Ce centre moderne devra répond aux besoins du territoire couvrant 44 communes.
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À Marseille, les crèches mobilisées pour les Restos du cœur
Le 19 juin, « on a célébré les 40 ans de la disparition de Coluche, qui a été à l’origine de la création des Restos du cœur », rappelle Juliette Masson, adjointe au maire de Marseille en charge de la petite enfance. L’occasion de rappeler qu’à Marseille, les Restos du Cœur subviennent aux besoins de 2200 enfants. « Avec la précarité qui augmente, on a de plus en plus de familles. (…) On les accompagne sur l’alimentaire mais aussi les produits complémentaires : tout ce qui est lié à l’hygiène de la petite enfance, et du matériel de puériculture », partage Alain Evezard, responsable départemental de l’association.
« Une précarité
qui augmente »D’où l’importance de la collecte organisée par les crèches municipales pour les Restos du cœur, impulsée par la précédente élue en charge de l’enfant, Sophie Guérard. Organisée depuis avril, elle s’est terminée vendredi à la crèche Doria dans le 5e arrondissement où les dons étaient concentrés. Ils sont ensuite récupérés par l’association des Restos du Cœur et distribués dans leurs 12 centres d’activités à Marseille, dont trois disposent de « coins bébé », offrant aux familles un espace confortable et intime dédié aux soins des tout-petits, notamment pour l’allaitement et le change.
Ces familles, dont 30% sont des familles monoparentales « n’ont pas la possibilité d’inscrire leurs enfants dans les crèches », explique Alain Evezard avant d’ajouter : « Notre rôle c’est de distribuer des repas pour toute la famille ». Un besoin qui représente près de 2 millions de repas par an, à Marseille.
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Collecte urgente pour la Banque alimentaire
Les collectes traditionnelles de novembre ne suffisent plus à répondre aux besoins. Confrontée à une « baisse critique des stocks de denrées de première nécessité » due à « la hausse du nombre de bénéficiaires », la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône lance une opération d’urgence sociale. Pour la soutenir, du 29 mai au 5 juin, le conseil départemental mobilise ses Maisons du bel âge pour accueillir les dons des Provençaux.
Parallèlement, les vendredi 29 et samedi 30 mai, les bénévoles de la Team 13 seront déployés dans plusieurs grandes surfaces du territoire pour prêter main-forte aux équipes de la Banque alimentaire. La collecte cible spécifiquement les produits de première nécessité manquant actuellement dans les réserves : Produits alimentaires non périssables : huile, lait, sucre, café, riz, pâtes, poudre chocolatée, conserves de légumes ou de poisson. Produits d’hygiène : dentifrice, brosses à dents, savon solide, protections hygiéniques, mouchoirs, coton, papier toilette. « Pour les bébés, la demande actuelle ne porte pas sur l’alimentaire, mais exclusivement sur les couches et les produits d’hygiène infantile », précise l’appel aux dons. Au-delà, Martine Vassal (DVD), présidente du CD 13, soumettra au vote de la commission permanente de juin, une aide au fonctionnement de 270 000 euros allouée à la Banque alimentaire.
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Félix Bingui jugé pour trafic de stupéfiants
Les regards convergeront lundi dans le box vers Félix Bingui, 35 ans, alias « Le chat » ou « Féfé », présenté comme « le chef incontestable » d’un important réseau de stupéfiants du clan Yoda, ce qu’il nie. Le principal point de deal de la Fontaine à La Paternelle (14e) générait autour de 100 000 euros de recettes par jour. 19 autres prévenus répondent aussi à des degrés divers de trafic de stupéfiants, d’association de malfaiteurs, de blanchiment et de non-justification de ressources.
Le 2e arrondissement a d’abord constitué la matrice de l’équipe dite des Carmes qui s’est ensuite donnée pour nom « Yoda » en se confrontant dès février 2023 à sa puissante rivale la « DZ Mafia » qui l’a depuis supplantée au terme d’une longue série de règlements de comptes se soldant par une effroyable hécatombe.
Longtemps au vert à l’étranger pour échapper à la guerre qui faisait rage à Marseille et sous le coup d’un mandat d’arrêt international, Félix Bingui a été arrêté en mars 2024 au Maroc puis extradé vers la France en janvier 2025. Estampillé dans le « haut du spectre » du narcobanditisme, il est incarcéré à la prison de haute de sécurité de Vendin-le-Vieil surnommée la « prison des narcos » et mis à l’isolement en cellule ultra-sécurisée.
Félix Bingui est un franco-camerounais né en 1990 à Alès dans le Gard. Il a grandi à Nîmes avant de s’installer à Marseille à la fin des années 2000, de se mettre au charbon dans le quartier des Carmes puis d’être incarcéré en 2010. Le casier judiciaire de Bingui porte depuis trace de 13 mentions notamment pour vols, association de malfaiteurs, trafics de stupéfiants.
Les investigations de l’Office antistupéfiants ont conduit au démantèlement de ce réseau d’envergure particulièrement organisé, hiérarchisé, avec des rôles répartis entre les différents acteurs pour les convois, le conditionnement de la cocaïne et du cannabis, la collecte de l’argent, le recours à des appartements « nourrices » disséminés pour le stockage des stupéfiants, de l’argent et des armes, l’utilisation de lignes téléphoniques dédiées et changeantes et de communications cryptées, le recours à des prête-noms, l’équipement en armes et munitions dans l’optique de la confrontation avec le clan adverse.
Pour les enquêteurs, Félix Bingui se positionne en chef d’équipe, prodigue instructions et conseils. C’est celui à qui chacun rend compte, celui qui règle les conflits, celui qui bénéficie de transferts d’argent internationaux, celui qu’on sollicite parfois pour la fourniture d’armes. II possède deux villas à Dubaï où il jouit du statut de résident et circule en Ferrari. À Dubaï, le cercle des affidés vit grand train dépensant 300 000 euros en un mois en restaurants et boites de nuit, locations de voiture de sport. Aux enquêteurs, il explique son train de vie par ses économies, son activité de revente de véhicules depuis la prison, se disant aussi très doué en paris sportifs.
Des écoutes rapportent un accident de la route survenu en 2022 à Dubaï ayant causé la mort d’un tiers. Pour protéger Mohamed H dit « Pirate » qui serait l’auteur, décrit comme son bras droit, son collecteur d’argent, son responsable pour l’approvisionnement en résine, le clan désigne un autre membre pour endosser la responsabilité, en échange de quoi « Pirate » lui verse 200 000 euros pour sa caution et ses frais d’avocat, l’entretient à hauteur de 10 000 par mois pendant un an et demi.
« Le chat » se sait menacé. En novembre dernier, 9 membres présumés de la DZ Mafia ont été interpellés pour avoir tenté de l’assassiner en Espagne. C’était le 17 mai 2023, deux individus cagoulés ouvraient le feu sur Bingui et Zino, un comparse, attablés en terrasse d’une cafétéria près de Marbella, les blessant légèrement.
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Une collecte de sang sur le Vieux-Port avant la saison
Le chapiteau de la collecte du sang vient d’ouvrir depuis une heure ce lundi ensoleillé et déjà les premiers donneurs affluent sur le Vieux-Port. Environ 900 donneurs sont attendus sur l’ensemble de la semaine. Sur place, le professeur Jacques Chiaroni, ancien directeur de l’Établissement français du sang Paca-Corse et spécialiste des groupes sanguins rares, explique les attentes spécifiques pour cette collecte : « Le secteur Paca-Corse n’est pas autosuffisant en poches de sang pour les transfusions. En période de pré-vacances d’été, le risque de pénurie est plus élevé, lié au tourisme dans la région. Grâce à cette collecte, nous allons réalimenter notre stock. » Marseille et Paris sont les seules villes-réserves de sang en France, avec respectivement environ 1 800 et 8 000 poches pour alimenter les différents secteurs.
« La dimension quantitative est tout aussi importante que la dimension qualitative », continue le professeur Chiaroni. « En effet, il existe 400 groupes sanguins dans le monde. Cela ne se limite pas au système “ABO”, qui représente la surface des globules rouges. La médecine française manque de sangs rares, principalement de populations d’ancestralité africaine. »
Des donneurs rares attendusLe spécialiste explique l’importance des donneurs d’origine africaine dans les collectes. « Des antigènes spécifiques existent en Afrique, le berceau de l’humanité. C’est là que l’on trouve le plus de groupes sanguins différents. Il existe notamment le système Duffy, qui s’est développé dans le sang des populations subsahariennes contre le paludisme. » Un système sanguin que l’on retrouve chez la quasi-totalité des personnes originaires d’Afrique, mais presque inexistant en dehors. « C’est pour cela que les événements de collecte sont importants. Ils attirent des populations moins informées sur le don du sang, mais ces dons sont nécessaires pour la médecine. » Le professeur souligne l’importance de la communication dans des médias faisant le lien avec le continent, mais aussi dans des lieux locaux comme les mosquées.
Outre ces sangs rares, les donneurs jeunes sont aussi attendus durant la semaine. Il est possible de donner son sang dès 18 ans, jusqu’à la veille de son 71e anniversaire et si l’on pèse plus de 50 kilos. « Notre intérêt est de sensibiliser les futures générations de donneurs », explique le spécialiste. Le parcours de don au chapiteau dure une heure au total. D’abord, les donneurs remplissent un formulaire. Ils réalisent ensuite un entretien avec une infirmière pour déterminer s’ils sont aptes à donner leur sang. Dans la majorité des cas, il n’y a pas de contre-indications et, si tel est le cas, « elles peuvent être liées à des maladies récentes, à des prises d’antibiotiques et sont souvent temporaires », précise le professeur Chiaroni. Le don de sang dure une dizaine de minutes. « Le corps humain contient 5 litres de sang. Lors d’un don, on prélève entre 350 et 450 millilitres. » Le conseil du spécialiste : « Ne pas venir à jeun ! ».
Chapiteau de l’Établissement français du sang, sur le Vieux-Port, ouvert jusqu’au vendredi 15 mai de 13h à 18h30 et le samedi 16 mai de 11h30 à 17h.
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La Banque alimentaire tire la sonnette d’alarme
Initialement prévue en novembre, la collecte de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône fait son retour les vendredi 29 et samedi 30 mai pour une session différente, puisque le réseau lance un signal d’alerte avec un cruel besoin de ressources, afin de pouvoir remplir les stocks pour les prochains mois. « On traverse des moments très difficiles, on a un stock de sécurité de 600 tonnes qui s’effrite avec un risque de pénurie pour le mois de juillet », explique Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire 13.
La demande s’accroîtLe probable risque de pénurie que pourrait connaître la Banque alimentaire 13 s’explique par des demandes qui augmentent jour après jour : « En 2019, nous avons 300 étudiants dans le besoin, aujourd’hui on en a plus de 3 000. Il y a 110 000 personnes qui dépendent de la Banque alimentaire, dont 70% sur Marseille », déclare-t-il. De plus, les donateurs donnent moins et les grandes surfaces ne sont plus aussi présentes qu’auparavant, ce qui explique l’annonce d’une collecte qui arrive comme une bouée de sauvetage. Depuis plus de quarante ans, le réseau compte plus de 79 banques dans tout le pays. C’est une grande institution qui traverse une période plus que délicate. Les jours avancent et le risque de ne plus pouvoir aider les personnes dans le besoin se ressent de plus en plus. « Que tout le monde prenne conscience que la Banque alimentaire a une mission : donner des denrées à des associations qui vont les donner aux plus fragiles. Si aujourd’hui on n’a pas des denrées ou de l’argent, on ne pourra plus assumer notre mission », annonce Joseph Akarel. Face au manque de ressources, la Banque alimentaire recherche 1 000 bénévoles pour accueillir, sensibiliser et collecter le maximum de produits.
La liste des magasins solidaires : ba.13.banquealimentaire.org
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Les États-Unis lorgnent sur Cuba, asphyxiée
Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a dénoncé ce samedi 2 mai le « niveau dangereux » des menaces d’agression militaire de Donald Trump, se disant prêt à la riposte. Une énième escalade. Alors que l’embargo américain est en vigueur depuis 1962, qu’une crise économique profonde touche l’île et ses 9,6 millions d’habitants, que le renforcement des sanctions américaines sous le premier mandat Trump (2017-2021) a aggravé la situation, le président américain avait de nouveau serré la vis en janvier, n’autorisant depuis l’arrivée que d’un seul pétrolier russe. Et depuis l’intervention des États-Unis au Venezuela, principal allié de Cuba, l’économie de l’île a été encore plus durement touchée, privée du carburant nécessaire pour produire son électricité.
Dans son allocution ce 1er mai depuis la Floride, le président américain menace de « prendre le contrôle » de Cuba, suggérant qu’un porte-avions américain pourrait s’y arrêter « sur le chemin du retour d’Iran ». Les nouvelles sanctions américaines, qui figurent dans un décret présidentiel, ciblent notamment les banques étrangères qui collaborent avec le gouvernement cubain, et imposent des restrictions en matière d’immigration. Dans ce décret, Trump impose des sanctions à l’encontre de personnalités et entités impliquées dans les secteurs de l’énergie, des mines et contre toute personne reconnue coupable de « violations graves des droits de l’homme ».
« Ces actions témoignent d’une intention de réimposer, une fois de plus, une punition collective au peuple cubain » s’est insurgé le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez. Miguel Diaz-Canel a appelé la communauté internationale à « en prendre note » et à décider « aux côtés du peuple des États-Unis » s’il sera permis qu’« un acte criminel aussi radical soit commis ». Selon le chef de l’État cubain, une intervention militaire américaine viserait avant tout à « satisfaire » les intérêts de la communauté d’exilés cubains installés en Floride, « un groupe restreint mais riche et influent, animé par un désir de revanche et de domination ». Ce dernier a participé au défilé dénonçant ces menaces devant l’ambassade des États-Unis à La Havane, aux côtés du dirigeant révolutionnaire Raul Castro, 94 ans.
De terribles conséquencesIl peut compter sur le soutien du Mexique, du Brésil et de l’Espagne qui dans une déclaration commune le 18 avril, faisaient part de leur « énorme préoccupation pour la grave crise humanitaire que traverse le peuple cubain » et demandaient « que soient adoptées les mesures nécessaires pour soulager cette situation et que soient évitées les actions qui aggraveraient les conditions de vie de la population, ou celles qui sont contraires au Droit international ». Trois jours avant, la Chine avait réaffirmé qu’elle soutiendrait « résolument » La Havane par la voix d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun.
En France, Emmanuel Macron brille par son silence. Alors que se montent des opérations de solidarité comme celle commune de plusieurs associations depuis Marseille (lire par ailleurs), le PCF a opté pour l’envoi de conteneurs dans le cadre d’une campagne de collecte de médicaments et matériel médical. Le pays « aux meilleurs médecins du monde » rappelle le parti, se retrouve privé de paracétamol ou de médicaments contre les cancers infantiles. Selon le PCF, en un an, « le blocus aurait causé des dommages économiques conséquents estimés par les autorités à près de 5 milliards de dollars ». Avec des impacts forts dans plusieurs secteurs d’activité, pointe le parti : « un milliard de dollars de manque à gagner dans le tourisme, 3 milliards de préjudices pour le commerce extérieur, 467 millions pour l’industrie, 273 pour l’agriculture, 75,5 pour l’Éducation, 202 pour les transports, 143 pour les biotechnologies et l’industrie pharmaceutique (pourtant en pointe contre le Covid-19)… »
Le groupe d’amitié France-Cuba à l’Assemblée nationale a aussi mis en place un pont aérien. « J’ai négocié avec la direction d’Air France pour envoyer à peu près 20 m3 de médicaments et de matériel médical » indiquait dans nos colonnes le 31 mars, André Chassaigne, son ex-président.
À SAVOIR
Un premier train de restrictions sous Trump I
Après un bref espoir d’assouplissement et de normalisation des relations sous Barack Obama, Donald Trump a, dès son premier mandat, balayé ces timides avancées d’un revers de main. Plus de 240 restrictions sont imposées en 4 ans, comme sur le tourisme vers l’île et sur les transactions avec les entités liées à l’armée. Cuba est également placée sur la liste des pays soutenant le terrorisme. Le Covid-19 va accélérer la crise avec une cinquantaine d’autres mesures.
Le Droit international bafoué
Quelque 165 pays ont voté la levée des sanctions touchant Cuba sur les 193 que comptent les Nations unies, lors de l’Assemblée générale annuelle du 29 octobre 2025. Comme chaque année depuis 1992, date de la première résolution présentée par Cuba, les États-Unis et Israël s’y opposent. Cette fois-ci, l’Argentine, la Hongrie, le Paraguay, la Macédoine du Nord et l’Ukraine leur emboîtent le pas.
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repas par jour. C’est le quotidien d’une majorité de Cubains. Une boîte d’œufs coûte l’équivalent d’un mois de salaire minimum, atteignant les 3 000 pesos. L’ONU a alerté en janvier sur le risque d’un « effondrement humanitaire » en raison des coupures d’électricité, de difficultés d’accès à l’eau, aux soins et à l’alimentation.
60%
de la population cubaine dépend de la diaspora. Depuis 2021, 2 millions de personnes supplémentaires se sont exilées sur 9,6 millions de Cubains, choisissant l’Amérique et, depuis le second mandat de Trump, l’Europe. Les exilés doivent ruser pour envoyer des subsides à leurs familles optant pour des colis de biens de première nécessité.



