Tag: circulation

  • À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    De quoi clore les polémiques… Les conclusions de l’audit « Ressources humaines », réalisé par la Ville d’Aubagne au sein de sa police municipale, ont été rendues public, ce jeudi 29 octobre. Et elles sont positives, se félicite la Ville dans un communiqué. Cette démarche avait été entreprise par la majorité de Jean-Pierre Squillari (DVG) suite à un signalement pour harcèlement du Syndicat national de la sécurité publique (SNSP) lors de la deuxième mandature de Gérard Gazay (LR), en septembre 2025.

    Agir sur la base des faits

    « La municipalité a choisi d’écouter les agents, de regarder la réalité du service et d’agir sur la base des faits », justifie la Ville. Forte d’un taux de participation de 68 agents des pôles et unités de la direction concernée sur 98, soit 70%, elle estime que « la perception du fonctionnement de la police municipale [est] globalement positive », celle-ci étant « décrite comme structurée, organisée et cadrée ». Les agents apprécient le cycle de travail et le climat de « respect, considération et cohésion au sein des équipes ». Mieux, « aucune situation de harcèlement moral, de discrimination ou de management toxique, ni aucun comportement managérial constitutif de tels faits » n’a été « identifié ou signalé ».

    Le directeur de la police municipale, Vincent Gomez, est reconduit dans ses fonctions. Une « continuité », mais pas de « l’immobilisme », tempère la Ville, qui veut donner « une nouvelle impulsion aux actions de proximité et de prévention ». Avec six équipages de jour et deux de nuit, la police municipale assure actuellement la surveillance des écoles, la lutte contre les incivilités, le respect du stationnement, la sécurisation des commerces, la régulation de la circulation et des actions avec la police nationale et la SNCF.

  • Effroyable tragédie ferroviaire en Espagne

    Effroyable tragédie ferroviaire en Espagne

    L’Espagne est endeuillée par un deuxième accident ferroviaire en l’espace de quelques mois. Ce mercredi à 8h53, deux trains grande vitesse se sont percutés au niveau de Urda dans la province de Tolède. Un bilan provisoire en milieu d’après-midi fait état de 68 morts, en janvier c’est sur la même ligne qu’une collision entre deux trains causait la mort de 46 personnes à Adamuz en Andalousie

    Ce mercredi matin, un premier train d’une compagnie privée l’Iryo, quitte la gare d’Atocha de Madrid direction Séville, à son bord 147 passagers. Un peu plus tard, c’est un train AVE de la RENFE qui quitte Madrid sur la même ligne avec à son bord 397 voyageurs dans la même direction. A 8h30 le système de contrôle informatisé de la gare d’Urda (province de Tolède) tombe en panne. Dans ce cas là tous les trains en circulation ont ordre de s’arrêter décision prise par le centre d’Atocha. Six trains en tout ont donc été immobilisés, dont l’Iryo à Urda. Pour une raison inexpliquée, comme l’a indiqué le ministre des transports Oscar Puente lors d’un point presse à la mi-journée, l’ordre de reprendre la circulation à marche normale, a été donné à 8h36 par un opérateur du centre de contrôle d’Atocha. L’AVE qui avait déjà parcouru 25 kilomètres depuis Madrid a donc repris sa marche à pleine vitesse pour atteindre environ les 200 km/h. Pour une raison que l’enquête devra éclaircir l’Iryo n’a pas redémarré suffisamment tôt et n’a pu éviter la collision par l’arrière de l’AVE lancé à grande vitesse.

    Le choc a été effroyable plusieurs voitures sont tombées en contrebas et de l’amas d’acier et de ferraille ont été extraites près de soixante dix personnes décédées et 58 blessés (bilan provisoire).

    L’enquête à l’heure qu’il est s’oriente vers une défaillance humaine. Le ministre, Oscar Puente, qui a apporté la solidarité du gouvernement aux victimes et à leurs familles a fait part de sa consternation et de celle du chef du gouvernement Pedro Sanchez devant une telle tragédie « je veux m’en tenir au faits, il y a eu un panne informatique, dans ce cas c’est le centre de contrôle qui reprend la main, il est inexplicable que l’ordre ait été donné aux trains de redémarrer en marche normale alors que la signalisation à l’entrée de la gare de Urda était au rouge et qu’il aurait fallu ordonner le redémarrage en « marche à vue c’est-à-dire à 40 km/h. L’enquête devra éclaircir les circonstances de cet accident ».

    Le roi Felipe VI a transmis dans l’après midi ses condoléances aux familles des victimes. Plus d’une centaine d’effectifs de l’unité militaire d’urgence sont sur place et les blessés sont évacués par ambulances et hélicoptères vers les hôpitaux de Tolède et Alcazar de san juan et Madrid. Un appel a été lancé en urgence pour des dons de sang.

    Rappelons que le 18 janvier 2026 une collision entre deux trains, Iryo et AVE également, avait fait 46 morts à Adamuz province de Cordoba en Andalousie sur cette même ligne. Quelques jours plus tard un train de banlieue près de Barcelone déraillait faisant 41 blessés. La tragédie ferroviaire de ce mercredi interroge à nouveau sur l’état du réseau ferroviaire, sur les conditions de travail et sur l’ouverture des lignes à la concurrence privée.

    Pedro Sanchez, le chef du gouvernement s’est exprimé à 16h devant les médias et a promis de « rétablir la confiance sur le système ferroviaire espagnol, de faire la lumière sur ce drame et chercher les responsabilités d’où qu’elles viennent » il a annoncé un deuil national de trois jours les 29, 30 et 31 octobre.

  • Une détermination sans faille à manifester dans tout le pays

    Une détermination sans faille à manifester dans tout le pays

    Ce n’était pas le moment de manifester selon le monarque de l’Élysée. C’était sans compter sur la détermination des Français. Samedi, la CGT a compté 800 000 manifestants dans le pays, autant qu’une semaine plus tôt, dont 250 000 à Paris, en dépit de la recommandation du « méprisant de la République » de ne pas manifester et d’un temps pluvieux sur une grande partie de l’Hexagone. De son côté, le ministère de l’Intérieur a dénombré 410 000 manifestants samedi, contre 550 000 la semaine dernière. « Cette journée de mobilisation est une grande réussite », s’est félicitée l’Union étudiante.

    « Mariane, Mariane ! »

    Dans les cortèges, les slogans contre la vie chère ou la dégradation des services publics sont désormais accompagnés de revendications sur les interdictions de manifester, les périmètres interdits et les tracés révisés sur décision des préfectures. « Marianne ! Marianne ! », a par exemple crié une partie du cortège parisien, à la vue d’une jeune femme aux atours de l’allégorie de la République française, juchée sur les épaules d’un jeune manifestant.

    « On nous prive de la liberté de pouvoir disposer de l’espace comme on le souhaite » et, « globalement, c’est un ras-le-bol général. Ça n’atteint pas que notre liberté mais aussi notre fraternité », a lancé Léa Berthelot, comédienne de 26 ans en bonnet rouge et robe blanche, drapeau tricolore à la main. À travers la France, plusieurs cortèges initialement interdits ont finalement été validés par les tribunaux administratifs. Mais des interdictions ont persisté à Nancy, Metz, Besançon, Belfort, Rouen, Le Havre ou Toulon.

    « Une nouvelle réussite »

    « Ni le président, ni le temps, ne m’empêcheront de manifester », affirme Delphine, 47 ans, en tête de cortège à Lille pour aussi « représenter » ses trois enfants étudiants, « en train de travailler pour payer leurs études ». La secrétaire nationale des écologistes, Marine Tondelier, et le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, figuraient dans le défilé parisien. « Il est temps de céder », a lancé ce dernier à l’attention du chef de l’État. De son côté le Parti communiste français a salué « une nouvelle réussite contre un pouvoir méprisant et liberticide ». Le PCF « pleinement mobilisé partout en France avec ses organisations locales, salue la réussite de cette journée ainsi que le travail des organisations syndicales et de jeunesse qui l’ont rendue possible ». Dans un communiqué, samedi, le Parti communiste rappelle que jeudi dernier, « Fabien Roussel, Stéphane Peu et Cécile Cukierman étaient venus à Matignon exiger des réponses sur les salaires et les prix de l’énergie. Le pouvoir a une nouvelle fois refusé de répondre aux immenses attentes que la mobilisation exprime ». Or si les revendications des manifestants sont diverses elles convergent toutes autour du pouvoir d’achat, de la défense des services publics et de la justice fiscale et sociale. Les organisations étudiantes et lycéennes espèrent des annonces concrètes aujourd’hui après une rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, tandis que les syndicats de salariés se mobilisent en vue d’une journée nationale de grèves et de manifestations le 5 novembre. De leur côté, les gilets jaunes ont déjà annoncé une nouvelle journée d’action le 31 octobre.

    La Ligue des droits de l’homme (LDH) a, elle, réclamé l’envoi en France d’une mission d’observation sous l’égide des Nations unies, jugeant le maintien de l’ordre de ces dernières semaines « particulièrement chaotique et incohérent ».

    Enquête ouverte

    sur des nervis à Nice

    À Montpellier, Rouen et Nice des membres de l’ultradroite ont voulu affronter des manifestants. À Lyon, un petit groupe d’une douzaine de jeunes hommes encagoulés ou visage caché scandant « la rue la France nous appartient » dans la presqu’île, interdite à tout cortège ou attroupement, a pu déambuler sans entrave. Autre fait : une enquête a été ouverte après des incidents au cours desquels des manifestants ont été agressés à Nice par des individus susceptibles d’appartenir à la mouvance d’ultra-droite, a indiqué dimanche le parquet. « Une enquête en flagrance confiée au SLPJ 06 [Service local de police judiciaire] est ouverte pour identifier et interpeller les membres de cette mouvance impliqués dans les violences aggravées qui se sont déroulées dans le centre-ville », a précisé le procureur de la République de Nice Damien Martinelli dans un communiqué transmis à la presse. Le magistrat a indiqué « vouloir apporter une réponse extrêmement ferme à ces faits de violence commis par ces individus », en précisant que des enquêtes sont en cours à partir des images captées samedi. Sur certaines d’entre elles diffusées par la presse locale, on voit des hommes en noir masqués se ruer sur des manifestants visiblement non-violents.

    Le maire de Montpellier dénonce une « milice d’extrême droite »

    Outre Nice, des agressions de manifestants par des membres d’ultra-droite ont également été recensées à Montpellier. Dénonçant cette « milice d’extrême droite », le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a lui estimé qu’en « République, personne ne peut faire usage de la violence contre autrui. Je condamne ces agissements avec force et demande à ce que la justice enquête et interpelle les auteurs. Il ne peut y avoir la moindre impunité ».

  • Le Lunellois sous les eaux, le Gard durement touché

    Le Lunellois sous les eaux, le Gard durement touché

    C’est le Lunellois qui a enregistré les plus gros dégâts dans l’Hérault lors de l’épisode méditerranéen survenu dans la nuit du 19 au 20 octobre. Jusqu’à 200 mm de pluie sont en effet tombés localement en quelques heures. Face à la montée des eaux, la maire de Lunel, Paulette Gougeon, a activé la cellule de crise dès 1h du matin. Les agents municipaux se sont relayés toute la nuit au gymnase Arnassan pour accueillir les personnes sinistrées. Selon la préfecture, 25 personnes ont été mises en sécurité, une dizaine d’habitations ont été touchées et près de 70 sapeurs-pompiers mobilisés. Quatre véhicules ont également été bloqués par les eaux après s’être engagés sur des axes inondés. Mardi 20 au matin, la préfète de l’Hérault s’est rendue sur place aux côtés de la maire de Lunel pour établir un bilan de la situation. Les communes voisines de Saint-Just, Saint-Nazaire et Villetelle ont aussi été impactées. L’agglomération de Montpellier a, elle, été relativement épargnée. Les volumes de pluie y ont été bien moindres que dans les secteurs voisins.

    Axes routiers coupés

    De l’autre côté du Vidourle, dans le Gard, les conséquences ont aussi été importantes. Les plaines et la Petite Camargue ont subi d’importants ruissellements. Les villes d’Aigues-Mortes, Vauvert et Vergèze ont été particulièrement touchées par les inondations. Les débordements et les chaussées submergées ont entraîné de nombreuses coupures de routes et de ponts, notamment autour du Vidourle (qui a atteint, à Sommières, une hauteur de 3,10 mètres) et du Vistre (qui a atteint 2,88 mètres au Cailar), compliquant les déplacements entre la Petite Camargue et le Lunellois. L’autoroute A9, fermée dans les deux sens entre Nîmes et le secteur de Gallargues-le-Montueux, a été progressivement rouverte mardi 20. Les inondations ont également endommagé des voies ferrées, entraînant une interruption du trafic sur tout ou partie des lignes Nîmes-Lunel (les premières circulations devraient reprendre le 25 octobre) et Nîmes-Grau-du-Roi. Lié à la dépression « Adam », l’épisode a ensuite progressé vers la Provence.

  • Après avoir tout verrouillé la veille, le préfet lâche finalement du lest

    Après avoir tout verrouillé la veille, le préfet lâche finalement du lest

    « Lorsqu’une organisation syndicale reconnue, et je crois que la CGT en fait partie, qu’elle a une capacité de déclarer, de discuter en itinéraire, d’amener des éléments d’encadrement, d’accompagnement et de sécuriser l’événement, il n’y a aucune raison de ne pas accepter ce type de manifestation. » Après être revenu sur la suspension des transports à Marseille, ce vendredi 23 octobre, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a autorisé la manifestation organisée par l’intersyndicale CGT-FSU et Solidaires ce samedi, malgré l’interdiction de toute manifestation, déclarée ou non, la veille.

    « Nous avons trouvé en milieu de matinée un itinéraire qui satisfait à la fois la possibilité à tout un chacun de pouvoir venir manifester et nous, de pouvoir sécuriser un itinéraire qui évite le centre commercial tout en restant en ville, pour permettre à chacun de s’y déplacer », a-t-il justifié. Pour lui, « les commerçants doivent pouvoir travailler », et les gens « faire des emplettes (…) en toute quiétude ». La mobilisation « initialement autorisée » à Aix-en-Provence a, elle, été interdite à l’heure où nous écrivons ces lignes, « parce que l’organisateur refusait, conformément aux doctrines nationales, de changer son itinéraire, qui passait par l’hyper-centre-ville commerçant ».

    Les transports publics marseillais en circulation

    Un peu plus tôt dans la matinée, la préfecture avait reculé sur la suspension des transports marseillais pour la journée de samedi, « faute de consensus ». « J’avais souhaité, et non pas décidé de façon autoritaire, de pouvoir réguler les transports publics », explique le préfet, pas pour « mettre la ville sous cloche » assure-t-il, mais « parce que lorsqu’on est en gestion de mouvements importants, en cours de journée, il nous arrive de demander à l’opérateur de transport de couper les lignes ». Et les gens partis au travail le matin « ne peuvent pas rentrer », poursuit-il. L’idée était d’anticiper pour permettre « à chacun de prendre ses dispositions », assure le représentant de l’État. Dans le reste des Bouches-du-Rhône, les transports en commun sont suspendus à la demande des maires précise-t-il, comme sur l’axe Marseille-Aix-en-Provence, ou entre Aix-en-Provence et Salon-de-Provence, entre Marseille et Salon-de-Provence et entre Marseille et Miramas.

    Sur le dispositif de sécurité mis en place, le ministre de l’Intérieur ayant annoncé le déploiement du Raid, du GIGN et même de l’armée, Jacques Witkowski n’a pas souhaité s’exprimer.

  • Les communes de l’Étang de Berre les pieds dans l’eau

    Les communes de l’Étang de Berre les pieds dans l’eau

    Les Villes de Martigues, Berre-l’étang, Saint-Mitre-les-remparts, Istres et Port-de-Bouc ont activé leur Plan communal de sauvegarde (PCS) à la suite des fortes intempéries survenues dans le secteur depuis lundi.

    Le vallon de Massane et la ZAC des Étangs sont signalés comme impraticable, Saint-Blaise est à éviter. Plus de 220mm de pluie sont tombés par endroits. La Théâtre de La Manare, à Saint-Mitre, est ouvert comme lieu d’accueil des sinistrés, de la même manière que le gymnase Donadieu et la Grange à Entressen, ou la salle Gagarine à Port-de-Bouc. L’ensemble des crèches de Martigues sont fermées, certaines inondées comme à Port-de-Bouc. Les centres de loisirs de Martigues sont fermés sauf pour celui de Canto-Perdrix, comme pour tous ceux de Berre et de Port-de-Bouc.

    Partout, la même consigne est donnée : ne pas emprunter les routes et de différer les déplacements, insistent les Pompiers 13.

  • COM : pluie d’avis favorables face au risque inondation

    COM : pluie d’avis favorables face au risque inondation

    Un projet « utile » voire « indispensable » attendu « depuis 30 ans ». Depuis que la préfecture de l’Hérault a ouvert, le 9 octobre* sur son site, une consultation publique afin de répondre à une injonction de la cour administrative d’appel de Toulouse – qui réclame un complément d’information relatif aux mesures compensatoires liées au risque inondation du futur Contournement ouest de Montpellier (COM) –, les citoyens n’hésitent pas à donner leur avis.

    Si la plupart des commentaires évoquent les bienfaits supposés du COM plutôt que les garde-fous proposés pour limiter les dangers lors des intempéries, force est de constater qu’une écrasante majorité des répondants approuve ce projet porté par ASF (filiale de Vinci Autoroutes), de relier l’A709 (Saint-Jean-de-Védas) à l’A750 (Juvignac) via une deux fois deux voies de 6,2 km limitée à 90 km/h.

    La plupart des défenseurs voient dans le COM l’opportunité d’en finir avec les embouteillages monstres de l’ouest montpelliérain. « Le raccordement (…) semble une évidence », estime Thierry, qui y voit aussi une forme de « continuité » avec le projet de Liaison intercantonale d’évitement nord (Lien) porté par le Département de l’Hérault. « Le COM permettra d’améliorer la circulation et la sécurité des usagers sur un axe très fréquenté et souvent saturé », abonde un autre citoyen.

    Quant au véritable sujet de la consultation, les avis favorables se contentent le plus souvent de prendre acte, estimant « sérieuse » la prise en compte des enjeux hydrauliques et « suffisantes » les mesures compensatoires. À savoir : l’aménagement d’un chenal de délestage au droit de la RN 109 ainsi que la création d’une zone d’expansion des crues en rive droite de la rivière Mosson, sur le site d’Engarran.

    Un autre recours à venir

    Côté opposants, qui auraient préféré la tenue d’un vrai débat public éclairé avec des experts sous la direction de la Commission nationale du débat public, que ni la préfecture ni les communes n’ont jugé utile de saisir, le compte n’y est toujours pas. « La préfecture a fait le minimum. On ne sait même pas ce qu’elle fera de ces avis », déplore Céline Scornavacca. Légal, le procédé est-il assez transparent, sincère ? Ce sera au juge administratif de trancher. La porte-parole du collectif Autre COM à son avis. « L’échangeur nord actuel n’est pas poids lourds compatibles. S’ils ne voulaient pas faire sauter ce verrou à camions, ils n’y toucheraient pas. » Quant à la protection face à une crue centennale, elle est dubitative : « On sollicite des experts, mais je ne crois pas que le projet soit à la hauteur des enjeux hydrauliques. »

    Quoi qu’il advienne, cet épisode ne signera pas la fin du combat. Un recours contre l’autorisation environnementale doit encore être jugé. Les opposants comptent bien soulever leurs objections sur l’absence de prise en compte du « trafic induit » (révélée par une étude des Shifters), la « sauvegarde des espèces protégées » ou encore les « expropriations ».

    Tandis que les travaux du COM sont censés débuter en 2027, bien malin qui peut certifier une date de livraison (l’horizon 2030 paraît optimiste), si tant est que le projet voie le jour.

    * Et jusqu’au 9 novembre inclus.

  • Vaucluse : le pont de Roquemaure fermé pour travaux

    Vaucluse : le pont de Roquemaure fermé pour travaux

    À noter que la semaine précédente déjà – du 19 au 23 octobre –, la circulation sera alternée entre 9h et 16h. Pendant la fermeture, une déviation sera mise en place. Depuis le Vaucluse, les automobilistes et chauffeurs de poids lourds souhaitant rejoindre le Gard devront passer par Caderousse, puis Codolet, récupérer la RN 580 à Orsan, rejoindre Saint-Laurent-des-Arbres avant de reprendre la direction de Roquemaure. Et inversement depuis le Gard vers le Vaucluse.

  • Ouverture imminente pour une section de la déviation d’Orange

    Ouverture imminente pour une section de la déviation d’Orange

    Alors qu’en termes d’infrastructure routière en travaux dans le Vaucluse, les regards sont tournés vers le carrefour de Bonpas au sud d’Avignon, le Département est en train d’achever un autre chantier majeur et onéreux : celui de la déviation d’Orange. Démarré en juillet 2023, le contournement routier de la cité des Princes sera, ce lundi 19 octobre, opérationnel aux deux tiers.

    Le Conseil départemental, qui a récupéré la gestion du dossier embourbé auprès de l’État en 2019, va mettre en circulation 1,9 km des 3,1 km de l’ouvrage : soit la section dite 2, entre l’avenue des Crémades et la RD 975 (route de Camaret). Sur site ce mardi matin, c’était peinture fraîche avec traçage du marquage au sol et pose des ultimes glissières de sécurité sur le pont de franchissement de la voie ferrée. Ce nouvel ouvrage ayant été le plus lourd à réaliser sur l’ensemble du chantier, nécessitant d’anticiper 4 ans à l’avance auprès de la SNCF. Quelques panneaux de signalisations restent aussi à poser, de même que des plantations le long de la déviation se poursuivront durant l’automne.

    Une partie en 2×2 voies

    et l’autre en 2×1

    « On sera sur une 2×1 voie dont les études de trafic prévoient le passage de 15 000 véhicules par jour dont 8% de poids lourds », chiffre Marjorie Climent, conductrice d’opération au Département. La section 1, qui relie le rond-point du Coudoulet aux Crémades (1,2 km), est parallèlement en cours de finalisation et doit ouvrir d’ici à fin janvier 2027. « Là, on sera sur une 2×2 voies avec 20 000 véhicules », précise Marjorie Climent. « Elle est achevée à 60-70% », estime Thierry Nouguier, contrôleur de travaux. Si un premier goudronnage a eu lieu, la section aura droit à une seconde couche d’enrobé. « Il reste notamment à finaliser un bassin de rétention et des murs anti bruits [sur un total cumulé d’environ 425 m] », détaille le contrôleur de travaux.

    Inscrite dans les documents d’urbanisme il y a plus de 40 ans, la déviation doit éviter un fort trafic de transit dans Orange mais structure également le réseau routier entre la vallée du Rhône et le bassin vaisonnais. D’un montant total de 50 millions d’euros, les travaux sont financés à 42% par le Département, 22% par l’État, 17% par la Ville, 11% par la Région et 8% par l’Agglo.

  • À Agroparc, les riverains veulent garder leur impasse

    À Agroparc, les riverains veulent garder leur impasse

    On avait laissé l’association Zap Agroparc il y a plus d’un an, après l’abandon par le Grand Avignon de son projet de recyclerie/déchetterie sur un terrain proche de l’aéroport. Voilà qu’une autre problématique survient : la mise en circulation complète de la rue Lucie-Aubrac, qui devait desservir la déchetterie.

    Or, dans des arrêtés municipaux de 2007 et 2022, cette voirie est considérée en impasse avec un talus et une grande portion non bitumée. L’association organise, ce samedi (11h) sur site, un rassemblement contre cette mise en circulation. « Les habitants de l’impasse et du quartier viennent de découvrir il y a une semaine, par eux-mêmes, grâce à un compteur de véhicules installé par la mairie, que l’impasse était en train d’être ouverte, au motif de travaux sur la voie adjacente avenue de la Pinède, expose la Zap Agroparc. Ceci va relier notre rue située dans une zone résidentielle à la circulation de l’avenue de l’Aérodrome et ses 10 750 véhicules/jour mais aussi au VC 5 de Morières avec ses 5 000 véhicules par jour. »

    Un arrêté municipal, pris le 2 octobre, établit pendant un an jusqu’au 10 octobre 2027, « la réouverture à la circulation de la rue Lucie-Aubrac pour permettre une déviation en dérogeant à l’arrêté de mise en impasse ». Outre « l’opacité complète de ce projet », sans « panneau alors que les travaux ont démarré », les riverains dénoncent les « mises en danger des habitants et de l’environnement ». Car « cette route traverse des parcelles qui font actuellement l’objet d’un contentieux porté par notre association concernant le PLU [plan d’urbanisme], un corridor écologique avec des espèces protégées ayant été mis en évidence », assure la Zap.