Tag: CGT

  • Toulon. Un village pour informeret débattre

    Toulon. Un village pour informeret débattre

    La CGT a toujours été pour la paix entre les peuples », rappelle Richard Roméo-Giberti, le secrétaire général de l’UD varoise. Un engagement sans faille contre la guerre qui prend encore hélas cette année une importance capitale au regard de « la situation génocidaire en Palestine », insiste-t-il. Le village pour la paix dressé ce dimanche matin sur la place d’Armes à Toulon est là pour mettre en avant l’urgence de « s’occuper des questions qui sont en rapport à la chose militaire ». Ce qui rejoint les revendications de la CGT avec le Pôle public national de Défense. C’est-à-dire du contrôle de la vente des armes par les représentants de la nation.

    « J’ai été embauché à l’arsenal dans les années 80 par le ministère de la Défense. Je travaillais pour la défense de mon pays », intervient à ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal). Or, ajoute-t-il c’est devenu depuis quelque temps, le ministère des Armées. Un changement d’intitulé pas si anodin que ça parce que ça se traduit dans les faits par une tout autre logique, déplore le syndicaliste, « avec un budget basé sur l’export ». « Et ça, pour nous, c’est contre-nature, parce que quand on fait de l’export d’armes, on sait très bien que malheureusement, un jour ou l’autre, ceux à qui on importe, ils vont s’en servir », conclut-il.

    « La paix, ce n’est pas un état qui se définirait par l’absence de guerre mais un objectif qui passe forcément par la justice », rappelle Éric Brune pour la Fédération nationale des Travailleurs de l’État.

    Parmi les stands présents, celui aussi de Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa), un combat qui s’inscrit tout naturellement, explique Pascal Brun, dans la Journée internationale pour la paix dans le monde. « L’antifascisme, c’est lutter contre les différences, contre la haine, contre les nationalismes qui sont la plupart du temps à l’origine des guerres », rappelle-t-il

  • « Avec Lecornu, on est sur de la cosmétique sur le plan économique »

    « Avec Lecornu, on est sur de la cosmétique sur le plan économique »

    ENTRETIEN

    La Marseillaise : Depuis 2023, c’est la première fois que l’intersyndicale est réunie. Faut-il y voir le signe d’un mouvement social qui va durer ?

    Serge Ragazzacci : En tout cas on le souhaite. Pour cette première journée, on a eu 55 appels à la grève public/privé. Ce qui est sûr, c’est que les annonces de Bayrou le 15 juillet, qui faisaient suite au naufrage du Conclave sur les retraites, ont tout de suite créé les conditions de l’unité syndicale qui manquait depuis deux ans. Ça a été un détonateur. De la même manière qu’il n’avait pas appelé les partis politiques, Bayrou n’a pas consulté les syndicats de salariés. Tout le monde a parlé de la suppression des deux jours fériés mais il y a aussi la énième réforme de l’Assurance chômage, la question du déremboursement des médicaments avec les retraités – les « boomers » – pointés du doigt. Sans oublier la remise en cause de la monétisation de la 5e semaine de congés payés, des 35 heures… Sur ce budget, on est sur tout ce qui peut remettre en cause les conquêtes sociales des 50 dernières années.

    Cela signifie qu’après avoir accusé le coup en 2024, le moral des troupes syndicales est regonflé à bloc ?

    S.R. : Il y a eu un moment de flottement avec le passage de Bayrou. Mais tout le monde a compris que c’était pour maintenir le même cap, notamment la réforme des retraites qui est le catalyseur de toutes les colères depuis 2023. C’est cette réforme qui a conduit à la chute des différents gouvernements et a conduit aux échecs électoraux de la macronie et de ses soutiens. En tête de la plateforme revendicative figure toujours l’abandon de la réforme des retraites à 64 ans.

    La chute de Bayrou change-t-elle la donne ?

    S.R. : Son plan d’austérité n’est pas caduc. Pour l’instant la seule assurance que l’on a, c’est le renoncement à la suppression des deux jours fériés. Tout en réclamant de demander aux syndicats de trouver des rentrées d’argent. Pour le reste, il n’y a pas d’abandon global, c’est pour cela qu’on appelle à la mobilisation. On reste dans la même veine. Ils ont sorti les boucliers et les défenses anti-aériennes pour défendre les intérêts des plus riches via les 211 milliards d’euros annuels d’aides aux entreprises sans aucun contrôle ni contrepartie. Depuis quelques semaines, c’est haro sur la taxe Zucman [2% d’imposition sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros, Ndlr], dont on nous dit qu’elle générerait le départ des plus grandes fortunes qui se sont gavées comme jamais. Ils oublient qu’on est champions d’Europe de réversion des dividendes. La taxe Zucman, ce serait vraiment le minimum. Les pauvres, eux, sont toujours suspects. Comme s’ils allaient s’acheter des voitures de luxe et des Rolex avec leur allocation de rentrée scolaire. Contrôler ces 211 milliards aux entreprises par contre ce serait une atteinte à la liberté. Je constate qu’à ce jour, à part nous, personne au gouvernement ne parle des fermetures de boîtes et des licenciements alors même que 300 000 emplois sont sur la sellette. Bayrou s’en foutait et pour l’instant, Lecornu n’en parle pas.

    Sébastien Lecornu tente d’envoyer des signaux (jours fériés maintenus, fin des « privilèges à vie » des ministres). Cela va-t-il dans le bon sens ou est-ce de la poudre aux yeux ?

    S.R. : J’ai l’impression qu’on est sur de la cosmétique sur le plan économique. On parle d’un côté de ponctionner 40 milliards sur le dos du monde du travail et de l’autre de quelques millions d’euros… Il n’y a pas de commune mesure. Si c’est pour retirer des privilèges à 15 personnes pour justifier d’aller en massacrer des millions d’autres à coups de déremboursements médicaux et de remise en cause de l’emploi, on se rendra vite compte de la limite de l’effet d’annonce. Le sujet principal de notre pays, c’est que les salaires et les pensions n’ont pas été revalorisés, on n’a pas retrouvé le niveau de 2020. Le pouvoir d’achat reste une revendication essentielle. Si on veut remplir les caisses de la Sécu, la question des salaires et de l’égalité entre les femmes et les hommes, qui rapporteraient 6 milliards d’euros, fait partie de la solution. Des gens peinent à finir le mois. Si on veut relancer l’économie, il faut relancer la consommation, en recul avec l’inflation, la hausse des coûts de l’énergie avec par exemple la hausse de la TVA sur le gaz. Les gens continuent à perdre du pouvoir d’achat alors que les plus riches continuent de voir leur fortune augmenter. En 30 ans, le PIB de la France a été multiplié par deux mais pas le Smic. Les 500 plus grandes fortunes possédaient 9% de la richesse nationale, elles en contrôlent aujourd’hui 42%. Je pense qu’on peut leur en prendre un peu.

    L’autre enjeu, c’est celui des services publics. La CGT donnera d’ailleurs des suites le 9 octobre avec une mobilisation nationale et dans l’Hérault sur les questions de santé et de Sécurité sociale. Du côté de l’intersyndicale, il y aura bien sûr des suites au 18 septembre…

    Si le mouvement citoyen « Bloquons tout » rebondit, l’intersyndicale envisage-t-elle des actions communes ?

    S.R. : Le 10 septembre, il n’y a pas eu que « Bloquons tout ». Ce mouvement ne souhaitait pas d’élargissement syndical mais à Béziers, Bédarieux ou Lodève, comme il ne se passait rien, la CGT avait déclaré un rassemblement. Ici ou là, on a déjà eu des contacts. On est sur un mouvement hybride. On n’est pas dans la situation des Gilets jaunes.

  • montperrin

    montperrin

    Tôt ce vendredi matin, la CGT de l’hôpital de Montperrin tracte. L’action était initialement prévue en parallèle de la cérémonie d’inscription aux Monuments historiques du lieu, à 9h30 en présence notamment du maire et du préfet. La CGT souhaitait, pointer une « indécence » à investir dans cette cérémonie dans un hôpital en « tension ». « On est en restriction de partout mais on s’autorise du champagne et des petits fours à plein temps et des travaux de rénovations exorbitantes sur les logements de fonction », pointe Aurélie Zanutto (CGT). Si la cérémonie a finalement été reportée, l’action du syndicat a, elle, été maintenue, pointant les « choix financiers » de la direction en général. « On a une pénurie de médecins, un personnel épuisé, une souffrance au travail et à côté de ça on a une direction en décalage de la réalité du quotidien des agents, ajoute Nicolas Courbebaisse (CGT). Si les dépenses étaient éthiques, ils ne seraient pas embarrassés qu’on communique à ce sujet. Alors pourquoi avoir annulé la cérémonie ? » De son côté, la direction assure que la cérémonie a été annulée non pas en raison d’une action locale, mais à cause du mouvement de grève national. « On a souhaité le rendre visible et festif parce qu’il répond aussi à un objectif auquel on tient : la déstigmatisation des soins en hôpital psy », ajoute la direction. Quant aux dépenses, elle assure que « l’ensemble des crédits d’investissement sont prioritairement et majoritairement dédiés à la rénovation d’entretien des équipements et services dont bénéficient les patients ».

  • À Aix, un cortège soutenu par la jeunesse

    À Aix, un cortège soutenu par la jeunesse

    La foule double lorsque les étudiants rejoignent le mouvement intersyndical, déjà rassemblé sur le parvis du rectorat. En fin de mobilisation, la CGT estime à 2000 participants, contre 1 100 selon la police.

    En grande force, les étudiants en licence de psychologie, dont la rentrée des classes a été suspendue par des enseignants pour dénoncer le manque de moyens humains. « On est venus soutenir les travailleurs, mais aussi pointer du doigt les gros soucis que rencontrent les étudiants en psycho », souligne Noah, qui mène la foule étudiante, avec pour slogan : « On est jeunes, déters [déterminés], et révolutionnaires ». « Dans cinq ans, je suis une travailleuse aussi. Je ne veux pas débuter ma carrière sous-payée, précaire. J’ai cinq ans pour me battre et ça commence aujourd’hui », pointe Nina*, étudiante en première année sur le site Schuman. Les drapeaux du Poing Levé mais aussi de l’Union étudiante et d’Attac flottent parmi les plus jeunes du cortège. « La venue des jeunes est un très bon signe sur l’ampleur que peut prendre le mouvement, le fait que ça s’inscrive dans quelque chose qui est sociétal complètement », estime de son côté Céline Peccini, cosecrétaire de la FSU-Snuipp 13. Au-devant du cortège, l’intersyndicale CGT, CFDT, FSU mène la foule, réunie derrière une banderole ornée des sigles des organisations signataires du mouvement de ce jeudi. FO, signataire, a rejoint le cortège marseillais.

    « Les sacrifices pour le monde du travail ça suffit ! Oui, d’autres choix sont possibles », peut-on lire comme message. Derrière, qu’ils soient vêtus d’un dossard floqué de leurs syndicats ou munis des drapeaux des différents partis politiques de gauche (PCF, PS, EELV), les revendications sont multiples. « On espère que les travailleurs pourront allier les revendications de leurs entreprises et personnelles au mouvement d’aujourd’hui », explique François Canu, secrétaire général de l’Union locale CGT. Et pour cause, commerçants, personnel médical du centre hospitalier ou de Montperrin, chauffeurs routiers ou encore enseignants ont battu le pavé du rectorat à la sous-préfecture d’Aix en passant par le boulevard Victor Hugo et la Rotonde. « Les revendications sont totales, surtout au niveau de l’éducation, la culture, les points les plus importants de la société. On nous prend pour des imbéciles et les infos ne sont pas officielles, on en a marre », pointe Alexandra, comédienne.

    Les travailleurs trinquent

    « Aujourd’hui, on lutte contre ce que le gouvernement propose avec un budget qui comme toujours s’en prend aux travailleurs et aux classes moyennes. Ce n’est pas à nous de trinquer. on a déjà subi la réforme des retraites, on ne veut pas perdre les avantages au travail pour lequel on s’est battus », scande Sébastien, employé dans l’agroalimentaire depuis trente ans. « Les Français travaillent pour survivre, pas pour vivre », pointe Karima, déléguée syndicale CGT, employée dans une chaîne de grande distribution. Les énergéticiens aussi, ont largement répondu présent, en grève depuis le 2 septembre, mobilisés à l’aube sur le site hydroélectrique de Jouques. « On a comme revendications de baisser le taux de TVA sur la facture d’électricité des usagers, passée à 20% au mois d’août sur l’abonnement. On souhaite qu’ils la repassent à 5,5%. On ne veut pas que nos salaires pèsent sur la facture d’électricité des usagers », estime Sébastien Artaud, délégué CGT Energies. Autant de revendications exposées lors des prises de paroles syndicales. « Nous voulons des mesures concrètes pour lutter contre la précarité », rappelle Luc Bresson, représentant CFDT. Jusque-là, les syndicats promettent « que nous allons nous revoir ! »

    « J’ai cinq ans pour me battre et ça commence aujourd’hui »

  • Des coupes prévues à la protection de l’enfance

    Des coupes prévues à la protection de l’enfance

    Alors que mercredi, le Département inaugurait les nouveaux locaux d’une Maison d’enfants à caractère social à Montfavet, le lendemain il laissait planer la fermeture de deux services de la protection de l’enfance. À savoir le centre maternel et le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (SAPSAD), existants respectivement depuis 30 et 20 ans, et partie prenantes de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Le premier service s’occupe des jeunes mamans isolées en difficulté, quand le second permet à des éducateurs de suivre des familles à domicile.

    Un dossier débattu ce jeudi après-midi en conseil d’administration du centre départemental enfance famille (CDEF) de Vaucluse. « On ne ferme pas, ce n’est pas le sujet, on parle de réorganisation », lâche pourtant Suzanne Bouchet, présidente du CDEF. Celle qui est aussi vice-présidente du Département répondait là aux interrogations des syndicats des personnels CGT et FO du CDEF, qui ont bruyamment interrompu quelques minutes le conseil d’administration. « C’est de l’enfumage, la réorganisation annoncée est la fermeture au 31 décembre, cela a été dit en CSE extraordinaire juste avant », tempête une salariée. Les 8 représentants du personnel ont tous voté contre cette réorganisation.

    Soixante-treize familles, pas encore averties, vont être impactées. « Ces structures représentent bien plus que le simple lieu d’accueil, elles constituent des espaces de soutien, de sécurité et de reconstruction pour des mères isolées et leurs enfants et leur famille », décrit Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, ravie de la forte mobilisation de ce jeudi, syndicale mais aussi politique (le député Raphaël Arnault ou le conseiller départemental PCF, Rémy Blanc). Devant l’AG, elle insiste aussi sur le sort des salariés des services, soit 22 personnes. « Vers quelles structures seront orientées les familles, quelle continuité et quelle qualité d’accompagnement seront garanties ? », s’interroge Virginie Gincourt, craignant une solution « low cost ». « Cela va renforcer les fragilités des familles et réactiver le sentiment d’abandon », ajoute-t-elle.

    Vers une délégation « low cost » ?

    Les agents redoutent que ces missions « de service public soient déléguées au monde associatif avec des réductions de coût », s’alarme Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La temporalité de la fermeture est jugée brutale, ayant été annoncée « il y a deux semaines ». « Ce sont les techniciens du Département qui ont décidé cela et veulent faire voter aux politiques, ce n’est pas normal, on espère que ce rassemblement fera réfléchir les politiques », projette Benjamin Lopez.

    À la sortie du CA, les confrontations d’informations étaient contradictoires. Entre ce qui a été dit aux administrateurs [dont les élues Annick Dubois (PS) pour le Département et Anne-Catherine Lepage (PCF) pour la Ville], à savoir « pas de fermeture », et ce qui a été avancé en CSE aux agents, « où une réorientation du personnel a été évoquée par une note de service ». Un prochain CA doit avoir lieu le 14 octobre, quelques jours après une séance plénière du Département où les élus de gauche ne devraient pas manquer d’évoquer le dossier. « L’ASE est un sujet préoccupant », confiait, fin juin, dans nos colonnes Dominique Santoni, présidente LR du Département. Sollicitée, la collectivité n’a pu donner suite dans l’immédiat.

  • Les grévistes bloquent les terminaux méthaniers

    Les grévistes bloquent les terminaux méthaniers

    Le hashtag des gaziers est on ne peut plus clair : pas de négo, pas de bateau. Depuis mardi 16 septembre, les grévistes d’Elengy bloquent les deux terminaux de Fos-sur-Mer, Tonkin et Cavaou. Sur le parking du site qui fait face à l’usine du sidérurgiste ArcelorMittal, des camions-citernes stationnés attendent patiemment. Nicolas Davan, secrétaire général CGT Énergie Provence, explique : « Plus aucun méthanier ne peut accoster ici, donc le gaz naturel liquéfié (GNL) ne rentre plus dans le terminal mais il continue de sortir. Mécaniquement, au bout d’un moment, le terminal va se retrouver à l’arrêt. Depuis ce matin, Elengy ne réinjecte plus sur le réseau, ce qui veut dire que la pression de service va chuter. »

    Faycal Mussoni, représentant syndical CSE du site qui emploie 170 travailleurs, rentre dans le détail : « On a 60 000 mètres cubes par heure de GNL par bac, qui représentent 600 fois plus de capacité en passant en phase gazeuse. Déjà en deux jours de durcissement des modalités, nos stocks sont au plus bas. On a divisé par cinq notre débit d’émission : hier on était à 1 500 mètres cubes par heure GNL, aujourd’hui on est passé à 300. On garde ce niveau-là pour maintenir à froid nos installations avec un débit minimum pour éviter de torcher. Quand le terminal s’arrêtera, on va se concentrer sur la mise en sécurité de notre équipement. »

    La TVA à 5,5%

    À l’origine de cette lutte que les énergéticiens mènent depuis le 2 septembre, trois revendications. La première concerne le salaire des travailleurs des industries électriques et gazières (IEG). « Globalement, tous nos textes statutaires ne sont pas appliqués avec un salaire national de base qui est 9% en dessous du Smic », affirme Nicolas Davan. La CGT demande une revalorisation et la mise en place d’une nouvelle grille applicable à tous les salariés de l’énergie. « Les organisations syndicales vont devoir discuter », lâche Faycal Mussoni, alors que la CFE-CGC et FO répondent pour le moment aux abonnés absents.

    Les grévistes rejettent également l’augmentation de la TVA sur les factures des usagers, une mesure mise en place le 1er août dernier dans le cadre de la loi de finances. « On a lancé une pétition pour une juste fiscalité de l’électricité et du gaz, souligne le secrétaire général CGT. Si on arrive à obtenir 100 000 signatures, un examen du texte de la proposition de loi du groupe CRCE visant à rabaisser ce taux sera réalisé au Sénat. J’ai hâte de voir ce qui peut justifier de ne pas voter une TVA à 5,5% pour l’énergie, comme sur les produits de première nécessité. »

    Nicolas Davan poursuit : « Ceux contre qui on se bat concernant les salaires des IEG ce sont les mêmes que ceux contre qui on se bat pour ce qui est de la fiscalité. Sur 100 balles de facture, plus de 30 balles vont dans les taxes et plus de 40 balles vont dans la poche des actionnaires, en sachant que les taxes ne sont pas utilisées comme elles le devraient, pour le fonctionnement des hôpitaux et de l’ensemble des services publics, mais plutôt pour envoyer 211 milliards d’euros d’aides aux entreprises les plus riches sans contrepartie. »

    Troisième et dernière revendication : le retrait de la réforme des retraites. « Le préavis est déposé jusqu’à ce qu’on gagne, après on verra pour les modalités, glisse le responsable syndical. Le 18 septembre, on veut qu’il y ait du monde dans la rue, mais pour la suite on souhaite surtout qu’il y ait un impact et une nuisance la plus importante possible. »

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans l’Hérault et le Gard

    Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

    Uzès, 9h45, départ devant la mairie.

    Un départ est organisé pour Nîmes à 13h30 de la Poste.

    Alès, 10h, rendez-vous devant la sous-préfecture.

    Bagnols-sur-Cèze, 10h, départ au Monument aux morts.

    Le Vigan, 10h30, rendez-vous devant la sous-préfecture.

    Nîmes, 14h30, rendez-vous Jardins de la Fontaine, allées Jean Jaurès.

    Montpellier, rendez-vous à 10h30, Place Albert-Ier.

    Sète, 10h30, départ Place de la mairie.

    Béziers, 10h30, au départ de la Bourse du Travail.

    Bédarieux, 10h30, rendez-vous devant la Maison des syndicats.

    Clermont l’Hérault, départ sur l’Allée Roger Salengro.

    Ganges, rendez-vous à 18h devant la mairie.

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

  • Un millier de tracts distribués à Martigues

    Un millier de tracts distribués à Martigues

    À Martigues, l’Union locale CGT s’organise et mobilise. Ce mardi, les militants étaient sur le pied de guerre dès 6h30 sur un rond-point du complexe pétrochimique de Lavéra pour appeler à la grève et à la manifestation. Au total, un millier de tracts ont été distribués aux travailleurs de la zone. Ce jeudi, un bus collectif partira à 9h du parking de la Halle en direction du Vieux-Port.

    Le syndicaliste Fabien Rangade affirme : « Le capitalisme organise la casse de nos vies : salaires bloqués, retraites attaquées, services publics démantelés, industries bradées, précarité généralisée… Pendant que nous, travailleuses et travailleurs, subissons l’austérité, les actionnaires s’enrichissent toujours plus. Face à la barbarie de ce système, seules l’unité et la lutte peuvent inverser le rapport de force. »

  • Mobilisés pour les familles d’accueil en psychiatrie

    Mobilisés pour les familles d’accueil en psychiatrie

    Ils sont une cinquantaine à s’être rassemblés dans le hall de l’administration de l’hôpital Édouard-Toulouse, ce mardi midi, pour demander le maintien du service d’accueil familial thérapeutique (AFT). à l’appel de la CGT et FO, familles d’accueil, patients et personnels soignants ont fait irruption lors du comité social et économique (CSE) pour témoigner de l’utilité de ce service.

    Créé dans les années 90, ce dispositif permet à des patients atteints de troubles psychiatriques stables d’être hébergés en famille. L’un des membres doit être agréé par l’hôpital et devient donc salarié de la structure. Un service qui permet à quinze patients, accueillis dans huit familles, d’éviter l’hospitalisation.

    En juin dernier, lors d’un CSE, le directeur de l’hôpital, Thomas Acquier, avait annoncé vouloir utiliser les 750 000 euros de ce service pour financer l’unité de remédiation cognitive et évaluation. Une décision qui laisserait donc sur la touche les huit personnes en CDI, et les quinze patients accueillis. « La plupart des patients sont âgés et il n’y a pas de service géronto-psychiatrique. Beaucoup vont donc aller dans des Ehpad qui ne sont pas adaptés. Ils risquent de faire des décompensations psychotiques et donc revenir après à l’hôpital, alors qu’ils étaient stables », craint Pierre-Edouard Thiebaud, représentant CGT de l’hôpital.

    Quatre familles et deux patients ont témoigné ce mardi, devant le directeur, pour insister sur la nécessité d’un tel service, alors que sa fermeture était à l’ordre du jour. FO, qui a demandé que le sujet soit retiré de l’ordre du jour pour gagner du temps, a refusé de siéger au CSE. La CGT et SUD ont voté contre la fermeture du service, mais le directeur ne s’est pas démonté. « Il se cache derrière le choix des médecins, affirme Olivier Boyer, secrétaire général FO d’Edouard-Toulouse. Mais on sait qu’il n’y a pas eu de vote. Notre prochaine action sera d’interpeller les médecins », affirme-t-il.

    Une pétition pour le maintien des AFT a déjà rassemblé 250 signatures.