Tag: Chine

  • Un 4e vol Marseille-Shangaï par semaine annoncé

    Un 4e vol Marseille-Shangaï par semaine annoncé

    « Nihao China ». « Bonjour la Chine ! », en Français C’est le nom donné à l’événement de promotion touristique organisé par le consulat général de Chine à Marseille en présence du conseiller régional David Galtier (DVD) et du maire de Manosque Camille Galtier (DVD) mais aussi de Loïc Chovelon, directeur général du Comité régional de tourisme.

    À cette occasion, He Youlin, consul général de Chine à Marseille a rappelé que « l’année prochaine marquera le 40e anniversaire du jumelage entre Shanghai et Marseille. Je suis donc particulièrement heureux d’annoncer aujourd’hui que cette liaison passera officiellement de trois à quatre vols hebdomadaires », a-t-il ajouté.

    Exemption de visa

    Une annonce qui s’accompagne de la prolongation de la dispense de visa pour les Français se rendant en Chine pour une durée de moins de 30 jours.

    « Nous invitons chaleureusement davantage d’amis français à découvrir la Chine par eux-mêmes, afin de mieux connaître une Chine authentique, multidimensionnelle et ouverte », a lancé He Youlin en s’engageant « à travailler avec l’ensemble des acteurs de la circonscription consulaire afin d’approfondir continuellement la coopération bilatérale dans les domaines du tourisme, du commerce, de l’éducation, de la science, du transport aérien et du développement durable, dans un esprit de bénéfice mutuel et de réussite partagée. »

    La Région Sud est la première en France à avoir retrouvé son niveau de fréquentation par les touristes chinois d’avant la pandémie.

  • Marseille: des obligations Panda pour financer le développement économique

    Marseille: des obligations Panda pour financer le développement économique

    Le consul général de Chine à Marseille, He Youlin, et la Directrice générale de la branche française de CCB, Wang Yao, ont souligné la réussite croissante de ce type d’opération en présence de Serge Perottino, vice-président de la Métropole Aix-Marseille-Provence et de David Galtier, conseiller régional, qui a souligné l’opportunité que constituent les obligations Panda pour les entreprises en citant Deng Xiaoping : « Peu importe qu’un chat soit noir ou blanc, s’il attrape la souris, c’est un bon chat ».

  • [Passerelle interculturelle] Traditions chinoises, zongzi et courses de bateaux-dragons

    [Passerelle interculturelle] Traditions chinoises, zongzi et courses de bateaux-dragons

    Il s’agit de l’une des grandes fêtes traditionnelles chinoises. À cette occasion, les familles ont coutume de manger des zongzi, de petits paquets de riz gluant enveloppés dans des feuilles végétales, de suspendre de l’armoise chinoise aux portes des maisons, et surtout d’assister ou de participer à des courses de bateaux-dragons.

    Le zongzi est l’un des aliments les plus emblématiques de cette fête. Il est préparé avec du riz gluant, parfois garni de différentes farces, puis enveloppé dans des feuilles de bambou, de lotus, de roseau, de maïs ou encore de bananier. Chaque type de feuille apporte au riz un parfum particulier et donne au zongzi une saveur unique.

    Dans la Chine ancienne, ces feuilles ne servaient pas seulement à parfumer les aliments. Elles permettaient aussi de mieux conserver les zongzi pendant les chaleurs de l’été, grâce à certaines propriétés naturelles antibactériennes. C’est ainsi que les anciens Chinois ont développé cette méthode consistant à envelopper le riz dans des feuilles, puis à conserver les zongzi dans l’eau fraîche.

    Mais la fête de Duanwu est surtout connue pour ses spectaculaires courses de bateaux-dragons. Cette tradition chinoise très ancienne remonterait à plus de 2 000 ans. Aujourd’hui encore, elle reste l’un des moments les plus attendus des célébrations.

    Le long du fleuve Yangtsé

    Il existe plusieurs explications sur l’origine de ces courses. Selon l’une des théories les plus répandues, elles seraient nées parmi les communautés de pêcheurs installées le long du fleuve Yangtsé, dans le centre-sud de la Chine. À l’origine, il s’agissait d’un rituel populaire destiné à demander aux divinités de la pluie des récoltes abondantes.

    Plus tard, cette tradition a été associée à la mémoire de Qu Yuan, poète de la période des Royaumes combattants, au IIIe siècle avant notre ère. Connu pour son patriotisme et ses œuvres poétiques, Qu Yuan fut exilé après avoir été écarté de la cour par un souverain corrompu. Selon la légende, lorsqu’il apprit que son pays avait été vaincu par ses ennemis, il se jeta dans la rivière Miluo, désespéré. Les habitants auraient alors lancé leurs bateaux sur la rivière pour tenter de retrouver son corps. Ils auraient également jeté des zongzi dans l’eau afin d’empêcher les poissons de s’en approcher. C’est de cette légende que viendrait l’association entre les courses de bateaux-dragons, les zongzi et la fête de Duanwu.

    Au fil des siècles, les courses de bateaux-dragons sont devenues à la fois une tradition culturelle, une activité sportive et un symbole fort de l’esprit collectif. Aujourd’hui, elles sont pratiquées bien au-delà de la Chine, dans de nombreux pays, où elles attirent un public de plus en plus large.

    À travers ses saveurs, ses légendes et ses courses animées, la fête de Duanwu témoigne de la richesse des traditions chinoises et de leur capacité à traverser le temps tout en s’ouvrant au monde.

  • [Passerelle interculturelle] 45 traditions du patrimoine immatériel de l’Unesco racontent l’histoire de la Chine

    [Passerelle interculturelle] 45 traditions du patrimoine immatériel de l’Unesco racontent l’histoire de la Chine

    Avec cette mise à jour, la Chine compte désormais 45 traditions inscrites sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. C’est le plus grand nombre au monde. Ces traditions couvrent de nombreux domaines. Elles permettent de mieux comprendre la longue histoire de la Chine et la diversité de sa culture.

    La présence de la Chine sur les listes de l’Unesco a commencé en 2001, avec la reconnaissance de l’opéra Kunqu. Dans les années suivantes, d’autres traditions ont été inscrites, comme la musique du guqin, le Muqam ouïgour du Xinjiang et le chant long mongol. Ensemble, elles montrent la richesse de la culture traditionnelle chinoise.

    De nombreuses traditions reconnues par l’Unesco montrent une esthétique chinoise très particulière. La calligraphie chinoise, la gravure de sceaux et le papier découpé transforment des matériaux simples en formes artistiques. À travers les traits du pinceau, les sceaux gravés et les dessins découpés dans le papier, ces arts transmettent depuis des générations un sens unique de la beauté.

    Les savoir-faire traditionnels sont aussi une partie importante du patrimoine immatériel chinois. Les techniques de construction en bois, le tissage du brocart Yunjin de Nanjing, la sériciculture et les techniques de fabrication de la soie, ainsi que la cuisson du céladon de Longquan, montrent l’union entre l’utilité et l’art.

    Le reflet des 56 groupes ethniques de Chine

    Les fêtes et les coutumes populaires restent très présentes dans la vie quotidienne. La Fête du Printemps et la Fête des Bateaux-Dragons réunissent encore les familles et les communautés. Des traditions maritimes, comme les croyances et coutumes liées à Mazu ou la cérémonie Wangkang, se sont diffusées au-delà de leur région d’origine et sont reconnues dans différentes cultures.

    Le patrimoine culturel immatériel chinois reflète aussi les traditions des 56 groupes ethniques de Chine. Le Nanyin, le Grand Chant du peuple Dong, l’opéra tibétain et les arts Regong ont chacun leurs propres caractéristiques. Ensemble, ils montrent la diversité culturelle qui a façonné la civilisation chinoise au fil des siècles.

    D’autres formes de patrimoine conservent des savoirs traditionnels et des façons de penser anciennes. L’acupuncture et la moxibustion, le taijiquan et le zhusuan chinois, c’est-à-dire le calcul traditionnel avec le boulier, continuent d’influencer la vie moderne tout en transmettant une sagesse ancienne.

    En même temps, certaines traditions rencontrent des difficultés pour être transmises aux nouvelles générations. L’impression à caractères mobiles en bois, la technique des cloisons étanches des jonques chinoises et le Meshrep ont été inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de l’Unesco. Cela montre l’importance de poursuivre les efforts de protection et de soutien.

  • [Passerelle interculturelle] La présélection française du concours linguistique « Pont vers le chinois » organisée à Paris

    [Passerelle interculturelle] La présélection française du concours linguistique « Pont vers le chinois » organisée à Paris

    Organisé par l’Ambassade de Chine en France et le Centre culturel de Chine à Paris, l’événement avait pour thème « Une seule famille sous le ciel ». Dix candidats, représentant notamment les Instituts Confucius de NEOMA Business School, de La Réunion, de l’Université Paris Cité, de Pau et de La Rochelle, ainsi que l’ESCP Business School, l’Université Clermont Auvergne et l’INALCO, ont participé à cette finale nationale. Les épreuves comprenaient un test écrit, un discours thématique, des questions-réponses improvisées et une démonstration artistique, afin d’évaluer à la fois leur maîtrise du chinois, leurs connaissances sur la Chine et leur compréhension de la culture chinoise.

    Lors des discours, les candidats ont raconté leur parcours d’apprentissage et leur rencontre avec la Chine. Justus König, de l’ESCP Business School, a évoqué son séjour dans une famille d’accueil à Quanzhou, soulignant la chaleur humaine qui l’avait marqué. Marieme Achille, de l’Institut Confucius de l’Université Paris Cité, a présenté son intérêt pour les caractères chinois à travers les idéogrammes anciens du « soleil » et de la « lune ».

    La partie artistique a ensuite offert au public un aperçu vivant de la culture chinoise. Chants, musique instrumentale, calligraphie, récitation, costumes traditionnels et mise en scène autour du Hanfu se sont succédé. Elise Lelédy, de l’Institut Confucius de l’Université Paris Cité, a remporté le premier prix et représentera la France lors de la finale mondiale en Chine. Marieme Achille, également de l’Université Paris Cité, et Rania Konga Konga, de l’INALCO, ont reçu le deuxième prix.

    La cérémonie de remise des prix s’est déroulée en présence de Chen Li, ministre de l’Ambassade de Chine en France, de An Yan, ministre-conseillère chargée de l’éducation, et de Zhu Xiaoyun, directrice adjointe du Centre culturel de Chine à Paris. Dans son discours, Chen Li a rappelé que le concours « Pont vers le chinois » n’était pas seulement une compétition linguistique, mais aussi un pont de compréhension entre les jeunes Français et Chinois.

    Moment d’échange

    Il a encouragé les candidats à poursuivre leur apprentissage et à devenir eux-mêmes des passerelles entre les cultures. Cette édition française du concours a été à la fois une compétition de langue, une rencontre culturelle et un moment d’échange. À travers leurs mots, leurs talents et leurs expériences personnelles, les participants ont montré l’intérêt croissant des jeunes Français pour la langue et la culture chinoises, contribuant ainsi à renforcer le dialogue et l’amitié entre la Chine et la France. Les lauréats se rendront ensuite en Chine pour participer à la finale mondiale annuelle du concours, aux côtés des candidats venus des autres zones de sélection.

  • [Passerelle interculturelle] Valentin Debise, le pilote moto français qui fait vibrer la Chine

    [Passerelle interculturelle] Valentin Debise, le pilote moto français qui fait vibrer la Chine

    Ici, loin du bruit des circuits et de l’image spectaculaire que l’on se fait souvent d’un pilote moto, Valentin mène une vie simple et discrète. Et pourtant, à plusieurs milliers de kilomètres de là, en Chine, son nom circule de plus en plus sur les réseaux sociaux. À 34 ans, ce pilote français est devenu l’un des visages les plus suivis de la saison. Pourquoi ? Parce qu’il enchaîne les belles performances avec ZXMOTO, une marque chinoise encore peu connue du grand public français, mais qui commence à se faire une place sur la scène internationale.

    Valentin Debise n’est pourtant pas un nouveau venu. La moto l’accompagne depuis l’enfance. Valentin Debise m’a dit « Moi, je ne suis pas né avec un talent de pilote moto. J’étais même assez nul, c’est la vérité. Il m’a toujours fallu plus de temps que les autres pour comprendre les choses. Quand j’étais jeune, à l’école de moto, je voyais les autres y arriver facilement, et moi, je n’y arrivais pas. Mais finalement, c’est aussi ce qui m’a aidé dans ma carrière : j’ai toujours appris, même si j’ai mis plus de temps. »

    Son parcours touche particulièrement les internautes chinois. Beaucoup découvrent un pilote qui n’a jamais vraiment cessé d’y croire. Cette saison, Valentin Debise participe au Championnat du monde Supersport, l’une des catégories importantes de l’univers WorldSBK. Dans cette discipline, la réussite ne dépend jamais d’un seul homme. Il faut un pilote, une moto, une équipe, une stratégie, et surtout une vraie alchimie entre tous.

    Une manière très naturelle d’échanger avec les internautes

    Avec ZXMOTO et Evan Bros Racing, cette alchimie semble fonctionner. Ensemble, ils ont déjà signé plusieurs victoires cette saison. Mais en Chine, l’histoire dépasse vite le simple résultat sportif. Les fans commentent ses courses, bien sûr, mais aussi sa personnalité, sa simplicité, son humour, et sa manière très naturelle d’échanger avec les internautes chinois.

    Ce qui plaît, c’est peut-être justement ce contraste : un pilote discret dans les Pyrénées, encore relativement peu connu du grand public français, mais suivi avec passion par de nombreux fans chinois. Pour beaucoup, cette histoire raconte aussi autre chose : la rencontre entre un pilote français expérimenté, qui a longtemps attendu son moment, et une marque chinoise qui cherche à se faire une place dans un univers dominé depuis longtemps par les constructeurs européens et japonais.

    En septembre, le Championnat du monde Supersport fera étape en France, sur le circuit de Nevers Magny-Cours. Ce rendez-vous attirera sans doute encore plus d’attention autour de Valentin Debise. Pour la suite de la saison, on lui souhaite surtout de continuer à prendre du plaisir, comme il le dit lui-même : « Je vis ma passion. »

  • Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Dans le salon du maire d’Avignon ce mardi 26, à l’occasion de la visite du consul général de Chine à Marseille, Youlin He, le premier magistrat Olivier Galzi a annoncé souhaiter « une coopération beaucoup plus importante » avec le pays du Milieu.

    Une collaboration dans les domaines du tourisme, des industries culturelles et créatives, mais aussi des technologies de pointe autour de l’agriculture développées à Agroparc « qui intéressent beaucoup le gouvernement chinois », explique le maire. « Avignon a une très belle histoire. On va trouver une coopération pour aider les peuples de la France et de la Chine dans tous ces domaines », explique le diplomate chinois, qui affirme qu’il s’agit de sa troisième visite à Avignon. A aussi été évoqué un jumelage « à hauteur de la ville », assure Olivier Galzi, à savoir avec la ville de Yiwu qui est « un modèle de production », assure Youlin He.

    « Deux piliers »

    Le maire s’est aussi permis une pique à l’ancienne municipalité, assurant que la relation entre Avignon et la Chine était « quasi inexistante ». Et ce alors qu’il existait bien un jumelage avec le district de Bao’an-Shenzen où vivent 3 millions de personnes depuis 2023. « Ce n’est pas qu’il n’était pas important mais il n’était pas valorisé », assure le maire. Mais cette nouvelle possibilité « est un deuxième pilier », poursuit-il. « Les relations avec Yiwu et Bao’an peuvent exister et avancer en même temps », confirme le consul.

  • [Passerelle interculturelle] Depuis la France, regarder autrement le système de santé chinois

    [Passerelle interculturelle] Depuis la France, regarder autrement le système de santé chinois

    Depuis que je vis en France, il y a une chose qui continue de m’intéresser : la manière dont chaque pays organise l’accès aux soins révèle en réalité une certaine vision de la société.

    En France, lorsqu’on tombe malade, on passe d’abord par le médecin traitant. C’est lui qui oriente le patient vers un spécialiste ou un hôpital. Le système repose sur un parcours de soins très structuré, étroitement lié à la Sécurité sociale. Cette organisation permet de mieux répartir les patients, mais elle implique aussi du temps : attendre un rendez-vous, parfois plusieurs semaines.

    En Chine, la logique a longtemps été différente. Il n’existe pas de système de médecin de famille comparable à celui de la France. Les patients ont donc souvent eu l’habitude de se rendre directement à l’hôpital, en particulier dans les grands établissements. Pendant longtemps, ces hôpitaux ont ainsi fait face à une très forte pression.

    Pour mieux organiser l’accès aux soins, la Chine dispose déjà d’un système médical hiérarchisé, structuré autour des soins de proximité, des hôpitaux régionaux et des grands hôpitaux de niveau supérieur. Ces dernières années, les réformes ont surtout cherché à rendre ce système plus efficace : renforcer les structures locales, mieux répartir les patients entre les différents niveaux de soins et éviter que les grands hôpitaux ne concentrent une part excessive de la demande médicale.

    Cette évolution répond à un défi immense : comment organiser la santé d’une population de plus de 1,4 milliard d’habitants.

    Espérance de vie

    En 2024, les établissements de santé chinois ont enregistré plus de 10 milliards de consultations et d’actes médicaux. Ce chiffre impressionnant montre à quel point le système fonctionne à très grande échelle. Il explique aussi pourquoi les hôpitaux chinois développent rapidement une expérience clinique importante, notamment dans les grands centres hospitaliers.

    Aujourd’hui, la Chine accorde une place de plus en plus importante à la santé publique, à la prévention et au vieillissement de la population. L’espérance de vie moyenne y a atteint 79 ans en 2024 et continue de progresser.

    Mais ce qui me frappe le plus entre la Chine et la France concerne peut-être le rapport au corps lui-même. En France, beaucoup de personnes parlent du repos, du soleil, de l’équilibre de vie. En Chine, il existe aussi une culture très quotidienne du soin : acupuncture, massages, ventouses, médecine traditionnelle, alimentation ou sommeil font partie, pour beaucoup, d’une manière de préserver le corps avant même la maladie.

    J’ai d’ailleurs été surprise de découvrir qu’en France aussi, certains hôpitaux proposent aujourd’hui des consultations d’acupuncture. Pour beaucoup d’Européens, ces pratiques restent associées à une médecine alternative. En Chine, elles appartiennent simplement au quotidien. Vivre entre ces deux pays m’a finalement appris une chose : la médecine ne reflète pas seulement un système hospitalier ou une technologie. Elle révèle aussi une manière de penser le temps, la prévention et la relation qu’une société entretient avec le corps humain.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • [Passerelle interculturelle] Mini-séries chinoises : le nouveau phénomène mondial venu d’Internet

    [Passerelle interculturelle] Mini-séries chinoises : le nouveau phénomène mondial venu d’Internet

    Depuis deux ans, un nouveau format audiovisuel connaît une croissance fulgurante en Chine : les « mini-séries », ou micro-dramas. Courtes, rythmées, pensées pour le téléphone portable et les réseaux sociaux, ces séries, dont les épisodes durent de quelques dizaines de secondes à quelques minutes, sont devenues un véritable phénomène culturel et économique.

    Contrairement aux séries télévisées traditionnelles, les mini-séries chinoises adoptent un rythme extrêmement rapide. Chaque épisode dure généralement entre une et trois minutes, avec une narration très condensée : intrigue immédiate, rebondissements fréquents, suspense permanent et émotion directe.

    Un format né pour le mobile

    Leur mode de diffusion correspond parfaitement aux habitudes numériques actuelles. Elles sont principalement regardées sur smartphone, via des plateformes de vidéos courtes ou des applications spécialisées. Le spectateur peut ainsi enchaîner plusieurs épisodes dans les transports, pendant une pause ou avant de dormir.

    Le modèle économique repose souvent sur un système « freemium » : les premiers épisodes sont gratuits afin d’attirer le public, puis les suivants deviennent payants ou accessibles par abonnement.

    Derrière cette apparente simplicité se cache une véritable industrie. En Chine, certaines mini-séries sont tournées en seulement quelques jours, avec des budgets relativement modestes par rapport aux productions télévisées classiques.

    Les équipes privilégient l’efficacité : scénarios courts, décors limités, tournage intensif et montage rapide. Mais cette production accélérée ne signifie pas absence de professionnalisation. De nombreuses plateformes utilisent désormais des outils d’analyse de données pour identifier les thèmes les plus populaires : romance, revanche sociale, histoires familiales, fantasy, entrepreneuriat ou encore drames historiques.

    L’intelligence artificielle commence également à jouer un rôle, qu’il s’agisse de recommander les contenus, d’analyser les tendances ou, parfois, d’accompagner l’écriture des scénarios.

    Un nouveau moteur de l’industrie culturelle numérique

    Le phénomène dépasse désormais le simple divertissement. Les micro-dramas deviennent à la fois un outil d’influence culturelle et un nouveau relais de croissance économique. Leur succès attire aussi l’attention à l’international, notamment aux États-Unis, où ce format est déjà considéré par certains observateurs comme l’un des futurs terrains de conquête de l’industrie audiovisuelle.

    Dans la ville de Quzhou, dans la province du Zhejiang, dans l’est de la Chine, un véritable pôle industriel dédié aux micro-dramas est en train d’émerger. À la Meigao Short Drama Super Factory, plus de 200 décors prêts à tourner – hôpitaux, aéroports, villas, tribunaux – sont réunis dans une même zone de production. Les jeunes créateurs peuvent y entrer et commencer à filmer presque immédiatement.

    Le modèle est simple : produire vite, tourner efficacement, raconter sans interruption. Pour les autorités locales, il s’agit aussi d’une stratégie de transformation industrielle : associer les ressources traditionnelles du territoire à la créativité numérique, afin de faire des micro-dramas un nouveau levier de développement culturel et économique.

  • [Passerelle Interculturelle] Et si la Chine n’était pas si loin ?

    [Passerelle Interculturelle] Et si la Chine n’était pas si loin ?

    Si vous êtes déjà allé en Chine, vous aurez sûrement envie d’y retourner encore et encore. Si vous n’y êtes jamais allé, la Chine reste peut-être encore dans votre imagination : un pays lointain, immense, difficile à comprendre, où la langue semble être une barrière et où le voyage paraît compliqué.

    Et pourtant, aujourd’hui, partir en Chine est devenu beaucoup plus simple. Pour les voyageurs français titulaires d’un passeport ordinaire, il est possible de séjourner en Chine sans visa jusqu’à 30 jours, pour un voyage touristique, familial, professionnel ou de transit. Pour un séjour court, cela enlève une grande partie des démarches qui rendaient autrefois le voyage plus difficile à organiser.

    Exemption de visa

    Le trajet lui-même est aussi devenu plus direct. Depuis la France, notamment depuis Paris, il existe des vols vers plusieurs grandes villes chinoises comme Beijing, Shanghai, Guangzhou, Shenzhen ou Chengdu, selon les compagnies et les périodes. Une fois sur place, le train facilite beaucoup les déplacements. Les grandes lignes ferroviaires permettent de traverser le pays assez facilement, et les transports urbains sont souvent pratiques et peu coûteux.

    C’est aussi un aspect qui surprend beaucoup de voyageurs français : en Chine, manger dehors et se déplacer peuvent rester très accessibles. On peut prendre un métro, un taxi, un train, manger dans un petit restaurant local ou goûter des spécialités de rue sans forcément prévoir un budget énorme. Il y a beaucoup de choix, parfois même trop, et c’est souvent dans ces moments simples que le voyage devient le plus vivant.

    Bien sûr, Beijing, Shanghai et Hong Kong gardent une place particulière, surtout pour les jeunes voyageurs qui cherchent de grandes villes dynamiques, modernes et intenses. Mais la Chine ne se limite pas à ces grandes métropoles. Wuhan, Kunming, Lijiang ou Lhassa offrent d’autres rythmes, d’autres paysages, d’autres façons d’approcher le pays. Certaines villes sont plus faciles, d’autres plus dépaysantes, mais chacune laisse une impression différente.

    La Chine n’est pas toujours un pays que l’on comprend immédiatement. Elle peut surprendre, fatiguer parfois, impressionner souvent. Mais elle donne aussi beaucoup à observer : une rue animée le soir, un repas partagé, une gare immense, un vieux quartier, un paysage de montagne, une conversation faite de gestes et de sourires.

    Avec la politique actuelle d’exemption de visa, le voyage paraît simplement moins lointain qu’avant. Et au moment où revient la saison des vacances en France, la Chine peut devenir non pas une destination à cocher sur une liste, mais une vraie expérience à vivre, à son rythme. 

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.