Tag: CGT

  • La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    « L’Union locale appelle à voter pour les candidats qui défendent les intérêts des travailleurs, pour les forces progressistes. » Nicolas Guglielmacci secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles ne fait pas de mystère sur la position de son organisation syndicale en vue des élections municipales. « Évidemment, on appelle à voter pour les listes d’union de la gauche et faire barrage à l’extrême droite », développe-t-il, au nom du bureau de l’UL. Et ce, pour les communes de « Vitrolles, Marignane et Gignac-la-Nerthe ». « On a une expérience passée, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : l’extrême droite, on l’a déjà essayée à Vitrolles et ça n’a pas réussi ! », rappelle-t-il. Manière de répondre « à ceux qui disent qu’on ne les a jamais essayés ».

    Concrètement, l’appel concerne la seule liste de gauche pour Vitrolles, celle du maire socialiste sortant, Loïc Gachon (PS), qui fait face à une liste RN et une autre estampillée divers centre. Même principe pour Marignane avec la candidate Ariane Lombardi (PCF) opposée au maire sortant d’extrême droite, Éric Le Dissès et une liste de Christian Amiraty, classée divers centre. Et pour Gignac-La-Nerthe, le doute n’est pas permis non plus puisqu’on ne compte qu’une liste seule classée à gauche conduite par René Tassy (DVG), contre une liste du RN et une liste de droite. « La CGT s’est exprimée directement aux candidats, au niveau confédéral comme départemental, sur les attentes des travailleurs et leurs prises en compte », conclut l’Union locale.

  • L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola

    Une communication sans équivoque. L’Union locale CGT des syndicats de Port-de-Bouc a diffusé sur les réseaux sociaux, ce lundi 9 mars, un tract au message clair : « Le 15 mars, votez pour la liste “Avec Laurent Belsola, poursuivons de l’avant”. »

    Une montée au créneau loin d’être anodine à moins d’une semaine du premier tour : « Les municipales auront lieu dans un contexte de poursuite des attaques sociales menées contre les droits des travailleurs. Elles seront déterminantes : la commune peut être soit un rempart face à l’austérité, soit en devenir le relais. » Pour rappel, les travailleurs de Port-de-Bouc devront choisir entre le maire sortant, Laurent Belsola (PCF) et son opposant Pascal Spanu (DVD).

    Des valeurs communes

    D’où l’explication de l’organisation syndicale : « Le candidat de l’opposition, parrainé par le Rassemblement national et proche de l’union des droites, porte un projet dangereux.» Une référence au soutien du « RPR », mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio à Pascal Spanu. Ce dernier porterait un projet avec « les mêmes logiques de régression sociale que le gouvernement macroniste : réforme des retraites, de l’assurance chômage, de la santé, etc.»

    A contrario, « la candidature communiste conduite par le maire sortant, Laurent Belsola s’inscrit dans une continuité claire : celle des valeurs de solidarité, du vivre ensemble, de défense des services publics et de progrès social », juge l’UL CGT. Des valeurs évidemment communes avec celles de la CGT. Qui conclut : « Nous sommes attachés à une politique municipale dans l’intérêt de toutes et tous, nous appelons à soutenir une équipe engagée pour l’intérêt général ! »

  • La CGT Cheminots rend hommage à Pierre Semard à La Seyne-sur-Mer

    La CGT Cheminots rend hommage à Pierre Semard à La Seyne-sur-Mer

    « Pierre Semard n’était pas seulement un dirigeant syndical. Il était un homme de conviction, militant infatigable, défenseur passionné des cheminots et du monde du travail. Secrétaire général de la fédération des cheminots CGT, dirigeant engagé, il consacra sa vie à la justice sociale, à la dignité ouvrière et à la paix. Jusqu’au bout, il refusa de renier ses convictions », ont rappelé les cheminots, avant de déposer une gerbe de fleurs sur la stèle à son honneur.

  • [Entretien] Karim Bouzana : « La charge des postiers est de plus en plus lourde »

    [Entretien] Karim Bouzana : « La charge des postiers est de plus en plus lourde »

    Les 15 et 22 mars, les habitants éliront leur futur maire en se rendant aux urnes avec les documents électoraux reçus à domicile. Karim Bouzana, secrétaire départemental CGT Fapt-Poste 13, détaille un dispositif d’acheminement lourd : un travail intense, sur des délais serrés, « sans compensation » pour les travailleurs.

    La Marseillaise : À quelle charge de travail les postiers vont-ils faire face pendant cette période électorale ?

    Karim Bouzana : Dans le contexte des municipales, il y a la distribution des plis électoraux. On doit les mettre dans toutes les boîtes aux lettres de l’ensemble des habitants du département. Par exemple, vous avez 40 000 boîtes aux lettres dans le 15e arrondissement de Marseille et, dans chacune, vous avez potentiellement deux, voire trois, électeurs. Donc, on risque d’avoir 80 000 ou 90 000 plis à distribuer rien que sur le 15e. Avec le changement de scrutin, cette année, ça double la charge à Marseille. Et il faut prendre en compte le poids de cette charge. Toujours dans le 15e, il y a 26 facteurs titulaires. Donc imaginez ce que ça représente en termes de charge pour 26 personnes. Même s’il va y avoir des renforts, ça va être peu : quatre personnes. Ce sont des estimations, mais ça donne une idée. C’est un casse-tête parce qu’on va faire trois tâches au lieu de deux. Pour résumer, on se retrouve avec une trentaine de personnes pour des dizaines de milliers de plis, avec très peu de temps.

    Justement, quels sont les délais ?

    K.B. : C’est ça le souci. Pour le premier tour, on pourra plus ou moins gérer, il y a plus de souplesse. Mais le second, ça va être compliqué. On va récupérer les plis le jeudi soir, donc on aura que deux jours pour les distribuer avant la date limite. Les agents vont être amenés à venir pendant leurs jours de repos. Les samedis, on aura des journées très longues. S’il y a des maires qui sont élus au premier tour, tant mieux, ça va faire des contents au niveau des facteurs. Mais il y a la probabilité qu’on ait des triangulaires ou quadrangulaires, et ça va compliquer la tâche.

    Que demandez-vous à la direction ?

    K.B. : Cette tâche n’est pas dans les missions qu’on a d’habitude, on porte une charge largement supplémentaire. Donc on demande une compensation, juste pour récompenser l’effort. La Poste répond clairement non. On a fait différentes demandes : la mise en place d’une prime exceptionnelle couvrant les deux jours, ou un panier-repas par jour de distribution. La Poste refuse. Un dépôt de préavis de grève a été déposé, de ce mardi jusqu’au samedi, 24 heures reconductibles. La semaine d’après, pour le second tour, il va être posé du mercredi au samedi. La Poste doit réfléchir à comment partager.

    Quelles sont les réactions des travailleurs ?

    K.B. : Le mécontentement grandit dans les services et il y a des craintes. La charge des postiers est globalement de plus en plus lourde et, en plus de ça, on a la distribution des plis électoraux. Il y a une lassitude, une fatigue. Ce n’est pas une résignation, mais c’est du dégoût d’être traité de cette manière-là. Les charges de travail s’accumulent, on diversifie les fonctions, mais il n’y a pas la reconnaissance du métier. Ils ne sont pas valorisés à la hauteur des tâches qu’ils accomplissent. Donc, ils attendent une prise en charge et une reconnaissance, au moins pour la période électorale.

  • La CGT d’Alès alerte sur la situation de l’emploi

    La CGT d’Alès alerte sur la situation de l’emploi

    Alors que les débats sur l’international ou sur les élections municipales occupent une bonne partie de l’actualité, la CGT d’Alès a souhaité fin février sonner l’alarme face à une situation de l’emploi qui s’aggrave. Sur la ville d’Alès, le chômage atteint en effet 15,6% de la population active, soit le double du niveau national. « Nous estimons que 5 000 postes ont été supprimés en 25 ans, sans compter les emplois induits. Nous craignons qu’avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, de nombreux emplois ne soient encore perdus », s’inquiète Martine Sagit, la secrétaire de l’union locale CGT d’Alès.

    Pour la CGT, plusieurs facteurs expliquent ces chiffres inquiétants : fracture numérique, désindustrialisation ou encore casse des services publics : « On nous avait promis qu’avec la fermeture des mines, des industries allaient arriver sur le bassin alésien, sauf que toutes les entreprises qui sont venues ferment petit à petit. Des postes sont supprimés dans le service public. À la Sécurité sociale, on est désormais accueilli par un agent de sécurité, il n’y a plus de guichet. Nous pensons qu’il faut remettre de l’humain partout. »

    Soutien aux chômeurs

    Mais le syndicat souhaitait aussi alerter sur la situation de travailleurs pour qui le travail ne permet pas de vivre décemment : « À la CGT, nous recevons entre 100 et 120 personnes par mois. Ils sont dans des situations de pauvreté d’un autre temps. Nous avons un rôle pour accompagner ces personnes pour leur condition de travail mais aussi en dehors. Il y a une détresse morale très importante. »

    Dernier point soulevé par Martine Sagit, la « stigmatisation des chômeurs » : « On dit tout le temps que les chômeurs sont des feignants, qu’ils ne cherchent pas de travail et que les gens au RSA volent nos cotisations sociales. On stigmatise le chômeur mais jamais celui qui ne paie pas ses impôts comme les 13 000 millionnaires qui ne paient pas d’impôt. Sur le bassin alésien, il y a 169 000 habitants dont 69 000 qui travaillent. 16 000 sont demandeurs d’emplois. Sur ces 16 000, seulement 7 300 perçoivent une indemnité, le reste ne perçoit rien. Seulement 22% des gens qui peuvent toucher le RSA le touchent réellement. » Des chiffres que la CGT tente de marteler pour changer le regard sur les chômeurs.

  • Les salariés d’Oxance veulent le maintien de l’offre de soins

    Les salariés d’Oxance veulent le maintien de l’offre de soins

    On voulait interpeller politiquement l’Agence de régionale de santé, qui est garante de la santé sur la région. » Devant le siège de l’ARS à Marseille, les personnels d’Oxance, groupement mutualiste et ses plus de 1 400 salariés répartis sur 125 structures, dans le Sud et l’Est de la France, dont une partie issue de l’ex-Grand conseil de la mutualité, haussent le ton.

    En procédure de sauvegarde, les syndicats s’inquiètent de l’avenir de leurs centres de santé et autres structures de soins. « Il y a plein de scénarios : ventes de structures, concentration de l’offre, arrêt de filières… On est dans le flou et on ne sait pas où l’on va », explique Pauline Jean, pour la CGT Oxance. D’où l’interpellation à l’adresse de l’ARS, qui les a reçus. « Les représentants de l’ARS ont rappelé qu’ils étaient attachés à l’offre de soins d’Oxance. Ils avaient l’air à l’écoute mais il faudra voir les actes. Sur Marseille, ils ont quand même dit qu’une transformation de l’offre était possible… », développe Pauline Jean.

    Alerte pour les usagers

    Avant de marteler : « On a rappelé la nécessité de maintenir une offre de soins à but non lucratif. » Car c’est là tout l’enjeu de la bataille des salariés : continuer à faire vivre un modèle où la santé des patients prime avant les bénéfices.

    « On rend service à la population, on n’a pas d’actionnaire, les autres font du business sur la santé, donc on a les reins moins solides », explique Stéphane, salarié du centre de santé de Bonnefon, dans le 2e arrondissement de Marseille. On comprend mieux pourquoi l’intersyndicale d’Oxance (CGT, FO, CFE-CGC) pointe « le sous-financement chronique des établissements mutualistes par l’Assurance maladie et les pouvoirs publics ». Une situation avec un impact potentiel sur les usagers. « On s’inquiète pour l’accueil du public du centre de Bonnefon qui reçoit des patients sans avance de frais. Vu la précarité d’une grande partie du 3e arrondissement, mais aussi du 2e, ils seront en rupture de soins parce qu’ils ne pourront pas faire d’avance », déplore Henry Ansaldi, pour le bureau de l’Union locale CGT Joliette, venu soutenir la mobilisation. En clair, son maintien est « un enjeu de santé publique pour la population ».

    Reste que les salariés ont plusieurs dates importantes pour y voir plus clair sur l’avenir du groupe. Dont une « audience intermédiaire au tribunal de commerce de Lyon, le 11 mars pour un inventaire des créances ». Et surtout un Comité social et économique, le 26 mars, durant lequel seront « présentées des mesures pour un plan de redressement ». Contactée, la direction d’Oxance se veut rassurante : « La procédure de sauvegarde engagée devant le tribunal vise à préserver les emplois et à assurer la continuité des soins pendant la période d’observation. » Si elle explique que rien n’est arrêté concernant les mesures à venir, elle « demeure pleinement mobilisée pour défendre la pérennité du modèle mutualiste et maintenir l’accès aux soins dans les territoires où elle est implantée si toutes les conditions sont réunies ». « En fonction de ce qui sera présenté, on déclinera une stratégie syndicale et des actions », conclut Marianne Dupont, déléguée syndicale FO.

  • Sainte-Marguerite : les salariés repris très inquiets

    Sainte-Marguerite : les salariés repris très inquiets

    Situation lunaire et reprise rocambolesque pour les près de 2 000 salariés du groupe de santé privé Sainte-Marguerite.

    Dans le silence quasi total, les hôpitaux de Beauregard et Vert Coteau à Marseille, mais aussi ceux de Saint-Jean et Saint-Roch à Toulon ainsi que la clinique de La Ciotat sont passés sous le pavillon du groupe Almaviva. « Ça a été fait en l’absence totale de transparence et de consultation des salariés », dénonce, ce jeudi, Sandrine Cartier, secrétaire CGT du Comité économique et économique central (CSEC) du groupe, et élue sur l’hôpital de Beauregard. En effet, la reprise aurait normalement dû faire un peu de bruit vu l’importance du groupe Sainte-Marguerite sur le territoire (11 sociétés, dont certaines en charge de l’informatique, de la maintenance des équipements de santé des établissements ou encore blanchisserie avec le GIE Pamar). Encore plus, quand il devient propriété d’Almaviva, 4e plus important groupe de cliniques privées en France, détenu à 60% par le fonds koweitien Wren House Infrastructure. « À chaque instance du personnel, on nous a assuré qu’il n’y aurait pas de rachat. On l’a découvert avec les publications de l’autorité de la concurrence », relate Sandrine Cartier. Elle prend un exemple parlant : « On n’a pas eu de procédure d’information-consultation. » Une procédure pourtant basique quand une reprise de cette ampleur a lieu.

    Un sens du timing qui questionne

    Les syndicats avaient des soupçons avec la cession de la clinique de Hyères au même groupe, un an avant mais rien de concret. Le 13 janvier, le président du groupe, le docteur Bruno Thiré, envoyait un courrier aux salariés annonçant qu’une « évolution de l’actionnariat est à l’étude ». S’ensuit un Comité économique et social central, le 22 janvier dans lequel il explique « chercher un successeur ». « Lors du CSEC, le PDG expliquait qu’aucune société ne s’était positionnée. Et tout accord pour une reprise était démenti », assure Karine Cheniclet, élue de la même instance pour l’Unsa et secrétaire médicale à Vert Coteau. Comme un pied de nez, l’autorité de la concurrence rend une décision, quatre jours plus tard, validant « la prise de contrôle exclusif » des titres détenus par la société mère du groupe Sainte-Marguerite « par le groupe Almaviva ». « Dans la foulée, on a reçu une demande de réunion extraordinaire du CSEC pour le 3 février », raconte Sandrine Cartier. Au passage, en oubliant les délais légaux de convocation. La réunion se tient le 3 février à 11 heures… Une nouvelle direction s’y pointe. Surprise : « Le nouveau président nous informe que la signature a eu lieu à 10h45. »

    Si la direction d’Almaviva assure aux syndicats que des temps d’échanges et consultation vont avoir lieu, ils n’ont pas, pour l’heure, de réponses à leurs questions : « Pas d’engagement sur le maintien des effectifs et des accords collectifs. » Mais « des réorganisations et regroupement d’activités envisagés » sans plus de détails. « Comment un groupe comme Almaviva peut se positionner pour ces établissements en difficulté sans projets ? On n’a pas de visibilité », questionne Karine Cheniclet. Le pire est à craindre pour Sandrine Cartier au regard de « la situation économique alarmante » du groupe Sainte-Marguerite. Quid des risques psychosociaux pour les salariés « qui ne savent pas où ils vont ». « Beaucoup de postes ne sont pas déjà remplacés, des CDD ont été arrêtés… Les structures sont en suspens », conclut-elle.

  • À Martigues, cause commune pour des soins de proximité

    À Martigues, cause commune pour des soins de proximité

    À Martigues, la défense de l’hôpital public se fait sur deux jambes. Le maire sortant Gaby Charroux (PCF) est autant à l’aise lorsqu’il s’agit de dialoguer avec les institutions de l’hôpital et de l’État que lorsqu’il s’agit de récolter et rapporter les revendications des syndicats CGT de l’hôpital et alentours, comme le 22 janvier dernier (ci-contre).

    Depuis trois ans les syndicats CGT du golfe de Fos associés à celui de l’hôpital bataillent pour obtenir un plan d’investissement de 170 millions d’euros et la création de 90 emplois statutaires à taux plein, notamment face aux urgences régulièrement saturées lors d’épidémies hivernales. Récemment, l’Hôpital et l’ARS annonçaient un nouveau plan immobilier de 60 millions d’euros, créant un nouveau plateau technique et agrandissant les urgences. Pour le maire, « les investissements sont très inférieurs à ce que nous revendiquions », mais « c’est une bonne nouvelle, mieux que rien, qui invite à ne pas lâcher le combat », estimait-il en début d’année.

    Une participation financière

    Car si la santé est censée être une compétence étatique, le maire communiste de Martigues en fait un cheval de bataille. « 170 000 habitants sont couverts par l’hôpital. La mutation du territoire va augmenter les besoins, cela demande une planification sérieuse y compris en matière de sécurité industrielle et nous avons à cœur de porter ses revendications à l’État », considère l’édile.

    La Ville a déjà financé le nouveau mammographe de l’hôpital. Et pour le prochain mandat, Gaby Charroux compte bien préempter les locaux commerciaux du centre-ville pour y favoriser l’implantation de cabinets médicaux. « C’est un levier » assure-t-il.

  • Hautes-Alpes : la CGT lance de faux billets pour un vrai combat

    Hautes-Alpes : la CGT lance de faux billets pour un vrai combat

    Si vous trouvez un billet de 20 euros par terre dans un couloir de votre entreprise, n’allez pas le dépenser trop vite, retournez-le d’abord. Il y a fort à parier qu’il s’agisse en réalité d’un tract de la CGT. « On les froisse, on les passe à la machine, on les abîme pour qu’ils soient le plus réaliste possible, explique Alexandra Pourroy, cosecrétaire de la CGT 05, à l’origine de cette campagne. Le but, c’est de rappeler que cette somme, c’est ce que gagne en moins chaque jour, en moyenne, les femmes par rapport aux hommes, à poste équivalent. »

    Plus de « 50% de la population discriminée »

    Le but de la campagne est donc d’alerter, de façon ludique sur ces inégalités pourtant interdites par la loi. « La plupart des entreprises jugent peu important que 50% de la population soit discriminée. Au rythme actuel où elles résorbent l’écart, on estime qu’on sera à l’égalité dans 160 ans, dénonce Alexandra Pourroy. Quant à l’État, il ne se donne pas les moyens de faire appliquer la loi, très peu d’entreprises sont sanctionnées. » La différence de salaire à poste et durée de travail identiques, est d’environ 15% selon l’Insee. Cette différence correspond à environ 20 euros par jour que les hommes gagnent en plus pour le même travail. Pire, la réduction de ces inégalités ralentit : l’écart de salaire n’a diminué que de 0,4 point en 2024, contre 0,9 point par an en moyenne entre 2019 et 2023, toujours selon l’Insee.

    Ce tract rend donc palpable cette inégalité, quitte à créer un (léger) faux espoir. « Quand on tombe dessus, on se dit “Super j’ai gagné 20 euros !” Et on réalise que c’est ce que gagnent en moins chaque jour les femmes en le retournant. Au final, c’est assez ludique et les gens se prennent au jeu, on en retrouve un peu partout dans les entreprises. » Pour participer à son échelle à cette campagne, il est d’ailleurs possible de contacter la CGT Fapt 05 pour se procurer les tracts… et les laisser traîner à son tour sur son lieu de travail.

    Contactez la CGT FAPT pour vous procurer les tracts : cgt.ptt.05@wanadoo.fr

  • À Avignon, Bernard Thibault analyse la place de la CGT dans le monde

    À Avignon, Bernard Thibault analyse la place de la CGT dans le monde

    Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013, sera présent au club des Cheminots d’Avignon, ce jeudi 5 mars, pour échanger avec les militants locaux autour de la CGT et de ses relations internationales.

    Cette venue s’inscrit dans une initiative de l’Institut d’histoire sociale (IHS) CGT de Vaucluse. Bernard Thibault, également coprésident du comité de suivi de la charte sociale pour les JO de Paris, a été invité à participer à cette rencontre. « On a décidé de lancer l’initiative de faire des rappels historiques qui se retrouvent aujourd’hui dans des problématiques très contemporaines. On veut aller plus loin que la mémoire locale », explique André Castelli, président de l’IHS de Vaucluse, qui se réjouit de la venue « d’une figure du syndicat dans son évolution et sa transformation ».

    Première ligne

    Un peu moins d’une centaine de personnes sont attendues lors de ces échanges, au cours desquels seront abordés le rôle du syndicat et ses relations avec les organisations étrangères. « Ces rapports sont importants, car, dans le monde entier, ce sont souvent les travailleurs qui paient les factures de décisions qui ne leur appartiennent pas, qui sont issues du monde capitaliste. Il s’agit de voir comment mener la riposte », ajoute André Castelli.

    Une initiative qui en appelle d’autres. L’IHS prévoit d’organiser plusieurs rencontres dans les prochains mois, notamment autour de la CGT face au fascisme ou encore d’un débat consacré à la paix.