Tag: CCI

  • Marseille : les 2 ans du réseau des entreprises centenaires de la région

    Marseille : les 2 ans du réseau des entreprises centenaires de la région

    Leur point commun : être de vénérables acteurs économiques du territoire et célébrer ensemble les deux ans du réseau Centaure. Forte du constat de l’existence de nombreuses entreprises centenaires sur son périmètre, la CCI Aix-Marseille-Provence a en effet créé en septembre 2023 ce réseau pour les fédérer. Aujourd’hui, il compte 82 entreprises qui emploient 10 700 personnes et génèrent 1,74 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

  • À Marseille, un commerce à deux vitesses

    À Marseille, un commerce à deux vitesses

    Face à l’annonce du départ des Galeries Lafayette de Marseille, la Chambre de commerce et d’industrie avait sorti la carte d’une nouvelle étude cofinancée par les collectivités pour faire un point sur l’état du commerce en centre-ville et proposer des pistes d’amélioration. Les premiers résultats, présentés lors d’un comité de pilotage le 10 octobre et dévoilés mardi par le site d’information Marsactu, pointent un taux de vacance commerciale « considéré comme très préoccupant » dans le grand centre-ville, avec 20% de locaux inoccupés, dont près de la moitié depuis plus de sept ans, jusqu’à devenir vétustes. Mais celui-ci tombe à 11,7% dans le cœur marchand, un niveau comparable à Bordeaux ou Montpellier et en baisse sur la dernière année. Ces résultats ne dissimulent pas une fracture sociale qui s’accroît. Dans les quartiers populaires, le taux de vacance bondit, de 6 points en sept ans à Noailles ou aux Réformés, jusqu’à 10 points à Belsunce. L’étude rappelle que les dépenses sont de plus en plus contraintes pour la majorité des ménages, tandis que la consommation se tourne vers les boutiques en ligne.

    Surtout, elle pointe « une forte densité commerciale accentuée par la création de centres commerciaux ces 10 dernières années ». Fruit des choix de la droite au pouvoir. Parmi ceux-ci, le Centre Bourse et les Docks Village décrochent. Mais le départ des Galeries n’aurait qu’un « impact faible » selon les commerçants sondés, dont 34% se disaient déjà en difficultés financières, notamment face aux loyers élevés. Et déplorant les problèmes de propreté et d’insécurité.

  • Une économie régionale résiliente

    Une économie régionale résiliente

    Quand différents acteurs de l’économie régionale se réunissent pour des analyses croisées, cela donne le Club de la conjoncture Paca. Et ce dernier n’est pas complètement négatif sur l’état économique local : « Le CA des entreprises régionales sur 12 mois s’est élevé à 329 milliards d’euros, c’est plus 5,7% sur un an. C’est un chiffre qui vaut le coup d’être dit au regard de la croissance nationale », campe Daniel Margot, président par intérim de la CCI Paca. Denis Lauretou, directeur régional de la Banque de France abonde avec un autre signal positif : « Dans la région, avec une analyse sur 12 mois arrêtée à la fin août, nous avons 6 447 défaillances d’entreprises. Mais ce qui est intéressant, c’est le rythme : on est en diminution, de moins 2,4% alors que la France entière est en augmentation, de plus 6,5%. » « C’est assez notable, assez peu de régions sont en diminution dans le nombre de défaillances », insiste-t-il.

    Un point positif qui se retrouve dans une analyse sectorielle : « Dans l’industrie, elles diminuent de moins 12%, contre 3% à l’échelle nationale. Dans le transport, baisse de moins 16% alors que nationalement en augmentation de 13%. » France Travail note aussi un taux d’accès à l’emploi de 1,6 point de pourcentage plus élevé qu’au niveau national.

    Quelques points noirs au tableau tout de même : « 4 artisans sur 10 constatent une baisse de l’activité, cette part s’accroît progressivement de +9 points en 2 ans », note Yannick Mazette pour la Chambre des métiers et de l’artisanat. Même retours du côté de la Chambre d’agriculture : « Le moral des agriculteurs est au plus bas, il y a un vrai manque de confiance », abonde Claude Rossignol. La CCI Paca résume cette situation : « Il y a un écrasement de la confiance des chefs d’entreprise sur l’économie locale et régionale qui passe de 41% à 33%. Sur le national, ça passe de 19% à 13%. » En bref, du bien et du moins bien.

  • Renaud Muselier pique la CCI sur la gestion de l’aéroport

    Renaud Muselier pique la CCI sur la gestion de l’aéroport

    Qui pilotera les commandes de l’aéroport dans un peu plus d’un an ? Il est encore trop tôt pour le savoir, mais l’actuel délégataire, la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), en poste depuis 2018, s’est fait sermonner par Renaud Muselier. Ce vendredi, en séance plénière, à l’occasion d’un rapport d’ajustement budgétaire de l’aéroport, le président (Ren.) n’a pas manqué de rappeler les déboires de gouvernance.

    « La CCI a eu des difficultés internes conséquentes et redoutablement efficaces, il faut rappeler qu’elle a été la seule de France à être mise deux fois sous tutelle », pointe Renaud Muselier. Le président fait écho, ici, à la prise en main par la préfecture, en août, pendant un mois et demi, avant que Gilbert Marcelli ne soit finalement reconduit à la présidence, il y a un mois. Notons toutefois que cette tutelle n’était pas liée à des dysfonctionnements financiers, mais à des démissions au sein du bureau. Néanmoins, cette pique de Renaud Muselier s’apparente à une mise sous pression du délégataire, dont le contrat s’achève le 31 décembre 2026.

    La Région travaille actuellement sur le renouvellement de cette DSP. En mars, un marché ad hoc avait été lancé avec, dans le cahier des charges, la volonté de viser la neutralité carbone. Alors que l’aéroport, structurellement déficitaire, est dans le viseur de riverains ou d’associations comme Extinction Rébellion qui réclame son démantèlement, « il reste stratégique », assure Renaud Muselier. En séance, les élus vauclusiens, qu’ils soient dans la majorité (Bénédicte Martin et Jean-François Périlhou) ou dans l’opposition RN (Anne-Sophie Rigault), ont tous défendu le rôle de l’aéroport. « Après avoir investi autant d’argent public, il serait insensé de le laisser végéter », estime Anne-Sophie Rigault. « Nous ne nous interdisons rien sur le développement des vols commerciaux [absents depuis l’été 2022] », continue de croire la Cavaillonnaise Bénédicte Martin. « Le tissu économique local attend sa survie, mais aussi sa prospérité », défend Jean-François Périlhou, maire LR de Vaison-la-Romaine et président de la commission transports. En avril, le ministre des Transports avait aussi salué « le rôle central de la plateforme ».

  • Le port prend le virage du rail et devient quadrimodal

    Le port prend le virage du rail et devient quadrimodal

    La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Pays d’Arles n’a pas traîné. Après avoir été reconduite à la tête de l’exploitation du port pour 25 ans, en décembre 2024, elle s’est immédiatement consacrée à la modernisation des infrastructures et à l’acquisition de nouveaux équipements, avec un investissement de 10 millions d’euros. Son ambition : renforcer le report modal vers le fleuve et le rail en atteignant 450 000 tonnes de marchandises transportées par voie fluviale par an d’ici 2028, soit une hausse de 25%, et 20 000 tonnes de marchandises transportées par voie ferroviaire d’ici 2032.

    « On est bien partis », affirme Stéphane Paglia, président de la CCI du Pays d’Arles. Laurence Borie-Bancel, présidente du directoire de la Compagnie nationale du Rhône (CNR), salue : « En un peu moins d’un an, quelle dynamique ! 30% de hausse des trafics sur les neuf premiers mois de l’année 2025. » Selon Stéphane Puglia, cette progression s’explique par une « prise de conscience générale sur la nécessité de décarboner et massifier le transport » et la mise en place de nouveaux outils.

    Une navette entre Fos

    et Arles

    À commencer par le terminal multimodal Mistral, porté par le groupe Combronde et la CCI. Lauréat de l’appel à projets logistiques de la CNR, cet outil de report rail-combiné a été inauguré ce mardi 21 octobre, après le passage du premier train début septembre. À terme, l’objectif est d’atteindre sept allers-retours hebdomadaires d’ici à la fin 2025.

    « Les premiers échanges sur ce projet ont eu lieu en juillet 2024, et ce mois-ci, on compte déjà deux liaisons ferroviaires vers Lille et vers Bordeaux, souligne Laurence Borie-Bancel. C’est un projet qui a été mené en un temps record, avec, à la clé, une alternative concrète permettant d’éviter chaque année 32 000 camions sur les routes. »

    La présidente du directoire de la CNR souhaiterait aller plus loin pour « être le catalyseur de la dynamique de l’axe Méditerranée-Rhône-Saône en partenariat avec le Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) et les accords de territoires sous l’égide de l’État ». « Le projet de navette fluviale entre Fos et Arles permettrait de connecter directement le GPMM à Bordeaux, Lille et au nord de l’Europe », glisse-t-elle. Réponse du concerné, Hervé Martel : « Évidemment, on est très motivés avec les acteurs économiques pour que ça puisse fonctionner. » À suivre !

  • Une centième édition de la foire « made in Marseille »

    Une centième édition de la foire « made in Marseille »

    Du neuf, c’est sûr il y en aura, parce que d’abord, la Ville en est pour la première année propriétaire avec un nouveau prestataire organisateur, adieu la Safim pendant 40 ans aux manettes, et place à GL Events et la CCI Aix-Marseille-Provence. L’affiche résolument locale, expose un gabian qui tient dans son bec un message « Marseillais, le jour de foire est arrivé ! », sur fond de Bonne Mère. Ça sonne, c’est engageant. Cette année, le coup de projecteur est sur les talents marseillais d’hier et d’aujourd’hui. Sportifs, musiciens, acteurs, créateurs, artisans, entreprises, anonymes… Du label « Fabriqué à Marseille » à la rencontre des meilleures équipes sportives du territoire, les Marseillais sont le fil conducteur de cette année particulière.

    Les nouveautés

    Du 26 au 28 septembre, sur l’Esplanade du Palais des Congrès, un espace appelé Innova Marseille accueille une dizaine de start-up régionales pré-selectionnées qui présente leur produit ou service auprès des visiteurs, pour tenter de remporter un prix (prix de la presse ou du public). Les critères sont le savoir-faire, la créativité et le dynamisme des entreprises.

    Pour ce week-end toujours, le 1er étage du Palais des Congrès se transforme en Palais des Jeux, un espace immersif retraçant 100 ans d’histoire. Il accueille quatre grands espaces thématiques avec des jeux de plateaux, jeux de société, jeux de figurines, jeux de cartes, Jeu de cartes à jouer et à collectionner (TCG), retrogaming, jeux vidéo, e-sport, réalité virtuelle et jeux de rôle.

    Jusqu’au samedi 27 septembre, un espace Plantes addicts, en Marseillais, un espace pour les passionnés de plantes. Une vente exclusive au cœur de la foire, avec plus d’une centaine de variétés différentes, à des prix raisonnables de 1 à 12 euros pour les petites et moyennes plantes et de 5 à 150 euros pour les grandes.

    Tous les jours, Provence Studios prend ses quartiers à la foire avec une exposition cinéma dans le Hall 3. Cet espace est une traversée du cinéma marseillais et provençal, entre tradition et modernité, patrimoine et innovation. Soyez curieux, venez découvrir l’envers du décor et l’étendue des métiers du cinéma.

    Sur l’esplanade 1, la Ville met à l’honneur celles et ceux qui façonnent l’identité du territoire soit les artisans, créateurs et entreprises labellisés « Fabriqué à Marseille ». Une exposition inédite de plus de 100 objets emblématiques « Fabriqué à Marseille », des ateliers participatifs, et une quinzaine de stands de producteurs et artisans prêts à échanger.

    Tous les jours encore, au Hall 8, l’espace Boho Market. Sur 200m2, avec une scénographie années 70, il reprend les codes de l’époque, imagerie pop, tissus en velours, sols en lino, matières et couleurs donnent le ton. Flower power pour tous ! Artisanat vintage, tapis tissés, macramés, fauteuils en rotin, fleurs séchées, mode de l’époque et dressing de seconde main.

  • Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Fin de tutelle renforcée à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84). L’institution consulaire avait vu sa gestion des affaires être provisoirement confiée par la préfecture de région aux bons soins des services de l’État (notre édition du 21/08), suite à une vague de démissions au sein du bureau. Et ce, le temps qu’une nouvelle assemblée générale se réunisse pour élire un nouveau bureau et président. Celle-ci s’est tenue ce mardi soir et a confirmé Gilbert Marcelli dans ses fonctions, à l’issue d’un vote qui l’opposait au secrétaire démissionnaire, Bruno Delorme.

    Le président sortant a été confortablement réélu à main levée par les 33 élus, récoltant plus du double des suffrages de son concurrent, à la tête d’un groupe de BTP (21 à 9 pour Gilbert Marcelli et 2 abstentions). Sébastien Maggi, secrétaire général adjoint de la préfecture, était notamment présent pour procéder ensuite à l’installation du nouveau bureau. Qui est profondément renouvelé. Des sept membres initiaux, seuls demeurent Gilbert Marcelli et Dominique Damiano, qui reste vice-président. Les nouveaux entrants sont : Florence Duprat (vice-présidente), à la tête d’un cabinet d’ingénierie sociale et qui fut éphémère présidente de Nextech avant son rachat par la CCI ; François Granjon de Lépiney (trésorier), du cabinet d’audit KPMG ; Roselyne Macario (trésorière adjointe), dirigeante d’une société de fabrication de portes et fenêtres ; Eugène Hermitte (secrétaire), fleuriste à Pertuis ; Thierry Clota (secrétaire adjoint), directeur de Provence taxis.

    « Les échanges ont été très corrects, il faut être attentif aux gens qui ont élevé la voix, on vient tous de milieux très différents, il y a eu un creux de vague, à nous de trouver des rééquilibrages et aboutir à un consensus de travail », expose Dominique Damiano. Malgré des griefs sur des orientations prises et un fonctionnement trop vertical, la gouvernance de la CCI est donc confirmée a priori jusqu’à la fin du mandat en 2027. La chambre s’évite une nouvelle crise, après de longues tutelles en 2018 ou 2021.

  • Le quartier Cambacérès commence enfin à prendre vie

    Le quartier Cambacérès commence enfin à prendre vie

    Le projet initial étant tombé à l’eau en 2020, il n’accueillera pas le stade Louis-Nicollin. Mais à Montpellier, le quartier Cambacérès, situé au sud de la zone ludico-commerciale Odysseum, entre le lycée Mendès-France et Boirargues, est en train de prendre forme.

    Très bientôt la gare TGV Sud de France, inaugurée en juillet 2018 en rase campagne au grand dam des voyageurs, ne sera plus orpheline. Au-delà des aménagements routiers qui permettent déjà de la contourner vers Lattes ou du nouveau pont au-dessus de l’autoroute qui fait la jonction avec Odysseum, le tramway va enfin la desservir. À compter du 18 octobre, une extension de la ligne 1 de tram depuis Odysseum permettra de se rendre directement à la gare Saint-Roch en une vingtaine de minutes au lieu de près d’une heure actuellement.

    Anima, futur poumon

    Jusqu’ici isolé non loin du château de la Mogère et du mas rouge, le futur quartier Cambacérès est en train de se déployer tout autour. Les grues attestent de l’ampleur des chantiers en cours. Par exemple celui des halles Nova. À l’instar de celles du marché du Lez, il s’agira de halles dites « festives et gourmandes » (25 stands) dont la livraison ne saurait tarder. Imaginées par la foncière Hibrid, elles ouvriront au cœur du quartier où verront le jour, dans les mois et années à venir, des bureaux, logements, commerces, écoles et crèches.

    À proximité, un autre poumon économique du quartier est en train de sortir de terre. Il s’agit du campus Anima imaginé par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du président André Deljarry, qui vient d’organiser une visite de chantier. D’un coût total de 108 millions d’euros (dont 21 de la Région Occitanie), le lieu abritera en 2027 sur 28 000 m² l’École supérieure de management Montpellier Business School (MBS), le centre de formation et le siège régional Purple Campus, les sièges des CCI Hérault et Occitanie. « Anima sera l’âme de ce nouveau quartier, le souffle qui va l’animer », a confié André Deljarry.

    Le seul point d’interrogation qui reste à Cambacérès c’est la question de la qualité de vie. Situé entre les deux autoroutes A709 et A9, le quartier a déjà été pointé par l’agence Atmo parmi ceux à Montpellier où l’air est le moins pur…

  • Du transport au logement : au cœur de l’activité des lobbys

    Du transport au logement : au cœur de l’activité des lobbys

    Le lobbying se porte bien, merci pour lui. Au 1er juillet, plus de 3 500 représentants d’intérêts s’étaient inscrits au répertoire de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), obligation résultant de la loi Sapin de 2016. Un nombre en hausse de 9% sur un an, rapporte le bilan publié ce lundi par l’institution. Ces actions ciblent majoritairement l’écriture des textes de loi. Mais beaucoup concernent le territoire marseillais.

    Ainsi y retrouve-t-on les demandes locales du patronat, en premier lieu à travers l’activité des chambres consulaires. C’est le cas de la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille-Provence (CCI AMP). Sont enregistrées ses interventions pour redynamiser le centre-ville marseillais, réclamer des mesures d’accompagnement face à la zone à faibles émissions, ses participations aux comités de pilotage du plan Marseille en grand comme des grands projets industriels, mais aussi ses protestations face à la fermeture du métro à 21h30. Au total, entre 10 000 et 24 000 euros ont été engagés par la CCI AMP dans ce travail en 2024.

    Certaines entreprises interviennent directement pour défendre leurs intérêts. À commencer par la CMA CGM, qui en 2024 avait un budget de lobbying compris entre 600 000 et 700 000 euros. L’armateur a ainsi organisé des rencontres pour dénoncer les restrictions sur les navires polluants, mais aussi pour s’assurer du soutien de la présidence de la République afin de garantir la délégation de service public de transport vers la Corse. Surtout, elle a multiplié les interpellations, à tous les niveaux, pour défendre la niche fiscale des armateurs qui lui a fait économiser cette année-là quelque 615 millions d’euros.

    Dans ce combat, elle pouvait aussi compter sur l’Union maritime et fluviale Marseille-Fos (entre 50 000 et 75 000 euros de budget de lobbying). Celle-ci a également transmis ses suggestions auprès de l’État « afin d’influencer la rédaction d’une décision publique » pour œuvrer « à une meilleure acceptabilité des activités des armateurs à Marseille » et transmis ses argumentaires aux élus pour y défendre les activités maritimo-portuaires.

    « Accompagner les réflexions »

    Les autres secteurs des transports sont aussi bien représentés, que ce soit l’aéroport Marseille-Provence à travers l’Union des aéroports français (entre 300 000 et 400 000 euros dédiés), la Fédération nationale des transports routiers Provence-Alpes ou la Fédération nationale des transports voyageurs Sud.

    Dans le logement, au-delà de la Fédération française du bâtiment en Paca, CDC Habitat investit lourdement (entre 300 000 et 400 000 euros) pour, par exemple, « accompagner des acteurs locaux de l’habitat dans leurs réflexions d’évolution sur leurs territoires ». La Métropole Aix-Marseille fait partie des publics visés. De manière plus ironique, la Fédération des offices – dont font partie 13 Habitat et HMP – s’est mobilisée pour défendre la loi SRU qui impose 25% de logements sociaux… et contre laquelle s’était mobilisée la Métropole.

    Enfin dans un tout autre domaine, la Mutualité française en Paca s’est battue pour promouvoir le sport santé, réduire les restes à charge des personnes dépendantes, compenser les exonérations de cotisations sociales, réduire la fiscalité sur les mutuelles.