Tag: collecte

  • Martigues : la gestion des déchets est toujours un sujet à Croix-Sainte

    Martigues : la gestion des déchets est toujours un sujet à Croix-Sainte

    Les déchets, le tri sélectif et leur gestion par la Métropole sont devenus des sujets incontournables des assemblées citoyennes. Le conseil de quartier de Croix-Sainte, mercredi soir, en a une nouvelle fois apporté la preuve lorsque plusieurs riverains ont signalé différentes difficultés.

    Cet habitant du quartier fidèle au tri sélectif se demande s’il « ne serait pas possible d’inverser les passages pour en avoir deux de tri sélectif et un d’ordures ménagères », contrairement à ce qui se fait actuellement. Le chef du service déchets de la Métropole à Martigues, Thomas Fian, rapporte qu’« on a encore des quantités d’ordures ménagères » justifiant cette organisation. Il rappelle que les fréquences ne sont pas sectorisées et sont « une décision d’envergure métropolitaine votée par les conseillers ». « Si vous avez de trop grosses quantités, demandez des bacs plus grands, 140 litres, c’est suffisant pour une fois par semaine », estime l’agent.

    L’adjointe (PCF) et conseillère métropolitaine, Valérie Baqué, n’est pas convaincue : « Quand on fait le tri sélectif, on est censé n’avoir que l’emballage en définitif. Là où j’habite, les bacs ne sont pas assez grands et, du coup, le tri sélectif n’est pas fait. » Thomas Fian objecte à l’idée d’un grand bac collectif que « les bacs de tri sélectif sont pollués à 50 voire 70% » quand ils sont collectifs. Selon lui, « le refus de tri est plus bas quand les résidents ont des bacs individuels ».

    Transfert de compétence ?

    Le sujet soulève une question plus politique chez un habitant. « Il était question de rétrocession des compétences métropolitaines durant la campagne », se souvient-il. L’adjoint et élu métropolitain, Pierre Dharréville, explique que « le débat n’a pas été engagé au regard du budget qui occupe la totalité des séances du conseil depuis notre élection ». « Nous devons gérer un budget en partie consommé, espérons que cela pousse l’institution à la réorganisation. Les rétrocessions font partie des sujets qui préoccupent les élus, mais certaines demandent une intervention législative. »

    Le même habitant demande si la gestion des ordures ménagères fait partie des compétences susceptibles d’être rétrocédées. Pierre Dharéville estime qu’« il y a peut-être un cadre, au moins pour la gestion opérationnelle que nous avons demandé à récupérer sans avoir eu de réponses, alors qu’on paye le service deux à trois fois tout en étant moins bien rendu que lorsqu’on le gérait nous-mêmes », avant d’éloigner le centre de décision.

    En attendant, des moyens de signaler les désagréments existent. Pour la majorité des cas, l’application « Adoptez le réflexe » de la Métropole permet de saisir les services compétents. D’autre part, l’application « Allô Martigues » donne lieu à un ticket consulté par les services de la Ville. « On est aussi là pour vous aider à la mise en relation avec la Métropole », insiste l’agent du service Développement des quartiers dédié à Croix-Sainte.

  • Les Restos du Cœur du Var organisent leur loto

    Les Restos du Cœur du Var organisent leur loto

    Comme chaque année, les Restos du Cœur du Var figurent parmi les grands acteurs sociaux du département. Avec 2,5 millions de repas distribués (40 tonnes de marchandises par semaine) et 231 maraudes sociales, grâce à 985 bénévoles réguliers engagés sur un an, et deux salariés, répartis dans 21 centres dans le département et 4 circuits itinérants, l’association a fourni une aide précieuse à 15 600 bénéficiaires entre mai 2025 et mai 2026.

    Un soutien dont l’aspect alimentaire n’est qu’une petite partie : « Notre but est de capter les personnes pour qu’elles reviennent chaque semaine et mettre en place l’aide à la personne, notre cœur d’activité », explique Jean-Marc Valverdé, président des Restos du Cœur du Var. « Ça concerne l’estime de soi, l’aide juridique, le droit au logement, à la santé, la culture, les loisirs… »

    L’apport des bénévoles permet aux Restos de bénéficier « de l’équivalent de 150 salariés en temps plein, soit 3,3 millions d’euros par an sur le Var », précise Jean-Marc Valverdé. Non négligeable pour faire fonctionner la structure, qui peut aussi compter sur l’apport d’un salarié en mécénat de compétences, c’est-à-dire un employé payé et détaché de manière solidaire par une entreprise – qui bénéficie pour cela d’un abattement fiscal à hauteur de 60% de son salaire – pour faire bénéficier de ses compétences et travailler à temps plein au sein d’une association d’utilité publique.

    Un loto et des entreprises engagées

    Mais il faut, aussi et surtout, pouvoir récolter des fonds. C’est pourquoi l’association organise son super loto annuel dimanche au Casino de Hyères. Un événement essentiel, pour lequel 600 personnes sont attendues, et qui proposera également une tombola. Il précède la collecte départementale de produits alimentaires et d’hygiène, qui se tiendra du 9 au 11 octobre dans plus de 100 supermarchés varois.

    Enfin, toute l’année durant, les Restos du Cœur peuvent compter sur les dons de particuliers et d’entreprises, alimentaires comme financiers. C’est en ce sens que les Caisses locales varoises du Crédit Mutuel Méditerranéen ont noué un partenariat depuis plus de 15 ans, avec l’association, à laquelle elles octroient un don annuel de 4 000 euros.

  • À Pézenas, le Printival joue son avenir

    À Pézenas, le Printival joue son avenir

    Le contraste est saisissant. Au printemps dernier, près de 12 000 festivaliers se pressaient à Pézenas pour l’édition 2026 du Printival Boby Lapointe. Quelques mois plus tard, l’association qui porte ce rendez-vous consacré à la chanson francophone se retrouve pourtant au bord du précipice.

    « Le Printival traverse aujourd’hui la période la plus difficile de son histoire », confie l’équipe dans une lettre ouverte publiée le 9 septembre. Début août, l’association, en grandes difficultés financières, a en effet déposé une demande de mise en redressement judiciaire auprès du tribunal. « Deux scénarios sont désormais possibles : un plan de continuation permettant de poursuivre l’activité après restructuration, ou une liquidation judiciaire mettant fin à l’association. »

    Pour tenter de favoriser le premier scénario, le Printival lance une campagne de soutien dans l’objectif de récolter 50 000 euros. « Cette mobilisation doit permettre de contribuer à stabiliser la situation financière de l’association », expliquent ses responsables. Elle doit également témoigner « du soutien dont bénéficie le Printival auprès de son public, de ses partenaires et de l’ensemble de son écosystème ».

    Un déficit lié à plusieurs recettes manquantes

    Le Printival a vu le jour en 2000 sous l’impulsion de Jacky Lapointe, fils de Boby Lapointe, et Sam Olivier, avec l’objectif de célébrer l’œuvre du chanteur piscénois. À partir de 2009, la petite-fille de Boby, Dany Lapointe, a repris la direction du festival, dont elle a largement élargi les horizons, fidèle toutefois à l’esprit initial de la manifestation : l’amour des mots, de la poésie et du partage. Depuis plus de vingt-cinq ans, le Printival défend donc la chanson francophone, faisant vivre la mémoire de Boby Lapointe tout en accompagnant de nouvelles générations d’artistes. Son activité dépasse les quelques jours du festival : l’association mène également des actions culturelles tout au long de l’année et développe des projets d’accompagnement et de création.

    Comment expliquer cette situation après une édition 2026 à succès ? Le festival a en effet enregistré un résultat positif d’environ 6 000 euros. Les difficultés actuelles proviennent plutôt d’un cumul d’écarts entre les prévisions budgétaires de la saison 2025-2026 et les recettes finalement perçues. L’association évoque « environ 12 000 euros de mécénat en moins que prévu, près de 10 000 euros de recettes en moins sur l’accompagnement d’artistes et environ 28 000 euros de subventions qui n’ont finalement pas été obtenues. Ces écarts, pris ensemble, ont fortement fragilisé l’équilibre financier de l’association ».

    L’équipe, le conseil d’administration et les partenaires travaillent désormais à un plan de restructuration. « Des décisions difficiles ont déjà été prises [trois contrats n’ont déjà pas été renouvelés, Ndlr.]. Certaines activités vont être revues et plusieurs postes sont concernés afin d’adapter le fonctionnement de l’association à sa nouvelle réalité économique. » Les 50 000 euros recherchés doivent permettre de « consolider la situation financière de l’association, de faire face à ses engagements les plus urgents et de lui donner les meilleures chances de poursuivre ses activités ».

    L’équipe a choisi de rendre publique sa situation avant même la décision du tribunal. « Nous ne savons pas encore de quoi demain sera fait. Mais tant qu’il existera une possibilité de faire vivre le Printival, nous mettrons toute notre énergie à la défendre. »

    * La collecte « Ensemble, unis pour le Printival » est ouverte sur HelloAsso

  • La Banque alimentaire inaugure un camion itinérant à Marseille

    La Banque alimentaire inaugure un camion itinérant à Marseille

    « L’objectif est (…) d’aller vers les personnes en difficulté qui vivent dans des territoires où l’aide alimentaire est peu accessible », a expliqué, mardi, Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire 13, devant une assemblée de bénévoles et de partenaires réunis dans les locaux de l’association à la Pomme (11e) pour un café de rentrée. Le chef de structure a en effet profité de ce « rendez-vous traditionnel » pour présenter et inaugurer le nouveau dispositif « Rayon 13 mobile », une épicerie solidaire itinérante. « Pour la première fois la Banque alimentaire va compléter ses actions auprès des centres communaux d’action sociale par une distribution directe aux bénéficiaires, a-t-il détaillé. Les personnes pourront bénéficier, pendant un temps, de produits à prix très très accessible c’est-à-dire entre 10 et 30% de leur valeur réelle. » Le dispositif, qui devrait permettre d’accompagner 300 personnes par semaine, s’appuiera sur quatre points de distribution hebdomadaires, à Roquevaire, Septèmes-les-Vallons, Saint-Menet (Marseille) et Jouques. Trois communes extérieures à Marseille donc, de quoi, peut-être, commencer à combler un déficit d’aide dans le reste du département. « Le Département [premier partenaire de la Banque alimentaire, Ndlr] compte 119 communes. Pourtant, près de 75 à 80% de l’aide est pour Marseille, note Denis Rossi, conseiller départemental (DVD), délégué au Plan pauvreté et aux associations. C’est terrible d’imaginer qu’à Marseille nous sommes entourés d’une situation de grande précarité. Mais il y a un a priori (…) sur certaines communes des Bouches-du-Rhône, qu’on imagine riches. Pourtant, il existe des points où la précarité augmente. Les gens sont isolés, seuls, et n’arrivent pas à trouver de réponse adaptée ». En 2024, le taux de pauvreté monétaire était de 26% à Marseille, contre 18,5% sur l’ensemble du département, selon un diagnostic produit par l’Agence des nouvelles solidarités actives et le Laboratoire de recherche interdisciplinaire en interventions sociales.

    « Nous avons besoin

    de 3 000 bénévoles »

    Autre point important au menu de ce café de rentrée : l’appel à la mobilisation autour de la Grande collecte annuelle, cette année organisée les 6, 7 et 8 novembre. « C’est un moment important qui nous permet de collecter des tonnages pour ne pas être en rupture, a insisté Joseph Arakel. L’an passé, (…) ça a permis de profiter à 110 000 personnes. C’est colossal. Cette année, nous avons besoin de 3 000 bénévoles pour pouvoir organiser la collecte dans les magasins. » Des bénévoles chaudement remerciés et encouragés par l’ensemble des intervenants, dont Yannick Ohanessian, adjoint au maire de Marseille (PS), délégué à la vie associative.

  • Provence Alpes Agglomération développe la valorisation des biodéchets

    Provence Alpes Agglomération développe la valorisation des biodéchets

    Opérationnelle depuis janvier, la collecte et la valorisation des biodéchets continue à se développer dans l’agglomération. Le biodéconditionneur de Peyruis permet de séparer les emballages indésirables, comme les bouteilles ou les sacs en plastique, avant la méthanisation, actuellement réalisée dans la vallée du Rhône, faute d’un site plus proche. C’est pourquoi l’agglomération attend avec impatience le méthaniseur de Château-Arnoux, encore en construction, qui devrait être livré fin 2027. Les biodéchets sont ainsi transformés en biogaz, ou en engrais.

    Broyage de déchets verts

    Près de 200 bornes sont désormais installées dans les 10 communes desservies dans l’agglomération. Le conteneur, les bacs et les bioseaux, fournis aux habitants pour récolter leurs biodéchets, ont été achetés avec des subventions de l’Ademe et de la Région. La collecte des biodéchets est également en train d’être déployée pour les cantines.

    Pour les communes éloignées, qui ne disposent pas de bornes, Provence Alpes Agglomération fournit des composteurs individuels et des plateformes de compostage partagées. L’intercommunalité propose également de broyer les déchets verts « pour désengorger les déchetteries, pour les communes isolées », mais propose peu de créneaux car elle n’a pas encore acquis de broyeur et doit en louer un, explique Adrian Couton, responsable du service déchets. Pour l’instant, seules neuf communes pourront en bénéficier, sur inscription.

  • Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Il était ce lundi à Lançon-Provence pour remettre un chèque de 135 723 euros à l’œuvre des Pupilles Orphelins et Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers, association qui apporte un soutien aux enfants et aux familles de sapeurs-pompiers décédés. Cette somme est le fruit d’une collecte citoyenne que Renaud Muselier avait lancé au début des incendies dans les Landes et dont il avait été « le premier donateur ».

  • À Montpellier, Luttopia poursuit la collecte de fonds pour son futur projet

    À Montpellier, Luttopia poursuit la collecte de fonds pour son futur projet

    En proie à de grosses difficultés financières qui l’ont poussée à interrompre ses actions d’accueil de jour (fin avril) et de maraude (fin juin), Luttopia a décidé de jeter les forces qui lui restent dans la construction d’un nouveau projet qui s’ancrerait, celui-là, dans la durée.

    En effet, la maison de l’avenue de Toulouse mise à disposition par la Ville depuis 2022 dans le cadre d’une convention d’occupation d’habitat intercalaire fait l’objet d’un projet d’urbanisme qui nécessite que l’association quitte rapidement les lieux. « La mairie a prolongé de 3 mois, jusqu’au 31 décembre, notre convention d’occupation pour avoir le temps de travailler, ensemble, à la recherche d’un nouveau lieu. Cette fois on part plutôt sur du temps long, dans la perspective de déménager dans un lieu pérenne, avec une situation d’occupation qui se rapprocherait fortement de l’accès à la propriété », explique la directrice de Luttopia, Gwen Lasne. Cela permettrait à l’association d’être officiellement labellisée « accueil de jour » et de décrocher les subventions qui l’accompagnent, ce dont la privait son statut actuel dans l’habitat intercalaire. « Avec un nouveau lieu pérenne qu’on mettrait aux normes ERP (établissement recevant du public) et PMR (personnes à mobilité réduite), on pourrait prétendre à ces agréments qui permettraient d’asseoir nos principes d’action et de multiplier nos sources de financement. »

    « Un gros élan

    de solidarité »

    Pour assurer son avenir, l’association a lancé, dès la mi-avril, une collecte en ligne* qui a récolté plus de 20 000 euros versés par 262 contributeurs. Des soirées de soutien, baptisées « Nuit de l’utopie », sont également organisées, depuis cet été, dans les locaux de l’association, 88 bis, avenue de Toulouse. La première, le 1er août, fut un succès. La seconde a lieu ce 4 septembre, de 18h à minuit (prix libre conseillé : 5 euros). Au programme : musique (jam, open mic), expositions, friperie, tombola, buvette… « Il y a un gros élan de solidarité », se félicite Gwen Lasne.

    Toutefois, souligne-t-elle, la société civile, seule, ne permettra pas de lever les fonds suffisants au futur projet de Luttopia dans un contexte de désengagement de plus en plus grand de l’État vis-à-vis des associations menant, notamment, des missions sociales. « Il faut réfléchir à d’autres modèles. Pour porter ce genre de projet, on va donc devoir également trouver des mécènes, des gros financeurs privés, entreprises ou fondations, qui, eux, pourraient s’engager à des niveaux un peu différents puisqu’on serait sur un budget prévisionnel à plus de 200 000 euros si on veut faire les choses correctement. » Ce nouveau projet aurait toutes les fonctionnalités d’un accueil de jour : hygiène corporelle, hygiène du linge, repas, café, permanences sociales, occupationnel, vestiboutique… « Mais ce serait également l’équivalent d’un tiers lieu, c’est-à-dire un endroit où tout le monde pourrait venir se poser autour d’un café. On pourrait aussi avoir des espaces interassociatifs pour permettre des réunions, des ateliers, et même imaginer la création d’une véritable activité économique pour Luttopia, avec des ateliers d’artistes par exemple, ou du réemploi », liste la directrice de l’association.

    Lorsqu’il a dû fermer fin avril, l’accueil de jour de Luttopia n’avait jamais été aussi fréquenté. « À raison de 2 jours par semaine, on est passé du simple au double : en 2022-2023 on recevait autour de 15-20 personnes par jour, en 2024 on est monté à une trentaine et de fin 2025 à la fermeture fin avril 2026, on est passé à une moyenne de 48-50 personnes par jour. Les chiffres explosent, ça devient dramatique et ça va aller en s’aggravant, puisqu’il va y avoir des restrictions budgétaires encore plus marquées d’ici l’année prochaine, sans parler des élections présidentielles et des résultats qui nous pendent au nez… On a vraiment besoin de lieux comme Luttopia », estime Gwen Lasne, bien décidée à faire vivre ce projet.

  • À Sanary, dernier jour pour la collecte pour les sinistrés des incendies

    À Sanary, dernier jour pour la collecte pour les sinistrés des incendies

    Après un week-end de permanence assuré par les élus de la commune, la collecte se poursuit pour une dernière journée ce lundi 3 août, à la salle 35 de l’Espace Vie Associative 99 avenue Desmazure, de 8h à 16h30. Les dons collectés seront ensuite acheminés dans le cadre d’une organisation mutualisée à l’échelle de l’Agglomération Sud Sainte Baume.

  • L’Unicef de retour dans les Alpes-de-Haute-Provence

    L’Unicef de retour dans les Alpes-de-Haute-Provence

    « On ne pouvait pas laisser un département sans présence de l’Unicef, c’était indispensable de revenir dans le 04 », insiste Bruno Enjolras, président du comité territorial Alpes Provence et administrateur Unicef France. Faute de renouveau et de jeunesse, « il n’y avait plus d’activité bénévole dans le 04 » depuis plusieurs années. « On est liés à la capacité des personnes à se mobiliser », explique le président régional.

    L’association compte déjà une première bénévole et responsable de l’antenne de Digne, Julie Lakhlef, qui compte bien « défendre les droits de tous les enfants du monde entier » et « faire des partenariats avec des associations pour collecter des fonds ». L’Unicef a l’interdiction d’organiser des événements en son nom propre, et compte ainsi sur ses partenaires pour lui reverser des fonds.

    Dans le département, l’Unicef organisera notamment des sessions de sensibilisation dans les écoles ou encore les centres de loisirs pour informer les enfants concernant leurs droits, explique Julie Lakhlef. L’association peut par exemple initier les enfants au consentement.

    « J‘ai toujours été très investie dans la vie associative locale. J’ai par exemple donné des cours de français aux migrants », explique la bénévole, qui a suivi un cursus tourné vers l’international et a notamment déjà vécu en Chine. « On part de zéro, mais j’ai déjà mon réseau et ma connaissance du département », se réjouit la native de Digne. Quelques candidats se sont déjà manifestés pour être bénévoles aux côtés de Julie, selon Bruno Enjolras. L’association espère également créer des partenariats avec les Villes « pour qu’elles modifient leurs politiques publiques ». L’Unicef a déjà rencontré des élus de Digne, Manosque, Sisteron et Forcalquier.

  • Sylvie Vinceneux : « La collecte du PCF aidera les sinistrés »

    Sylvie Vinceneux : « La collecte du PCF aidera les sinistrés »

    La Marseillaise : Comment est organisée cette collecte ?

    Sylvie Vinceneux : La fédération départementale du Parti Communiste Français du Var est le collecteur. Le but de la collecte, c’est d’aider les sinistrés. On prend uniquement des chèques pour faciliter la traçabilité. Chaque section locale sera chargée de les récupérer et l’ordre est à mettre au nom de la fédération du Var du Secours populaire. À la fin de chaque semaine, on enverra les chèques à l’ONG.

    Pourquoi avoir choisi une collecte d’argent plutôt de recueillir des dons en nature ?

    S.V. : Le Secours populaire nous a indiqué que le problème des dons en nature, c’est la logistique. Il faut retrier les dons, pour vérifier que rien ne soit périmé. Avec l’urgence de la situation, cela leur donne une charge de travail supplémentaire, ce qui n’est pas le cas quand ce sont des dons monétaires.

    Pourquoi avoir choisi le Secours populaire ?

    S. V. : Dans le Var, l’association est bien structurée, elle est connectée à l’ensemble du territoire, ce qui lui permet de répondre au mieux aux besoins des Varois.

    À quoi cet argent va-t-il servir ?

    S. V. : L’argent permettra de répondre aux besoins des sinistrés. Il faut penser à leurs besoins immédiats et futurs. Les assureurs mettent du temps à rembourser et ce n’est pas toujours à la hauteur des besoins des particuliers. Quand une personne a une voiture depuis 15 ans et qu’elle a été brûlée, l’assurance ne remboursera pas suffisamment pour l’achat d’une nouvelle voiture. Le Secours populaire pourra utiliser cette collecte pour répondre aux besoins des particuliers dans ces situations.