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  • Le quartier Cambacérès commence enfin à prendre vie

    Le quartier Cambacérès commence enfin à prendre vie

    Le projet initial étant tombé à l’eau en 2020, il n’accueillera pas le stade Louis-Nicollin. Mais à Montpellier, le quartier Cambacérès, situé au sud de la zone ludico-commerciale Odysseum, entre le lycée Mendès-France et Boirargues, est en train de prendre forme.

    Très bientôt la gare TGV Sud de France, inaugurée en juillet 2018 en rase campagne au grand dam des voyageurs, ne sera plus orpheline. Au-delà des aménagements routiers qui permettent déjà de la contourner vers Lattes ou du nouveau pont au-dessus de l’autoroute qui fait la jonction avec Odysseum, le tramway va enfin la desservir. À compter du 18 octobre, une extension de la ligne 1 de tram depuis Odysseum permettra de se rendre directement à la gare Saint-Roch en une vingtaine de minutes au lieu de près d’une heure actuellement.

    Anima, futur poumon

    Jusqu’ici isolé non loin du château de la Mogère et du mas rouge, le futur quartier Cambacérès est en train de se déployer tout autour. Les grues attestent de l’ampleur des chantiers en cours. Par exemple celui des halles Nova. À l’instar de celles du marché du Lez, il s’agira de halles dites « festives et gourmandes » (25 stands) dont la livraison ne saurait tarder. Imaginées par la foncière Hibrid, elles ouvriront au cœur du quartier où verront le jour, dans les mois et années à venir, des bureaux, logements, commerces, écoles et crèches.

    À proximité, un autre poumon économique du quartier est en train de sortir de terre. Il s’agit du campus Anima imaginé par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du président André Deljarry, qui vient d’organiser une visite de chantier. D’un coût total de 108 millions d’euros (dont 21 de la Région Occitanie), le lieu abritera en 2027 sur 28 000 m² l’École supérieure de management Montpellier Business School (MBS), le centre de formation et le siège régional Purple Campus, les sièges des CCI Hérault et Occitanie. « Anima sera l’âme de ce nouveau quartier, le souffle qui va l’animer », a confié André Deljarry.

    Le seul point d’interrogation qui reste à Cambacérès c’est la question de la qualité de vie. Situé entre les deux autoroutes A709 et A9, le quartier a déjà été pointé par l’agence Atmo parmi ceux à Montpellier où l’air est le moins pur…

  • Du transport au logement : au cœur de l’activité des lobbys

    Du transport au logement : au cœur de l’activité des lobbys

    Le lobbying se porte bien, merci pour lui. Au 1er juillet, plus de 3 500 représentants d’intérêts s’étaient inscrits au répertoire de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), obligation résultant de la loi Sapin de 2016. Un nombre en hausse de 9% sur un an, rapporte le bilan publié ce lundi par l’institution. Ces actions ciblent majoritairement l’écriture des textes de loi. Mais beaucoup concernent le territoire marseillais.

    Ainsi y retrouve-t-on les demandes locales du patronat, en premier lieu à travers l’activité des chambres consulaires. C’est le cas de la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille-Provence (CCI AMP). Sont enregistrées ses interventions pour redynamiser le centre-ville marseillais, réclamer des mesures d’accompagnement face à la zone à faibles émissions, ses participations aux comités de pilotage du plan Marseille en grand comme des grands projets industriels, mais aussi ses protestations face à la fermeture du métro à 21h30. Au total, entre 10 000 et 24 000 euros ont été engagés par la CCI AMP dans ce travail en 2024.

    Certaines entreprises interviennent directement pour défendre leurs intérêts. À commencer par la CMA CGM, qui en 2024 avait un budget de lobbying compris entre 600 000 et 700 000 euros. L’armateur a ainsi organisé des rencontres pour dénoncer les restrictions sur les navires polluants, mais aussi pour s’assurer du soutien de la présidence de la République afin de garantir la délégation de service public de transport vers la Corse. Surtout, elle a multiplié les interpellations, à tous les niveaux, pour défendre la niche fiscale des armateurs qui lui a fait économiser cette année-là quelque 615 millions d’euros.

    Dans ce combat, elle pouvait aussi compter sur l’Union maritime et fluviale Marseille-Fos (entre 50 000 et 75 000 euros de budget de lobbying). Celle-ci a également transmis ses suggestions auprès de l’État « afin d’influencer la rédaction d’une décision publique » pour œuvrer « à une meilleure acceptabilité des activités des armateurs à Marseille » et transmis ses argumentaires aux élus pour y défendre les activités maritimo-portuaires.

    « Accompagner les réflexions »

    Les autres secteurs des transports sont aussi bien représentés, que ce soit l’aéroport Marseille-Provence à travers l’Union des aéroports français (entre 300 000 et 400 000 euros dédiés), la Fédération nationale des transports routiers Provence-Alpes ou la Fédération nationale des transports voyageurs Sud.

    Dans le logement, au-delà de la Fédération française du bâtiment en Paca, CDC Habitat investit lourdement (entre 300 000 et 400 000 euros) pour, par exemple, « accompagner des acteurs locaux de l’habitat dans leurs réflexions d’évolution sur leurs territoires ». La Métropole Aix-Marseille fait partie des publics visés. De manière plus ironique, la Fédération des offices – dont font partie 13 Habitat et HMP – s’est mobilisée pour défendre la loi SRU qui impose 25% de logements sociaux… et contre laquelle s’était mobilisée la Métropole.

    Enfin dans un tout autre domaine, la Mutualité française en Paca s’est battue pour promouvoir le sport santé, réduire les restes à charge des personnes dépendantes, compenser les exonérations de cotisations sociales, réduire la fiscalité sur les mutuelles.