Tag: CCI

  • Le port prend le virage du rail et devient quadrimodal

    Le port prend le virage du rail et devient quadrimodal

    La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Pays d’Arles n’a pas traîné. Après avoir été reconduite à la tête de l’exploitation du port pour 25 ans, en décembre 2024, elle s’est immédiatement consacrée à la modernisation des infrastructures et à l’acquisition de nouveaux équipements, avec un investissement de 10 millions d’euros. Son ambition : renforcer le report modal vers le fleuve et le rail en atteignant 450 000 tonnes de marchandises transportées par voie fluviale par an d’ici 2028, soit une hausse de 25%, et 20 000 tonnes de marchandises transportées par voie ferroviaire d’ici 2032.

    « On est bien partis », affirme Stéphane Paglia, président de la CCI du Pays d’Arles. Laurence Borie-Bancel, présidente du directoire de la Compagnie nationale du Rhône (CNR), salue : « En un peu moins d’un an, quelle dynamique ! 30% de hausse des trafics sur les neuf premiers mois de l’année 2025. » Selon Stéphane Puglia, cette progression s’explique par une « prise de conscience générale sur la nécessité de décarboner et massifier le transport » et la mise en place de nouveaux outils.

    Une navette entre Fos

    et Arles

    À commencer par le terminal multimodal Mistral, porté par le groupe Combronde et la CCI. Lauréat de l’appel à projets logistiques de la CNR, cet outil de report rail-combiné a été inauguré ce mardi 21 octobre, après le passage du premier train début septembre. À terme, l’objectif est d’atteindre sept allers-retours hebdomadaires d’ici à la fin 2025.

    « Les premiers échanges sur ce projet ont eu lieu en juillet 2024, et ce mois-ci, on compte déjà deux liaisons ferroviaires vers Lille et vers Bordeaux, souligne Laurence Borie-Bancel. C’est un projet qui a été mené en un temps record, avec, à la clé, une alternative concrète permettant d’éviter chaque année 32 000 camions sur les routes. »

    La présidente du directoire de la CNR souhaiterait aller plus loin pour « être le catalyseur de la dynamique de l’axe Méditerranée-Rhône-Saône en partenariat avec le Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) et les accords de territoires sous l’égide de l’État ». « Le projet de navette fluviale entre Fos et Arles permettrait de connecter directement le GPMM à Bordeaux, Lille et au nord de l’Europe », glisse-t-elle. Réponse du concerné, Hervé Martel : « Évidemment, on est très motivés avec les acteurs économiques pour que ça puisse fonctionner. » À suivre !

  • Une centième édition de la foire « made in Marseille »

    Une centième édition de la foire « made in Marseille »

    Du neuf, c’est sûr il y en aura, parce que d’abord, la Ville en est pour la première année propriétaire avec un nouveau prestataire organisateur, adieu la Safim pendant 40 ans aux manettes, et place à GL Events et la CCI Aix-Marseille-Provence. L’affiche résolument locale, expose un gabian qui tient dans son bec un message « Marseillais, le jour de foire est arrivé ! », sur fond de Bonne Mère. Ça sonne, c’est engageant. Cette année, le coup de projecteur est sur les talents marseillais d’hier et d’aujourd’hui. Sportifs, musiciens, acteurs, créateurs, artisans, entreprises, anonymes… Du label « Fabriqué à Marseille » à la rencontre des meilleures équipes sportives du territoire, les Marseillais sont le fil conducteur de cette année particulière.

    Les nouveautés

    Du 26 au 28 septembre, sur l’Esplanade du Palais des Congrès, un espace appelé Innova Marseille accueille une dizaine de start-up régionales pré-selectionnées qui présente leur produit ou service auprès des visiteurs, pour tenter de remporter un prix (prix de la presse ou du public). Les critères sont le savoir-faire, la créativité et le dynamisme des entreprises.

    Pour ce week-end toujours, le 1er étage du Palais des Congrès se transforme en Palais des Jeux, un espace immersif retraçant 100 ans d’histoire. Il accueille quatre grands espaces thématiques avec des jeux de plateaux, jeux de société, jeux de figurines, jeux de cartes, Jeu de cartes à jouer et à collectionner (TCG), retrogaming, jeux vidéo, e-sport, réalité virtuelle et jeux de rôle.

    Jusqu’au samedi 27 septembre, un espace Plantes addicts, en Marseillais, un espace pour les passionnés de plantes. Une vente exclusive au cœur de la foire, avec plus d’une centaine de variétés différentes, à des prix raisonnables de 1 à 12 euros pour les petites et moyennes plantes et de 5 à 150 euros pour les grandes.

    Tous les jours, Provence Studios prend ses quartiers à la foire avec une exposition cinéma dans le Hall 3. Cet espace est une traversée du cinéma marseillais et provençal, entre tradition et modernité, patrimoine et innovation. Soyez curieux, venez découvrir l’envers du décor et l’étendue des métiers du cinéma.

    Sur l’esplanade 1, la Ville met à l’honneur celles et ceux qui façonnent l’identité du territoire soit les artisans, créateurs et entreprises labellisés « Fabriqué à Marseille ». Une exposition inédite de plus de 100 objets emblématiques « Fabriqué à Marseille », des ateliers participatifs, et une quinzaine de stands de producteurs et artisans prêts à échanger.

    Tous les jours encore, au Hall 8, l’espace Boho Market. Sur 200m2, avec une scénographie années 70, il reprend les codes de l’époque, imagerie pop, tissus en velours, sols en lino, matières et couleurs donnent le ton. Flower power pour tous ! Artisanat vintage, tapis tissés, macramés, fauteuils en rotin, fleurs séchées, mode de l’époque et dressing de seconde main.

  • Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Fin de tutelle renforcée à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84). L’institution consulaire avait vu sa gestion des affaires être provisoirement confiée par la préfecture de région aux bons soins des services de l’État (notre édition du 21/08), suite à une vague de démissions au sein du bureau. Et ce, le temps qu’une nouvelle assemblée générale se réunisse pour élire un nouveau bureau et président. Celle-ci s’est tenue ce mardi soir et a confirmé Gilbert Marcelli dans ses fonctions, à l’issue d’un vote qui l’opposait au secrétaire démissionnaire, Bruno Delorme.

    Le président sortant a été confortablement réélu à main levée par les 33 élus, récoltant plus du double des suffrages de son concurrent, à la tête d’un groupe de BTP (21 à 9 pour Gilbert Marcelli et 2 abstentions). Sébastien Maggi, secrétaire général adjoint de la préfecture, était notamment présent pour procéder ensuite à l’installation du nouveau bureau. Qui est profondément renouvelé. Des sept membres initiaux, seuls demeurent Gilbert Marcelli et Dominique Damiano, qui reste vice-président. Les nouveaux entrants sont : Florence Duprat (vice-présidente), à la tête d’un cabinet d’ingénierie sociale et qui fut éphémère présidente de Nextech avant son rachat par la CCI ; François Granjon de Lépiney (trésorier), du cabinet d’audit KPMG ; Roselyne Macario (trésorière adjointe), dirigeante d’une société de fabrication de portes et fenêtres ; Eugène Hermitte (secrétaire), fleuriste à Pertuis ; Thierry Clota (secrétaire adjoint), directeur de Provence taxis.

    « Les échanges ont été très corrects, il faut être attentif aux gens qui ont élevé la voix, on vient tous de milieux très différents, il y a eu un creux de vague, à nous de trouver des rééquilibrages et aboutir à un consensus de travail », expose Dominique Damiano. Malgré des griefs sur des orientations prises et un fonctionnement trop vertical, la gouvernance de la CCI est donc confirmée a priori jusqu’à la fin du mandat en 2027. La chambre s’évite une nouvelle crise, après de longues tutelles en 2018 ou 2021.

  • Le quartier Cambacérès commence enfin à prendre vie

    Le quartier Cambacérès commence enfin à prendre vie

    Le projet initial étant tombé à l’eau en 2020, il n’accueillera pas le stade Louis-Nicollin. Mais à Montpellier, le quartier Cambacérès, situé au sud de la zone ludico-commerciale Odysseum, entre le lycée Mendès-France et Boirargues, est en train de prendre forme.

    Très bientôt la gare TGV Sud de France, inaugurée en juillet 2018 en rase campagne au grand dam des voyageurs, ne sera plus orpheline. Au-delà des aménagements routiers qui permettent déjà de la contourner vers Lattes ou du nouveau pont au-dessus de l’autoroute qui fait la jonction avec Odysseum, le tramway va enfin la desservir. À compter du 18 octobre, une extension de la ligne 1 de tram depuis Odysseum permettra de se rendre directement à la gare Saint-Roch en une vingtaine de minutes au lieu de près d’une heure actuellement.

    Anima, futur poumon

    Jusqu’ici isolé non loin du château de la Mogère et du mas rouge, le futur quartier Cambacérès est en train de se déployer tout autour. Les grues attestent de l’ampleur des chantiers en cours. Par exemple celui des halles Nova. À l’instar de celles du marché du Lez, il s’agira de halles dites « festives et gourmandes » (25 stands) dont la livraison ne saurait tarder. Imaginées par la foncière Hibrid, elles ouvriront au cœur du quartier où verront le jour, dans les mois et années à venir, des bureaux, logements, commerces, écoles et crèches.

    À proximité, un autre poumon économique du quartier est en train de sortir de terre. Il s’agit du campus Anima imaginé par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du président André Deljarry, qui vient d’organiser une visite de chantier. D’un coût total de 108 millions d’euros (dont 21 de la Région Occitanie), le lieu abritera en 2027 sur 28 000 m² l’École supérieure de management Montpellier Business School (MBS), le centre de formation et le siège régional Purple Campus, les sièges des CCI Hérault et Occitanie. « Anima sera l’âme de ce nouveau quartier, le souffle qui va l’animer », a confié André Deljarry.

    Le seul point d’interrogation qui reste à Cambacérès c’est la question de la qualité de vie. Situé entre les deux autoroutes A709 et A9, le quartier a déjà été pointé par l’agence Atmo parmi ceux à Montpellier où l’air est le moins pur…

  • Du transport au logement : au cœur de l’activité des lobbys

    Du transport au logement : au cœur de l’activité des lobbys

    Le lobbying se porte bien, merci pour lui. Au 1er juillet, plus de 3 500 représentants d’intérêts s’étaient inscrits au répertoire de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), obligation résultant de la loi Sapin de 2016. Un nombre en hausse de 9% sur un an, rapporte le bilan publié ce lundi par l’institution. Ces actions ciblent majoritairement l’écriture des textes de loi. Mais beaucoup concernent le territoire marseillais.

    Ainsi y retrouve-t-on les demandes locales du patronat, en premier lieu à travers l’activité des chambres consulaires. C’est le cas de la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille-Provence (CCI AMP). Sont enregistrées ses interventions pour redynamiser le centre-ville marseillais, réclamer des mesures d’accompagnement face à la zone à faibles émissions, ses participations aux comités de pilotage du plan Marseille en grand comme des grands projets industriels, mais aussi ses protestations face à la fermeture du métro à 21h30. Au total, entre 10 000 et 24 000 euros ont été engagés par la CCI AMP dans ce travail en 2024.

    Certaines entreprises interviennent directement pour défendre leurs intérêts. À commencer par la CMA CGM, qui en 2024 avait un budget de lobbying compris entre 600 000 et 700 000 euros. L’armateur a ainsi organisé des rencontres pour dénoncer les restrictions sur les navires polluants, mais aussi pour s’assurer du soutien de la présidence de la République afin de garantir la délégation de service public de transport vers la Corse. Surtout, elle a multiplié les interpellations, à tous les niveaux, pour défendre la niche fiscale des armateurs qui lui a fait économiser cette année-là quelque 615 millions d’euros.

    Dans ce combat, elle pouvait aussi compter sur l’Union maritime et fluviale Marseille-Fos (entre 50 000 et 75 000 euros de budget de lobbying). Celle-ci a également transmis ses suggestions auprès de l’État « afin d’influencer la rédaction d’une décision publique » pour œuvrer « à une meilleure acceptabilité des activités des armateurs à Marseille » et transmis ses argumentaires aux élus pour y défendre les activités maritimo-portuaires.

    « Accompagner les réflexions »

    Les autres secteurs des transports sont aussi bien représentés, que ce soit l’aéroport Marseille-Provence à travers l’Union des aéroports français (entre 300 000 et 400 000 euros dédiés), la Fédération nationale des transports routiers Provence-Alpes ou la Fédération nationale des transports voyageurs Sud.

    Dans le logement, au-delà de la Fédération française du bâtiment en Paca, CDC Habitat investit lourdement (entre 300 000 et 400 000 euros) pour, par exemple, « accompagner des acteurs locaux de l’habitat dans leurs réflexions d’évolution sur leurs territoires ». La Métropole Aix-Marseille fait partie des publics visés. De manière plus ironique, la Fédération des offices – dont font partie 13 Habitat et HMP – s’est mobilisée pour défendre la loi SRU qui impose 25% de logements sociaux… et contre laquelle s’était mobilisée la Métropole.

    Enfin dans un tout autre domaine, la Mutualité française en Paca s’est battue pour promouvoir le sport santé, réduire les restes à charge des personnes dépendantes, compenser les exonérations de cotisations sociales, réduire la fiscalité sur les mutuelles.