Tag: Chine

  • [Passerelle interculturelle] Mini-séries chinoises : le nouveau phénomène mondial venu d’Internet

    [Passerelle interculturelle] Mini-séries chinoises : le nouveau phénomène mondial venu d’Internet

    Depuis deux ans, un nouveau format audiovisuel connaît une croissance fulgurante en Chine : les « mini-séries », ou micro-dramas. Courtes, rythmées, pensées pour le téléphone portable et les réseaux sociaux, ces séries, dont les épisodes durent de quelques dizaines de secondes à quelques minutes, sont devenues un véritable phénomène culturel et économique.

    Contrairement aux séries télévisées traditionnelles, les mini-séries chinoises adoptent un rythme extrêmement rapide. Chaque épisode dure généralement entre une et trois minutes, avec une narration très condensée : intrigue immédiate, rebondissements fréquents, suspense permanent et émotion directe.

    Un format né pour le mobile

    Leur mode de diffusion correspond parfaitement aux habitudes numériques actuelles. Elles sont principalement regardées sur smartphone, via des plateformes de vidéos courtes ou des applications spécialisées. Le spectateur peut ainsi enchaîner plusieurs épisodes dans les transports, pendant une pause ou avant de dormir.

    Le modèle économique repose souvent sur un système « freemium » : les premiers épisodes sont gratuits afin d’attirer le public, puis les suivants deviennent payants ou accessibles par abonnement.

    Derrière cette apparente simplicité se cache une véritable industrie. En Chine, certaines mini-séries sont tournées en seulement quelques jours, avec des budgets relativement modestes par rapport aux productions télévisées classiques.

    Les équipes privilégient l’efficacité : scénarios courts, décors limités, tournage intensif et montage rapide. Mais cette production accélérée ne signifie pas absence de professionnalisation. De nombreuses plateformes utilisent désormais des outils d’analyse de données pour identifier les thèmes les plus populaires : romance, revanche sociale, histoires familiales, fantasy, entrepreneuriat ou encore drames historiques.

    L’intelligence artificielle commence également à jouer un rôle, qu’il s’agisse de recommander les contenus, d’analyser les tendances ou, parfois, d’accompagner l’écriture des scénarios.

    Un nouveau moteur de l’industrie culturelle numérique

    Le phénomène dépasse désormais le simple divertissement. Les micro-dramas deviennent à la fois un outil d’influence culturelle et un nouveau relais de croissance économique. Leur succès attire aussi l’attention à l’international, notamment aux États-Unis, où ce format est déjà considéré par certains observateurs comme l’un des futurs terrains de conquête de l’industrie audiovisuelle.

    Dans la ville de Quzhou, dans la province du Zhejiang, dans l’est de la Chine, un véritable pôle industriel dédié aux micro-dramas est en train d’émerger. À la Meigao Short Drama Super Factory, plus de 200 décors prêts à tourner – hôpitaux, aéroports, villas, tribunaux – sont réunis dans une même zone de production. Les jeunes créateurs peuvent y entrer et commencer à filmer presque immédiatement.

    Le modèle est simple : produire vite, tourner efficacement, raconter sans interruption. Pour les autorités locales, il s’agit aussi d’une stratégie de transformation industrielle : associer les ressources traditionnelles du territoire à la créativité numérique, afin de faire des micro-dramas un nouveau levier de développement culturel et économique.

  • [Passerelle Interculturelle] Et si la Chine n’était pas si loin ?

    [Passerelle Interculturelle] Et si la Chine n’était pas si loin ?

    Si vous êtes déjà allé en Chine, vous aurez sûrement envie d’y retourner encore et encore. Si vous n’y êtes jamais allé, la Chine reste peut-être encore dans votre imagination : un pays lointain, immense, difficile à comprendre, où la langue semble être une barrière et où le voyage paraît compliqué.

    Et pourtant, aujourd’hui, partir en Chine est devenu beaucoup plus simple. Pour les voyageurs français titulaires d’un passeport ordinaire, il est possible de séjourner en Chine sans visa jusqu’à 30 jours, pour un voyage touristique, familial, professionnel ou de transit. Pour un séjour court, cela enlève une grande partie des démarches qui rendaient autrefois le voyage plus difficile à organiser.

    Exemption de visa

    Le trajet lui-même est aussi devenu plus direct. Depuis la France, notamment depuis Paris, il existe des vols vers plusieurs grandes villes chinoises comme Beijing, Shanghai, Guangzhou, Shenzhen ou Chengdu, selon les compagnies et les périodes. Une fois sur place, le train facilite beaucoup les déplacements. Les grandes lignes ferroviaires permettent de traverser le pays assez facilement, et les transports urbains sont souvent pratiques et peu coûteux.

    C’est aussi un aspect qui surprend beaucoup de voyageurs français : en Chine, manger dehors et se déplacer peuvent rester très accessibles. On peut prendre un métro, un taxi, un train, manger dans un petit restaurant local ou goûter des spécialités de rue sans forcément prévoir un budget énorme. Il y a beaucoup de choix, parfois même trop, et c’est souvent dans ces moments simples que le voyage devient le plus vivant.

    Bien sûr, Beijing, Shanghai et Hong Kong gardent une place particulière, surtout pour les jeunes voyageurs qui cherchent de grandes villes dynamiques, modernes et intenses. Mais la Chine ne se limite pas à ces grandes métropoles. Wuhan, Kunming, Lijiang ou Lhassa offrent d’autres rythmes, d’autres paysages, d’autres façons d’approcher le pays. Certaines villes sont plus faciles, d’autres plus dépaysantes, mais chacune laisse une impression différente.

    La Chine n’est pas toujours un pays que l’on comprend immédiatement. Elle peut surprendre, fatiguer parfois, impressionner souvent. Mais elle donne aussi beaucoup à observer : une rue animée le soir, un repas partagé, une gare immense, un vieux quartier, un paysage de montagne, une conversation faite de gestes et de sourires.

    Avec la politique actuelle d’exemption de visa, le voyage paraît simplement moins lointain qu’avant. Et au moment où revient la saison des vacances en France, la Chine peut devenir non pas une destination à cocher sur une liste, mais une vraie expérience à vivre, à son rythme. 

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • [Passerelle Interculturelle] Le cinéma chinois en France : entre diversité, mémoire et innovation

    [Passerelle Interculturelle] Le cinéma chinois en France : entre diversité, mémoire et innovation

    Les projections sont organisées dans plusieurs villes françaises, parmi lesquelles Paris, Lyon, Marseille, Toulouse ou encore Cannes, ainsi que dans certains territoires d’outre-mer, notamment à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie. À travers cette tournée, le festival offre au public francophone l’occasion de découvrir la diversité du cinéma chinois contemporain, tout en revisitant une partie de son patrimoine cinématographique.

    Pour Noël Garino, conseiller technique et artistique du Festival, l’un des rôles essentiels du festival est justement de permettre au public français de découvrir des films chinois auxquels il n’a généralement pas accès. « En 2025, il y a un film chinois qui est sorti en France et qui a très bien marché. Il a été très bien accueilli par le public, mais aussi par la critique. Ce film, c’est Her Story. En chinois, le titre est Hao dongxi. C’est un film sur les femmes. C’est aussi un film très moderne. Et je pense que c’est un film qui peut parler à tout le monde. Il peut toucher les femmes chinoises, mais aussi les femmes françaises. » « Il y a également une autre grande tendance très nette dans le cinéma chinois récent : c’est la place de plus en plus importante du cinéma d’animation. En 2025, les films d’animation ont représenté 48% du box-office chinois. Cette année-là, plusieurs films d’animation ont connu un succès absolument impressionnant. Parmi eux, Ne Zha 2, sorti pendant la période du Nouvel An chinois 2025, a dépassé les 15 milliards de yuans de recettes. »

    Il y a plus de cent trente ans, en France, les frères Lumière faisaient pour la première fois « bouger » les images. Georges Méliès, lui, ouvrait la voie au rêve cinématographique grâce aux décors, à la magie et aux premiers effets spéciaux. Dès ses origines, le cinéma n’a donc jamais été seulement une invention technique : il est devenu un prolongement de l’imagination humaine.

    Aujourd’hui, le cinéma se trouve de nouveau à un tournant technologique. Intelligence artificielle, tournage virtuel, images numériques, plateformes de streaming : les nouvelles technologies transforment la manière de produire, de diffuser et de regarder les films. Les échanges cinématographiques entre la Chine et la France prennent ainsi un sens nouveau. Pour le cinéma français, le cinéma chinois représente de nouveaux publics, de nouveaux récits et de nouvelles possibilités de coopération. Pour le cinéma chinois, la France demeure une référence importante en matière d’art cinématographique, de transmission et de protection de la diversité culturelle. La Chine et la France ont des industries cinématographiques très différentes, mais elles partagent une même conviction : le cinéma n’est pas seulement un produit culturel ou commercial. C’est aussi une expérience collective, artistique et humaine.

  • [Passerelle interculturelle] Journée de l’espace en Chine : un programme en développement

    [Passerelle interculturelle] Journée de l’espace en Chine : un programme en développement

    Ces dernières années, la Chine a élargi ses activités spatiales, à la fois dans l’exploration et dans les applications. En 2025, la Chine a réalisé 92 lancements spatiaux, soit une augmentation d’environ 35 % par rapport à l’année précédente. Ce rythme témoigne d’une activité soutenue dans différents domaines du spatial.

    Dans le domaine de l’exploration, la sonde Tianwen-2 a été lancée avec succès et s’est engagée sur une trajectoire vers l’astéroïde 2016 HO3. Il s’agit de la première mission chinoise visant à explorer un astéroïde et à rapporter des échantillons sur Terre. Par ailleurs, la mission Tianwen-1 poursuit ses observations de Mars, avec des données scientifiques déjà mises à disposition de la communauté internationale.

    Le programme spatial habité a également progressé. Quatre missions habitées et deux missions de retour ont été menées avec succès. Des astronautes chinois sont actuellement en mission dans l’espace. L’équipage de Shenzhou-21 a récemment effectué sa troisième sortie extra-véhiculaire. L’astronaute Zhang Lu a réalisé au total sept sorties dans l’espace, établissant un nouveau record pour la Chine. En parallèle, le projet d’exploration lunaire habitée continue d’avancer de manière organisée.

    Coopération internationale

    Dans les applications, le système de navigation Beidou est de plus en plus utilisé, aussi bien dans des secteurs professionnels que dans la vie quotidienne. Le développement des infrastructures spatiales se poursuit également. La construction du système chinois d’internet par satellite s’accélère, avec la mise en place progressive de lignes de production pour des constellations de satellites à grande échelle.

    Sur le plan des lanceurs, la fusée Longue Marche 2D a atteint le cap des 100 lancements réussis, devenant le deuxième lanceur chinois à franchir ce seuil. En parallèle, des essais ont été réalisés pour de nouveaux lanceurs réutilisables, comme Zhuque-3 et Longue Marche 12A, dans le cadre du développement de technologies visant à réduire les coûts et améliorer la fréquence des lancements.

    L’année 2026 devrait s’inscrire dans cette dynamique. La sonde Tianwen-2 doit s’approcher de son astéroïde cible pour mener des observations rapprochées. De nouvelles missions habitées sont prévues, notamment avec le vaisseau Shenzhou-23. Plusieurs lanceurs réutilisables entreront également en phase de validation en vol.

    La coopération internationale fait partie de cette évolution. La Chine travaille avec plusieurs partenaires, notamment en Europe, sur des projets scientifiques liés à l’environnement spatial.

    En France, ces échanges se traduisent aussi dans le domaine de la culture scientifique. À Cité de l’espace, à Toulouse, des modèles de missions chinoises, comme Chang’e et le rover Yutu, sont présentés au public. La Journée de l’espace de la Chine met ainsi en évidence un programme en progression, qui combine exploration, développement technologique et coopération internationale.

  • [Passerelle interculturelle] La beauté du chinois : une langue entre héritage et ouverture

    [Passerelle interculturelle] La beauté du chinois : une langue entre héritage et ouverture

    Récemment, le président chinois Xi Jinping a répondu à une lettre d’enseignants et d’élèves d’une classe de chinois dans une école internationale située en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en France. Dans sa réponse, il a souligné que la langue chinoise transmet l’héritage de plus de 5 000 ans d’histoire et que chaque caractère renferme une part de cette mémoire collective. Il a également rappelé que l’apprentissage du chinois permet de mieux comprendre la Chine, ancienne comme contemporaine, tout en contribuant au rapprochement entre les cultures.

    La beauté du chinois s’exprime d’abord dans sa forme. De nombreux caractères sont issus d’anciennes représentations visuelles, ce qui confère à l’écriture chinoise une valeur esthétique singulière, où le sens et la forme sont étroitement liés.

    Elle se manifeste également dans le son. Le système des quatre tons donne au chinois une musicalité particulière, marquée par des variations de hauteur et de rythme. Cette caractéristique confère à la langue une dimension sonore proche de celle d’une composition, notamment dans la poésie classique.

    Au-delà de la forme et du son, le chinois se distingue par sa capacité à suggérer. L’expression y est souvent concise, laissant place à l’interprétation et à la nuance. Quelques mots peuvent suffire à transmettre une idée complexe ou une émotion subtile, ce qui reflète une certaine manière de penser et de concevoir le langage.

    Comprendre les dynamiques culturelles contemporaines

    Dans la lettre adressée au président chinois, les élèves français ont partagé leur expérience d’apprentissage ainsi que leur intérêt pour la culture chinoise. Ils ont également exprimé leur volonté de renforcer les échanges avec les jeunes chinois. Cet exemple illustre le rôle croissant du chinois comme vecteur de dialogue entre les pays.

    Dans sa réponse, Xi Jinping a invité les jeunes français et européens à se rendre en Chine afin d’étudier, voyager et découvrir une société contemporaine en transformation. Il a encouragé les élèves à faire du chinois un compagnon durable, capable de les accompagner dans leur parcours personnel et professionnel.

    À l’heure où les échanges internationaux se multiplient, le chinois apparaît de plus en plus comme une langue d’ouverture. Son apprentissage ne se limite pas à l’acquisition de compétences linguistiques : il permet aussi d’accéder à une autre vision du monde et de mieux comprendre les dynamiques culturelles contemporaines.

    La beauté du chinois réside ainsi dans cet équilibre entre tradition et modernité, entre précision et suggestion, entre enracinement et ouverture. À l’occasion de la Journée internationale de la langue chinoise, elle se révèle non seulement comme une richesse culturelle, mais aussi comme une passerelle entre les peuples.

    dongqiao@cctv.com

  • [Entretien] He Youlin : « S’offrir un voyage en Chine “sur un coup de tête” est à portée de main »

    [Entretien] He Youlin : « S’offrir un voyage en Chine “sur un coup de tête” est à portée de main »

    La Marseillaise : La Chine a annoncé la prolongation de la politique chinoise d’exemption de visa unilatérale pour les Français. Quel en est le but ?

    He Youlin : En 2024, la Chine a mis en œuvre une politique d’exemption de visa pour plusieurs pays européens, dont la France, attirant ainsi plus de 2 millions de touristes européens. Afin de faciliter davantage les échanges humains et de renforcer l’amitié sino-française, la partie chinoise a décidé de prolonger cette mesure jusqu’au 31 décembre 2026. Cette initiative offre une facilité sans précédent aux amis français souhaitant découvrir la Chine par eux-mêmes. Tout citoyen français titulaire d’un passeport ordinaire peut se rendre en Chine sans visa pour un séjour n’excédant pas 30 jours, que ce soit pour affaires, tourisme, visites familiales, échanges ou transit. Cette mesure réduit considérablement le temps de préparation et le coût du voyage. De plus, sous l’impulsion de notre consulat général, une ligne aérienne directe entre la Chine et Marseille a été ouverte. Avec trois vols hebdomadaires à des tarifs très compétitifs, il est désormais envisagé d’augmenter la fréquence des vols et d’ouvrir d’autres lignes. Pour les habitants du sud de la France, s’offrir un voyage en Chine « sur un coup de tête » est devenu aujourd’hui à portée de main.

    Pourquoi aller si loin alors qu’Internet nous permet de tout découvrir depuis chez soi ?

    H.Y. : À Beijing, une Marseillaise nommée Marie Derien (connue sous le nom chinois de Dai Mingxin) illustre parfaitement cette dynamique : ses partages sur les réseaux sociaux chinois ont déjà séduit plus d’un million d’abonnés. Mais la véritable Chine dépasse largement les images fragmentaires que l’on voit sur les réseaux sociaux. Rien ne remplace l’expérience directe. Il y a tant à découvrir : la profondeur de l’histoire, le dynamisme de la modernité, l’authenticité de la gastronomie…

    Récemment le hashtag #BecomingChinese, c’est-à-dire #DevenirChinois a fleuri sur les réseaux. Que signifie-t-il pour vous ?

    H.Y. : Le hashtag que vous évoquez, #DevenirChinois, ne doit pas être pris au sens littéral : il ne s’agit évidemment pas de changer de nationalité. Je crois qu’il reflète plutôt l’intérêt des internautes du monde entier pour le mode de vie des Chinois et les détails du quotidien que les Chinois considèrent comme naturels. Je pense que ce phénomène reflète l’attractivité croissante de la culture chinoise et est une illustration concrète des fruits de la modernisation chinoise. Il offre au monde une nouvelle fenêtre pour mieux comprendre la Chine.

    Quels aspects de la Chine suscitent l’intérêt dans le reste du monde d’après vous ?

    H.Y. : Ces dernières années, l’économie chinoise a su continuer à avancer malgré diverses pressions extérieures, démontrant une forte résilience. En 2025, le produit intérieur brut a progressé de 5%, atteignant plus de 17 530 milliards d’euros, ce qui renforce la place de la Chine en tant que deuxième puissance mondiale. Sa contribution à la croissance mondiale dépasse 30%, et fait l’objet de l’appréciation par de nombreux pays. Aujourd’hui, on n’oublie jamais la Chine quand on parle de l’économie : la Chine est devenue un acteur incontournable de l’économie mondiale. Dans le domaine de l’innovation scientifique et technologique, de l’envol du grand avion de ligne chinois C919 à l’achèvement complet de la station spatiale chinoise, en passant par des percées dans des domaines de pointe tels que l’intelligence artificielle, l’intelligence incarnée, les technologies quantiques et les communications 6G, la Chine voit sa capacité scientifique et technologique évoluer d’une position de « suiveur » vers celle de « co-acteur », voire de « leader ». Ces accomplissements ont non seulement renforcé la force nationale globale de la Chine, mais ont également apporté l’intelligence chinoise au progrès technologique mondial. La Chine est aujourd’hui un leader mondial des technologies d’énergie propre : en 2025, la part de l’électricité propre a atteint 42%, et le pays reste le premier producteur et marché mondial de véhicules électriques. En matière d’amélioration du bien-être de la population, la Chine a achevé en 2020 l’édification d’une société de moyenne aisance, avec un PIB par habitant dépassant les 10 000 dollars. Elle a ainsi éradiqué la pauvreté absolue et mis en place les plus grands réseaux d’éducation, de santé et de protection sociale dans le monde entier, qui bénéficient à plus de 1,4 milliard de personnes. À l’ère du numérique, de l’information toujours plus rapide, galopante, je crois que ces transformations gigantesques de la Chine interpellent les internautes du monde entier.

  • [Passerelle Interculturelle] Le boom du running en Chine : d’un sport de niche à une pratique du quotidien

    [Passerelle Interculturelle] Le boom du running en Chine : d’un sport de niche à une pratique du quotidien

    Au cours de la dernière décennie, une transformation silencieuse s’est opérée en Chine. Ce qui n’était autrefois qu’un sport d’endurance de niche est devenu une habitude urbaine largement répandue.

    Le running ne se définit plus uniquement par la compétition ; il est désormais un moyen concret et accessible de rester en bonne santé, de gérer le stress et de s’inscrire dans le rythme de la ville. Le développement du marathon moderne en Chine est généralement associé à 1981, lorsque le marathon de Beijing organisa sa première édition avec seulement 86 participants. En tant que premier marathon international officiel du pays, il a introduit la course sur route auprès d’un public plus large et posé les bases d’un mouvement qui allait s’étendre à l’échelle nationale.

    L’ampleur et la dynamique économique

    Aujourd’hui, l’ampleur du phénomène est sans commune mesure. Rien qu’en 2024, environ 7 millions de personnes ont participé à des courses sur route. En 2026, la demande a atteint un niveau record : le marathon de Wuxi a enregistré 500 000 inscriptions. Obtenir un dossard est devenu un véritable défi statistique, comparable à une loterie pour l’attribution des plaques d’immatriculation. Cette intensité se traduit également sur le plan économique. En 2024, les dépenses liées aux marathons ont atteint 16,8 milliards de yuans (environ 2,46 milliards de dollars), soit une hausse de 26% par rapport à l’année précédente.

    Une intégration au mode de vie urbain

    Le running est désormais devenu un véritable écosystème, reliant activité physique et tourisme, notamment à travers le phénomène du « racecation » : les participants voyagent, prolongent leur séjour et consomment davantage, générant ainsi des retombées économiques locales significatives.

    Le running est devenu un repère temporel dans les villes chinoises, s’étendant sur l’ensemble de la journée. Le matin, les parcs sont investis par ceux qui cherchent un moment de clarté avant le travail. À midi, de courtes courses apparaissent dans les quartiers d’affaires, comme le CBD de Pékin ou Lujiazui à Shanghai. Lors des week-ends de course, les villes se réorganisent temporairement : les routes se ferment, les rues s’ouvrent, et l’espace urbain se transforme en piste collective. Le phénomène le plus marquant est sans doute celui du running nocturne. À la tombée de la nuit, les berges des rivières se remplissent de coureurs venus se détendre après la journée.

    Ce cycle quasi continu sur 24 heures est soutenu par des politiques publiques, comme l’initiative du « cercle de fitness de 15 minutes », ainsi que par le développement de pistes de course intelligentes, équipées d’éclairage et de dispositifs de sécurité.

    Pour de nombreux jeunes actifs, courir est devenu non seulement un moyen de faire du sport, mais aussi un espace de sociabilité, de routine et de construction identitaire. Sur des plateformes comme WeChat et Xiaohongshu, la trace d’une course n’est plus privée : elle est visible, partageable et socialement valorisée.

  • Au consulat de Chine, les lycéens célèbrent la culture et les échanges

    Au consulat de Chine, les lycéens célèbrent la culture et les échanges

    À l’occasion d’une journée portes ouvertes au consulat de Chine, des lycéens de l’établissement international Jacques-Chirac et du lycée international Paca de Manosque ont été accueillis par le consul général. Dans une ambiance rythmée par la musique traditionnelle, ils ont découvert des stands de thé, d’origami et de peinture, avant de présenter danses, instruments et poèmes, mettant en valeur leur apprentissage culturel.

    Le consulat encourage le « rayonnement de la langue et de la culture chinoise » à travers des jumelages et des voyages d’études. « L’amitié franco-chinoise repose sur les échanges et le respect mutuel, souligne le proviseur du lycée international Paca, Nicolas Debenne. L’un des piliers, surtout pour les jeunes, c’est l’apprentissage de la langue chinoise ».

    Dans une lettre aux élèves et aux professeurs, le président chinois Xi Jinping estime que l’apprentissage de la langue permet de « mieux connaître la Chine, mais aussi de construire des ponts vers un avenir plus radieux pour les deux pays ».

    Un atout pour l’avenir

    Au lycée international Jacques-Chirac, Samy, élève de seconde en section chinoise, suit près de huit heures de cours par semaine. « Ma mère est chinoise, donc cela me permet de parler la langue. C’est une langue importante et ça fait partie de mon identité », explique-t-il. Pour Lili, élève au lycée international Paca et inscrite en section chinoise depuis l’école primaire, c’est d’abord « la richesse de la culture chinoise » qui l’a motivée. Un apprentissage qu’elle voit aussi comme « un vrai plus pour plus tard ».

  • [Passerelle interculturelle] Faire de l’éradication de la tuberculose un objectif mondial

    [Passerelle interculturelle] Faire de l’éradication de la tuberculose un objectif mondial

    Dans son message, Peng Liyuan a souligné que l’OMS et la communauté internationale ont toujours fait de la protection de la santé humaine leur mission et de l’éradication de la tuberculose leur objectif. Elle a salué les efforts considérables et efficaces déployés, qui ont permis d’inverser la tendance à la hausse du nombre de cas observée ces dernières années. La tenue de cette visioconférence, centrée sur le thème « Autonomisation des gouvernements et mobilisation de l’ensemble de la société », revêt selon elle une importance majeure pour renforcer la réponse mondiale face aux défis de santé publique liés à la tuberculose.

    Peng Liyuan a également rappelé que le gouvernement chinois attache une grande importance à la prévention et au traitement de la tuberculose. Grâce à une coordination multisectorielle et à la mise en œuvre de mesures globales, ainsi qu’à l’appui de l’innovation scientifique et technologique, les capacités de prévention et de traitement ont été continuellement améliorées. Le vaste réseau de services de santé couvrant plus de 1,4 milliard d’habitants en zones urbaines et rurales a permis d’accroître l’accessibilité aux soins, contribuant à une baisse constante du taux d’incidence. La Chine est ainsi entrée dans la catégorie des pays à faible à moyenne prévalence de la tuberculose.

    Elle a indiqué que l’année en cours marque le quinzième anniversaire du programme chinois « Cent mille volontaires pour la sensibilisation à la prévention de la tuberculose ». Depuis son lancement, plus d’un million de volontaires se sont engagés dans cette cause, mettant en œuvre plus de 80 000 projets de service bénévole. Peng Liyuan a également évoqué sa participation régulière à des activités aux côtés des volontaires dans des communautés, des écoles et des établissements de santé, témoignant de leur dévouement, de leur engagement et des progrès accomplis dans la lutte contre la tuberculose en Chine.

    Une aspiration commune à toute l’humanité

    Enfin, elle a souligné que mettre fin à la tuberculose et protéger la santé constitue une aspiration commune à toute l’humanité. Elle a appelé les gouvernements et les acteurs de tous horizons à agir activement, à soutenir et à participer aux efforts mondiaux de lutte contre la tuberculose, à transmettre solidarité et bienveillance, à renforcer la confiance et l’espoir, afin que les progrès réalisés bénéficient à tous et contribuent à la construction d’une communauté mondiale de santé pour l’humanité.

  • [Passerelle Interculturelle] Comment la Chine améliore la santé de sa population avec l’IA ?

    [Passerelle Interculturelle] Comment la Chine améliore la santé de sa population avec l’IA ?

    Le développement de l’intelligence fondée sur les données, combinant big data et prise de décision assistée par l’intelligence artificielle, est devenu un moteur essentiel de l’évolution du système de santé chinois.

    Grâce à des technologies telles que l’Internet des objets et le cloud computing, la Chine transforme progressivement ses services de santé vers un modèle plus préventif et proactif. Cette transition est particulièrement importante à l’approche du 15e Plan quinquennal (2026-2030), période clé pour atteindre l’objectif d’une « Chine en bonne santé » d’ici 2035.

    Réduire les inégalités de santé grâce aux technologies

    Face à une population très importante et à des écarts entre zones urbaines et rurales, la Chine utilise de plus en plus les outils numériques pour optimiser la répartition des ressources médicales. Selon la Commission nationale de la santé, les diagnostics d’imagerie médicale à distance au niveau des districts ont dépassé 68 millions de cas en 2025, l’IA devenant un soutien majeur aux soins de base.

    À Shanghai, des dispositifs médicaux portables dotés d’IA permettent de surveiller en temps réel la santé des patients, y compris dans des régions éloignées comme le comté de Zhongba au Xizang. À Chengdu, un système de gestion des maladies chroniques analyse les données de mode de vie et les antécédents familiaux afin d’identifier plus tôt les risques tels que l’hypertension ou les AVC. Les experts estiment que la santé numérique peut améliorer l’efficacité et l’équité des soins.

    Croissance rapide mais défis cliniques

    Le secteur chinois de l’IA a dépassé 1,2 trillion de yuans en 2025, et près de 300 modèles d’IA spécialisés dans la médecine avaient été développés en mai 2025. Toutefois, les experts soulignent que l’IA reste toujours un outil d’assistance face aux inquiétudes concernant l’exactitude des diagnostics à distance, la protection des données personnelles et les coûts éventuels des plateformes. Selon Li Haichao, président de l’hôpital Chaoyang de Beijing, les médecins doivent conserver un raisonnement clinique solide afin d’éviter les erreurs ou les « hallucinations » générées par l’IA. D’autres spécialistes rappellent également que l’IA ne peut pas remplacer la communication humaine et le soutien psychologique essentiels à la relation médecin-patient.

    Applications futures dans la biopharmacie

    L’intelligence fondée sur les données transforme aussi la recherche pharmaceutique. Selon Ding Lieming, président de Betta Pharmaceuticals, l’IA peut réduire les coûts et accélérer la découverte de nouveaux médicaments en facilitant l’identification de cibles thérapeutiques, la conception moléculaire et l’optimisation des procédés. En améliorant également les essais cliniques, l’industrialisation et la gestion de la chaîne d’approvisionnement, l’IA pourrait accélérer l’accès du public à des traitements innovants.