Tag: CGT

  • Réorganisation du greffe des Prud’hommes : l’action a payé

    Réorganisation du greffe des Prud’hommes : l’action a payé

    C’est un soulagement arraché de haute lutte. Dès son entrée en vigueur le 1er septembre, le président et le vice-président du Conseil des prud’hommes de Sète se sont dressés contre la réorganisation « à la hussarde » imposée à la juridiction.

    Suite au départ à la retraite, non remplacé, de la greffière en cheffe des Prud’hommes de Sète, portant l’effectif du greffe de 1,8 à 0,8 équivalent temps plein, cette réorganisation prévoyait la fermeture du conseil le mercredi, le transfert de l’accueil des justiciables vers un service unique au tribunal de proximité et la permutation de deux greffières sans lien avec leurs compétences respectives. La greffière jusque-là rattachée au service des tutelles du tribunal de proximité, étrangère à la procédure prud’homale, se retrouve mutée au greffe des Prud’hommes quand celle qui occupait ce poste depuis plusieurs années est affectée au service des tutelles… À charge pour elles de se former l’une l’autre, sur le tas.

    Face à ces décisions susceptibles d’affecter considérablement le bon fonctionnement des Prud’hommes de Sète, les chefs de la juridiction ont saisi le premier président de la cour d’appel de Montpellier, lequel a suspendu, dès le 3 septembre, la réorganisation des services de greffe dans l’attente d’une consultation du président et du vice-président du Conseil.

    Une baisse des effectifs

    De leur côté, les politiques locaux se sont également emparés du problème, via une motion votée unanimement par le conseil municipal de Sète et des courriers adressés, par le président de l’Agglomération de Sète et plusieurs maires, au premier président de la cour d’appel de Montpellier et au garde des Sceaux, Gérald Darmanin.

    La mobilisation s’est avérée payante : l’administration est revenue à la fois sur la fermeture du conseil un jour par semaine et sur le transfert de l’accueil vers le tribunal de proximité de Sète. La permutation des greffières quant à elle, si elle est maintenue, est reportée au 1er janvier 2026. « Ces trois mois de répit vont permettre aux greffières de s’organiser pour échanger leurs savoirs faire et se former correctement à leurs nouvelles matières procédurales », estime le président salarié (CGT) du Conseil des Prud’hommes, Bertrand Lacabanne. « Cette temporisation signifie que nous avons été entendus sur le risque de dysfonctionnement des prud’hommes et du service des tutelles, mais aussi sur les risques psychosociaux auxquels les greffières auraient été exposées », poursuit-il. « La fin de l’année, très chargée en dossiers à audience et en décisions à rendre, permettra, nous l’espérons, de récupérer les dégâts causés par un mois et demi d’erreur, d’incertitude et de valse-hésitation de l’administration », insiste Bertrand Lacabanne, qui confie toutefois son inquiétude. Le greffe des Prud’hommes doit en effet faire face, malgré tout, « à une baisse d’au moins 33% des effectifs. Il y a déjà du retard qui a été pris et on pense qu’on va continuer à en prendre », confie-t-il. « Or la pérennité de notre conseil est assurée par ses bons résultats. Quand on fonctionne bien, on a moins tendance à être dans le viseur… »

  • Réorganisation du greffe des Prud’hommes : l’action a payé

    C’est un soulagement arraché de haute lutte. Dès son entrée en vigueur le 1er septembre, le président et le vice-président du Conseil des prud’hommes de Sète se sont dressés contre la réorganisation « à la hussarde » imposée à la juridiction.

    Suite au départ à la retraite, non remplacé, de la greffière en cheffe des Prud’hommes de Sète, portant l’effectif du greffe de 1,8 à 0,8 équivalent temps plein, cette réorganisation prévoyait la fermeture du conseil le mercredi, le transfert de l’accueil des justiciables vers un service unique au tribunal de proximité et la permutation de deux greffières sans lien avec leurs compétences respectives. La greffière jusque-là rattachée au service des tutelles du tribunal de proximité, étrangère à la procédure prud’homale, se retrouve mutée au greffe des Prud’hommes quand celle qui occupait ce poste depuis plusieurs années est affectée au service des tutelles… À charge pour elles de se former l’une l’autre, sur le tas.

    Face à ces décisions susceptibles d’affecter considérablement le bon fonctionnement des Prud’hommes de Sète, les chefs de la juridiction ont saisi le premier président de la cour d’appel de Montpellier, lequel a suspendu, dès le 3 septembre, la réorganisation des services de greffe dans l’attente d’une consultation du président et du vice-président du Conseil.

    Une baisse des effectifs

    De leur côté, les politiques locaux se sont également emparés du problème, via une motion votée unanimement par le conseil municipal de Sète et des courriers adressés, par le président de l’Agglomération de Sète et plusieurs maires, au premier président de la cour d’appel de Montpellier et au garde des Sceaux, Gérald Darmanin.

    La mobilisation s’est avérée payante : l’administration est revenue à la fois sur la fermeture du conseil un jour par semaine et sur le transfert de l’accueil vers le tribunal de proximité de Sète. La permutation des greffières quant à elle, si elle est maintenue, est reportée au 1er janvier 2026. « Ces trois mois de répit vont permettre aux greffières de s’organiser pour échanger leurs savoirs faire et se former correctement à leurs nouvelles matières procédurales », estime le président salarié (CGT) du Conseil des Prud’hommes, Bertrand Lacabanne. « Cette temporisation signifie que nous avons été entendus sur le risque de dysfonctionnement des prud’hommes et du service des tutelles, mais aussi sur les risques psychosociaux auxquels les greffières auraient été exposées », poursuit-il. « La fin de l’année, très chargée en dossiers à audience et en décisions à rendre, permettra, nous l’espérons, de récupérer les dégâts causés par un mois et demi d’erreur, d’incertitude et de valse-hésitation de l’administration », insiste Bertrand Lacabanne, qui confie toutefois son inquiétude. Le greffe des Prud’hommes doit en effet faire face, malgré tout, « à une baisse d’au moins 33% des effectifs. Il y a déjà du retard qui a été pris et on pense qu’on va continuer à en prendre », confie-t-il. « Or la pérennité de notre conseil est assurée par ses bons résultats. Quand on fonctionne bien, on a moins tendance à être dans le viseur… »

  • Arcelor : une unité et le haut fourneau à l’arrêt pour un mois

    Arcelor : une unité et le haut fourneau à l’arrêt pour un mois

    Après l’incendie, Arcelor-Mittal s’organise. Mercredi dernier, les bandes transporteuses de l’aciérie avaient pris feu aux alentours de 4 heures du matin. Après cinq heures de lutte, le sinistre était éteint sans blessé à déplorer mais non sans conséquence : une structure porteuse de ces bandes et une station électrique ont été touchées. La direction a donc annoncé un arrêt d’un mois de l’unité touchée, ainsi que du haut-fourneau.

    « Les autres installations de production continueront à opérer en continu ou alterneront entre phases de marche et d’arrêt, selon les besoins opérationnels et les interventions programmées », fait-elle savoir. Stéphane Martins de Araujo, secrétaire général CGT du site, nuance : « Les autres unités dépendent du stock qu’on a, qui devrait s’écouler en quelques jours, donc tous les travailleurs sont concernés », soit plus de 2 200 salariés.

    « Selon la situation des installations et le personnel nécessaire à leur remise en état, les managers informeront les salariés qui seront mobilisés sur les prochaines étapes, explique le sidérurgiste. En parallèle, ils positionneront ceux concernés par l’arrêt de leur installation, en formation, en repos ou en activité partielle de longue durée. » Pour la CGT, la sécurité des travailleurs doit être la priorité. « On veut que n’importe quelle tâche de remise en état de l’aciérie soit faite avec des règles d’accès au travail au niveau des détections et repérages d’amiante, que tous les salariés, qu’ils soient d’Arcelor ou des sous-traitants, puissent faire leur travail sans danger », assène Stéphane Martins de Araujo.

    La cause de l’incendie continue de faire l’objet d’investigations. « Les premiers éléments indiquent que le produit chargé sur les bandes transporteuses se serait enflammé », affirme la direction.

  • Suspension de la réforme des retraites : la CGT réclame « l’abrogation »

    Suspension de la réforme des retraites : la CGT réclame « l’abrogation »

    L’annonce ce mardi par le Premier ministre Sébastien Lecornu de la suspension de la réforme des retraites n’a pas tardé à faire réagir les organisations syndicales. Pour la CGT « la suspension annoncée est en réalité un décalage de son application de quelques mois seulement. Ce simple décalage reviendrait à confirmer les 64 ans au mépris de la mobilisation de millions de travailleurs et de travailleuses depuis 2 ans et demi », alerte la centrale syndicale de Montreuil dans un communiqué publié en début de soirée. « La seule suspension qui vaille est un blocage immédiat de l’application de la réforme des retraites à 62 ans, 9 mois et 170 trimestres », martèle-t-elle.

    Pour sa dirigeante, Sophie Binet, « c’est un premier bougé », précise-t-elle sur France Inter. La secrétaire générale pousse pour une abrogation et « pas un décalage de son application de quelques mois comme aujourd’hui, qui nous remettrait à la merci de n’importe quel candidat à l’élection présidentielle avec une réforme qui continuerait à s’appliquer à partir de 2027 », a-t-elle renchéri. « Pour la CGT, l’heure n’est ni à la retraite à points [défendue par la CFDT, Ndlr], ni à la capitalisation », a pointé Sophie Binet alors que le chef du gouvernement a indiqué que ces deux sujets pourraient être abordés lors d’une conférence retraites. Une version 2.0 du conclave convoqué à l’époque par François Bayrou qui s’est soldé par un échec cuisant. La participation de la CGT à cette conférence dépendra « de l’ordre du jour et des modalités » : « Si c’est pour travailler sur une hypothèse de réforme à points, ce sera sans nous », a-t-elle prévenu.

    Pour le secrétaire général de FO Frédéric Souillot, la suspension de la réforme des retraites est « un premier pas, mais la suspension n’est pas l’abrogation », selon une déclaration à l’AFP. Pour le dirigeant du troisième syndicat, « cette réforme imposée par 49.3 [sans vote du Parlement, Ndlr] et rejetée par l’immense majorité des salariés, reste injuste, brutale et injustifiée ».

    Solidaires va encore plus loin : « ce n’est qu’une première étape : il est nécessaire de revenir à une retraite à 60 ans et 37,5 années de cotisation », indique le syndicat dans un communiqué. « D’autant que Lecornu a annoncé dans la foulée qu’il devrait tout de suite y avoir une conférence sur les retraites et le travail avec les partenaires sociaux, que le système doit évidemment être financé (en appuyant sur le coût de la suspension) et qu’il faudrait y aller sans tabou, notamment avec la retraite par points ou par capitalisation. Autant de dangers réactivés pour le système par répartition », avertit-il.

    De son côté, la CFDT se réjouit d’une « vraie victoire des travailleuses et des travailleurs », qui constitue « une première réponse à la blessure démocratique » de son adoption sans vote du Parlement grâce à l’article 49.3 de la Constitution. « Les impacts sont concrets et immédiats pour les travailleuses et travailleurs », relève le syndicat, qui estime que la suspension va bénéficier d’ores et déjà aux générations nées en 1964 et 1965. « Pour les travailleuses et travailleurs nés après, tout dépendra des élections de 2027 », selon la CFDT. « Les mesures en faveur des femmes négociées lors du conclave sont aussi des avancées importantes », salue encore le syndicat alors que Sébastien Lecornu a proposé qu’une « amélioration » concernant la retraite des femmes soit inscrite au budget de la Sécurité sociale. « Il faudra néanmoins que toutes ces annonces soient, au final, adoptées dans le PLFSS » (projet de loi de financement de la Sécurité sociale), avertit la CFDT.

  • Les travailleurs sociaux des Flamants en appellent à l’État

    Les travailleurs sociaux des Flamants en appellent à l’État

    Cette fois-ci la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants est restée fermée… Le groupe de salariées « volantes » qui assurait la veille les urgences s’est à son tour mis en grève ce mardi 14 octobre. Dans le même temps, devant l’hôtel du Département, venus de Marseille mais aussi d’Aubagne, d’Aix ou La Ciotat, plus d’une centaine de personnels des MDS, Protection maternelle et infantile ou autres pôles enfance se sont rassemblés en soutien, à l’appel de la CGT, pour dénoncer des conditions de travail devenues très compliquées sous la pression du narcotrafic.

    « Nous sommes dans un quartier toujours en grande difficulté, en proie à un réseau qui s’est organisé, développé. Nous ne voulons pas lâcher les habitants, nous avons un devoir envers la population, mais on ne peut pas continuer comme ça, rester en danger » estime Valérie Marque, secrétaire générale du syndicat au conseil départemental. La CGT réclame une entrevue avec le préfet au plus vite, car « c’est l’État le garant de notre sécurité » et se dit prête à organiser un rassemblement devant la préfecture dès jeudi matin si nécessaire.

    Récupérer sa voiture après sa journée de travail au parking est une gageure, croiser un dealer aussi… « J’ai reçu des menaces de mort », raconte cette sage-femme qui est tout de même retournée au travail moyennant six mois de psychothérapie.

    « Les enfants ont peur »

    Dans l’idée, « être au cœur de la cité c’est super mais là, ce n’est plus tenable », raconte une autre salariée. Elle ajoute : « Les enfants que nous suivons ne veulent plus venir, ils ont peur. Et on reçoit des habitants qui se sont fait chasser de leur domicile par les dealers, ils arrivent avec juste les vêtements qu’ils ont sur le dos. » L’organisation des visites à domicile aussi a dû être revue « pour éviter d’être confrontés au réseau », assure une troisième.

    Sur site, ce mardi matin, les camions de CRS et de police en place la veille « ne sont plus là » assure une assistante sociale alors que la préfète de police a assuré mettre les moyens avec « une présence renforcée afin de lutter contre la délinquance, les trafics ainsi que leurs conséquences pour ceux qui y vivent et y travaillent ».

    « On se suradapte au quotidien, on tolère des choses intolérables et on est mis à l’amende, comme les habitants », témoigne une salariée des Flamants. Dans l’urgence, une partie des grévistes réclame un encadrement policier accru, au quotidien, ou un déménagement en attendant. Du temporaire, en attendant que soit définitivement démantelé le réseau, espèrent-ils, bien conscients que ce n’est pas « une mince affaire ».

    Parmi les manifestants, on retrouve également Gérard Frau, président du groupe communiste au conseil départemental des Bouches-du-Rhône et adjoint au maire de Martigues. « Les travailleurs du social en général ont déjà tellement de difficultés à assurer leur mission, il n’est pas imaginable qu’ils puissent subir la pression du narcotrafic » s’indigne l’élu, pour qui « il faut créer de bonnes conditions d’exercice de leur métier » car « les parents, les familles ont besoin de ces structures ». Une lettre des élus PCF du Département va être envoyée pour appuyer la demande de rendez-vous auprès du préfet ajoute-t-il.

    En attendant, une caisse de grève a été ouverte.

    Contactée, la préfecture de région n’a pas donné suite à nos sollicitations.

  • Les profs toujours opposés à la réforme des lycées pro

    Les profs toujours opposés à la réforme des lycées pro

    L’intersyndicale opposée à la réforme des lycées professionnels ne désarme pas. À Marseille comme à Toulon, les militants syndicaux et enseignants ont fait entendre leur opposition ce mardi, avec un appel à la grève et des mobilisations.

    « La réforme de l’enseignement professionnel est une catastrophe », campe Isabelle Bonnet, pour la CGT Éduc’Action 13 à la Bourse du travail de la cité phocéenne. Elle est entourée de ses homologues d’autres syndicats, qui arrivent à la même conclusion. Nicolas Voisin, secrétaire général du Snuep-FSU Aix-Marseille dénonce « un décrochage général des élèves ». « Les stages réalisés n’ont absolument pas atteint les objectifs du ministère d’une insertion en septembre », développe-t-il. Johanes Togbé, secrétaire académique du SE-Unsa est sur la même ligne : « Le constat est simple : On a fait une étude auprès de 5 000 collègues, on arrive à un taux d’absentéisme autour des 90% pour ceux qui avaient choisi de rester en classe ».

    Pour bien comprendre pourquoi, et comment, les syndicats (CGT, Unsa, FSU, CFDT, Sud, CNT) arrivent à cette conclusion, il faut remonter dans le temps et aux origines de cette réforme. « En 2022, Emmanuel Macron annonce, sans concertation préalable, que les élèves de lycées professionnels doivent avoir plus de formation en entreprise au détriment du temps en classe et en atelier », rappelle Johanes Togbé. Sur le fond, « Depuis 6 ans, nous sommes sous un feu permanent de réformes, on a un ministère de bricoleurs, qui fait des expériences sur le dos d’un tiers des lycéens ! », complète Nicolas Voisin. Concrètement, la réforme a introduit des parcours différenciés pour les élèves des lycées pro. Pour des résultats très peu convaincants selon les acteurs de terrain. Isabelle Bonnet dénonce la « réduction de la formation des jeunes issus de milieux populaires d’un mois et demi ». « C’est une attaque de plus contre une éducation émancipatrice pour les jeunes de milieux populaires. On nous explique que les lycées pro doivent s’adapter aux bassins d’emplois, nous ce qu’on veut, c’est former des jeunes pour la société de demain », développe-t-elle.

    Même analyse pour l’Unsa : « L’année 2024-2025 a montré les limites de la modification dans le calendrier du bac pro. Ce bac avancé a entraîné moins d’heures de cours, passant de 1 300 à 800. En juin, les élèves avaient le choix entre rester à l’école ou partir en stage… ». En clair, « un dispositif qui ne correspond ni aux élèves, ni aux enseignants ». « L’objectif du gouvernement est de dévaloriser, de l’intérieur, la valeur intrinsèque du diplôme. C’est le modèle de l’apprentissage qui se généralise », développe Nicolas Voisin. D’où la demande unanime de l’abrogation de la réforme et d’un retour du bac au mois de juin.

    Un lourd désinvestissement

    À Toulon, c’est sur la place de la liberté que l’intersyndicale avait appelé au rassemblement ce mardi. Devant l’Union Patronale du Var « pour défendre la voie professionnelle qui subit des attaques au long cours depuis une quinzaine d’années », explique Olivier Gérard (CGT Educ’Action). Il pointe en parallèle, « la vingtaine de milliards offerts sans moyens de contrôle aux entreprises chaque année pour recruter des apprentis alors que le financement des lycées professionnels stagne autour de 4,5 milliards d’euros ». Et cela sans grand résultat puisque « le chômage des jeunes sortant de l’apprentissage est en augmentation depuis 2024 ».

    Les syndicalistes varois dénoncent aussi comme leurs collègues des Bouches-du-Rhône, « une perte sèche de quatre semaines d’études pour les élèves », déclare Christian Petit (FSU). « Nous sommes sur 50% d’heures scolaires perdues entre 2009 et aujourd’hui », précise Olivier Gérard, soit une baisse d’un tiers des moyens consacrés aux élèves de lycées professionnels. Il poursuit : « parallèlement, les moyens consacrés à un apprenti sont passés dans la même période de 10 000 euros à 20 000 euros par an. » Le responsable syndical pointe du doigt « une subvention pure et simple au patronat qui est encouragé à exploiter des jeunes à moindre coût, voire à coût zéro ». Pareil pour ces 4 semaines de stage en Terminale. « Il ne faut pas croire, qu’en un mois, il y a une action de formation qui est réalisée».

    « Depuis 2009, on se retrouve avec deux mois en moins de cours pour les élèves, en particulier dans les matières générales », précise, Françoise Tomsazyk (Snalc). Une situation particulièrement dommageable, insiste Christian Petit, étant donné que le lycée professionnel public est la troisième voie de formation existante en termes d’élèves en second degré.

    Pour ces enseignants, le lycée professionnel doit cesser d’être vidé de ses moyens car il est là aussi « pour former des citoyens éclairés, émancipés » à l’instar des filières générales.

    Olivier Gérard souligne également le désinvestissement de la Région dans la formation publique « au profit des sociétés privées d’apprentissage » , avec un bâti et des plateaux techniques qui ne sont, de son point de vue, plus du tout à la hauteur.

    Pour ce qui de l’État, l’intersyndicale varoise fait remarquer que pour répondre à l’augmentation de 300 élèves en lycée pro dans le Var moins de 10 places ont été créées. Ce qui engendre des problèmes de sécurité dans des ateliers et des orientations subie éloignées des vœux des élèves. Bref la copie est largement à revoir et les enseignants des lycées pro militent pour des priorités orientées vers l’intérêt des élèves.

  • Gaby Charroux prône l’unité au congrès de l’UD CGT 13

    Gaby Charroux prône l’unité au congrès de l’UD CGT 13

    « À Martigues, terre de luttes, de résistance, de solidarité, la CGT est ici chez elle. Elle l’a toujours été. Et elle le restera », a lancé le maire communiste de Martigues, Gaby Charroux (PCF), en ouverture du 59e congrès de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône, qui se déroule de lundi à mercredi, à la Halle de Martigues. « Le congrès d’une organisation syndicale n’est jamais un simple rituel ou une formalité à expédier. C’est un moment fort, un moment de démocratie réelle », a entamé l’édile.

    Gaby Charroux est également revenu sur la réindustrialisation du pays de Martigues, soulignant que « la CGT est une organisation sur laquelle il faudra compter, en particulier pour relever les nombreux défis qui s’imposent à nous ». Il évoque « une réindustrialisation qui doit se faire dans l’intérêt des travailleurs, qui doit permettre le maintien des emplois existants, mais aussi la création de nouveaux emplois, dans les proportions qui ont pu être annoncées ».

    Avant de lancer un appel à « l’unité ». « Ce combat pour une industrie vertueuse et socialement juste, pour des services publics de qualité qui accompagnent et soutiennent ce développement industriel, nous devons le mener ensemble. Comme nous devons être unis face à la situation nationale que nous traversons », tonne-t-il. Et de développer : « Nous avons plus que jamais besoin d’unité. Unité politique. Unité syndicale. Unité dans nos organisations qui sont le cœur battant de la démocratie sociale dans notre pays. »

    Notons enfin que la présence de La Marseillaise n’était pas souhaitée à ce congrès qui se déroule à huis clos pour la plupart des débats. La couverture de l’événement sera donc incomplète. Une première dans l’histoire du journal.

  • À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    Dominique Santoni, présidente LR du Département, le martelait encore vendredi en séance plénière : « La protection de l’enfance est une question prégnante à laquelle je suis sensible. » En interne, les agents attendent les preuves de cette sensibilité et surtout voir s’ils ont la même. Car début septembre, la direction du centre départemental enfance famille (CDEF) a prononcé une « annonce brutale », selon Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, à savoir la fermeture de deux services : le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (Sapsad, suite à une décision de la Cour de cassation qui oblige à revoir les missions) et le centre maternel. « Une décision profondément injuste pour ceux qui portent les valeurs du service public », insiste la responsable syndicale, qui tenait, ce lundi un point presse, à la Bourse du travail.

    73 familles concernées

    Cette possible fermeture au 31 décembre avait entraîné le 18 septembre une mobilisation et un envahissement du conseil d’administration. Depuis, le flou demeure, le Département réfute toute fermeture. « Ce n’est pas la peine d’agiter des torchons », implorait Dominique Santoni à l’adresse de Rémy Blanc (PCF). La présidente insistait sur le fait que « rien n’est avancé », assurant « mener ensemble une réflexion », allant jusqu’à souligner qu’il « n’y a aucune inquiétude à avoir » au sujet des agents, qui pourraient être reclassés. À savoir 23 personnes dont 6 contractuels « dont les missions s’arrêtent au 31 décembre », souligne Bérengère Allée, déléguée du personnel.

    « On a été reçus le 6 octobre par le directeur général des services qui nous a confirmé une transformation courant 2026 mais sans aucune clarté sur ce que cela signifie réellement pour les équipes, les missions, les familles », expose Virginie Gincourt. « On ne ferme pas une épicerie de nuit mais un service public essentiel avec 73 familles concernées qui ne sont pas au courant », enrage Cathy Larsson, secrétaire de l’Union santé médico-social CGT de Vaucluse. « Ce sont des histoires humaines avec des enfants, pas des lignes budgétaires », insiste Virginie Gincourt, qui « exige des réponses claires, directes et officielles ». Un conseil d’administration, prévu ce mardi, a été ajourné. « En attendant, on a voté contre le budget du CDEF en CSE », indique Bérengère Allée.

    Les missions du Sapsad sont actuellement redéfinies dans un récent appel à projets. En séance, Dominique Santoni avait temporisé à la question de savoir si les équipes actuelles pouvaient candidater. « Sauf qu’il faut répondre avant le 30 novembre », presse Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La présidente, mi-septembre, avait entrouvert la possibilité de déléguer ces missions au milieu associatif. « C’est moins cher », note Benjamin Lopez, redoutant « une logique économique ». De prochaines actions sont dans les tuyaux.

  • À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    Dominique Santoni, présidente LR du Département, le martelait encore vendredi en séance plénière : « La protection de l’enfance est une question prégnante à laquelle je suis sensible. » En interne, les agents attendent les preuves de cette sensibilité et surtout voir s’ils ont la même. Car début septembre, la direction du centre départemental enfance famille (CDEF) a prononcé une « annonce brutale », selon Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, à savoir la fermeture de deux services : le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (Sapsad, suite à une décision de la Cour de cassation qui oblige à revoir les missions) et le centre maternel. « Une décision profondément injuste pour ceux qui portent les valeurs du service public », insiste la responsable syndicale, qui tenait, ce lundi un point presse, à la Bourse du travail.

    73 familles concernées

    Cette possible fermeture au 31 décembre avait entraîné le 18 septembre une mobilisation et un envahissement du conseil d’administration. Depuis, le flou demeure, le Département réfute toute fermeture. « Ce n’est pas la peine d’agiter des torchons », implorait Dominique Santoni à l’adresse de Rémy Blanc (PCF). La présidente insistait sur le fait que « rien n’est avancé », assurant « mener ensemble une réflexion », allant jusqu’à souligner qu’il « n’y a aucune inquiétude à avoir » au sujet des agents, qui pourraient être reclassés. À savoir 23 personnes dont 6 contractuels « dont les missions s’arrêtent au 31 décembre », souligne Bérengère Allée, déléguée du personnel.

    « On a été reçus le 6 octobre par le directeur général des services qui nous a confirmé une transformation courant 2026 mais sans aucune clarté sur ce que cela signifie réellement pour les équipes, les missions, les familles », expose Virginie Gincourt. « On ne ferme pas une épicerie de nuit mais un service public essentiel avec 73 familles concernées qui ne sont pas au courant », enrage Cathy Larsson, secrétaire de l’Union santé médico-social CGT de Vaucluse. « Ce sont des histoires humaines avec des enfants, pas des lignes budgétaires », insiste Virginie Gincourt, qui « exige des réponses claires, directes et officielles ». Un conseil d’administration, prévu ce mardi, a été ajourné. « En attendant, on a voté contre le budget du CDEF en CSE », indique Bérengère Allée.

    Les missions du Sapsad sont actuellement redéfinies dans un récent appel à projets. En séance, Dominique Santoni avait temporisé à la question de savoir si les équipes actuelles pouvaient candidater. « Sauf qu’il faut répondre avant le 30 novembre », presse Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La présidente, mi-septembre, avait entrouvert la possibilité de déléguer ces missions au milieu associatif. « C’est moins cher », note Benjamin Lopez, redoutant « une logique économique ». De prochaines actions sont dans les tuyaux.

  • Le Département du Var restreint l’aide à la restauration à certains boursiers

    Le Département du Var restreint l’aide à la restauration à certains boursiers

    Depuis de nombreuses années, le Département du Var versait à toutes les familles éligibles à la Bourse nationale de collège une aide supplémentaire de 140 euros par an. Cette aide, répartie sur les trois trimestres, était directement déduite de la facture de demi-pension, indique Pascal Brun, de la CGT Educ’action.

    Un dispositif d’aide aux familles modestes sur lequel la collectivité communiquait chaque année au moment de la rentrée, en insistant, comme elle l’écrivait en 2024, sur son « engagement fort » pour « permettre à tous les collégiens de bénéficier du déjeuner scolaire ». Dommage que ces louables objectifs aient été en partie abandonnés.

    Un argument d’équité dont devra en tout cas, hélas, se priver le président (LR) du conseil départemental, Jean-Louis Masson, puisque, rigueur budgétaire oblige, les critères d’attribution sont devenus cette année plus restrictifs, comme le précise le syndicaliste : « Seules les familles bénéficiant des taux 2 et 3 de la Bourse nationale de collège se verront attribuer cette aide. »

    Une « coupure faite presque en catimini »

    En clair, les familles aux revenus modestes, mais ne figurant pas parmi les plus précaires – pourtant les plus nombreuses en réalité – ne pourront plus bénéficier de cet allègement sur la facture de la cantine.

    « Ces familles représentent la majorité des familles boursières. On peut imaginer les économies que le Département veut faire à leurs dépens », met en avant la CGT Educ’action, ajoutant que « cette coupure a été faite presque en catimini ».

    Ce sont ainsi, insiste-t-elle, des centaines de familles qui perdent la possibilité « de ne payer que 2 euros pour un repas complet de qualité, à la place de 3 euros », comme l’indiquait fièrement la collectivité, l’an passé.

    Une mesure qui vient s’ajouter à une augmentation de 10 centimes du prix du repas, intervenue en janvier 2025. Ce dernier passant de 3 à 3,10 euros, soit un surcoût de 14 euros par an pour les familles.

    « Ces décisions prises par le Département ont de fortes incidences sur le pouvoir d’achat d’un très grand nombre de familles varoises », s’indigne Pascal Brun. Avec pour conséquences, ajoute-t-il, le choix contraint pour certaines de ne plus inscrire leurs enfants à la cantine. « Alors que l’on sait que c’est souvent le seul repas équilibré de la journée pour certains d’entre eux », tempête-t-il. Et de poursuivre : « Rien que dans mon collège, j’ai déjà deux familles qui envisagent de sortir leurs gamins de la demi-pension pour ces raisons-là. »

    « Une politique volontariste du Var »

    Il rappelle que « les familles sont en première ligne des coupes budgétaires mises en œuvre par les gouvernements qui se succèdent et par les collectivités territoriales qui les sacrifient sur l’autel des économies ». La CGT Éduc’action 83 demande donc au Département de revenir sur cette décision et de maintenir l’aide à toutes les catégories de familles boursières. « C’est faire des économies, à mon avis, là où il ne faut pas les faire », conclut le syndicaliste.

    Interpellée ce lundi matin sur le sujet, la collectivité a mis en avant le fait que « l’octroi de l’aide financière par le Département relève d’une politique volontariste du Var ». Et qu’« au regard des restrictions des dotations de l’état, l’institution départementale réaffirme son soutien aux plus fragiles ». En réduisant tout de même la voilure.