Les travaux préparatoires de l’échangeur du Pont de l’Arc sont lancés depuis ce 15 juillet. Il s’agit, pour la Ville, d’une « première étape opérationnelle d’un projet structurant destiné à améliorer durablement les déplacements et la fluidité du trafic sur cet axe majeur reliant le centre-ville aux quartiers sud (Pont de l’Arc, Luynes, Les Milles) ». Situé juste au-dessus de l’A8, « le projet de réaménagement de l’échangeur autoroutier du Pont de l’Arc s’inscrit dans une volonté de renforcer les liens urbains entre le centre-ville d’Aix-en-Provence et ses quartiers sud (…) cet échangeur constitue un axe stratégique de la ville, aujourd’hui peu adapté aux mobilités douces », rappelait toujours la Ville à l’issue des concertations publiques lancées autour du sujet. Il avait suscité des tensions chez les riverains. Les opérations en cours, prévues jusqu’au 31 juillet, prévoient la démolition des bordures existantes du rond-point et l’évacuation des terres de l’anneau central, la mise en œuvre d’une structure en grave bitume, la pose d’un nouvel enrobé et l’installation de dispositifs provisoires en béton en vue du futur anneau central temporaire. Pour limiter l’impact de la circulation, dense aux heures de pointe sur cet axe de la ville, les travaux se feront de nuit, entre 21h et 6h du matin. Toujours selon la Ville, ces travaux « ont pour objectif de préparer les futures interventions des concessionnaires de réseaux (Orange, GRDF, etc.) qui précéderont la démolition du rond-point actuel et le lancement du chantier principal de l’échangeur. Ils permettront notamment de reconfigurer provisoirement l’anneau central afin d’accompagner les prochaines étapes du projet ».
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Tramway des Catalans : un avis favorable avec réserve
La commissaire enquêtrice, Clairette Gatineau, a émis un avis favorable à la réalisation du projet d’extension du tramway reliant la rue de Rome à la place du 4 septembre, l’estimant d’utilité publique. L’avis fait suite à l’enquête publique qui s’est tenue du 4 mai au 10 juin 2026. L’avis est toutefois assorti d’une réserve majeure sur un parking et de recommandations.
En matière d’intermodalité et d’accessibilité, l’avis retient une amélioration nette de l’offre de transports dans le 6e arrondissement avec quatre arrêts prévus. S’agissant de l’environnement et du cadre de vie, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air et une baisse globale du bruit par la réduction de 10% des kilomètres parcourus en voiture. Le bilan quantitatif sur le patrimoine arboré est positif, passant de 366 à 470 arbres au total dont 137 plantés.
La réserve de la commissaire porte sur l’utilité collective du projet de parking souterrain Dessemond de 220 places (12,6 millions d’euros). Il représente 30% des émissions de gaz à effet de serre en phase chantier et les subventions de « Marseille en Grand » ne couvrent pas ce parking. C’est pourquoi il est demandé à la Métropole de lancer une étude détaillée sur les besoins réels en stationnement. Le rapport entend les inquiétudes légitimes des riverains sur le report de trafic vers les rues adjacentes.
Il est demandé des aménagements cyclables et de planter une seule essence par place, des faux-poivriers place Estrangin, et des tilleuls place du 4 septembre, de veiller à des mesures strictes de protection des platanes existants contre le chancre coloré. Il est recommandé à la Métropole de nouer un dialogue en amont avec les écoles, les commerçants et les professions médicales en vue de planifier les impacts du chantier.
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La galerie de la Marionnaise est désormais achevée
Plus long, plus large, plus solide. La reconstruction de la galerie de la Marionnaise, tunnel paravalanche construit dans les années 1970 et devenu trop fragile, est désormais achevée. Un chantier inauguré ce jeudi par le président du Département, Jean-Marie Bernard, ainsi que par les maires du Monêtier-les-Bains et de Briançon, Jean-Marie Rey et Arnaud Murgia.
La galerie se situe à 200 mètres sous le col du Lautaret, à 2 000 mètres d’altitude, sur l’un des plus hauts cols de France ouverts toute l’année à la circulation. Débuté au printemps 2024, le chantier s’est déroulé dans des conditions météorologiques complexes, entre vents violents et enneigement. Un défi de taille pour Razel-Bec, entreprise mandataire du groupement en charge des travaux. La contrainte consistait également à intégrer cette construction dans le paysage d’une zone classée Natura 2000, tout en maintenant une circulation alternée sur l’axe routier pendant les travaux…
« Ici, au niveau climatique, en 200 mètres d’altitude, on dirait qu’on est montés de 1 000 mètres, a reconnu Terence Cusin, directeur régional Paca de Razel-Bec. C’était un chantier complexe aussi du fait de la circulation, très dense ici en été, avec beaucoup de véhicules et de cyclistes. » Au total, ce sont 490 mètres de tunnel reconstruits et 110 mètres d’extension. Les travaux, jour et nuit, ont nécessité 3 700 m3 de béton coulé et le travail de 80 ouvriers, pour un coût total de 27 millions d’euros, financé à 40% par le Département et par un cofinancement de l’État et de la Région.
« Paradoxalement, ce n’est pas forcément la neige qui va le plus bloquer la circulation, mais le vent, qu’on appelle la tourmente, un vent tourbillonnant très positionné dans cet endroit. Le fait que le tunnel soit plus long va apporter plus de sécurité à ce niveau-là », a apprécié Arnaud Murgia. Le maire de Briançon a également salué l’installation d’une piste cyclable dans les deux sens de circulation ainsi que le maintien du trafic durant toute la durée du chantier. « C’est évidemment l’objectif pour les saisons hivernales puisqu’on vit du tourisme, et quand le tunnel ferme, Le Monêtier se retrouve avec des bus et des gens qu’il faut loger, donc, on ne veut plus que ça arrive », a-t-il rappelé, tout en mentionnant l’importance stratégique du col pour « avoir une logique de circulation entre les futurs pôles olympiques à Lyon et le Briançonnais ».
« La galerie, il la faudrait tout le long »Pour autant, le vice-président du Département chargé des routes, Marcel Cannat, a rappelé les nombreuses fragilités qui demeurent sur le réseau routier haut-alpin. « On est face à un changement climatique avec des orages qui éclatent entraînant des coulées de boue à des endroits où ça n’était encore jamais descendu, anticipe-t-il. La galerie de la Marionnaise, il la faudrait tout le long, mais le coût de ce projet c’est 28 millions ; je rappelle le budget des routes, que je gère, c’est 30 millions par an. Notre département n’a pas assez de financement, donc on fait des rustines. »
Enfin, Arnaud Murgia a donné rendez-vous à la délégation, dans quelques semaines, « 200 mètres plus haut », pour la présentation de la rénovation de l’ensemble du col du Lautaret dans le cadre du projet « Grands Cols » du Département.
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Les entreprises alpines en lice pour les chantiers des Jeux
« Tout le monde a faim, que le meilleur gagne ! », s’enthousiasme Ambre Pétolat-Dubois assistante de direction des chalets Dubois à Briançon. Ce mercredi matin, elle est venue avec Axel Vernaz, chargé d’affaires, participer à la rencontre organisée à la Chambre de commerce et d’industrie de Gap, dédiée aux entreprises et fournisseurs du territoire. Le but de l’événement : que les grands travaux à venir pour les JOP2030 profitent aux entreprises locales. « Beaucoup de chantiers vont toucher à notre domaine, la charpente, la couverture… Notre entreprise est située à Briançon-même, juste à coté, ce serait bête de pas participer », explique Axel Vernaz.
Ils sont des dizaines comme eux à avoir répondu à l’invitation de la SNCF, de la Solideo et de la région sud pour venir prospecter les marchés à venir. Il faut dire qu’avec un investissement total estimé à 1,4 milliard d’euros pour la livraison des ouvrages olympiques et 342 millions pour les travaux ferroviaires, les entreprises alpines ne veulent pas rester à quai. Pour autant, ces chiffres ne doivent pas conduire à se brûler les ailes. « C’est une très bonne opportunité pour les trois-quatre prochaines années à venir. Par contre, il faut rester très vigilants, le danger, c’est qu’on mange dix ans de budget en trois ans et qu’il y ait un gros trou derrière, avertit Georges Emmanuel, gérant d’Ozé, société coopérative de travaux de falaise. Ce n’est pas la peine d’investir dans des machines chères à rembourser sur dix ans alors que tu n’as que trois ans de chantier. Cela peut être dangereux pour nous s’il n’y a plus beaucoup de boulot local dans trois ans. »
Face à un évènement dont l’impact économique peut aussi inquiéter, Nicolas Chabrand, président de la fédération de BTP 05, a tenu à rappeler à quel points les grands évènements avaient contribué positivement à sa filière : « Après guerre, la coconstruction du barrage de Serre-Ponçon a été une transformation du département qui a permis à nos entreprises de grandir, avance-t-il. Mais il y a eu aussi les plans neiges successifs qui ont permis d’avoir cinq millions de touristes chaque année. Cela a transformé nos entreprises, qui ont relevé le challenge, dans des conditions difficiles, en hiver, parfois à 1 800 m, pour respecter les délais. C’est ce qui a fait la force du BTP des Hautes-Alpes. » De son côté, la SNCF, l’un des principaux porteurs de marchés publics de travaux, est venue présenter ses atouts : « Les achats SNCF, sur ce qu’on appelle le cœur ferroviaire de la société, c’est 15 milliards d’euros par an. En 2025, ils ont engendré presque 285 000 emplois induits et indirects », a ainsi souligné Fabrice Morel, directeur RSE de l’entreprise.
Des entreprises…
et des associationsIl n’y a pas que des entreprises qui viennent aux renseignements, des associations viennent aussi voir de quelles manières elles pourraient s’associer aux Jeux. Parmi elles, Caroline Haag, de l’association Environnement et solidarité, porteuse de chantiers d’insertion dans le briançonnais, s’avance en solution locale pour améliorer l’impact environnemental des Jeux : « On regarde quelle place la ressourcerie et le réemploi pourraient avoir dans ce partenariat avec les futurs Jeux 2030, explique celle qui est également représentante des ressourceries de la région. Cela peut-être en participant à l’aménagement et à la conception des lieux éphémères avec du réemploi, en récupérant des installations éphémères pour des ressourceries plutôt que de les jeter, ou en fournissant des équipements de réemploi pour des appartements du village olympiques. » Les premiers marchés de travaux de voirie seront publiés dans les semaines à venir, d’après Yannick Ghiron, directeur stratégique à la Solideo. L’ensemble des marchés seront publiés au début du premier semestre 2027 et accessibles sur marche2030.org
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Une nouvelle tour de 30 étages pousse à Arenc
Résidence étudiante, hôtel 4 étoiles et appartements. L’objectif de cette tour de 99 mètres de hauteur est de rassembler plusieurs lieux dans une même entité. Débuté en mai 2025, le chantier du Groupe Constructa, en collaboration avec le Groupe Rampa, avance à Arenc Euroméditerranée.
Ce jeudi, les premiers éléments de façade ont été déposés. Ce sont 600 éléments en béton, préfabriqués en Ardèche, qui sont construits hors site et assemblés sur place. « Ca permet d’avoir un chantier moins bruyant, favorable à l’environnement et une meilleure sécurité pour les compagnons », explique Jean-Baptiste Pietri, président du Groupe Constructa. La façade, qui durera toute la vie du bâtiment, pèse 8 tonnes. Grâce aux 25 ouvriers mobilisés sur place, elle est installée en une trentaine de minute. « C’est là que la fabrication hors site prend tout son sens. Les délais de construction sont nettement réduits », affirme Simon Soulimant, directeur du groupe Legendre.
Une mixité sociale« L’ ambition de l’entreprise est d’avoir plusieurs types de population et de catégories d’habitants », déclare Jean-Baptiste Pietri. Les appartements, entre 8 000 et 11 000 euros le mètre carré, ont déjà, pour 40% d’entre eux, leurs propriétaires. La résidence étudiante et l’hôtel eux, sont vendus. Le chantier prendra fin en 2028.
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À Tricastin, un des plus gros chantiers industriels prend forme
C’est un chantier bien moins visible et symbolique que celui de la destruction des tours Eurodif (notre édition du 12 avril 2025) mais d’une forte ampleur industrielle qui est en train de s’opérer sur le site nucléaire de Tricastin. Alors qu’après une grosse année de travail, les trois tours de refroidissement de l’ex-usine George-Besse ont définitivement disparu du paysage, Orano s’attelle à l’extension de l’usine George-Besse II. Un projet industriel hautement stratégique pour l’un des leaders de la fabrication de nucléaire, qui a ouvert ses portes à la presse ce lundi pour une visite de chantier.
Inaugurée il y a plus de 15 ans, l’usine George-Besse II a pris le relais de sa grande sœur spécialisée dans l’enrichissement d’uranium. « C’est un savoir-faire unique au monde depuis plus de 60 ans, on transforme de l’uranium pour permettre de fournir en énergie bas carbone les centrales nucléaires », resitue Pascal Turbiault, directeur d’Orano Tricastin. Actuellement, l’usine couvre l’équivalent des besoins électriques de 90 millions de foyers par an, soit la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne confondues.
Plus de la moitié
du chantier achevée« Le projet d’extension va permettre d’augmenter notre capacité de 30% », précise le directeur et ce afin de répondre à la demande croissante en la matière. Orano, qui exporte 70% de sa production, a d’ailleurs été retenu pour construire une usine d’enrichissement aux États-Unis. À Tricastin, le chantier s’élève à 1,7 milliard d’euros et mobilise jusqu’à 1 000 personnes (lire les chiffres). « C’est l’un des cinq plus gros chantiers industriels actuellement en France », s’enorgueillit Christophe Mei, chef du projet d’extension de George-Besse II. Après la pose de la première pierre en octobre 2024, « 55% des travaux ont été réalisés dont déjà 98% de génie civil », précise-t-il. L’usine agrandie donnera sa pleine mesure d’ici à 4 ans. Actuellement, 14 modules d’enrichissement d’uranium composent l’usine, 4 nouveaux sont en phase de construction.
« Dès le début de George II, le site a été pensé pour une future extension, ce qui permet de construire sans interruption d’activité, on ne pourrait pas se le permettre car les carnets de commandes sont pleins », fait valoir Christophe Mei. Preuve « du dynamisme », selon Pascal Turbiault, Orano doit embaucher 1 000 personnes dans tout le Sud-Est et quelque 1,3 milliard d’euros doivent encore être investis à Tricastin « pour renouveler et moderniser nos installations ».
« Pour enrichir l’uranium, on utilise la technique de l’ultra centrifugation, un peu comme un panier à salade où les éléments les plus lourds sont plaqués contre les parois », vulgarise Christophe Mei. Entre la dalle surélevée par 480 plots ou 60 km de tuyauterie à poser, la visite passe par l’immense salle des centrifugeuses en travaux, où les photos ne sont pas autorisées. Mais on peut s’imaginer le grand champ des tulipes de Jonquières en floraison. En moins « instagrammable ».
CHIFFRES
800
kilomètres de câbles vont être intégrés dans cette extension mais aussi 60km de tuyauterie (acier et aluminium) et 1 400 tonnes de charpente.
180
entreprises au total participent au chantier, mobilisant 300 à 500 personnes en moyenne avec des pics à 1 000.
2030
sera l’année de mise en service complète de l’usine étendue. Dans deux ans, une partie des nouveaux modules seront opérationnels.




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