Tag: Chine

  • [Passerelle interculturelle] Un mois en orbite : l’équipage de Shenzhou-23 poursuit ses expériences scientifiques et sa vie quotidienne dans l’espace

    [Passerelle interculturelle] Un mois en orbite : l’équipage de Shenzhou-23 poursuit ses expériences scientifiques et sa vie quotidienne dans l’espace

    Le vaisseau habité Shenzhou-23 a été lancé le 24 mai 2026, depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan. Il s’est ensuite amarré avec succès au module central Tianhe de la Station spatiale chinoise, le 25 mai. Les astronautes Zhu Yangzhu, Zhang Zhiyuan et Lai Ka-ying sont entrés dans la station spatiale, où ils ont rejoint l’équipage de Shenzhou-21.

    La mission Shenzhou-23 est la septième mission habitée de la phase d’application et de développement de la Station spatiale chinoise. Elle est aussi la 40e mission de lancement depuis le début du programme spatial habité chinois, ainsi que le 23e vol d’un vaisseau Shenzhou.

    Cette mission montre que la Station spatiale chinoise est entrée dans une phase d’utilisation plus régulière et plus stable. L’équipage mène des expériences dans plusieurs domaines, comme les sciences de la vie, la médecine spatiale, la physique en microgravité et les nouvelles technologies spatiales. Pendant cette mission, un astronaute doit aussi rester environ un an en orbite. Cette expérience permettra d’accumuler des connaissances pour les futurs séjours longs dans l’espace et pour les futures missions d’exploration plus lointaines.

    Au cours de la semaine passée, les trois astronautes ont réalisé plusieurs tâches scientifiques et techniques en orbite. Leur travail montre aussi comment la recherche scientifique et la vie quotidienne peuvent se combiner dans l’espace. Dans la cuisine spatiale, les astronautes ont placé des morceaux de citrouille dans le four de la station. Ils ont ensuite goûté cette nourriture chaude et sucrée. Ce moment simple leur a apporté un goût familier de la vie sur Terre, dans leur maison en orbite.

    Dans le domaine de la médecine spatiale, l’équipage a utilisé un appareil d’échographie pour faire des examens croisés. Les astronautes ont examiné le cou, le poignet et l’abdomen les uns des autres. Les données collectées serviront à mieux comprendre la circulation du sang, son évolution dans le temps et dans l’espace, ainsi que les changements de certains groupes musculaires sensibles. L’équipage a également travaillé avec le robot intelligent Xiaohang. Les astronautes ont réalisé des tests d’interaction tactile avec ce robot. Ces essais aideront à améliorer les futurs systèmes de planification des mouvements des robots à bord de la station. Xiaohang est en orbite depuis plus d’un an et a déjà travaillé avec quatre équipages différents. Il continue ainsi à accumuler de l’expérience dans l’environnement spatial.

    De Shenzhou-1 à Shenzhou-23, le programme spatial habité chinois est passé d’une phase de vérification technologique à une phase de présence humaine régulière en orbite. Aujourd’hui, la Station spatiale chinoise fonctionne comme un laboratoire spatial national. La mission Shenzhou-23 illustre cette nouvelle étape : il ne s’agit plus seulement de construire la station, mais aussi de bien l’utiliser pour la recherche scientifique, la santé des astronautes et le développement des futures technologies spatiales.

  • [Passerelle interculturelle] Le dialogue entre les civilisations, une voie pour rapprocher les peuples

    [Passerelle interculturelle] Le dialogue entre les civilisations, une voie pour rapprocher les peuples

    En juin de cette année, une série d’événements, notamment des spectacles artistiques, des expositions de peinture et des ateliers culturels, ont été organisés dans des institutions des Nations unies à New York, Vienne et Paris pour célébrer cette journée.

    Les participants ont salué l’Initiative pour la civilisation mondiale, proposée par la Chine, ainsi que sa contribution à la promotion du dialogue entre les civilisations. Ils ont souligné l’importance de renforcer la solidarité par le dialogue, de construire un monde plus juste et plus pacifique, et ont appelé tous les pays à promouvoir davantage la compréhension mutuelle, l’amitié entre les peuples et la coexistence harmonieuse entre les différentes civilisations. L’Initiative pour la civilisation mondiale a été proposée par le président chinois Xi Jinping en mars 2023, lors de la Réunion de haut niveau du Parti communiste chinois en dialogue avec les partis politiques du monde. Elle constitue un bien public important offert par la Chine à la communauté internationale dans la nouvelle ère. Elle vise à favoriser le dialogue entre les civilisations et à dépasser les divisions grâce aux échanges et à la compréhension mutuelle.

    À l’approche du 105e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois, le 1er juillet, c’est aussi un bon moment pour revenir sur le rôle des partis politiques dans les échanges et l’apprentissage mutuel entre les civilisations. Lorsque l’éloignement entre les civilisations, les frictions culturelles et les oppositions de valeurs alimentent les tensions et les conflits entre les pays, de nombreux problèmes apparaissent souvent : l’écart de développement se creuse, les règles internationales s’affaiblissent et la gouvernance mondiale devient plus désordonnée.

    Face à ces défis urgents, l’Initiative pour la civilisation mondiale propose une base culturelle commune pour aider les pays à répondre ensemble aux difficultés qu’ils rencontrent. Elle met l’accent sur les échanges plutôt que sur l’éloignement, sur l’apprentissage mutuel plutôt que sur les affrontements, et sur l’inclusion plutôt que sur la supériorité culturelle.

    La Chine respecte profondément la diversité des civilisations et encourage des échanges plus approfondis et plus concrets entre elles. Elle a lancé et soutenu plusieurs plateformes de dialogue multilatéral, comme la Conférence sur le dialogue des civilisations asiatiques, le Forum de Liangzhu, la Conférence mondiale des classiques et la Réunion ministérielle du dialogue mondial des civilisations.

    Elle construit également de nombreuses plateformes de coopération dans les domaines de l’éducation, de la culture, du sport et de la santé.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • Un 4e vol Marseille-Shangaï par semaine annoncé

    Un 4e vol Marseille-Shangaï par semaine annoncé

    « Nihao China ». « Bonjour la Chine ! », en Français C’est le nom donné à l’événement de promotion touristique organisé par le consulat général de Chine à Marseille en présence du conseiller régional David Galtier (DVD) et du maire de Manosque Camille Galtier (DVD) mais aussi de Loïc Chovelon, directeur général du Comité régional de tourisme.

    À cette occasion, He Youlin, consul général de Chine à Marseille a rappelé que « l’année prochaine marquera le 40e anniversaire du jumelage entre Shanghai et Marseille. Je suis donc particulièrement heureux d’annoncer aujourd’hui que cette liaison passera officiellement de trois à quatre vols hebdomadaires », a-t-il ajouté.

    Exemption de visa

    Une annonce qui s’accompagne de la prolongation de la dispense de visa pour les Français se rendant en Chine pour une durée de moins de 30 jours.

    « Nous invitons chaleureusement davantage d’amis français à découvrir la Chine par eux-mêmes, afin de mieux connaître une Chine authentique, multidimensionnelle et ouverte », a lancé He Youlin en s’engageant « à travailler avec l’ensemble des acteurs de la circonscription consulaire afin d’approfondir continuellement la coopération bilatérale dans les domaines du tourisme, du commerce, de l’éducation, de la science, du transport aérien et du développement durable, dans un esprit de bénéfice mutuel et de réussite partagée. »

    La Région Sud est la première en France à avoir retrouvé son niveau de fréquentation par les touristes chinois d’avant la pandémie.

  • Marseille: des obligations Panda pour financer le développement économique

    Marseille: des obligations Panda pour financer le développement économique

    Le consul général de Chine à Marseille, He Youlin, et la Directrice générale de la branche française de CCB, Wang Yao, ont souligné la réussite croissante de ce type d’opération en présence de Serge Perottino, vice-président de la Métropole Aix-Marseille-Provence et de David Galtier, conseiller régional, qui a souligné l’opportunité que constituent les obligations Panda pour les entreprises en citant Deng Xiaoping : « Peu importe qu’un chat soit noir ou blanc, s’il attrape la souris, c’est un bon chat ».

  • [Passerelle interculturelle] Traditions chinoises, zongzi et courses de bateaux-dragons

    [Passerelle interculturelle] Traditions chinoises, zongzi et courses de bateaux-dragons

    Il s’agit de l’une des grandes fêtes traditionnelles chinoises. À cette occasion, les familles ont coutume de manger des zongzi, de petits paquets de riz gluant enveloppés dans des feuilles végétales, de suspendre de l’armoise chinoise aux portes des maisons, et surtout d’assister ou de participer à des courses de bateaux-dragons.

    Le zongzi est l’un des aliments les plus emblématiques de cette fête. Il est préparé avec du riz gluant, parfois garni de différentes farces, puis enveloppé dans des feuilles de bambou, de lotus, de roseau, de maïs ou encore de bananier. Chaque type de feuille apporte au riz un parfum particulier et donne au zongzi une saveur unique.

    Dans la Chine ancienne, ces feuilles ne servaient pas seulement à parfumer les aliments. Elles permettaient aussi de mieux conserver les zongzi pendant les chaleurs de l’été, grâce à certaines propriétés naturelles antibactériennes. C’est ainsi que les anciens Chinois ont développé cette méthode consistant à envelopper le riz dans des feuilles, puis à conserver les zongzi dans l’eau fraîche.

    Mais la fête de Duanwu est surtout connue pour ses spectaculaires courses de bateaux-dragons. Cette tradition chinoise très ancienne remonterait à plus de 2 000 ans. Aujourd’hui encore, elle reste l’un des moments les plus attendus des célébrations.

    Le long du fleuve Yangtsé

    Il existe plusieurs explications sur l’origine de ces courses. Selon l’une des théories les plus répandues, elles seraient nées parmi les communautés de pêcheurs installées le long du fleuve Yangtsé, dans le centre-sud de la Chine. À l’origine, il s’agissait d’un rituel populaire destiné à demander aux divinités de la pluie des récoltes abondantes.

    Plus tard, cette tradition a été associée à la mémoire de Qu Yuan, poète de la période des Royaumes combattants, au IIIe siècle avant notre ère. Connu pour son patriotisme et ses œuvres poétiques, Qu Yuan fut exilé après avoir été écarté de la cour par un souverain corrompu. Selon la légende, lorsqu’il apprit que son pays avait été vaincu par ses ennemis, il se jeta dans la rivière Miluo, désespéré. Les habitants auraient alors lancé leurs bateaux sur la rivière pour tenter de retrouver son corps. Ils auraient également jeté des zongzi dans l’eau afin d’empêcher les poissons de s’en approcher. C’est de cette légende que viendrait l’association entre les courses de bateaux-dragons, les zongzi et la fête de Duanwu.

    Au fil des siècles, les courses de bateaux-dragons sont devenues à la fois une tradition culturelle, une activité sportive et un symbole fort de l’esprit collectif. Aujourd’hui, elles sont pratiquées bien au-delà de la Chine, dans de nombreux pays, où elles attirent un public de plus en plus large.

    À travers ses saveurs, ses légendes et ses courses animées, la fête de Duanwu témoigne de la richesse des traditions chinoises et de leur capacité à traverser le temps tout en s’ouvrant au monde.

  • [Passerelle interculturelle] 45 traditions du patrimoine immatériel de l’Unesco racontent l’histoire de la Chine

    [Passerelle interculturelle] 45 traditions du patrimoine immatériel de l’Unesco racontent l’histoire de la Chine

    Avec cette mise à jour, la Chine compte désormais 45 traditions inscrites sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. C’est le plus grand nombre au monde. Ces traditions couvrent de nombreux domaines. Elles permettent de mieux comprendre la longue histoire de la Chine et la diversité de sa culture.

    La présence de la Chine sur les listes de l’Unesco a commencé en 2001, avec la reconnaissance de l’opéra Kunqu. Dans les années suivantes, d’autres traditions ont été inscrites, comme la musique du guqin, le Muqam ouïgour du Xinjiang et le chant long mongol. Ensemble, elles montrent la richesse de la culture traditionnelle chinoise.

    De nombreuses traditions reconnues par l’Unesco montrent une esthétique chinoise très particulière. La calligraphie chinoise, la gravure de sceaux et le papier découpé transforment des matériaux simples en formes artistiques. À travers les traits du pinceau, les sceaux gravés et les dessins découpés dans le papier, ces arts transmettent depuis des générations un sens unique de la beauté.

    Les savoir-faire traditionnels sont aussi une partie importante du patrimoine immatériel chinois. Les techniques de construction en bois, le tissage du brocart Yunjin de Nanjing, la sériciculture et les techniques de fabrication de la soie, ainsi que la cuisson du céladon de Longquan, montrent l’union entre l’utilité et l’art.

    Le reflet des 56 groupes ethniques de Chine

    Les fêtes et les coutumes populaires restent très présentes dans la vie quotidienne. La Fête du Printemps et la Fête des Bateaux-Dragons réunissent encore les familles et les communautés. Des traditions maritimes, comme les croyances et coutumes liées à Mazu ou la cérémonie Wangkang, se sont diffusées au-delà de leur région d’origine et sont reconnues dans différentes cultures.

    Le patrimoine culturel immatériel chinois reflète aussi les traditions des 56 groupes ethniques de Chine. Le Nanyin, le Grand Chant du peuple Dong, l’opéra tibétain et les arts Regong ont chacun leurs propres caractéristiques. Ensemble, ils montrent la diversité culturelle qui a façonné la civilisation chinoise au fil des siècles.

    D’autres formes de patrimoine conservent des savoirs traditionnels et des façons de penser anciennes. L’acupuncture et la moxibustion, le taijiquan et le zhusuan chinois, c’est-à-dire le calcul traditionnel avec le boulier, continuent d’influencer la vie moderne tout en transmettant une sagesse ancienne.

    En même temps, certaines traditions rencontrent des difficultés pour être transmises aux nouvelles générations. L’impression à caractères mobiles en bois, la technique des cloisons étanches des jonques chinoises et le Meshrep ont été inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de l’Unesco. Cela montre l’importance de poursuivre les efforts de protection et de soutien.

  • [Passerelle interculturelle] La présélection française du concours linguistique « Pont vers le chinois » organisée à Paris

    [Passerelle interculturelle] La présélection française du concours linguistique « Pont vers le chinois » organisée à Paris

    Organisé par l’Ambassade de Chine en France et le Centre culturel de Chine à Paris, l’événement avait pour thème « Une seule famille sous le ciel ». Dix candidats, représentant notamment les Instituts Confucius de NEOMA Business School, de La Réunion, de l’Université Paris Cité, de Pau et de La Rochelle, ainsi que l’ESCP Business School, l’Université Clermont Auvergne et l’INALCO, ont participé à cette finale nationale. Les épreuves comprenaient un test écrit, un discours thématique, des questions-réponses improvisées et une démonstration artistique, afin d’évaluer à la fois leur maîtrise du chinois, leurs connaissances sur la Chine et leur compréhension de la culture chinoise.

    Lors des discours, les candidats ont raconté leur parcours d’apprentissage et leur rencontre avec la Chine. Justus König, de l’ESCP Business School, a évoqué son séjour dans une famille d’accueil à Quanzhou, soulignant la chaleur humaine qui l’avait marqué. Marieme Achille, de l’Institut Confucius de l’Université Paris Cité, a présenté son intérêt pour les caractères chinois à travers les idéogrammes anciens du « soleil » et de la « lune ».

    La partie artistique a ensuite offert au public un aperçu vivant de la culture chinoise. Chants, musique instrumentale, calligraphie, récitation, costumes traditionnels et mise en scène autour du Hanfu se sont succédé. Elise Lelédy, de l’Institut Confucius de l’Université Paris Cité, a remporté le premier prix et représentera la France lors de la finale mondiale en Chine. Marieme Achille, également de l’Université Paris Cité, et Rania Konga Konga, de l’INALCO, ont reçu le deuxième prix.

    La cérémonie de remise des prix s’est déroulée en présence de Chen Li, ministre de l’Ambassade de Chine en France, de An Yan, ministre-conseillère chargée de l’éducation, et de Zhu Xiaoyun, directrice adjointe du Centre culturel de Chine à Paris. Dans son discours, Chen Li a rappelé que le concours « Pont vers le chinois » n’était pas seulement une compétition linguistique, mais aussi un pont de compréhension entre les jeunes Français et Chinois.

    Moment d’échange

    Il a encouragé les candidats à poursuivre leur apprentissage et à devenir eux-mêmes des passerelles entre les cultures. Cette édition française du concours a été à la fois une compétition de langue, une rencontre culturelle et un moment d’échange. À travers leurs mots, leurs talents et leurs expériences personnelles, les participants ont montré l’intérêt croissant des jeunes Français pour la langue et la culture chinoises, contribuant ainsi à renforcer le dialogue et l’amitié entre la Chine et la France. Les lauréats se rendront ensuite en Chine pour participer à la finale mondiale annuelle du concours, aux côtés des candidats venus des autres zones de sélection.

  • [Passerelle interculturelle] Valentin Debise, le pilote moto français qui fait vibrer la Chine

    [Passerelle interculturelle] Valentin Debise, le pilote moto français qui fait vibrer la Chine

    Ici, loin du bruit des circuits et de l’image spectaculaire que l’on se fait souvent d’un pilote moto, Valentin mène une vie simple et discrète. Et pourtant, à plusieurs milliers de kilomètres de là, en Chine, son nom circule de plus en plus sur les réseaux sociaux. À 34 ans, ce pilote français est devenu l’un des visages les plus suivis de la saison. Pourquoi ? Parce qu’il enchaîne les belles performances avec ZXMOTO, une marque chinoise encore peu connue du grand public français, mais qui commence à se faire une place sur la scène internationale.

    Valentin Debise n’est pourtant pas un nouveau venu. La moto l’accompagne depuis l’enfance. Valentin Debise m’a dit « Moi, je ne suis pas né avec un talent de pilote moto. J’étais même assez nul, c’est la vérité. Il m’a toujours fallu plus de temps que les autres pour comprendre les choses. Quand j’étais jeune, à l’école de moto, je voyais les autres y arriver facilement, et moi, je n’y arrivais pas. Mais finalement, c’est aussi ce qui m’a aidé dans ma carrière : j’ai toujours appris, même si j’ai mis plus de temps. »

    Son parcours touche particulièrement les internautes chinois. Beaucoup découvrent un pilote qui n’a jamais vraiment cessé d’y croire. Cette saison, Valentin Debise participe au Championnat du monde Supersport, l’une des catégories importantes de l’univers WorldSBK. Dans cette discipline, la réussite ne dépend jamais d’un seul homme. Il faut un pilote, une moto, une équipe, une stratégie, et surtout une vraie alchimie entre tous.

    Une manière très naturelle d’échanger avec les internautes

    Avec ZXMOTO et Evan Bros Racing, cette alchimie semble fonctionner. Ensemble, ils ont déjà signé plusieurs victoires cette saison. Mais en Chine, l’histoire dépasse vite le simple résultat sportif. Les fans commentent ses courses, bien sûr, mais aussi sa personnalité, sa simplicité, son humour, et sa manière très naturelle d’échanger avec les internautes chinois.

    Ce qui plaît, c’est peut-être justement ce contraste : un pilote discret dans les Pyrénées, encore relativement peu connu du grand public français, mais suivi avec passion par de nombreux fans chinois. Pour beaucoup, cette histoire raconte aussi autre chose : la rencontre entre un pilote français expérimenté, qui a longtemps attendu son moment, et une marque chinoise qui cherche à se faire une place dans un univers dominé depuis longtemps par les constructeurs européens et japonais.

    En septembre, le Championnat du monde Supersport fera étape en France, sur le circuit de Nevers Magny-Cours. Ce rendez-vous attirera sans doute encore plus d’attention autour de Valentin Debise. Pour la suite de la saison, on lui souhaite surtout de continuer à prendre du plaisir, comme il le dit lui-même : « Je vis ma passion. »

  • Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Dans le salon du maire d’Avignon ce mardi 26, à l’occasion de la visite du consul général de Chine à Marseille, Youlin He, le premier magistrat Olivier Galzi a annoncé souhaiter « une coopération beaucoup plus importante » avec le pays du Milieu.

    Une collaboration dans les domaines du tourisme, des industries culturelles et créatives, mais aussi des technologies de pointe autour de l’agriculture développées à Agroparc « qui intéressent beaucoup le gouvernement chinois », explique le maire. « Avignon a une très belle histoire. On va trouver une coopération pour aider les peuples de la France et de la Chine dans tous ces domaines », explique le diplomate chinois, qui affirme qu’il s’agit de sa troisième visite à Avignon. A aussi été évoqué un jumelage « à hauteur de la ville », assure Olivier Galzi, à savoir avec la ville de Yiwu qui est « un modèle de production », assure Youlin He.

    « Deux piliers »

    Le maire s’est aussi permis une pique à l’ancienne municipalité, assurant que la relation entre Avignon et la Chine était « quasi inexistante ». Et ce alors qu’il existait bien un jumelage avec le district de Bao’an-Shenzen où vivent 3 millions de personnes depuis 2023. « Ce n’est pas qu’il n’était pas important mais il n’était pas valorisé », assure le maire. Mais cette nouvelle possibilité « est un deuxième pilier », poursuit-il. « Les relations avec Yiwu et Bao’an peuvent exister et avancer en même temps », confirme le consul.

  • [Passerelle interculturelle] Depuis la France, regarder autrement le système de santé chinois

    [Passerelle interculturelle] Depuis la France, regarder autrement le système de santé chinois

    Depuis que je vis en France, il y a une chose qui continue de m’intéresser : la manière dont chaque pays organise l’accès aux soins révèle en réalité une certaine vision de la société.

    En France, lorsqu’on tombe malade, on passe d’abord par le médecin traitant. C’est lui qui oriente le patient vers un spécialiste ou un hôpital. Le système repose sur un parcours de soins très structuré, étroitement lié à la Sécurité sociale. Cette organisation permet de mieux répartir les patients, mais elle implique aussi du temps : attendre un rendez-vous, parfois plusieurs semaines.

    En Chine, la logique a longtemps été différente. Il n’existe pas de système de médecin de famille comparable à celui de la France. Les patients ont donc souvent eu l’habitude de se rendre directement à l’hôpital, en particulier dans les grands établissements. Pendant longtemps, ces hôpitaux ont ainsi fait face à une très forte pression.

    Pour mieux organiser l’accès aux soins, la Chine dispose déjà d’un système médical hiérarchisé, structuré autour des soins de proximité, des hôpitaux régionaux et des grands hôpitaux de niveau supérieur. Ces dernières années, les réformes ont surtout cherché à rendre ce système plus efficace : renforcer les structures locales, mieux répartir les patients entre les différents niveaux de soins et éviter que les grands hôpitaux ne concentrent une part excessive de la demande médicale.

    Cette évolution répond à un défi immense : comment organiser la santé d’une population de plus de 1,4 milliard d’habitants.

    Espérance de vie

    En 2024, les établissements de santé chinois ont enregistré plus de 10 milliards de consultations et d’actes médicaux. Ce chiffre impressionnant montre à quel point le système fonctionne à très grande échelle. Il explique aussi pourquoi les hôpitaux chinois développent rapidement une expérience clinique importante, notamment dans les grands centres hospitaliers.

    Aujourd’hui, la Chine accorde une place de plus en plus importante à la santé publique, à la prévention et au vieillissement de la population. L’espérance de vie moyenne y a atteint 79 ans en 2024 et continue de progresser.

    Mais ce qui me frappe le plus entre la Chine et la France concerne peut-être le rapport au corps lui-même. En France, beaucoup de personnes parlent du repos, du soleil, de l’équilibre de vie. En Chine, il existe aussi une culture très quotidienne du soin : acupuncture, massages, ventouses, médecine traditionnelle, alimentation ou sommeil font partie, pour beaucoup, d’une manière de préserver le corps avant même la maladie.

    J’ai d’ailleurs été surprise de découvrir qu’en France aussi, certains hôpitaux proposent aujourd’hui des consultations d’acupuncture. Pour beaucoup d’Européens, ces pratiques restent associées à une médecine alternative. En Chine, elles appartiennent simplement au quotidien. Vivre entre ces deux pays m’a finalement appris une chose : la médecine ne reflète pas seulement un système hospitalier ou une technologie. Elle révèle aussi une manière de penser le temps, la prévention et la relation qu’une société entretient avec le corps humain.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.