Budget métropolitain, nouveau mandat, marins-pompiers, actualité marseillaise, proximité…
À vous la parole ⬇️
![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Arnaud Drouot](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/e4b79ad1f554615f9840ae4323872b96.jpg)
Budget métropolitain, nouveau mandat, marins-pompiers, actualité marseillaise, proximité…
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Le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan avait alerté, dès vendredi. « Si la deuxième Métropole de France était mise sous tutelle, cela pourrait déclencher une forme de fronde des élus locaux », assurait-il sur les ondes de France info (notre édition du 18/04). Le premier pas a été franchi ce mardi après-midi, lors de la première conférence métropolitaine des maires du mandat, qui a largement approuvé le fait de refuser de voter le budget de l’institution, lors du prochain conseil, le mardi 28 avril.
« Les maires menacent de ne pas voter le budget métropolitain, annonçait par communiqué la Métropole, après un vote à main levée qui a donné une large majorité à cette option. Ils entendent ainsi protester contre l’insoutenabilité de la baisse continue des dotations de l’État qui les place dans l’impossibilité d’équilibrer le budget 2026. »
Mais le vote était loin d’être gagné d’avance. Plusieurs maires avaient déjà averti des possibles conséquences dès la présentation des orientations budgétaires de la Métropole, le 16 avril dernier, avec la découverte d’un trou de 123 millions d’euros dans les finances.
« Utiliser cette arme fatale risque de se retourner contre nous », alertait alors le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, craignant que l’État n’en profite pour sabrer les attributions de compensations reversées aux communes par la Métropole face à la perte de la taxe professionnelle. « La mise sous tutelle serait une erreur, la première chose que ferait l’État serait de réduire les attributions de compensations », dénonçait en arrivant, ce mardi, le maire (DVD) de Meyreuil Jean-Pascal Gournès, à la tête du deuxième groupe dans l’hémicycle, celui des Maires de Provence.
Alors, en arrivant, le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, rappelait sa méthode : « Ce sont les maires qui, dès que nécessaire, seront ensemble pour décider des orientations. » Reconnaissant que « sur le fond, on aurait peut-être aimé ne pas se réunir aussi vite ».
Plusieurs maires, pourtant, ont rappelé que cette situation n’était pas une surprise. « La découverte n’est pas une vraie découverte ! Les transports voulus et votés par tous doivent aujourd’hui être payés ! Il n’y a pas de trou juste des factures à payer », glissait-on dans l’entourage de l’ex-présidente (DVD) de l’institution, Martine Vassal. Le pacte financier et fiscal voté par tous, en 2023, prévoyait bien qu’« un abondement de ressources est à prévoir après 2026 ». Mais pas à un tel niveau, face aux coupes de l’État.
Alors, trois options ont été posées sur la table, lors de cette conférence des maires. La hausse au maximum des impôts étant refusée par tous, restait le choix d’adopter un budget entre un « plan d’économies d’urgence » (à hauteur de 30 millions d’euros) laissant 90 millions à trouver notamment par la hausse des taxes, ou de refuser de voter le moindre budget face aux 120 millions d’euros de coupes budgétaires de l’État imposées en deux ans. Avec le président (SE) des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani, ils étaient une douzaine à vouloir prendre la première voie. Le bras de fer avec l’État a finalement été choisi.
« L’État renvoie ses difficultés vers les territoires et ce sont les territoires qui sont exsangues alors qu’ils n’y sont pour rien », accuse Nicolas Isnard, qui a défendu cette option avec les maires de Marseille et Aix. « Je ne suis pas satisfaite, partage l’édile aixoise (UDI) Sophie Joissains. C’est un appel à l’aide, pas autre chose. »
« Maintenant, il faut prendre son courage à deux mains et dire que ça ne peut pas fonctionner, voir avec l’État quelles solutions nous pouvons trouver », défend Benoît Payan. Même si la crainte d’une tutelle de la préfecture, après les allers-retours réglementaires avec la chambre régionale des comptes, n’est pas loin, entre coupes de subventions et d’emplois contractuels et augmentations drastiques d’impôts. Avec des menaces sur le service rendu et les acquis gagnés. « Si la gratuité des transports était remise en cause, on se battrait », assure le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari, qui a adressé ce mardi une lettre aux maires du pays d’Aubagne afin de faire front commun. Avant ce « coup de semonce pour faire comprendre que nous sommes fatigués d’être tondus ».

À une semaine de l’adoption du premier budget métropolitain de la mandature, avec quelque 123 millions d’euros à trouver pour équilibrer les comptes, la conférence métropolitaine des maires, qui se tient ce mardi après-midi au Pharo, aura du pain sur la planche. Une rencontre qui sera l’occasion de poser la première pierre de cette « Métropole des maires » que promettait son nouveau président (LR) Nicolas Isnard, et d’en éprouver la solidité des fondations.
« Cette instance a pour ambition de fonder les piliers d’une gouvernance métropolitaine renouvelée, reposant sur la transparence et la reconnaissance pleine et entière du rôle des maires dans l’action publique locale », défend celui-ci dans le courrier d’invitation envoyé aux maires le 9 avril dernier.
Mais, ce mardi, l’urgence budgétaire supplante le reste. « Ce temps d’échange nous permettra de réaliser un point de situation exhaustif sur les finances de notre institution (…) afin d’arrêter ensemble les décisions structurantes pour l’avenir », promet Nicolas Isnard dans son invitation.
Côté pile, les opposants aux projets métropolitains emblématiques que sont le Boulevard urbain Sud (BUS) et le tramway des Catalans espèrent obtenir enfin gain de cause. « Bien sûr qu’il y a des projets qui pourraient être revus », répondait Nicolas Isnard à l’issue du débat d’orientations budgétaires face à la presse. Dès le 16 avril, dix associations écologistes l’ont interpellé avec le maire de Marseille pour qu’ils se prononcent « pour l’arrêt immédiat du prolongement du Boulevard Urbain Sud ».
« Il y a une fenêtre d’opportunité politique », reconnaît de son côté la maire (GRS) des 1-7 Sophie Camard, qui doit exprimer sa position sur l’extension du tramway jusqu’à la place du 4-Septembre en conseil d’arrondissement lundi. « Il faut vérifier le niveau d’engagement des dépenses et remettre la somme pour un autre projet de transports », défend-elle, alors que s’ouvre le 4 mai prochain une enquête publique.
Côté face, la menace plane en particulier pour la gratuité dans les transports en commun, dans le pays d’Aubagne ainsi que pour les plus de 60 ans et moins de 11 ans sur le réseau RTM. « La gratuité elle n’existe pas », répète ainsi Nicolas Isnard.
Reste donc à savoir si la conférence des maires aboutira sur un front uni pour demander à l’État une augmentation du plafond du versement mobilité que peut lever la Métropole, et si la promesse de son président qui assurait que « les attributions de compensations [les sommes reversées aux communes] sont intouchables » tiendra. Tout comme les promesses de campagne, notamment sur la propreté. « On fera avec les moyens qui sont les nôtres », répondait Nicolas Isnard, alors que reste en suspens la question de l’harmonisation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères entre Marseille et les autres communes.

Cette année, l’environnement a été choisi comme cause municipale 2026. L’annonce, a été formulée par la majorité ce jeudi 16 avril, au cours d’un conseil municipal en grande partie dédié au rapport d’orientation budgétaire 2026. « La commune poursuit sa transition énergétique et écologique en investissant de manière importante dans la rénovation de ses éclairages publics, avec une enveloppe de près d’un million d’euros permettant de réduire sa consommation énergétique », précisait Sandrine Zunino, reconduite comme adjointe aux finances. « Nous avons toujours estimé que la collectivité se doit de montrer l’exemple par des actes concrets », déroulait Pascal Nalin, nouvel adjoint en charge de la transition énergétique.
Sur le précédent mandat, la majorité considère que son bilan est positif : plantation de 750 arbres et désimperméabilisation de 11 000m2 de sols, création d’espaces verts, labellisation Territoires engagés transition écologique, d’ailleurs relancé avec l’ambition d’un meilleur score à l’issue des quatre prochaines années…
Parmi les projets phares de cette cause municipale, la majorité promet une « rénovation des abords de l’Étang de Fontvert » pour en faire « un lieu de rencontre et de loisir tout en ayant scrupuleusement en tête la préservation du développement de la biodiversité », mais aussi la lutte contre les incivilités en poursuivant des actions de prévention et de répression, « aux moyens de la vidéoverbalisation concernant les dépôts sauvages ». Pour stabiliser son budget lié au coût de l’énergie, la majorité ambitionne d’atteindre un objectif « 100% LED » d’ici la fin du mandat. « Depuis 2020, nous avons réduit notre consommation de l’éclairage public de 27,5%, présente Pascal Nalin. Soit une réduction globale de l’énergie de plus de 26% avec une baisse, entre 2024 et 2025, de 8%. Un résultat indispensable pour les surcoûts d’énergie qu’on subit tous et pour absorber l’ouverture prochaine du cinéma, celle de la plateforme qui a déjà eu lieu et du foyer des seniors qui aura lieu à Biver. » Une mesure « insuffisante », pour Marion Robert, élue d’opposition dans le groupe de Jean-Marc La Piana. « Les charges passent de 7,4% en 2025 à 8,9% en 2026. Sur ces montants, plus de 34% concernent les fluides. Les LED, c’est peut-être fort utile, mais ce n’est pas suffisant », estime l’élue. Dans la même équipe, Laurent Deshaies (EELV) pointe, sur les questions d’énergie toujours, un manque de « stratégie écologique (…). Le document prévoit une baisse significative du coût de l’énergie (…) mais on ne peut pas à la fois constater l’instabilité du contexte et retenir un scénario aussi optimiste ».

Mardi 14 avril, le nouveau conseil municipal de Montpellier a adopté (53 voix, 8 LFI contre, 8 abstentions du groupe Altrad), le premier budget de la mandature. Qualifié par le maire Michaël Delafosse (PS) de « responsable, sérieux et volontariste » en dépit d’un « contexte d’incertitudes » sur les recettes fiscales et du « désengagement progressif de l’État » ajoute Julie Frêche (PS), le budget 2026 de la Ville s’élève à 718 millions d’euros (ME). Malgré l’inflation (2,6% attendus en 2026), le « choix fort » a été fait de ne pas augmenter les taux de la taxe foncière bâtie (52,63%), non bâtie (112,71%) et de la taxe d’habitation (22,49%) sur les résidences secondaires.
Autre double pari ambitieux : celui des « efforts de gestion sans transiger la qualité des services publics ». Dans une ville à la « solvabilité préservée », « chaque euro dépensé doit être utile », prévient Serge Guiseppin, l’adjoint aux finances. Sous réserves d’ajustements, 240 ME doivent être dépensés en investissement et 396 ME pour le fonctionnement (dont 222 ME en dépenses de personnel).
Sur les 498 ME affectées aux politiques publiques, l’école (nouveaux groupes scolaires), les crèches et l’alimentaire se taillent la part du lion avec 181 ME. 64ME seront consacrés à l’aménagement (foncier, Zac Montpellier Sud, ravalement des façades…), 53 ME à la sécurité (vidéo-protection, lutte contre les tags…), 44 ME à la solidarité (CCAS, Ehpad, tarifs sociaux dans les cantines…), 38 ME au sport (assos, clubs…) et à la culture (Moco, Pavillon Populaire…) ou encore 32 ME à la transition écologique.
Parmi les projets emblématiques, figure la future cité de l’alimentation (60 ME) qui en 2028 « produira près du marché gare 16 000 repas bio et locaux pour renforcer notre souveraineté alimentaire », détaille Marie Massart. À l’élu d’opposition LFI Antoine Bertrand qui préférerait « la gratuité des cantines » à la tarification sociale (repas dès 50 centimes), l’écologiste répond. « Ce n’est pas comparable aux transports. Le coût serait élevé (100ME) avec un risque de saturation des cantines ».
L’écolo Stéphane Jouault a vanté le projet (8,3ME) de la « grande boucle piétonne » du futur « poumon vert » du nord (parc Lunaret, Lavalette, Montmaur) et Serge Guiseppin celui de l’Hôtel des Sécurités (17,8 ME) en devenir à Celleneuve. De quoi agacer Livia Jampy (LFI). « C’est open bar pour le tout répression et des miettes pour répondre à la crise sociale ». Attaque contre laquelle Hervé Martin (PCF) dégainera l’« agence municipale du logement ».
Pas de quoi convaincre Salim Jahwari (pro-Altrad) qui pointe les 468 ME de dette (et 117 ME d’emprunt) ni Nathalie Oziol (LFI). « Ce budget est la mise en œuvre de la feuille de route austéritaire dictée par le gouvernement ». Caricatural pour l’écolo Manu Reynaud qui, face à ce « macronisme fantasmé », invite LFI à « ne pas se tromper de combat ni d’adversaire à la Présidentielle ».

La première séance du conseil municipal de Septèmes-les-Vallons faisant suite à la réélection du maire (PCF) André Molino a eu lieu ce jeudi avec notamment la présentation et le débat sur les orientations budgétaires.
Une séance conséquente puisque ce sont 54 rapports qui ont été présentés tout au long de la soirée, un record puisque qu’habituellement, une vingtaine de rapports sont au menu. Des délibérations importantes, comme la composition des commissions de travail, ou encore le vote du Compte financier unique(CFU), qui remplace depuis 2024 le compte administratif et le compte de gestion, qui se présente dans un seul et unique document pour l’exercice budgétaire 2025.
Une soirée non dénuée de surprises, puis le conseil municipal a acté le départ d’Adrien Douché, tête de liste d’extrême droite (UDR). « Je suis étonnée par sa démission soudaine ainsi que celles d’autres élus de leur liste. Quand on prend un engagement devant les lecteurs, il peut sembler essentiel de l’assumer jusqu’au bout, mais Monsieur Duché doit avoir ses raisons », commente Audrey Cermolacce (PCF), adjointe au maire.
Cette soirée a surtout permis de donner des réponses concernant la situation des finances de la ville. Les recettes de fonctionnement progressent de 12% tandis que les « dépenses de l’année ont été maîtrisées », ce qui permet de dégager davantage d’épargne. « Parce que, ce que nous devons aux habitants, ce ne sont pas seulement des intentions, c’est de la cohérence et de la sincérité avec une action publique qui tient ses engagements toujours dans le sens de l’intérêt général », déclare Audrey Cermolacce. Ces résultats permettent également de stabiliser les subventions aux associations qui resteront inchangées pour l’année à venir. L’opposition, composée de cinq élus UDR et d’une représentante de LFI n’est pas intervenue lors de cette séance, même sur le chapitre des finances.

Un murmure parcourt les travées de l’hémicycle métropolitain, au moment où l’argentier de l’institution annonce l’addition. « À ce jour, il faut que nous trouvions 123 millions d’euros d’ici au 28 avril pour boucler le budget pour 2026 », lance David Ytier.
Ce jeudi après-midi au Pharo, la présentation du premier rapport d’orientations budgétaires de la mandature a pris un ton inhabituel quand il a fallu partager l’ampleur d’un déficit dont le successeur de Martine Vassal assure n’avoir pris connaissance que ce lundi. « Nous nous attendions à quelques haies, mais c’est une vraie muraille que nous avons », illustre le vice-président (LR) aux finances. En cause, les ponctions de l’État, à hauteur de 60 millions d’euros, bien plus que ce qui avait été anticipé. « Nous sommes parmi les quelques territoires les plus frappés en France par les choix de la loi de finances », souligne-t-il. Surtout, le déploiement des nouvelles infrastructures de transports, de l’extension du tramway aux nouveaux bus à haut niveau de service font exploser les coûts d’exploitation de 81 millions d’euros (notre édition du 16/04).
Alors le nouvel exécutif métropolitain présente à l’hémicycle un budget volontairement en déficit, de 123 millions d’euros. Et met toutes les pistes sur la table. « Face à ça, il n’y a pas 36 solutions : c’est soit des augmentations d’impôts, soit des réductions drastiques, soit un mixte des deux. Ou soit on demande à l’État de décider lui-même. C’est eux qui nous imposent cette situation, c’est à eux de l’assumer », tempête le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. Une menace agitée qui se double d’un appel face aux perspectives de voir dérailler les finances métropolitaines face aux charges de la RTM. « Soit l’État nous donne les moyens d’avoir une politique des transports ambitieuse, soit on ne pourra pas doter ce territoire des équipements qu’il mérite. »
En face, seul le RN ferme la porte à toute recette fiscale supplémentaire, « une ligne rouge infranchissable », plastronne le député Franck Allisio. « Nous n’avons qu’un point en commun, d’avoir perdu les élections, alors je vous appelle à un peu d’humilité », le douche Romain Simmarano. « Nous avons besoin de ressources pour que nous puissions déployer les politiques nécessaires », abonde l’ancien député PCF Pierre Dharréville.
« Il faut vite renégocier le pacte financier et fiscal, la méthode avait fonctionné », rappelle donc la maire (GRS) des 1er-7e, Sophie Camard, avant que l’institution n’approuve la préparation d’un nouveau pacte de gouvernance. Bientôt présidente de la RTM, la maire adjointe (DVG) Samia Ghali avertit : « Les choix qui ont été faits par le passé, je ne m’en sens pas comptable. » Mais elle défend la poursuite des chantiers. « Les transports, c’est la vie », lance-t-elle.
« Nous n’avons pas de regret à avoir sur nos investissements », approuve le vice-président (DVG) aux transports, Frédéric Vigouroux. Et appelle à ce que la Métropole obtienne ce que seule la région parisienne a la possibilité de faire, d’augmenter le versement mobilité payé par les entreprises au-dessus du plafond des 2% de leur masse salariale. « Il faut que le versement mobilité soit au niveau : un point, c’est 220 millions d’euros », répète-t-il, par trois fois, tandis que le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux appelle à solliciter les autres collectivités, pour préserver les dotations aux communes.
Dans l’immédiat, c’est la conférence des maires ce mardi qui aura à trancher dans les arbitrages. Absent de la séance pour pouvoir rencontrer le président de la République, le maire (DVG) de Marseille a lui pu plaider la cause métropolitaine directement au plus haut sommet de l’État. Avant que ses habitants n’en fassent les frais.
NOMINATIONS EN SÉRIE DANS LES ORGANISMES MÉTROPOLITAINS
Une vingtaine de structures ont vu leurs représentants métropolitains désignés ce jeudi, des régies d’eau aux parcs régionaux. En particulier trois structures clé, dont la Ville de Marseille vise la présidence.
Euroméditerranée
Est nommé en représentant titulaire de la Métropole le maire (PS) des 2e-3e, Anthony Krehmeier, avec comme suppléant le maire (PCF) des 15e-16e, Jean-Marc Coppola. La municipalité aura aussi à désigner ses propres représentants.
Provence Métropole Logement
Sont nommés au conseil d’administration sept titulaires représentant le conseil métropolitain : Martial Alvarez, Audrey Garino, Tina Biard-Sansonetti, Audrey Gatian, Julien Rossi, Jean-Marc Signes, Pierre Huguet. S’y ajoutent six personnalités qualifiées : Romain Canicave, Candice Letourneur, Morgane Dutertre, Jean-Marie Angeli, Jean-Pierre Rolland, Hanifa Taguelmint. Et une représentante de l’association Habitat alternatif social, Cécile Suffren.
Régie des transports métropolitains
Sont nommés au conseil d’administration André Molino, Jean-Pierre Serrus, Gaby Charroux, Romain Simmarano, Frédéric Vigouroux, Eric Chevalier, Samia Ghali, Nicolas Hue, Marie Batoux, Julien Harounyan, Audrey Gatian, Julien Rossi, Josette Furace, Clara Jaboulay, Pierre Huguet, Amine Kessaci, Arnaud Drouot. S’y ajoutent en personnalités extérieures Christian Pellicani et Vincent Kornprobst, en représentants des usagers Jean-Marc Maini, Ouahid Boustila, Olivier Couqueberg, en représentante du conseil départemental Valérie Guarino, en administrateur désigné par la chambre de commerce et d’industrie Jean-Michel Lacaux.
ONZE CONSEILLERS DÉLÉGUÉS POUR LE BUREAU
Après la désignation de vingt vice-présidents lors de sa première séance (notre édition du 08/04), le conseil métropolitain a désigné ce jeudi onze conseillers délégués qui siégeront également dans son bureau. C’est le cas du maire (LR) d’Allauch, Lionel de Cala, de l’adjoint (PS) au maire de Marseille délégué aux finances Joël Canicave, de l’adjointe (DVD) à la maire d’Aix déléguée à la jeunesse, Kayané Bianco Roatta, du maire (SE) de Cornillon-Confoux Daniel Gagnon, du maire (DVG) d’Ensuès-la-Redonne, Michel Illac, de l’adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée au logement, Audrey Garino, du maire (DVD) de Venelles Arnaud Mercier, de l’adjoint (DVG) au maire de Marseille délégué à la propreté Hedi Ramdane de la maire (DVD) d’Auriol Véronique Miquelly, du maire (PS) de Vitrolles Loïc Gachon et enfin du maire (DVD) de Simiane-Collongue Philippe Ardhuin. « Les délégations seront connues dans quelques jours, sans surprises, en tenant compte des compétences », indique le président LR de la Métropole, Nicolas Isnard. En précisant qu’un certain nombre d’élus « auront une lettre de mission pour s’occuper de domaines particuliers que nous ne souhaiterions pas oublier ».

Le débat autour du rapport sur les orientations budgétaires, qui a conclu le 3e conseil municipal jeudi, a été pour le moins tendu. Le maire d’extrême droite Philippe Maurizot, soutenu par le député RN Franck Allisio, a déclaré présenter un « budget techniquement sécurisé » dans « un contexte de transition institutionnelle », afin d’« assurer la continuité du service public, sécuriser les équilibres financiers et poursuivre les opérations déjà engagées ».
L’opposant Nicolas Féraud (PCF) a presque eu peine à s’exprimer sur ce point, à l’heure de questionner sur des choix de long terme. « L’épargne brute [4 886 000 euros, Ndlr] de 2026 intègre des recettes qui ne seront pas reconduites… Ce qui laissera une marge d’autofinancement limitée. Quelle sera cette épargne à horizon 2027-2028 ? » demande l’élu, sous les huées des partisans du maire. L’édile agite l’épouvantail : « Nous sommes dans une phase de transition, dans un monde en guerre, avec des incertitudes majeures sur le prix du carburant, les attributions de compensation de la métropole, et vous demandez des réponses qui relèvent de la boule de cristal ! On va en budgéter une, peut-être on la trouvera sur Temu », ironise-t-il.
« Peut-être en aurez-vous besoin pour savoir quand votre ami Trump arrêtera de bombarder l’Iran », rétorque le communiste, coupé par les hurlements de l’assemblée.
De son côté, l’autre opposant (PS) Jean-Michel Leroy, parle « d’inaction de la mandature précédente » au vu des 12 millions d’euros non utilisés du précédent budget. Il insiste sur « le besoin, pour une collectivité, de voter un budget à l’équilibre qui, autrement, perçoit des impôts pour rien ». Puis il pointe le « besoin de manager pour cette armée de fonctionnaires, à 80% exécutante, sans chefs ni missions claires », dont « 101 vacataires, dont je vous invite à réfléchir à une manière de régulariser leur situation, il n’y a rien dans le budget de ce point de vue », conclut-il.
Philippe Maurizot, bien que remerciant « une analyse tout à fait exacte », affirme « aller de surprise en surprise depuis trois semaines ». Et va jusqu’à parler de « cadavres dans les tiroirs ». « Alors quand on me demande “qu’est-ce qu’on attend pour faire”, je reste calme mais j’en pense pas moins » répond l’édile, sous des applaudissements forcés. « On a vécu bien plus que des sarcasmes en 20 ans, habituez-vous à plus que ça », assume-t-il. Tout un style.