Tag: centre social

  • À Avignon, un dispositif pour renforcer la médiation en santé dans les quartiers

    À Avignon, un dispositif pour renforcer la médiation en santé dans les quartiers

    Octobre rose oblige, l’association Santé et environnement pour tous (Sept) organisait, ce mercredi 8 octobre, des ateliers de sensibilisation au cancer du sein au centre social de La Fenêtre, à Avignon. L’occasion de se mettre en valeur auprès d’élus et de responsables locaux, elle qui, depuis son installation en Vaucluse en janvier dernier, est très active dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV).

    Depuis son arrivée, pas moins de 6 874 personnes ont été sensibilisées au cours d’actions organisées par la structure, grâce à des permanences dans six QPV d’Avignon, chaque semaine. Mais surtout, elle accompagne les personnes vers des examens médicaux, et notamment des dépistages de cancers, en particulier du sein. « On fait un questionnaire à chaque personne avec qui on entre en contact. Selon les réponses, on les oriente vers des examens adaptés et, si elles acceptent, on prend rendez-vous pour elles », confie Nana Edi, médiatrice santé, entre deux initiations à l’autopalpation.

    « Avant, il n’y avait pas de souci pour avoir un rendez-vous, mais depuis que le centre de radiologie a fermé, on doit attendre des mois et ça m’a fait abandonner. Mais ils m’ont proposé de m’amener et de me ramener, et tout s’est bien passé », témoigne Olga, habitante du quartier de Saint-Chamand. En un peu plus de neuf mois, 737 personnes ont été prises en charge grâce à Sept. Celle-ci organise notamment, une fois par mois, des déplacements pour des personnes ne pouvant se rendre seules à leurs examens médicaux, à l’aide d’un minibus prêté par le centre social de l’Orel. Grâce à cela, quatre cancers ont été décelés chez des femmes avignonnaises.

    Dépistage précoce

    Une installation et une action félicitées par les personnalités politiques et publiques présentes. Comme le directeur de l’ARS Paca, Yann Bubien, qui souligne « l’importance des médiateurs pour faire revenir les personnes qui sont éloignées de la santé, notamment dans des zones comme celles-ci ». « On parle beaucoup de ruralité quand on évoque les déserts médicaux, mais ici, dans les quartiers populaires, on en voit aussi s’installer. Il faut développer ces “allers vers” car il y a une appréhension sur ces choses. D’autant plus quand on sait que la détection précoce d’un cancer est primordiale. On ne parle pas de chiffres mais de familles sauvées », souligne Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon.

  • Le marché solidaire s’installe au cœur du quartier de la Croix des Oiseaux

    Le marché solidaire s’installe au cœur du quartier de la Croix des Oiseaux

    La place du Tambour d’Arcole, dans le quartier de la Croix des Oiseaux d’Avignon, était particulièrement animée, ce lundi 6 octobre au matin, entre étalages de légumes, de produits et même d’un stand de vêtements et un autre de prévention contre le cancer. Et ce, à l’occasion du marché solidaire et bio qui vient de s’y installer pour la première fois.

    En effet, ce marché mensuel existait déjà depuis plus d’un an, mais se tenait dans la cour du centre social du quartier, « ce qui pouvait donner l’impression que c’était réservé à nos adhérents, alors que pas du tout », précise Jean-Michel Pelissier, directeur de l’établissement.

    Les produits frais sont proposés par l’association Semailles, qui les cultive à moins d’un kilomètre de là, dans la ceinture verte d’Avignon. Tandis que les produits secs sont vendus par le projet Gemvrac. Ceux-ci sont notamment proposés à des prix qui varient selon les moyens du foyer. Si les revenus sont de moins de 800 euros par mois, les fruits et légumes sont à moitié prix, moyennant une adhésion d’un euro par an aux structures.

    Lieu convivial

    « C’est vraiment un grand plaisir de voir ça. C’est top d’avoir la possibilité de manger bio. On sent la différence au niveau du goût, c’est très bon pour la santé, et je vais en parler autour de moi », se réjouit ainsi Souheila, habitante du quartier. « L’idée était de rendre cela plus visible pour les habitants et d’en accueillir le plus possible. Car c’est aussi un lieu de convivialité », poursuit de son côté Sophie Santana, chargée de mission en accessibilité alimentaire chez Semailles.

    Car, en parallèle du marché, Sylvie, bénévole de la structure, cuisine un plat à base de produits disponibles sur le marché, devant les habitants du quartier. « On promeut ainsi une alimentation durable dans un quartier politique de la ville. Souvent, l’aide alimentaire peut paraître de mauvaise qualité et on est là pour montrer que ce n’est pas le cas », poursuit la responsable de l’association. « Cela montre qu’il est possible de manger sainement, à bas prix, local. Il faut simplement bien choisir ses circuits de distribution », complète Marielle Martinez, cheffe de projet à Gemvrac.

    Détail des lieux et dates sur esscroixdesoiseaux.org

  • Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    « Cela fait depuis mars que l’on travaille pour faire une belle fête pour tous les Marseillais », se félicite Nacer Azzoug, directeur du centre social de la Rouguière. Sur le Vieux-Port, à côté de l’hôtel de ville, les centres sociaux vont investir l’espace pour proposer des animations et présenter à tous les Marseillais leur travail. De 11h30 à 20h30, des repas, spectacles, ateliers et DJ sets seront organisés sur la place Bargemon. Un emplacement stratégique pour Nacer Azzoug : « de la Solidarité à Bonneveine, on se retrouve au milieu et tout le monde se rencontre ».

    Lancé pour la première fois il y a trois ans à l’initiative de la ville de Marseille, cet événement est financé par la Municipalité, mais entièrement organisé par les centres sociaux. Après la ligue de l’enseignement et l’Ifac, c’est l’association Synergie family qui prend cette année en charge l’organisation en travail étroit avec les autres fédérations.

    « L’objectif de cet événement, c’est quand même de valoriser le travail qui est fait, qui est dans l’ombre, explique Joseph Richard-Cocher, délégué départemental de l’Union des centres sociaux. Parce que les centres sociaux ont toujours été au cœur des territoires et sont essentiels dans l’animation des quartiers. » Des villages santé, sport, culture ou encore petite enfance seront présents pour montrer les différentes facettes de ce travail.

    Diversité des activités

    Pour le délégué de l’Union des centres sociaux, la force de ces structures est leur diversité. « Tout le monde connaît les centres sociaux de son quartier, mais ils ne savent pas nécessairement tout ce qu’ils font de la garde d’enfant à l’informatique, en passant par la citoyenneté », insiste-t-il.

    Une soixantaine de centres sociaux seront présents. Un repas partagé « autour du monde » est prévu par les farandoleurs, avec des spécialités thaïlandaises, comoriennes, guyanaises et françaises. Chaque centre a pu inscrire 20 personnes pour participer gratuitement à ce repas « On aurait aimé faire plus mais en termes de logistique ça aurait été compliqué », sourit Nacer Azzoug. Pendant le repas un DJ set est prévu par The Only One Geemoney, ancien animateur en centres sociaux. À 15h30, ce sont d’autres talents issus de ces structures qui seront mis en avant grâce à une scène ouverte. Théâtre, humour, musique, de nombreux numéros d’environ huit minutes chacun vont s’enchaîner, créés par des jeunes qui fréquentent ces maisons pour tous.

    Casser les préjugés

    Pour l’adjoint (RDG) au maire chargé des Centres sociaux, Ahmed Heddadi, cet événement est aussi l’occasion de casser les préjugés qui entourent ces lieux. « Beaucoup pensent qu’ils sont réservés aux personnes précaires ou marginales. Mais ces maisons de quartiers sont pour tous les Marseillais », insiste-t-il. Il rappelle que bien qu’il y en ait plus « dans les quartiers prioritaires de la ville car ce sont des endroits où les populations sont précaires, il y en a dans tous les quartiers de la ville. Ils sont là pour tout le monde ».

    Pour le directeur de Synergie family, Frank Tortel, « c’est une belle journée qui s’annonce festive et conviviale. » Un événement qui prend chaque année un peu plus d’ampleur. Les organisateurs attendent ce samedi entre 3000 et 4000 participants sur le Vieux-Port.

    Plus d’informations sur l’Instagram @fetedesc.s.marseille

  • Retour du courrier, mais pas des colis

    Retour du courrier, mais pas des colis

    « Nous sommes heureux du retour du courrier à Notre-Dame-des-Marins », lance Francis Fournier, du comité de vigilance postale de Martigues. Après trois mois d’absence, la mobilisation a payé. « Notre pétition et nos élus, force de proposition, ont contribué à trouver cette solution », affirme-t-il.

    Comme l’explique La Poste, « une factrice, habitante du quartier et ancienne médiatrice, a été recrutée en collaboration avec les services de la mairie et formée pour assurer cette tournée ». La distribution a pu reprendre, lundi 8 septembre au matin. « On est satisfaits de cet aboutissement », estime Saoussen Boussahel, adjointe (PS) du quartier. « C’est une personne avenante qui habite le quartier, connaît les associations, les parents d’élèves et les travailleurs sociaux. Bref, tout l’écosystème de Notre-Dame des Marins », développe l’élue.

    La tâche ne s’annonce pas mince. L’adjointe indique qu’« un important travail de rattrapage est nécessaire pour distribuer tout le courrier resté en attente ou non réclamé ».

    Une inégalité à corriger

    Pour Francis Fournier, cette avancée s’inscrit dans un contexte plus large liée à La Poste. « Ce quartier a été pénalisé à trois titres : il a manqué de ne plus avoir le bureau de Ferrières, il n’y avait plus de courrier et il n’y a toujours pas de colis, c’est terrible pour un quartier prioritaire » juge-t-il. « Nous continuons la mobilisation sur cette revendication, tous les citoyens doivent profiter du même service public », annonce le président du comité de vigilance. Même engagement pour Saoussen Boussahel, qui veut « continuer à dialoguer avec La Poste pour résoudre cette inégalité ».

    Une réunion publique est prévue le mercredi 17 septembre au centre social pour faire le point.

  • L’éveil culturel et sportif en mixité au centre social Pistoun

    L’éveil culturel et sportif en mixité au centre social Pistoun

    Ce mardi matin, c’est une deuxième rentrée pour les enfants des quartiers de Canto-Perdrix, des Quatre Vents, de Barboussade et de l’Escaillon. Dès 9h, les habitants se présentent pour inscrire les enfants aux activités proposées par le centre social Jeanne-Pistoun, qui revendique près de 700 adhérents pour la dernière saison. Café en prime.

    C’est le cas de Floriane Elena, venue inscrire sa fille de 4 ans à l’éveil corporel et musical « pour qu’elle fasse du sport » le mardi soir. « C’est important, car à l’école, ils sont cadrés, ils doivent rester assis et quand je la récupère, elle court, elle a besoin de se dépenser », développe la mère de famille, qui remarque que les enfants « sont différents sans leurs parents » quand approche l’heure de se dépenser.

    Astrid Rousseau, professeure des écoles, de métier, également venue inscrire sa fille de 4 ans à la même activité, complète en expliquant que cet éveil « est extrêmement important pour le développement des enfants de 0 a 6 ans, car ils apprennent par le geste, le son et tout ce qui est sensoriel ». Elle souligne également que « c’est une grande chance que ce soit gratuit à Martigues ».

    Un projet social

    Éveil corporel et musical, accompagnement éducatif, découverte musicale ou encore hip-hop : toutes ces activités sont gratuites pour les enfants, à condition d’adhérer à l’Association pour l’animation des centres sociaux (AACS), au tarif de 3 euros par an pour les Martégaux. L’éveil et la découverte corporelle comme musicale « sont des activités déconcentrées du conservatoire Pablo Picasso et qui font partie du projet du centre social », détaille Sandrine Faure, directrice. « Nos adhérents viennent surtout des quartiers de notre zone, mais aussi du reste de la Ville. Cela crée une forte mixité sociale », ajoute-t-elle.

    Notamment au regard des activités proposées en dehors de celles dédiées aux petits. Club des jeunes, tricot, jardin partagé ou encore le café poussette figurent au programme. De nombreuses permanences sont aussi proposées : aide administrative, mission locale, médiation scolaire, ou encore accompagnement par le Centre intercommunal d’action sociale (Cias).

    Cette pluralité de services est due au « lien étroit que nous avons avec la Ville, qui va bien au-delà de la subvention. Le fait que nous ayons une médiathèque dans le centre social et toutes ces activités est une volonté martégale », insiste Sandrine Faure, pour qui « le soutien des services techniques et développement des quartiers, ainsi que la proximité et l’accessibilité des élus, sont un plus ».

    Le projet phare de l’année sera la Semaine de la solidarité, prévue en décembre. « Un projet porté par l’État et CDC habitat, où l’on abordera toutes les formes de solidarité, qu’elles soient environnementales ou alimentaires », conclut Sandrine Faure.