Tag: CGT

  • La CGT alerte sur le dialogue social à Transfix

    La CGT alerte sur le dialogue social à Transfix

    Les prochaines semaines s’annoncent animées chez Transfix. Soumise à un mouvement social après la suppression de plus de 50 postes en 2021, la société spécialisée dans les matériels et équipements électriques, qui emploie quelque 250 personnes sur son site de La Garde, suscite le mécontentement de ses salariés.

    Il y a quelques jours, la Fédération CGT de la Métallurgie, les sections CGT locales et les élus CGT de Transfix ont fait parvenir au PDG de l’entreprise, Grégoire Libert, une lettre pour manifester leurs inquiétudes concernant « un climat social dégradé, des difficultés persistantes dans le dialogue social, des sujets majeurs concernant les orientations stratégiques de l’entreprise, la politique sociale, l’emploi, les conditions de travail et les négociations salariales ».

    Une pétition en cours

    Eu égard aux consultations engagées au sein du CSE et du début prochain des négociations annuelles obligatoires, la CGT reste « particulièrement attentive aux décisions, aux orientations et à la méthode de dialogue retenues par la direction », alors que les dernières NAO n’avaient débouché sur aucune augmentation de salaire. « Le Smic augmente de 2,41% au 1er juin : c’est le minimum concevable comme base de négociation », prévient le syndicat, espérant « de véritables négociations, loyales et sérieuses, avec des mesures salariales à la hauteur des efforts fournis par les salariés ». À ce titre, une pétition a déjà recueilli la signature de 140 salariés.

  • Le collectif du lycée Nelson Mandela reçu en mairie

    Le collectif du lycée Nelson Mandela reçu en mairie

    « On demande au maire de Marseille de faire en sorte que ça ne soit pas une saignée pour les lycées de la ville. » Ce mercredi, devant la mairie de Marseille, les représentants du collectif qui rassemble une myriade d’organisations syndicales d’enseignants (CGT, FO, Sud et Snes-FSU) et d’associations de parents d’élèves (FCPE, PEEP et PER) du lycée Nelson Mandela sortent satisfaits de l’Hôtel de ville.

    Et pour cause, ils ont été reçus par un conseiller de l’adjointe en charge de l’éducation, Pascaline Lecorché (Place Publique), dans le cadre de leur combat au long cours contre la baisse d’heures à venir pour leur établissement. « On s’est adressés à la mairie de Marseille car ce sont les lycées marseillais qui sont ciblés. Dans le cadre des suppressions de moyens décidées au niveau national, l’académie perd 900 heures et sur celles-ci, 740 sont perdues dans les lycées marseillais », explique Alexis Avril, professeur de philosophie au lycée Nelson Mandela, qui s’exprime en tant que militant de Sud Éducation.

    Concrètement, dans le cadre d’une baisse des dotations horaires qui touchent les lycées pour la prochaine rentrée scolaire, leur établissement perdrait « 80 heures ». « 80 heures en moins, ça peut paraître abstrait mais concrètement c’est la fin des cours en demi-groupes pour les cours de français en 1ère, de philosophie en terminale et pour l’anglais en 1ère et terminale… Ce sont des années où il y a le bac, où ces heures comptent pour ce dernier. Ça veut dire faire des cours d’anglais à 30 cette année-là », poursuit Alexis Avril. Sébastien, professeur de philosophie et syndiqué au Snes-FSU abonde : « On a besoin de ces heures, c’est un moment de travail approfondi : elles servent à faire de la méthodologie, à aider les élèves en difficulté… »

    Un soutien de la mairie

    D’où la demande de soutien auprès de la mairie : « On les a sentis impliqués, à l’écoute. Et normalement, un courrier de la mairie devrait être envoyé en ce sens-là au rectorat », relate Nassima Cuvillier, pour la FCPE 13. Et justement, ils espèrent « que ça bouge » du côté du rectorat : « On devrait recevoir, début juin, une visite de personnels du rectorat pour une rencontre sur nos revendications. » Selon le collectif, la « décision définitive » à propos de la réduction d’heures serait prise le 19 juin prochain. Il reste donc du temps, et de l’espoir, pour faire infléchir la décision. « On a même écrit à Brigitte Macron qui nous a répondu ! », se félicite Vanessa Dorival, pour la PEEP (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public). Avant d’exhiber la réponse imprimée du directeur de cabinet de l’épouse d’Emmanuel Macron. De quoi faire revenir le rectorat à la raison ?

  • L’inclusion doit passer par l’ouverture d’une classe Ulis

    L’inclusion doit passer par l’ouverture d’une classe Ulis

    « C’était mieux cette année, je préfère l’Ulis. » Tasnim, 10 ans et en CM2, a pu bénéficier d’une Ulis en dernière année de primaire. Mais ses espoirs comme ceux de sa mère de continuer au collège risquent fort d’être déçus. C’est la raison pour laquelle les syndicats CGT, FSU et Sud ont organisé un rassemblement devant le collège Frédéric-Mistral mardi soir pour exiger l’ouverture d’une Unité locale pour l’inclusion scolaire (Ulis) au collège sur la ville.

    « On nous a dit qu’il n’y avait pas d’Ulis collège à Port-de-Bouc, qu’il faut aller à Fos ou Martigues », précise Nour Boukabbout, mère de la jeune Tasnim, « mais je ne suis pas véhiculée, mon mari travaille de 8h à 17h, et il n’y a rien de prévu pour les transports », énumère-t-elle. Les mêmes inquiétudes habitent les parents présents. « Ce sont des enfants en difficulté, avec parfois des pathologies. Mais on nous dit qu’on peut rien faire. »

    La revendication ne date pourtant pas d’hier. « Ça fait six ans qu’on demande une Ulis collège avec notre syndicat, l’intersyndicale, nos élus et les parents d’élèves car chaque année des enfants sortent primaire et restent sur le carreau », déplore Laurence Cassandri, de la CGT Éduc’Action. Résultat : « Plein de gamins sont déscolarisés avant 16 ans » d’après la syndicaliste. La demande est « légitime » aux yeux de Valérie Zikka Dussol, de la FSU : « On vient d’apprendre que le directeur académique veut augmenter les effectifs d’Ulis par dérogation. Avec cette augmentation on pourrait ouvrir l’Ulis ici », affirme-t-elle.

    « C’est du validisme »

    Face à cette « rupture d’égalité appelée validisme » pointée par la syndicaliste Sud présente, les élus se tournent vers le Département. « Nous rencontrons le directeur académique la semaine prochaine et ce sera pour gagner », assure le maire (PCF) Laurent Belsola. En parallèle, le maire et la conseillère départementale (PCF) Magali Giorgetti ont rencontré la présidente (LR) du Département Martine Vassal pour porter la demande d’ouverture d’Ulis auprès de l’Éducation nationale.

    La question est presque morale. « On met des millions d’euros pour la guerre mais on entasse nos petits à 35 en classe », assène le secrétaire de l’UL CGT Maixent Bitan, en même temps que se dégradent « les conditions de travail des enseignants » et personnels éducatifs.

    C’est politique.

  • [Entretien] Julien Bouillé (CGT) : « Le capitalisme se sert des guerres pour diviser »

    [Entretien] Julien Bouillé (CGT) : « Le capitalisme se sert des guerres pour diviser »

    Dans le cadre de ce 33e congrès de la CGT des Hautes-Alpes, son co-secrétaire, Julien Bouillé, fixe les grands enjeux et principaux thèmes des débats à venir pour ces trois prochains jours.

    La Marseillaise : Quels sont les principaux enjeux de ce congrès ?

    Julien Bouillé : Refaire, réaffirmer les bases, nos valeurs, si la maison n’a pas de bonnes fondations elle ne tiendra jamais. Le retour au B.A-BA : quelles sont les valeurs de la CGT ? Qu’est-ce qu’une union départementale ? Qu’est-ce qu’un syndicat ? On se rend compte que pendant quelque temps ce qu’on appelle la formation initiale, le front commun, a été moins suivi que le reste de nos formations plus techniques. Il y a une forme d’oubli de ce qu’est la CGT, pourquoi elle a été créée… On a un peu perdu le lien, on a des camarades en responsabilité dont on s’aperçoit qu’ils n’ont pas fait les formations initiales. Le congrès permettra de fixer cette orientation.

    Comment va-t-il se dérouler ?

    J.B. : Dans un premier temps un rapport d’activité est dressé et voté par l’ensemble des congressistes. Ensuite, le congrès est découpé en trois parties. La première, c’est « redonner du sens à nos actions ». Après, on se réunit au Buffet de la gare de Veynes, lieu historique qui propose des produits locaux en circuit court. Le lendemain, on abordera le deuxième thème : « la protection sociale, notre bien à défendre ». Un focus sur les luttes menées autour de la protection sociale, en lien avec l’action sur la réforme des retraites, avec l’IHS 05, l’Institut d’Histoire sociale de la CGT, la branche départementale. Le dernier thème c’est « une organisation démocratique construite par et pour chacun et chacune ». Ces thématiques seront débattues, et de là seront établies des orientations pour les trois années à venir. À l’issue de ces débats, on mettra également au vote la future équipe de direction de l’Union départementale, composée d’une trentaine de personnes parmi lesquelles sera désigné un bureau et le ou la secrétaire générale de l’Union départementale.

    Il y aura un débat sur la montée des guerres et de l’extrême droite, les deux sont liées ?

    J.B. : On a pour habitude d’associer un moment culturel à notre soirée fraternelle et on a choisi de dédier un débat sur le thème « Guerre/Migration, qui profite des guerres, qui subit ? » Nous avons choisi ce thème qui est d’actualité, de par les guerres qui se multiplient et de l’extrême droite qui monte partout. Pour nous, la CGT, le lien entre les deux est évident, c’est le capitalisme. Il se sert des guerres, des extrêmes droites pour diviser, grignoter tout ce qu’il peut et produire de l’argent. La CGT, en combattant les idées d’extrême droite sur le lieu de travail, peut entraver la progression de ses idées en France. C’est pour cela qu’on fait intervenir la Cimade, Visa [Vigilance et initiatives syndicales antifascistes] et le Mouvement de la paix, pour montrer que le syndicat et le mouvement social, s’ils sont seuls de leur côté, ne peuvent rien. Si on n’est pas capables de s’unir, on n’y arrivera pas.

  • Sophie Binet : la parole syndicale criminalisée

    Sophie Binet : la parole syndicale criminalisée

    « J’ai appris vendredi que j’étais mise en examen suite au fait que j’ai dénoncé la répression syndicale qui sévit à Tefal », a expliqué Sophie Binet, lundi sur France 2.

    Cela fait suite « à une plainte en diffamation de l’entreprise Tefal contre les propos de Sophie Binet : “la CGT de Tefal fait face à une répression patronale violente” tenus lors d’un débat à la Fête de l’Humanité en septembre 2025 », a précisé la CGT dans un communiqué. Si la mise en examen est quasi-automatique en cas de plainte pour diffamation, les poursuites engagées par l’entreprise témoignent de la criminalisation des actions syndicales en France. Sollicité par l’AFP, Tefal a confirmé « avoir engagé une procédure judiciaire contre Madame Binet et ses co-auteurs » à savoir le directeur du journal l’Humanité et sénateur communiste Fabien Gay, lui aussi mis en examen. « Cette procédure concerne des accusations publiques graves et erronées visant l’entreprise, que Tefal conteste fermement », indique l’entreprise, en précisant que la mise en examen « lui a été notifiée le 12 mars ».

    Alerte sur la dangerosité des PFAS

    Sophie Binet a expliqué que « la CGT alerte depuis des mois sur la dangerosité des PFAS, un composant chimique qui est utilisé pour les poêles de Tefal ». La coordinatrice CGT du groupe SEB (détenant la marque Tefal) et membre de la direction confédérale de la CGT a été sanctionnée en interne par le groupe pour avoir demandé des précisions sur ces composants, une sanction qu’elle contestera le 4 juin aux prud’hommes, selon la CGT. Pour Sophie Binet, Tefal « essaie de bâillonner les syndicalistes qui s’expriment sur les conditions de travail ou l’impact environnemental des productions ». Les propos de Sophie Binet tenus lors d’un débat au Forum social, samedi 13 septembre 2025 lors de la Fête de l’Humanité, sont les suivants : « Les luttes environnementales sont maintenant parmi les plus réprimées, avec le plus de violence. À Tefal, je suis très fière que la CGT ait eu la force de dénoncer les PFAS et d’expliquer qu’il ne fallait pas céder au chantage à l’emploi mais qu’il fallait transformer le modèle productif de l’entreprise pour défendre l’emploi à moyen et long terme ». Sophie Binet ajoutait : « J’étais à Tefal la semaine dernière avec mes camarades pour soutenir la CGT, qui fait face à une répression patronale violente, puisque notre camarade Ouria Belaziz, coordonnatrice de la CGT Tefal, a été sanctionnée par la direction. » Tefal de son côté affirme qu’« il ne s’agit pas de remettre en cause la liberté syndicale, le droit de critique ou le débat public » mais estime que « la liberté d’expression ne permet pas d’imputer à une entreprise des faits inexacts ». « Tefal réfute toute accusation de répression syndicale », ajoute l’entreprise.

    « Une loi pour protéger

    la liberté d’expression »

    La CGT, estimant « anodins » les propos pour lesquels Sophie Binet est poursuivie, affirme, elle, que « sur cette base, la quasi-totalité des syndicalistes du pays pourraient être poursuivis ». La leader de la CGT a appelé les parlementaires et le gouvernement « à enfin mettre sur le tapis une loi pour protéger la liberté d’expression et la liberté syndicale qui aujourd’hui est en danger ». Sophie Binet avait déjà été mise en examen en décembre pour « injure publique » après avoir qualifié en janvier à la radio les patrons de « rats qui quittent le navire » dont « le seul objectif, est l’appât du gain ». Selon l’Humanité, « depuis le 1er avril 2023, la CGT dénombre plus de 1 000 militants et cadres inquiétés par des poursuites judiciaires ou disciplinaires ».

  • À la feria de Nîmes, Fabien Roussel fête la victoire de la gauche sur l’extrême droite

    À la feria de Nîmes, Fabien Roussel fête la victoire de la gauche sur l’extrême droite

    Après Georges Marchais et Pierre Laurent, Fabien Roussel est devenu le troisième secrétaire national du PCF à participer à la feria à Nîmes samedi 23 mai. Une réelle fierté pour tous les élus de gauche mais aussi pour les jeunes de la Jeunesse communiste qui l’ont accueilli sur leur stand au Prolé. « Avec ma compagne, on est souvent venu à Nîmes mais c’est la première fois pendant la feria. Et le faire avec Vincent Bouget et une ville devenue une ville de gauche avec un maire communiste, ça décuple le plaisir. Quand j’ai lu l’édito de Vincent Bouget pour parler de la feria, j’ai retrouvé les valeurs que nous portons sur l’accès pour tous à la culture, à la fête, au beau, au plaisir, à la joie et ça, c’est notre fibre à nous », s’est félicité Fabien Roussel au moment de partager un verre avec les élus régionaux dans un Prolé plein à craquer.

    « La première intention de Fabien Roussel, c’est de venir fêter la victoire des communistes, de l’union de la gauche à Nîmes, de Vincent Bouget et de toute son équipe », confirme Pierre Lacaze, vice-président de la région Occitanie. « Aujourd’hui avec la feria toute la ville de Nîmes est en rouge et c’est normal que le secrétaire national des rouges vienne fêter un maire rouge à Nîmes ».

    Mais Fabien Roussel était également dans la capitale du Gard pour parler politique. Entre préparation du congrès national (3-5 juillet à Lille), des élections sénatoriales, législatives et même départementales et régionales qui suivront, mais aussi pour aborder des sujets sociaux comme le pouvoir d’achat ou la désindustrialisation, il a pu échanger avec les élus régionaux pendant plus d’une heure avant de partir découvrir l’ambiance des bodegas nîmoises.

    « Les élus m’ont parlé de leur territoire, des combats qu’ils mènent ici et notamment celui de la papeterie Fibre Excellence, donc on a des combats à mener aujourd’hui. Nous avons aussi parlé de l’emploi, de la vie chère qui frappe tout le monde. Puis nous avons parlé du congrès et des élections à venir. On s’est dit que si on menait des combats aujourd’hui sur ces questions-là, on va forcément parler des propositions que nous portons et donc de l’utilité du Parti communiste dans le débat politique parce que nous avons des propositions fortes qui permettront de répondre à la crise que l’on vit dans le pays », explique-t-il.

    « Fabien Roussel a parlé de la lutte pour le pouvoir d’achat et pour l’augmentation des salaires et contre la vie chère », confirme l’élu départemental et communal Christian Bastid. « Dans un département parmi les plus pauvres de France, ça correspond à la bataille que doit mener le PCF dans les mois à venir. La préparation de l’élection présidentielle qui vient est au centre d’enjeux qui dépassent la question de la candidature et le rôle du PCF au niveau national. Fabien Roussel a bien insisté sur ce point avec le but de rassembler tous les communistes qui est un élément important dans la bataille politique actuelle ».

    Après cette réunion au Prolé, Fabien Roussel a ensuite déambulé dans les ruelles nîmoises, découvrant la façade de la maison d’Olivier Jullian, artiste autodidacte habitué du Prolé, puis s’est rendu à la bodega des cheminots et au Carré d’art. Drapé de son nouveau bandana blanc, feria oblige, il a échangé avec de nombreux Nîmois et a même reçu un : « Bonjour Monsieur le Président ».

    Combattre le RN sur ses terres

    Dans un département qui n’a élu que des députés d’extrême droite lors des dernières élections législatives, Fabien Roussel était également venu délivrer un message d’espoir. « La victoire à Nîmes montre que l’on peut gagner contre le Rassemblement National », précise Pierre Lacaze. « Le RN avait la certitude de la victoire, mais nous avons su démontrer dans un large soutien de toute la gauche à l’exception de la France insoumise qui n’a pas choisi l’unité, que nous pouvions gagner. Fabien était venu fêter une victoire mais surtout saluer une perspective sur les années qui viennent pour que nous fassions reculer le RN ».

    La dernière fois que Fabien Roussel s’était rendu dans le Gard, c’était pour le rassemblement de soutien au Prolé d’Alès attaqué par des militants du groupuscule d’extrême droite violent du Bloc montpelliérain en pleine feria alésienne. Le secrétaire national du PCF a donc aussi profité de son retour dans le département pour se féliciter qu’un procès ait finalement bien lieu en octobre prochain : « J’espère que non seulement les personnes responsables de ces violences seront condamnées mais qu’ils vont parler et que l’on va connaître leur histoire, d’où ils viennent, leurs motivations et les réseaux d’extrême droite dans lesquels ils s’organisent. Il faut que tout cela soit décortiqué pour mettre un coup de projecteur sur ces réseaux qui sont dangereux et qui malheureusement se développent », ajoute Fabien Roussel.

    Le maire de Saint-Amand-les-Eaux a poursuivi son déplacement nîmois en assistant à la corrida du dimanche 24 mai aux côtés de Vincent Bouget. Puis, en début d’après-midi, il a échangé avec les militants communistes au Prolé.

  • [Mémoire ouvrière] Lucien Molino. Les origines de la grève de 1947

    [Mémoire ouvrière] Lucien Molino. Les origines de la grève de 1947

    Le lendemain, un communiqué du bureau confédéral protesta contre les hausses abusives dont le gouvernement portait l’entière responsabilité. La confédération demandait la révision totale des arrêtés illégaux, l’application des accords CGT-patronat. Cette affirmation s’accompagnait de dures dénonciations du gouvernement et du Parti socialiste.

    La polémique entre le PC et la CGT, d’une part, et le Parti socialiste de l’autre s’amplifiait. Le vote des socialistes au conseil municipal, les problèmes internationaux : autant de points qui nous divisaient de plus en plus.

    Le 6 novembre dans Le Provençal, Francis Leenhardt appela à la libération du syndicalisme. Il dénonçait les slogans qui engageaient « le mouvement syndical dans une croisade hystérique contre les alliés américains ». Le lendemain, dans Rouge Midi, je répliquai durement en traitant Leenhardt de valet de Truman : « C’est vous et vos complices du gouvernement qui êtes responsables de la situation dans laquelle se trouve le pays, vous essayez de porter des coups contre la CGT, ce n’est pas possible, de nombreux travailleurs socialistes participent à nos combats. » En même temps, à Paris, les travailleurs réclamaient des augmentations de salaires. La police les matraqua causant de nombreux blessés.

    Un cheminot communiste succomba à ses blessures. Rouge Midi du 8 novembre 1947 accusa à la Une : « Ramadier-Depreux assassins ! ». Les grèves devenaient de plus en plus nombreuses. À Paris, la grève des services publics fit tache d’huile. Dans tout le pays, se multipliaient les dénonciations de la politique du gouvernement, les revendications salariales, la lutte pour la défense de la République et contre le fascisme qui relevait la tête. Il y eut au départ l’augmentation du tarif des tramways. Mais nous avons très rapidement élargi un mouvement où s’exprimaient tout le mécontentement et les rancunes accumulés depuis trois ans dans le cœur et dans l’esprit de tous les travailleurs français. Nous avions lié la question de l’augmentation des tramways aux revendications du comité confédéral national et à l’indemnité prévisionnelle d’attente de 20%.

    C’est la municipalité RPF qui avait décidé, le 4 novembre, une hausse de 42% sur les tramways et autobus, en application du décret du ministre socialiste Jules Moch, ministre des travaux publics et qui, tout au long de sa carrière, a montré sa haine de la classe ouvrière.

    À Marseille, les travailleurs le traitaient de « Jules Moch, la matraque ». Le 6 novembre, l’Union départementale protesta contre cette augmentation, conséquence de l’arrivée à la mairie des RPF de Vernejoul, Carlini et Multedo, de la magouille municipale de Defferre, du soutien du préfet Moyon, de la décision de Jules Moch, affublé d’un conseiller municipal MRP, Chazeaux.

    à suivre la semaine prochaine…

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concert Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve, La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

    ILS Y SERONT…

  • À Miramas, l’Union locale CGT invite Meriem Laribi pour son deuxième livre

    À Miramas, l’Union locale CGT invite Meriem Laribi pour son deuxième livre

    «J’ai décidé d’écrire ce deuxième livre comme un plaidoyer contre la solution à deux états. » C’est de cette manière que la journaliste indépendante Meriem Laribi motive l’écriture de son deuxième livre, Palestine, le droit à l’existence (Éditions critiques, 128 pages). À l’occasion de sa sortie, l’écrivaine collaboratrice du Monde Diplomatique, d’Orient XXI et de Politis, est invitée par l’Union locale CGT de Miramas, ce vendredi soir.

    Meriem Laribi pose une question épineuse : « Comment est-il possible de mettre en place une solution à deux états alors que le projet sioniste ne l’envisage pas ? ». Elle parle d’un projet qu’elle juge « colonial, raciste et suprémaciste ». « On ne peut pas envisager une décolonisation à moitié », affirme-t-elle, renvoyant à une histoire autant personnelle que partagée. « Je suis née et j’ai grandi en Algérie. On ne pourrait pas imaginer un État algérien et français en Algérie », compare-t-elle. La question centrale, selon l’autrice, est de « laisser les dominés trouver leurs solutions », à condition « d’inverser le rapport de force » et de « libérer tous les prisonniers politiques ».

    « Contre la guerre »

    L’Union locale CGT propose cette initiative car « les premières victimes de la guerre sont des gens de notre classe, les travailleurs », selon Jérémy Zucchelli, secrétaire de l’UL. « La CGT est internationaliste, contre la guerre et le colonialisme », ajoute le responsable, autant pour Gaza que Cuba. Il insiste sur le fait que « faire la guerre ailleurs nous impacte ici, où on détruit nos services publics et on nous fait travailler plus longtemps ».

    Le rendez-vous est donné à 18h30, ce vendredi, au local de la CGT des cheminots de Miramas, 15 rue Voltaire.

  • La CGT demande des comptes au patronat

    La CGT demande des comptes au patronat

    Encouragée par environ 300 manifestants, d’après les organisateurs, une délégation de représentants syndicaux d’entreprises a été reçue par l’UPE 13. La CGT d’ArcelorMittal, de la Métropole, du Grand Port maritime de Marseille, de la CPMM, de Fibre excellence et de Kem One ont porté ensemble un message fort aux représentants du patronat local : l’industrie a un avenir dans le département. « Nous ne laisserons pas liquider notre industrie, ni nos services publics qui en découlent, ni les emplois du département », affirme Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13 et participant de la délégation. Un message porté de manière interprofessionnelle pour exiger le maintien de l’emploi et des salaires dignes. Prochain rendez-vous, le 1er juin pour continuer à faire monter le rapport de force.

    Stéphane Martins de Araujo, CGT Arcelor Fos

    « On veut alerter sur l’importance des emplois qui risquent de disparaître demain. On se dirige, si on ne fait rien, vers une casse sociale et sanitaire au regard des enjeux de décarbonation. On porte des revendications claires et nettes, dans le sens d’une sécurisation des emplois. Et à moyen terme, d’arriver à décarboner ce qui est possible sur le bassin de Fos. On se pose beaucoup de questions sur la faisabilité de cette décarbonation quand on voit ce qu’il s’est passé avec Carbon. Et à Arcelor Fos, il n’y a pas de volonté de décarboner nos hauts-fourneaux. »

    Propos recueillis par A.B.

    Carole Crescenzo, CGT Hôpital Nord

    « On est là parce que le patronat s’en met plein les poches ! Alors que notre point d’indice n’évolue pas. Et puis ils sont en train de privatiser la santé et l’hôpital public. Ils sous-traitent de plus en plus. Au sein de l’hôpital Nord, c’est une entreprise extérieure qui fait le ménage maintenant. Et il y a un cabinet privé qui réalise les dialyses. Et à côté de cela, les hôpitaux sont en train d’être gérés comme des entreprises, pour être rentables. Or dans le système de santé c’est l’humain qui devrait primer. On ne peut pas gérer l’hôpital comme on gère du capital. »

    Propos recueillis par E.J.

    Josette Biancheri, CGT retraités

    « On est venus faire convergence. Car notre société est basée sur ce que l’on appelle la sécurité sociale, interprofessionnelle et intergénérationnelle, qui nous prend en charge de la naissance à la mort. Mais si les emplois sont mal payés et que les cotisations baissent, ce sont nos retraites et celles des générations futures qui vont payer les pots cassés. Nous nous battons pour que nos pensions de retraite évoluent et pour maintenir des emplois bien rémunérés pour que tout le monde puisse vivre dignement de son travail. »

    Propos recueillis par E.J.

    Julie Didonnat, CGT, salariée de la CPMM

    « On tape à toutes les portes pour se faire entendre. Les aides publiques pour la presse sont données aux grands groupes mais pas à nous ! Cela met en péril la viabilité économique de l’ensemble des dépositaires de presse. Où va cet argent ? Pourquoi ne ruisselle-t-il pas jusqu’à nous ? Ce sont les questions qu’on pose au patronat et à l’État. Je m’inquiète pour nos emplois mais aussi pour les diffuseurs de presse, les kiosques, les magasins de presse, les transporteurs…. Si ça continue et que la distribution s’arrête, ça mettrait des milliers d’emplois en danger. »

    Propos recueillis par A.B.

    Laetitia Sidibe, CGT, conseil départemental

    « Le patronat, c’est lui qui négocie avec l’État et ce sont nous, les travailleurs du privé et du public, qui en payons le prix. Car les caisses de l’État servent à remplir les poches du patronat plutôt que les nôtres. On est là car on a besoin d’embauches, dans notre secteur mais partout. En tant qu’assistante sociale, on est en sous-effectif, avec une charge de travail toujours plus importante. Mais on est là pour tout le monde, car nous recevons de plus en plus de personnes qui ont un travail mais qui ne s’en sortent pas. »

    Propos recueillis par E.J.

    Laurent Quinto, CGT Fibre Excellence

    « On est là pour deux points : sauver nos emplois à Tarascon, être solidaires de tous les camarades qui ont aussi leurs emplois menacés. On est dans la même situation : regardez Arcelor, ils pourraient faire de la captation de CO2, du bioéthanol, comme nous sur Fibre Excellence… On pourrait tous se développer, renforcer nos industries plutôt qu’être en danger. Mais tout cela nécessite des investissements, des actions. Il faut que le Medef remonte le message aux plus hautes instances, le patronat doit faire quelque chose rapidement : on a besoin d’actions urgentes. »

    Propos recueillis par A.B.

    Fabrice Florio, CGT Cheminots

    « Toutes les industries sont imbriquées. Sans industrie, il n’y a pas de train de fret SNCF, donc c’est important que nous la défendions. Mais il y a aussi des problématiques avec l’ouverture à la concurrence. On fait venir des sociétés privées qui prennent la place de la SNCF, et on se rend compte que ça a un surcoût au niveau des deniers publics. On est là pour que le Medef local prenne ses responsabilités ainsi que l’État. Car le risque, c’est beaucoup de pertes d’emploi, ce qui risque d’impacter les services publics. »

    Propos recueillis par E.J.

    Véronique Dolot, CGT Métropole Aix-Marseille Provence

    « On va à la rencontre du Medef car l’on veut que ce groupe d’influence travaille dans le même sens que nous sur l’augmentation du prélèvement mobilité des entreprises. Ils ont la clé de la mise sous tutelle de la Métropole, et donc d’une éventuelle augmentation d’impôt pour tous les habitants du territoire, entre les mains. Une hausse de 1% du prélèvement, c’est 200 millions d’euros, ça règle le problème. Il faut que le patronat contribue à hauteur de ce que fait la Métropole : routes, transports, réseau de services publics. »

    Propos recueillis par A.B.