Tag: C’est l’été

  • [C’est l’été] À Istres, la rame traditionnelle se découvre sur l’Olivier

    [C’est l’été] À Istres, la rame traditionnelle se découvre sur l’Olivier

    Depuis cinq ans, l’office de tourisme d’Istres et l’association des rameurs de l’Olivier proposent, chaque été, une initiation à la rame traditionnelle. « L’idée est née d’une volonté commune entre l’office de tourisme et l’association des rameurs de l’Olivier de proposer une activité traditionnelle, de chez nous », explique l’office de tourisme.

    « Une vraie balade immersive et apprenante »

    Tous les lundis, comme ce 20 juillet, de 18h30 à 19h30, les participants embarquent pour une sortie commentée sur l’emblématique étang de l’Olivier, vaste de 220 hectares en plein cœur de la ville.

    Répartis sur deux embarcations de six places, ils s’initient aux gestes de la rame traditionnelle sous les conseils des membres de l’association. « On leur donne les techniques, donc c’est une vraie balade immersive et apprenante », souligne l’organisation. La jauge est volontairement limitée « pour permettre aux participants de bien profiter ».

    Le départ s’effectue depuis le mini-port de l’Olivier. L’itinéraire longe l’oppidum du Castellan, d’où l’on aperçoit le parc Dinosaur’Istres, avant de rejoindre « le pourtour de l’étang, plus isolé et arboré ».

    « C’est une belle balade sur l’étang de l’Olivier pour faire découvrir nos paysages et la rame traditionnelle que peu connaissent », poursuit l’office du tourisme.

    Une activité ouverte à tous

    Locaux curieux de s’initier ou touristes de passage, les profils des intéressés sont variés. « C’est calme comme activité, donc on a surtout des familles », observe la direction. Les enfants peuvent embarquer s’ils sont accompagnés d’un parent, mais seuls les plus de 16 ans sont autorisés à ramer.

    Les inscriptions se font soit directement en se rendant à l’office du tourisme d’Istres, soit en réservant son billet en ligne. Le tarif est fixé à 3 euros par personne.

    Clara Gazel

    Pour réserver en ligne : istres-tourisme.com

  • [C’est l’été] La palette de Cézanne inspire les musiciens à Aix

    [C’est l’été] La palette de Cézanne inspire les musiciens à Aix

    Au long des 5 km qui relient Aix à la Sainte Victoire, la route Cézanne laisse entrevoir certaines des inspirations de ce peintre et père de l’art moderne. Passé à la postérité sous ses coups de pinceau, le Domaine Saint-Joseph accueillera mercredi le concert d’ouverture des Musicales de la route Cézanne. Les pianistes Christophe Bukudjian et Josquin Otal à la manœuvre, le Sacre du printemps composé en 1913 par Igor Stravinsky y résonnera, avant la transcription pour deux pianos de La valse de Maurice Ravel et les Suites pour deux pianos de Rachmaninov.

    Hommages à Satie et Judy

    Jusqu’au 27 juillet, les Musicales de la route Cézanne proposent des « concerts au lever du jour » comme cela sera le cas jeudi à 8h30 avec « deux pianistes qui donnent vie à L’histoire de Babar de Poulenc » ainsi qu’au Casse-Noisette de Tchaïkovsky, et « des grandes soirées en plein air ». Parmi celles-ci, The last moon, « création mondiale » confiée à l’accordéoniste et compositeur Vincent Peirani, le 23 juillet, ou le Trio George Sand, le lendemain au Musée Granet, pour « un voyage au cœur du XIXe siècle, entre musique, peinture et littérature ». Le Château du Tholonet accueillera, lui, les trois dernières soirées du festival : un programme « de Vivaldi à Piazzolla », un hommage de la soprano Julie Fuchs à Erik Satie et un concert du Amazing Keystone big band, accompagné de la chanteuse Neïma Naouri, qui « retrace la vie éclatante de Judy Garland ».

  • [C’est l’été] Avignon Off : de farouches volontés à ne pas suivre les règles

    [C’est l’été] Avignon Off : de farouches volontés à ne pas suivre les règles

    Pays Bonheur

    Thierry Pina ferme le troisième volet d’une trilogie d’Emmanuel Darley. Après Qui va là, et Le mardi à Monoprix, il donne la parole à un homme d’ailleurs qui espère échapper à sa vie misérable et atteindre un éden où la vie serait plus douce. Il connaîtra la cruauté, l’inconfort absolu, la peur vissée au ventre. Avec Pays Bonheur Thierry de Pina affirme sa détermination artistique : s’engager dans une lutte sans merci pour une humanité meilleure en dehors de toute idéologie, de toute ambition politique. Utopie ? Sans doute pas : tous ses spectacles voyagent d’un établissement scolaire à l’autre, d’associations humanitaires à d’autres lieux improbables. Dans ce Pays bonheur il montre d’autres facettes de son talent. Il se lance dans la composition de personnages odieux et cupides : les passeurs, un chef de chantier peu scrupuleux… Il réussit à donner chair et âme à des individus qu’on croirait sortis d’un film d’épouvante. Il traque la réalité, mais ne la noircit pas. Elle n’en a pas besoin ! La longue pérégrination qui l’entasse dans les cales aveugles d’un bateau nous laisse pantois, essoufflés, solidaires des souffrances et des humiliations d’un être qu’on a dépouillé de tout : de son argent, de sa condition humaine, de ses rêves. Éjecté dans cet eldorado fantasmé, les conditions criminelles de sa survie sont greffées pour toujours dans sa peau. Comédien aux sourires naïfs ou carnassiers, Thierry donne tout son sens au mot « Misère », tend un miroir à nos indifférences, sans pathos, avec un respect immense pour cet Élias venu d’où ne sait où, pour aller sur on ne sait quelle terre promise. Il lui suffit pour cela de quatre chaises, d’une mise en scène sobre et inventive, signée Emmanuelle Lorre. Son calvaire empathique peut commencer.

    Olympe Audouard

    Personne ne la connaît. Grâce au Théâtre du Petit Monde, quelle délectation de découvrir cette femme aventureuse qui, en plein XIXe siècle, fut non seulement la première femme journaliste, mais la première femme à fonder son propre journal au nom évanescent : Le Papillon. Elle fréquente les plus grands noms de son époque : Théophile Gautier, Dumas et même Victor Hugo. Nous suivons avec passion les heurs et malheurs d’une femme déterminée, plus passionnée que courageuse, nous semble-t-il. Y a-t-il vraiment du courage à se battre pour défendre ce en quoi l’on croit ? Martin Loizillon a mis en scène la pièce de François de Mazières qu’il présente en courts tableaux. Les obstacles s’acharnent contre les projets d’Olympe et les coups durs de la vie ne l’épargnent guère. On enjambe les années avec souplesse. Gwenaël Ravaux dans le rôle-titre, incarne une femme « garçon manqué » mais diablement féminine avec toute sa rouerie et son acharnement volontaire à obtenir ce qu’elle veut, même vis-à-vis du trop sérieux baron Haussmann. Son partenaire, Nicolas Rigas, interprète tous les rôles masculins avec un plaisir communicatif. Sourire au coin de l’œil ou regard noir aux relents machistes, ses compositions sont un vrai régal. Olympe meurt en 1890 à l’âge de 58 ans. Elle méritait largement cet hommage admiratif.

  • [C’est l’été] Récital de piano à Marseille

    [C’est l’été] Récital de piano à Marseille

    Les deux artistes se retrouveront ensuite pour un programme à quatre mains avec les Danses hongroises n°1 et n°5 de Brahms, ainsi que la Danse du Renard-Rókatánc du compositeur hongrois Leo Weiner.

    À partir de 20h30. Entre 20 et 25 euros la place.

  • [C’est l’été] Les petits explorateurs à Crots

    [C’est l’été] Les petits explorateurs à Crots

    Une balade sensorielle qui aura de quoi éveiller la curiosité des enfants dès 5 ans dans l’une des plus anciennes forêts des Hautes-Alpes. Une ambiance idéale pour voyager vers des temps anciens, empreints de légendes locales.

    De 10h à 11h45. 6 euros. Infos et réservations : 04.92.43.77.43.

  • [C’est l’été] Ça c’est le Sud ! à La Valette-du-Var

    [C’est l’été] Ça c’est le Sud ! à La Valette-du-Var

    Rires, jeux, chants et belle énergie collective sont au programme pour 3 heures de show spectaculaire
    à vivre en famille
    ou entre amis.

    Spectacle à 21h. Accès libre.

  • [C’est l’été] Planétarium de Barcelonnette

    [C’est l’été] Planétarium de Barcelonnette

    Confortablement installés sous le dôme, c’est un voyage visuel captivant qui vous attend pour comprendre les grands phénomènes astronomiques.

    De 17h15 à 18h15.

    11 euros pour les adultes
    et 8 euros pour les enfants.

  • [C’est l’été] Murder party dans les vignes à Vacqueyras

    [C’est l’été] Murder party dans les vignes à Vacqueyras

    Parcourez les ruelles à la recherche d’indices pour démasquer le coupable au départ de la place de la Pousterle. Munis d’un livret-guide, vous serez plongés dans une intrigue captivante en interrogeant des suspects stratégiquement placés
    le long du parcours. Vous aurez aussi l’occasion de déguster les délicieux vins de la destination « Autour des Dentelles de Montmirail », alliant ainsi les plaisirs.

    Dès 18h.
    Entre 15 et 20 euros.

  • [C’est l’été] Un livre pour tous les comédiens

    [C’est l’été] Un livre pour tous les comédiens

    L’Acteur face à son jeu est un condensé de méthodes diverses pour travailler intelligemment son « métier » d’acteur. Le propos est clair, judicieusement agencé. Chacun peut y puiser ce qui lui manque, ce qu’il recherche sans le savoir. Brigitte Fossey, Isabelle Adjani le cautionnent. Un ouvrage qui devrait figurer dans toute bibliothèque de « théâtreux ».

    L’acteur face à son jeu, 220 pages, Éditions Glyphe – 26€

    En vente à la Librairie du Spectacle, 82 rue Bonetterie à Avignon

  • [C’est l’été] Les métiers de la Sécurité civile : Angel, infirmier volant depuis 26 ans

    [C’est l’été] Les métiers de la Sécurité civile : Angel, infirmier volant depuis 26 ans

    Discret et entier, Angel Lara, 63 ans, infirmier volontaire à la retraite de sapeurs-pompiers professionnel depuis 2023, a débarqué à la base de Marignane voilà 26 ans. Après 17 ans de carrière militaire, cet ancien commando marine a bifurqué dans le médical. Après avoir exercé un temps en libéral, il a trouvé chez les pompiers son équilibre… Ou presque. « Je suis tombé dedans, passionné. Je me suis beaucoup investi, au point que ça a joué sur ma vie de famille », convient-il sans rentrer dans les détails. À la retraite, il s’est porté volontaire. Une libération, car plus besoin de poser de jours de congé pour celui qui avant avait jusqu’à « quatre plannings différents ». Ce qui lui plaît : « être confronté à l’urgence, tout faire pour que la situation ne s’aggrave pas et amener [la victime] à l’hôpital. On est un maillon de la chaîne ».

    La petite difficulté supplémentaire : travailler dans un hélicoptère. Le maître à bord reste le pilote mais l’équipage de 5 personnes doit être parfaitement coordonné pour être efficace. Chacun a sa place, chacun sa mission, pour une action millimétrée. « L’environnement est beaucoup plus confiné, il y a beaucoup moins de place que dans une ambulance. Cela nécessite une anticipation, de préparer avec le médecin »,, explique Angel, « dans la machine, on peut difficilement communiquer avec la victime pour peu qu’elle soit en état de communiquer. Et quand on communique par casque, il ne faut pas qu’on perturbe la partie pilotage. On va gérer la surveillance du patient en visualisant les appareils car on n’entend pas les alarmes, on a des codes de communication ».

    Le bruit, le fait d’être treuillé, récupéré, sortir d’un hélicoptère en vol, « ce n’est pas naturel »,, indique-t-il, même si avec l’expérience, « cela devient instinctif ». Mais pas question pour autant de ne pas être concentré quand chaque geste compte insiste Angel.

    « Nous, on a cette capacité de prendre en charge des victimes dans des endroits inaccessibles, et il y a pas mal de points à connaître pour sa propre sécurité et exercer son métier », raconte-t-il.

    Il se souvient avoir démarré au temps de
    l’ « Alouette 3 », un modèle sorti dans les années soixante. « On ne pouvait quasiment faire aucun geste en vol », témoigne l’infirmier. Avec le tout nouveau Dragon actuel, de son petit nom H145, d’Airbus, l’équipage a pu prendre (un peu) ses aises.

    Repartir à pied

    avec le sac sur le dos

    La systématisation du treuillage de l’infirmier « s’est faite petit à petit », de quoi permettre de « travailler à deux sur place », précise Angel, « la décision est prise en fonction de la gravité du patient. et la durée d’autonomie et des conditions météo ». Quitte à ce que parfois, il faille laisser repartir la machine et se rapatrier tout seul… « Cela nous est arrivé d’être déposés et pas récupérés, quand par exemple il y a trop de vent sur la Sainte-Victoire… Il faut alors avoir un peu de condition physique, et marcher avec du matériel sur le dos », sourit-il.

    Si chaque opération est débriefée, Angel compartimente. « Au même titre que le Smur, on fait face à des choses dramatiques de temps en temps comme très valorisantes. Il y a beaucoup de collègues qui arrêtent au bout de 7 ou 8 ans, du moins dans les 10 premières années car ils ont été trop exposés à des drames. Cela peut avoir un impact psychologique », reconnaît-il. Lui se consacre « à 100 % à chaque intervention » mais dit parvenir à se « détacher quand c’est fini ». Tant et si bien « que j’arrive à ne même plus me souvenir des interventions que j’ai faites en fin de journée. J’ai développé ça de manière inconsciente », assure-t-il. Même si certains accidents restent évidemment marqués au fer rouge. « En arrivant sur les gardes d’hélicoptères début 2000, j’ai la malchance de faire trois noyades d’enfants jeunes dans la même saison. Quand les statistiques sont d’un cas par équipe et par an », déplore-t-il. Voyant les médecins « aussi stressés que lui », il décide alors de se former sur le pédiatrique. « Et de devenir formateur pour maintenir mes compétences, égoïstement », ironise-t-il. Une manière aussi de rebondir et de se projeter. « Maintenant », il prend « un vrai plaisir à transmettre ». « J’ai fait tout ce qui existe dans les méthodes anglo-saxonnes avancées. Avant on agissait sans vraiment réfléchir, aujourd’hui on doit être source de propositions. En tant qu’infirmier, on est devenu très polyvalent. »

    Il a même en projet une formation universitaire, reconnue par la faculté de médecine, de « médicalisation en milieu exceptionnel ». Le but : « proposer une sensibilisation à tout cadre différent de la pratique habituelle, que ce soit l’hélicoptère, les risques inondations, effondrement bâtimentaire… », histoire d’établir des protocoles d’intervention les plus efficaces possibles.

    Dans tout ça, il n’oublie pas non plus le positif et heureusement, « il y en a plein ». « Comme d’arriver à emmener une personne suffisamment tôt au bloc opératoire. Une petite victoire ! » s’enthousiasme Angel. Surtout, « chaque journée est différente tant en termes de personnes avec qui on travaille que de type d’interventions. C’est très varié. On ne sait jamais à quoi s’attendre » quand on lui demande ce qui le fait tenir. L’avenir, c’est aussi de savoir se retirer au bon moment avoue-t-il quand on lui pose la question de la relève. « À un moment, il va falloir arrêter, mettre du sang neuf », reconnaît-il volontiers même s’il estime arriver à « encore faire le boulot ». Une certitude : « il faut injecter des nouveaux, petit à petit. De moi-même si je ne me sens plus la capacité de faire, je demanderai à sortir du tour… »