Tag: circulation

  • L’A7 fermée au nord de Marseille ce week-end

    L’A7 fermée au nord de Marseille ce week-end

    Cette interruption exceptionnelle de la circulation, durant 36 heures sur cette portion, vise à permettre des travaux lourds sur deux ouvrages de franchissement situés chemin des Bourrely et chemin de l’Hermitage, au nord de Marseille. Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, des diagnostics techniques ont mis au jour des dégradations structurelles importantes : fissures traversantes des poutres, éclats de béton, armatures apparentes et affaiblissement de la capacité portante des tabliers. En l’absence d’intervention, la sécurité des usagers pourrait être compromise.

    Trafic redirigé

    L’opération est pilotée par la Métropole Aix-Marseille‑Provence, en coordination avec la Direction interdépartementale des routes Méditerranée (Dirmed). Elle s’inscrit dans le cadre d’un chantier dit « coup de poing », concentré sur un week-end afin de « réduire la durée globale des perturbations sur cet axe stratégique ».

    Durant la fermeture, le trafic de transit sera prioritairement redirigé vers les autoroutes A55 et A50 afin de contourner Marseille sans emprunter l’A7. Les autorités appellent les usagers à anticiper leurs déplacements, à différer les trajets non indispensables et à privilégier les transports en commun, en particulier le train. Les conditions de circulation seront relayées en temps réel sur Radio Vinci Autoroutes (107.7) et via la signalisation dynamique.

    Un second week-end de fermeture, sur le même périmètre, est d’ores et déjà prévu du 12 au 14 juin prochain.

  • Une « année riche en travaux » pour la SNCF

    Une « année riche en travaux » pour la SNCF

    C’est une « année extrêmement riche en travaux sur l’ensemble de la Région », qu’annonce Karim Touati, directeur régional de la SNCF Réseau en Région Sud, lors du point presse annuel balayant toutes les actions et chantiers à venir pour 2026. Avec pas moins de 442,7 millions d’euros d’enveloppe totale sur la table, l’opérateur historique des chemins de fer entend mener de front les questions de maintenance, de mise en accessibilité de plusieurs de gares ou de nouvelles voies. Le tout, en vue de « garantir une circulation fiable ».

    Forcément, plusieurs opérations « emblématiques » auront lieu à Marseille. Par exemple, lors de la venue « exceptionnelle d’une grue ferroviaire unique » qui interviendra pour « le renouvellement de 9 aiguillages à Saint Charles », lors du pont de l’Ascension. La SNCF vise aussi un « chantier d’ouvrage d’art au pont-rail des Chartreux [dans le 4e arrondissement de la ville, Ndlr.] ». Et ce n’est pas une mince affaire puisque ce dernier « porte l’ensemble des voies qui quittent Marseille vers l’est », précise Karim Touati, ajoutant que l’opération se fera « en plusieurs étapes ». Avec notamment des travaux préparatoires dès mi-juillet puis « deux périodes d’interruption des circulations », du 18 septembre au 20, puis du 8 novembre au 15. Dans la même lignée de ces chantiers sensibles, le train usine unique en Europe, Eric (Engin de régénération industrielle caténaire), interviendra pour le renouvellement de 15km entre Marseille et Vintimille. Côté Vaucluse, on part sur une « opération coup de poing » de 16 millions d’euros avec le renouvellement de 9km de voies à Avignon entre juillet et décembre.

    Des études pour la « ligne ferroviaire olympique »

    « 2026, c’est aussi la suite de grands travaux autour de grands projets », note Karim Touati. Il a dans le viseur la fameuse LNPCA (Ligne nouvelle Provence Côté d’Azur), projet à plus d’un milliard d’euros sur le long terme pour améliorer tout l’écosystème du rail dans la région. « Les premiers travaux ont démarré, notamment sur Marseille Saint-Charles avec la démolition d’infrastructures obsolètes », explique le directeur régional. Mais ce projet est éclipsé par l’urgence d’un autre vaste chantier pour la SNCF, celui de la « performance ferroviaire des Alpes du Sud » et plus globalement de la « ligne ferroviaire olympique » en vue des jeux d’Hiver en 2030. « C’est un projet tout aussi ambitieux que la LNPCA. Il consiste en la modernisation des infrastructures de l’étoile de Veynes et de la ligne de Marseille à Briançon. »

    Concrètement, 2026 est l’heure du lancement des études en 2026 avant « les travaux en 2027 ». Et surtout du lancement d’une concertation publique du 13 avril au 29 mai. Au total, la SNCF prévoit « 137km de voie renouvelées, remplacement de 60 aiguillages, régénération de 108 ouvrages, modernisation de signalisation… », pour un total de 360 millions d’euros d’ici 2030. Jean-Pierre Serrus (Ren.), vice-président de la Région aux Transports annonce d’ores et déjà « du bazar » pour la circulation des trains actuels lors des travaux. Notamment en vue de tenir l’objectif de Marseille-Briançon « en 3h40 » dans ce timing serré et contraint. « On n’a pas le choix », laisse-t-il en suspens.

    Et des rénovations

    de gares

    Autre pan des chantiers de la SNCF, et pas des moindres avec une enveloppe de 40 millions d’euros prévue, celui des gares. Dans les opérations notables : on retient le démarrage des travaux pour la halte ferroviaire de Plan-de-Campagne « d’ici fin 2026 ». Pour un montant de plus de 12 millions d’euros, la livraison est prévue en 2028. La mise en accessibilité de celle de Miramas devrait être terminée à l’été. Dans le Var, l’opérateur « commence à avancer sur la création des pôles d’échanges multimodaux pour La Pauline-Hyères et celle de Saint-Cyr » dans le cadre de la LNPCA. Même principe pour les gares d’Arenc et Saint André à Marseille. « Les projets sont financés et dans la phase 1 de la LNPCA », précise Jérôme Bini, directeur régional de SNCF Gares et Connexions.

    Plus concret, il table aussi sur la rénovation des bâtiments des gares de l’Estaque, de Tarascon et de Sénas. « On attaque des travaux sur celle de l’Isle-sur-la-Sorgues [en Vaucluse, Ndlr.] qui accueillera l’Office du Tourisme. » Tout un programme.

  • La course Paris Nice arrive à Apt

    La course Paris Nice arrive à Apt

    Les souvenirs du passage du Tour de France en Vaucluse en juillet dernier vont sans doute être ravivés avec le passage du Paris-Nice ce vendredi dans le département. La sixième journée de l’une des premières courses par étapes du calendrier mondial se terminera à Apt ce vendredi 13 mars à 17h.

    Les coureurs, dont font partie les Français Kévin Vauquelin, le vainqueur au sommet du mont Ventoux Valentin Paret-Peintre, David Gaudu ou Bruno Armirail, mais aussi le Danois Jonas Vingegaard, double vainqueur du Tour de France, s’élanceront depuis Barbentane (Bouches-du-Rhône) à 12h50 et traverseront donc le Vaucluse jusqu’à Apt sur plus de 170 kilomètres.

    Outre l’enjeu sportif, cela entraînera forcément des perturbations au niveau de la circulation pour laisser passer le peloton et ses presque 150 coureurs. Le Département de Vaucluse précise que « les routes départementales empruntées par les coureurs ne seront pas fermées à la circulation », mais plutôt « coupées ponctuellement sous le contrôle des forces de l’ordre pendant une trentaine de minutes, le temps du passage de la course ». Il précise que le stationnement sera interdit sur les sections de route empruntées ainsi que sur les intersections concernées, et ce à partir de 14h30 à Cheval-Blanc, puis en passant par Ménerbes, Lourmarin ou encore Cucuron. À Apt, les quais (RD 900) seront fermés à la circulation entre 15h et 17h30.

    Informations précises sur Vaucluse.fr

  • Pierre Huguet veut désenclaver les quartiers Sud marseillais

    Pierre Huguet veut désenclaver les quartiers Sud marseillais

    Transports, services publics, équipements culturels et sportifs, propreté… Le candidat du Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements et adjoint à l’Éducation, Pierre Huguet (G.s), a présenté ce jeudi 5 mars un programme étoffé pour le secteur. L’idée générale : faire de ces quartiers éloignés du centre-ville des lieux de vie à part entière. D’abord en les desservant avec des transports en commun dignes de ce nom.

    En poussant notamment le tram plus au sud et à l’est. « C’est plus facile qu’un métro dont la Métropole n’a pas les moyens » estime Nicolas Hue (G.s), président du comité des usagers des transports marseillais et colistier. « Cela permet aussi de requalifier l’espace, quand c’est bien pensé », ajoute Pierre Huguet, qui imagine un parking relais à l’entrée de Saint-Loup. L’extension réalisée à La Gaye « n’a pas de sens, personne n’habite là, alors qu’au départ, la ligne devait desservir Dromel et la Rouvière, là, on a 7 300 personnes », analyse Sophie Guérard (DVG), adjointe au maire déléguée à la place de l’enfant dans la ville et colistière. Le réseau de bus serait revu. « Dans le 10e, c’est une catastrophe avec une seule ligne, le 18 », déplore Pierre Huguet. Pour mieux partager l’espace public, de vraies pistes cyclables, étanches au reste de la circulation, seraient construites.

    Des projets pour créer du lien social

    Côté équipements, dans le prolongement du travail mené lors de la première mandature sur la petite enfance, le Printemps veut ouvrir une grande médiathèque à Vallon-Régny, une bibliothèque à la Cayolle et une à Pont-de-Vivaux, dans un secteur totalement dépourvu. L’église Saint-Maurice pourrait devenir aussi un espace culturel. « On a réussi à la sauver, on veut en faire un projet en faveur du quartier », assure la tête de liste.

    Il entend accélérer sur le volet sportif en réhabilitant la piscine de Luminy, dossier déjà voté au conseil municipal. Sujet sur lequel la majorité sortante se sait attendue. « On a mis le paquet sur le savoir nager, pour les CP et CE1, mais on ne peut pas tout faire en un mandat », argue-t-il.

    Enfin, pour mieux vivre la ville et la préparer aux effets accrus du changement climatique, l’Huveaune serait aménagée de Saint-Marcel à la mer. Bref, tout pour créer du lien quand les citoyens peuvent se sentir relégués, un sentiment sur lequel s’appuie l’extrême droite, rappelle Nicolas Hue. « On ne demande pas aux habitants des 9-10 de voter contre le RN, mais pour un projet qui protège, rassemble et prépare l’avenir », conclut Pierre Huguet, paraphrasant volontiers Benoît Payan.

  • Les écoles martégales à l’heure du bilan et des enjeux

    Les écoles martégales à l’heure du bilan et des enjeux

    Ils étaient nombreux jeudi après midi, à la sortie de l’école Robert Daugey, à Croix-Sainte. Côté équipe de Gaby Charroux (PCF), comme du côté du Collectif citoyen martégal et leur tête de liste Frédéric Grimaud (LFI).

    Et les parents d’élèves ont des choses à dire. Comme cette mère, venue chercher son fils Lenny, en grande section, dont l’insoumis est le professeur. « Il faudrait réhabiliter la cour de récréation » estime Laetitia La Fisca, déléguée des parents d’élèves, car « la maternelle est en plein soleil l’été, il fait chaud dans les classes ». Elle pointe aussi des comportements « dangereux » des automobilistes devant l’école, « à 8h30 et à 16h ça dépasse parfois vite » relève-t-elle. Si son vote n’est pas encore certain, « la sécurité sera déterminante ».

    Jolie Kita Nkoko, mère de Junior en petite section, pense aussi à la sécurité, mais se dit « satisfaite ». « Le sport, le volley, l’athlétisme, toutes ces activités sont bien pour les enfants » précise-t-elle. Son choix est déjà fait : « Monsieur Gaby », par « reconnaissance, on m’a bien accueilli et bien aidée », lorsqu’il a été question de régulariser sa situation, étant originaire de RDC. « Mais on peut encore faire mieux côté logement, les dossiers prennent trop de temps », nuance-t-elle.

    André Cortes, martégal depuis peu, est d’un avis similaire. « Ça va, ils sont un peu beaucoup dans les classes et le stationnement est parfois galère mais c’est partout pareil », relativise le père de famille qui ne parle que d’« un seul point négatif : l’absence de clim ».

    Défendre des fermetures

    Le fils d’André Cortes, en CM1, se rappelle des changements de classe en début d’année, provoqués par la fermeture puis la réouverture d’une classe. « C’est bien qu’ils se soient battus », relève André Cortes, en parlant du maire et de son équipe face au rectorat.

    « C’est pour ça qu’on est là, pour continuer à défendre les écoles contre les fermetures de classe », clame Valérie Martos, militante communiste. « Pour aussi être protégés de la dégradation de la politique nationale et des budgets municipaux en baisse », complète sa camarade Jeanine Incorvaïa. Le « bouclier martégal » vanté sur leur tract vend justement la gratuité des activités culturelles et sportives sur le temps scolaire, des classes « vertes rousses et neige », de la garderie du soir « gratuite jusqu’à 18h », ainsi que les « 1,7 million d’euros investis par an dans les écoles pour les entretenir ».

    Prochaine étape, la clim ?

  • Des travaux pour reconnecter l’étang de Bolmon à l’étang de Berre

    Des travaux pour reconnecter l’étang de Bolmon à l’étang de Berre

    Depuis le parc des cygnes, à l’Ouest de Marignane, l’étang de Berre n’est pas visible. On le devine seulement, derrière le cordon sableux du Jaï qui le sépare de l’étang de Bolmon. C’est pour améliorer l’état écologique de cette petite lagune que le Gipreb (Syndicat mixte en charge de la réhabilitation de l’étang) mène des travaux sur trois bourdigues et deux fenêtres hydrauliques.

    Actuellement, « l’eau ne circule pas du tout » entre les deux étendues d’eau, affirme le directeur du Gipreb, Raphaël Grisel. D’un côté, un bouchon de sable et de coquilles empêche la circulation, de l’autre, sur le linéaire terrestre, c’est un fossé rempli de boue. Résultat : l’étang de Bolmon présente un état écologique « fortement dégradé ». En cause : une hyper-eutrophisation, avec « des développements de phytoplancton permanent, des eaux très turbides et colorées, la quasi-absence de macrophytes ».

    C’est pour répondre à cette situation que le syndicat mixte dirige ce chantier de quatre semaines en partenariat avec la Métropole, gestionnaire de l’espace, et le Conservatoire du littoral, propriétaire, avec le soutien financier de l’Agence de l’eau, de CDC Biodiversité et de la Région, pour un coût de 180 000 euros. Mais, avant de finaliser la reconnexion, un ouvrage doit impérativement être réalisé : un clapet anti-retour. « L’enjeu est aussi que les eaux de Bolmon ne se déversent pas dans l’étang de Berre pour des raisons de qualité assez évidentes, développe Raphaël Grisel. Pour l’instant, à Bolmon, toutes les activités nautiques et de pêche sont interdites, tandis que sur l’étang de Berre, on a la pêche des palourdes, le kitesurf, la baignade… »

    C’est la publication du rapport parlementaire sur l’étang de Berre qui a relancé ce projet, qui était pourtant dans les tuyaux « depuis des années ». « Le Gipreb s’est positionné en mettant en avant sa compétence pour faire ça, puisque ça fait partie de la restauration du complexe lagunaire de l’étang de Berre », note Raphaël Grisel.

    Prochaine étape : la remise en circulation de l’eau de mer dans le tunnel du Rove, qui vient d’entrer en phase opérationnelle d’obtention des autorisations réglementaires et dont les travaux devraient débuter en 2029, « dans un calendrier optimiste ».

  • Les riverains veulent reporter la construction de 1 000 logements à Marseille

    Les riverains veulent reporter la construction de 1 000 logements à Marseille

    Ce n’est pour le moment qu’un carré de pelouse au carrefour du Cabot et de Sainte-Marguerite (9e), mais c’est ici que 1 000 nouveaux logements devraient sortir de terre. « Trop tôt » pour les comités d’intérêts de quartier de Sainte-Marguerite, Cabot et Vallon Régny qui exigent que le boulevard urbain Sud soit terminé avant que les constructions ne débutent. Fin janvier, six mois après la concertation organisée par la Métropole sur l’avenir du quartier, ces trois CIQ ont lancé une pétition, récoltant déjà plus de 1 100 signataires.

    « 1 000 nouveaux logements, ce sont plus que de 2 000 voitures supplémentaires qui vont arriver. Sans le boulevard urbain Sud, on s’assure de la saturation complète des rues », s’indigne Richard Prudhon, président du CIQ de Sainte-Marguerite. Les CIQ réclament ainsi « un moratoire sur toute délivrance de nouveaux permis de construire et ordres de travaux immobiliers tant que le prolongement du boulevard urbain Sud n’est pas achevé et que des aménagements urbains adaptés et dimensionnés ne sont pas réalisés ».

    Nouveau quartier

    Ces logements s’inscrivent dans le projet de zone d’aménagement concerté (ZAC), lancé en 2005 par la Ville de Marseille, puis repris par la Métropole en 2016 et mis en œuvre par la Soleam, entreprise publique locale d’équipement et d’aménagement de l’aire métropolitaine. Le but est de créer un nouveau quartier et de nouveaux logements, alors que la zone possède encore du foncier. Si certains équipements de la ZAC ont déjà été livrés, comme le groupe scolaire collège Denise-Torros-Marter, c’est la crainte d’un nouveau flux d’habitants qui crispe les riverains.

    Pour l’ancien maire de secteur (Ren.), Lionel Royer-Perreaut, les mobilités n’ont pas été assez pensées pour accueillir autant de monde. « Avec le boulevard urbain Sud, on est loin d’avoir trouvé la solution, les travaux du tramway sont un apport en termes de services publics, mais génèrent beaucoup d’autres problèmes, et il y a un manque de parking relais. […] Il faut que les candidats pour les municipales à Marseille s’expriment dessus. »

    La mobilité ne semble pas être la seule raison qui refroidit les signataires de la pétition : « Comme les bailleurs n’arrivent pas à vendre les appartements, ils se disent qu’ils vont en faire des logements sociaux, ajoute le président du CIQ de Sainte-Marguerite. Je n’ai rien contre cela, mais il faut pas non plus que ça dépasse un certain quota. » Contactées par La Marseillaise, la Métropole et la Soleam n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations.

  • [Entretien] Hélène Spinelli : « Pour une ville de Roquevaire dynamique avec une grande vitalité »

    [Entretien] Hélène Spinelli : « Pour une ville de Roquevaire dynamique avec une grande vitalité »

    Dans les pas de l’héritage de l’édile roquevairois, elle est tête de liste (DVG) de « Roquevaire, une ambition renouvelée ». À l’œuvre, avec son équipe, depuis un an et demi pour préparer son programme, elle le présentera ce samedi 7 février à 11h salle Raymond Reynaud, avenue Clemenceau, entourée par ses colistiers.

    La Marseillaise : Comment analysez-vous le bilan d’Yves Mesnard, maire durant trois mandats ?

    Hélène Spinelli : C’est un très bon bilan. Yves Mesnard a été un maire qui, avec ses équipes successives, a su équiper Roquevaire de tout ce qui nous manquait. Toutes les institutions avec lesquelles nous travaillons nous disent que, par rapport à la strate des villes de notre taille, la commune est très bien équipée. Tout ce qui nous manquait, on l’a fait pour faire en sorte que la ville soit dynamique, avec une grande vitalité. Elle est également très attractive. Beaucoup de gens cherchent à venir habiter la commune et malheureusement, comme on s’y plaît, on n’en part pas, contrairement à ce que notre opposition veut faire croire. Ceux qui aimeraient rester, par exemple nos enfants, ont du mal à se loger. Ils sont obligés d’aller sur les communes alentour, notamment à Aubagne parce que c’est celle qui reste à peu près le plus accessible, contrairement à Gémenos, où le logement est hors de prix.

    Pouvez-vous citer quelques axes forts de votre programme, et surtout pour répondre à quels enjeux ?

    H.S. : On a un gros enjeu. Ce sera bien évidemment une de nos priorités et le projet phare de ce nouveau mandat. C’est la construction d’une nouvelle école. On a un gros problème avec l’école actuelle. Elle n’est plus adaptée aux besoins de nos enfants et de leurs enseignants. Elle est vieillissante, elle est éclatée en deux sites, avec une partie en bas et une autre en haut du boulevard Clemenceau. Elle a surtout aussi un accès très dangereux puisqu’il donne carrément sur une route de plus en plus utilisée. Le terrain est acquis. Le problème, c’est que notre opposition a attaqué ce permis. Elle a déjà perdu par deux fois au tribunal administratif. L’affaite se juge maintenant au Conseil d’État. Si on est élu, on fera cette école.

    Qui dans votre opposition a attaqué ce projet d’école et pourquoi ?

    H.S. : Il s’agit d’Eric Bouillé et Judith Dossemont [respectivement centriste, et DVD, Ndlr.]. Ils ont chacun un ego surdimensionné. Ils contrecarrent tous nos projets. Ils ont quand même attaqué le centre médical ! Ils ont perdu et on a pu le construire, mais avec deux ans de retard. Ils nous ont fait perdre du temps et de l’argent, donc on les attaque. Le deuxième projet de notre programme, c’est le nouveau poste de police, car l’actuel est vieillissant. Nous l’installerons au rez-de-chaussée du nouvel immeuble qui se monte près de la mairie. Le centre de supervision urbain y sera transféré. Et le troisième axe, c’est tout ce qui est lié au développement durable. Aujourd’hui, il faut désimperméabiliser, nos cours d’école, le cours Négrel Feraud. Nous avons sur ce cours un joli projet de renaturation et de végétalisation. Nous n’oublions pas le développement économique. Nous créerons un printemps de l’emploi, pour mettre en relation les entrepreneurs roquevairois en quête de collaborateurs. Pour les commerces de proximité, on a déjà beaucoup fait. On a aménagé des parkings, on a fait des places rouges, où les voitures ne s’arrêtent que 20 minutes, et bleues, avec un arrêt possible de quatre-vingt-dix minutes.

    Un des problèmes de Roquevaire est la circulation dans la ville, non?

    H.S. : Ce n’est plus du tout 28 000 véhicules par jour qui passent, comme le prétend Monsieur Bouillé, mais 15 000 par jour. Cette circulation va être apaisée par l’arrivée du Val’Tram à Roquevaire, à l’été [extension du tram d’Aubagne à La Bouilladisse, Ndlr.].

    Que répondez-vous à Éric Bouillé qui reproche à Yves Mesnard et votre équipe d’avoir trop construit dans la commune ?

    H.S. : Monsieur Bouillé raconte n’importe quoi. Il y a une crise du logement en France. La loi Solidarité renouvellement urbain (SRU) nous impose de construire 25% de logements sociaux, sinon on a des amendes. À Roquevaire, le problème, c’est qu’on est allé au bout du bout. On a 11% de logements sociaux, mais aujourd’hui, on n’a plus de place. 91% de notre territoire communal est maintenant inconstructible, à cause des risques, inondations, feux de forêt… On paie 220 000  euros d’amendes chaque année pendant trois ans pour carence en logements sociaux… J’ai 200 demandes de logements sociaux de Roquevairois, plus 1400 de l’extérieur. Dont des habitants de Gémenos, commune dont le maire (DVD) Roland Giberti refuse de bâtir de tels logements et doit s’acquitter d’1 million d’euros d’amende par an, donc 3 millions sur trois ans. Or pour moi, la vraie solidarité, c’est que chacun loge les siens.

  • L’eau de mer devrait à nouveau couler dans le tunnel du Rove

    L’eau de mer devrait à nouveau couler dans le tunnel du Rove

    C’est historique ! Porté par le Groupement d’intérêt public pour la réhabilitation de l’étang de Berre (Gipreb) et la Région Sud, le projet de remise en circulation de l’eau de mer dans le tunnel du Rove se concrétise enfin et entre en phase opérationnelle d’obtention des autorisations réglementaires de travaux.

    Deux éboulements

    Inauguré en 1927 après 16 ans de construction, l’ouvrage avait connu un éboulement en 1963 « à 1 kilomètre de la sortie côté Marignane, sur environ 130 mètres de long », explique Raphaël Grisel, directeur du Gipreb. « C’est lui qui empêche le passage de l’eau. » C’est à travers cet amas de pierres « qu’il va falloir mettre un tuyau en béton de 2,5 mètres de diamètre » afin d’alimenter l’étang grâce aux échanges avec la mer.

    Plus loin au nord, un second éboulement aurait pu poser des difficultés. « On a une zone qui s’appelle tranchée de Gignac, ou tranchée de Marignane, qui présente des talus d’une quarantaine de mètres au-dessus du niveau de l’eau, reprend le scientifique du syndicat mixte. En 2019, il y a eu un glissement de terrain sur l’un d’eux à environ 200 mètres de la sortie du tunnel. On aurait pu se dire : “le sort s’acharne“. Sauf que cet éboulement, très rapidement consolidé, a donné place à une nouvelle plateforme qui est tout à fait pertinente pour accueillir une station de pompage et son alimentation électrique, qu’il aurait été difficile de mettre dans le tunnel. » Cette pompe permettra d’envoyer l’eau stockée dans un bassin tampon d’un kilomètre de long dans le canal du Rove.

    Estimés à 16 millions d’euros en 2022, les travaux devraient débuter en 2029 « dans un calendrier optimiste », confie Raphaël Grisel. « Aujourd’hui, deux tiers du financement font l’objet d’engagement de la Région et de la Métropole. Un troisième tiers est en cours de construction avec une participation de l’État et de l’Agence de l’eau dès lors que toutes les études réglementaires auront montré l’efficacité du projet. »

    Un renouveau de la qualité de l’eau

    Avec ce projet, les scientifiques attendent une nette amélioration des milieux aquatiques grâce au retour des différentes espèces végétales essentielles à l’équilibre de l’écosystème. Des experts ont jugé que ces plantes, permettant production d’oxygène et stockage de carbone, pourraient avoir totalement reconquis leurs milieux après une vingtaine d’années.

    « L’idée, c’est que cet apport marin très pauvre en nutriment, en azote et en phosphore notamment, va permettre un renouveau et une amélioration de la qualité de l’eau dans l’ensemble du complexe lagunaire, puisque tout est interconnecté », explique le directeur du Gipreb. En amont de la remise en circulation de l’eau de mer dans le tunnel du Rove, une première opération de rénovation des ouvrages de communication entre l’étang de Berre et l’étang de Bolmon d’une part, et l’étang de Bolmon et le canal du Rove d’autre part, débute le 23 février.

    Ce chantier du tunnel du Rove s’inscrit dans la feuille de route globale du Comité stratégique de l’étang de Berre, installé par le préfet en juillet 2022, qui agit également pour la réduction des apports d’eau douce de la centrale EDF.

  • À Roquevaire, le candidat Eric Bouillé veut maîtriser l’urbanisme

    À Roquevaire, le candidat Eric Bouillé veut maîtriser l’urbanisme

    « Notre ADN est la concertation forte avec les habitants », campe Eric Bouillé, 62 ans. Roquevairois depuis quarante-quatre ans, il est conseiller municipal d’opposition depuis 2020 (il a également été élu de 1995 à 2008). « Auto-entrepreneur dans les métiers de la piscine », il estime avoir, avec Lyne Fricker, Claire Navarro et Zahra Bouchaala, « tenu la dragée haute à la majorité municipale ». C’est-à-dire au maire sortant (DVG) Yves Mesnard. Ce dernier, élu depuis 2008, a choisi de passer le flambeau à Hélène Spinelli, sa première adjointe, candidate aux municipales.

    28 000 véhicules par jour

    Lancé dans la campagne dès avril 2025, Eric Bouillé, classé au centre en 2020, a diffusé des questionnaires et animé des réunions de quartier « pour élaborer un programme qui corresponde vraiment aux besoins de la commune ».

    En tête des préoccupations exprimées par les habitants, l’urbanisme. « La commune a été largement modifiée, avec une construction d’immeubles très dense, sans aucun schéma d’aménagement, ni consultation de la population ». Surtout depuis 2020, souligne-t-il. Dans ces logements bâtis le long de l’avenue principale, les habitants doivent composer avec les 28 000 véhicules qui traversent chaque jour la ville. Ils subissent un trafic intense et une pollution importante. Résultat, « dès que les gens peuvent partir, ils s’en vont », lance Eric Bouillé. Aussi, élu maire, il veut « stopper les projets immobiliers non concertés ».

    Dans un entretien récent à La Marseillaise (notre édition du 28/01), Yves Mesnard rappelait toutefois être tenu par la loi Solidarité renouvellement urbain (SRU), qui impose la construction de logements, notamment sociaux. « Les Roquevairois en ont bénéficié », insistait-il.

    En matière de qualité de vie, la liste souhaite par ailleurs créer des places de parking, pour notamment défendre le commerce du centre-ville « en perte de vitesse par défaut de stationnement ». « Mieux vivre à Roquevaire » prévoit d’instaurer « des cheminements sécurisés entre les hameaux et le centre de Roquevaire ».

    En matière de sécurité, Eric Bouillé entend faire passer la police municipale de deux à quatre policiers, mettre en place « une brigade dédiée aux incivilités et aux déchets » et enfin « le redéploiement réel de la vidéoprotection ». « Une grande partie des caméras installées ne fonctionnent pas », estime-t-il. Une réunion publique de la liste est prévue le 4 mars à 18h30 salle Raymond -Reynaud, avenue Clemenceau.