Tag: CCI

  • La CGT alerte sur les points chauds du département

    La CGT alerte sur les points chauds du département

    L’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône commence l’année sur les chapeaux de roues. L’organisation syndicale a mené sa première action d’ampleur, ce vendredi dans la matinée, avec un rassemblement devant le siège de la chambre de commerce et d’industrie métropolitaine (CCIAMP) à Marseille. « Unis rien n’est inéluctable. Aujourd’hui, nous sommes réunis et tous issus d’entreprises et de secteurs d’activités différents pourtant complémentaires et essentiels à la vie dans le département », tempête Marc Pietrosino, secrétaire général de l’organisation. À ses côtés, on retrouve les militants et représentants syndicaux de plusieurs secteurs clés de l’activité économique locale : agents du Grand port maritime, des industries métallurgiques du pourtour de l’Étang de Berre comme Arcelor ou encore des travailleurs de l’énergie. Mais aussi des figures des « dossiers » du syndicat, à l’instar de Kalathoumi Ibouroi, déléguée syndicale de Pamar, Nicolas Guglielmacci pour la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM) ou encore une délégation de la Centrale de Gardanne. Il faut aussi compter sur la présence des cheminots de Marseille, de postiers ou encore d’agents territoriaux et de la santé. « Nous sommes tous dépendants des uns des autres. La convergence existe entre la métallurgie, l’énergie, la santé, les activités maritimes, le rail, la distribution de la presse ou le commerce », développe Marc Pietrosino, insistant sur le fait « qu’il n’y a pas de petits ou grands dossiers ». Et certains sont particulièrement sensibles : par exemple, la CPMM fait face à une diminution de taux de rémunération des messageries. De quoi « mettre en péril à court terme la viabilité même des coopératives ».

    « D’autres rencontres

    à venir »

    Concrètement, l’objectif du jour est d’alerter la chambre consulaire sur les différentes problématiques, et conflits, rencontrées sur les différents « dossiers sensibles et stratégiques ». « On porte ensemble nos revendications directement auprès des décideurs économiques et politiques », explique le secrétaire général. Avant de préciser que cette initiative est « le début d’un nouveau cycle ». Le tout en vue « d’obtenir des investissements pour nos infrastructures, pour nos industries, dans les transports ».

    L’organisation syndicale a d’ailleurs été reçue par des représentants de la CCI. « La rencontre était plutôt positive, il y a eu une écoute attentive pour certains dossiers, plus partielle pour d’autres », relate Marc Pietrosino. Avant de conclure : « Il va y avoir d’autres rencontres. »

  • Une nouvelle société portuaire pour gérer le port de commerce de la rade

    Une nouvelle société portuaire pour gérer le port de commerce de la rade

    C’était dans les tuyaux, c’est désormais officiel. Jeudi, la Métropole TPM a acté la création de la société portuaire de Toulon – La Seyne pour la gestion, l’exploitation et l’aménagement du port de commerce. Un choix de gouvernance qui vise à mettre en commun les missions d’exploitation, et à lancer un programme d’investissement de modernisation : poursuite de la transition énergétique, maintien de la compétitivité, réfection des services portuaires, et adaptation à la montée des eaux. Une première phase de 35 millions d’euros, au cœur d’un programme public et privé estimé à près de 150 millions, sera menée sur 5 ans.

    Cette nouvelle entité entérine la récupération de la compétence portuaire par la Métropole. La concession pour la gestion et l’exploitation du port avait été confiée à la CCI du Var par l’État en 1956, initialement pour 50 ans, puis prolongée par plusieurs avenants jusqu’au 31 décembre 2026. En 2017, la législation a confié la compétence portuaire à la Métropole TPM, consacrant cette dernière Autorité Portuaire propriétaire du port de commerce Toulon- La Seyne Brégaillon. En parallèle, elle est en charge d’investissements tels que la connexion électrique des navires à quai, l’entretien lourd des quais, ou encore le dragage et le remorquage.

    Un pôle multi-activités

    Effective au 1er janvier pour 50 ans, cette société de droit privé à capitaux 100% publics doit répondre aux enjeux de développement du territoire et des multiples activités du port, avec la spécificité de la présence de la Marine nationale. TPM en est l’actionnaire majoritaire, aux côtés de la CCI, de la Région Sud et du Département du Var. Les communes de Toulon, La Seyne et Saint-Mandrier, ainsi que le ministère des Armées, seront membres du Comité des partenaires, institué pour permettre l’expression des territoires et de la Base de Défense. Les salariés de l’actuelle concession seront intégrés à la nouvelle structure.

    Le port de commerce regroupe les terminaux de Toulon – Côte d’Azur, de Brégaillon et du Môle d’armement sur la commune de La Seyne. Il accueille des ferries et des navires de croisière, du fret, des yachts, des navires scientifiques, et des entreprises en lien avec les activités maritimes (chantiers navals, centres de recherche…). Parmi les grands projets à venir, la construction des infrastructures d’accueil du Porte-avions de nouvelle génération (PANGI) en 2027. Dans ce cadre, la Marine nationale a prévu la réquisition d’une partie du foncier portuaire de deux hectares sur La Seyne-Brégaillon.

  • [Entretien] Daniel Margot : « L’économie est tendue mais la région est résiliente »

    [Entretien] Daniel Margot : « L’économie est tendue mais la région est résiliente »

    La Marseillaise : Quel état des lieux faites-vous de l’économie régionale ?

    Daniel Margot : L’économie régionale, est résiliente. Par rapport à d’autres régions de France que l’on voit en plus grande difficulté que la nôtre, elle est résistante. On a quand même un tissu de PME qui sait rester agile, qui sait se remettre en cause et réagir. On a aussi un conseil régional autour de Renaud Muselier qui a planté des vrais sillons sur le territoire autour du tourisme, des nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle, mais aussi des industries qui sont anciennes, tout en étant aussi des industries du futur. Je pense à la pétrochimie par exemple à l’étang de Berre où il y a un grand plan de décarbonation. Je dirais que l’économie est quand même tendue, mais que la région est résiliente.

    Les dernières projections
    de la Banque de France parlent d’un report d’investissement
    des donneurs d’ordre… Vous
    vous inquiétez des politiques d’austérité
     ?

    D.M. : Globalement, le manque de visibilité et de clarté du gouvernement est inquiétant. C’est quelque chose qui inquiète les entrepreneurs, même s’il y a 48 heures, il y a eu le « Choose France » qui annonce plusieurs milliards d’investissements en France dont deux milliards dans la région sud. Ce sont potentiellement les très grosses entreprises qui tirent ces investissements. Par contre, notre tissu de TPE, PME, qui n’a pas accès à ce grand type d’investissement, a besoin de clarté sur les politiques nationales de façon à ce qu’on puisse faire deux choses : investir sur l’outil, mais aussi embaucher. Parce que c’est bien beau d’investir sur un outil, mais s’il n’y a pas l’embauche derrière, ça ne sert pas à grand-chose.

    Vous parlez d’intelligence artificielle et d’embauche.
    On assiste aussi à une arrivée massive de data centers dans les Bouches-du-Rhône. Est-ce que cette évolution vous interpelle
     ?

    D.M. : Oui et non. On dit souvent qu’il y a des métiers qui vont disparaître, que 60% des métiers n’existent pas encore. Mais on n’en est qu’au début de l’intelligence artificielle. Donc laissons-la arriver et il faut qu’on la contrôle. Par contre, ce qu’il nous faut, c’est avoir la capacité de former nos collaborateurs, ceux qui sont en place et en poste actuellement. Parce que les jeunes qui vont être dans les cursus scolaires vont être formés à l’intelligence artificielle, vont s’adapter à ces nouveaux métiers. Mais ceux qui sont en place et qui ont aujourd’hui 30 ou 40 ans et ont encore une trentaine, ou vingtaine d’années, à travailler doivent se former. Et là, se repose la question de la formation continue, de la formation initiale par alternance ou, encore une fois, on a un manque de visibilité du gouvernement concernant le financement de la formation continue comme de la formation initiale par alternance, par apprentissage.

    Il y a 120 patrons qui ont lancé
    un ultimatum à l’État pour l’arrivée de la ligne à Très Haute Tension (THT) à Fos, vous appelez à ce qu’elle se fasse
     ?

    D.M. : Bien évidemment, on soutient la création de cette ligne à haute tension qui est vitale pour la décarbonation de Fos et surtout la croissance de l’étang de Berre qui est un poumon économique de l’ensemble de notre région. C’est d’autant plus important que, s’il y a cette ligne haute tension, il pourra y avoir aussi la création d’un pôle hydrogène, la fabrication et le transport d’hydrogène, aussi bien à partir des Alpes-de-Haute-Provence où il y aurait une structure de fabrication d’hydrogène, de stockage et de redistribution vers Fos. Donc oui, les chambres consulaires ont largement participé au débat public sur la ligne THT et soutiennent largement le projet.

    Comment analysez-vous
    la fermeture des Galeries Lafayette à Marseille
    et la situation d’Alinea
     ?

    D.M. : Il y a un changement notoire dans nos consommations avec les commandes sur les plateformes, qui font énormément de mal aux commerces de proximité, mais aussi aux grandes enseignes multimarques. Vous avez cité les Galeries Lafayette, c’est un exemple, mais aujourd’hui, on peut tout commander sur les plateformes et on peut être livré en 24-48 heures ou 72 heures. Ça fait énormément de mal.

    L’État doit repenser des taxes d’entrée sur les colis, sur la conformité. On ne peut pas vendre tout et n’importe quoi et n’importe comment sur les plateformes parce que sinon, on n’arrivera pas à maintenir des commerces de proximité, que ce soit en centre-ville ou dans les zones commerciales. Elles sont aussi menacées.

    Des coupes budgétaires
    sont prévues chez les missions locales, l’Afpa, et une baisse
    des aides aux contrats d’apprentissage… Vous appelez
    à un maintien de ces aides
     ?

    D.M. : Pour nos partenaires que vous avez cités, la problématique est la même que pour les CCI et le PLF de 2026. Effectivement, la mission locale réagit, parce qu’ils vont perdre 13% des financements de l’État. Nous, pour les réseaux des CCI, on parle d’une chute de 30% des dotations. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on touche, pour la France entière, 525 millions d’euros. Je rappelle quand même que la CVAE [Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, Ndlr] prélève 1,5 milliard d’euros au niveau des entreprises, mais que l’État n’en reverse que 525 millions aux CCI. Ce milliard qui disparaît, j’appelle ça des frais de gestion d’un point de vue humoristique. Mais sur ces 525 millions, ils veulent nous en enlever 175 millions, ce qui représente pour nous, au sein des 14 000 salariés des CCI, plus de 3 000 collaborateurs à licencier. Et pour la CCI Régionale, où il y a 800 à 850 équivalents en temps plein, ça laisserait entendre entre 200 et 250 licenciements. Alors peut-être que certaines grosses chambres peuvent se réorganiser, mais des chambres dites rurales, à partir du moment où on leur enlève 30% de leur taxe de fonctionnement de chambre, elles ne peuvent plus fonctionner. Parce que contrairement aux grandes chambres, on n’a pas de port, on n’a pas d’aéroport, on n’a pas de grosses délégations de services publics, parce qu’il n’y en a pas, tout simplement, sur le territoire.

    Si demain matin, nous arrivions à un PLF 2026 avec moins 175 millions d’euros de dotation, il y aurait effectivement toute une frange des entreprises qui ne seraient plus accompagnées.

    Il y a des questionnements sur une fusion des CCI et des chambres de métier et d’artisanat (CMA). Et la chambre de l’économie sociale et solidaire (Cress) qui revendique d’être
    de plein exercice. Il faut un travail sur les chambres ?

    D.M : En 2018, j’ai été élu pour la première fois à la chambre du 04, des Alpes-de-Haute-Provence. Et j’avais rencontré le ministre de l’époque, Bruno Le Maire, et je lui avais parlé du rapprochement CCI-CMA. À l’époque, on m’avait répondu que ce n’était pas électoral. Aujourd’hui, on me répond « Ah, il faut le faire, c’est économique ». Moi, je ne suis pas forcément pour une fusion, un agrégat des deux. Par contre, une logique de guichet unique, une logique de bâtiment unique, une logique de carte de formation repensée pour faire des économies d’échelle. Moi, ça va faire partie de la feuille de route de nos territoires que de travailler plus intelligemment et plus efficacement avec la CMA. Concernant la Cress, oui, l’économique sociale et solidaire existe. Est-ce qu’elle doit bénéficier d’une chambre, je dirais, spécifique avec l’état de la finance publique ? Je ne sais pas si c’est intelligent ou s’il vaut mieux travailler tous ensemble sur une chambre économique et pas forcément une chambre de commerce, une chambre de métier, une chambre sociale et solidaire…

  • Marseille : les 2 ans du réseau des entreprises centenaires de la région

    Marseille : les 2 ans du réseau des entreprises centenaires de la région

    Leur point commun : être de vénérables acteurs économiques du territoire et célébrer ensemble les deux ans du réseau Centaure. Forte du constat de l’existence de nombreuses entreprises centenaires sur son périmètre, la CCI Aix-Marseille-Provence a en effet créé en septembre 2023 ce réseau pour les fédérer. Aujourd’hui, il compte 82 entreprises qui emploient 10 700 personnes et génèrent 1,74 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

  • À Marseille, un commerce à deux vitesses

    À Marseille, un commerce à deux vitesses

    Face à l’annonce du départ des Galeries Lafayette de Marseille, la Chambre de commerce et d’industrie avait sorti la carte d’une nouvelle étude cofinancée par les collectivités pour faire un point sur l’état du commerce en centre-ville et proposer des pistes d’amélioration. Les premiers résultats, présentés lors d’un comité de pilotage le 10 octobre et dévoilés mardi par le site d’information Marsactu, pointent un taux de vacance commerciale « considéré comme très préoccupant » dans le grand centre-ville, avec 20% de locaux inoccupés, dont près de la moitié depuis plus de sept ans, jusqu’à devenir vétustes. Mais celui-ci tombe à 11,7% dans le cœur marchand, un niveau comparable à Bordeaux ou Montpellier et en baisse sur la dernière année. Ces résultats ne dissimulent pas une fracture sociale qui s’accroît. Dans les quartiers populaires, le taux de vacance bondit, de 6 points en sept ans à Noailles ou aux Réformés, jusqu’à 10 points à Belsunce. L’étude rappelle que les dépenses sont de plus en plus contraintes pour la majorité des ménages, tandis que la consommation se tourne vers les boutiques en ligne.

    Surtout, elle pointe « une forte densité commerciale accentuée par la création de centres commerciaux ces 10 dernières années ». Fruit des choix de la droite au pouvoir. Parmi ceux-ci, le Centre Bourse et les Docks Village décrochent. Mais le départ des Galeries n’aurait qu’un « impact faible » selon les commerçants sondés, dont 34% se disaient déjà en difficultés financières, notamment face aux loyers élevés. Et déplorant les problèmes de propreté et d’insécurité.

  • Une économie régionale résiliente

    Une économie régionale résiliente

    Quand différents acteurs de l’économie régionale se réunissent pour des analyses croisées, cela donne le Club de la conjoncture Paca. Et ce dernier n’est pas complètement négatif sur l’état économique local : « Le CA des entreprises régionales sur 12 mois s’est élevé à 329 milliards d’euros, c’est plus 5,7% sur un an. C’est un chiffre qui vaut le coup d’être dit au regard de la croissance nationale », campe Daniel Margot, président par intérim de la CCI Paca. Denis Lauretou, directeur régional de la Banque de France abonde avec un autre signal positif : « Dans la région, avec une analyse sur 12 mois arrêtée à la fin août, nous avons 6 447 défaillances d’entreprises. Mais ce qui est intéressant, c’est le rythme : on est en diminution, de moins 2,4% alors que la France entière est en augmentation, de plus 6,5%. » « C’est assez notable, assez peu de régions sont en diminution dans le nombre de défaillances », insiste-t-il.

    Un point positif qui se retrouve dans une analyse sectorielle : « Dans l’industrie, elles diminuent de moins 12%, contre 3% à l’échelle nationale. Dans le transport, baisse de moins 16% alors que nationalement en augmentation de 13%. » France Travail note aussi un taux d’accès à l’emploi de 1,6 point de pourcentage plus élevé qu’au niveau national.

    Quelques points noirs au tableau tout de même : « 4 artisans sur 10 constatent une baisse de l’activité, cette part s’accroît progressivement de +9 points en 2 ans », note Yannick Mazette pour la Chambre des métiers et de l’artisanat. Même retours du côté de la Chambre d’agriculture : « Le moral des agriculteurs est au plus bas, il y a un vrai manque de confiance », abonde Claude Rossignol. La CCI Paca résume cette situation : « Il y a un écrasement de la confiance des chefs d’entreprise sur l’économie locale et régionale qui passe de 41% à 33%. Sur le national, ça passe de 19% à 13%. » En bref, du bien et du moins bien.

  • Renaud Muselier pique la CCI sur la gestion de l’aéroport

    Renaud Muselier pique la CCI sur la gestion de l’aéroport

    Qui pilotera les commandes de l’aéroport dans un peu plus d’un an ? Il est encore trop tôt pour le savoir, mais l’actuel délégataire, la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), en poste depuis 2018, s’est fait sermonner par Renaud Muselier. Ce vendredi, en séance plénière, à l’occasion d’un rapport d’ajustement budgétaire de l’aéroport, le président (Ren.) n’a pas manqué de rappeler les déboires de gouvernance.

    « La CCI a eu des difficultés internes conséquentes et redoutablement efficaces, il faut rappeler qu’elle a été la seule de France à être mise deux fois sous tutelle », pointe Renaud Muselier. Le président fait écho, ici, à la prise en main par la préfecture, en août, pendant un mois et demi, avant que Gilbert Marcelli ne soit finalement reconduit à la présidence, il y a un mois. Notons toutefois que cette tutelle n’était pas liée à des dysfonctionnements financiers, mais à des démissions au sein du bureau. Néanmoins, cette pique de Renaud Muselier s’apparente à une mise sous pression du délégataire, dont le contrat s’achève le 31 décembre 2026.

    La Région travaille actuellement sur le renouvellement de cette DSP. En mars, un marché ad hoc avait été lancé avec, dans le cahier des charges, la volonté de viser la neutralité carbone. Alors que l’aéroport, structurellement déficitaire, est dans le viseur de riverains ou d’associations comme Extinction Rébellion qui réclame son démantèlement, « il reste stratégique », assure Renaud Muselier. En séance, les élus vauclusiens, qu’ils soient dans la majorité (Bénédicte Martin et Jean-François Périlhou) ou dans l’opposition RN (Anne-Sophie Rigault), ont tous défendu le rôle de l’aéroport. « Après avoir investi autant d’argent public, il serait insensé de le laisser végéter », estime Anne-Sophie Rigault. « Nous ne nous interdisons rien sur le développement des vols commerciaux [absents depuis l’été 2022] », continue de croire la Cavaillonnaise Bénédicte Martin. « Le tissu économique local attend sa survie, mais aussi sa prospérité », défend Jean-François Périlhou, maire LR de Vaison-la-Romaine et président de la commission transports. En avril, le ministre des Transports avait aussi salué « le rôle central de la plateforme ».

  • Le port prend le virage du rail et devient quadrimodal

    Le port prend le virage du rail et devient quadrimodal

    La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Pays d’Arles n’a pas traîné. Après avoir été reconduite à la tête de l’exploitation du port pour 25 ans, en décembre 2024, elle s’est immédiatement consacrée à la modernisation des infrastructures et à l’acquisition de nouveaux équipements, avec un investissement de 10 millions d’euros. Son ambition : renforcer le report modal vers le fleuve et le rail en atteignant 450 000 tonnes de marchandises transportées par voie fluviale par an d’ici 2028, soit une hausse de 25%, et 20 000 tonnes de marchandises transportées par voie ferroviaire d’ici 2032.

    « On est bien partis », affirme Stéphane Paglia, président de la CCI du Pays d’Arles. Laurence Borie-Bancel, présidente du directoire de la Compagnie nationale du Rhône (CNR), salue : « En un peu moins d’un an, quelle dynamique ! 30% de hausse des trafics sur les neuf premiers mois de l’année 2025. » Selon Stéphane Puglia, cette progression s’explique par une « prise de conscience générale sur la nécessité de décarboner et massifier le transport » et la mise en place de nouveaux outils.

    Une navette entre Fos

    et Arles

    À commencer par le terminal multimodal Mistral, porté par le groupe Combronde et la CCI. Lauréat de l’appel à projets logistiques de la CNR, cet outil de report rail-combiné a été inauguré ce mardi 21 octobre, après le passage du premier train début septembre. À terme, l’objectif est d’atteindre sept allers-retours hebdomadaires d’ici à la fin 2025.

    « Les premiers échanges sur ce projet ont eu lieu en juillet 2024, et ce mois-ci, on compte déjà deux liaisons ferroviaires vers Lille et vers Bordeaux, souligne Laurence Borie-Bancel. C’est un projet qui a été mené en un temps record, avec, à la clé, une alternative concrète permettant d’éviter chaque année 32 000 camions sur les routes. »

    La présidente du directoire de la CNR souhaiterait aller plus loin pour « être le catalyseur de la dynamique de l’axe Méditerranée-Rhône-Saône en partenariat avec le Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) et les accords de territoires sous l’égide de l’État ». « Le projet de navette fluviale entre Fos et Arles permettrait de connecter directement le GPMM à Bordeaux, Lille et au nord de l’Europe », glisse-t-elle. Réponse du concerné, Hervé Martel : « Évidemment, on est très motivés avec les acteurs économiques pour que ça puisse fonctionner. » À suivre !

  • Une centième édition de la foire « made in Marseille »

    Une centième édition de la foire « made in Marseille »

    Du neuf, c’est sûr il y en aura, parce que d’abord, la Ville en est pour la première année propriétaire avec un nouveau prestataire organisateur, adieu la Safim pendant 40 ans aux manettes, et place à GL Events et la CCI Aix-Marseille-Provence. L’affiche résolument locale, expose un gabian qui tient dans son bec un message « Marseillais, le jour de foire est arrivé ! », sur fond de Bonne Mère. Ça sonne, c’est engageant. Cette année, le coup de projecteur est sur les talents marseillais d’hier et d’aujourd’hui. Sportifs, musiciens, acteurs, créateurs, artisans, entreprises, anonymes… Du label « Fabriqué à Marseille » à la rencontre des meilleures équipes sportives du territoire, les Marseillais sont le fil conducteur de cette année particulière.

    Les nouveautés

    Du 26 au 28 septembre, sur l’Esplanade du Palais des Congrès, un espace appelé Innova Marseille accueille une dizaine de start-up régionales pré-selectionnées qui présente leur produit ou service auprès des visiteurs, pour tenter de remporter un prix (prix de la presse ou du public). Les critères sont le savoir-faire, la créativité et le dynamisme des entreprises.

    Pour ce week-end toujours, le 1er étage du Palais des Congrès se transforme en Palais des Jeux, un espace immersif retraçant 100 ans d’histoire. Il accueille quatre grands espaces thématiques avec des jeux de plateaux, jeux de société, jeux de figurines, jeux de cartes, Jeu de cartes à jouer et à collectionner (TCG), retrogaming, jeux vidéo, e-sport, réalité virtuelle et jeux de rôle.

    Jusqu’au samedi 27 septembre, un espace Plantes addicts, en Marseillais, un espace pour les passionnés de plantes. Une vente exclusive au cœur de la foire, avec plus d’une centaine de variétés différentes, à des prix raisonnables de 1 à 12 euros pour les petites et moyennes plantes et de 5 à 150 euros pour les grandes.

    Tous les jours, Provence Studios prend ses quartiers à la foire avec une exposition cinéma dans le Hall 3. Cet espace est une traversée du cinéma marseillais et provençal, entre tradition et modernité, patrimoine et innovation. Soyez curieux, venez découvrir l’envers du décor et l’étendue des métiers du cinéma.

    Sur l’esplanade 1, la Ville met à l’honneur celles et ceux qui façonnent l’identité du territoire soit les artisans, créateurs et entreprises labellisés « Fabriqué à Marseille ». Une exposition inédite de plus de 100 objets emblématiques « Fabriqué à Marseille », des ateliers participatifs, et une quinzaine de stands de producteurs et artisans prêts à échanger.

    Tous les jours encore, au Hall 8, l’espace Boho Market. Sur 200m2, avec une scénographie années 70, il reprend les codes de l’époque, imagerie pop, tissus en velours, sols en lino, matières et couleurs donnent le ton. Flower power pour tous ! Artisanat vintage, tapis tissés, macramés, fauteuils en rotin, fleurs séchées, mode de l’époque et dressing de seconde main.

  • Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Fin de tutelle renforcée à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84). L’institution consulaire avait vu sa gestion des affaires être provisoirement confiée par la préfecture de région aux bons soins des services de l’État (notre édition du 21/08), suite à une vague de démissions au sein du bureau. Et ce, le temps qu’une nouvelle assemblée générale se réunisse pour élire un nouveau bureau et président. Celle-ci s’est tenue ce mardi soir et a confirmé Gilbert Marcelli dans ses fonctions, à l’issue d’un vote qui l’opposait au secrétaire démissionnaire, Bruno Delorme.

    Le président sortant a été confortablement réélu à main levée par les 33 élus, récoltant plus du double des suffrages de son concurrent, à la tête d’un groupe de BTP (21 à 9 pour Gilbert Marcelli et 2 abstentions). Sébastien Maggi, secrétaire général adjoint de la préfecture, était notamment présent pour procéder ensuite à l’installation du nouveau bureau. Qui est profondément renouvelé. Des sept membres initiaux, seuls demeurent Gilbert Marcelli et Dominique Damiano, qui reste vice-président. Les nouveaux entrants sont : Florence Duprat (vice-présidente), à la tête d’un cabinet d’ingénierie sociale et qui fut éphémère présidente de Nextech avant son rachat par la CCI ; François Granjon de Lépiney (trésorier), du cabinet d’audit KPMG ; Roselyne Macario (trésorière adjointe), dirigeante d’une société de fabrication de portes et fenêtres ; Eugène Hermitte (secrétaire), fleuriste à Pertuis ; Thierry Clota (secrétaire adjoint), directeur de Provence taxis.

    « Les échanges ont été très corrects, il faut être attentif aux gens qui ont élevé la voix, on vient tous de milieux très différents, il y a eu un creux de vague, à nous de trouver des rééquilibrages et aboutir à un consensus de travail », expose Dominique Damiano. Malgré des griefs sur des orientations prises et un fonctionnement trop vertical, la gouvernance de la CCI est donc confirmée a priori jusqu’à la fin du mandat en 2027. La chambre s’évite une nouvelle crise, après de longues tutelles en 2018 ou 2021.