Tag: CMA CGM

  • Le transport fluvial entre Fos et Lyon se renforce

    Le transport fluvial entre Fos et Lyon se renforce

    Axe majeur pour le développement du Grand Port maritime de Marseille, la liaison MeRS (Méditerranée-Rhône-Saône) bénéficie de plusieurs annonces d’investissements inédits, ce vendredi. Et ce, à la suite d’un déplacement du ministre des Transports, Philippe Tabarot, et du président-directeur général, de la CMA CGM, Rodolphe Saadé, à Lyon, la veille. Et son entreprise montre les muscles avec « le lancement d’un projet de barge fluviale électrique et hybride sur l’axe Fos-Lyon ». Un navire « durable » de 185 mètres de long et d’une capacité de 156 EVP [équivalent vingt pieds, unité de mesure de volume de conteneurs]. La mise en service de la barge est « prévue à l’horizon 2028 » et implique « la création de stations de recharge dédiées le long du Rhône ».

    40 millions pour

    un terminal

    L’entreprise annonce aussi « investissement de 40 millions d’euros » pour moderniser les installations du Lyon Rhône Terminal (LRT). Si les travaux « seront lancés dès cette année », l’horizon est fixé à 2030 cette fois et dans l’objectif de « doubler les volumes fluviaux et ferroviaires ».

    D’un autre côté, le port de Marseille-Fos, la compagnie nationale du Rhône (CNR) et les voies navigables de France (VNF) s’associent pour le lancement d’un « nouveau dispositif d’aide pour soutenir le transport fluvial de conteneurs entre Fos et Lyon ». Le tout, afin de participer à la régularité des flux sur le fleuve puisque les financements entendent « aider les opérateurs fluviaux à maintenir leurs services même en cas d’aléas ». Le port et la CNR participent à hauteur de 100 000 euros chacun quand les VNF mettent 50 000 euros sur la table. Concrètement, le dispositif « repose sur une aide forfaitaire et un suivi mensuel ».

  • L’ambitieux projet de Decathlon- CMA CGM

    L’ambitieux projet de Decathlon- CMA CGM

    Entre Marseille et Lille, pour briller au niveau planétaire. L’équipe Decathlon-CMA CGM est prête à changer de dimension à l’aube d’une année charnière pour cette formation ambitieuse. L’arrivée de la compagnie maritime comme sponsor principal rebat les cartes. Les moyens sont plus élevés, les attentes aussi. « Il y a de l’attente vis-à-vis du partenaire mais aussi vis-à-vis de nos dirigeants, qui ont recruté des coureurs talentueux. À partir de là, nous à la direction sportive, il faut bien travailler avec les collègues pour que la mayonnaise prenne bien et qu’on soit déjà opérationnel rapidement pour prendre des bons automatismes et avoir une bonne dynamique », explique Nicolas Guillé, le directeur sportif qui accompagnera les coureurs sur le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise.

    L’équipe World Tour se rapproche désormais des meilleurs collectifs du monde. Le staff s’est étoffé, le recrutement gonfle les ambitions et Decathlon- CMA CGM est attendu en haut des classements sur chaque course. Chaque détail compte pour entourer au mieux les cyclistes, comme le raconte Nicolas Guillé : « On essaie de se mettre au niveau de grosses équipes comme Visma ou UAE. Je pense que maintenant on a des personnes compétentes dans chaque secteur, des personnes brillantes pour le haut niveau. Chaque secteur, la nutrition, l’entraînement, la mécanique, tous ces secteurs sont très très pointus maintenant et on a besoin des meilleurs. »

    Preuve de ce nouveau statut, deux directeurs sportifs d’excellence ont rejoint la formation française durant l’intersaison. Mark Renshaw est celui qui a mené le légendaire Mark Cavendish à tant de victoires. L’ex-sprinteur Heinrich Haussler, 2e de Milan-San Remo 2009, a aussi signé un contrat avec l’équipe dirigée par Sébastien Joly.

    Paul Lapeira, leader désigné à Marseille

    Le Grand Prix de Marseille- La Marseillaise et les autres courses prévues dans le sud de la France revêtent d’une importance particulière pour Decathlon-CMA CGM. Avec ce partenaire phocéen, l’objectif est de gagner le 1er février. « C’est vrai que notre équipe a un petit peu ce devoir de gagner ces courses-là, rappelle Nicolas Guillé. Maintenant ce n’est pas les plus faciles mais en tout cas on va avec l’ambition de gagner. » Le champion de France 2024 Paul Lapeira sera le leader mais « sur ces courses on essaie aussi de faire profiter les plus jeunes, alors que dans les courses World Tour, ils ont vraiment un rôle spécifique ».

    Avec 28 coureurs sous contrat en 2026, Decathlon-CMA CGM a la possibilité de gagner sur n’importe quel jour de course. Benoot, Kooij, Paret-Peintre, Scotson, Bissegger, Gall, Prodhomme et bien sûr Paul Seixas, tant de noms pouvant lever les bras à travers une année. Les Tricolores ont même déjà ouvert leur compteur avec la récente victoire de Tobias Lund Andresen lors du Tour Down Under, en Australie. Et l’idée est de réaliser la même chose, le 1er février, lors du Grand Prix cycliste.

    « Notre équipe a un petit peu ce devoir
    de gagner
    ces courses-là »

  • Nicolas Guillé : « Des objectifs très élevés sur les Grands Tours »

    Nicolas Guillé : « Des objectifs très élevés sur les Grands Tours »

    La Marseillaise : Quels sont vos grands objectifs en 2026 ?

    Nicolas Guillé : Déjà de gagner des courses. Après, il y a des passages obligés, des courses comme Paris-Nice, comme les classiques flamandes, Paris-Roubaix aussi, car nous avons notre partenaire mécanique basé dans la région. C’est un gros objectif de la saison. Ensuite, on va vite arriver sur le Tour de France. On va dire que nous avons des objectifs très élevés sur les Grands Tours. Il faut qu’on essaie de passer un cran, de pouvoir vraiment rivaliser, de s’approcher du podium sur ces courses-là.

    En regardant en détail votre effectif, on dirait que vous pouvez gagner sur tous les terrains. Qu’en pensez-vous ?

    N.G. : Oui, c’est vrai qu’on a des coureurs qui vont assez vite, qui passent bien les bosses. On a un collectif assez fort. Avec le recrutement de sprinteurs, nous allons devoir avoir une approche différente de la course. Ce sont des choses assez nouvelles pour nous, on n’a jamais eu trop de sprinteurs dans l’équipe. Et c’est vrai qu’avec le recrutement de Mark Renshaw, de coureurs aguerris autour d’Olav Kooij, on est plutôt confiant avant d’attaquer cette nouvelle année.

    2026 sera une année importante pour le grand espoir Paul Seixas. Est-il prêt à affronter le gros programme qui l’attend ?

    N.G. : Oui, bien sûr, mais c’est vrai que l’on souhaite le couver au maximum, avec que des experts autour de lui. On essaie qu’il ait la meilleure approche possible de sa saison, sachant qu’il est jeune et qu’il faut faire attention à tout avec lui. Il n’y a pas de pression particulière. On le laisse venir sur les courses. On sait que c’est un coureur qui est déjà mûr, il sait ce qu’il veut. Après, l’expérience va venir au fil des mois, des années. L’idée, c’est vraiment de ne pas lui mettre la pression. Il faut placer de bons coureurs à ses côtés pour l’amener à faire de bons résultats. Il faut juste lui laisser le temps et les performances viendront par elles-mêmes.

  • Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

    Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

    Qui succédera à Valentin Ferron (Cofidis) au
    palmarès du Grand
    Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise ? À un peu plus d’un mois du départ, les équipes prétendantes à la victoire de cette 48e édition se sont déjà déclarées. Et comme chaque année, certaines des meilleures formations mondiales font le déplacement pour participer à l’une des plus belles compétitions du circuit européen, inscrite au calendrier UCI Europe Tour 2025 en catégorie 1.1. Cette classification attire donc tout naturellement de grosses écuries de l’UCI World Tour. Elles seront quatre cette année à se présenter sur la ligne de départ de la plus marseillaise des courses cyclistes : Alpecin Deceuninck (Belgique), Décathlon CMA-CGM, Groupama-FDJ et Lotto Dstny (Belgique). Toutes les quatre étaient déjà candidates au titre l’année passée, mais Lotto Dstny a entre-temps évolué, passant d’équipe Pro Team à World Team. Parmi les habitués, Décathlon, qui n’est désormais plus associé à AG2R La Mondiale, sera une nouvelle fois très attendue sur la ligne d’arrivée. Le prodige tricolore Paul Seixas et le grimpeur Nicolas Prodhomme avaient réussi à se hisser dans le top 10 de la dernière édition, au terme d’un finish au sprint mémorable sur le faux plat en direction du campus de Luminy.

    Les ProTeams font de l’œil

    Si Groupama-FDJ avait retenu le Marseillais Maxime Décomble pour cette course l’année passée, Sébastien Joly, directeur sportif de Décathlon CMA-CGM, pourrait aligner un autre ancien pensionnaire du VC la Pomme : Matisse Bonnet, qui a récemment intégré l’équipe U19. Toujours utile d’avoir un local de l’étape dans ses rangs. Comme le Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise représente la première étape de la Coupe de France, les formations Pro Teams alignent toujours de grands noms. Neuf d’entre elles seront au départ du stade Vélodrome : Toscana Factory Team-Vini Fantini (Italie), MBH Bank CSB Telecom Fort (Italie), Caja Rural Seguros RJA (Espagne), Unibet Tietmat Rockets, Total Energies, Euskatel Euskadi (Espagne), Equipo Kern Pharma (Espagne), Burgos Burpellet PH (Espagne) et Cofidis, le tenant en titre. Toutes ces équipes, sauf les Italiens de MBH Bank CSB Telecom Fort, ont déjà participé à cette course et se retrouvent très souvent proches du podium, à l’instar de Kern Pharma, qui comme Décathlon, comptait l’année dernière deux de ses représentants dans le Top 10. D’ailleurs, Pau Miquel est le seul à avoir intégré le top 10 des deux dernières éditions.

    Six Conti visent l’exploit

    Et pour compléter ce peloton de haute volée, six équipes Conti tenteront de rééditer l’exploit réalisé par l’ancien Pommier Justin Jules, seul coureur à avoir remporté le Grand prix d’ouverture La Marseillaise en étant issu d’un club de troisième division. Quatre d’entre elles sont françaises et ont l’habitude d’être présentes au rendez-vous phocéen : CIC U Nantes, Nice Métropole Côte d’Azur, Saint-Michel-Préférence Home-Auber 93 et Van-Rysel Roubaix Lille Métropole. Deux nouvelles formations étrangères vont faire leurs premiers pas dans les hauteurs provençales : l’écurie italienne de Polti Visit Malta et le collectif suisse Elite Fondations Cycling Team, qui disputera en 2026 sa première saison en Continentale sous la houlette de Frédéric Rostaing, ancien directeur sportif du VC la Pomme. Sur ces deux dernières années, au moins un coureur d’une équipe Conti a toujours réussi à entrer dans le Top 10. Avant cela, ce n’était plus arrivé depuis le double champion paralympique Kévin Le Cunff (9e en 2019).

  • La CGT, qualifiée de « mafia des dockers », porte plainte

    La CGT, qualifiée de « mafia des dockers », porte plainte

    Dans un communiqué commun diffusé ce mercredi, la CGT des dockers et portuaires de Fos, les dockers CGT de Marseille, le syndicat CGT du Grand Port maritime et de Fluxel, ainsi que la fédération nationale CGT des ports et dock, ont annoncé qu’ils allaient déposer plainte suite à des « propos mensongers et insultants », tenus par le chroniqueur de l’émission « Les Grandes Gueules », Jean-Loup Bonnamy, sur les ondes de RMC ce mardi.

    « Les dockers de la CGT ont complètement détruit l’activité du port de Marseille, les bateaux préfèrent aller à Gênes, où c’est bien tenu, plutôt qu’à Marseille, où c’est complètement tenu par la mafia des dockers. Ils jouent un rôle dans le narcotrafic », osait le normalien, dans la foulée d’une visite à Marseille sans annonces concrètes d’Emmanuel Macron.

    « Les ouvriers dockers et travailleurs portuaires sont les premières victimes de ce narcotrafic et nos camarades du Havre en ont payé un lourd tribu avec l’assassinat d’un des leurs », rappellent les organisations syndicales, cinq ans après l’assassinat d’un docker CGT par des trafiquants dans le port normand. « Comment peut-on affirmer que les marchés sont détournés vers Gênes, “mieux organisé”, alors que la réalité est très différente avec une précarisation des emplois et des problématiques justement d’organisation qui amènent régulièrement à des tensions sociales en Italie ? », interpellent aussi les signataires du communiqué, soulignant que, au contraire, les propositions formulées par leurs organisations « ont été partagées par de nombreux acteurs économiques et politiques et plus particulièrement du port de Marseille – Fos ».

    « Ce genre de dénigrement nous conforte dans nos valeurs d’unité, de solidarité et de lutte des classes pour améliorer nos acquis sociaux, nos emplois et développer nos activités de nos ports », écrivent-ils. Des actions sont envisagées pour obtenir des excuses du chroniqueur, mais aussi de la chaîne et de ses propriétaires, la CMA CGM.

    De son côté, le sénateur PCF Jérémy Bacchi a aussi apporté une condamnation immédiate des propos. « Laisser entendre qu’ils seraient complices est grave, faux et irresponsable », appuie-t-il, rappelant qu’ils sont « des travailleurs essentiels qui défendent leurs droits et un outil stratégique pour le pays ».

  • Les Minots disposent d’un complexe flambant neuf

    Les Minots disposent d’un complexe flambant neuf

    Au cœur du quartier Corot, dans le 13e arrondissement de Marseille, se cache désormais un trésor bien gardé. Celui d’un complexe sportif flambant neuf, nommé en hommage à Félix-Weygand, militant syndicaliste et Résistant, qui va profiter à l’association des Minots de Marseille. Cette dernière est née en 2020 de la fusion des clubs du CA Saint-Just et de l’USC Minots du Panier. L’association y dispose de son siège, son bureau administratif et son club-house, permettant d’accueillir chaque semaine ses 610 adhérents pour des rencontres et des entraînements.

    En plus du terrain de football à onze déjà existant, le site s’enrichit d’un nouveau terrain annexe, dédié à la pratique du football à huit, et d’un nouveau terrain de futsal en plein air, unique à Marseille. Il a été co-financé par la Ville de Marseille, la Fondation Treizième Homme de l’Olympique de Marseille représenté par le président Pablo Longoria, la Fondation CMA CGM et la Ligue Méditerranée de Football, représentée par Éric Borghini. Avec la rénovation des vestiaires, de la tribune et des deux terrains synthétiques, la Ville de Marseille a investi près d’1,5 million d’euros pour finaliser le complexe, comptabilisé parmi les 28 équipements sportifs rénovés ou reconstruits depuis 2020.

    « Les éducateurs

    nous comprennent »

    « On est très fiers d’être doté de telles infrastructures », se réjouit Guillaume Boina, président des Minots de Marseille, le club qui compte le plus de licenciés en futsal au sein de la cité phocéenne. « Notre objectif, aujourd’hui, est de pérenniser nos activités, parce qu’on a évolué très vite. Nous mettons un point d’honneur à être un acteur social important dans la vie de notre territoire via des actions que nous réalisons, comme des forums pour l’emploi avec des acteurs du monde sportif », souligne le dirigeant, animé par le désir de permettre aux jeunes des quartiers avoisinants de devenir « de bons citoyens ».

    « Le sport est le meilleur vecteur d’insertion sociale pour nos jeunes, surtout quand on connaît la délinquance présente dans notre ville », martèle Salim, éducateur socio-sportif en charge de la catégorie U9 (moins de 9 ans), conscient que le football a permis à certains de connaître une autre vie et, ainsi, « s’éloigner du mauvais chemin ».

    « Le football, ça commence petit et ça commence dans de la dignité. On y apprend la vie, mais on doit l’apprendre dans de bonnes conditions. Pour nous, les conditions dans lesquelles on apprend le football sont essentielles », développe Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, fier de « refaire ce qui avait été laissé comme ça, de manière un peu indigne », pour la jeunesse phocéenne.

    « Pendant des années, ce côté social s’est éteint et, aujourd’hui, les clubs de foot arrivent à raviver cette flamme-là. C’est important d’utiliser ce sport populaire et aimé de tous pour pouvoir aider un maximum de jeunes et les tirer vers le haut », ajoute Salim, lucide sur le fait qu’une association comme les Minots de Marseille dépasse les frontières du sport. Le club s’investit au quotidien dans de nombreux projets sociaux comme l’aide aux devoirs, des formations d’encadrement et d’arbitrage, des actions solidaires, ou encore à travers des opérations de sensibilisation pour la lutte contre le harcèlement et la violence dans le sport. « Les éducateurs nous comprennent », insiste Jawad, 13 ans, reconnaissant du travail qu’accomplissent les éducateurs au quotidien. Salim était son entraîneur, il y a quelques années, et a eu un impact dans sa vie. « C’est comme mon grand frère », lance le jeune homme.

  • Le chantier naval Gatto contribue à renouveler la flotte de la SNSM

    Le chantier naval Gatto contribue à renouveler la flotte de la SNSM

    « Tout ça pour que la mer n’ait pas le goût des larmes », glisse Patrick Gatto dans un élan de poésie, le regard planté sur la vedette blanche et orange amarrée à quai, sur le canal de Caronte. Le petit bateau de 12 mètres vient de sortir de son chantier naval. « Ça commence avec des fûts de résine, puis il faut cinq mois et sept hommes et ça donne ce bateau en polyester ! », résume le chef d’entreprise.

    Destiné à la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), ce bateau conçu pour des interventions rapides dans la bande des 10 milles nautiques a plus de caractéristiques que simplement celle d’être en polyester : il est « insubmersible et auto-redressable ». À l’intérieur, les technologies de pointe ornent les postes de commandement, entre caméras thermiques et logiciels de dernière génération.

    La vedette fait partie d’un lot de douze bateaux inscrit dans un « plan de renouvellement de notre flotte vieillissante », explique Martin Louchart, responsable du soutien technique de la SNSM. Pour une vedette comme ça, « le prix de base est d’un million d’euros », assure Patrick Gatto.

    Pour son financement, l’association a pu compter sur la CMA-CGM, engagée pour la sécurité maritime, particulièrement depuis le drame des Sables-d’Olonne qui avait coûté la vie à trois sauveteurs en 2019, détaille Xavier Leclercq, vice-président du groupe, qui ne souhaite pas préciser le montant du don. Quoi qu’il en soit, cette générosité est « vitale » pour la SNSM, qui fonctionne à 60% grâce à cette solidarité des particuliers et des entreprises. Pour rappel, les dons sont défiscalisés à hauteur de 66%.

  • CMA CGM commande six porte-conteneurs à un chantier naval indien

    CMA CGM commande six porte-conteneurs à un chantier naval indien

    Le groupe CMA CGM s’aligne sur la vision du développement maritime de l’Inde, avec déjà quatre navires immatriculés sous pavillon indien en 2025 et il prévoit le recrutement de 1 000 marins indiens d’ici la fin de l’année, et en embauchera 500 supplémentaires en 2026.

    Le partenariat entre CMA CGM et Cochin Shipyard illustre une volonté commune d’innovation, de durabilité et d’excellence maritime mondiale.

    Les navires seront livrés entre 2029 et 2031, pour le renouvellement de sa flotte conformément aux exigences de transition énergétique.

    Mais cette stratégie n’offre pas de quoi favoriser l’emploi industriel et maritime en France, ni la défense du pavillon français de premier registre qui est le seul à garantir les droits sociaux des travailleurs.

  • Grève des marins contre le dumping en Méditerranée

    Grève des marins contre le dumping en Méditerranée

    C’est un coup de semonce. Les marins du navire Jean Nicoli de la compagnie Corsica Linea, assurant la desserte entre Sète et Bjaïa en Algérie, ont cessé le travail jeudi 9 octobre au matin. La raison de leur courroux : « nous venons de découvrir qu’après n’avoir rien dit pour l’ouverture de GNV dans ces conditions à Sète en saison sur l’Algérie, notre direction libère à présent sa ligne Sète-Bejaïa au profit de GNV, pour se repositionner sur Marseille et lui laisser le champ libre ainsi qu’à Corsica Ferries », précise dans un communiqué à la presse le responsable du syndicat CGT des marins de Marseille, Frédéric Alpozzo. « Ce repositionnement d’escale à Marseille réduit la fréquence du Service Public de Continuité territoriale entre Marseille et Propriano ». Et de dénoncer « un choix stratégique industriel, économique et social, incompréhensible sauf dans le cadre d’une entente entre armateurs contre l’emploi maritime national et les droits sociaux des marins sous pavillon français 1er registre ainsi menacé de disparaître, afin de se restructurer et de fusionner par la suite avec La Méridionale propriété de CMA CGM, sur la future desserte maritime de la Corse exclusivement et avec moins de Service Public. Des centaines d’emplois sont menacés, en Corse comme sur le continent ». Les marins exigent notamment le maintien de La ligne Sète-Bejaïa et des escales prévues en continu au programme initial 2025 avec le port de Sète et le Port de Bejaïa. »

    Le 2 septembre, des parlementaires des régions Occitanie, PACA et Corse ont signé une tribune transpartisane dans les colonnes du journal Le Marin.

    « Le dumping prédatoire »

    Ils y dénoncent « une guerre silencieuse se joue sur les mers de Méditerranée. Elle n’oppose pas seulement des navires, mais deux visions du commerce : d’un côté, celle des opérateurs maritimes soucieux de rentabilité, d’équité sociale, de souveraineté nationale. De l’autre, celle d’un acteur soutenu par un géant financier qui, ligne après ligne, brise les équilibres des entreprises naturellement durables. Cet acteur, c’est GNV (Grandi navi veloci), filiale du groupe MSC. En trois ans, GNV a perdu plus de 500 millions d’euros, dont 257 millions en 2024, sans jamais freiner sa course à l’expansion. Pourquoi ? Parce qu’elle peut se le permettre : MSC injecte massivement du capital (290 millions d’euros en 2024), couvrant les pertes abyssales sans exiger de rentabilité à court terme. Ce comportement, totalement décorrélé des règles économiques usuelles, a un nom : le dumping prédatoire. », écrivent-ils. Parmi les signataires : Denis Bouard, sénateur du Gard (PS), Hussein Bourgi, sénateur de l’Hérault (PS) et Fanny Dombre-Coste, députée de l’Hérault.

  • Un cargo à voile pionner en escale à Marseille

    Un cargo à voile pionner en escale à Marseille

    Sur la traversée Atlantique, on envisage d’utiliser uniquement la voile. Les moteurs de propulsion nous servent seulement à sortir du port et à y rentrer. » Entre deux coups de talkie-walkie avec son équipage, Mathieu Poulain, commandant du Neoliner Origin, ne cache pas sa satisfaction de naviguer avec le « premier cargo roulier de grande capacité à propulsion principale vélique du monde ».

    Entendez par là le premier navire de commerce à voile, de dimension industrielle. Et quelles voiles ! 3 000 m² de voilure total, en panneau de carbone avec un intérieur en fibre de verre, sur deux mats en carbone « Made in France » de plus de 70 m de haut et « autoporteurs »…

    Quand le Neoliner Origin déploie sa voilure en accordéon dans le port de Marseille, elle cache le soleil pour les dockers depuis les quais. « C’est carrément différent. Quand on est à la voile, au niveau des vibrations et du bruit, je n’ai jamais connu un navire aussi confortable depuis ma cabine. C’est dingue », poursuit le capitaine Mathieu Poulain. En escale à Marseille avant de prendre le large vers Nantes, son port d’attache, la CMA CGM et Neoline présentaient cette « innovation » qui pourrait bien être la première pierre d’un nouveau genre de fret maritime.

    « Décarboner à 80 % »

    « Il a une capacité de 1 200 mètres linéaires, c’est l’équivalent de 350 à 400 voitures, il peut aussi transporter des conteneurs, pour une capacité de 265 EVP [équivalents vingt pieds, Ndlr] », explique Jean Zanutti, président de Neoline, compagnie dont la CMA CGM est au capital. « C’est le premier navire dont le moyen de propulsion principal est la voile, contrairement à d’autres navires qui ont des aides à la propulsion, mais ce ne sont que des aides. Là, on va décarboner le transport jusqu’à 80 % », abonde Xavier Leclercq, vice-président du groupe CMA CGM, en charge des constructions neuves. Et le Neoliner Origin ne souffre pas de la comparaison avec ses homologues consommateurs de carburant. « En moyenne, ça va prendre à peine deux jours de plus pour une traversée Atlantique », précise Xavier Leclercq. « On est capable d’être alignés en termes de prix sur ce trajet grâce à l’économie de fioul, même si l’amortissement est plus cher », ajoute Jean Zanutti. Si toutes les routes maritimes ne conviennent pas forcément au navire, reste qu’il est « une solution remarquable » pour la décarbonation du fret maritime. « C’est un voilier, mais c’est d’abord un cargo, un navire de commerce qui embarque de la marchandise par roulage. Mais, lorsqu’on est en mer, on hisse les voiles et on est propulsé uniquement par le vent », confirme le commandant, Mathieu Poulain.

    Une innovation à plus de 60 millions d’euros avec beaucoup d’avantages et quelques inconvénients. « C’est un peu particulier à piloter, on est assisté par pas mal d’ordinateurs et d’automatisation. On est limité par la puissance et la force du vent. Sinon, ça reste relativement facile à manœuvrer grâce notamment aux balestrons [support sur lequel est fixé le mât Ndlr] qui tournent à 360 degrés », développe le capitaine. Avec l’espoir d’insuffler un vent nouveau pour le transport de marchandises sur les mers. « J’espère et je rêve que ça puisse être le futur de la navigation », conclut Mathieu Poulain.

    « Lorsqu’on hisse les voiles, on est propulsé uniquement avec le vent »