Tag: CMA CGM

  • Le projet de relance de Fibre Excellence suscite l’intérêt

    Le projet de relance de Fibre Excellence suscite l’intérêt

    L’idée, c’est de fabriquer « des types de pâtes à papier différents destinés à d’autres marchés, comme le fibrociment, les produits d’isolation électrique ou tout ce qui est destiné à la ouate de cellulose », explique Jean-Michel Bulinge, délégué CGT du site de Tarascon. De quoi envisager le retour à l’emploi des 270 salariés laissés sur le carreau en juillet. Voire, de créer d’autres emplois, grâce au volet « diversification ».

    Ce projet de reprise de l’activité bâti durant des semaines par les ex-salariés, l’UD CGT avec l’appui de consultants externes a encore d’autres atouts : de meilleurs rendements, des coûts de production à la baisse à inscrire au bénéfice de l’entreprise. Le dossier présenté aux pouvoirs publics lors d’un tour de table à la communauté d’agglo d’Arles vendredi 2 octobre s’appuie en effet sur une diversification de la production. Il implique la création d’une filière de valorisation des déchets. « L’idée c’est de recycler des déchets de bois, des palettes, des cagettes ».

    Depuis la fermeture du site, la filière bois « n’a pas de solution sur les régions Rhône Alpes, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur pour traiter tous nos résidus » s’est inquiétée Nathalie Triboulet, la présidente du syndicat qui représente 5 000 emplois. À Fos-sur-Mer, « l’incinérateur EveRé est saturé. On doit exporter nos déchets valorisables, déplore encore Jean-Michel Bulinge. Des acteurs locaux et des partenaires nationaux ont déjà fait connaître leur intérêt pour notre projet ».

    Ne pas laisser pourrir

    Si la Région Sud ne s’est pas montrée fermée et a proposé son accompagnement, elle ne s’est pas engagée et ne s’est « pas interdit toutes les autres pistes pour faire vivre ces 35 ha idéalement situés avec un quai neuf de déchargement sur le Rhône » avait relativisé Cyril Juglaret, président de la commission des appels d’offres. CMA-CGM, Total et d’autres partenaires de la Région ont d’autres visées que la continuité de l’activité papetière.

    Et le temps presse. Les salariés craignent que le démantèlement ne soit déjà à l’œuvre sur le site, bien qu’il ait été placé sous la responsabilité de l’Ademe sur décision préfectorale. Des signes inquiétants ont été constatés : « Des valeurs inhabituelles de matières en suspension à la sortie de la station d’épuration de l’usine de pâte à papier à Tarascon ». Ils ont relevé, samedi 3 octobre, « en 24h, des valeurs de 400mg/L alors que la norme est de 35mg/L et quand nous avons quitté le site ces valeurs étaient de 28mg/L », explique le syndicaliste, qui demande la présence de salariés du site pour surveiller les écrans.

  • Pas de repreneur pour les chaînes locales de BFM

    Pas de repreneur pour les chaînes locales de BFM

    Les chaînes locales de BFMTV ne changent pas de pavillon, mais accusent le coup. Après que CMA Media, branche dédiée aux médias de l’armateur marseillais CMA-CGM, avait annoncé fin juin sa volonté de vendre les BFM locales pour des raisons économiques, sa directrice générale annonce finalement qu’aucun repreneur assez solide n’a été retenu. « Aucune condition de reprise offrant des perspectives suffisamment solides et sécurisées pour l’activité et les équipes n’a été réunie », explique, ce mercredi, Claire Léost, directrice générale de CMA Media, dans un communiqué interne repris par nos confrères de l’AFP. Une nouvelle qui évite une reprise potentiellement sanglante pour l’emploi, mais qui n’évite pas une réorganisation qui s’annonce douloureuse.

    Onde de choc

    pour les salariés

    En effet, Claire Léost évoque une « transformation » desdites chaînes vers « une offre davantage consacrée à l’économie, aux entreprises et aux transformations des territoires » en lien avec La Tribune et BFM Business, également propriétés de la CMA-CGM. Surtout, la fermeture de deux chaînes est tout de même prévue : « L’activité de BFM Normandie et de BFM Dici ne serait pas maintenue. Le projet et ses conséquences sociales feront l’objet d’une procédure d’information-consultation. »

    De quoi faire réagir les salariés, qui ont rédigé une lettre ouverte et signée par 99,2% de 122 travailleurs des chaînes. « Nous refusons de subir encore davantage l’amateurisme qui semble guider les choix de notre direction depuis plus d’un an. C’est notre avenir à nous, salariés, qui est en jeu, même si elle, ne s’en est jamais souciée », écrivent les salariés. Ils font part de leur « souffrance et d’une profonde colère ». Et demandent à leur direction qu’elle tienne « ses engagements » notamment pour un plan de départ volontaire « afin de permettre aux salariés qui voudraient partir d’avoir une porte de sortie digne ».

  • Les marins de Corsica Linea en grève et sur le pavé

    Les marins de Corsica Linea en grève et sur le pavé

    Coup de colère en mer également du côté de la CGT des Marins de Marseille et de la CGT Corsica Linea. Le syndicat a appelé à la mobilisation dans le cadre d’un appel national et c’est sur le pont des navires de la compagnie maritime corse que la tempête fait particulièrement rage.

    Le Jean Nicoli est resté à quai, rejoint par le Vizzavona, qui ne bougera pas non plus durant 48 heures. Une grève reconductible, dont le secrétaire général de la CGT Marins de Marseille, Frédéric Alpozzo, est déjà convaincu, « sauf surprise » qu’elle sera reconduite après l’assemblée générale. Il appelle d’ores et déjà « tous les personnels navigants à la grève ». En cause : « Nous refusons que le Vizzavona sorte de la flotte de la compagnie. Cela représenterait la perte de 90 emplois marins français en CDI », précise le syndicaliste.

    Cette décision attise d’autant plus la colère des équipages que « les actionnaires des deux compagnies, les dirigeants, ont signé un accord d’affrètement sans avoir l’aval, ni même avoir consulté les élus des personnels dans le CSE (comité social économique) ».

    Par ailleurs cette décision arrive en contradiction d’un accord d’entreprise « où la règle prévue est un départ pour une embauche ». Deux motifs qui ont conduit le CSE à déclencher une procédure devant le tribunal.

    Quelle stratégie ?

    Ce mardi, après la mobilisation, un CSE extraordinaire a été convoqué à la demande des représentants des personnels. Quel est le projet des deux compagnies, La Méridionale (groupe CMA-CGM) et Corsica Linea, qui jusqu’alors étaient partenaires dans la délégation de service public sur la desserte de la Corse ? « Depuis des mois, on se bat pour que la Méridionale et Corsica se repositionnent sur l’Algérie dans une stratégie commune depuis Sète pour faire barrage à la compagnie low-cost GNV, qui use de dumping social », indique Frédéric Alpozzo. Cette décision va à l’inverse de ce qui avait été annoncé par les compagnies.

    De même, interpellé sur cette question, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait rassuré, dans un courrier du 28 juillet dernier à la présidente socialiste de la Région Occitanie, Carole Delga, sur l’organisation d’une réunion de suivi « allant dans le sens du renforcement de la compétitivité du pavillon, du suivi des contrôles opérés, de la coopération des ports de la façade, de la transition énergétique, de la formation et de l’emploi des marins français, de la continuité territoriale et de nos relations avec l’Algérie sur le maritime ».

    La réunion est très attendue sur le port de Marseille. Car le risque d’un sabordage est toujours bien identifié du côté des marins, craint Pierre Maury, élu CGT au CSE. La grève se poursuit ce mercredi chez Corsica Linea.

  • Chez Cezanne, une plaque pour l’armateur CMA-CGM

    Chez Cezanne, une plaque pour l’armateur CMA-CGM

    Ils sont une poignée de mécènes à avoir contribué aux réhabilitations des lieux de vie de Paul Cezanne. Pour qu’ils puissent, d’abord, être dévoilés au grand public à l’occasion de l’année Cezanne, mais aussi pour que leur restauration soit poursuivie sur le long terme. À la Bastide du Jas de Bouffan, maison familiale du peintre, le principal soutien financier s’avère être CMA-CGM, armateur et groupe mondial de transport maritime.

    500 000 euros ont été donnés pour la restauration, notamment, du Grand Salon, dans lequel se poursuivent les recherches scientifiques qui ont permis de dévoiler des fragments de l’œuvre de Cezanne, à même le mur. « Ils ont souhaité se concentrer sur le cœur battant », précise-t-on du côté de la Ville. En remerciement, une plaque a été dévoilée à la Bastide, lors d’une cérémonie tenue ce vendredi, suivie d’une visite du site et de ses avancées.

    « Ce patrimoine, cette Bastide, est la depuis déjà de nombreuses années. Pour nous, CMA-CGM, c’est extrêmement important qu’elle puisse préserver, continuer cette histoire, cette narration qu’elle fait de ce territoire et c’est pour ça qu’on a souhaité s’engager, aux côtés du maire, dans la rénovation de ce patrimoine », déroule Benoît Tournebize, qui représentait CMA-CGM. « Ça a été une aventure assez étonnante », souligne de son côté Sophie Joissains, maire d’Aix-en-Provence, qui retrace l’engagement signé, en septembre 2024, l’engagement signé par les deux parties pour la conservation de ce bout de patrimoine avant d’ajouter : « Nous ne serons plus là pour admirer toutes les restaurations qui auront été faites à ce moment-là mais nous espérons que ce sont des générations d’enfants qui pourront admirer cette belle Bastide qui aujourd’hui n’est pas encore totalement terminée… » À suivre.

  • Répondre à la précarité étudiante grandissante

    Répondre à la précarité étudiante grandissante

    « Selon une enquête d’Aix Marseille Université (AMU) sur un panel de 1 200 étudiants, 37% d’entre eux ont du mal à satisfaire leurs besoins vitaux » expose Nicolas Mascret vice président AMU. Et de poursuivre : « Il nous fallait agir, et dépasser la distribution de colis alimentaire dégradante et stigmatisante, pour un étudiant dans une file d’attente. »

    Depuis janvier 2026, la faculté Saint-Charles bénéficie d’un espace de 120 m2, composé de 5 conteneurs, offert par la Fondation CMA-CGM. Une épicerie solidaire et sociale (ESS) s’est ouverte, l’étudiant fait désormais ses courses lui-même. Il dispose d’une cagnotte définie sur critères. « Il y a une réduction de 90% pour les denrées alimentaires et de 70% pour les produits d’hygiènes. Avec 300 étudiants par mois, la demande croissante. En 6 mois, 7,3 tonnes de denrées ont été vendues » explique Nicolas Mascret.

    Étendre le dispositif

    Avec 54 sites universitaires, sur 10 villes et 4 départements, une ESS étudiante itinérante est devenue une évidence en Région sud Paca. « L’idée est de mobiliser notre réseau sur tout le territoire pour favoriser des réponses concrètes pour que la précarité ne soit plus un frein à la réussite » explique Lamri Adoui, président de France Université. Ainsi, l’université du Havre Normandie devient le prochain campus équipé de conteneurs « dont l’épicerie solidaire sera le cœur », confirme Pédro Lages Dos Santos président de cette université. Suivra l’Université de Mayotte toujours selon le même modèle partenarial. « Nous avons l’ambition de répondre à un besoin concret en apportant des solutions qui le sont tout autant » conclut Zoé Waldmann responsable communication de la Fondation.

  • Decathlon – CMA CGM en route vers le Tour de France

    Decathlon – CMA CGM en route vers le Tour de France

    Plus que neuf jours avant l’un des plus grands événements sportifs planétaires. Le Tour de France est un incontournable de l’été, rendez-vous extrêmement populaire rythmant le mois de juillet des Français et des fans de bicyclette. Pour la première fois depuis 2019 et les exploits de Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot, un Tricolore est attendu au sommet du classement général. Son nom : Paul Seixas. Son âge : 19 ans. Le jeune prodige de l’équipe Decathlon – CMA CGM a évolué de manière folle en l’espace de 12 mois, au point de devenir un candidat crédible au podium final.

    Vainqueur du Tour du Pays basque, de la Flèche wallonne et de la Faun-Ardèche Classic, il a également terminé deuxième de Liège-Bastogne-Liège et des Strade Bianche, derrière l’intouchable Tadej Pogacar. Un début d’année 2026 idéal, sans accroc par rapport au plan préparé par la formation mi-lilloise, mi-marseillaise. Jusqu’au Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Criterium du Dauphiné). Lors de la 7e et avant-dernière étape, le jeune Français chute et se retrouve diminué. Il abandonne finalement le lendemain, à quelques heures de l’arrivée de cette édition 2026.

    Une sélection pas

    encore fixée

    Ce coup d’arrêt a permis au Lyonnais de relativiser et d’apprendre car il sait que cet incident est de sa faute. « Je le méritais parce que j’ai fait une connerie », avait-il lâché à l’issue de la 7e étape. Depuis, place au repos, à des séances sur home trainer, avant d’effectuer un dernier stage en altitude, aux Arcs (Savoie).

    Ce mardi, l’équipe Decathlon – CMA CGM a repoussé ses annonces liées au Tour de France. Une inquiétude pour Paul Seixas ? Non, puisque l’encadrement sportif a directement assuré qu’il serait présent lors du Grand départ, à Barcelone. Une conférence de presse prévue mercredi, en Savoie, a été annulée. Le jeune coureur et ses coéquipiers devaient parler aux journalistes avant de débuter la Grande Boucle.

    Ces incertitudes concernent donc la composition de l’équipe autour du Lyonnais. Certains des hommes prévus pour l’accompagner seraient malades, à commencer par Daan Hoole. Le Néerlandais, précieux élément sur le plat, a dû déclarer forfait pour le contre-la-monte du championnat des Pays-Bas.

    Si Nicolas Prodhomme, Aurélien Paret-Peintre et Stefan Bissegger semblent assurés de figurer dans l’équipe, quatre autres tickets sont encore à attribuer. Léo Bisiaux a notamment abattu un travail monstrueux durant l’automne pour mettre sur orbite Paul Seixas. Ensuite, Decathlon – CMA CGM devra choisir le all-in sur son meilleur talent ou s’il joue la carte du sprint. Olav Kooij est arrivé cet hiver chez les Français dans le but de participer au grand rendez-vous de l’été. Longtemps absent cette saison, il a débuté 2026 au mois de juin. Avec réussite, puisque le sprinteur de 24 ans a empoché trois victoires dans un laps de temps réduit. Si ses directeurs sportifs lui font confiance, Tiesj Benoot devrait aussi être de la partie. Le Belge est le poisson-pilote, dernier lanceur de Kooij.

    La sélection sera dévoilée en début de semaine. Il sera ensuite temps de préparer le voyage vers la Catalogne.

    Deux équipes ont dévoilé leur composition

    Les formations Visma – Lease a bike et Uno-X Mobility ont déjà révélé le nom des huit coureurs qui seront au départ du Tour de France. Visma aura pour leader Jonas Vingegaard et, même sans Wout Van Aert blessé, l’équipe a fière allure. Matteo Jorgenson, Sepp Kuss, Davide Piganzoli et le Français Bruno Armirail seront notamment de la partie.

    Formation 100% scandinave, Uno-X Mobility aligne des coureurs danois et norvégiens au départ à Barcelone. Tobias Halland Johannessen sera la carte classement général de l’équipe, Jonas Abrahamsen, Magnus Cort, Anthon Charmig et Soren Waerenskjold sont des candidats à une victoire d’étape.

  • Le Notre Dame intègre la flotte CMA CGM

    Le Notre Dame intègre la flotte CMA CGM

    Il a débuté sa première rotation commerciale à Shanghai, en Chine, avant de rejoindre la France et l’Europe au début du mois de juillet. Long de 400m, large de 62m et haut de 75m, le CMA CGM Notre Dame est conçu pour transporter jusqu’à 24 212 conteneurs (EVP). Au-delà de sa propulsion au gaz naturel liquéfié (GNL), ce navire intègre des équipements conçus pour réduire son impact environnemental à chaque étape de son exploitation et s’inscrit dans la stratégie du groupe visant à atteindre le Net Zero Carbon d’ici 2050. Le Notre Dame ouvre une série de 10 navires nommés d’après des lieux emblématiques du patrimoine français qui seront livrés entre 2026 et 2028. Il sera inauguré lors d’une cérémonie au Havre le 2 juillet, à l’occasion de son arrivée en France.

  • La ministre de la Mer à Marseille

    La ministre de la Mer à Marseille

    Elle interviendra dans l’après-midi en clôture d’une table ronde de présentation de « l’état des lieux de la féminisation du secteur maritime », à l’École nationale supérieure maritime. L’occasion de réaffirmer sa volonté d’accélérer cette féminisation d’ici 2030.

    Elle visitera ensuite le centre de formation et d’innovation « le Tangram » de la CMA CGM basé dans la cité phocéenne.

  • La flèche Paul Seixas tape dans le mille en Belgique

    La flèche Paul Seixas tape dans le mille en Belgique

    Qualificatifs et superlatifs vont sérieusement commencer à manquer. Paul Seixas est un phénomène, personne n’en doutait. Mais face au Mur de Huy (1,4km à 8,9% de moyenne), juge de paix de la Flèche Wallonne, les doutes étaient permis quant à sa capacité à l’emporter. Sur le papier, il y avait de la concurrence, en condition de course, il n’y en a pas eu. Le coureur de la Decathlon-CMA CGM est devenu le plus jeune vainqueur de la semi-classique belge, à seulement 19 ans.

    Dans ce dernier kilomètre d’effort, le Lyonnais a géré son rythme. Après son repérage de la veille, il avait bien vu que s’enflammer, sur ce type de côte, pouvait coûter cher. À 800 mètres de la ligne, Seixas était déjà devant. Il a observé ses adversaires, avant de démarrer à 400 et porter le coup de grâce à 200 mètres pour s’imposer avec 3 secondes d’avance sur le surprenant suisse Mauro Schmid. Ben Tulett a terminé 3e, juste devant Benoît Cosnefroy. La moitié du top 10 est composée de Français. C’est la 35e victoire tricolore cette saison, une marque largement plus élevée que l’Italie et ses 23 succès depuis janvier.

    « Il peut être bon sur

    tous les terrains »

    Paul Seixas a été grand prince lors de sa première réaction, après la ligne d’arrivée. C’est à l’équipe qu’il a pensé, lorsque la première question lui a été posée. « Avant tout, je voudrais remercier tous mes coéquipiers, qui, dès le départ ont contrôlé l’échappée, m’ont replacé », a-t-il directement déclaré. Avant d’enchaîner : « Je suis content de conclure, c’est incroyable. C’est énorme, parce que l’année dernière je regardais la course devant la télé. Je savais qu’il fallait mettre un tempo dès le pied pour user un peu tout le monde. J’ai essayé de jauger mes adversaires et j’ai décidé d’attaquer au meilleur moment. »

    Une analyse simple, comme si le plan avait été déroulé sans accroc. Léo Bisiaux, Jordan Labrosse et Paul Lapeira ont excellemment emmené leur leader dans le final. Tour à tour, les hommes de la formation mi-marseillaise, mi-lilloise, ont permis au vainqueur du Tour du Pays basque d’être dans les meilleures conditions au moment fatidique. Même ses adversaires ont été bluffés, sans être vraiment surpris par l’ampleur de la performance de Paul Seixas. Benoît Cosnefroy témoignait, après s’être dépouillé à Huy. « Paul a montré qu’il était le plus fort, c’était le patron. Comme quelqu’un comme Tadej, il montre qu’il peut être bon sur tous les terrains ».

    Les rendez-vous continuent pour le Français de 19 ans, qui fera face, dès dimanche, à Tadej Pogacar et Remco Evenepoel lors de son premier Liège-Bastogne-Liège. Et il est déjà prêt pour ce dernier Monument du printemps. « Je me battrai et aujourd’hui, j’ai montré que j’étais en forme. » Cochez la date dans votre agenda, Seixas visera un nouveau podium de prestige en Belgique.

  • Vers un printemps doré pour l’équipe Decathlon-CMA CGM ?

    Vers un printemps doré pour l’équipe Decathlon-CMA CGM ?

    Decathlon-CMA CGM voulait passer un cap en 2026 et le début de saison lui donne raison. Avec l’arrivée de l’armateur marseillais en tant que sponsor, la formation a changé de dimension et se trouve actuellement à la 4e place mondiale au classement UCI. 16 victoires depuis janvier avec six coureurs différents, l’équipe française s’est sublimée sur tous les terrains, qu’ils soient plats ou pentus.

    Nouvelle chance de lever les bras dès ce mercredi, puisque la Flèche Wallonne est au programme avec son final au Mur de Huy (1,4 km à 8,9% de moyenne). L’effectif aligné laisse présager de belles choses, puisque Paul Seixas est au départ. Vainqueur du Tour du Pays basque avec la manière -c’est peu dire-, le Tricolore de 19 ans s’attaque à la course belge pour la première fois. Il est l’un des favoris avec d’autres Français comme Dorian Godon, Kévin Vauquelin ou Lenny Martinez.

    Dès dimanche, Seixas enchaînera avec Liège-Bastogne-Liège, dernier Monument du printemps. En Belgique, le Lyonnais sera bien entouré avec notamment Paul Lapeira, Jordan Labrosse ou Noa Isidore. De quoi nourrir des ambitions, et viser au minimum un podium pour sa découverte des courses dites « ardennaises ».

    Un Giro avec ambition

    Ensuite, il sera temps de penser au Giro, le Tour d’Italie, du 8 au 31 mai. La composition de l’équipe n’est pas encore entièrement arrêtée, mais les leaders ont déjà été désignés. Felix Gall aura pour objectif de finir le plus haut possible lors de ces trois semaines de compétition. Il fera face à Jonas Vingegaard, João Almeida ou encore Jay Vine. Sur les étapes de sprint, Tobias Lund Andresen sera inévitablement un homme à surveiller. Arrivé cet hiver, le Danois de 23 ans brille de mille feux. Quatre podiums dont une victoire sur le Tour Down Under, un succès à Tirreno-Adriatico, une 2e place sur In Flanders Fields, le sprinteur crève l’écran au plus haut niveau mondial et sera une carte intéressante en Italie.

    Il est encore trop tôt pour évoquer les courses de juin et le Tour de France. Tout dépendra du choix de Paul Seixas. Une participation dès cette année à la Grande Boucle l’emmènerait aussi sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Criterium du Dauphiné). Quid du Tour de Suisse également ? Les réponses devraient tomber début mai, une fois les décisions arrêtées. En attendant, les échéances s’enchaînent pour une formation aux accents à la fois nordistes et marseillais.