Tag: CNM

  • Le CNM assure l’essentiel et poursuit sa route en Euro Cup

    Le CNM assure l’essentiel et poursuit sa route en Euro Cup

    Malgré quelques petites frayeurs dont ils ont en parfois le secret, les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont assuré le service minimum afin de se qualifier pour les quarts de finale de l’Euro Cup, samedi soir au bassin Pierre-Garsau, face aux Italiens de Savona. Victorieux d’un but décisif lors du match aller en Ligurie (11-12), les poloïstes marseillais devaient a minima conclure ce deuxième acte par un match nul. Ce qui a été chose faite au terme d’une confrontation musclée (13-13). « C’était un match hypertendu », souligne Milos Scepanovic, l’entraîneur du CNM, satisfait du contrôle des émotions de ses protégés face à une équipe reconnue pour son agressivité.

    Avec cinq points d’avance au score à deux minutes de la mi-temps, les Phocéens semblaient se diriger vers un triomphe sans appel. Mais un premier black-out est venu leur jouer des tours. « On était un peu trop détendu », reconnaît Thomas Vernoux, l’emblématique buteur du Cercle, persuadé que le problème est « surtout psychologique ». Alors qu’ils avaient repris du poil de la bête dans le troisième quart-temps avec quatre longueurs d’avance, les locaux ont une nouvelle fois craqué. « Ces moments de creux gâchent le plaisir, mais dans ces matches européens, on sait qu’il faut se battre jusqu’au bout », ajoute l’attaquant marseillais de 23 ans, qui retient avant tout la qualification.

    Un plateau européen ouvert mais coriace

    Ce valeureux succès donne du baume au cœur aux pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, qui n’ont pas encore pleinement digéré l’élimination prématurée en Ligue des Champions. « On n’a pas montré le meilleur de nous-mêmes cette saison », lance Vernoux, pour qui la différence abyssale de niveau entre le championnat français et les compétitions européennes constitue un désavantage par rapport à leurs concurrents, habitués à une opposition plus accrue. « Mais on a prouvé face à Savona que l’on peut faire de belles choses », rebondit Milos Scepanovic, en rappelant que leurs derniers adversaires sont venus à bout de Brescia, lauréat de la Coupe d’Italie au détriment de l’ogre européen Pro Recco. « À mes yeux, Savona était même le plus dur adversaire que l’on pouvait hériter en huitièmes de finale », lâche le technicien monténégrin, conscient que la suite de la compétition sera un vrai défi.

    Le nouveau format de l’Euro Cup, compétition qui a longtemps été dévalorisée, fait que les équipes éliminées de la première phase de la Ligue des Champions y sont rebasculées. Le CNM va donc se retrouver dans un plateau avec des grandes écuries européennes, à l’instar des Serbes de Radnicki, des Grecs du Panathinaïkos ou encore des formations bien connues des Marseillais comme les Croates de Jadran Split et les Espagnols de Sabadell, leur bête noire de leur dernière campagne en Ligue des Champions.

    « C’est devenu une compétition difficile à remporter », note Thomas Vernoux, déterminé à offrir à son club de toujours un deuxième titre continental, après celui acquis en 2019. « Tout sera difficile jusqu’à la fin », surenchérit Scepanovic, qui attend avec impatience le nom de leur prochain adversaire. Le tirage au sort des quarts de finale, dont les matches auront lieu les mercredi 18 et samedi 28 mars, se tiendra ce lundi.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    La Ligue des Champions derrière eux, les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille se concentrent désormais sur leur aventure en Euro Cup, la seconde Coupe d’Europe des clubs, équivalente à la Ligue Europa en football. Au stade des huitièmes de finale, les quintuples champions de France en titre défient les Italiens de Savona, cinq fois lauréat du championnat italien et trois fois vainqueur de cette compétition continentale (2005, 2011 et 2012).

    Lors de la phase aller en Ligurie, les poloïstes marseillais ont triomphé d’un petit but (11-12). Un léger avantage avant d’entamer le match retour, ce samedi à 19h, au bassin Pierre-Garsau. « Il est très important ce match », insiste le capitaine Ugo Crousillat. « On est focus sur la qualification », surenchérit l’entraîneur du CNM, Milos Scepanovic, encore frustré de la défaite critique à Sabadell lors de la dernière journée de Ligue des Champions.

    Larumbe blessé

    Désormais, l’objectif principal du CNM est de remporter l’Euro Cup. « On a vraiment beaucoup travaillé pour corriger des choses, pour améliorer notre jeu. Je pense qu’on a fait un bon boulot », souligne le technicien phocéen, conscient d’affronter une « bonne équipe italienne très agressive ». « Elle joue beaucoup au pressing, beaucoup à la limite, avec beaucoup de provocation. Je ne dis pas cela négativement, c’est juste leur style de jeu qui est comme ça. Il faut s’adapter, comme on est parvenus à le faire lors du premier match », ajoute l’ancien gardien international monténégrin, persuadé que la défense marseillaise a été le facteur principal du succès à l’aller.

    « On avait bien respecté le plan tactique et on avait mis beaucoup de cœur et d’énergie pour appliquer les consignes. À mes yeux, c’est la défense qui te fait gagner les grands matches », lance Crousillat, persuadé que ses coéquipiers et lui vont devoir livrer « une prestation de niveau Ligue des Champions » pour venir à bout de Savona.

    Ils devront composer avec l’absence de l’ailier espagnol Marc Larumbe, blessé aux hanches, jeudi, à l’entraînement. « C’est une petite gêne », rassure Milos Scepanovic, tout en précisant qu’il était encore trop juste pour participer à cette rencontre européenne. Il devrait toutefois être présent pour le derby provençal, mardi prochain (19h30), dans le bassin aixois.

  • Water-polo : Ugo Crousillat fait une pause avec l’équipe de France

    Water-polo : Ugo Crousillat fait une pause avec l’équipe de France

    Arrêter à temps avant de boire totalement la tasse. Ugo Crousillat, capitaine du Cercle des nageurs de Marseille, a annoncé via ses réseaux sociaux qu’il fait une pause avec l’équipe de France suite à un épuisement mental, lié à ce que « représente la sélection ». « Sans cesse partir loin de chez toi, recommencer sur des préparations physiques, avec des nouveaux projets, des nouveaux cycles, c’est épuisant », martèle l’international français âgé de 35 ans, convoqué sans interruption avec les Bleus depuis 2008. « Tous les poloïstes qui durent dans le temps au niveau international ont toujours fait un break. Peut-être que j’aurais dû me manifester avant », ajoute-t-il.

    Sans conséquences pour la suite de sa carrière

    Après avoir disputé son dernier match de l’année 2025 avec le CNM en Ligue des Champions (défaite 11-12 face à Barceloneta, le 2 décembre), Crousillat a rejoint le groupe France à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) en vue de préparer les championnats d’Europe à Malte (du 10 au 25 janvier). « J’étais déjà en saturation au bout de deux jours », souligne le Marseillais, qui a rapidement fait part de sa décision au sélectionneur Kobescak. « Il a essayé de me convaincre en me faisant part de l’importance que j’avais pour lui, l’importance que j’avais pour l’équipe, tout en me disant qu’il comprendrait ma décision, qu’il la respecterait, qu’il n’y aurait pas de conséquences pour la suite et qu’il me soutiendra quoi qu’il arrive », raconte celui qui compte bien poursuivre sa carrière internationale. En son absence, où il en profite pour travailler sur le plan physique dans le bassin du Cercle des nageurs de Marseille, son coéquipier phocéen Thomas Vernoux reprend le brassard de capitaine.

  • Une cruelle défaite pour les poloïstes marseillais

    Une cruelle défaite pour les poloïstes marseillais

    La victoire n’était pas primordiale, mais elle aurait fait beaucoup de bien au moral. Le Cercle des nageurs de Marseille s’est incliné, mardi soir à domicile, face à la grande équipe de Barceloneta (11-12), considérée comme la bête noire des poloïstes phocéens, à l’occasion de la cinquième et avant-dernière journée de la première phase de la Ligue des Champions.

    Malgré ce troisième revers dans cette campagne européenne, acquis après avoir subi deux désillusions récemment contre Sabadell, puis Hanovre, les coéquipiers du capitaine Ugo Crousillat, suspendu pour cette rencontre face aux Espagnols, restent deuxièmes de la poule D. Peu importe le résultat entre les deux autres écuries du groupe, ce mercredi, le CNM devra absolument s’imposer à Sabadell, le 11 février 2026, pour espérer obtenir son ticket pour la seconde phase de la Ligue des Champions.

    Privés de Crousillat et Bodegas, toujours blessé depuis le déplacement à Barceloneta, les Marseillais ont mis en place une défense de fer pour contrecarrer les plans des Catalans. Au-delà d’un solide Petar Tesanovic dans les cages, l’ensemble des poloïstes au bonnet blanc ont fait un effort pour gêner les offensives adverses. Le Cercle des nageurs de Marseille a profité de cet avantage pour se retrouver dans des situations favorables face au portier espagnol.

    Aguirre en pleine forme

    Thomas Vernoux, leader offensif de la formation phocéenne et capitaine pour l’occasion, a d’abord pris les choses en main, avant d’être rejoint à la mi-temps par un triplé du discret, mais néanmoins efficace, Alexandre Bouet. La pause, rallongée par un problème technique, a refroidi les locaux, laissant rapidement revenir Barceloneta à une longueur d’avance, grâce à un Unai Aguirre en feu dans sa cage lors des deux derniers quart-temps.

    Le rapport de force s’est d’un seul coup inversé et les Catalans en ont profité pour rattraper leur retard, et même passer devant au tableau d’affichage, pour la seule fois du match, à deux minutes du coup de sifflet final. Radomir Drasovic a eu une balle d’égalisation à quinze secondes du terme sur un pénalty, mais Aguirre a une nouvelle fois joué le rôle de bourreau des Marseillais.

    Quart-temps : 4-1, 4-4, 2-3, 1-4.

    5e journée – Ligue des Champions

    Au bassin olympique Pierre-Garsau (990 spectateurs)

    Arbitres : MM. Kovacs-Csatlos (HUN) et Schwartz (ISR)

    MARSEILLE : Tesanovic (7 arrêts) – Larumbe (1 but), Ondo Methogo, De Nardi, Nagy, Vernoux (cap, 2 buts), Drasovic (1 but), Bouet (4 buts), Marion-Vernoux (1 but), Spaic, Vanpeperstraete, Kalogeropoulos (2 buts), McKnight, Gbadamassi. 17 fautes personnelles.

    Entraîneur : Milos Scepanovic

    BARCELONETA : Aguirre (17 arrêts) – Munariz (cap), Velotto, Valls, Sanahuja (3 buts), Echenique (2 buts), Bustos.J , Burian (1 but), Tahull, Vigvari (3 buts), Biel (2 buts), Bustos.A, Delmas, Gomila. 17 fautes personnelles, dont 3 exclusions (Velotto, Sanahuja et Morales). Entraîneur : Francisco Fernandez

  • Un match sans grand enjeu pour les poloïstes phocéens

    Un match sans grand enjeu pour les poloïstes phocéens

    Deuxième de la poule D, le Cercle des nageurs de Marseille accueille, ce mardi (20h30) au bassin Pierre-Garsau, les pensionnaires de Barceloneta, leader de ce même groupe, à l’occasion de la cinquième et avant-dernière journée de Ligue des Champions.

    Si les Catalans ont longtemps agis comme les bêtes noires des poloïstes marseillais, ces derniers ont réussi l’exploit de les battre, dans leur propre bassin, en début de campagne européenne (11-12, le 29 octobre).

    « C’est un match très important, même si, au final, ça ne va pas tellement jouer dans la qualification pour la seconde phase », souligne Thomas Vernoux, conscient que la dernière journée à Sabadell (le 11 février 2026) sera cruciale. Même si, théoriquement, Hanovre, également à six points, peut toujours se qualifier, en cas de victoire face à Sabadell, puis contre Barceloneta. Une prouesse qui reste « très peu probable » aux yeux de Milos Scepanovic, l’entraîneur marseillais. « C’est le bon moment pour montrer qu’on joue pour gagner la Ligue des Champions et qu’on n’est pas juste là pour faire de la figuration. On veut prouver qu’on est une grande équipe », ajoute l’attaquant phare du CNM.

    Perturbés par Sabadell

    Si les champions de France en titre ont connu des débuts européens en fanfare, avec deux victoires lors des deux premières journées, l’engouement autour d’eux est légèrement retombé suite aux défaites qu’ils ont enchaînés contre Sabadell (11-12, le 12 novembre) et à Hanovre (14-13, le 18 novembre). « On a tous été touchés par les deux dernières défaites », reconnaît Ugo Crousillat. « On essaie de retrouver les bases de ce qui nous a fait réussir ces cinq dernières années. On a fait le maximum toute la semaine », poursuit le capitaine, suspendu pour le match à venir.

    De son côté, l’adversaire phare du CNM a vécu l’aventure inverse. Depuis leur défaite face aux Phocéens, les champions d’Europe 2014 se sont montrés intraitables face aux deux autres écuries. Mais les Catalans viennent de tomber de haut en championnat, victimes d’une grande prestation de Sabadell. « J’espère qu’ils vont être chamboulés », croise les doigts Ugo Crousillat, conscient que tout est possible.

    5e journée – Ligue des champions

    À 20h, au bassin Pierre-Garsau.

    MARSEILLE (groupe) : Tesanovic, Hovhannisyan – Larumbe, Danovsky, De Nardi, Nagy, Vernoux, Drasovic, Bouet, Marion-Vernoux, Spaic, Vanpeperstraete, Kalogeropoulos, Gbadamassi.

  • Water-polo : le CNM tombe de haut contre Sabadell

    Water-polo : le CNM tombe de haut contre Sabadell

    Marseille tombe de haut. Invaincu cette saison et leader de sa poule de Champions League, le CNM vient s’incliner dans son bassin face à Sabadell (11-12). Une contre-performance, en ayant couru après le score une bonne partie du match.

    Quelques instants après le coup d’envoi fictif donné par la légende de la natation française Florent Manaudou, la rencontre a débuté dans une ambiance chlorée. Cela ne sentait pas encore le sapin pour les Marseillais. Cette première des quatre périodes s’est bien déroulé pour les Espagnols, avec un score évoluant sans qu’une équipe ne prenne le large. Le CNM et Sabadell se sont rendus coup pour coup, avec notamment deux réalisations rapides de Thomas Vernoux. Le tableau d’affichage indiquait 3-3 après 8 minutes de jeu. Ensuite, jusqu’à la pause, les visiteurs ont été les plus impactants. Deux penalties obtenus pour des fautes marseillaises et une meilleure gestion des possessions a permis à Tiago Carrio et ses coéquipiers de basculer en tête (7-8).

    La tendance ne s’est finalement pas inversée

    Le Cercle a même été mené de deux buts par l’équipe actuellement dernière du groupe D de cette Ligue des Champions. Une réaction du CNM était attendue, surtout que, dans un même temps, Barceloneta a écrasé Hanovre 27 à 11, dans le bassin allemand. Les défenses ont pris le dessus dès la reprise. Plusieurs minutes de flottement où les attaques n’aboutissaient pas sur un but. Sabadell a repris sa marche en avant avec des fixations tranchantes qui laissaient de l’espace aux tireurs. Ces mouvements de ballon leur ont permis d’accentuer leur avance pour entrer dans le dernier quart-temps avec deux longueurs d’avance (8-10).

    Il fallait donc une performance majuscule des hommes de Milos Scepanovic pour renverser une partie bien mal engagée. Ils se sont donnés les moyens de le faire avec une défense plus rugueuse, mais les quelques occasions manquées en fin de match ont pesé dans la balance. Un poteau, une balle perdue devant le gardien et l’égalisation n’est jamais venue. Malgré la pression populaire, les locaux ont laissé le succès à leurs adversaires (11-12).

    RÉSULTATS

    Marseille 11

    Sabadell 12

    3e journée de la Ligue des Champions

    Bassin Pierre-Garsau

    Marseille : Tesanovic, Larumbe, Crousillat, De Nardi, Nagy, Vernoux, Drasovic, Bouet, Marion-Vernoux, Spaic, Vanpeperstralete, Kalogeropoulos, Mcknight, Gbadamassi

    Sabadell : Lorro, Famera, Asensio, Bonet, Panerai, Soler, Cardoso, Cadanas, Averka, Perez, Vergara, Carrio, Larsen, Romeva

  • Water-polo : Marseille vise la passe de trois en Coupe d’Europe

    Water-polo : Marseille vise la passe de trois en Coupe d’Europe

    Une victoire et l’avenir des Marseillais s’éclaircirait. Le CNM reçoit, ce mercredi à 20h30, les Espagnols de Sabadell, pour le compte de la 3e journée de la Ligue des Champions de water-polo. Les Bucco-Rhodaniens restent sur deux succès de prestige : une large victoire contre Hanovre (20-9), puis un exploit à Barceloneta (12-11), troisième de la dernière Coupe d’Europe, que les Phocéens n’avaient encore jamais battu. Deux résultats qui ont pleinement satisfait Milos Scepanovic, l’entraîneur en chef monténégrin : « On est très contents de ces deux matches. On attend cette dernière rencontre pour boucler la phase aller de la meilleure des manières et on espère se qualifier pour le top 8, mais aussi prendre la première place de la poule. »

    Marseille peut donc conclure cette première partie de la phase de poules avec trois victoires en autant de rencontres. Face à eux, Sabadell ne s’est pas encore imposé dans cette édition et semble d’un moindre calibre. « C’est une équipe qui a l’habitude de la Ligue des Champions. Elle est composée de joueurs locaux, mais aussi d’internationaux brésiliens, italiens, monténégrins… Sabadell ressemble à Barceloneta, même si Barceloneta est meilleure », décrit Milos Scepanovic.

    Le Cercle des nageurs s’impose comme un favori crédible au titre, en fin de saison, tout en se montrant prudent. Le chemin est encore très long et c’est seulement le printemps venu que l’équipe saura si elle peut devenir le premier club français à remporter la Ligue des Champions. Le coach venu du Monténégro détaille : « Notre objectif est toujours de gagner. Il fallait créer des conditions idéales et c’est le cas aujourd’hui. On est conscients de nos qualités, il faut y croire, tout en gardant les pieds sur terre. »

    Le capitaine Ugo Crousillat enchaîne : « Le pire serait de se reposer sur nos acquis. Mais c’est vrai que nous avons fait un sans-faute depuis le début de la saison. En allant deux fois d’affilée au Final four de la Ligue des Champions, on aura déjà fait mieux. Malgré tout, si on y va et que l’on finit encore quatrièmes, on sera déçus. »

    Le CNM continue d’être une machine à buts

    122 buts inscrits dans le championnat français en seulement six matches. Une moyenne de 20 réalisations par rencontre et 32 autres marquées au niveau européen. Le CNM n’en finit pas de flamber dans les bassins de France et du continent. Une puissance offensive pouvant s’expliquer d’une simple manière, indépendante de l’équipe, d’après le coach Scepanovic : « La longueur du terrain a baissé de 5 mètres cette saison (25 contre 30 auparavant). C’est une donnée à prendre en compte. Et marquer beaucoup de buts, ce n’est pas forcément ce que l’on cherche. On veut maîtriser le jeu, individuellement et collectivement. »

    Ugo Crousillat est en phase avec ce constat et met également en avant l’effectif qui l’entoure. « Cette année, le danger offensif peut venir de plus d’endroits. Au niveau de la qualité de shoot, il y a plus de danger que la saison dernière. » Plus de tirs, de duels, des transitions plus rapides, le water-polo s’est aussi modernisé et le CNM utilise à son avantage ce changement. Sabadell pourrait bien en faire les frais.

    Le CNM toujours invaincu cette saison

    Le Cercle des nageurs de Marseille s’impose comme l’équipe à battre au niveau national. Désormais installé parmi les meilleures formations européennes, le CNM domine le championnat de Pro A. Sur les cinq premiers matches, cinq victoires avec au moins 11 buts d’écart, 20 buts marqués au minimum.

    La machine ne s’est pas encore enrayée après deux mois de compétition. Il y a eu des hauts et des bas contre Strasbourg mais, finalement, les Phocéens ont su serrer la vis dans les deux dernières périodes pour s’imposer 18 à 17. Le bilan est dans le vert et la dynamique devrait se poursuivre jusqu’à début décembre.

    Le 2 décembre, le CNM accueille un cador, Barceloneta, en Coupe d’Europe.

  • Secchi, des rêves plein la tête dans et hors des bassins

    Secchi, des rêves plein la tête dans et hors des bassins

    Il ne lui manquait plus qu’une case à cocher dans le giron des plus grandes compétitions. Clément Secchi (25 ans) a été convoqué, la semaine dernière, avec l’équipe de France de natation pour participer aux championnats d’Europe Petit bassin, du 2 au 7 décembre, à Lublin, en Pologne. « Je suis très satisfait de ce début de saison », souligne le pensionnaire du Cercle des nageurs de Marseille.

    Ce dernier a retrouvé un train de vie plus paisible, après l’année « rock n’roll » qu’il a vécue avec les Jeux olympiques à domicile. Même si le rythme est toujours aussi effréné. « Je savais que je devais faire mes meilleurs temps pour me qualifier à ces championnats d’Europe, parce que les standards de la Fédération française étaient très difficiles », ajoute-t-il, conscient que la base nationale est fixée par rapport au troisième temps européen. Secchi s’est surpassé en explosant son record personnel avec un temps de 22’39 sur le 50 m papillon. Le vice-champion de France de la catégorie, qui a conclu les championnats nationaux avec trois médailles d’or (4×50 nage libre, 4×50 4 nages et 200 m papillon) et trois médailles d’argent (100 m nage libre, 50 m et 100 m papillon), a ainsi gagné son ticket pour l’Euro 2025. Sa sixième sélection chez les Bleus. « Je suis encore loin d’avoir l’expérience de Damien Joly », s’amuse l’Aixois, en rappelant que le capitaine tricolore cumule une vingtaine de convocations.

    Avenir planifié

    Mais à 25 ans, le prodige du CNM n’est plus « le minot » du groupe France. Des adolescents comme Sauveur Cristofini (16 ans), l’un des élèves de Philippe Lucas à Martigues Natation, poussent fortement dans son dos. « C’est sûr que ça fait bizarre de voir que les années passent », sourit celui qui n’avait pas le niveau, à 18 ans, pour rejoindre l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) ou l’équipe de France junior. « Mais je suis toujours là, prêt à prendre progressivement un rôle plus important », poursuit-il.

    Avant de songer à reprendre le capitanat, Clément Secchi va devoir connaître « des performances encore plus élevées ». Il s’entraîne dans ce but, au quotidien, aux côtés de l’Égyptien Youssef Ramadan, champion NCAA (universités américaines). Les deux nageurs se sont rencontrés aux États-Unis, lorsque l’étudiant provençal a rejoint l’Université du Missouri, un an après ses quatre saisons passées à l’Université McGill, au Canada. « Je suis meilleur que lui en grand bassin, il est meilleur que moi en petit bassin. Je suis un peu plus côté endurance, lui est plus côté sprint. Et surtout, lui est très fort en coulée. Moi, c’est plus sur la nage, donc on se complète très bien », détaille celui qui espère un jour se retrouver en finale des championnats du monde avec son fidèle partenaire d’entraînement.

    La tête sur les épaules, Secchi a conscience qu’il ne vivra pas éternellement dans les bassins. Diplômé d’un Bac+5 en management, il a monté, l’année dernière, une entreprise d’accompagnement des étudiants européens dans leurs démarches auprès d’universités américaines. « On a déjà envoyé plus d’une vingtaine d’athlètes et on a déjà signé une vingtaine d’autres qui vont partir dans les prochaines années », annonce le médaillé de bronze aux JO de Paris 2024. Ce dernier, dont la carrière a décollé depuis son départ pour l’Amérique, espère avec ce projet « changer la vie d’un certain nombre de jeunes français ».

  • Lorris Canovas, prêt à accueillir ses anciens copains alsaciens avec le CNM

    Lorris Canovas, prêt à accueillir ses anciens copains alsaciens avec le CNM

    Après leur triomphe à Barceloneta en Ligue des Champions mercredi soir (11-12), les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille retrouvent l’Hexagone, ce samedi (à 18h) au bassin Pierre-Garsau, pour disputer la rencontre phare du championnat national face à la Team Strasbourg. Et parmi eux figure un ancien pensionnaire du bassin alsacien : Lorris Canovas.

    Le défenseur-pointe international français de 24 ans, débarqué dans la cité phocéenne lors de la dernière intersaison, a disputé quatre saisons dans l’Est. « C’était la première fois que je partais de Nice, dont les objectifs commençaient à redescendre un peu », raconte le Maralpin d’origine. « Je me suis dit que Strasbourg était un club qui allait me faire passer un cap dans ma carrière. J’ai beaucoup appris là-bas, avec des joueurs d’expérience », poursuit l’ancien coéquipier d’Hugo Fontani, le gardien phare de l’équipe de France.

    Dans la capitale de l’Europe, Lorris Canovas a découvert le plus haut niveau. Ses bonnes performances lui ont permis de vivre ses premières sélections avec les Bleus, où il a pu faire la connaissance d’un certain nombre de poloïstes du CNM. « Je savais que mon prochain objectif était de rejoindre Marseille, qui est le meilleur club français », souligne-t-il, conscient qu’il était temps pour lui de passer dans un environnement plus compétitif. « Le niveau est très haut ici. Tous ces très bons joueurs sont tout le temps en concurrence, ils travaillent avec beaucoup d’acharnement et sont toujours amenés à se dépasser. C’est un mélange dont j’ai besoin pour progresser », ajoute celui apprécie l’exigence de son nouvel entraîneur Milos Scepanovic.

    Au bassin Pierre-Garsau, le Niçois a retrouvé des visages familiers. D’abord celui de Marc Amardeilh. L’adjoint du technicien monténégrin a séjourné deux saisons sur le banc strasbourgeois. Puis celui d’Andréa De Nardi, qu’il connaît depuis son enfance. « C’est son père qui m’a appris à nager et qui m’a initié au water-polo », raconte Canovas, lors de vacances passées dans un village dans les montagnes près de la cité des Anges. Ils se sont retrouvés quelques années plus tard, lorsqu’il a intégré l’Olympic Nice Natation, où il a évolué avec le petit frère d’Andréa. Le water-polo, c’est très souvent une histoire de famille.

  • Larumbe Gonfaus, le Gaudí de la formation marseillaise

    Larumbe Gonfaus, le Gaudí de la formation marseillaise

    Il a vécu le choc des deux côtés du bassin Sant Sebastià. Marc Larumbe Gonfaus (31 ans), ailier espagnol du Cercle des nageurs, affronte ce mercredi (20h30) ses anciens coéquipiers du Zodiac CNA Barceloneta, à l’occasion de la deuxième journée de la Ligue des Champions. « C’est un match spécial à mes yeux, ça fait toujours bizarre de revenir chez moi », lance le double champion d’Europe et du monde avec la sélection espagnole, originaire de Barcelone.

    Le natif de la ville de Gaudí a toujours évolué dans un club de la cité comtale : il a commencé sa carrière à Catalunya, puis à Mediterrani, avant de rejoindre le grand Barceloneta, avec lequel il remportera pas moins de 26 titres nationaux en neuf saisons. « C’est un grand défenseur, sans aucun doute l’un des meilleurs au monde », loue Milos Scepanovic, l’entraîneur du Cercle des nageurs de Marseille. « Il fait partie des joueurs fiables que l’on rêve tous d’avoir dans son équipe. Il est capable de canaliser les meilleurs attaquants de la planète. En plus de ses qualités défensives, il possède une excellente vision du jeu et place le collectif avant sa propre personne. C’est un leader d’équipe qui aime et se donne à fond pour son équipe », ajoute avec passion le technicien monténégrin.

    Défenseur dans l’âme

    « La vérité, c’est que j’ai envie de marquer des buts et de devenir un joueur comme (Ugo) Crousillat, (Alexandre) Bouet ou (Thomas) Vernoux », s’amuse le Barcelonnais, très modeste sur ses talents de poloïste. « Mais défendre est ce que je fais de mieux. Toute ma vie, tous mes entraîneurs m’ont dit que je devais défendre les buteurs de l’autre équipe. Je fais ça à chaque match et à chaque entraînement depuis que j’ai 12 ans », raconte-t-il.

    Lors de sa première saison avec les Marseillais, l’an passé, Marc Larumbe a vécu la désillusion dans le Final Four de la Ligue des Champions, où un certain Barceloneta a privé le club phocéen d’un podium historique. « Je pense qu’ils avaient montré un peu plus d’envie que nous », reconnaît l’international espagnol, conscient que le CNM reste sur une série de cinq défaites d’affilée face à l’ogre hispanique. Leur dernière victoire remonte en janvier 2013, soit un an avant le premier sacre européen des Catalans.

    « Quand tu sais qu’une dizaine de joueurs de Barceloneta sont convoqués à chaque rassemblement international pour représenter l’Espagne, qui reste une des meilleures nations du water-polo, tu t’attends à ce que la confrontation soit difficile », note Larumbe, qui s’épanouit désormais à Marseille, « une ville qui ressemble beaucoup à Barcelone ». « Je m’y sens très bien, il y a juste le mistral qui me gêne », pointe celui qui était pourtant habitué aux vents violents de la tramontane.