, qui a arrêté ses études pour se consacrer pleinement au noble art. Une décision qui s’est avérée payante, puisqu’elle a remporté ses 22 combats dès sa première année chez les amateurs. Ce qui lui a valu, depuis, sa place en équipe de France. Sur sa lancée, la jeune Marseillaise se fixe l’objectif de disputer les JO de Paris 2024, mais elle n’a pas réussi à passer l’étape des qualifications. Une déception qui l’a remise en question.

    Drancy sur un coup de tête

    « J’avais besoin de passer à autre chose », note-t-elle, sans savoir que le destin allait rapidement la conduire vers Kassa Baradji, ex-entraîneur de l’équipe de France de boxe anglaise à l’Insep. « J’avais un combat à Paris, mais Louis ne pouvait être présent. L’organisateur de la soirée, Kassa, s’est alors proposé d’être dans mon coin et ça a grave matché », ajoute celle qui a emménagé sur un coup de tête à Drancy, en région parisienne, en septembre 2024. « Je n’avais pas d’appartement, pas de travail, donc pas de salaire. Je vivais sur mes économies », lance Romane, persuadée qu’elle a toujours su ce qu’elle voulait. Après avoir remporté ses six premiers combats professionnels, elle a reçu une proposition pour la ceinture IBO. Et c’est ainsi, qu’au mois de juin, à Annecy, Moulai est pour la première fois montée sur le toit du monde. « Ce titre, c’était l’aboutissement de tous les sacrifices que j’ai réalisés ces dernières années », martèle la boxeuse toujours invaincue pour le moment. Elle se prépare à défendre pour la première fois son titre, le 7 février prochain à la Villa M, face à la Philippine Althea Pore.

  • A Marseille, Amine Kessaci ouvre le conseil municipal

    A Marseille, Amine Kessaci ouvre le conseil municipal

    Debout face à la barbarie. Toujours marqué, Amine Kessaci, très engagé dans la lutte contre le narcotrafic, dont le petit frère Mehdi a été abattu par un commando le 13 novembre, suscitant une onde de choc dans la ville et tout le pays, se tient droit et digne sous les applaudissements, ce jeudi 18 décembre face à l’hémicycle, aux côtés du maire de Marseille.

    Le conseil municipal doit voter une subvention en faveur de l’association qu’il a fondée en 2020, « Conscience », pour venir en aide aux familles de victimes de narchomicides, après qu’il ait perdu son frère aîné, Brahim, retrouvé calciné dans une voiture (lire aussi ci-dessous). Les élus le feront à l’unanimité au terme de débats pas toujours reluisants.

    Si Mehdi Kessaci n’est « pas un chiffre mais un fils, un frère, un visage une voix », il se transforme volontiers en argument politique pour Martine Vassal (DVD). La présidente de la Métropole et du Département en profite pour défendre sa vision d’une République qui fasse avant tout « respecter l’ordre, la justice, la sécurité ». Sans vergogne, la candidate à la mairie remet sur la table sa proposition de brigade anticriminalité municipale.

    De quoi agacer la maire adjointe, Samia Ghali (DVG). « Il y a là une phrase que je considère comme un aveu prononcée par la présidente (…) : laisser faire c’est accepter » analyse-t-elle, avant de balancer : « En 2012, ceux qui ont laissé faire, c’est ceux qui ont accepté. » Elle s’indigne : « Arrêtez de jouer ! On laisse des enfants vivre avec la mort », quand elle compte « 350 victimes de narcotrafic en 10 ans à Marseille ».

    La palme de la victimisation en toutes circonstances revient sans conteste à Stéphane Ravier (ex-RN et ex-Reconquête). « J’ai 5 enfants, quoi qu’on en pense j’ai un cœur », ose-t-il. Selon lui, ce n’est pas le retrait des services publics des quartiers qui a laissé le champ libre au trafic de drogue mais l’inverse. « Je ne dis pas qu’à Frais Vallon c’est Saint-Tropez, mais il y a le métro, des commerces et pourtant… » lance-t-il.

    Sortir des « oppositions stériles »

    Une partie de la droite tient-elle, à parler avec ses tripes. Hayat Atia (DVD), émue, se pose en « sœur de combat, de douleur » d’Amine. Pour elle, « la sécurité, s’il en faut, ne réglera pas tout ». « Il faut leur proposer autre chose à ces jeunes » insiste-t-elle, pour qu’ils ne se fassent pas « happer » par le trafic au lieu de « pointer du doigt les parents », ce que « beaucoup font et ont trop fait au sein de cet hémicycle », s’indigne-t-elle. La lutte contre le narcotrafic doit être une « cause nationale » pour l’élue qui appelle à sortir des « oppositions stériles ».

    À l’occasion de son dernier conseil municipal avant de se retirer de la vie politique, Lionel Royer-Perreaut, ex-maire (Ren.) des 9-10, laisse son testament : « Nous avons collectivement le devoir de mener ce combat, je vous demande de la constance. » Trente ans après l’assassinat de la députée Yann Pyat tuée pour avoir défendu ses convictions estime celui qui fut son jeune attaché parlementaire, il fait la boucle avec celui de Mehdi, non sans amertume. « Tout ça pour ça », déplore-t-il, « j’ai vu tomber les quartiers les uns après les autres et en accompagnant la mère de Socayna, nous étions seuls alors ».

    En tribune, Amine Kessaci élève le niveau. Il évoque lui la dignité, la hauteur, seules « réponses politiques face à cette machine qui broie, qui tue » quand « des drames on en compte par centaines ». Le maire de Marseille revient sur le manque de services publics, de policiers, l’action vitale des associations de terrain. Benoît Payan (DVG) insiste sur la notion de République, fondée sur un « contrat social ». Vient une certitude : « La République ne peut pas accepter que ses enfants meurent sous les balles. C’est un combat pour la vie, et la vie n’est ni de droite ni de gauche. »

    « Marseille a été debout et doit continuer à l’être »
    C’est important de rendre la parole aujourd’hui, devant la représentation de la Ville de Marseille dont je suis si fier, parce qu’on s’est tenu debout, parce qu’on a dépassé les clivages politiques, parce que nous nous étions levés pour nous réunir là où mon frère Mehdi, 20 ans, est tombé parce qu’il n’était coupable que d’une seule chose : c’est d’être mon petit frère. Parce qu’il était coupable d’être le petit frère de quelqu’un qui a écrit une lettre à son frère aîné, Brahim, assassiné en décembre 2020, retrouvé calciné dans le coffre d’une voiture. Il était coupable d’avoir été le frère de quelqu’un qui a écrit une lettre d’amour à son frère aîné, pour expliquer que le narcotrafic tue, que la violence tue, que l’abandon des pouvoirs publics, le retrait des politiques sociales dans les quartiers, ont conduit à ces situations où le narcotrafic qui, fut un temps, était [constitué de] petits réseaux de quartier, est devenu [le fait de] cartels internationaux. On a beaucoup voulu comparer Marseille à Palerme, au Mexique ou je ne sais quoi, et à ça je dis stop. Stop parce que Marseille c’est Marseille, parce que la France c’est la France, parce que les situations que nous souhaitons décrire ailleurs sont présentes ici même sur le territoire national, ici même à Marseille et partout. Partout où on a attaqué la liberté d’expression. Car c’est de ça dont il s’agit. Depuis la parution de ce livre, Marseille essuie tes larmes, même si les menaces sont arrivées quelques semaines avant et que depuis je vis sous escorte policière. Aujourd’hui, le fait de vivre, de planifier, de porter quelque chose me fait d’autant plus culpabiliser. Mon petit frère Mehdi n’est plus. Je voulais juste faire passer un message, un seul : expliquer que partout il devra y avoir des liens entre l’action sécuritaire, le retour de la police de proximité, le retour de l’action concrète. Devant le Parlement européen il y a quelques jours, [j’ai expliqué] que la guerre que l’on veut mener contre la drogue est vaine parce qu’on se trompe d’ennemi. Lorsqu’on vient attaquer les jeunes au pied des immeubles, ce n’est pas ça qui va stopper ces trafics internationaux. C’est exiger des [actions] des pays comme l’Arabie saoudite, le Qatar, la Thaïlande où les têtes de réseaux vivent très bien de l’argent de la drogue et font couler le sang ici chez nous, des enfants se retrouvant assassinés chaque jour. Et puis sans l’action concrète, sans la rénovation des écoles, sans l’action des centres sociaux, le développement des transports en commun pour désenclaver les quartiers, de la formation pour apporter une alternative économique au réseau, on ne pourra jamais sortir ces enfants des quartiers. C’est pour ça que c’est important de mener toutes ces actions. Marseille a été debout, doit continuer à l’être face à la guerre de la drogue, à celles et ceux qui veulent faire régner la terreur dans nos rues. Nous sommes là, face à eux, pour dire que partout les Marseillaises et les Marseillais doivent avoir les mêmes chances et vivre en sécurité. »
    Amine Kessaci
  • Ils veulent retrouver un grand Sporting à Toulon

    Ils veulent retrouver un grand Sporting à Toulon

    Aujourd’hui doté d’une réputation de ville de rugby, Toulon a longtemps existé sur la carte du football français. Avec 48 saisons professionnelles (36 en deuxième division, 12 en première), le Sporting Club de Toulon, fondé en 1945, revendique une riche histoire, l’ayant mené jusqu’à la 5e place de D1 en 1988. De grands noms tels que Rolland Courbis ou David Ginola faisaient alors sa renommée. Mais, 37 ans plus tard, alors que le club fête ses 80 ans, le contexte est tout autre. Du record d’affluence de 1985 – 18 000 spectateurs à Mayol pour un Sporting-Monaco –, aux quelques centaines de courageux présents dans les travées clairsemées de Bon Rencontre chaque semaine, ces dernières années, l’eau semble avoir trop rapidement coulé sous les ponts.

    L’apogée de son club, « Djezo », comme on le surnomme au stade, ne l’a pas connue. Ce supporter de 35 ans, président du groupe « Du passé je suis amoureux », est un fidèle de Bon Rencontre depuis 2006. Du Régional 1 (6e échelon français), au National 2 (4e division, niveau actuel du club), en passant par de courts retours en National (3e division, entre 2005 et 2007, puis en 2019/2020), et une relégation administrative en 2011 (la troisième de l’histoire du club), Djezo n’a jamais lâché, malgré un constat implacable : « Toulon est la seule des 20 plus grandes métropoles françaises à ne pas avoir de club dans les deux premières divisions », pointe-t-il, non sans amertume.

    Un propriétaire inflexible

    Ce ras-le-bol est partagé par l’ensemble des supporters du club de la Rascasse et s’exprime depuis trois ans à travers le mouvement « Toulon mérite un grand Sporting », slogan créé il y a 10 ans. « On ne voulait pas que ça reste autour de notre groupe, mais que ça concerne tous les supporters. Lors d’une énième défaite en janvier 2023, dans un stade vide, on était allé à la rencontre du président et des joueurs. On était entré dans le vestiaire, sans violence car ça n’a jamais été notre but, mais ça avait fait impression. Ça a été le point de départ », détaille Djezo.

    Des tracts sont alors distribués, notamment auprès de 350 commerçants « à qui on doit en grande partie le retentissement populaire », salue Djezo, à travers des affiches et une photo collective. « On a eu le soutien de groupes de supporters, comme le CUP, à Paris, des supporters du Celtic Glasgow, de clubs italiens, d’anciens sportifs pros (Sébastien Squillaci, Mathieu Bastareaud, David Girard…), d’un hôtel new-yorkais, dont le patron est Toulonnais, et du chef du Jules-Verne à Paris », détaille-t-il. Preuve que ce combat n’est pas qu’une affaire locale.

    Catalyseur de la colère : la direction, en place depuis 2011, sous la houlette de son actionnaire majoritaire Claude Joye, sans avoir réussi à faire progresser le club. « Il a effacé une dette de près d’un million d’euros, nous ne l’oublions pas », reconnaît Djezo. « Quand il arrive, le projet, c’est la Ligue 2 en 5 ans. » 14 ans après, le Sporting végète au 4e échelon national, « et on regarde plus derrière que devant », s’inquiète-t-il. Les contacts avec la direction sont rompus. Et en dépit de cette stagnation, Claude Joye (qui n’a pas souhaité répondre à nos questions) se refuse à céder le club, malgré plusieurs offres : « Un investisseur toulonnais a fait une offre de 2 M d’euros et promettait d’en investir 18 dans le projet sportif. Il a refusé et fixé un prix exorbitant, 6 M. Ça a mis un terme aux négociations. On a le sentiment qu’il a mis un prix pour dégoûter tout le monde », se désole Djezo. D’après lui, d’autres négociations seraient en cours avec de potentiels repreneurs. « On veut juste un club qui nous fasse rêver, voir du football sans avoir à aller à Marseille ou Nice », milite Djezo, qui « ne veut plus entendre parler de la direction actuelle. En 15 ans, il y a eu assez de temps pour présenter un bilan ».

  • L’extrême droite passée au peigne fin à Sète

    L’extrême droite passée au peigne fin à Sète

    L’extrême droite, mieux la connaître pour mieux la combattre. Tel est le leitmotiv de la journée de débat organisée à Sète, salle René-Llense, le 6 décembre. À la manœuvre, le collectif sétois de lutte contre l’extrême droite, qui avait déjà programmé une journée, en juin, pour analyser la gestion des municipalités d’extrême droite.

    Bis repetita donc. Car le danger d’une extrême droite au pouvoir est toujours bien présent quatre mois avant les municipales où nombre de communes occitanes pourraient tomber sous l’effet d’une vague brune. Alors, pour le collectif, il devient urgent de réagir face à l’inexorable progression de ces partis xénophobes. « On voit que l’extrême droite progresse électoralement. Il y a 20 ans, on s’inquiétait quand elle faisait 15%, aujourd’hui elle est à 40%. Il faut donc s’organiser pour l’affronter, en décortiquant son programme pour montrer l’imposture sociale que c’est », soutient Daniel Kupferstein, du collectif. C’est en ce sens qu’est organisée une conférence portant sur l’histoire de l’extrême droite et ses liens avec le monde économique, qui sera animée par l’historienne Ludivine Bantigny (14h). Le journaliste et militant René Monzat proposera de son côté un débat concernant la résistance des quartiers, dans les familles face à l’extrême droite (15h30).

    Pas de profil type d’électeur du RN

    Mais la journée s’attardera surtout à décortiquer l’électorat de l’extrême droite, emmené par le Rassemblement national (RN). Après avoir ciblé le vote dans l’Hérault et dans les quartiers sétois (une conférence de Nadia Belaouni, de l’Observatoire départemental de l’extrême droite et Régis Catinaud, ingénieur de recherche à l’université Paul-Valéry à Montpellier, à 10h), la journée élargira la focale à l’Hexagone pour analyser le vote RN avec Christèle Lagier, politiste et maître de conférence de science politique à Avignon (11h30).

    Premier parti de France avec plus de 9 millions de voix au premier tour des législatives de 2024, le RN ne peut néanmoins pas compter sur un électorat homogène. « Il y a une volatilité très forte de cet électorat. Il y a aussi le fait que depuis 2017, l’abstention est devenue majoritaire avec des gens qui ne votent pas tout le temps. Ils votent parfois pour le RN, parfois pour d’autres formations politiques », développe Christèle Lagier. N’en déplaisent aux tenants de la thèse des extrêmes qui se rejoignent, la politiste n’observe pas d’électeurs transfuges de la gauche venus se réfugier au RN. En revanche, la porosité entre la droite et l’extrême droite est assez marquée. « Le RN se solidifie car il s’appuie sur ces bases électorales assez mouvantes. Il est renforcé par des clientèles qui, elles, ont l’habitude de voter, notamment les électeurs de droite qui ont tendance à voter régulièrement et sont souvent plus âgés. Ceux-là se sont déportés de manière beaucoup plus constante sur l’extrême droite », poursuit Christèle Lagier.

    Une porosité accentuée depuis la stratégie de Nicolas Sarkozy, venu labourer les terres du FN (ex-RN) lors de la Présidentielle de 2007. À cela s’ajoute une responsabilité médiatique impliquant des « catégories de la population qui s’autorisent à voter pour ce parti parce qu’il y a un accompagnement médiatique très fort de l’idée que ce n’est pas si grave d’être raciste. Les médias s’autorisent un certain nombre de propos qu’on n’aurait jamais entendus il y a dix ans », fait valoir la politiste.

    Dans cette droitisation des élites politiques et médiatiques – une thèse portée par le chercheur Vincent Tiberj – les forces de gauche ne sont pas lavées de tout soupçon. « Quand vous regardez le spectacle offert par la gauche aujourd’hui, avec des possibilités de cinq candidatures pour les élections, comment voulez-vous que les catégories populaires – qui normalement devraient se retrouver dans ces formations politiques – puissent s’identifier ? Soit elles ne votent pas, soit elles se rapprochent du parti qui leur paraît pouvoir taper du poing sur la table ou renverser le système », soupire Christèle Lagier. À quand la fin de la guerre des ego à gauche ?

  • Kickboxing : 32e édition réussie pour la Nuit des champions

    Kickboxing : 32e édition réussie pour la Nuit des champions

    C’était la soirée de l’année pour tous les amoureux de sports de combat. La Nuit des Champions mettait en valeur le kickboxing pour la 32e fois. Une nouvelle édition disputée, comme à l’accoutumée, au Palais des Sports de Marseille. Les plus de 5 000 spectateurs présents lors de la soirée, samedi, ont été gâtés, avec 11 affrontements. En point d’orgue, le duel entre Fabio Loisi et Remi Parra. Plusieurs moments ont marqué les travées de l’enceinte pleine à craquer.

    À commencer par le combat d’ouverture. Alessandro Piemonte, 20 ans et membre du Full Contact Academy, le club organisateur, a disputé avec réussite sa première en professionnel. Gants dorés et short rose bonbon, il a battu Owen Dusseau, devant un bruyant parterre de proches. Sur les coups de 22 heures, une ceinture a été décernée. Cette année, la Nuit des Champions avait prévu un tournoi entre quatre poids lourds. Les Marseillais ont d’abord vécu un brutal ascenseur émotionnel. Karim Zeghad, vainqueur de sa demi-finale, a été déclaré inapte entre les deux combats à cause d’une blessure à la jambe. L’Ivoirien Fabrice Gnédré, repêché, en a pleinement profité. Il s’est imposé, par décision des juges, lors de la finale, contre Naim Hebbar, corps rougi par les coups. Peut-être l’un des combats les plus âpres de la soirée, avec deux combattants atteignant les 110 kilos sur la balance. « Je suis conscient que je suis en fin de carrière, j’ai 37 ans, mais celle-ci, c’est l’une de mes plus belles victoires. Je la dédicace à mes deux filles », déclara Gnédré, sur le ring.

    Un Parra brutal pour boucler la soirée

    Arriva l’affrontement Loisi – Parra. Cinq périodes de trois minutes étaient au programme mais il n’y a pas eu besoin d’autant. Au cœur du 2e round, à la suite d’un imprévisible coup de poing retourné, Remi Parra a adressé un KO net à Fabio Loisi. Une chute brutale, devant une salle stupéfaite, bouche bée, face à la violence du moment. Le Catalan est recouvert par les paillettes dorées lâchées du haut de la salle, la ceinture des -60 kg est pour lui. Avec la manière.

  • La Nuit des champions en star à Marseille

    La Nuit des champions en star à Marseille

    La Nuit des Champions incarne la passion, le respect et l’excellence des sports de combat. Au-delà des titres et des victoires, c’est avant tout une aventure humaine et sportive qui continue d’écrire son histoire. » C’est avec ces mots que l’organisateur Erick Roméas présente son événement. La Nuit des Champions revient, ce samedi soir au Palais des Sports de Marseille, pour une 32e édition qui s’annonce brûlante. Au programme en 2025, pas moins de 11 combats.

    Du kickboxing à foison, avec deux ceintures décernées en fin de soirée. Pour la première fois, un tournoi des lourds se tiendra au cœur de l’événement. Quatre combattants se feront face et un seul ressortira vainqueur. Le Marseillais Karim Zeghad sera opposé au vétéran ivoirien Fabrice Gnédré avant, potentiellement, d’affronter l’Italien Yuri Farcas ou l’Algérien Naim Hebbar durant la finale, placée en 10e position. « Il est à moi ce tournoi ! » a dit, avec confiance, le Phocéen âgé de 31 ans.

    Loisi vs Parra, combat

    au sommet à Marseille

    Le Main Event (combat principal, en VF) sera le clou du spectacle, dernier moment d’une longue soirée de sports de combat pour les quelques 5 000 spectateurs. Cette année, la ceinture des -60 kg est en jeu, comme en 2024, et le détenteur est un local. Fabio Loisi, originaire de Châteauneuf-les-Martigues, aura fort à faire face au Catalan Remi Parra. 24 victoires et 3 défaites pour le challenger, qui est déjà reconnu à l’international malgré son jeune âge (24 ans). Champion du monde ISKA (l’une des associations mondiales de la discipline), il est également le vainqueur du K-1 World Grand Prix au Japon. Une prestigieuse compétition qu’il a dominé de la tête et des épaules. Parra est même le tout premier français à s’imposer sur le ring nippon.

    Les deux jeunes hommes ont montré un respect mutuel lors de la conférence de presse officielle. Ils sont reconnaissants d’être mis en avant de la sorte lors de l’un des événements majeurs de l’année en kickboxing. « C’est un très grand boxeur. La NDC m’a toujours offert des combats difficiles. Faire le Main Event était un rêve et maintenant il devient réalité. J’en ai des frissons » décrit Fabio Loisi, bras recouverts de tatouages impressionnants. Son adversaire prédit « un très beau combat » lors d’une soirée « qui est la référence en France ». « L’année dernière, j’ai été repêché pour participer au tournoi à quatre. J’ai eu cette chance et je me suis imposé, mais, derrière, c’était beaucoup de travail. J’ai hâte de combattre Fabio, ça va être une belle guerre », répète Remi Parra.

    Premier combat pro

    pour Piemonte

    D’autres locaux monteront sur le ring à l’occasion de cette Nuit des Champions, 32e du nom. À commencer par Alessandro Piemonte, jeune boxeur membre du Full Contact Academy, le club organisant l’événement. Il ouvrira le bal sur les coups de 19h30 et a déclaré : « Je m’entraîne comme un fou », pour ce qui sera son premier combat professionnel. Trois Bucco-rhôdaniens suivront avec Jean-Daniel Wolny en -95 kg, Mickaël Pignolo en -70 kg puis Dawson Delys chez les -75 kg.

    La soirée approchera de son terme lorsque l’Istréen Matthan Choinard entrera pour combattre. Placé en numéro 8, lui aussi ex-champion ISKA, il affrontera le redoutable marocain Abdellah Filali. Une seule défaite en 21 combats pour ce dernier, avec cinq succès avant la limite. Également spécialiste du muay thaï, il sera un coriace adversaire pour le Français de 29 ans, vaincu par 8 fois en 36 combats. Assurément l’un des duels à suivre lors de cette riche nuit marseillaise.

  • Souleimane Mohammedi retrouve le ring à Aix ce samedi

    Souleimane Mohammedi retrouve le ring à Aix ce samedi

    Après un an dans l’ombre, Souleimane Mohammedi va retrouver la lumière et l’intensité du ring à l’occasion de son 17e combat professionnel. Le boxeur du BC affronte, ce samedi, le Géorgien de 31 ans, Nodar Robakidze. Un rendez-vous qui se déroulera dans la salle de spectacle du Pasino Grand, à Aix-en-Provence. Le Tricolore, toujours invaincu, compte bien faire sauter la banque dans l’enceinte du casino appartenant au groupe Partouche.

    Face à lui, un adversaire d’un calibre supposément inférieur, possédant un bilan peu reluisant de 54 défaites pour 26 victoires. Mais la star de ce gala se méfie de son opposant venu du Caucase. « C’est un bon client, il a 80 combats. Certes, il a plus de défaites que de victoires, mais il a affronté de gros boxeurs, comme Bruno Surace et Milan Prat. Il est technique, ce n’est pas juste un bourrin. Il boxe un peu à la cubaine, il nargue, donc ça va offrir du spectacle. »

    Mohammedi cible également les points faibles du Géorgien : « J’ai un meilleur cardio, une meilleure vitesse et tout ce qu’il sait faire, je le fais aussi. Il faudra appuyer progressivement sur l’accélérateur et voir comment il réagit. »

    De la confiance et un boxeur français qui se sent prêt. Pour passer un nouveau cap, il s’est offert les services d’une nutritionniste et d’un préparateur physique. Un meilleur entourage pour voir plus haut et, pourquoi pas, atteindre une finale européenne ou une demi-finale mondiale, en 2026.

    Pesée validée pour

    les deux boxeurs

    Ce vendredi, au Pasino, se déroulait la pesée officielle du combat, en présence des deux combattants. S’il a fallu attendre Nodar Robakidze, bloqué 1h30 à la douane de l’aéroport de Marignane, cette pesée a été réalisée sans encombres. 72,100 kg pour Souleimane Mohammedi, soit 400 grammes de moins que la limite autorisée dans sa catégorie des poids moyens. Son adversaire affiche 72 kg tout rond.

    Le jeune Français compte bien conserver son invincibilité, ce samedi soir, alors qu’il vise les Mondiaux, organisés chaque année à Las Vegas, « dans les 2 ou 3 ans ». Le double champion du monde WBC Youth (-24 ans) explique le cheminement de ces dernières semaines, avant le grand soir. « à deux semaines du combat, on est encore dans le dur, à s’entraîner et en faisant attention à ne pas se blesser. Dans la dernière semaine, ce ne sont que des révisions pour moi. Je refais mes leçons. En général, j’arrête de frapper le sac le jeudi et je vais courir le jour suivant, si je ne me sens pas assez en forme. »

  • Kick-boxing : une 32e Nuit des Champions qui s’annonce brûlante

    Kick-boxing : une 32e Nuit des Champions qui s’annonce brûlante

    Le pied-poing à l’honneur au Palais des Sports de Marseille. La Nuit des Champions retrouve son antre annuel pour une 32e édition, ce sera le samedi 22 novembre. Au programme, à partir de 19h, pas moins de 11 combats de kick-boxing prévus. Parmi tous ces affrontements, deux ceintures seront décernées. Celle des poids-lourds sera attribuée, pour la première fois de l’histoire de la NDC, à l’issue d’un tournoi à quatre. Des demi-finales se tiendront au cœur de la programmation avant une finale, pénultième combat de la soirée. Le Marseillais Karim Zeghad – « j’ai plus peur du micro que de boxer » dira-t-il en conférence de presse – affrontera l’Ivoirien Fabrice Gnedre alors que l’Italien Yuri Farcas sera face à l’Algérien Naim Hebbar.

    Juste après cette finale se tiendra le main event, l’affrontement phare. Deux jeunes combattants face-à-face avec le local Fabio Loisi, détenteur de la ceinture des -60 kilos, opposé à Remi Parra, étoile montante de la discipline. Ce dernier a récemment remporté le K-1, au Japon, un important tournoi de kick-boxing. Il possède également un bilan de 24 victoires, dont 14 KO, pour 3 défaites. Les deux hommes ont montré beaucoup de respect l’un envers l’autre durant leur passage devant la presse. « C’est un très grand boxeur. La Nuit des Champions m’offre toujours de gros combats. C’était un rêve depuis petit de faire le main event et là je vais le faire, j’en ai des frissons », rapporte Fabio Loisi. Son adversaire confirme : « C’est juste incroyable de faire le main event, parce que c’est la référence en France. On va faire un beau combat. »

    La Nuit des Champions, un « moment incontournable »

    Ce rendez-vous, mardi matin, au Palais des Sports, s’est fait en présence d’Erick Romeas, organisateur et président du Full Contact Academy, de Ludovic Perney, représentant la Région, de Marine Pustorino pour le Département et d’Hedi Ramdane, adjoint au sport dans les 15e et 16e arrondissements. Ce dernier a mis en avant le fait que « la Nuit des Champions est l’étoile qui fait scintiller Marseille. Marseille a besoin de ce genre d’événements ». Ludovic Perney a lui parlé d’un « moment incontournable pour tous les amoureux des sports de combat ». Les organisateurs ont ensuite présenté un à un les 11 combats de la soirée, où des locaux comme Alessandro Piemonte, Jean-Daniel Wolny ou encore Dawson Delys entreront sur le ring, devant une foule de 5 000 personnes.