Tag: Chine

  • [Passerelle interculturelle] Chine : un objectif de croissance compris entre 4,5% et 5% pour 2026

    [Passerelle interculturelle] Chine : un objectif de croissance compris entre 4,5% et 5% pour 2026

    Pour de nombreux Chinois, il s’agit d’un rendez-vous politique annuel important. Les « Deux sessions » constituent aussi une fenêtre pour comprendre les priorités politiques de la Chine. Le rapport d’activité du gouvernement y fait le bilan de l’année écoulée et présente les objectifs pour l’année suivante, notamment en matière de croissance économique, d’emploi, d’innovation technologique ou de transition verte.

    Cependant, pour comprendre pleinement le fonctionnement de ce processus, il faut aussi regarder un cadre politique plus large : le plan quinquennal.

    Tous les cinq ans, la Chine adopte un plan qui fixe les grandes orientations de son développement économique et social pour les années à venir. Ce plan agit comme une feuille de route nationale. Des domaines clés comme la modernisation industrielle, l’innovation scientifique, la transition énergétique ou encore le développement régional y sont définis.

    Dans de nombreux pays occidentaux, les politiques publiques évoluent souvent avec les cycles électoraux et les changements de gouvernement. En Chine, en revanche, les plans quinquennaux offrent un cadre de politique à plus long terme, qui permet de poursuivre certains objectifs sur plusieurs années. Cette année, la Chine prépare déjà le prochain plan quinquennal, le « quinzième plan », qui couvrira la période 2026-2030. Les discussions sur la technologie, l’industrie, l’énergie et la croissance économique sont donc suivies de près, car elles peuvent donner des indications sur les orientations futures.

    Forte hausse des dépenses de recherche et développement

    Dans ce contexte, les « Deux sessions » peuvent être vues comme un mécanisme annuel de mise en œuvre de cette feuille de route. Chaque année, le gouvernement y présente les priorités économiques et politiques et évalue les progrès réalisés. Cette année, le rapport d’activité du gouvernement fixe un objectif de croissance compris entre 4,5 % et 5 % pour 2026. En même temps, la Chine continue de mettre l’accent sur le « développement de haute qualité », c’est-à-dire une croissance fondée davantage sur l’innovation, la modernisation industrielle et la transition écologique. L’innovation technologique occupe une place centrale dans cette stratégie. Le rapport prévoit que les dépenses nationales en recherche et développement augmenteront en moyenne d’au moins 7 % par an entre 2026 et 2030, afin de renforcer les capacités d’innovation dans des secteurs comme la fabrication avancée, les technologies de l’information et les biotechnologies.

    Par ailleurs, le renforcement de la demande intérieure reste une priorité. En augmentant les revenus des ménages, en améliorant la protection sociale et en encourageant la consommation, la Chine cherche à donner un rôle plus important au marché intérieur dans la croissance économique.

    Dans l’ensemble, le rapport envoie un message clair : dans un environnement international complexe, la Chine veut s’appuyer sur l’innovation, la consommation et la transition verte pour soutenir son développement économique dans les années à venir.

  • [Passerelle interculturelle] Le chancelier allemand Friedrich Merz a promu la coopération lors de ses visites d’entreprises en Chine

    [Passerelle interculturelle] Le chancelier allemand Friedrich Merz a promu la coopération lors de ses visites d’entreprises en Chine

    Jeudi dernier matin à Pékin, Merz a effectué un essai de la nouvelle Mercedes-Benz Classe S, découvrant son système de conduite assistée intelligente dans le cadre de sa visite officielle en Chine.

    « C’est incroyable. Je pense que c’est l’une des technologies d’avenir pour la mobilité », a déclaré M. Merz à l’issue de l’essai, saluant la coopération étroite entre les constructeurs allemands et les entreprises technologiques chinoises. Mercedes-Benz a indiqué dans un communiqué publié jeudi avoir établi en Chine une implantation locale complète et un réseau de coopération couvrant l’ensemble de sa chaîne industrielle. L’équipe chinoise de recherche et développement joue un rôle de plus en plus crucial au sein du réseau mondial de R&D du groupe.

    La visite officielle de M. Merz en Chine s’est déroulée les 25 et 26 février. Les visites d’entreprises des deux pays et la promotion d’une coopération concrète figuraient parmi les principaux points à l’ordre du jour jeudi dernier.

    Robots humanoïdes

    M. Merz est arrivé à Hangzhou, dans la province du Zhejiang, à l’est de la Chine, jeudi dernier à midi. Chez Unitree Robotics, il a observé des robots humanoïdes accomplissant différentes tâches et s’est dit impressionné par leur agilité. Ces robots se sont récemment distingués lors du gala de la Fête du Printemps, où ils ont offert une performance remarquée aux côtés d’artistes humains. Leur prestation, mêlant danse synchronisée, mouvements complexes et interaction fluide avec la scène, a illustré les progrès rapides réalisés par la Chine dans le domaine de la robotique humanoïde et de l’intelligence artificielle.

    Wang Xingxing, fondateur et PDG de Unitree, a déclaré à CMG que la visite de M. Merz mettait en lumière l’attention mondiale portée à l’industrie chinoise de la robotique. M.Wang a ajouté qu’il se réjouissait d’approfondir la collaboration avec les entreprises allemandes et internationales afin de faire progresser la robotique humanoïde et l’intelligence artificielle vers un nouveau niveau. M. Merz a également visité Siemens High Voltage Circuit Breaker Co. Ltd., à Hangzhou, où il s’est informé du développement des entreprises à capitaux allemands en Chine.

    Des dirigeants d’environ 30 grandes entreprises allemandes, issus de secteurs tels que l’automobile, la chimie, la biopharmacie, les machines et l’économie circulaire, ont accompagné M. Merz lors de sa visite. Plus de dix accords commerciaux ont été conclus, envoyant un signal clair d’un approfondissement de la coopération pragmatique.

    À l’issue de son voyage, M. Merz a déclaré qu’il quittait la Chine avec une impression profonde du pays, soulignant que l’Allemagne et la Chine entretiennent une bonne coopération, tout en faisant face à des défis qu’elles doivent relever ensemble.

  • [Passerelle interculturelle] Les secrets derrière les exploits technologiques : des robots d’arts martiaux impressionnent au Gala de la Fête du Printemps

    [Passerelle interculturelle] Les secrets derrière les exploits technologiques : des robots d’arts martiaux impressionnent au Gala de la Fête du Printemps

    Ces robots humanoïdes ont réalisé des performances spectaculaires : parkour, saltos arrière sur une jambe, grands sauts, changements rapides de formation. Ils ont aussi combattu avec des humains et exécuté des mouvements comme le style de l’homme ivre. Leur précision, leur agilité et leur fluidité ont été très applaudies.

    Ces robots ont été développés par l’entreprise chinoise Unitree Robotics, basée à Hangzhou, ville située à l’Est de la Chine. Ils ont réalisé plusieurs exploits techniques inédits au monde, premier parkour continu avec saut par-dessus une table, premier salto aérien lancé atteignant plus de 3 mètres de hauteur, premiers saltos continus sur une seule jambe, salto arrière avec appui sur un mur en deux pas.

    Le fondateur et PDG de l’entreprise, Wang Xingxing, a expliqué qu’ils voulaient « repousser les limites des robots sur la scène du gala ». Pour réussir ces figures, l’équipe a effectué des centaines de millions de simulations avant de tester les robots dans le monde réel. Ces mouvements demandent un contrôle très précis de l’équilibre et de la stabilité.

    Des progrès importants depuis l’an dernier

    En 2025, les robots faisaient des mouvements simples et des formations basiques. En 2026, ils peuvent courir vite tout en exécutant des mouvements complexes et parfaitement synchronisés. Cela a été possible grâce à un nouveau système de contrôle en groupe, qui permet à des dizaines de robots de bouger ensemble en temps réel avec très peu de retard.

    Les robots utilisent aussi une technologie d’intelligence artificielle qui combine leurs capteurs internes et un lidar 3D. Ils analysent leur environnement des centaines de fois par seconde, ce qui leur permet de rester stables même après des mouvements très intenses. Chaque geste a été ajusté avec précision pour être synchronisé avec la musique et les artistes humains, avec une précision de 0,1 seconde.

    Des applications concrètes dans la vie réelle

    Le but n’est pas seulement le spectacle. Selon Wang Xingxing, améliorer les mouvements permet aux robots d’être plus stables et plus sûrs pour travailler avec les humains. Le système de contrôle en groupe peut être utilisé dans les usines pour l’inspection, le tri en entrepôt ou la coordination sur les chaînes de production. La capacité des robots à résister à des forces extérieures tout en gardant une prise stable peut servir pour l’assemblage précis, le transport de charges lourdes ou les services à domicile. Leur capacité à sauter et éviter des obstacles est utile pour placer des objets sur des étagères, se déplacer dans des espaces étroits ou monter des escaliers. Avec ces avancées, la performance du gala montre non seulement un spectacle impressionnant, mais aussi le grand potentiel des robots pour transformer de nombreux secteurs à l’avenir.

  • [Passerelle interculturelle] L’Année du Cheval célébrée aux Grandes Écuries de Chantilly

    [Passerelle interculturelle] L’Année du Cheval célébrée aux Grandes Écuries de Chantilly

    Plus de 600 invités, issus des milieux politique, culturel, économique et associatif franco-chinois, ont pris part à la célébration de l’année du cheval à Chantilly.

    Étaient notamment présents l’ambassadeur de Chine en France, Deng Li, accompagné de son épouse Mme Zhang Hua, le président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ainsi que des responsables politiques français, des représentants des institutions culturelles, des amis français de la Chine, des membres de la communauté chinoise en France et des représentants d’entreprises chinoises implantées localement.

    Pour l’occasion, les Grandes Écuries du château de Chantilly avaient été soigneusement décorées de lanternes rouges, de découpages traditionnels et de symboles du Cheval, créant une atmosphère festive et chaleureuse, empreinte de l’esprit du Nouvel An chinois. Le choix de Chantilly, lieu emblématique de la culture équestre française, conférait à cette célébration une forte portée symbolique.

    Dans son allocution, l’ambassadeur Deng Li a retracé l’évolution des relations sino-françaises depuis l’établissement des relations diplomatiques en 1964, mettant en avant les résultats fructueux de la coopération bilatérale ainsi que la visite d’État du président Emmanuel Macron en Chine en 2025. Il a souligné l’importance du dialogue et de la coopération dans un contexte international marqué par la montée du protectionnisme et des tensions géopolitiques, appelant à œuvrer ensemble en faveur d’un monde multipolaire plus juste, pacifique et stable.

    Force collective

    Prenant la parole, Xavier Bertrand a souhaité en chinois « Bonne année » et « Succès immédiat ». Il a rappelé que, dans la culture chinoise, le cheval symbolise la force collective, l’effort commun et le dynamisme. Il a également évoqué les liens historiques profonds entre la Région Hauts-de-France et la Chine, notamment l’accueil de travailleurs chinois durant la Première Guerre mondiale, soulignant la nécessité de poursuivre et d’approfondir les échanges humains et culturels entre les deux pays.

    La réception a été ponctuée de prestations artistiques de grande qualité. Des artistes du groupe artistique de Nankin ont présenté des danses inspirées de la fleur de jasmin et de la puissance des chevaux au galop. Des créations musicales mêlant opéra de Pékin et chanson contemporaine ont rencontré un vif succès. Une démonstration équestre de l’équipe professionnelle de Chantilly a mis en valeur l’élégance et la force de l’art équestre français, tandis que la danse Yingge, interprétée par une troupe de la communauté chinoise en France, a insufflé une énergie vibrante à la soirée.

    Cette réception a également mis en lumière les liens anciens et dynamiques entre la Région Hauts-de-France et la Chine. Terre d’accueil des travailleurs chinois durant la Première Guerre mondiale, la région entretient aujourd’hui des échanges soutenus avec la Chine dans les domaines économique, culturel, éducatif et universitaire. À travers cette célébration du Nouvel An chinois, les Hauts-de-France réaffirment leur volonté de renforcer le dialogue interculturel et de développer des coopérations durables, au service de l’amitié entre les peuples chinois et français.

  • [Passerelle interculturelle] Un avant-goût de l’événement culturel le plus suivi au monde

    [Passerelle interculturelle] Un avant-goût de l’événement culturel le plus suivi au monde

    En tant que plus grand événement culturel annuel au monde en termes d’audience, le Gala de la Fête du Printemps produit par China Media Group est organisé sans interruption depuis 43 ans. Il est devenu, pour les Chinois de Chine et d’outre-mer ainsi que pour de nombreux amis étrangers, un véritable « dîner de réveillon pour l’esprit », créant une résonance émotionnelle partagée à l’échelle mondiale.

    L’an dernier, grâce à un dispositif international multilingue et multimédia, mobilisant plus de 3 100 médias partenaires à travers le monde, CMG a transmis au public international l’esprit du Nouvel An chinois, fondé sur le principe de « l’harmonie dans la diversité des civilisations ».

    Des robots humanoïdes dotés d’intelligence artificielle dansant le yangge, devenus viraux sur les réseaux sociaux, aux rencontres vibrantes entre le patrimoine culturel immatériel et l’esthétique contemporaine, des compositions musicales imprégnées de l’élégance orientale aux créations rock mêlant influences orientales et occidentales.

    Le Gala de la Fête du Printemps a ouvert au public mondial une fenêtre privilégiée pour mieux comprendre la richesse de la culture traditionnelle chinoise et la vitalité de la Chine d’aujourd’hui. L’édition de cette année se distingue par une mise en scène à l’échelle nationale, articulée autour d’une scène principale à Beijing et de quatre villes représentatives de différentes régions du pays : Harbin, Yiwu, Hefei et Yibin. Chaque ville associée apporte sa couleur locale : Harbin conjugue musique symphonique, chant et ballet dans un décor hivernal spectaculaire ; Yiwu, connue pour son ouverture internationale, associe opéra Wu et dynamisme commercial ; Hefei marie danse inspirée de l’encre chinoise et opéra Huangmei, enrichis d’effets visuels contemporains ; Yibin, au bord du fleuve Yangtsé, célèbre la réunion familiale et les traditions du Nouvel An.

    Cette année, le Gala de CMG s’appuiera sur les innovations technologiques de pointe « 5G + 4K/8K + IA » et sur les capacités de diffusion en 85 langues de CMG afin d’offrir aux publics chinois et internationaux un véritable festin culturel. Les publics du monde entier pourront non seulement découvrir, à travers les écrans, la créativité et la splendeur visuelle du Gala, mais aussi vivre de manière immersive l’atmosphère de joie, de chance et de célébration qui caractérise la Fête du Printemps.

  • [Passerelle interculturelle] À Marseille, le « Prélude au Gala de la Fête du Printemps » met la culture chinoise à l’honneur

    [Passerelle interculturelle] À Marseille, le « Prélude au Gala de la Fête du Printemps » met la culture chinoise à l’honneur

    Le parc Chanot était aux couleurs du Nouvel An chinois ce vendredi. Les nombreux participants français comme chinois issus des milieux politique, culturel et médiatique, ainsi que de nombreux habitants de la région, se sont réjouis de l’initiative culturelle.

    Dans leurs allocutions, les représentants de la partie chinoise ont souligné que la Fête du Printemps, symbole millénaire de la civilisation chinoise, est devenue un lien spirituel reliant les communautés chinoises du monde entier et un pont culturel de plus en plus reconnu à l’international. À travers le Gala de la Fête du Printemps, CMG s’appuie sur un dispositif de diffusion multilingue et multimédia afin de transmettre au public mondial les valeurs de cohésion familiale, d’inclusion sociale et d’harmonie entre l’homme et la nature portées par le Nouvel An chinois.

    Les intervenants français ont, de leur côté, salué l’influence croissante de la culture du Nouvel An chinois en France, estimant que ce type d’échanges culturels contribue à renforcer la compréhension mutuelle et l’amitié entre les peuples français et chinois.

    Le programme de la soirée s’est distingué par sa richesse et sa diversité. Des extraits et bandes-annonces du Gala de la Fête du Printemps 2026 ont été projetés, permettant au public français de découvrir en avant-première la créativité artistique et les innovations technologiques du spectacle. Des performances mêlant inspirations orientales et occidentales ont également été proposées, associant musique, danse et expressions artistiques contemporaines, et ont suscité un accueil enthousiaste.

    De nombreux participants français ont confié qu’il s’agissait pour eux d’une première immersion aussi directe dans la culture de la Fête du Printemps. Grâce à ce « Prélude », le Gala ne se limite plus à une émission télévisée, mais devient une expérience culturelle vivante, accessible et partagée.

    Tradition ancestrale

    Étape importante de la série d’événements « Le monde regarde le Gala de CMG ensemble », la soirée marseillaise a non seulement contribué à annoncer le prochain Gala, mais a également illustré l’attrait croissant de la culture chinoise dans le sud de la France, apportant une nouvelle dimension aux échanges culturels sino-français.

    La Fête du Printemps est un symbole culturel millénaire de la civilisation chinoise. Elle constitue également un lien spirituel profond qui unit les communautés chinoises à travers le monde. Aujourd’hui, près de vingt pays et régions ont inscrit la Fête du Printemps comme jour férié officiel, et environ un cinquième de la population mondiale la célèbre, sous des formes diverses.

    À travers cette tradition ancestrale, de plus en plus de personnes découvrent la Chine, apprécient la culture chinoise et perçoivent les valeurs universelles portées par la Fête du Printemps : la cohésion familiale, l’inclusion sociale et l’harmonie entre l’être humain et la nature.

  • [Passerelle interculturelle] Répétition avant la Fête du Printemps 2026

    [Passerelle interculturelle] Répétition avant la Fête du Printemps 2026

    Cette étape clé a permis de vérifier la fluidité de l’ensemble du programme, tandis que l’équipe de réalisation a continué d’affiner avec précision les choix artistiques et scéniques, afin de créer une atmosphère chaleureuse, joyeuse et porteuse de bons augures.

    La Fête du Printemps, qui correspond au Nouvel An lunaire chinois, est la célébration la plus importante de l’année pour les Chinois. Inscrite à la fin de l’année 2024 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, elle incarne le renouveau, la transmission des traditions et, surtout, la réunion familiale. À cette occasion, les familles se rassemblent pour partager un repas, échanger des vœux et célébrer ensemble le passage à la nouvelle année, en Chine comme au sein des communautés chinoises à travers le monde.

    Dans ce contexte, le Gala de la Fête du Printemps occupe une place toute particulière. Véritable rituel télévisuel du Nouvel An chinois, il est regardé chaque année en famille et fait désormais partie intégrante des habitudes du Nouvel An. Plus qu’un simple spectacle, il accompagne l’entrée dans la nouvelle année et constitue un rendez-vous culturel incontournable pour des centaines de millions de téléspectateurs.

    Pour l’année du cheval de 2026, la scène du gala donnera vie à la chaleur et à l’énergie du quotidien de nombreux foyers. Des chansons originales évoquent les liens familiaux, rendent hommage à l’engagement discret des gens ordinaires et célèbrent la valeur précieuse des retrouvailles. Portées par des mélodies douces et émouvantes, les performances saluent celles et ceux qui travaillent avec constance et donnent le meilleur d’eux-mêmes.

    À Marseille le 6 février

    Au-delà de la soirée du Nouvel An lunaire chinois, le Gala de la Fête du Printemps s’inscrit désormais dans une dynamique mondiale. Les communautés chinoises à l’étranger, ainsi que de nombreux amis étrangers passionnés par la culture chinoise, peuvent découvrir en avant-première l’esprit et l’esthétique du Gala grâce aux événements « Prélude au Gala de la Fête du Printemps ». À partir du début du mois de février, ces célébrations se dérouleront dans de nombreuses grandes villes à travers le monde, permettant au public international de ressentir l’atmosphère festive et chaleureuse du Nouvel An chinois.

    En France, l’événement « Prélude au Gala de la Fête du Printemps » se tiendra le 6 février à Marseille, offrant au public local une immersion dans l’ambiance du Gala et une occasion privilégiée de partager la joie du Nouvel An chinois.

  • [Passerelle interculturelle] Comprendre la Chine au-delà des apparences

    [Passerelle interculturelle] Comprendre la Chine au-delà des apparences

    La France est depuis longtemps un lieu de rencontre des cultures du monde. Grâce à ses musées, ses festivals, ses théâtres et son cinéma, elle offre aux cultures étrangères un espace de visibilité et de dialogue. De nombreux pays souhaitent y présenter à la fois leur patrimoine et leur création contemporaine.

    En tant que journaliste chinoise installée en France, je découvre cette ouverture avec intérêt. Mais cette expérience m’amène aussi à m’interroger. Il arrive que certains spectacles, présentés comme de simples propositions culturelles, véhiculent en réalité des messages idéologiques ou politiques que le public ne perçoit pas toujours clairement.

    Ces derniers mois, la troupe « Shen Yun », associée au mouvement Falun Gong, a été largement promue dans le sud de la France. Pour de nombreux spectateurs, il s’agit avant tout d’un spectacle inspiré de la tradition chinoise. Pourtant, Falun Gong est considéré en Chine comme une organisation sectaire interdite depuis 1999. Par ailleurs, des médias internationaux ont relayé des témoignages d’anciens artistes évoquant une forte pression idéologique ainsi que des conditions de travail difficiles au sein de la troupe. Ces éléments permettent de mieux comprendre le contexte dans lequel ces spectacles s’inscrivent.

    La question n’est donc peut-être pas de juger, mais de s’interroger sur la manière dont la culture est présentée. Lorsque des spectacles se revendiquent comme porteurs d’une culture « authentique », la transparence sur leur démarche et leur message apparaît essentielle, par respect pour le public comme pour les traditions culturelles elles-mêmes.

    Renouveau culturel

    La culture chinoise ne se résume pas à des symboles figés. Riche de plusieurs millénaires d’histoire, elle est diverse, vivante et en constante évolution. En Chine, de nombreux jeunes s’intéressent aujourd’hui aux savoirs traditionnels, au hanfu ou aux arts classiques, tout en participant à une création artistique contemporaine dynamique, souvent soutenue par les nouvelles technologies. Pourtant, ces formes culturelles actuelles disposent encore de peu d’occasions d’être présentées à l’étranger, notamment dans un cadre professionnel en France.

    Ce décalage explique en partie pourquoi l’image de la culture chinoise reste souvent associée, dans l’esprit du public français, à des références très traditionnelles. Alors même que les échanges culturels entre la Chine et la France se développent, un meilleur équilibre dans la représentation des cultures reste à construire.

    À l’approche du Nouvel An chinois, moment de partage et de renouveau, cette réflexion prend tout son sens. Multiplier les échanges, diversifier les formes de présentation et favoriser la circulation des œuvres permettraient aux publics chinois et français de mieux se connaître et d’apprécier des créations culturelles authentiques, contemporaines et de grande qualité. Dans ce contexte, le Consulat général de Chine à Marseille, en collaboration avec les communautés chinoises locales, prépare une série d’événements culturels mettant en valeur les cultures chinoises. Le public est invité à les découvrir prochainement.

  • [Passerelle interculturelle] Paris sans filtre ? Réflexions croisées sur le regard et le quotidien

    [Passerelle interculturelle] Paris sans filtre ? Réflexions croisées sur le regard et le quotidien

    Ces derniers jours, des photos de Paris ont largement circulé sur les réseaux sociaux chinois. On y voit un homme âgé, venu de Chine, posant simplement devant la tour Eiffel, sous le ciel d’hiver parisien. Rien d’exceptionnel : pas de ciel bleu éclatant, pas de mise en scène. Juste un instant ordinaire. Autour de ces images prises au fil de son voyage, les commentaires se sont multipliés. Une expression est revenue avec insistance : « Ces photos ont enlevé le filtre de Paris. »

    Cette formule m’a fait sourire, puis réfléchir. Car elle en dit autant sur Paris que sur notre manière de regarder le monde. Paris, comme beaucoup de grandes villes, vit sous un filtre collectif. En Chine, elle est souvent associée au romantisme et à une certaine idée idéalisée de l’Europe, façonnée par le cinéma et la littérature. Les photos de cet homme âgé ne cherchaient ni à confirmer ni à contredire cette image : elles montraient simplement une ville telle qu’elle se vit, au quotidien.

    Vivant aujourd’hui en France, un pays que j’aime profondément et où je me suis installée depuis une dizaine de mois, je découvre cette réalité concrète, faite de nuances, parfois différente de ce que l’on imagine depuis la Chine. Ces dernières semaines, quelques jours d’intempéries ont suffi à rappeler que même une grande capitale repose sur des équilibres sensibles : déplacements ralentis, habitudes bousculées, et, un jour, une pénurie d’œufs au supermarché. Rien de dramatique, mais assez inhabituel pour inviter à regarder autrement le fonctionnement du quotidien.

    Quelle image de Beijing

    ont les Français ?

    Tout cela m’a amenée à repenser à la vie quotidienne en Chine, si proche et si lointaine à la fois. Et je me suis posée une question simple : quelle image de Beijing ont les Français ? Existe-t-il, là aussi, un filtre, comme celui à travers lequel nous regardons Paris depuis la Chine ? D’après ce que j’ai pu observer au cours de ces dix mois en France, certains aspects très ordinaires de la vie en Chine restent encore peu connus ici.

    Revenons aux œufs. Ces derniers jours, le sujet faisait même l’objet de discussions à la télévision française. En Chine, avec un euro, on peut acheter environ seize œufs. Ce chiffre peut sembler anecdotique. Il dit pourtant quelque chose de l’organisation du quotidien dans un pays de 1,4 milliard d’habitants, où la stabilité de l’approvisionnement en produits de base est tellement intégrée à la vie ordinaire qu’on n’y pense presque jamais. Personnellement, je n’avais jamais imaginé me poser un jour la question des œufs. Il ne s’agit pas de comparer ni d’opposer. Ces différences rappellent simplement que chaque société construit ses propres équilibres, souvent invisibles tant qu’ils fonctionnent.

    C’est là que la question du « filtre » prend tout son sens. La distance entre deux pays n’est pas d’abord géographique. Elle est cognitive. Ce qui me touche dans cette histoire de photos, ce n’est donc pas l’idée d’un « Paris sans filtre », mais le regard de celui qui observe : calme, attentif, sans jugement. Les filtres ne disparaissent sans doute jamais complètement. Mais ils peuvent s’alléger, à mesure que l’on observe et que l’on accepte la complexité du réel.

    Entre la Chine et la France, les différences sont réelles. Mais ce sont souvent les regards patients et bienveillants, ceux qui prennent le temps de voir sans conclure trop vite, qui permettent de mieux se comprendre.

  • [Passerelle interculturelle] Chine – France : les sports d’hiver comme nouveau terrain de coopération économique

    [Passerelle interculturelle] Chine – France : les sports d’hiver comme nouveau terrain de coopération économique

    Chaque saison, les stations des Alpes fonctionnent à plein régime, soutenues par des réseaux bien établis de transport, d’hébergement, de formation et de services. Le ski y est à la fois une pratique sportive largement partagée et un pilier de l’économie hivernale locale. En Chine, selon des modalités différentes, l’attrait pour les sports d’hiver prend son essor.

    En effet, depuis les Jeux olympiques d’hiver de Beijing 2022, la participation du public chinois aux sports de glace et de neige progresse de manière continue. Selon les données disponibles, le secteur chinois des sports d’hiver dépasse désormais 1 000 milliards de yuans par an, soit environ 130 milliards d’euros, avec des effets d’entraînement notables sur la consommation hivernale, notamment dans le commerce de détail, les transports et la restauration.

    À Harbin, à la découverte du « Monde de glace et de neige »

    Dans le nord de la Chine, le développement des sports d’hiver s’appuie sur des villes historiquement associées au froid. Chaque hiver, la ville de Harbin accueille le Monde de glace et de neige de Harbin, un vaste site touristique construit à partir de dizaines de milliers de tonnes de glace stockées à l’avance. Les installations éphémères transforment temporairement l’espace urbain en une cité de glace ouverte au public, intégrée aux circuits touristiques et culturels hivernaux. Dans le sud du pays, la ville de Shenzhen a investi dans l’un des plus grands centres de ski indoor au monde. Ce type d’infrastructure permet une exploitation tout au long de l’année : alors que la température extérieure avoisine les 26°C, l’intérieur est maintenu autour de -6°C, rendant la pratique du ski indépendante des conditions climatiques et accessible à de nouveaux publics.

    Dans la région du Xinjiang, notamment à Altay et à Urumqi, des « vacances de neige » ont été mises en place afin d’encourager les élèves à participer à des activités sportives, éducatives et culturelles liées à la glace et à la neige. Certains domaines skiables proposent, durant ces périodes, des accès gratuits ou des tarifs préférentiels pour les jeunes, favorisant une familiarisation précoce avec les sports d’hiver.

    Ces évolutions dessinent une trajectoire distincte du modèle alpin européen. Là où la France s’appuie sur un système fondé sur la montagne et le tourisme de séjour, la Chine combine infrastructures urbaines, équipements indoor et politiques publiques afin d’élargir rapidement la base des pratiquants. Dans ce contexte, les sports d’hiver apparaissent comme un nouveau terrain de coopération économique entre la Chine et la France. L’expertise française en matière de gestion des stations, de formation, de sécurité et de tourisme hivernal durable rencontre un marché chinois en forte croissance, ouvrant la voie à des partenariats concrets et pragmatiques entre les deux pays.