Tag: Bouches-du-Rhône

  • L’AP-HM écarte un retour des urgences à Sainte-Marguerite

    L’AP-HM écarte un retour des urgences à Sainte-Marguerite

    Lourdement endettée, l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille cherche à valoriser son patrimoine. Et une fois de plus, son regard se porte vers les Hôpitaux sud. Quinze ans après la fermeture des urgences de Sainte-Marguerite et malgré les besoins croissants du secteur, un appel à manifestation d’intérêt a ainsi été lancé; le 31 juillet dernier, « pour la reconversion et dynamisation des sites de Sainte-Marguerite et Salvator », dans le 9e arrondissement de Marseille. Avec un an de retard : le groupement Segat, BeOpus et Earth Avocats devait rendre sa copie à l’automne 2024.

    L’enjeu est de taille : ce sont en effet quelque 110 000m2 de surface de plancher, à 95% d’immobilier neuf, qui devraient être valorisés. « Au regard de l’étendue du foncier, les sites de Sainte-Marguerite et Salvator présentent actuellement une sous-occupation immobilière avec un vieillissement du bâti », pointe le cahier d’orientations de cet appel à manifestations d’intérêts. Mais, avec l’arrivée du tramway à la fin de l’année ainsi que la construction du bâtiment « Totem » du biocluster d’immunologie destiné à accueillir les installations des laboratoires privés, ces infrastructures ont de quoi susciter des appétits. Malgré cela, L’AP-HM, qui n’a pas donné suite à nos sollicitations, indique rejeter fermement « toute cession de foncier » ainsi que « toute activité concurrente ou dont la nature ou l’image s’oppose à sa mission ou ses valeurs », privilégiant des baux de longue durée.

    « Un site vitrine »

    Si les documents d’urbanisme restreignent les usages du foncier en interdisant les activités de commerce et de service, « une demande de modification serait envisageable », glisse le cahier d’orientations. Seules 46 % des surfaces seraient dédiées aux programmes de santé, de recherche, de formation et de soins. L’AP-HM espère développer des activités de coordination avec la médecine de ville, ainsi que des consultations ambulatoires, densifier les activités de réhabilitation neurologique de l’Ugecam. Un pôle de données et d’intelligence artificielle de santé doit aussi être développé, potentiellement accompagné d’une pépinière d’entreprises et de laboratoires, en veillant à avoir « un environnement de travail favorable à l’attractivité des collaborateurs ». Pour cela, l’AP-HM défend des installations de type « campus », avec des équipements sportifs, de la restauration, une crèche. Enfin, le projet doit permettre des capacités d’accueil comme du logement étudiant, de l’habitat inclusif, une résidence autonomie, un hôtel hospitalier… La possibilité d’un retour des urgences n’est pas même évoquée.

    Pour permettre ces projets, le bâtiment de pédopsychiatrie, dont l’activité doit déménager dans les pavillons de l’hôpital Salvator, ainsi que les locaux techniques, ont vocation à être démolis. L’actuelle crèche ainsi que le Centre d’information et de soins de l’immunodéficience humaine (CISIH) doivent aussi être détruits et relocalisés sur le site. Les tours de logement infirmier et l’actuel Institut de formation en soin infirmiers, qui doit partir sur le campus nord en 2028, ainsi que le service santé de l’hôpital, seront quant à eux réhabilités. Enfin, un mail sera créé, tandis que les espaces publics doivent être requalifiés : de quoi faire de l’ancien pôle hospitalier « un site vitrine ».

  • Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    « Nique la guerre, faites l’amour » est une des façons d’exprimer son pacifisme. En tout cas celle choisie par Kider, l’auteur de l’un des graffitis visibles au Cratère, dans le quartier Paradis Saint-Roch.

    Typiquement le genre de sujet que peut traiter tout participant au concours photo « La paix dans ma ville », organisé par le service jeunesse de la Ville de Martigues. Le principe ? « Capturer à travers l’objectif ce qui représente la paix dans Martigues. Un moment de vie, une ambiance, un lieu, une rencontre… » indique la Ville, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

    À travers ce concours, le service jeunesse souhaite « donner la parole aux habitants et mettre en lumière la richesse des regards portés sur la ville. Un moment de partage et de créativité, pour rappeler que la paix se construit aussi au quotidien, dans nos espaces communs et nos relations ».

    La Ville se mobilise chaque année autour de la Journée internationale de la paix qui tombe, cette année, le 21 septembre. En 2010, la municipalité a d’ailleurs adhéré à l’association française des collectivités pour la paix et dédié une partie de son action dans « l’éveil d’une conscience et de la culture de paix » sur son territoire.

    Pour participer, au concours, il suffit d’envoyer une photo accompagnée de son nom, prénom et numéro de téléphone par email à jeunesse@ville-martigues.fr ou via WhatsApp au 07. 63. 14. 41. 65. Les résultats et la remise des récompenses auront lieu le mercredi 17 septembre à 18h, au jardin de Ferrières, dans le cadre de la Journée de la Paix.

    Participation jusqu’à 17h ce mercredi.

  • Des logements miniers repensés face au climat

    Des logements miniers repensés face au climat

    Près de 300 logements « hérités de la SA d’HLM de Franche-Comté (SAFC), devenu Néolia, réservés au logement des anciens mineurs », sont en attente de rénovations. Le bailleur social 3F Sud, filiale d’Action Logement, vient de lancer un plan stratégique pour réhabiliter ce patrimoine minier.

    En parallèle, le groupe 3F organise le concours d’idées « Conforts 2050 : réadapter l’habitat aux climats », en partenariat avec l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles. Cette expérimentation locale interroge notamment la réhabilitation à l’épreuve du changement climatique et retient Gardanne comme l’un des quatre sites de réflexion à l’échelle nationale. « Le concours vise dejeunes professionnels. Aujourd’hui, on a besoin d’une vision fraîche qui dépasse le sens du confort tel que la norme le décrit », explique Luca de Franceschi, directeur de l’architecture et du développement durable de 3F. Les candidats ont jusqu’au 7 octobre pour déposer leur proposition.

    Ce patrimoine, hérité de l’histoire minière, compte 296 logements, dont une large majorité (223) est située à Gardanne. « Le quartier est encore marqué par cette histoire, décrit Luca de Franceschi. Gardanne est un site emblématique de la naissance du logement social ». Le reste est réparti entre Fuveau, Gréasque, Meyreuil, Mimet, Rousset et les 2e et 15e arrondissements de Marseille. Majoritairement constitués de pavillons individuels, ces logements avaient été réservés aux familles de mineurs, via une convention passée avec l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM). Ils sont encore aujourd’hui habités par d’anciens mineurs et leurs familles. Mais, construites il y a plusieurs décennies, les habitations présentent désormais un état de dégradation « plus prononcé que la moyenne du patrimoine ».

    L’appel d’offres porte sur une mission de neuf mois, visant à réaliser un diagnostic complet du bâti, puis à élaborer une stratégie de réhabilitation sur cinq ans. « L’idée est aussi de repenser la notion de confort dans ces logements sociaux à l’épreuve du climat », estime 3F Sud. « Décarbonation, économies d’énergie et confort d’été » figurent dans les critères de réhabilitation. Les premières conclusions du plan stratégique sont attendues au printemps.

  • Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Habitués aux chocs, qu’ils soient contre la rambarde ou au contact de leurs adversaires, les hockeyeurs constituent des sujets idéaux pour une recherche dédiée aux traumatismes crâniens, plus communément appelés « commotions cérébrales », dans le monde sportif.

    Le service de neurochirurgie de l’hôpital de la Timone, dirigé par le Pr Henri Dufour, collabore depuis cet été avec les Spartiates de Marseille, dans le cadre de l’étude Crash (« Concussion Research And Screening in Hockey », que l’on peut traduire par Recherche et dépistage des commotions cérébrales au hockey). L’objectif est de « pouvoir étudier et comprendre les mécanismes de blessure et de récupération […] dans l’idée d’appliquer, ensuite, nos observations, nos recherches à la population générale », souligne Alizée Pann, neuropsychologue et coordinatrice de l’étude.

    « La question des traumatismes crâniens légers est un sujet qui nous préoccupe, car c’est une pandémie silencieuse. Le nombre de patients annuels qui ne vont pas être pris en charge sur le plan médical est considérable, parce qu’il n’y a pas de symptômes visibles », insiste-t-elle.

    Batterie de tests

    « En conséquence, on ne consulte pas ou on va juste aux urgences, où l’on fait face à des examens de base qui sont globalement normaux et rassurants, puis on rentre chez soi. Pourtant, les symptômes sont gênants dans la vie quotidienne et peuvent créer une forme de handicap invisible. »

    Les hockeyeurs marseillais ont déjà réalisé la première phase de l’étude Crash, qui consiste en un état des lieux, avant la saison, au travers d’une batterie de tests : une IRM cérébrale 7 Tesla, qui a pour objectif de « détecter les anomalies microstructurelles qui seraient non visibles avec des techniques classiques comme une IRM 1.5. ou un scanner », un bilan neurologique et neuropsychologique complet, un OCT (tomographie par cohérence optique), « un examen d’imagerie qui permet d’observer les différents composants de l’œil, de visualiser la forme et l’épaisseur des cellules de la rétine et du nerf optique qui achemine l’information visuelle vers le cerveau », et une évaluation neurovisuelle sur une tablette tactile.

    Suite à cette journée passée à l’hôpital, le service de neurochirurgie va pouvoir passer à la deuxième phase. « Pendant la saison, s’il y a une suspicion de choc ou un choc avéré, on viendra réexplorer l’athlète avec tous ces examens à nouveau, dans un délai extrêmement raccourci, pour voir toute la cascade neurophysiologique liée à la commotion cérébrale », détaille la clinicienne et chercheuse marseillaise. Son équipe observera de nouveau les hockeyeurs à la fin de la saison, en reproduisant à l’identique la phase une et en observant les effets d’une saison complète, et donc de chocs potentiels à haute intensité et fréquence, sur le fonctionnement neurologique et neuropsychologique.

    Entre-temps, le service de neurochirurgie analysera les enregistrements vidéo de chaque match à domicile pour identifier les contacts susceptibles d’avoir provoqué une commotion. « Je touche du bois, mais j’ai la chance de ne pas en avoir subi beaucoup, glisse Fabien Bourgeois, défenseur et assistant-capitaine des Spartiates de Marseille. « Je pense que notre collaboration avec la Timone est indispensable. C’est primordial dans notre sport. Les commotions cérébrales sont devenues de vrais fléaux, avec des séquelles parfois terribles. J’ai connu un joueur qui ne pouvait même plus écouter ses enfants pleurer à la maison », témoigne l’international français.

    À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique contre les commotions cérébrales. « Si on peut trouver un moyen objectif et rationnel de soutenir la récupération naturelle et spontanée, ce serait une belle avancée », note Alizée Pann, consciente du potentiel décisif de l’étude.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Robin Renucci

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Robin Renucci

    Rentrée du théâtre national de La Criée, climat politique et social, relation au public des quartiers populaires, place de la culture dans la ville de Marseille… posez vos questions à Robin Renucci

  • Les rendez-vous du 10 septembre dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse

    Les rendez-vous du 10 septembre dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse

    Dans les Bouches-du-Rhône

    Marseille.

    6h30 : Des points de rendez-vous sont programmés par « Indignons nous, bloquons tout » dès 6h30 à la Porte d’Aix, Place Castellane, au métro La Rose et sur le parking McDo de la Valentine.

    10h Réformés : appel à une manifestation rejoint par l’intersyndicale CGT, FSU, FO, Solidaires.

    18h Assemblés aux Réformés.

    Des blocages des autoroutes sont programmés au niveau de l’autoroute nord, du littoral et de la L2.

    La CGT AP-HM et la CGT des Territoriaux appellent à la grève.

    Pertuis. 10h Rond point MacDO

    Vitrolles. 6h30 Rond point Coca-cola

    Septèmes-les-Vallons. Grève des Territoriaux CGT.

    Aix-en-Provence. Un rassemblement est prévu à la Rotonde à partir de 12h à l’appel de « Indignons nous, bloquons tout ».

    Gardanne. Grève des Territoriaux CGT.

    Aubagne. 8h à la gare. Puis 17h assemblée populaire à l’espace des Libertés.

    Istres. Un rassemblement est organisé au rond-point du Auchan à 9h à l’appel de membres de « Indignons nous, bloquons tout ».

    Marignane. Grève des Territoriaux CGT.

    Martigues. Grève à l’appel de la CGT au centre hospitalier.

    Salon-de-Provence. 8h30 Hyper Intermarché. Grève des Territoriaux CGT.

    Arles : deux rassemblements sont organisés à 7h, place de la République et au Rond-Point Point de Crau à l’appel de « Indignons nous, bloquons tout ».

    Saint-Martin de Crau. Des blocages d’entrepôts sont annoncés par « Indignons nous, bloquons tout ».

    Vitrolles. « Indignons-nous, bloquons tout » annonce un blocage de Ikea.

    Et aussi : les salariés CGT Mines Energies en grève continuent les piquets de grève à Marseille, Tarascon, Fos-sur-Mer, Gardanne, Roquefort-La-Bédoule, Bouc-Bel-Air et Aix-en-Provence.

    Dans le Var

    Deux rassemblements vont cibler des zones commerciales. Une opération de blocage à partir de 5 heures du matin, sur le parking d’Hyper U aux Arcs-sur-Argens. suivie d’un pique-nique partagé et d’une Assemblée Populaire et Citoyenne dans le parc du Réal. Une autre à partir de 9 heures sur le parking de Leroy Merlin à La Valette-du-Var, à proximité de l’Avenue 83.

    Des actions sont aussi prévues à partir de 7 heures au parking du collège de Montauroux et 7 heures 15 devant le lycée Dumont d’Urville à Toulon. À 11h, un « pique-nique militant » est annoncé sur les berges du Caramy, à Brignoles. Le rond-point du péage de Bandol devrait aussi être occupé.

    Dans le Vaucluse

    Avignon. 10h rassemblement place de l’Horloge à l’appel de « Indignons nous, bloquons tout ». 11h agora citoyenne place du Palais des papes. 14h30 : rassemblement devant la préfecture à l’appel du Snudi-FO. Appel à la grève de la CGT CPAM et des Territoriaux du conseil départemental 84.

    Carpentras. Agora à partir de 10h30 devant la mairie.

  • Les oppositions misent sur une stratégie d’union pour les municipales

    Les oppositions misent sur une stratégie d’union pour les municipales

    Les oppositions misent, elles aussi, sur l’union pour les municipales de 2026. Les groupes Agissons ensemble, mené par François Berga, conseiller municipal d’opposition et Une Dynamique pour Lambesc, dirigé par Jean-Michel Carretero, lui aussi dans l’opposition, annoncent la création d’une liste commune : Lambesc en tête.

    « Ce choix responsable s’est construit en conscience, tout au long d’un mandat », expliquent les alliés, dans un communiqué commun. Selon eux, les convergences de votes ont été nombreuses « face à un maire conservateur et autoritariste ». Leur union vise à « mettre un coup d’arrêt à cette conception sans partage de l’exercice du pouvoir » et à dénoncer « le développement urbain débridé » qui marquerait le bilan de la majorité sortante. La nouvelle liste, conduite par François Berga, « en rupture avec ce passé pesant, a pour objectif majeur de répondre aux fortes attentes de changement ». Elle devrait incarner « une alternative de progrès social, démocratique, écologique et culturel », adossée « aux valeurs d’humanisme » et aux « principes républicains ».

    Le maire sortant, Bernard Ramond, ne briguera pas de nouveau mandat, mais sa première adjointe, Claire Blanc, portera une liste concurrente. Les opposants pointent déjà, selon eux, un risque « fort d’alliance entre Claire Blanc et l’extrême droite », rappelant « le soutien stratégique que Ramond a apporté au député RN de la 15e circonscription des Bouches-du-Rhône ». La nouvelle liste appelle désormais « tous ceux qui se reconnaissent dans notre démarche à nous rejoindre ».

  • Dans le sillage de Lumexplore, images et récits d’une planète en mutation

    Dans le sillage de Lumexplore, images et récits d’une planète en mutation

    Le photographe, plongeur et biologiste naturaliste Laurent Ballesta. L’astrophysicien Jean-Pierre Luminet. L’astronaute Jean-François Clervoy. Ivan Griboval, navigateur autour du monde (…). Lumexplore, initié et organisé par la Ciotadenne Vera Frossard, porté par la prestigieuse Société des Explorateurs Français, en partenariat avec l’association Les Lumières de l’Eden et la Ville de La Ciotat, s’apprête, à nouveau, à accoster à La Ciotat. Au premier sens du terme. Tout illuminée, mardi soir, la goélette « Expédition 7e continent » fera en effet son entrée dans le Port-Vieux.

    Non, tout n’est pas foutu

    Basé « sur l’échange du réalisateur ou d’un invité avec le public », renseigne Lili Le Gall, directrice adjointe de Lumexplore, le festival* « présente 12 films en compétition et 18 hors compétition ». Si l’essentiel des longs-métrages est diffusé au cinéma l’Eden théâtre, « plus vieux cinéma du monde », un petit hors les murs est programmé à la médiathèque Simone-Veil. Autre nouveauté : en plus de la goélette, le public pourra visiter le catamaran Love the Ocean et le voilier Jonathan III, quai Berouard.

    Divers univers sont à découvrir. Monde sous-marin avec Cap Corse, le mystère des anneaux, archéologie avec Liban, les secrets de Byblos, préhistoire avec Chauvet, voyages aux origines, film sur l’une des plus belles grottes ornées au monde découverte il y a trente ans dans le sud de l’Ardèche, films sur des animaux, sur l’agriculture… à noter que le 10 septembre, le festival programme une « journée de la mer », avec entrée gratuite à toutes les séances.

    « Les films sélectionnés à Lumexplore posent une question, tentent d’y répondre, avec une réponse porteuse d’espoir », commente Lili Le Gall.Par exemple, le film Plastic Odyssey 2, diffusé le 12, relate le périple du navire qui a voyagé pendant trois ans autour du monde, le long des côtes les plus frappées par la pollution plastique. à son bord, de jeunes marins, des ingénieurs, des scientifiques qui imaginent des solutions concrètes et simples à mettre en œuvre pour transformer les déchets plastiques en une ressource pour les populations. De même, Sols couverts d’espoir, diffusé le 13, donne à voir les solutions de paysans européens pour régénérer les sols, restaurer la biodiversité et préserver l’eau.

    « Lumexplore a une vocation, celle d’éclairer la jeune génération sur le monde qui l’entoure », complète Lili Le Gall. Lumexplore junior a sélectionné 7 films réalisés par des collégiens et lycéens du monde entier. Une dizaine de jeunes ont été invités. La relève est assurée.

    * Tarif une séance : 3 euros, 12 euros la journée, 40 euros les six jours. Au cinéma l’Eden théâtre.

  • « Il ne faut pas affoler la population par rapport aux produits marins »

    « Il ne faut pas affoler la population par rapport aux produits marins »

    Entretien

    La Marseillaise : L’interdiction du thon dans les cantines est-elle une bonne idée ?

    Daniela Banaru : Tout comme l’espadon, ou le requin, le thon est un grand prédateur qui se trouve tout en haut de la chaîne alimentaire. Plus tu es au sommet de la chaîne, plus il y a des chances que tu accumules des contaminants, dont le mercure. Mais, ce n’est pas le seul, il y a aussi des polychlorobiphényles (PCB), des Pfas ou encore des pesticides. Et on ne connaît pas l’effet cocktail.

    Pourquoi le mercure est-il dangereux ?

    D.B. : Depuis la pollution accidentelle au mercure en mer à Minamata, au Japon, on sait que c’est un neurotoxique. Les conséquences vont être très importantes au niveau du système nerveux pour les fœtus et les enfants. C’est là le véritable danger. Mais, il ne faut pas affoler la population par rapport aux produits marins, car on en tire aussi énormément de bénéfices. Il faut juste faire attention à l’âge. Anses, OMS, Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et d’autres organismes scientifiques nous disent qu’il faut en manger pour les acides gras essentiel, les protéines, les vitamines B12 ou encore le potassium et de magnésium. Il ne faut pas oublier ça. C’est la balance bénéfice-risque qu’il faut regarder.

    Comment faire le tri ?

    D.B. : Si l’on n’est pas biologiste marin (rire), il faut tenir compte des recommandations. Taille, âge, poids ou quantité, les risques prennent en compte différents critères d’une population, mais aussi le lieu d’habitation. Par exemple, en zone côtière, on mange davantage de poissons. Pour les enfants, on sait qu’il y a un risque. Le mercure en mer, naturellement présent, est transformé en méthyl mercure, c’est lui qui est toxique. L’activité humaine (dans l’industrie par exemple) augmente ses concentrations au-delà du normal.

    Qu’en est-il en Méditerranée ?

    D.B. : Le mercure est un peu plus élevé car la Méditerranée est une mer pauvre, les cellules vivantes sont très petites, la bioconcentration est accrue. Les thons sont tout en haut de la chaîne alimentaire et ce sont des gros mangeurs, jusqu’à 30% de leur poids par jour.

    Quel poisson peut-on manger alors ?

    D.B. : Les seuils de surveillance fixés par l’Europe sont différents pour les grands prédateurs et les autres espèces. En ce qui concerne les femmes enceintes et les enfants, il faut manger d’autres poissons que le thon. Avec mon laboratoire, nous avons étudié et donné à la Mairie une liste de 263 espèces comestibles sur nos côtes. Il faut manger d’autres espèces, plus bas dans la chaîne alimentaire. Il ne faut pas céder dans la psychose.

  • La boule souple de Jean-Pierre Albertini en a fait du chemin

    La boule souple de Jean-Pierre Albertini en a fait du chemin

    Il n’y a pas forcément besoin d’un terrain à l’extérieur avec du sable pour disputer une belle partie de pétanque. Jean-Pierre Albertini, un Marseillais de 76 ans passionné par le passe-temps emblématique de la Provence, a imaginé et inventé, il y a une vingtaine d’années, des boules de pétanques « souples » afin de pratiquer la pétanque en intérieur.

    « Un jour, un ami de Paris, qui a été champion de France, m’appelle et me dit : “Jean-Pierre, est-ce que tu pourrais inventer des boules de pétanque pour jouer à l’intérieur ?”. J’y ai réfléchi et j’ai d’un coup eu une idée. Quand on était à l’éducation physique au lycée, on s’envoyait des médecine ball. Et là, je me suis dit qu’il faut réduire tout le truc pour en sortir une boule », raconte celui qui a fini par déposer un brevet, en 2013,pour une boule recouverte de PVC souple qui résiste même à des terrains en extérieur.

    Succès en développement

    « Il fallait trouver le moyen de durcir la boule, tout en la gardant souple », poursuit-il, en décidant de partir sur la fabrication d’un modèle unique : 72 millimètres de diamètre et 680 grammes. Ce qui correspond à la moyenne choisie par les joueurs de pétanque. « Il y a quelques décennies, les passionnés choisissaient des boules plus grosses et lourdes parce que l’appoint était au centre du jeu, mais j’ai remarqué qu’aujourd’hui, les champions préfèrent jouer avec des boules plus petites et légères, du fait que le tir ait pris une place prépondérante », note Jean-Pierre Albertini en citant l’exemple de Mayron Baudino, vainqueur du Mondial La Marseillaise à pétanque en 2023, qui évolue avec des boules de 71 millimètres de diamètre et 680 grammes. D’ailleurs, le créateur des « boules souples » a présenté son produit à des boulistes renommés, comme Philippe Suchaud pour inciter les passionnés de pétanque à s’y intéresser. « Encore aujourd’hui, certaines personnes n’arrivent pas à s’imaginer que l’on peut jouer à la pétanque chez soi », s’amuse le Marseillais, originaire du quartier Saint-Pierre (5e arr), qui a commencé à commercialiser ses boules il y a six ans. « On a eu une hausse des ventes pendant le Covid, parce que les gens ne pouvaient pas sortir », ajoute-t-il en vendant plus de 1 200 coffrets par an, pour le tarif unitaire de 89 euros. Soit plus de 50 % moins cher qu’une seule triplette de boules de pétanque traditionnelles. Un prix attractif qui attire désormais des convoitises internationales, puisqu’il a vendu deux coffrets au Canada durant le mois d’août.