Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Billet] « Mieux vaut aller à l’académie de billard ! »

    [Billet] « Mieux vaut aller à l’académie de billard ! »

    La saison tire à sa fin et pour avoir suivi et être au plus près de ces dirigeants qui régissent l’activité bouliste, je m’insurge contre certains propos, qui m’obligent à monter aux bouchons !

    Suite à certains entendus, il est vrai parmi tant d’autres, qui soit dit en passant sont aussi frustes que leurs auteurs, bien souvent. Car n’ayant pas peur des mots, il n’est pas usurpé que j’écrive, que pour bon nombre, certains seraient plus intelligents de mettre en sourdine.

    Parmi ces « nuisibles », ces « cas sociaux » qui viennent rouspéter
    pour le fait qu’ils se sont retrouvés sur des terrains hostiles, des terrains dont les méandres leur ont joué des mauvais tours.

    En fait des terrains, où ils n’ont pu adapter leur savoir-faire, et c’est tout simplement de là que vient le mal.

    Que chacun sache qu’aucun règlement bouliste ne stipule, définit et spécifie une réglementation, avec obligation pour la composition des aires de jeu. Lisse, bosselée sablonneuse, aux joueurs de prendre en compte et s’adapter. Donc à ces joueurs qui, faute de s’adapter aux terrains, passent leur temps à se plaindre, à critiquer, mieux vaut les inviter à se tourner vers l’académie
    de billard !

  • La Ville de Marseille amène la prévention au plus près des jeunes

    La Ville de Marseille amène la prévention au plus près des jeunes

    « La loi, à quoi ça sert ? » Autour du jeu de l’oie « graine de droit », installé sous un arbre du jardin de la Porte d’Aix (1er), Ahmer et ses petits camarades se grattent la tête. Il trouve la réponse : « Protéger les personnes ! » Ateliers de sécurité routière avec la police municipale, gestes de premier secours avec les marins-pompiers, centre de loisirs de la police nationale, stands de tir à l’arc, de badminton, escalade avec l’Addap 13… Associations et institutions ont investi la place, au cœur de Belsunce, pour la journée phare, ce mercredi 8 octobre, de la semaine de la prévention et de la protection de la jeunesse organisée par la Ville de Marseille et la mairie des 1er et 7e arrondissements. Dans les centres sociaux, les écoles ou les lycées des projections, animations sont aussi au programme.

    Une formule, qui, en tournant dans les quartiers marseillais depuis deux ans, rencontre un franc succès, se félicite Zoubida Meguenni, conseillère municipale (PM) déléguée aux politiques de prévention, protection et de médiation sociale pour les jeunes. Le but : « Amener la prévention sur les territoires dont beaucoup sont isolés, ici c’est le centre-ville mais il y a des problèmes de drogue et de violence », rappelle l’élue. Avec cette journée, il s’agit aussi d’« occuper le terrain », ajoute-t-elle, et d’informer « tout le monde sur les outils à disposition », en créant par la même occasion une synergie entre tous.

    Zoubida Meguenni aimerait faire plus, plus longtemps avec plus de moyens, déplorant le « grand vide » en matière de prévention. Même s’il y a de légers bougés. Manu*, éducateur à la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse), embauché avec cette mission, « une nouveauté cette année depuis septembre », nous indique Pierre Pibarot, directeur territorial de la PJJ des Bouches-du-Rhône, explique : « Ce qui fait tomber les jeunes dans le trafic c’est l’appât du gain, la rupture avec les institutions telles que la police, l’Éducation nationale et la banalisation de la violence et de la criminalité. C’est un travail sur le temps long, on essaie de mettre tous les moyens possibles. Mais quand ils en sortent, c’est par l’amour… Ou la mort. »

    * Le prénom a été changé

  • Le Cria met à l’honneur des parcours d’exilés avec une réussite à la clé

    Le Cria met à l’honneur des parcours d’exilés avec une réussite à la clé

    Jalonnés d’embûches, les parcours migratoires peuvent aussi déboucher sur de beaux projets de vie. « On parle beaucoup des difficultés, mais une fois surmontées, elles révèlent des trésors d’initiatives. Nous avons voulu aborder cette semaine nationale sous un angle positif », explique Marion Crôle, présidente du Cria Paca.

    C’est une entrée à plusieurs portes dans l’univers du déracinement que proposait le Cria à ses partenaires, lors de cette journée dédiée à l’intégration. Une exposition photographique pour retracer différents parcours de ceux que la vie, la guerre, la crise économique ou politique a poussés à s’expatrier, des podcasts à écouter dans un combiné téléphonique, des vidéos et des témoignages sensibles.

    Une médecin afghane qui poursuit les démarches pour faire reconnaître son diplôme, tout en s’engageant bénévolement comme assistante sociale auprès de Médecins du Monde et comme secouriste à la Croix-Rouge, une psychologue ukrainienne qui poursuit ses études pour reconstruire sa vie à Marseille, une Marocaine qui a puisé dans son savoir-faire culinaire de quoi monter un restaurant aussi généreux en sourire qu’en saveurs, un jeune guinéen ayant bravé la Méditerranée devenu président d’une association culturelle œuvrant pour l’alphabétisation et l’accompagnement administratif…

    En puisant dans leurs ressources personnelles et en combinant leur héritage culturel aux apprentissages du pays d’accueil, les exilés ne se contentent pas de trouver leur place dans la société : ils l’enrichissent.

  • Plan-de-Cuques étrille Sambre aux Ambrosis

    Plan-de-Cuques étrille Sambre aux Ambrosis

    Le rose leur va si bien. Avec leur tenue fluo, pour le lancement d’Octobre rose, Plan-de-Cuques a terrassé Sambre Avesnois, mercredi soir, grâce à un match maîtrisé durant 60 minutes. Une victoire 46-23, avant de prendre le cap vers la Normandie, samedi.

    Idyllique, idéal, parfait, quelques mots pour décrire le début de partie des Plan-de-Cuquoises. Face à des Nordistes sans idées, les joueuses d’Angélique Spincer ont infligé un 8-0 lors du premier quart d’heure. Le HBPC a aussi été aidé par sa gardienne suisse. Léa Schüpbach a réalisé son meilleur match depuis son arrivée cet été. Une première mi-temps incroyable avec 63% de parades (12/19). 19 à 7 était le score à la pause, la victoire se dessinait déjà.

    Plan-de-Cuques a continué de montrer du sérieux lors de la seconde période. L’écart créé était important, mais Nele Antonissen (8 buts) et Manon Loquay (9) se sont montrées décisives pour alourdir le score. Une démonstration bienvenue lors d’une semaine à deux rencontres pour les Bucco-rhodaniennes. Samedi, c’est au Havre, le promu, qu’elles se rendent pour poursuivre leur série.

    Ce 46-23 administré à Sambre a par ailleurs ravi Manon Loquay, l’une des joueuses du match : « Je pense qu’elles ont eu un match sans et nous, tout nous a réussi. C’est bien pour nous, car on se rachète de cette défaite contre Nice, on a une belle semaine qui arrive et l’objectif est d’aller chercher les six points. »

    PLAN-DE-CUQUES 46 (19) SAMBRE 23 (7)

    5e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    HBPC : Novellan, Schüpbach – Martel, Loquay, Berrais, Puleri, Kromoska, Antonissen, Dembele, Naal, Perret, Elisme, Mathon

    Entraîneur : Angélique Spincer

    SAMBRE : Toubissa-Elbeco, Tignon – Chalandrier, Adon, Kvasova, Tourigny, Kouaya, Ardouin, Ballureau, Lombindo, Ngongang, Kibuey, Sias

    Entraîneur : Julien Vasseur

  • Bientôt un nouveau lieu dédié à la seconde main à Aubagne

    Bientôt un nouveau lieu dédié à la seconde main à Aubagne

    « Plus qu’un simple magasin, il s’agit d’un véritable lieu de vie où le réemploi, la seconde main et les ateliers créatifs sont à l’honneur », présente la ressourcerie le Dirigeable.

    Implantée depuis 2016 dans la zone industrielle des Paluds, la ressourcerie dévoilera, le 15 octobre prochain, son nouveau lieu. Situé « entre KFC et l’hypermarché Auchan », au 1100 chemin de l’Avelanède, l’endroit proposera une boutique, pour « acheter autrement ». Les clients y trouveront « une sélection d’objets de seconde main, soigneusement triés et valorisés », détaille l’association Evolio. Au-delà de l’acte d’achat, le public pourra y venir pour participer à des ateliers « bois, couture, vélos, objets électriques pour apprendre à transformer, réparer ou détourner des objets du quotidien ».

    L’objectif de l’endroit, dont la première pierre a été posée il y a près de deux ans, est également de « partager : un lieu convivial pour échanger des idées, des savoir-faire et des bonnes pratiques autour de l’économie circulaire ». L’ambition de l’association Evolio est de « créer un espace convivial et engagé, pensé pour prolonger la vie des objets tout en encourageant la créativité ». La localisation de ce nouveau lieu interroge. Certes, il est tout à fait bien placé pour toucher le maximum de gens, étant donné la fréquentation de l’hypermarché. Mais ceux qui vont faire leurs courses dans cet hypermarché sont-ils sensibles au réemploi, à la réduction des déchets, et à l’économie circulaire ? Ce sera tout l’enjeu, sans doute, de ce nouveau lieu. Amener le plus grand nombre à s’intéresser, voire à adopter, cette démarche écoresponsable et solidaire. Cette activité fait notamment travailler des salariés en insertion.

  • Une liste « verte et sociale » alternative à la majorité

    Une liste « verte et sociale » alternative à la majorité

    Elle est clairement l’outsider des prochaines élections municipales. Entre François Bernardini, le maire d’Istres en poste depuis 2008 candidat à sa propre succession, et son principal opposant politique Robin Prétot (LR), Catherine Mickus, tête de liste du collectif créé en mars 2025 « Istres verte et sociale », voudra se frayer un chemin grâce à une campagne de qualité « menée sur les idées ».

    Arrivée à Istres en 2016, l’interprète de conférence à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) porte une alternative à la majorité sortante. « On ne dit pas que le maire a tout fait faux, ce n’est pas vrai, explique-t-elle. Il y a tout un réseau d’actions sociales qui sont tout à fait remarquables, et ça, on ne le remet pas en question. » Mais la presque retraitée, encartée chez la France insoumise, veut aller plus loin, avec un projet inscrit dans la « ligne du Nouveau front populaire ».

    Ses priorités : l’écologie et la transparence. « La surbétonisation de la ville n’est pas durable, il faut que ça cesse, affirme-t-elle. Et puis il y a l’enquête du Parquet national financier à l’encontre du maire (*) qui pose question. Ce n’est plus acceptable d’avoir ce type de gouvernance au XXIe siècle, il faut que ce soit moins horizontal en associant beaucoup plus les citoyens, donc en mettant en place des outils de concertation, de consultation et de participation. »

    Pour incarner l’orientation de cette liste de rassemblement de gauche, à laquelle se sont alliés Europe Écologie-les Verts, Génération.S et le Parti socialiste, Catherine Mickus a lancé une série d’actions concrètes, comme des ramassages de déchet, afin d’allier « l’utile à notre programme ». Les événements sont à retrouver sur les réseaux sociaux d’Istres verte et sociale.

    (*) Poursuivi pour des faits supposés de corruption, favoritisme et abus de biens sociaux, François Bernardini, présumé innocent, comparaîtra en juin 2026 devant le tribunal judiciaire de Paris, selon La Provence.

  • Serge Secchi signe un retour gagnant !

    Serge Secchi signe un retour gagnant !

    Deux cent vingt joueurs ont pris samedi matin le départ de ce qui est l’un des deux derniers championnats départementaux. Il est vrai que comme dans le prochain qui se déroulera début novembre à Port-de-Bouc : le triplette mixte au Jeu Provençal, ces deux compétitions entrent exclusivement dans le concept départemental, comprendre qu’il n’y a pour l’heure, aucun accès vers un championnat national.

    Peut-être, une des raisons qui fait que certains bons joueurs de la spécialité, aient décidé de faire l’impasse sur leur participation.

    Quoi qu’il en soit, ils sont quand même un nombre conséquent à être venus tenter l’aventure, se jauger sur leur capacité en solitaire.

    Répartis sur quatre sites, dont trois dans le décor du Bassin minier à savoir la Bouilladisse, la Destrousse et Peypin et un l’A.B. Saint-Tronc, le site où s’était terminée la précédente édition.

    Là justement, où avait été sacré Kévin Giani devant Stéphane Girardet son dauphin lui qui fût champion en 2023.

    Si l’IA du tirage au sort, permettait aux deux garçons de revenir sur le terrain de leurs exploits, ils ne pourront franchir le cap de la première journée, et ainsi laissé la voie libre pour les 32 derniers assaillants qui vont se retrouver le lendemain à Peypin.

    Peypin, où avant de nous y rendre nous avions croisé en entame ce samedi, sur ce complexe de Saint-Tronc, un jeune garçon tout juste junior licencié justement à Peypin.

    Nous étions dans la Poule 25 : alors que Kevin Giani venait de baisser pavillon face au Septèmois de l’Étoile, Daniel Jamakorzian et que dans le même temps le jeune Clément Marasca s’était incliné face à Pierrick Armitano. Nous le retrouvons donc, face au champion en titre. S’il est évident, pour lui, que la marche était bien haute, les éloges avancés par ses adversaires en disent long sur le talent et les qualités de ce jeune, fort prometteur dans la discipline. Nous retrouvions donc le dimanche matin sur le complexe sportif de Peypin, où sous la direction du président du comité Patrick Fara accompagné de Jean Léonetti et Éric Vassallucci les délégués, va se poursuivre la compétition.

    Un complexe soigneusement préparé par l’équipe du président Rachid Belhadji, hélas balayé par un mistral violent et froid.

    Voilà qui rafraîchit beaucoup la température, mais pas l’ardeur des 32 derniers assaillants qui se lancent à l’assaut du titre départemental… Laissé vacant depuis la défaite de Kevin Giani la veille.

    Un constat s’impose quand Gaëtan Groubon est le premier à vaincre en 16e. On peut noter que la Boule Modérée compte six fers au feu. Cette belle armada perd ensuite Christian Enrico et Enzo Paolucci.

    Le choc de ce premier tour sans vouloir offenser les autres protagonistes oppose Serge Secchi et Lucas Lombardi. Le champion départemental en famille va connaître un petit passage à vide qui lui sera fatal. Ce qui mettra son adversaire sur orbite.

    En 8e le sort offre un duel fratricide entre deux « Modérée ». À son terme, Gaëtan Groubon s’incline par la plus infime des marges, et l’on voit Mickaël Martins de Arujo prendre la voie royale. Des deux représentants de la Boule Dorée Franck Secchi va se fourvoyer et sombrer en se démarquant de deux points, dans une belle bataille navale face au Ciotaden Yannick Lefèvre.

    Alors que Patrick Bellusci va prendre la route des quarts soutenu par Karim Bentahar, en dominant le vert de Biver Thierry Marchi. Ça roule bien pour Sylvain Lanati, avant que sur la route des quarts, il ne croise Martins de Arujo, qui lui fasse prendre la voie de garage.

    Inexorablement la sélection bat son plein et Marc Enrico qui a bataillé fort pour venir à bout de Lefèvre, va payer cette dépense d’énergie dans le dernier carré. Il ne pourra empêcher son adversaire de se hisser en finale.

    Dans le même temps, l’enfant du pays, Rosa, livre une farouche bataille face à Martins de Arujo. Le local va s’incliner face à un adversaire bien efficace à l’appoint.

    L’appoint, cette précision qui va manquer dans le dernier acte à Martins de Arujo. Lui qui avait été magistral jusqu’à cette finale, va par deux fois passer au travers. Ce qui va lui être fatal, surtout face à un garçon de la trempe de Serge Secchi.

    Le sociétaire de la boule Sainte Rosalie La Fare signant ainsi après un séjour dans la Haute-Garonne un retour gagnant.

    16e de finale : Gaëtan Groubon – Michell Marquand 11-4 Franck Secchi – Enzo Paolucci 11 5 Mokhtar Boukaala – Jean-David Merlin 11-1 Mickaël Martins de Arujo – Pierre Fucito 11-9

    Henri Ambrosino -Lorenzo Leroy 11-8

    Sylvain Lanati – Charles Vella 11-6

    Nicolas Tondi – Christian Enrico 11-9

    Enzo Groubon – Christophe Arrigoni 11-4

    Christophe Ligéro – Franck Kritter 11-8

    Thierry Marchi – Jason Burg 11-9

    Philipe Jodar – Anthony Gugliotta 11- 8

    Fabien Rosa – Nicolas Dorison 11-6

    Marc Enrico – Kevin Vallauri 11-4

    Patrick Bellusci – Quentin Tricon 11-8

    Serge Secchi – Lucas Lombardi 11-7

    Yannick Lefèvre – Stéphane Picon 11-9

    8e de finale :

    G. Groubon – M. Martins de Arujo10-11

    M. Enrico – M. Boukaala 11-4

    F. Secchi – Y. Lefèvre 9-11

    E. Groubon. – F. Rosa 2-11

    H. Ambrosino – N. Tondi 11 -1

    P. Jodar – S. Lanati 6-11

    T. Marchi – P. Bellusci 4-11

    F. Kritter – S. Secchi 3-11

    Quarts de finale :

    S. Lanati – M. Martins de Arujo 8-11

    H. Ambrosino – F. Rosa 10-11

    P. Bellusci – S. Secchi 4-11

    M. Enrico – Y. Lefèvre 11-10

    Demi-finales :

    M. Enrico – S. Secchi 5-11

    M. Martins de Arujo – F. Rosa 11-8

    Finale : S.Secchi – M. Martins de Arujo

    1-0 // 1-1 // 3-1 // 3-3 // 5-3 // 8-3 // 8-5 // 11 -5

  • Aix retrouve la lumière

    Aix retrouve la lumière

    Rappelons-nous des heures de gloire de la Boule de la Petite Vitesse à Aix-en-Provence. C’était de 1966 jusqu’au début 2000. Il y avait un événement incontournable la veille de La Marseillaise. C’était le Grimaldier appelé le pré-Mondial La Marseillaise. Le dernier tour de chauffe avant la grande étape Marseillaise. Toutes les têtes de série étaient présentes. Le record de participation a été validé en 1999 (154 triplettes), l’année de la victoire de Pierre Helfrid, Louis Molinas, José Palazon. Hélas, en 2003 le concours s’arrête sur le succès de Gilles Gayraud, José Batista, Patrick Vilfroy.

    Vingt ans après, Aix retrouve son lustre d’antan grâce à Bruno Mansio sous le nom de la Boule Aixoise. Il emmène dans ses valises le géant Marco Foyot vainqueur à trois reprises du Grimaldier. Un coup de maître ! Grâce à l’aura de Foyot derrière des grands joueurs adhérents (Hatchadourian, Chagneau, Riviera, etc.). Deux ans après, le club organise un National en grande pompe dans l’illustre Parc Jourdan. Ce sera ce week-end.

    Avec Cisou Cantarel, enfant du pays, plaque tournante également de la société bouliste (dont le grand-père fut l’un des grands noms de la pétanque aixoise avec Élie Vian), Aix a trouvé un trio solide. Mansio, Foyot, Cantarel et une belle équipe de bénévoles pour partir dans cette aventure.

    Elle commence demain avec le concours doublette à 14h. Samedi, début du National à 9h et du National Féminin à 14h, dimanche à 9h, concours jeûnes minimes-cadets-juniors. Lundi, Régional Vétérans.

    Le plateau pour ce National est royal avec la présence de pratiquement tous les champions et des équipes de rêve comme Montoro, Bonetto, Puccinelli. Henri Lacroix sera sur la ligne de départ avec Doerr et Bandikian. Christophe Sarrio est accompagné de Nonce Murati et Agaccio.

    Les locaux Riviera, Cantarel, Hatchadourian devraient briller sur leur terre. Le multiple champion du monde Philippe Suchaud compose une équipe insolite avec Nicky Gargowitch et Petit Jean. Le champion de France, Laurent Matraglia est associé à Jean-Claude Jouffre et Jessy Lacroix. L’excellent Yoann Cousin joue avec les expérimentés Cédric Salvini et Kevin Lelouche.

    Il faut se méfier de Thierry Grandet, Laurent Dumont et A.Cortes. Au rayon homme en forme, Albaladejo est dans le top 5. Il devrait briller avec Élie Winterstein et J.C Gimenez.

    Le petit phénomène Dawson Herleman est associé à Gino Deslys et Frédéric Delys. L’Italien champion du Monde Alessio Cocciolo, Laurent Nguyen et Michel Adam peuvent prétendre à la victoire. Gilles Gayraud, Gino Dubois et Jonathan Ramos sont homogènes et difficiles à manier.

    C’était un petit tour de table mais d’autres triplettes sont susceptibles de bousculer la hiérarchie et venir briller au pays de Cezanne.

  • Avec Chambéry, une bonne connaissance débarque à l’Arena

    Avec Chambéry, une bonne connaissance débarque à l’Arena

    Chambéry, ville au pied des montagnes vivant passionnément pour le handball depuis plusieurs décennies. Géant souvent dans l’ombre du grand Montpellier, le Chambéry Savoie Mont-Blanc Handball (CSMBH) peut se targuer d’avoir sorti de grands noms du sport tricolore. Parmi eux, Daniel « Air France » Narcisse, l’un des Experts, Melvyn Richardson, fils de Jackson, qui a lancé sa carrière en Savoie. Il y a aussi eu les champions du monde Cyril Dumoulin et Xavier Barachet. Plus tard, Alexandre Tritta et Antoine Tissot sont sortis de ce centre de formation renommé.

    Des trophées et une aventure européenne

    Aujourd’hui au Pauc, ces deux derniers vont retrouver leur ancien club, ce jeudi soir (20h), à l’occasion d’un match avancé de la 6e journée de Starligue. Une affiche entre deux formations rêvant de retrouver les compétitions européennes et avec un jeu pouvant être spectaculaire. « C’est un peu moins particulier que la saison dernière, car je venais de quitter le club. C’est toujours sympa de les retrouver et ça donne une saveur particulière à l’affrontement sur le terrain. » Ces mots d’Antoine Tissot lancent la confrontation. Le jeune ailier droit a passé six ans à Chambéry, dont quatre en professionnel. Il garde évidemment de bons souvenirs de sa formation au CSMBH : « Je me rappelle d’une finale de Coupe de France (perdue) contre Nantes, la 4e place en championnat nous a offert la Coupe d’Europe avec des déplacements à Berlin ou Bucarest. Ce sont des moments marquants. »

    Alexandra Tritta est lui un historique de la maison chambérienne. Au Phare, la salle de l’équipe, il a été l’un des gardiens de la réussite du club durant les années 2010. « J’ai encore des copains là-bas, c’est cool de les retrouver, mais il faut aussi gagner. J’ai le souvenir de la victoire en Coupe de France (2019), mais surtout les grosses ambiances au Phare avec les Frega et les Fondus, les groupes de supporters. »

    Actuellement, quatre Aixois sont passés par Chambéry (Brouzet et Kalandadze, également), sans compter le directeur sportif, Philippe Gardent. Même si l’effectif a été largement modifié en deux ans, Tritta et Tissot possèdent encore quelques amis en Savoie. « Il y a le capitaine Pierre Paturel, Queido Traoré, des historiques », dit le premier cité. « Le coach adjoint Raphaël Planchet aussi », ajoute le second. D’anciens joueurs du Pauc sont également au CSMBH désormais. Ce match ressemble donc à une réunion d’anciens coéquipiers, sans oublier le but principal pour les deux équipes : gagner.

  • [Entretien] Le procès de Mazan « a montré que la violence sexuelle est massive »

    [Entretien] Le procès de Mazan « a montré que la violence sexuelle est massive »

    Stéphanie Fonvielle, maîtresse de conférences en linguistique à Aix-Marseille université (AMU), Laurence Hérault, anthropologue et professeure à l’AMU, ainsi qu’Irène Sériaux, étudiante en master 2 d’anthropologie, répondent à La Marseillaise.

    La Marseillaise : Le 2 septembre 2024, le procès des viols de Mazan démarre, à Avignon. Comment vous êtes-vous dit, à quatorze, « on y va » ?

    Laurence Hérault : C’était spontané. Dans notre coin, on s’intéressait au procès et à un moment, on s’est parlé et on s’est dit : « Ce procès est à nos portes et il faudrait une enquête anthropologique, car il va sans doute être historique. on ne peut pas ne pas travailler dessus. » L’équipe s’est formée et on a passé un peu plus d’un mois, en décembre 2024, à Avignon.

    Stéphanie Fonvielle : Ça a demandé un aménagement complètement inédit dans le monde de la recherche. C’est-à-dire qu’on a des cours à suivre, des articles à faire. On a dû suspendre beaucoup de choses, simplement pour pouvoir partir. Je pense que ça explique le style et l’urgence dans l’écriture. C’était assez inédit pour nous : le monde de la recherche, c’est le temps long.

    Dans votre livre, vous vous intéressez surtout aux personnes autour du procès. Pourquoi ?

    L.H. : On ne voulait pas faire une anthropologie judiciaire. On est partis avec l’idée de l’événement. Qu’est-ce que ce procès, en tant qu’événement, fait aux gens, à leur vie ? Donc, il fallait sortir du tribunal, qui était quand même le centre névralgique, mais notre idée était d’aller vers les gens.

    S.F. : Nous, on sait faire de l’enquête de terrain. On avait une force de frappe importante d’attaque. On est 14 enquêteurs et enquêtrices : ça veut dire 200 entretiens, 1 000 pages de transcription, une force de frappe qu’un seul ou deux chercheurs ne peuvent pas avoir.

    Qu’est ce qui vous a marqué dans cette enquête de terrain ?

    S.F. : Voir comment une ville peut devenir un événement d’écriture. Pendant ce procès, il y a une prise d’écriture collective, par les militantes et les associations féministes, à travers les collages. Il y a eu l’émergence de nouveaux slogans, comme celui en réponse à « il y a viol et viol » [ce qu’avait dit un avocat de la défense Ndlr], qui a donné « non, un viol est un viol », qui est repris dans les mouvements féministes.

    L.H. : Ce qui est ressorti, aussi, est que la violence sexuelle est massive et qu’elle est l’expérience profonde et quotidienne des gens. Même ceux qui ne se sentent pas concernés sont quelque part touchés par le procès ou par la violence sexuelle.

    Vous mobilisez le concept de « continuum de violence sexuelle ». De quoi s’agit-il ?

    Irène Sériaux : C’est un concept de [la sociologue] Liz Kelly, qui signifie que les femmes vivent continuellement des violences, sans forcément les hiérarchiser, mais en les voyant comme un ensemble quotidien. C’est de dire que l’expérience commune des femmes, c’est celle potentiellement d’être victime de violences.

    L.H. : L’expérience des femmes, c’est « je peux subir n’importe quelle violence, n’importe quand, de n’importe qui ». C’était notre approche féministe de départ, l’idée que les violences sont systémiques et structurent la société. Sans le verbaliser, les femmes sont conscientes de ça. L’une d’elles nous a dit, en parlant du procès, qu’elle n’était pas tombée du 10e étage en l’apprenant. Les hommes en sont moins conscients. Mais ça bouge. Ce procès a montré des prises de conscience masculines. Il faut que, collectivement, on se rende compte que cela ne concerne pas que les femmes.

    Propos recueillis par Eva Janus

    « Mazan, anthropologie d’un procès pour viols », aux éditions Le bruit du monde.