Tag: colloque

  • Les politiques d’accessibilité et d’inclusion en débat à Martigues

    Les politiques d’accessibilité et d’inclusion en débat à Martigues

    L’enjeu, « c’est le vivre-ensemble » pour cette participante à la conférence donnée par la sociologue Sylviane Feuilladieu ce vendredi matin à la salle Dufy. C’est à l’invitation de l’Association pour la promotion et l’organisation d’un réseau de santé ouest étang de Berre (Aporsoeb) que l’enseignante-chercheuse à Aix-Marseille université est venue ouvrir le colloque d’une journée organisée par l’association autour du handicap et de « l’accueil de la différence de chaque enfant ».

    Outre le vivre-ensemble, l’enjeu est aussi d’ouvrir la réflexion des professionnels de santé, du social, de l’éducation et parents invités sur l’accessibilité réelle aux handicapés, au-delà de la simple compensation, et particulièrement en milieu scolaire. « Une situation inclusive peut être inégale, excluante, ségrégative ou non légitimisante » explique la chercheuse, mettant en situation : « si un élève handicapé est en classe avec son accompagnant [AESH, Ndlr] il est inclus avec les autres, et on rend les supports accessibles » pour compenser le handicap. Mais il y a un écueil : « Les interactions ne changent pas, la reconnaissance de l’institution non plus », affirme la sociologue.

    « La justice sociale c’est agir sur un système »

    Sylviane Feuilladieu pousse plus loin l’idée d’inclusion « de masse » des handicapés pour une « démocratisation » de l’inclusion, en considérant « les inégalités sociales d’accès et de participation » des concernés. Plus que l’égalité, ou l’équité, la sociologue en vient au terme de « justice sociale, soit agir sur la manière dont fonctionne le système » pour l’adapter à tous. « Travailler les pratiques inclusives, c’est faire une place à chacun en reconfigurant l’espace social » estime-t-elle, parlant d’« un travail collectif » pour éviter « de ne penser qu’à l’inclusion qui maintient dans l’inégalité d’accès et de participation », et permettre de renforcer « le vouloir agir et le pouvoir d’agir ».

    Mais cette vision suscite le débat. « Certains handicaps sont facilement compensables, mais on ne peut pas inclure tout le monde », estime Michel Roussel, de l’association la Chrysalide qui offre des services d’accompagnement. « Pour les autistes lourds ou les polyhandicapés, c’est un peu des foutaises pour nous, faut pas être des Bisounours », ose-t-il. « La sociologie démontre qu’il faut se donner les moyens de cette ambition », rétorque la chercheuse, indiquant qu’il y a certes « des écarts à la norme plus ou moins conséquents » mais que les sciences du langage étudient l’inclusion des personnes non-oralisantes, et d’autres « sur l’insertion professionnelle des travailleurs en Esat vers le milieu ordinaire ». Claire Burger, participante, considère qu’« on ne peut pas demander à des neurodivergents de penser comme nous, les neurotypiques ». « Ces personnes pensent différemment. C’est un fonctionnement qui n’est pas majoritaire mais qu’on handicape car ils ne rentrent pas dans la norme » précise-t-elle, en aparté.

    Créer cette rencontre est l’objectif de l’Aporsoeb. « Ce colloque permet de prendre du recul pour revenir au travail avec une position différente », indique la coordinatrice Maïté Robin.

  • [Quoi de neuf] « L’IA est une machine, elle ne pense pas… »

    [Quoi de neuf] « L’IA est une machine, elle ne pense pas… »

    Françoise Verna :

    Valérie Bussières, vous êtes psychanalyste, comme vos deux collègues, et déléguée régionale de l’Association de la Cause freudienne (ACF) en voie domitienne. Pourquoi l’association s’empare pour son colloque*, le 6 juin, de l’Intelligence artificielle, avec cette interrogation : « L’IA, ça vous parle ? »

    Valérie Bussières : Pourquoi on parle à une machine ? Et est-ce que la machine nous parle ? Cette thématique de l’IA « parle » effectivement à de nombreuses personnes. Elle est connectée à notre société et aux enjeux contemporains. Mais c’est aussi en lien avec l’Association de la Cause freudienne qui met au travail les concepts de la psychanalyse et l’idée de transmettre la psychanalyse.

    Olivier Nottale : Dans la psychanalyse, la parole est centrale. En quoi l’entrée en jeu de l’IA, de plus en plus performante, vient percuter votre travail ?

    Caroline Nissan : Les réponses seront une séquence du colloque où il sera question du « transfert »** tel que l’on peut l’entendre dans la psychanalyse. Et du « transfert » à la machine. Qu’en est-il de ce « transfert » ? Et qu’en est-il du savoir qui sera en jeu quand on interroge la machine ? Il y a là un enjeu de taille car dans la séance analytique, la rencontre avec un psychanalyste se fait en présence. Il y a le corps, la temporalité. Il n’y a pas cet échange avec un partenaire « en miroir ». C’est tout le but de ce colloque.

    Françoise Verna : Allez-vous expliquer le 6 juin ce que l’on entend par « intelligence artificielle » ? La définition est importante ?

    Valérie Bussières : Dans notre colloque, nous avons invité un mathématicien, Olivier Ripoll, qui est aussi un expérimentateur en IA. Il nous dépliera ce qui fait énigme, quelque part. C’est une inquiétante étrangeté car il y a quelque chose qui nous cause mais qui reste en même temps une boîte noire. C’est une machine, elle ne pense pas. Ce terme d’« intelligence » pose d’ailleurs problème.

    Caroline Nissan : Un des points que nous aborderons c’est aussi la question du silence et de la temporalité. Les patients nous le disent. Une jeune femme que j’ai vue il n’y a pas longtemps m’a dit : « Je parle à l’IA mais en fait ce qui ne me plaît pas c’est que c’est tout et tout de suite. »

    Françoise Verna : Justement, comment appréhendez-vous l’usage de l’IA par les patients ?

    Caroline Nissan : Certains de nos patients et de nos analysants utilisent l’IA. Ce qui est intéressant, c’est de chercher quels usages ils en font. Effectivement, il y a peut-être deux ans maintenant, dans des affaires liées à l’IA, deux adolescents avaient été poussés au suicide et cela avait reconduit à un reformatage de l’IA avec des messages diffusés pour s’adresser à un praticien en cas de propos suicidaires.

    Olivier Nottale : Le danger est aujourd’hui dans l’intimité des chambres, notamment des adolescents. Comment agir, prévenir ?

    Valérie Bussières : Cette question sera développée, le 6 juin, par un autre de nos invités, Gilles Mouillac. C’est un psychologue clinicien qui travaille dans un centre assez particulier à Bordeaux, le Nom Lieu, qui accueille des jeunes entre 15 et 25 ans, psychotiques et autistes, souvent en situation d’exclusion sociale. Le point de départ du travail, c’est une accroche par le numérique sous toutes ses formes : photo, jeu vidéo etc.

    Françoise Verna : Si je vous entends bien, il ne s’agit pas de diaboliser l’IA ?

    Valérie Bussières : lors de la préparation du colloque, il y a un an, en lisant divers auteurs, deux axes se distinguent : l’IA est soit une dystopie soit une utopie. La psychanalyse n’a pas à se positionner. C’est plutôt une troisième voie : savoir se renseigner, qu’est-ce l’IA… Le colloque sera divisé en deux temps : les causes, cette machine qu’est-ce que c’est ? Puis, pourquoi on parle à une machine ? et, ensuite, quel usage on peut faire de l’IA. On s’interrogera dans l’après-midi sur les conséquences dans la civilisation, qu’est-ce que cela modifie dans les liens sociaux.

    Olivier Nottale : Un concept va aussi être expliqué et mis en débat lors de ce colloque : l’effet Eliza. Pouvez-vous d’ores et déjà nous éclairer ?

    Stéphanie Cahuzac-Morel : Dans les années cinquante, la question de la distinction entre l’homme et la machine se posait déjà. À la grande stupéfaction de son inventeur [Eliza fut le premier robot conversationnel à usage psychologique], il y a eu [de la part des utilisateurs] une supposition de « savoir » de la machine. C’est cela l’effet Eliza, croire que la machine sait. Toute la question pour nous sera de montrer quelle est la structure de ce savoir supposé dans ses différences avec la supposition de savoir que fait un patient à un analyste. Cet effet Elisa vient indiquer qu’il y a quelque chose de marquant du côté du sujet.

    *Colloque « l’IA, ça vous parle ? » samedi 6 juin, Palais des congrès, La Grande-Motte, de 9h15 à 18 heures Colloque ouvert au public (40 euros l’entrée). Tarif réduit pour les étudiants : 5 euros. ** « Le transfert » est indispensable à la cure psychanalytique : il s’établit dans la relation, en présence, entre la personne en analyse et l’analyste.

    Écoutez l’émission en cliquant sur le lien

  • Les Printemps du Syndicat des avocats de France à Marseille – La robe et la cause

    Les Printemps du Syndicat des avocats de France à Marseille – La robe et la cause

    Par Swane Mas, élève avocate

    Les 22, 23 et 24 mai 2026, à Marseille, le Syndicat des avocat·es de France (SAF) investit la cité phocéenne pour trois journées de formation et de débats.

    Au programme, trois événements complémentaires – droit des étrangers, droit social et défense pénale – autour de l’engagement au sein de la profession se tiendront à la Maison de l’Avocat et au GR1, avec l’intervention à la fois d’avocats, de professionnels du droit, d’universitaires et d’acteurs associatifs. Le vendredi 22 mai, au GR1, la journée « Droit des étrangers » propose une analyse d’ensemble du Pacte européen sur l’asile et la migration et de ses traductions en droit français : architecture, applicabilité, effets sur le contentieux administratif, mobilisations du droit de l’Union, contrôle et enfermement aux frontières, évolution du contentieux de l’asile. Juristes, universitaires et associations décrypteront les écarts entre rhétorique de solidarité/efficacité et réalités de durcissement aux frontières et de procédures dérogatoires.

    Droits et garanties des salariés

    Le même jour, à la Maison de l’Avocat, la journée « Droit social » se concentre sur l’enquête interne en entreprise : droits et garanties des salarié·es, rôle des représentant·es du personnel, accès aux pièces (inspection du travail, RGPD, voies judiciaires), articulation avec la confidentialité, le régime des lanceurs d’alerte et le secret professionnel. Qui la pilote, qui peut y accéder et quelle valeur probante, y compris pénale ? Avocats, inspection du travail et représentants syndicaux croiseront leurs pratiques.

    Affirmer une boussole déontologique

    Le samedi 23 mai et dimanche 24 mai, le colloque de la défense pénale, intitulé « La Robe et la cause » se tiendra à la Maison de l’avocat sur la cohérence éthique de l’avocat.

    Est-on l’avocat·e de son client ou d’une cause ? L’éthique individuelle est-elle un guide suffisant face à la montée de l’extrême droite ? Les échanges aborderont la déontologie du pénaliste, la défense dans les procédures de violences sexuelles et sexistes, puis la place de l’avocat engagé face aux recompositions politiques contemporaines.

    Trois journées autour d’un fil conducteur : outiller la pratique, consolider les stratégies contentieuses et affirmer une boussole déontologique pour penser l’engagement des avocats.

    Une question ? Besoin d’un conseil ? Contactez nos chroniqueurs par mail

    avocats@lamarseillaise.fr

  • Un colloque pour décrypter l’anéantissement de Gaza

    Un colloque pour décrypter l’anéantissement de Gaza

    Faire face à l’anéantissement de Gaza. C’est le thème du colloque organisé durant deux jours au Mucem (2e), ces 21 et 22 mai. Tenu dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, le rendez-vous ambitionne de réunir « des artistes et chercheurs de Gaza (…), des institutions culturelles et artistes engagés pour la Palestine, ainsi que des spécialistes de la région et des migrations artistiques ».

    La journée de jeudi, après un accueil introductif d’une trentaine de minutes le matin, s’est ouverte avec un « état des lieux » de l’anéantissement à Gaza. Animée par la journaliste d’Orient XXI Sarra Grira, la rencontre a été l’occasion de revenir sur la destruction du patrimoine gazaoui. Une présentation assurée par Ahmed Ashour, chercheur à l’Université de Tours, spécialiste des politiques culturelles et de l’apprentissage communautaire dans des contextes marqués par la guerre et l’oppression.

    Aïda Delpuech, journaliste indépendante, a évoqué l’écocide en cours à Gaza, d’après elle outil important de la destruction durable de l’enclave. « Attaquer l’écosystème palestinien fait partie du mode opératoire israélien. Il faut comprendre que l’écocide est d’abord un outil du génocide à court terme, car si on prive une population de ses outils de production agricole, on alimente la famine et donc le génocide en cours, détaille-t-elle. Mais aussi à long terme : les bombardements rendent Gaza inhabitable pour une longue durée. On détruit les écosystèmes sur le moment, mais aussi après, avec des ressources, comme les sols, l’eau, l’air, qui sont durablement contaminées. »

    Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, est également intervenue, en visioconférence. « Nous devons accepter que nous vivons une destruction totale de ce qui est la Palestine en tant qu’identité », martèle-t-elle. Et de rappeler la définition des termes qu’elle emploie : « On parle de génocide lorsqu’il y a volonté de détruire totalement ou partiellement un groupe et religieux. Ici, la volonté n’est pas cachée. » D’après le ministère de la Santé du Hamas, plus de 70 000 personnes sont mortes dans l’enclave palestinienne, chiffre jugé fiable par l’ONU, depuis l’attaque terroriste du 7-Octobre du Hamas sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre à Gaza.

    Protestations

    C’est notamment pour protester contre la présence de Francesca Albanese que le président du Crif Marseille, Bruno Benjamin, avait appelé, en début de semaine, à un rassemblement devant les portes du Mucem, qualifiant la rapporteuse de l’ONU d’« antisémite notoire ». Il reproche aussi à l’événement d’être trop orienté politiquement et exige qu’il y ait « la même chose pour le 7-Octobre ». Lui et une trentaine de soutiens, dont le collectif Nous vivrons, sont venus manifester, jeudi matin, devant le musée. En réaction, plusieurs collectifs de défense de la Palestine sont, eux aussi, venus protester. « Mettre sur le même plan le dominant et le dominé, le colonisateur et le colonisé, ça n’a strictement aucun sens », s’est indigné Pierre Stamboul, membre de l’Union des juifs français pour la paix, collectif pro-palestinien.

    Les 428 militants de la flottille pour Gaza expulsés d’Israël

    Les quelque 430 militants de la Global Sumud flotilla, interceptés entre lundi et mardi au large de Chypre par les forces israéliennes, ont finalement été renvoyés en Turquie. Jusque-là détenus dans la prison israélienne de Ktziot, ils ont, jeudi, « tous été expulsés », a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien. Mercredi, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait provoqué un tollé international en publiant une vidéo montrant des militants agenouillés et les mains liées.

  • Confrontation entre manifestants du Crif et pro-palestiniens devant le Mucem

    Confrontation entre manifestants du Crif et pro-palestiniens devant le Mucem

    Une manifestation se tient depuis 9h30 devant le Mucem, à l’occasion de la tenue du colloque « Faire face à l’anéantissement de Gaza », organisé ces 21 et 22 mai dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026 .Plus tôt dans le semaine, le Crif Marseille avait appelé au rassemblement pour protester contre le rendez-vous culturel. Bruno Benjamin, président du Crif Marseille, reproche à l’événement un caractère trop orienté politiquement, ainsi que l’intervention de Francesca Albanese, en visioconférence, qu’il qualifie d’ « antisémite notoire ». En réaction, des militants pro-palestiniens, dont l’Union des juifs français pour la paix, le collectif Palestine Martigues ou le collectif chrétien contre le génocide, se sont eux aussi réunis devant les portes du Musée. Les deux groupes campent devant le l’établissement culturel depuis ce matin, séparés par un cordon de CRS.

  • Un colloque juridique pour concilier réindustrialisation et environnement

    Un colloque juridique pour concilier réindustrialisation et environnement

    C’est une première. « Les rencontres de droit et procédure administratives existent depuis longtemps, on est à la 23e édition », précise maître Benjamin Hachem, mais « le partenariat entre le barreau de Marseille, les juridictions administratives et l’institut Robert-Badinter est inédit ».

    Florence Noire, magistrate et représentante de cette dernière organisation, explique : « Le sujet de la réindustrialisation et des enjeux environnementaux nous paraissait être extrêmement important dans l’actualité, et dans l’actualité juridique et contentieuse. » « L’actualité nous a rattrapés, avec la feuille de route pour le développement de Fos et des décisions qui doivent être prises au niveau de l’État vis-à-vis de la ligne haute tension, confirme Benjamin Hachem. On se rend compte qu’on est à un moment décisif au niveau régional et que ces enjeux dépassent le territoire et sont nationaux. »

    Autre nouveauté : le colloque ne se limite pas au champ des acteurs juridiques. « L’idée c’est de proposer une rencontre opérationnelle entre les acteurs du droit, le monde économique et les associations de protection de l’environnement, précise la magistrate. (…) On oppose souvent industrie et environnement mais l’objectif c’est de faire dialoguer des acteurs dont on peut penser qu’ils sont diamétralement opposés dans leurs missions pour transcender la discussion. »

  • Quand l’art et la science éclairent la connaissance

    Quand l’art et la science éclairent la connaissance

    C’est à l’initiative de l’Institut des transformations numériques de Mines Paris – PSL que ce spectacle multimédia inédit a vu le jour. Conçu autour de deux créations musicales, l’une tournée vers les étoiles, l’autre vers les abysses, il invite le public à une expérience immersive mêlant art, science et technologie.

    Des abysses aux étoiles

    Présentée à Toulon le 7 novembre, la partie Abysses bénéficie du soutien actif de l’Université de Toulon, de l’EsadTPM, de l’Ifremer et du Département du Var. Une collaboration qui illustre la richesse des échanges entre établissements scientifiques et artistiques, au service d’une même ambition : rendre visible et sensible la recherche.

    Au-delà du spectacle, le projet « Des Abysses aux étoiles » s’accompagne de colloques et d’expositions destinés à favoriser le dialogue entre chercheurs, artistes et grand public.

    Le premier colloque va se dérouler jeudi, de 10h à 17h, et aura pour thème les arts et la littérature, sur le campus de la porte d’Italie. Le second, au même endroit, le lendemain de 13h45 à 18h, explorera les connaissances scientifiques sur les grands fonds marins.

    Et pour conclure, le spectacle multimédia sera présenté à 19h, toujours sur le campus de la Porte d’Italie.

    En savoir plus : www.univ-tln.fr

  • Tout pour saisir les enjeux de l’eau en Méditerranée

    Tout pour saisir les enjeux de l’eau en Méditerranée

    La gestion de l’eau à travers le passé, le présent et le futur sera au cœur de cette 3e édition des Rencontres interacadémiques méditerranéennes, de mercredi à vendredi, entre les murs de la bibliothèque marseillaise de l’Alcazar. Organisé par l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille, le colloque réunira 35 conférenciers venus de France, de Tunisie, du Maroc et d’Algérie.

    « Le but est d’avoir une approche pluridisciplinaire, explique Marc Sentis, secrétaire perpétuel de la classe des Sciences de l’Académie. Il y aura des écologues, paléoclimatologues, historiens, urbanistes, architectes, ainsi que des représentants d’institutions issus de divers pays du pourtour méditerranéen. »

    Durant trois jours, les participants tenteront de proposer une vision transversale des enjeux liés à la ressource en eau : de sa symbolique dans les différentes religions aux solutions face au réchauffement climatique, en passant par les questions de solidarité dans sa gestion.

    Un colloque pensé pour être accessible au plus grand nombre. Des classes de seconde avec leurs professeurs, assisteront à plusieurs conférences. « L’objectif de ce colloque est que tout le monde puisse venir, explique Marc Sentis. C’est sans inscription et gratuit pour que les visiteurs de l’Alcazar, venus pour autre chose, puissent suivre les conférences. »

    Les conférences et ateliers seront interactifs, avec un temps d’échange prévu entre les experts et le public.

    Programme complet sur le site academie-sla-marseille.fr

  • Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Martigues accueille un colloque universitaire sur la recherche en commerce et distribution, la semaine prochaine, à l’occasion de la 28e conférence Étienne Thil, organisé par l’association du même nom.

    Le co-président du comité d’organisation est Gilles Paché, professeur en sciences de gestion à Aix-Marseille université. « Le 9 octobre, des professionnels de haut niveau participeront à des tables rondes et le président de l’université d’Aix-Marseille se déplacera pour l’ouverture de la conférence, aux côtés du maire de Martigues », promet-il.

    La particularité de cette édition est, pour Gilles Paché, d’être « pour la première fois » organisée « dans une ville moyenne n’ayant pas le statut universitaire, puisque les précédentes conférences se sont tenues dans des universités et écoles de commerce », indique le professeur, comme à Montpellier l’année dernière, ou Paris Dauphine auparavant.

    Le programme n’est pas déconnecté du territoire. L’ouverture du colloque est à 9h jeudi 9 octobre, en compagnie du maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. La première table ronde sur le thème de la redynamisation des centres-villes par le commerce est animée par Béatrice Siadou-Martin, professeure en marketing à l’université de Montpellier, avec comme intervenants le Pr Pierre Lescoat de l’école de commerce Neoma, ainsi que Louis Roux, chef de projet à l’Agglomération de Montélimar.

    L’après-midi à 14h, une autre table ronde sur la distribution à l’ère de la décarbonation et la circularité est proposée avec Aurélien Rouquet, ingénieur de l’école centrale de Lille et rédacteur en chef de la Revue Française de Gestion.

  • Une colloque inédit sur le droit de l’environnement

    Une colloque inédit sur le droit de l’environnement

    Une première. L’hôtel Maliverny ce vendredi grouille d’avocats issus du barreau d’Aix, de Paris et d’ailleurs, réunis pour les « Premières rencontres du droit de l’environnement ». Organisée par les commissions droit de l’environnement et droit public du barreau aixois, en partenariat avec l’École des avocats du Sud-Est (Edase), le colloque a réuni associations, magistrats, avocats et grand public confondus pour faire le point sur ce droit autonome par le prisme de la Charte de l’environnement (2005), vingt ans après. « Cette charte a le mérite d’exister, elle a une valeur constitutionnelle, ce sont de grands principes qui sont extrêmement importants pour nous, rappelle Me Monika Mahy-Ma-Tsonga, bâtonnière du barreau d’Aix. Néanmoins on s’aperçoit déjà, nous, praticiens, que nous ne l’évoquons pas suffisamment, qu’elle n’est pas assez appliquée. Il y a encore beaucoup de choses à faire, mais nous sommes là pour y réfléchir ensemble et pour aller dans le courant en matière de droit de l’environnement. Nous devons tous, nous, praticiens, nous saisir de ce droit. » Pour alimenter les réflexions, plusieurs intervenants, dont Yann Aguila, ancien membre du Conseil d’État, ou Arnaud Gossement, spécialiste en droit de l’environnement, tous deux issus du barreau de Paris ou Me Didier Del Prête, président de la commission de droit de l’environnement du barreau d’Aix-en-Provence. « C’est un regard croisé qui est proposé autour de ce sujet, précise Me Michel Samourcachian, l’un des organisateurs du colloque. Lui espérait 80 inscrits, ce sont finalement une centaine de personnes qui ont répondu présent. « L’enjeu est aussi de promouvoir le droit de l’environnement auprès des juristes, du public, des étudiants, c’est une matière qui est en développement, en construction (…) Je suis ravi qu’on puisse travailler sur un sujet majeur, sujet pour les jeunes générations, les futurs confrères. Il y a beaucoup de choses à créer. On a besoin de juristes qui s’en emparent », constate de son côté Me Didier Del Prête. « Aujourd’hui, le droit de l’environnement est un droit ou il faut être spécialiste (…) et ou l’on manque énormément de juristes. C’est une matière qui est riche et transversale », complète Me Xavier Pietra, bâtonnier élu, qui prendra ses fonctions d’ici janvier.