Tag: circulation

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • Callelongue, le site de scories du littoral marseillais le plus conséquent à dépolluer

    Callelongue, le site de scories du littoral marseillais le plus conséquent à dépolluer

    Treize nouveaux dépôts prioritaires de scories, sur les vingt en tout de l’opération globale de dépollution, entreront en chantier à la rentrée, annonce la préfecture. Cette dernière phase débute le 1er septembre 2026 pour s’achever fin mars 2027.

    Le bilan de la première étape de dépollution des dépôts historiques de résidus industriels des calanques est jugé « satisfaisant » en dépit d’un retard conséquent (notre édition du 5 mai 2026). Quatre sites ont été intégralement traités. Trois autres seront achevés lors de la deuxième phase compte tenu de leur complexité technique : il s’agit des sites de Saména, de l’Escalette et de la Calanque des Trous.

    Circulation alternée

    Lors de la réunion publique du 3 juillet au centre municipal à la Madrague de Montredon, la préfecture a rappelé avec les élus « les caractéristiques exceptionnelles de ce chantier et la très grande qualité de la maîtrise d’ouvrage assurée par l’Ademe ». Cette phase 1 démontre, à leurs yeux, « la maîtrise des émissions de poussières tout au long du chantier », « aucun dépassement des normes dû aux travaux » n’ayant été constaté.

    La seconde phase qui débute à la rentrée s’attaque « au plus conséquent des spots à traiter, celui de Callelongue » et perturbera circulation et stationnement. Une circulation alternée sera mise en place entre les Goudes et le village de Callelongue pendant sept mois, y compris le week-end. « Les visiteurs sont encouragés à privilégier les transports en commun ou les mobilités douces pour accéder au secteur », préviennent les autorités. Un demi-giratoire sera provisoirement aménagé à l’entrée du parking Napoléon, où la barrière de filtrage de Callelongue sera de ce fait remontée. Pour faciliter la circulation les week-ends, les alternats de circulation nécessaires au chantier de Calanque des Trous et de l’entrée des Goudes seront levés à partir du vendredi 17h et réinstallés le lundi matin suivant.

    Le belvédère de Callelongue est très complexe à traiter. Ce site accidenté présente un intérêt patrimonial et paysager remarquable avec la dalle du bathyscaphe et la végétation rase typique des Calanques. C’est l’un des dépôts les plus importants, les plus sensibles et les plus coûteux à traiter (plus de 2 millions d’euros) avec des concentrations en plomb à 17 300mg/kg en contrebas du belvédère dans des remblais sur 4 mètres d’épaisseur et sur 300 mètres de longueur. Dans un souci d’insertion paysagère, il est prévu, selon les spots, d’engager un dispositif d’étanchéité et de recouvrement par de la roche calcaire concassée, de poser du béton projeté sculpté ou d’aspirer les scories sur les zones les plus basses de ce « bout du monde » marseillais.

    * site dédié de l’Ademe : calanques-de-marseille.ademe.fr

  • L’opposition au retour de la voiture se poursuit à Avignon

    L’opposition au retour de la voiture se poursuit à Avignon

    Sur le square Indochine, à Avignon, ce lundi 20 juillet en début de soirée, une soixantaine de personnes se sont mobilisées contre l’adaptation du plan Faubourgs, mais aussi, dans le même temps, pour la reprise de la végétalisation des cours d’école. Deux combats liés, portés par plusieurs associations qui avaient organisé cet événement auquel le maire et ses adjoints étaient invités. Ces derniers, absents, ont en effet décidé de rouvrir à la circulation automobile plusieurs axes de la ville, tout en réduisant le nombre de projets de végétalisation des cours d’école pour des raisons budgétaires. « Aujourd’hui, on constate qu’il n’a pas tenu une promesse de campagne, qui était de concerter les habitants de chaque quartier », regrette Valérie Villete, présidente de l’association Les Quatre Boulevards.

    Un regret également pour les parents d’élèves de l’école Monclar, à quelques mètres de là. « Ici, c’était devenu un lieu de vie. Là, un retour des voitures sur cinquante mètres ne changera quasiment rien au niveau de la circulation et mettra un peu plus en danger nos enfants », regrette Pauline, maman d’un élève de l’établissement.

    Pas de finances

    Si Valérie Villete prend pour modèle la politique de Singapour, « où il est montré que moins de voitures et plus d’arbres font baisser la température », assure-t-elle, l’adjoint au maire délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, Nicolas Donadille, ne l’entend pas de cette oreille. Il assure dans sa réponse, que La Marseillaise a pu consulter, que les sujets n’ont « pas de liens directs ». Et que, au sujet de la concertation, « elle a été tranchée par les électeurs en mars dernier ». Il reprend, pour les cours d’école, que « les finances laissées » ne permettent pas de poursuivre le projet.

  • Le portail rouvert, la voie est libre aux Chutes Lavie

    Le portail rouvert, la voie est libre aux Chutes Lavie

    Mobilisation, médiations, soutien du maire de secteur, de la mairie centrale : il était moins une avant que l’affaire ne se règle devant la justice. Le 29 juin, réunie en assemblée générale, l’ASL a voté la réouverture de la rue au quartier.

    L’ASL, aux commandes la co-propriété depuis la vente de la cité-jardin par HMP, aujourd’hui PML, avait revendiqué la privatisation de la rue qui traverse la cité en condamnant le portail et tout un quartier à faire des détours dangereux. Un combat des habitants des Chutes Lavie s’était alors engagé. La dynamique Nathalie Prost, à la tête du collectif, avait fait monter l’aïoli pour rendre leur liberté de passage aux habitants et faire entendre raison aux copropriétaires. C’était chose faite lundi. La réouverture est actée.

    Fête du partage à la rentrée

    « J’étais une habitante engagée, je suis aujourd’hui élue du secteur », a-t-elle rappelé, mardi, devant le portail, en remerciant l’ensemble des soutiens. En précisant : « Mon engagement citoyen a trouvé un relais politique, Didier Jau nous a entendus et la politique défendue est celle d’une ville ouverte, solidaire, où la liberté de déplacement est rendue aux citoyens. » Le maire écologiste du Printemps marseillais voit dans cette victoire un symbole et se félicite : « 100 jours pile après notre réinstallation à la mairie des 4e et 5e arrondissements. C’était un engagement de campagne. Avec le soutien de la mairie centrale, il a été tenu. »

    Si le vote entérine la réouverture piétonne, il ne reste qu’à desceller les verrous du portail pour que l’accès au jardin municipal rénové, à la crèche communale et au collège Dumas soit rendu à tous. Et Didier Jau d’inviter « tout le quartier à une grande fête à la rentrée, la fête du partage, de la solidarité et de la marchabilité ».

  • Finances, circulation, cours d’école… conseil tendu en vue

    Finances, circulation, cours d’école… conseil tendu en vue

    Chaud dedans et chaud dehors. Le conseil municipal se réunit ce mardi (18h, Hôtel de ville) avec 55 délibérations à l’ordre du jour. Un menu très chargé autour des différents bilans financiers 2025, le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion de la Ville, l’adoption du règlement intérieur ou les subventions aux associations revues à la baisse.

    Le tout alors que le maire a dévoilé, vendredi, un audit sur les finances municipales qu’il a commandé à son arrivée et dont l’analyse est déjà remise en cause par l’opposition de gauche. « Un champ de ruines », a pesté Olivier Galzi (DVD), accusant l’ancienne majorité d’avoir manipulé les comptes, préparant ainsi les esprits à la rigueur. Ce lundi matin, « face à l’état catastrophique des finances dont nous héritons » et « la nécessité de faire d’immenses efforts collectifs pour éviter le naufrage », il annonce revenir sur l’augmentation des indemnités de ses adjoints qui avait fait polémique en ouverture de mandat (+35%). De 1 200 euros bruts, les adjoints étaient passés à 1 700 euros. Selon nos calculs, ce revirement permet une économie de 120 000 euros par an. Soit la moitié de travaux pour végétaliser les cours d’écoles.

    Une comparaison loin d’être anodine puisque la Ville vient de geler le programme Fraich’ cours. Cet été, seule l’école Louis Gros sera végétalisée contre six prévues initialement. « Une seule a été budgétée. Donc aujourd’hui, les parents d’élèves qui vous disent “la mairie ne fait pas les travaux pour les cinq cours que vous avez promis”, oui, c’est vrai. Merci, Madame Cécile Helle [ex-maire], merci, Joël Peyre [ex-élu aux finances] », se dédouane Olivier Galzi. En amont du conseil municipal, des parents d’élèves sont attendus pour marquer leur désapprobation. Ils seront aussi accompagnés par plusieurs collectifs et associations opposés à la refonte du plan Faubourgs de circulation routière.

  • [MAJ] L’alerte de niveau 2 de pollution de l’air est levée ce mardi 30 juin

    [MAJ] L’alerte de niveau 2 de pollution de l’air est levée ce mardi 30 juin

    Considérant que les conditions météorologiques de ces derniers jours ne génèrent plus une pollution de l’air à l’ozone. Le Préfet a pris un arrêté de levée de la circulation différenciée à Marseille à partir de ce mardi 30/06 minuit.

    Dans le département :

    Abaissement de 20km/h des vitesses maximales autorisées sur les voiries, sans toutefois descendre en dessous de 70km/h.

    À Marseille :

    Mise en place la circulation différenciée depuis 6 heures jusqu’à ce soir 23h59 (attention, la reconduction du dispositif sur les prochains jours est très probable). Les véhicules autorisés à circuler à l’intérieur du périmètre défini (ZFE-m), sont les véhicules équipés des certificats : classe électrique et hydrogène (vignette crit’air verte) ; classe 1 (vignette crit’air violette) ; classe 2 (vignette crit’air jaune).

    A ce titre et dès aujourd’hui, la préfète de police déléguée a demandé un renforcement des contrôles de vitesse sur l’ensemble du département et des contrôles concernant la circulation différenciée à Marseille.

    Le non-respect de ces mesures pourra entraîner des verbalisations tout au long de la période concernée.

  • À Avignon, un plan de sécurité et de santé pour les Festivals

    À Avignon, un plan de sécurité et de santé pour les Festivals

    « Les dispositifs ne sont pas fondamentalement différents, mais la vague de chaleur ajoute des enjeux particuliers », résume le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, lors de la conférence de presse de présentation des dispositifs de sécurité lors des Festivals Off et In, du 4 au 25 juillet.

    « Un événement qui reste exceptionnel et qui, en dépit de son âge, continue d’attirer énormément de monde », poursuit le préfet. Une période lors de laquelle 100 000 personnes arpentent chaque jour la ville. Cinquante policiers nationaux seront mobilisés en plus des policiers municipaux à l’occasion de la 80e édition du In et de la 60e du Off. Le plan Vigipirate « Alerte attentat » étant toujours activé, des militaires vont également patrouiller dans les rues de la Cité des Papes. La circulation sera également fortement réduite, avec un filtrage à l’entrée des remparts. Quatre portes seront même réservées aux secours.

    Un focus a également été fait sur la sécurisation des lieux de spectacles eux-mêmes. Les services des pompiers et de la Ville sont ainsi en train de contrôler chaque théâtre sur les normes incendie. Un sujet particulièrement surveillé depuis le drame de Crans-Montana, en janvier dernier.

    Vigilance canicule

    Un centre de secours va également être installé en intra-muros, avec la Croix-Blanche, et sera déployé de 12h à 2h chaque jour. Face aux craintes liées aux vagues de chaleur qui arrivent, Harold David, directeur délégué du Off, se veut rassurant en rappelant que « 95% des salles ont la climatisation ». L’ARS et à la préfecture soulignent que « les bons gestes à adopter en cas de fortes chaleurs seront rappelés systématiquement, comme porter une casquette, éviter l’alcool et boire beaucoup d’eau ».

  • Les Goudes contre la surfréquentation

    Les Goudes contre la surfréquentation

    « Les Goudes en colère. » Banderoles et pancartes levées, près d’une centaine d’habitants déterminés des Goudes ont manifesté samedi matin dans les rues du village de l’est marseillais pour crier leur ras-le-bol face au manque de stationnement et appeler les autorités à réguler la surfréquentation qui rend leur vie invivable.

    Le CIQ des Goudes a réussi sa mobilisation alors que la saison estivale a démarré et avec elle un flux toujours plus important de véhicules qui s’engouffrent dans l’entonnoir et butent sur un parking saturé et sur l’impasse de Callelongue. « On veut une ZTL [Zone à trafic limité] pour apaiser comme il y en a en Italie. C’est-à-dire concrètement une caméra vidéo qui filme la plaque d’immatriculation. Si votre véhicule n’est pas autorisé, vous recevez un PV de 135 euros », explique Julie Rigal, deux pancartes en mains : « Les bus et les bateaux, ça ne suffit pas. Stop voitures » et « La solution, c’est la ZTL ».

    « à leurs experts de trouver des solutions »

    « Notre but, c’est de se faire entendre », explique Romain Garoute, le président du CIQ. « On veut que les collectivités se posent sur le sujet pour mener des actions concrètes. Et il n’y a rien eu depuis un an. On veut que tous les acteurs se réunissent régulièrement pour trouver une vraie solution. On n’est pas urbaniste, c’est à leurs experts de trouver des solutions. Si ça ne bouge pas, on sera encore dans la rue. Aujourd’hui on est en train de tuer le village. On a un littoral magnifique. Des gens du monde entier viennent par ce que c’est beau et instagrammable mais il n’y a pas de piste cyclable et rien n’est aménagé pour les piétons. » De citer des chiffres parlants. Le village de près de 500 habitants ne compte que 250 places de parking pour un flux journalier estimé à 2 500 véhicules. Une création de parking sur l’ancien camping et au Cap Croisette ? Le parc national des Calanques a refusé. L’an dernier, des plots ont été installés qui ont retiré du stationnement mais qui ont amélioré les mobilités douces (rallongement du bus de la ligne 20 et stations pour les deux roues).

    « Qu’ils viennent

    en bus ou en vélo ! »

    « C’est infernal, ça s’aggrave d’année en année. Les résidents qui vivent à l’année ont une priorité sur les touristes. Cette année, j’ai payé 600 euros de PV », explique Sandra. « Moi j’habite ici depuis 40 ans. La solution, c’est de fermer les Goudes. Non, ça ne privatise pas les Goudes. Qu’ils viennent en bus ou en vélo ! Regardez sur la Côte bleue, c’est fermé. Vous descendez pas à Niolon, c’est fermé. Vous vous garez en haut. Au Vallon des Auffes et à Malmousque, ils ont mis des barrières. »

    « Mes parents avaient le cabanon depuis 50 ans et c’était pas comme ça. On n’en peut plus. C’est lamentable. Au lieu de nous mettre des PV à nous, que la police passe la nuit pour les motos qui passent en trombes et les rodéos », proteste Claudine, habitante depuis 22 ans. « Je ne peux même pas dire à ma fille qui vit à Plan-de-Cuques de venir dîner car elle n’aura pas de place pour se garer. L’été, on s’en va parce que c’est infernal, on prend un mobile-home près de Valréas. »

  • Un appel pour étendre le réseau de bateaux-bus

    Un appel pour étendre le réseau de bateaux-bus

    Au premier étage de l’Union nautique marseillaise, Christian Pellicani, adjoint au maire des 1er et 7e arrondissements, a présenté une initiative visant à accélérer le développement du réseau de navettes maritimes dans la ville et sur le littoral métropolitain. « L’objectif de cet appel, c’est de donner un coup de fouet au projet pour garantir un service tout au long de l’année », explique-t-il. Porté par Citoyen 13 et le Mouvement national de lutte pour l’environnement, cet appel dresse plusieurs propositions : la création de nouvelles liaisons reliant l’Estaque à la Côte Bleue, la pérennisation du service toute l’année et l’élargissement des horaires pour répondre aux besoins des scolaires et des salariés. Beata, habitante de La Rove, témoigne : « C’est une solution extraordinaire et je suis pour que les navettes fonctionnent toute l’année. Le bus 35, qui dessert la zone de l’Estaque, est une catastrophe. Il y a des gens qui habitent là-bas, qui travaillent et qui perdent un temps fou à se rendre en voiture à Marseille. » Pour Christian Pellicani, il y a à la fois un « enjeu climatique » et un besoin de « désengorger les quartiers sud et nord de la circulation automobile ». Il estime que la solution se trouve du côté de la mer.

    Un second souffle

    Le développement de ces navettes avait déjà été porté par Christian Pellicani en 2007. « Il y avait des débats sans fin autour des transports et je trouvais ça étonnant qu’on n’utilise pas la mer comme infrastructure », raconte-t-il.

    Après une expérimentation jugée concluante en 2012, les premiers bateaux-bus sont entrés en fonction en 2013. L’élu estime pourtant que le projet n’a pas atteint son plein potentiel : « Aujourd’hui, il faudrait que ce réseau soit ouvert à tous et qu’il permette aux gens de se déplacer, qu’ils soient touristes ou non. »

  • Deuxième lame d’arrêtés pour ralentir les trottinettes à Avignon

    Deuxième lame d’arrêtés pour ralentir les trottinettes à Avignon

    « On a un bon client là », lance à des policiers municipaux Jean-Luc Queyla, adjoint à la sécurité d’Avignon, en voyant arriver un jeune avec ses écouteurs sur sa trottinette électrique. Une opération de contrôle et de prévention des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) était organisée ce mercredi 17 juin à l’entrée de la rue de la République.

    Alors qu’une quinzaine de trottinettes ont été saisies temporairement – elles seront restituées sur présentation d’une attestation d’assurance – par les agents, et qu’une quarantaine de verbalisations ont été dressées, le maire Olivier Galzi (DVD) en a profité pour exposer un nouvel arrêté d’interdiction de circulation de ces engins. Ainsi, dans une zone concernant la rue de la République, une partie de la rue Thiers et les rues de l’hypercentre situées entre les deux, les conducteurs devront poser pied à terre à partir du 1er juillet, sous peine d’une amende de 135 euros. Cela concerne également les autres EDPM, à savoir les gyropodes, les monoroues ou encore les hoverboards. À cette même date, ils devront également porter un casque (notre édition de ce lundi 15 juin).

    « La priorité est la sécurité des piétons », insiste Olivier Galzi. Un périmètre limité car « c’est tout de même un transport vertueux ». La personne qui gare son véhicule dans un parking relais, soit à Piot, soit aux Italiens, peut ainsi toujours se rendre en centre-ville rapidement. Devant le stand de prévention de la préfecture, le directeur de cabinet du préfet, Thibaut de Cacqueray, estime que les services ont « fait assez de câlinothérapie » et qu’il n’y aura désormais « plus de tolérance ». Ce, après avoir évoqué les deux personnes décédées en trottinette dans le Grand Avignon.