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  • Water-polo : les Marseillais prennent une « petite » avance

    Water-polo : les Marseillais prennent une « petite » avance

    Le plus dur a été fait, ils n’ont plus qu’à ne pas craquer au match retour. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont disposé des Croates de Jadran Split (19-16), samedi 23 mai à domicile, lors de la phase aller de la finale de l’Euro Cup.

    Titrés en 2019 dans cette même compétition, les poloïstes phocéens ont clairement démontré leur envie d’ajouter une deuxième étoile sur le maillot du club. Entreprenants dès le début du match, les Marseillais – emmenés par le serial-buteur Thomas Vernoux (4 buts) – ont pris suffisamment leurs distances au tableau d’affichage pour maîtriser le cours de la rencontre. Bien soutenus par le millier de supporters présent dans les tribunes du bassin Pierre-Garsau, les protégés de Milos Scepanovic ont à la fois été performants en défense, grâce aux nombreux arrêts de Petar Tesanovic, mais aussi en attaque où sept joueurs différents ont trouvé le chemin des filets. Une performance collective qui a fait la différence.

    Avec un avantage de +7 au score juste avant la mi-temps, les joueurs du CNM pouvaient espérer plier le duel sur les deux derniers quart temps. Mais les Croates ont montré qu’ils n’étaient pas en finale pour rien et ont progressivement remonté la pente. Les Phocéens, légèrement épuisés, ont résisté jusqu’au bout afin de conserver une avance de trois buts avant de voyager jusqu’à Split, le 6 juin. Où, mis à part un cataclysme, le CNM soulèvera le deuxième trophée européen de son histoire.

  • Paul Leccia, président du Cercle des nageurs de Marseille : « Nous sommes avant tout des compétiteurs »

    Paul Leccia, président du Cercle des nageurs de Marseille : « Nous sommes avant tout des compétiteurs »

    La Marseillaise : Quel sentiment vous anime avant cette finale face aux Croates de Jadran Split ?

    Paul Leccia : Un sentiment déjà de bonheur, parce que c’est vraiment un exploit de se retrouver en finale. Et, surtout, venant après le match de Sabadell qu’on avait raté, je suis bien content de la façon dont ils se sont repris. Et d’être en finale, ce qui permet tous les espoirs.

    Comment expliquez-vous qu’ils se soient repris de la sorte ?

    P.L. : Il y a plusieurs explications. Mais moi, la première qui me vient à l’esprit, c’est qu’il y avait eu des changements au début de la saison. Les joueurs ne jouaient pas encore en osmose, pas de façon homogène, n’avaient pas pris toute leur qualité. Après Sabadell, ils se sont vraiment rendu compte qu’il fallait qu’ils jouent en équipe. Dès l’instant où tout le monde a adhéré, ça a changé les résultats.

    Votre premier et dernier titre européen remonte à 2019. Quel souvenir gardez-vous de cette aventure ?

    P.L. : J’en garde un souvenir énorme de plaisir et de joie pour les joueurs. D’autant qu’on avait fait un circuit avec un but d’avance, une égalité. ça s’était fait un peu doucement. Moins visible qu’aujourd’hui. Mais j’en garde un souvenir extrême, parce que c’était la première fois qu’un club français de water-polo atteignait ce niveau et avait une victoire sur le plan européen. C’est vraiment comme l’OM, à jamais les premiers !

    Qu’est-ce qu’apporterait un deuxième trophée continental au Cercle des nageurs de Marseille ?

    P.L. : Honneur sur honneur ça ne fait jamais co-honneur. C’est quelque chose de gratifiant sur le moment, mais ça ne change pas la vie du club. Il n’empêche que c’est notre but chaque saison, quand on a des joueurs nouveaux, de jeunes joueurs qui montent. Il est indispensable que l’on mette tout en œuvre pour gagner, parce que nous sommes avant tout des compétiteurs. Et c’est le principe même du sport de haut niveau.

  • Le Cercle créé l’exploit et file en finale de la Coupe d’Europe

    Le Cercle créé l’exploit et file en finale de la Coupe d’Europe

    Il a fallu attendre la fin du troisième quart-temps pour voir l’espoir renaître dans les yeux des poloïstes marseillais. Dominés lors de la demi-finale aller à Kragujevac (17-14), les joueurs du Cercle des Nageurs de Marseille ont réussi l’exploit de combler leur retard, samedi, lors du match retour au bassin Pierre-Garsau, avant de décrocher leur qualification pour la finale de l’Euro Cup (16-11). La deuxième de leur histoire après le sacre de 2019. « On a vécu un grand moment », savoure Marc Amardeilh, l’un des entraîneurs adjoints du CN Marseille.

    L’ancien responsable de la formation phocéenne, devenu en 2019 le premier entraîneur français à remporter un titre européen, dirigeait l’équipe au bord du bassin après le carton rouge reçu par Milos Scepanovic lors du match aller. « Sans parler de tactique, la première chose à faire était de les rendre nerveux. On savait que c’était une équipe capable de s’agacer rapidement, y compris les coaches sur le bord du bassin. Nous, on s’était dit qu’il fallait rester concentrés, quelles que soient les circonstances. C’était déjà le premier match à gagner : celui de l’attitude », insiste le technicien marseillais.

    Duel finale contre Split

    Accrochés au score jusqu’à la mi-temps, les Marseillais ont fini par creuser l’écart à la fin du troisième quart-temps, avant de distancer largement les pensionnaires de Kragujevac lors de la dernière période. « On a raté des penalties au début, mais ça voulait surtout dire qu’on ne s’était pas créé beaucoup d’occasions. On savait que si on continuait à jouer comme ça, on finirait par avoir des opportunités pour se détacher un peu. En fait, ça s’est construit petit à petit. Et ce n’est pas plus mal non plus. Si on avait pris trois buts d’avance dès la première période, il aurait été difficile de défendre ce résultat. Là, on est allé le chercher », se félicite Amardeilh.

    Ce succès de prestige permet donc au Cercle des Nageurs de Marseille de se qualifier pour la finale, où il affrontera le club croate de Jadran Split. « On va d’abord bien récupérer, puis essayer de préparer cette rencontre du mieux possible en étudiant attentivement l’équipe adverse », explique l’adjoint marseillais.

    Cette aventure n’est pas sans lui rappeler celle vécue il y a sept ans, lorsque seuls Arshak Hovhannisyan, Pierre-Frédéric Vanpeperstraete et les cousins Vernoux figuraient déjà dans l’effectif phocéen. « Je pense que si on joue avec nos qualités, qu’on conserve une bonne attitude et la confiance en nos forces, on aura de grandes chances de remporter la Coupe », estime Marc Amardeilh.

  • L’heure du retour a sonné pour le CNM

    L’heure du retour a sonné pour le CNM

    Avec le Cercle des nageurs de Marseille, rien n’est impossible. Mais, afin de rejoindre la finale de l’Euro Cup, ils devront réaliser une performance XXL : battre Radnicki, l’une des meilleures équipes européenne, qui les a déjà battus lors du match aller à Kragujevac, en Serbie (17-14), tout en l’emportant avec trois buts d’écart a minima. En cas d’égalité sur l’ensemble des deux matches, les deux formations se départageront aux tirs-au-but. Au match aller, les Serbes de l’ancien pensionnaire du CNM, Andrija Prlainovic, se sont montrés plus efficaces dans les phases de supériorité et plus solides dans les duels, malgré un bel apport du duo Crousillat-Vernoux.

    Invaincus depuis février

    Les Marseillais ont montré qu’ils étaient capables de faire douter cette équipe de Radnicki, invaincue depuis leur élimination au 1er tour de la Ligue des Champions, au mois de février, toutes compétitions confondues.

    En cas de qualification, les poloïstes phocéens rejoindraient pour la deuxième fois de leur histoire la finale de la deuxième Coupe d’Europe, compétition qu’ils ont remportée en 2019. De quoi espérer ajouter un deuxième trophée européen à côté d’un potentiel 43e titre de champion de France, dans quelques semaines.

  • Water-polo : Marseille sort vainqueur du duel contre Nice

    Water-polo : Marseille sort vainqueur du duel contre Nice

    Les Marseillais poursuivent leur série positive en remportant ce choc méditerranéen sur le score de 16 à 11. Avec trois longueurs d’avance à mi-rencontre, le CNM a assuré le coup dans le dernier quart-temps (4-1) pour empocher un nouveau succès en Elite masculine. Alexandre Bouet et Efsthatios Kalogeropoulos sont les deux meilleurs marqueurs de la partie avec 4 réalisations chacun. Prochain match dans trois jours, à Sabadell, pour valider son billet pour les demi-finales de la LEN Euro Cup.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille prend une option

    Le Cercle des nageurs de Marseille prend une option

    Après leurs deux face-à-face en Ligue des Champions, Marseillais et Catalans se retrouvaient pour la troisième fois de la saison.

    Les deux premières confrontations avaient été à l’avantage de Sabadell. Mais, pour ce quart de finale aller d’Eurocoupe, le Cercle des Nageurs de Marseille avait à cœur de prendre sa revanche. Et, surtout, marquer les esprits avant le retour.

    Les hommes de Milos Scepanovic avaient montré leur caractère au tour précédant, en éliminant Savonne au terme d’un duel à couteaux tirés. Le match aller, dans un bassin Pierre Garseau chaud bouillant, aura été au diapason. Avec des Marseillais qui ont su hausser leur niveau pour désorganiser leur adversaire.

    Le déclic Kalogeropoulos

    Ces derniers n’ont eu la main que dans le premier quart-temps. Grâce à une barre salvatrice sur un tir d’Ugo Crousillat. Mais, lorsque la machine CNM s’est mise à tourner à plein régime, Sabadell a été contraint à nager après un ballon confisqué par le Cercle. Tout est parti d’un contre lancé par Efsthatios Kalogeropoulos qui offrait le but d’un premier break à Romain Marion-Vernoux.

    De ce moment-là, l’avance marseillaise n’a cessé e se creuser. Même lors du sursaut catalan dans le troisième quart-temps, à aucun moment, les coéquipiers de Petar Tesanovic, auteur de plusieurs arrêts de classe, n’ont douté de leur capacité à conserver la maîtrise des débats.

    Le quatrième quart-temps tournait à la démonstration de force d’un Cercle qui allait jusqu’au bout de ses intentions. Sabadell dont la seule constance sera les trois buts inscrits dans chaque séquence.

    Après un dernier but signé Vladan Spaic, suivi d’un ultime arrêt de Petar Tesanovic, le Cercle s’adjuge ce quart de finale aller 17 – 12 et effectuera le voyage retour, le 28 mars prochain, avec un avantage de cinq buts. De quoi nourrir quelques espoirs de qualification.

    CNM 17 (8)

    Sabadell 12 (6)

    Quart de finale aller d’Eurocoupe

    2-3, 6-3, 3-3, 5-3.

    Bassin Pierre Garseau

    Arbitres : A. Burac (CRO) et N. Boudramis (GRE).

    CNM : Tesanovic – Crousillat (1), Spaic (1), Nagy, Vernoux (4), Bouet (3), Vanpeperstræte – puis De Nardi, Drasovic (3), Marion-Vernoux (1), Bodegas (1), Kalogeropoulos (3), Gbadamassi.

    Entraîneur : M. Scepanovic.

    SABADELL : Lorrio – Asensio (1), Bonet, Panerai, Barroso (1), Cabañas (3), Averka – puis Famera (1), Valera, Vergara (1), Larsen (2), Perez (3), Carrio.

    Entraîneur : Q. Colet.

  • Le CNM retrouve Sabadell pour un face-à-face clé

    Le CNM retrouve Sabadell pour un face-à-face clé

    Le parfum de la Coupe d’Europe est toujours bien présent. S’il a provisoirement disparu du Vélodrome, il ne s’est pas dissipé autour des piscines du Cercle des nageurs de Marseille. Ce mercredi, en fin d’après-midi, les poloïstes du CNM affrontent Sabadell en quarts de finale de la LEN Euro Cup, l’antichambre de la Ligue des Champions.

    Un adversaire bien connu des Marseillais parce que les Espagnols figuraient déjà dans la poule des hommes de Milos Scepanovic, cette saison, en LDC. Deux défaites contre cette formation avaient éteint les chances de qualification phocéenne pour la suite de la plus belle des compétitions. Cette nouvelle confrontation s’annonce donc intense. « Je dirais que c’est une très belle opportunité. Je ne suis pas du tout dans le sens, comme on dit, de la revanche, qu’on doit les battre parce que c’est quelque chose de personnel. C’est plutôt dans l’esprit, qu’est-ce qu’on a appris, qu’est-ce qu’on a appris de nous ? Parce que chaque crise, je pense qu’elle vient pour nous apprendre quelque chose. On a beaucoup parlé, on a beaucoup travaillé, depuis les dernières défaites en Ligue des Champions contre Sabadell, et on a une très belle opportunité de voir où on est par rapport à tout ce qu’on s’est dit », décryptait l’entraîneur monténégrin.

    Depuis le 11 février et cette élimination contre Sabadell, les Marseillais ont enchaîné les bons résultats en championnat. Plus de 20 buts marqués par match, moins de 10 encaissés et une vraie assurance face à leurs concurrents nationaux. « Depuis toujours, notre objectif, c’est notre campagne en Ligue des Champions ou en Coupe d’Europe. Mais les matches de championnat sont là pour mieux préparer nos matches en Europe. Évidemment, quand arrive la finale de la Coupe de France ou les play-offs, c’est très important pour nous. Il faut gagner. »

    Une qualification de justesse contre Savona

    Même si l’équipe a « très mal vécu » de sortir aussi tôt de la Ligue des Champions, le coach venu du Monténégro ne pense qu’à l’avenir. « Ça, c’est derrière nous. Ça fait maintenant plus d’un mois. On s’est mis au boulot, on a vraiment beaucoup travaillé, parlé, on a fait tout ce qu’il faut pour améliorer des choses. C’est pour ça que je dis qu’on verra comment l’équipe va réagir cette fois-ci contre le même adversaire qui nous a sortis de la Ligue des Champions. »

    Outre le championnat, le Cercle des nageurs de Marseille a déjà redoré son blason sur la scène européenne. Reversés en LEN Euro Cup, ils ont vécu une double confrontation dantesque contre les Italiens de Savona. 12-11 et 13-13, la qualification pour le top 8 s’est jouée à un seul but. Mais Milos Scepanovic était heureux du contenu et compte bien s’appuyer sur ces performances pour vaincre Sabadell. Et aller chercher le dernier carré de la C2. « Le premier match, je dirais qu’on a répondu très bien au jeu très agressif de Savona, surtout avec beaucoup de provocation, beaucoup de jeu sale. On était bien dans notre partie, avec beaucoup de sérénité, de concentration. Sur le deuxième match, on a eu deux fois une avance de 4 ou 5 buts et on a dominé le match. Je dirais que la majorité des matches, on a vraiment dominé, même si le résultat à la fin était comme ça. C’est plutôt la conséquence d’un manque de concentration, d’erreurs individuelles, plutôt que des problèmes sur les phases de jeu », analysait longuement Scepanovic.

    Quel que soit le résultat de ce match aller dans le bassin Pierre-Garsau, il y aura un retour, en Espagne. Dix jours de battement attendent le CNM avec, au milieu, une rencontre à la piscine Jean-Bouin de Nice. Leur avenir européen se décide donc durant ce mois de mars, avant de peut-être retrouver une équipe serbe ou une équipe monténégrine en demi-finales de la Coupe d’Europe. De quoi permettre des retrouvailles pour l’emblématique coach des Phocéens.

    MARSEILLE – SABADELL

    Quarts de finale de LEN Euro Cup

    Bassin Pierre-Garsau (18h)

    MARSEILLE : Bodegas, Crousillat, Drasovic, Vernoux, Larumbe, Tesanovic, Marion-Vernoux, Kalogeropoulos, Nagy, Spaic, Gbadamassi

    SABADELL : Asensio, Averka, Barroso, Bonet, Cabanas, Corres, Famera, Larsen, Lorrio, Panerai, Perez, Valera

  • Le Cercle des nageurs de Marseille se prépare au derby face au Pays d’Aix

    Le Cercle des nageurs de Marseille se prépare au derby face au Pays d’Aix

    Leur huitième de finale retour en Euro Cup, samedi soir, leur a vidé les batteries mentales et physiques, mais les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille vont devoir rapidement se remettre dans le bain. Les poloïstes phocéens font leur retour en championnat, mardi soir (19h30), dans le bassin de leurs voisins du Pays d’Aix. Un derby provençal qui dépasse depuis quelques années la simple rivalité régionale.

    « On sait que ça peut être un peu dur de jouer là-bas », reconnaît l’attaquant phocéen Thomas Vernoux, conscient que le groupe aixois compte des joueurs talentueux, à l’instar de l’international japonais Daichi Ogihara, les jeunes tricolores Alexis Drahé et Kilian Braise-Fernandez, ou encore les frères Léna (Mattéo et Jean-Baptiste). Un effectif très jeune, dont la moyenne d’âge ne dépasse pas la barre des 23 ans. Quand celle du CNM atteint presque les 29 ans, avec plusieurs joueurs d’expérience comme Marc Larumbe, Mickaël Bodegas ou le capitaine Ugo Crousillat.

    Revenir sur Strasbourg

    Même si les invaincus Marseillais restent supérieurs sur le papier, avec une série de quinze victoires d’affilée face au Pays d’Aix (leur dernière défaite remonte au 26 octobre 2019), ils vont devoir se méfier de cette formation aixoise qui les talonne au classement. « On ne va pas pouvoir se pointer là-bas les mains dans les poches », assure le serial-buteur de 24 ans, qui vise un sixième titre national consécutif avec ses coéquipiers du Cercle. Pour cela, il faudra d’abord revenir à hauteur de Strasbourg, leader avec six points d’avance et trois journées d’avance.

  • Le CNM assure l’essentiel et poursuit sa route en Euro Cup

    Le CNM assure l’essentiel et poursuit sa route en Euro Cup

    Malgré quelques petites frayeurs dont ils ont en parfois le secret, les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont assuré le service minimum afin de se qualifier pour les quarts de finale de l’Euro Cup, samedi soir au bassin Pierre-Garsau, face aux Italiens de Savona. Victorieux d’un but décisif lors du match aller en Ligurie (11-12), les poloïstes marseillais devaient a minima conclure ce deuxième acte par un match nul. Ce qui a été chose faite au terme d’une confrontation musclée (13-13). « C’était un match hypertendu », souligne Milos Scepanovic, l’entraîneur du CNM, satisfait du contrôle des émotions de ses protégés face à une équipe reconnue pour son agressivité.

    Avec cinq points d’avance au score à deux minutes de la mi-temps, les Phocéens semblaient se diriger vers un triomphe sans appel. Mais un premier black-out est venu leur jouer des tours. « On était un peu trop détendu », reconnaît Thomas Vernoux, l’emblématique buteur du Cercle, persuadé que le problème est « surtout psychologique ». Alors qu’ils avaient repris du poil de la bête dans le troisième quart-temps avec quatre longueurs d’avance, les locaux ont une nouvelle fois craqué. « Ces moments de creux gâchent le plaisir, mais dans ces matches européens, on sait qu’il faut se battre jusqu’au bout », ajoute l’attaquant marseillais de 23 ans, qui retient avant tout la qualification.

    Un plateau européen ouvert mais coriace

    Ce valeureux succès donne du baume au cœur aux pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, qui n’ont pas encore pleinement digéré l’élimination prématurée en Ligue des Champions. « On n’a pas montré le meilleur de nous-mêmes cette saison », lance Vernoux, pour qui la différence abyssale de niveau entre le championnat français et les compétitions européennes constitue un désavantage par rapport à leurs concurrents, habitués à une opposition plus accrue. « Mais on a prouvé face à Savona que l’on peut faire de belles choses », rebondit Milos Scepanovic, en rappelant que leurs derniers adversaires sont venus à bout de Brescia, lauréat de la Coupe d’Italie au détriment de l’ogre européen Pro Recco. « À mes yeux, Savona était même le plus dur adversaire que l’on pouvait hériter en huitièmes de finale », lâche le technicien monténégrin, conscient que la suite de la compétition sera un vrai défi.

    Le nouveau format de l’Euro Cup, compétition qui a longtemps été dévalorisée, fait que les équipes éliminées de la première phase de la Ligue des Champions y sont rebasculées. Le CNM va donc se retrouver dans un plateau avec des grandes écuries européennes, à l’instar des Serbes de Radnicki, des Grecs du Panathinaïkos ou encore des formations bien connues des Marseillais comme les Croates de Jadran Split et les Espagnols de Sabadell, leur bête noire de leur dernière campagne en Ligue des Champions.

    « C’est devenu une compétition difficile à remporter », note Thomas Vernoux, déterminé à offrir à son club de toujours un deuxième titre continental, après celui acquis en 2019. « Tout sera difficile jusqu’à la fin », surenchérit Scepanovic, qui attend avec impatience le nom de leur prochain adversaire. Le tirage au sort des quarts de finale, dont les matches auront lieu les mercredi 18 et samedi 28 mars, se tiendra ce lundi.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    La Ligue des Champions derrière eux, les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille se concentrent désormais sur leur aventure en Euro Cup, la seconde Coupe d’Europe des clubs, équivalente à la Ligue Europa en football. Au stade des huitièmes de finale, les quintuples champions de France en titre défient les Italiens de Savona, cinq fois lauréat du championnat italien et trois fois vainqueur de cette compétition continentale (2005, 2011 et 2012).

    Lors de la phase aller en Ligurie, les poloïstes marseillais ont triomphé d’un petit but (11-12). Un léger avantage avant d’entamer le match retour, ce samedi à 19h, au bassin Pierre-Garsau. « Il est très important ce match », insiste le capitaine Ugo Crousillat. « On est focus sur la qualification », surenchérit l’entraîneur du CNM, Milos Scepanovic, encore frustré de la défaite critique à Sabadell lors de la dernière journée de Ligue des Champions.

    Larumbe blessé

    Désormais, l’objectif principal du CNM est de remporter l’Euro Cup. « On a vraiment beaucoup travaillé pour corriger des choses, pour améliorer notre jeu. Je pense qu’on a fait un bon boulot », souligne le technicien phocéen, conscient d’affronter une « bonne équipe italienne très agressive ». « Elle joue beaucoup au pressing, beaucoup à la limite, avec beaucoup de provocation. Je ne dis pas cela négativement, c’est juste leur style de jeu qui est comme ça. Il faut s’adapter, comme on est parvenus à le faire lors du premier match », ajoute l’ancien gardien international monténégrin, persuadé que la défense marseillaise a été le facteur principal du succès à l’aller.

    « On avait bien respecté le plan tactique et on avait mis beaucoup de cœur et d’énergie pour appliquer les consignes. À mes yeux, c’est la défense qui te fait gagner les grands matches », lance Crousillat, persuadé que ses coéquipiers et lui vont devoir livrer « une prestation de niveau Ligue des Champions » pour venir à bout de Savona.

    Ils devront composer avec l’absence de l’ailier espagnol Marc Larumbe, blessé aux hanches, jeudi, à l’entraînement. « C’est une petite gêne », rassure Milos Scepanovic, tout en précisant qu’il était encore trop juste pour participer à cette rencontre européenne. Il devrait toutefois être présent pour le derby provençal, mardi prochain (19h30), dans le bassin aixois.