Tag: Bouches-du-Rhône

  • Des travaux à venir pour réhabiliter le mur du jardin de la colline Puget

    Des travaux à venir pour réhabiliter le mur du jardin de la colline Puget

    Un échafaudage est en cours de montage sur le mur de soutènement du jardin de la colline Pierre-Puget, rue du Commandant Surian (7e), un mois après la chute d’éléments sur la voie publique ayant conduit à l’interdire aux véhicules, ce qui perturbe grandement la circulation déviée du coup sur la rue Grignan.

    S’agissant d’un mur qui soutient les terres du jardin municipal de la colline Puget, son entretien incombe bien à la commune. Il a été observé la « présence abondante de végétaux dans la maçonnerie » constate l’arrêté municipal du 16 octobre édictant un périmètre de sécurité. Un figuier a réussi à s’épanouir, signe d’une absence prolongée d’entretien depuis dix ans comme le montrent les vues de GoogleView. La direction des bâtiments et équipements communaux pilote à présent les travaux à venir pour dégager la végétation, réparer la tête de mur en moellons et rejointer les pierres. Le mur de cette rue percée en 1808 dans l’ancien rempart de Louis XIV jouit d’une protection au titre du site patrimonial remarquable de Marseille.

  • Marseille : un policier avoue avoir menti sous pression

    Marseille : un policier avoue avoir menti sous pression

    Un mois après une série de mises en examen, l’affaire « Angelina », initialement appelée « Maria », le pseudo que s’était donné la jeune femme dont le crâne a été fracassé par des policiers en décembre 2018 en marge d’une manifestation des gilets jaunes à Marseille, prend une nouvelle tournure, selon les éléments de nos confrères de Mediapart.

    En 2019, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait conclu à un non-lieu, faute d’identification des auteurs. Une seconde instruction en 2022 avait abouti au même résultat. Mais en 2023, la justice a rouvert le dossier à la demande d’Angelina et de son avocat marseillais, Brice Grazzini.

    Convoqué « dans le bureau du syndicat Alliance »

    En réexaminant les vidéos et en récupérant de nouvelles images, la juge Karine Lebrun et une nouvelle équipe de l’IGPN parviennent, cette fois, à identifier les policiers en civil, casqués, masqués, sans insignes et parfois équipés de matériel non réglementaire. L’un d’eux est reconnaissable à son attelle à la main gauche. Six agents vont alors être placés en garde à vue début octobre.

    Mais avant même d’être entendu, l’un d’eux, Christophe M., brigadier-chef du service de sécurité des transports, avoue avoir menti lors de sa première audition en 2019, et explique avoir alors subi des pressions de sa hiérarchie et du syndicat Alliance pour nier sa présence et celle de ses collègues, rapporte Mediapart.

    Dans un rapport administratif daté du 10 septembre auquel a accédé le média en ligne, il raconte avoir été convoqué en décembre 2019 « dans le bureau du syndicat Alliance ». Rudy Manna, alors délégué et porte-parole départemental du syndicat, aujourd’hui référent sécurité de Martine Vassal, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, candidate à la mairie de Marseille, lui aurait demandé de « ne pas donner une version contradictoire à celle du capitaine » et de son collègue à l’attelle. Auditionnés, ceux-ci expliquaient ne pas reconnaître Christophe M., ni aucun membre de leurs effectifs.

    Ce dernier obéit. Présent sur le lieux où il a vu la jeune femme au sol, il avait pourtant transmis à son commandant les noms de deux agents de la BAC qu’il pensait impliqués. Des informations qui ne seront jamais communiquées.

    Ces aveux ont entraîné la mise en examen de deux policiers de la BAC le 14 novembre 2025 pour « non-assistance à personne en danger », détaille Mediapart. Parmi eux, Ludovic B., le policier à l’attelle, admet aujourd’hui avoir été présent et avoir donné des coups au jeune homme qui accompagnait Angelina. Il reconnaît aussi de sa hiérarchie, des « conseils appuyés ayant orienté [s]es déclarations », rapporte l’article de nos confrères. Cinq des six agents mis en examen en octobre se sont reconnus sur la vidéo mais aucun ne dit avoir été témoin des violences ni avoir perçu de blessure. Un seul a reconnu sa responsabilité. « Je n’ai pas fait ce qu’il fallait faire » assume Franck H. Le seul à ne pas contester sa mise en examen.

    Sept ans après les faits, l’instruction se poursuit. Pour Angelina, qui vit avec des séquelles neurologiques et psychologiques, l’espoir renaît que la vérité éclate et que les responsables soient jugés.

  • Les anciennes douanes du Vieux-Port bientôt rénovées

    Les anciennes douanes du Vieux-Port bientôt rénovées

    Les fenêtres aveugles des anciennes douanes vont de nouveau pouvoir se rouvrir sur les quais du Vieux-Port de Marseille. Après avoir obtenu au mois de juillet 2023 le permis de construire, la Métropole Aix-Marseille se prépare à réhabiliter complètement le pavillon du XIXe siècle qui jusqu’en 2023 abritait la Consigne à images, centre d’initiations aux arts visuels portée par le conseil départemental en partenariat avec le centre Pompidou. Une deuxième phase de rénovations prévue pour durer huit mois, et placée sous la houlette du cabinet d’architecture Fabrica Traceorum, pour un montant estimé à 1,7 million d’euros.

    Construites en 1862, les anciennes douanes reproduisent la consigne sanitaire voisine édifiée près d’un siècle et demi plus tôt, le ciment naturel employé par dessus la maçonnerie de moellons reproduisant la pierre de taille et les ornements de son modèle voisin. Si les enduits d’origine sont toujours en place, « ils présentent cependant, de nombreuses lacunes, des réparations malheureuses, une érosion et un encrassement généralisé », s’inquiètent les architectes du patrimoine dans le projet présenté en septembre 2023, que l’intercommunalité espérait alors achever courant 2024 pour rouvrir définitivement la Consigne à images. Celui-ci prévoit de réaménager les lieux en un établissement recevant du public « dédié à la culture artistique contemporaine pour le jeune public ». Avec des espaces au rez-de-chaussée pour les ateliers et expositions, des bureaux à l’étage complétés par un atelier d’artistes et un espace pour des projections vidéos. Sollicitée, la Métropole n’était cependant pas en mesure d’apporter de précisions.

    Projets pour l’ancienne consigne sanitaire

    « Ils ont lancé un appel à projets sans nous avoir consulté », déplore de son côté Marie-Dominique Champloy, la cofondatrice de Marseille capitale de la mer, installée dans le pavillon voisin de la consigne sanitaire. C’est que l’association, qui a signé en juin 2023 une convention d’occupation avec le Grand Port maritime propriétaire des lieux, doit elle aussi réhabiliter le bâtiment qui avait remplacé, en 1719, le bureau flottant affecté aux officiers de santé. Le permis signé en septembre 2024, reste à obtenir les fonds nécessaires aux chantiers, notamment auprès de la Direction régionale des affaires culturelles. « Ce qu’on aimerait, c’est ouvrir une salle dédiée aux métiers de la mer en septembre prochain », avance la directrice générale de l’association. De quoi faire de ce lieu emblématique, au pied du fort Saint-Jean, un tiers-lieu dédié à la mer, avec notamment une salle polyvalente pour accueillir publics et expositions, un espace de travail partagé pour les associations liées au monde maritime, une salle de découverte des métiers de la mer… De quoi redonner vie à l’ancienne consigne sanitaire qui a déjà accueilli près de 5 000 personnes l’an passé, notamment en proposant un apprentissage de la nage et des sorties en mer aux jeunes défavorisés.

  • Une exposition à Marseille pour lever des fonds contre le cancer

    Une exposition à Marseille pour lever des fonds contre le cancer

    En ce mois sans tabac, un laboratoire pharmaceutique, Bristol Myers Squibb France, propose une exposition pour briser le tabou autour de cette maladie. « Tout le monde sera touché par le cancer, de près ou de loin », campe Frédérique Saas, directrice des Affaires Corporates de Bristol Myers Squibb France, laboratoire pharmaceutique à l’origine du projet et qui consacre 80% de ses recherches au cancer, « et le tabac est le premier facteur de risque », 8 cancers sur 10 y étant liés.

    Récolter 100 000 euros pour la recherche

    Une semaine durant, trois espaces mêlant art et sciences sondent les origines de la maladie, l’immersion et l’espoir car d’« incroyables préventions thérapeutiques sont à venir tels que les immunothérapies, les car-T », explique Frédérique Saas. L’artiste marseillais Gaetan Marron y présente des œuvres inédites : « l’inspiration », souffle de vie, devient cellule cancéreuse qui explose, sons, lumières, papillon suspendu dans les airs…

    Chaque entrée, visite sur le site #InspireForCancer et interaction sur les réseaux permettront de mobiliser 0,10 euro. Bristol Myers Squibb France fait le pari de récolter 100 000 euros. Pour Frédérique Saas, l’« objectif financier est atteignable ». « L’opération, certes éphémère, oriente directement vers nos réseaux sociaux. De plus, les visiteurs ont le sentiment de faire une bonne action en entrant dans l’exposition », ajoute-t-elle optimiste. Les fonds seront directement reversés à l’Institut Paoli-Calmettes et à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille pour un projet public de recherche sur le cancer. L’opération prend sa source à Marseille en raison de ces deux centres scientifique d’excellence.

    Gratuit. 10h-17h. 41 rue Montgrand (6e).

  • Après les obsèques de Mehdi Kessaci, une marche blanche

    Après les obsèques de Mehdi Kessaci, une marche blanche

    « C’est à ce stade la piste privilégiée. » Après l’assassinat de Mehdi Kessaci, 20 ans, abattu en plein après-midi le jeudi 13 novembre, le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone a confirmé sur France Inter la forte probabilité du crime d’avertissement. Même si « toutes les hypothèses » restent envisagées à ce stade de l’enquête.

    Totalement inconnu des services de police a rappelé le magistrat, le jeune homme de 20 ans était le frère du militant écologiste, Amine Kessaci, très engagé dans la lutte contre le narcotrafic. Ce dernier a créé en 2020 l’association Conscience après la mort de son grand frère, Brahim, dont le corps avait été retrouvé calciné dans une voiture.

    Inhumé dans l’intimité

    Il a aussi publié un ouvrage le 2 octobre, intitulé Marseille, essuie tes larmes, vivre et mourir en terre de narcotrafic, dénonçant l’engrenage dans lequel a été pris Brahim, n’hésitant pas à plusieurs reprises à dénoncer haut et fort une « narcocratie ». Depuis plusieurs semaines, Amine Kessaci était sous protection policière après avoir reçu des « menaces et des pressions très fortes » a précisé le procureur de la République qui réclame plus de moyens pour la police judiciaire, en mal d’enquêteurs, pour permettre de démanteler les réseaux.

    Après une cérémonie à la mosquée de Frais Vallon (13e), Mehdi Kessaci sera inhumé « dans l’intimité » ce mardi 18 novembre au cimetière de Saint-Henri (16e). La priorité de la famille étant de « rassembler le plus de monde possible » au cours d’une marche blanche ce week-end, dont les modalités restent encore à préciser indique l’association Conscience.

    Cet assassinat intervient aussi alors que le procès où seront jugés les auteurs présumés du meurtre de Brahim doit avoir lieu prochainement. « Ce sera le procès qui marquera la fin de l’impunité. La justice doit être claire, ceux qui ont du sang sur les mains doivent être traqués sans relâche », avait commenté Amine Kessaci.

  • L’industrie ouvre une halle immersive pour recruter à Istres

    L’industrie ouvre une halle immersive pour recruter à Istres

    « Il faut rendre l’industrie désirable », répète à qui veut l’entendre Pascal Kuhn, directeur du site marignanais d’Airbus Helicopters et président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Alpes-Méditerranée. Ce lundi 17 novembre, le secteur fait un pas de plus vers cet objectif en inaugurant sa toute nouvelle halle immersive 360° au sein du CFAI d’Istres, alors que s’ouvre la 14e édition de la Semaine de l’industrie.

    C’est au premier étage du pôle de formation sud de l’UIMM que les publics peuvent désormais découvrir ce lieu innovant. Après avoir franchi le pas de la porte, un premier espace interactif dédié à la découverte des métiers se dévoile. Les visiteurs peuvent pianoter sur les écrans pour se familiariser avec les filières et entreprises qui embauchent localement – telles que l’aéronautique, la sidérurgie, la défense ou la chimie – avant de passer dans un couloir consacré à l’expérimentation. Là, plusieurs outils sont à disposition : le jeu vidéo Forindustrie, un atelier pour choisir l’intensité du vent et l’orientation des pales d’une éolienne ou encore un poste à souder virtuel pour s’essayer au procédé d’assemblage… Équipée d’un écran incurvé, une dernière salle présente des témoignages vidéo de travailleurs et de travailleuses du bassin industriel.

    Imaginée avec France Travail, la halle est un outil à destination des scolaires mais surtout des demandeurs d’emploi. Jean-Pierre Dos Santos, le directeur du CFAI d’Istres, explique : « Ça permet de démystifier les métiers de l’industrie de manière rapide et démonstrative. Un travail de fond est ensuite fait avec des services publics de l’emploi comme l’Apec, Cap avenir, la Maison de l’emploi ou les missions locales pour assurer un accompagnement social du bénéficiaire dans sa recherche, son évolution ou sa reconversion. »

    Un besoin en main-d’œuvre grandissant

    Cette halle immersive s’inscrit dans le Contrat d’objectif sectoriel. Créé pour renforcer l’adéquation entre l’offre de formation et les défis du marché du travail, cet outil comprend deux autres piliers que présente Jean-Pierre Dos Santos : « Le parcours industrie avec l’Éducation nationale pour travailler sur l’attractivité des jeunes à partir de la 5e jusqu’en seconde pour pouvoir redonner du sens à la voie professionnelle, qui est aujourd’hui remplie à 50%. (…) Le troisième volet s’attaque à l’enseignement supérieur avec le plan de Renaud Muselier qui vise à diplômer 1 000 ingénieurs supplémentaires par an d’ici 2030. »

    Dans la région, les enjeux sont grands. Selon la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille-Provence, l’industrie pèse pour 32% de l’emploi salarié privé, soit environ 467 000 emplois directs et induits. Et le secteur va se développer dans les années à venir, rappelle Sébastien Debeaumont, directeur de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités : « 15 milliards d’euros d’investissements publics et privés sont annoncés d’ici 2030-2040, si tous les projets portés se réalisent c’est 10 000 emplois supplémentaires créés et donc le défi à relever collectivement est de répondre à ce besoin de main-d’œuvre en suscitant des vocations ou en amenant progressivement les demandeurs d’emploi et les personnes en reconversion à s’intéresser à ces métiers. » Sans oublier les « 60 000 personnes qui seront recrutées pour remplacer les départs à la retraite », précise Pascal Kuhn.

    Linda Khenniche, directrice régionale adjointe de France Travail est confiante : « Ce sont ces lieux un peu différents, ces formats ludiques et attractifs qui permettent la rencontre des candidats avec les recruteurs. »

    Les rendez-vous de la semaine de l’industrie

    Féminiser les métiers

    Tout au long de la semaine de l’industrie, des groupes comme Eiffage, CMA CGM, CS Group ou Vinci ouvrent leurs portes à des étudiantes, lycéennes et collégiennes pour des journées dédiées à la féminisation du secteur. Avec ateliers et rencontres de travailleuses de l’industrie.

    Forum régional de l’industrie

    Une trentaine d’entreprises majeures de la maintenance industrielle, des industries aéronautique, navale et nucléaire donnent rendez-vous aux visiteurs et curieux le jeudi 20 novembre, de 14h à 17h, au pôle d’activités Yvon-Morandat à Gardanne.

    Visite de la centrale EDF de Martigues

    Lundi 24 novembre, la centrale thermique, en service depuis 2012, organise une visite d’1h30 sur inscription. À noter que les cycles combinés gaz de Martigues sont les premiers construits en France en utilisant une partie des installations de l’ancienne centrale au fioul.

    Une conférence sur la 5G

    Mercredi 26 novembre, à 9h, une conférence présentera les résultats d’une expérimentation menée au Technocentre Henri-Fabre à Marignane. Un rendez-vous pour comprendre comment la 5G privée peut améliorer la performance et la connectivité dans les ateliers industriels.

  • [Entretien] Claude Fournet : « On fait un travail de formation citoyenne » avec les missions locales

    [Entretien] Claude Fournet : « On fait un travail de formation citoyenne » avec les missions locales

    La Marseillaise : Pourquoi les missions locales se mobilisent aujourd’hui ?

    Claude Fournet : Dès la parution du projet de loi de finances 2026, nous avons vu qu’il était prévu une baisse significative de 13%, qui représente 77 millions d’euros de moins sur l’ensemble des missions locales. C’est énorme, d’autant que l’an dernier nous avions déjà eu une baisse, le tout arrivant à 20%. Les organisations syndicales de la région organisent notamment ce rassemblement à la préfecture. C’est complémentaire avec la mobilisation nationale impulsée par les présidents et conseils d’administration des missions locales notamment pour mobiliser les élus contre cette baisse.

    Quelles conséquences de ces baisses ?

    C.F. : Les premiers touchés seront les jeunes et les salariés des missions locales. On estime à 13 000 jeunes qui seront peu, mal ou pas accompagnés, seulement pour notre région si ce budget passe. Ce sont aussi 120 emplois menacés. Et donc des points d’accueil qui vont fermer ou qui seront moins longtemps ouverts.

    Quelle est votre analyse de cette politique de l’emploi ?

    C.F. : Il y a quelque chose d’antinomique. Il y a trois ans, le Président a fait une loi du plein-emploi et donne des moyens et des mesures pour l’accompagnement des jeunes. Les missions locales ont donc recruté, accueilli beaucoup plus de jeunes. Mais depuis, les financements diminuent ! Alors qu’on est au moment où on en a le plus besoin : le chômage remonte, et c’est celui des jeunes qui remonte le plus fort, avec plus de 20% sur un an.

    Pourtant, vous défendez un modèle d’accompagnement bien spécifique…

    C.F. : Nous sommes un exemple de décentralisation. Nous avons une mission de service public de proximité qui répond aux besoins des jeunes et aux exigences des territoires. Je rappelle qu’on travaille avec 12 000 entreprises dans la région pour les jeunes, nous sommes donc aussi une forme de développement économique. Il faut aussi avoir en tête qu’on propose un accompagnement global. Parfois, avant de parler d’emploi à un jeune, il faut qu’on parle de mobilité, de logement, de santé, de famille. On a une série de dispositifs qui aident à avoir une certaine autonomie, laquelle participe à l’entrée dans le monde du travail. On fait un travail de formation citoyenne, et même plus : culturelle, civique… Nous ne sommes pas une structure d’emploi bis de France Travail. On a une certaine vision de l’emploi pour les jeunes.

    Au niveau du calendrier parlementaire, il y a encore de l’espoir d’amoindrir la baisse prévue ?

    C.F. : Il y a une forte mobilisation des parlementaires, grâce à notre pression, et un certain nombre d’amendements, qui ont été retenus en commission des finances contre cette baisse. Et ça a été relativement transpartisan. Il y a donc des chances.

  • Badminton : Emma Reymond sur deux tableaux

    Badminton : Emma Reymond sur deux tableaux

    Ils sont sourds ou malentendants, sportifs de haut niveau, mais ne peuvent pas participer aux Jeux olympiques, ou Paralympiques.

    Néanmoins, ces athlètes ont « leurs » jeux mondiaux. Les Deaflylimpics, une épreuve internationale réservée aux sportifs souffrant de ce handicap. Pour pouvoir intégrer ce circuit particulier, la personne doit avoir une perte auditive supérieure à 55 décibels. Et en compétition, elle ne peut pas avoir ses prothèses auditives.

    Cette année, c’est à Tokyo que se retrouvent les 3 000 athlètes, représentants 70 nations. Parmi eux, dans l’épreuve de badminton, figure Emma Reymond. La Vitrollaise est une habituée des grands rendez-vous internationaux. Elle est engagée sur deux tableaux. En individuel et en double mixte, avec son complice Xavier-Guillaume Valledor.

  • Coupe de France de football : Carnoux et Istres peuvent encore rêver d’une épopée

    Coupe de France de football : Carnoux et Istres peuvent encore rêver d’une épopée

    Trois clubs des Bouches-du-Rhône étaient encore en lice dans le 7e tour de la Coupe de France.

    Aubagne, pensionnaire de National, semblait en mesure de poursuivre l’aventure. Après avoir confirmé leur qualification face à Avignon, dans un match rejoué du 6e tour gagné 3 – 0, les Santonniers sont tombés de haut. Samedi, ils se déplaçaient à Seyssinet-Pariset. Le voyage dans la banlieue de Grenoble a été synonyme d’énorme désillusion.

    Face à un adversaire évoluant en Régionale 3, les Aubagnais ont été tenus en échec (0 – 0). Avant de céder dans la séance des tirs au but (4 – 3).

    Istres, in extremis

    Cette élimination va peut-être sourire au FC Istres. Les violet et noir, qui évoluent en Nationale 2, ont évité, de peu, la sortie de route. Les hommes de Zaki Noubir ont dû batailler ferme face à Allinges. Car, le petit Poucet haut-savoyard (évoluant en Départemental 1) a fait mieux que se défendre.

    Menés 1 – 0, réduits à dix, les Chablaisiens ont égalisé à la 83e minutes. Mais, à l’approche du temps additionnel, Simon Cara a libéré les Istréens. Ils seront opposés à Seyssinet-Pariset au prochain tour.

    Carnoux ira à La Duchère

    Carnoux, seul club évoluant à domicile, a quant à lui connu une soirée tranquille. Face aux Tahitiens de Piraé, les hommes de Samir Tarhat ont su se faciliter les choses. « Les gars ont respecté le plan de jeu à la lettre et ont été efficaces », souligne l’entraîneur.

    Avec trois buts en moins de vingt minutes, dont un doublé de Jems Vacher, les Carnusséens ont assommé leurs adversaires. « Nos têtes étaient sur le terrain, mais nos étaient encore dans le vestiaire », a regretté Heimano Bourebare. Le capitaine tahitien aurait « espéré un autre scénario. Mais nous sommes tombés sur un adversaire bien organisé ».

    Le succès, 5 – 1, fait du bien au moral. « C’était le match parfait. Il n’y a pas eu d’avertissement, pas de blessé et j’ai pu donner du temps de jeu à des jeunes qui le méritaient » enchaîne Samir Tarhat. Pour lui, «c’est un résultat qui fait du bien. Obtenu contre un adversaire qui avait des intentions de jeu et que nous avons su assommer en marquant très vite deux buts. »

    Carnoux, comme la saison dernière, atteint donc le huitième tour. Avec un adversaire qui sera La Duchère, qui évolue comme le CFC en Nationale 3. En terres lyonnaises, les Carnusséens auront fort à faire s’ils veulent atteindre les 32e de finale. Ce qui constituerait une première dans l’histoire du club.

    Toutefois, avant ce rendez-vous, Carnoux va se déplacer à Alès, pour la reprise du championnat. « Nous sommes en manque de points et ce déplacement chez les leader est peut-être le moment de renverser les choses », espère l’entraîneur. La qualification pourrait servir de déclic.

  • Le stade Vélodrome est en route pour un sacré record

    Le stade Vélodrome est en route pour un sacré record

    Pour accueillir Brest, avant la trêve, ils étaient 66 279 à vivre la victoire de l’OM (3 – 0).

    Il s’agissait de la vingt-deuxième rencontre consécutive à guichets fermés, pour un Vélodrome qui, alors que la Ligue 1 n’est pas encore à la mi-championnat et qu’il reste, a minima, deux matches de Ligue des Champions (Newcastle, Liverpool), le nombre de spectateurs vient de franchir la barre du demi-million.

    Si l’on ajoute les deux rencontres amicales du mois d’août, contre Seville et Aston-Villa, ce sont 650 000 visiteurs qui ont assisté aux diverses prestations de l’OM. Ce qui donne une moyenne de 65 000 spectateurs par match.

    Montpellier, le record

    Trouver un billet pour assister à un match de l’OM est donc devenu une véritable chasse au trésor. Sur les deux dernières saisons, l’affluence a largement dépassé le million, voire le million et demi. Y compris l’exercice 2024/2025 pourtant privé de coupe d’Europe.

    À l’heure actuelle, le record d’affluence, pour un match de football, est un derby. Celui contre Montpellier, la saison dernière. Ils étaient en effet 66 319 à vivre le retour de Jean-Louis Gasset au Vélodrome. Ce dernier était allé au chevet des Héraultais, après avoir aidé l’OM à sauver les apparences sportives, avec une participation à la demi-finale de la Ligue Europa.

    Ces chiffres font du stade Vélodrome une des enceintes les plus fréquentées d’Europe. Sans surprise, elle est numéro 1 en France, car l’OM possède le stade à la plus grande capacité d’accueil. Au niveau européen, le jardin des Olympiens est en bonne position dans le top 10.

    Les cinq stades qui le devancent sont le Westfallenstadion de Dortmund, l’Allianz du Bayern, San Siro, hôte des deux clubs milanais de l’Inter et de l’AC, Santiago Bernabéu du Real Madrid et Old Trafford de Manchester united.

    À quand une finale européenne ?

    Il est surprenant que le stade Vélodrome n’ait pas encore été choisi par l’UEFA pour accueillir une finale de Ligue des Champions, ou de Ligue Europa. Alors qu’il a le label 5 étoiles nécessaires et a accueilli celles de rugby.

    Ainsi, si l’OM tutoie les records d’affluence, ce n’est pas avec le football que l’enceinte du boulevard Michelet a enregistré ses plus fortes affluences. Elle accueille périodiquement des matches de rugby, et ce sont deux « classiques » du Top 14 qui figurent ainsi en tête.

    Il s’agit des deux dernières réceptions de Toulouse par Toulon. Le 10 mai 2025, avec 66 818 personnes, qui devance la finale du championnat de France, le 28 juin 2024, où ils étaient 66 760 à assister au sacre de Toulouse sur l’UBB.

    Retour à la Commanderie pour Nayef Aguerd

    Malgré une blessure, Roberto De Zerbi redoutant une pubalgie, Nayef Aguerd avait été appelé en sélection marocaine par Walid Regragri.

    Le défenseur de l’OM a été laissé au repos lors du premier match du Maroc face au Mozambique et a été libéré par le manager du Maroc avant le second match contre l’Ouganda.

    Nayef Aguerd est donc rentré en France et a retrouvé la Commanderie pour y suivre un protocole de soins. Le défenseur avait dû céder sa place à CJ Egan-Riley au cours du match de championnat contre Brest, avant la trêve, après avoir tiré sur la corde en Ligue des Champions contre l’Atalanta Bergame.