Tag: Bouches-du-Rhône

  • Une grève pour la paix sur les ports et docks français

    Une grève pour la paix sur les ports et docks français

    Un mouvement de grève « fidèle à l’histoire » de la Fédération des Ports et Docks CGT est prévu, ce vendredi, sur l’ensemble des ports français.

    De 12h à 14h, les ouvriers dockers et travailleurs portuaires français arrêtent le travail en solidarité avec le peuple palestinien. Une action qui concerne évidemment les travailleurs du port de Marseille-Fos, qui ont déjà bloqué à plusieurs reprises des navires remplis de composants militaires en partance vers Israël. « L’aide humanitaire est plus que jamais urgente pour aider la population de Gaza qui, depuis des mois, subit un génocide maintenant reconnu », explique l’organisation syndicale, historiquement engagée en faveur de la paix dans le monde. Dans une déclaration forte, cette dernière se positionne « pour l’ouverture en urgence de couloirs humanitaires ». « La CGT a toujours porté les valeurs de paix et de solidarité entre les peuples. Quand on voit ce qu’il se passe sur la bande de Gaza, ça devient insupportable », abonde Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Grand Port maritime de Marseille (GPMM).

    Un processus européen

    Il pointe « le rôle que peuvent avoir les ports » dans ces conflits et dénonce « la volonté grandissante de l’union européenne à faire des ports des zones militarisés, dans une surenchère guerrière ». Car cette action des portuaires et dockers s’inscrit dans un processus mené à l’échelle européenne par plusieurs organisations syndicales de travailleurs des ports, comme les dockers du Pirée affiliés au Pame grec, du syndicat basque LAB ou encore leurs homologues italiens de l’USB à Gênes.

    « Il y a une nécessité, avec d’autres travailleurs des ports européens, de réagir sur les massacres opérés à travers le monde. C’est symbolique, mais cela permet surtout d’envoyer un message de solidarité et de paix aux peuples qui souffrent. Et un coup de semonce en direction de nos dirigeants, en France comme en Europe », développe le syndicaliste. Avant de conclure : « Nos ports ne serviront pas de base pour alimenter ces conflits ! ».

  • La CGT mobilisée pour sauver le système de santé

    La CGT mobilisée pour sauver le système de santé

    « On travaille constamment à flux tendu. » Devant l’Agence régionale de santé (ARS), où se sont retrouvés, ce jeudi, plus d’une centaine de syndicalistes à l’appel de la CGT, Carole, infirmière à l’Hôpital de Martigues, dénonce la dégradation de ses conditions de travail et de la prise en charge des patients. Un appel à la grève et à la mobilisation nationale lancé par la fédération de la CGT des organismes sociaux, pour le retour « à une Sécu où chacun peut se soigner selon ses besoins, quels que soient ses moyens », affirme Sébastien Kassapian, secrétaire de la CGT CPAM 13.

    Les travailleurs dénoncent notamment des manques de moyens et d’effectifs au niveau des centres de santé, ainsi que des structures sociales qui impactent l’accès au droit et à la santé des Français. « C’est le serpent qui se mord la queue : on n’est pas assez, donc on a une surcharge de travail, donc il y a une augmentation des arrêts maladies, donc encore plus de sous-effectif et plus de travail », se désole Sylvie Berger, secrétaire départementale de l’union syndicale Santé sociale 13. Ce que Carole, infirmière, confirme. « on nous demande d’aller tellement vite qu’on ne peut pas bien s’occuper des patients. On est à la limite de la maltraitance », alerte-t-elle.

    « Ce n’est pas la crise économique, mais des choix politiques qui ont mené à cette situation », affirme Sylvie Berger sous les applaudissements des syndicalistes. La CGT réclame le retour de la Sécurité sociale comme elle a été imaginée il y a 80 ans.

  • Le Palais des Sports accueille un « Fight Night » de haute volée

    Le Palais des Sports accueille un « Fight Night » de haute volée

    Parmi les sept combats au programme, deux mettront en jeu une ceinture : les retrouvailles entre le Marseillais Salim Ben Rejeb et le Varois Pierre Rosadini détermineront le champion de France des super-moyens, puis l’affrontement entre le Bédoulens Ahmed Bouchiber et Samir Zayni décidera du futur champion du monde Wako Pro.

    D’autres grands noms seront présents sur le ring, comme l’ancien champion du monde des super-welters Michel Soro, l’athlète olympique (aux JO de Rio en 2016) Anauel Ngamissengue ou encore le Marseillais Vincent Del Guerra.

    Bouchiber vise sa première ceinture mondiale

    Son combat sera le main-event de la soirée. Ahmed Bouchiber (29 ans), originaire de Roquefort-la-Bédoule et pensionnaire du Boxing Team Louragh à Aubagne, va défier le boxeur libanais Samir Zayni, détenteur de la ceinture mondiale Wako, « très respectée dans le monde du kick-boxing ». « Je sais que c’est un jeune qui monte. Il ne faut pas le prendre à la légère, il a de très belles jambes. Mais il n’y a pas de place au doute, je vais l’allumer », lâche Bouchiber (36 combats, 31 victoires, dont 15 par KO et 6 défaites), qui combattra pour la première fois pour un titre mondial. « Ça fait longtemps que je sais que j’ai le niveau, mais on ne m’a jamais donné l’opportunité. Ça coûte cher de ramener une ceinture. Aujourd’hui, grâce à Slim (Safriouine, le promoteur du Fight Night) et le BCR13, j’ai ma chance et je ne vais pas manquer de la saisir », souligne l’employé à la mairie d’Aubagne, conscient d’avoir rapidement gravi les échelons dans sa carrière. Sous la recommandation de son père, à cause d’un caractère « nerveux et difficile à canaliser », Ahmed Bouchiber a débuté la boxe à l’âge de 20 ans seulement. « Ça m’a fait beaucoup de bien dans ma vie », insiste-t-il. « Taper dans un sac, ça m’a aidé à me vider l’esprit et me libérer des problèmes quotidiens. Comme quelqu’un de lambda qui a des problèmes professionnels ou familiaux. Je sais que j’ai un rythme de vie à tenir et la boxe permet de cadrer ma vie », ajoute celui qui ne se voyait pas faire de vieux os sur le ring. « Mais avec une ceinture mondiale, les choses changent. Ça va m’ouvrir des portes extraordinaires dans le monde entier. »

    Ben Rejeb a une revanche à prendre sur Rosadini

    Après avoir perdu son titre de champion de France des super-moyens au profit de Baptiste Castegnaro, en mars 2024, Salim Ben Rejeb (38 ans) veut récupérer sa ceinture qui lui manque tant. Le boxeur marseillais (10 victoires, 13 défaites et 3 nuls), originaire du quartier de la Belle de Mai (3e), va donc défier le Roquebrunois Pierre Rosadini, désormais détenteur du Graal national, après sa victoire sur ses terres contre Mustapha Zaouche au mois d’avril.

    « Je n’ai pas de plan, je vais laisser l’instinct agir », souligne Ben Rejeb, persuadé que « chaque combat à son histoire ». « Je voulais cette revanche parce que je veux cette ceinture. Que ce soit lui ou un autre, je m’en tape », ajoute-t-il, en soulignant qu’il n’est pas « fan du style de boxe » de Rosadini à cause de son côté « tricoteur ». « Moi, je préfère une bonne bagarre directe, bien à l’ancienne », surenchérit Salim Ben Rejeb, surnommé « Rock Lee », en référence à un personnage de l’animé japonais Naruto. « J’étais le «petit gros» du quartier durant mon enfance. Et, à l’âge de 10 ans, j’ai voulu apprendre à me défendre pour être l’un des plus chauds du quartier. J’étais le moins doué, mais je me suis entraîné comme un taré et j’ai fini par devenir champion de France, boxer dans les plus grandes salles du monde et faire jeu égal contre des top 15 mondiaux », raconte le manager dans une entreprise de transport, qui veut entretenir la flamme de « Rock Lee ».

  • Le Pauc partage les points avec Chambéry

    Le Pauc partage les points avec Chambéry

    Il n’a manqué que dix secondes. Le Pauc doit se contenter du match nul, ce jeudi à domicile, contre Chambéry. Les Savoyards ont égalisé dans les derniers instants pour s’offrir un petit point à l’Arena du Pays d’Aix.

    Il est encore difficile de cerner cette équipe aixoise en ce début de saison. Après un succès précieux, mais inattendu, à Toulouse, le Pauc était attendu pour son retour à l’Arena. La première période a eu son lot de passes hasardeuses et une agressivité défensive en berne, malgré la présence des tours jumelles Hugo Brouzet et Mouhamadou Sidibé dans le secteur central. Chambéry a su être un cran au-dessus, poussé par les six buts en 30 minutes de Matic Groselj. 16-13 à la pause pour la Team Chambé.

    Les hommes du coach éric Forets ont su rapidement revenir lors du second acte. Les deux formations se sont livrées un mano a mano, avec toujours aussi peu de parades de gardiens. Nikoloz Kalandadze et Robin Molinié ont tenu la baraque pour entrer dans le money-time à égalité avec les Chambériens. Aymeric Zaepfel est sorti de sa tanière pour ensuite inscrire deux buts clés, mais cela n’a pas suffi. L’inévitable Matic Groselj égalise à dix secondes du terme, ce qui a permis à Chambéry d’arracher son 2e match nul de la saison (32-32). Avec ce résultat, le Pauc stagne en milieu de tableau, en attendant les matches du week-end en Starligue.

    AIX 32 (13) CHAMBÉRY 32 (16)

    6e journée de Starligue

    À l’Arena du Pays d’Aix (20h)

    AIX : Baznik, Banke – Brouzet, Sidibé, Tissot, Tritta, Kalandadze, Desblancs, Ong, Loesch, Casqueiro, Despréaux, Molinié, Sonn, Zaepfel, Stavros

    Entraîneur : Éric Forets

    CHAMBÉRY : Kieffer, Rodriguez – Goni, Groselj, Paturel, Pettersen, Peyronnet, Zammit, Sousa, Traoré, Vanegue, Vergely, Frattaruolo

    Entraîneur : Asier Antonio.

  • À Martigues, un tiers-lieu géré par et pour les personnes en souffrance psychique

    À Martigues, un tiers-lieu géré par et pour les personnes en souffrance psychique

    « Ici, les gens qui ont des problèmes psy sont accueillis par des gens qui en ont aussi », lance le président du Groupe d’entraide mutuelle de Martigues (GEM), Julien Dupré, à l’occasion des portes ouvertes, jeudi après-midi, de ce tiers-lieu autogéré, situé quai Kléber.

    L’objectif ? « Sortir les personnes handicapées ou malades au niveau psychologique de l’isolement, les ouvrir à l’extérieur, à la vie sociale, amener à l’autonomie en préservant le libre choix d’activité en fonction de ses capacités », résume-t-il.

    Cet adhérent qui franchit le pas de la porte en est un exemple. Fabien Burgio sort un jean neuf de son sac, tout juste venu du magasin, sous les félicitations de ses pairs. « Je vais voir mon beau-père demain, alors je me présente bien, c’est important », détaille-t-il. « Tout à l’heure, il était stressé, mais il y est arrivé », se réjouit le trésorier, Karim Daineche. Fabien Burgio confie avoir « du mal à sortir, à prendre le bus à cause de la foule et du regard des gens ». « Mais ça me fait du bien de venir ici depuis trois semaines, reconnaît-il. ça me permet de voir des gens qui me correspondent, avec qui je peux discuter », avec moins de difficulté.

    Principe de pair-aidance

    La particularité du GEM est de fonctionner selon le principe de la « pair-aidance », comme l’indique Julien Dupré. Un prisme militant assumé par le président, lui-même schizophrène : « Certains pensent qu’il n’y a rien à faire pour les personnes handicapées, que les malades mentaux ne sont que des bouches à médicaments. Nous, on pense que la vie sociale est nécessaire et qu’il faut donner aux gens le pouvoir et les outils pour se réaliser. »

    Des outils comme ceux dont dispose le GEM. Dans une salle dédiée, le trésorier a disposé une borne d’arcade et deux ordinateurs. « Chacun dispose de son dossier, il y a aussi un raccourci au site Coursinfo, pour apprendre à utiliser un ordinateur », détaille Karim Daineche.

    Parmi les activités du GEM, un atelier théâtre, un groupe de parole et des ateliers antigaspi en partenariat avec le Secours populaire de Martigues. Plus encore, « on a déjà fait de la plongée sous-marine, du paddle », rappelle le président, sans oublier le camping à La Couronne, l’an passé. « Au printemps prochain, on vise le Vaucluse », indique le trésorier.

    Mais une difficulté subsiste. Sonia Suez, coordinatrice, regrette ne pas disposer de véhicule. « On finit par tourner en rond, après 7 ans d’existence. On n’accueille pas des enfants, on ne peut pas forcer les gens à faire quelque chose, ni juste prendre des cafés. Nos subventions nous obligent à un résultat », mais ne suffisent plus à passer ce cap. Une demande a été adressée en ce sens à l’ARS, tutelle de l’association.

  • À Istres, le développement urbain cristallise les désaccords

    À Istres, le développement urbain cristallise les désaccords

    Comme il est de coutume à Istres, majorité et opposition se sont écharpées sur la gestion foncière lors du conseil municipal, ce jeudi 9 octobre. Au cœur des débats : la cession d’une parcelle de 55 m2 de la Ville au profit d’un projet immobilier porté par Cogedim, s’ajoutant à la vente de 43 369 m2 de l’ancienne propriété de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), située avenue Félix-Gouin, pour un montant total de 15,77 millions d’euros. Au total, près de 500 logements devraient être construits par le promoteur.

    Le conseiller d’opposition Robin Prétot (LR) explique : « Nous avions voté l’acquisition foncière de l’Afpa. après, il y a un projet de promotion immobilière et c’est là où on est plus en désaccord : on considère que ces projets sont souvent un peu démesurés, pas très esthétiques et ne correspondent pas au besoin et à la capacité de la ville d’en absorber les effets. J’entends, vous parlez de recette (…), mais moi, ce qui m’intéresse, c’est moins la recette que de savoir quelle ville on est en train de dessiner, de construire. (…) Ce n’est pas qu’on ne veut pas construire de logements, mais il y a un équilibre entre en construire 0 et 1 000 par an. »

    Le maire, François Bernardini (ex-PS), rappelle l’actualité du moment : la réindustrialisation et le « développement aéronautique ». « À un moment donné, on doit se poser la question : va-t-on laisser passer la situation de bien-être social de notre population avec les milliers d’emplois qu’on peut avoir ? »

    Dans la catégorie des projets qui avancent, notons également le futur Pôle social, avec la signature d’une convention de partenariat entre la commune et le Département pour une mise à disposition gratuite d’une partie des locaux, en vue d’y installer la Maison de la solidarité. Le bâtiment, qui est en fait l’ancienne maison de retraite Edylis, fait actuellement l’objet d’une réhabilitation subventionnée à hauteur de 2,2 millions d’euros par le Département. La première adjointe Nicole Joulia précise : « Il y aura également des logements d’urgence pour les jeunes à travers le Centre d’accueil de jour et les femmes seules en difficultés ou victimes de violences. »

    La décharge illégale d’Entressen

    Un autre dossier a pollué les débats : celui de la décharge illégale d’Entressen. Le 24 mai dernier, La Provence publiait une enquête dévoilant que, quelques jours après une rencontre entre l’édile et le propriétaire des lieux, le site avait été recouvert de terre qui « proviendrait de chantiers municipaux, notamment celui du théâtre de l’Olivier », officiellement pour limiter le risque incendie, alors que certaines entreprises délégataires de marchés publics seraient « soupçonnées de dépôts illégaux ».

    Robin Prétot interpelle le maire : « Je ne vous ai pas trouvé très dynamique sur ce combat-là. Vous nous avez répété que c’était un terrain privé et qu’on ne pouvait rien faire. » L’élu souhaite « à minima l’ouverture d’une enquête administrative interne ». François Bernardini se défend, affirmant avoir mené des actions « à caractère préventif, des discussions, des médiations ». Le maire accuse son adversaire aux élections municipales d’opportunisme : « Vous ne vous êtes pas intéressé au sujet au départ (…) et hop, vous avez saisi l’occasion de la polémique rendue possible par vos accointances particulières avec la représentante locale de La Provence. »

  • #DisMoiPourquoi on a des os?

    #DisMoiPourquoi on a des os?

    Dans le règne animal, l’espèce humaine fait partie des vertébrés, c’est-à-dire d’animaux possédant un squelette interne composé d’un crâne et d’une colonne vertébrale. Chez les vertébrés terrestres, en permettant de supporter le poids du corps, le squelette osseux va faciliter une locomotion efficace, et l’évolution des espèces a sélectionné la formation de membres comportant des os. Dans le cas de l’espèce humaine, en sélectionnant une croissance particulière, unique parmi les mammifères, des os du bassin, l’évolution a, de plus, permis la bipédie et la posture verticale. Cet élargissement des os du bassin assure ainsi le soutien du poids du corps en position verticale. La fonction de soutien du poids du corps n’est pas la seule fonction assurée par nos os, mais, du point de vue médical, elle se traduit, lorsqu’elle est déficiente (vieillissement), par une plus grande susceptibilité aux fractures. »

    Bernard Binetruy. Directeur de recherche émérite à l’Inserm

  • Les associations, exsangues, dans la rue

    Les associations, exsangues, dans la rue

    « Vous êtes tous concernés ! » C’est à une véritable prise de conscience que Yannick Gallien, président du mouvement associatif régional, appelle. Pour la première fois, les associations vont manifester, ce samedi 11 octobre*. Parce que « ça ne tient plus ».

    « Nous savons que la situation politique et financière est compliquée, que l’actualité va occulter un peu notre mouvement, mais cela fait plusieurs années maintenant que nous ne sommes pas reconnus », déplore-t-il, « si on abandonne, c’est une sorte de capitulation ». Avec
    – 41% de subventions publiques, 186 000 emplois menacés, 31% d’associations qui ont une trésorerie à moins de trois mois, 70% des associations employeuses déclarant que le montant de leurs fonds propres reste fragile, égrène-t-il, l’heure est grave. Alors que les besoins en matière de solidarité, d’accompagnement, de culture ou de pratique sportive, autant de domaines où intervient le mouvement associatif, sont prégnants.

    « On nous dit que le modèle de la subvention, c’est fini, qu’il faut se tourner vers le mécénat, mais ce dernier a ses limites », estime Yannick Gallien. Or, de l’argent, il y en a « pour faire des ronds-points ou des ombrières », ironise-t-il, demandant à ce que les financements soient « fléchés ». Plus politiquement, il rappelle qu’il s’agit d’un choix de société. Les associations, en permettant une « rencontre entre des gens, des sensibilités, des cultures différentes » apportent une « respiration, un apaisement », considère-t-il.

    Et de demander au moins le maintien des subventions, la création de nouveaux emplois aidés ou encore de transformer la déductibilité des dons en crédits d’impôt.

    « Un manque de vision »

    À ses côtés, Denis Philippe, président de la Chambre régionale des entreprises de l’économie sociale et solidaire (Cress), est venu en soutien.

    « L’économie sociale et solidaire est une économie à part entière, à laquelle les associations participent » pose-t-il, déplorant un « manque de vision » de l’État. Il s’appuie sur un rapport de la Cour des comptes, publié en mai 2021, qui dresse un état des lieux du soutien des pouvoirs publics au monde associatif. Où les magistrats soulignent « en particulier l’absence de stratégie et une coordination fragile » recommandant « un soutien modernisé du secteur ». Et de réaffirmer que le modèle associatif, établit en 1901, reste aussi le dépositaire de valeurs. « En tant qu’élu, on ne peut pas [se contenter de] poser pour la photo à côté d’une association parce qu’on est en campagne », mais « de se poser la question : dans quelle société voulons-nous vivre ? », assène Denis Philippe. Il prend l’exemple du Conseil national de la Résistance, où des choix sociétaux ont été faits. « On ne peut pas considérer que l’ESS et les associations sont quantités négligeables », tance-t-il. Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, on dénombre 140 000 associations pour 1,3 million de bénévoles et 150 000 salariés, soit 10% de l’emploi régional.

    * À 10h sous l’Ombrière du Vieux-Port

  • Les conseils citoyens veulent peser sur la rénovation urbaine

    Les conseils citoyens veulent peser sur la rénovation urbaine

    Pour les dix ans de leur création à Marseille, les conseils citoyens, réunis depuis 2020 en une fédération pour répondre au retrait progressif de l’État et de la Métropole, ont profité de la tenue des Rendez-vous annuels du logement pour faire entendre leur voix. Réunissant à parité habitants et acteurs locaux (associations, commerçants…) des Quartiers politique de la ville, ce dispositif a été créé par la loi Lamy (2014) pour porter la parole citoyenne au cœur de l’élaboration des politiques publiques, à travers un dialogue avec les institutions et un suivi des projets du contrat de ville.

    « Pas un simple slogan »

    « Le conseil citoyen n’est pas une association classique, c’est une instance de démocratie participative créée par la loi qui est censée être incontournable », rappelle ainsi Guy Luchesi, membre du conseil du 14e. Mais, malgré cette reconnaissance légale, la réalité est tout autre. « Vous n’êtes pas une association, vous n’êtes pas reconnus, nous a dit récemment un bailleur », déplore Anissa Bouanani, des Escourtines (11e). « On ne nous donne aucuns moyens. Depuis dix ans, personne n’a joué le jeu, alors que la loi précise que ce doit être inscrit dans le contrat de ville », reprend Pierre Luchesi. Ni locaux, ni financements malgré deux décrets réaffirmant en 2024 leur rôle central. « Je ne parle pas de subventions, mais de l’argent de la politique de la Ville pour nous permettre d’assumer notre autonomie. »

    À l’origine, à Marseille, dix conseils citoyens couvraient les 35 quartiers prioritaires. Ils sont aujourd’hui 16, fruits d’un redécoupage géographique autour des « lieux de vie », initié par les citoyens concernés, habitants, associations de locataires, parents d’élèves, CIQ, tables de quartiers…

    Ce « plan de relance » intervient alors que les chantiers de rénovation urbaine lancés sur la ville laissent déjà poindre des dysfonctionnements dans la prise en charge des habitants. Comme d’autres, Rachida Haddouche (la Cabucelle), regrette, par exemple, « l’absence de maisons de projet », censées faire participer les habitants à l’amélioration de leur cadre de vie. « La participation citoyenne ne doit pas être un simple slogan, mais une réalité concrète à chaque étape du projet », abonde Fatiha Ziani, de Frais Vallon (13e).

    à Marseille, près de 2 700 logements sociaux sont en cours de démolition, plus de 6 000 logements sont en réhabilitation et 1 000 logements du parc privé font l’objet d’interventions lourdes, selon les chiffres de la Ville. « Il n’y a pas assez de programmes neufs qui sortent. Les campagnes de destruction sur les dix quartiers en renouvellement urbain vont démarrer, on va se retrouver dans une impasse », reprend Pierre Luchesi. « On va sortir de la période de négociation. Les habitants, aujourd’hui, sont protégés par une charte, mais après, le droit commun s’appliquera : ce sera trois propositions et au revoir… »

  • Le Finlandais volant Myllymaa plane sur l’attaque des Spartiates

    Le Finlandais volant Myllymaa plane sur l’attaque des Spartiates

    Un vent de fraîcheur, tout droit sorti de la Finlande, souffle dans la patinoire des Spartiates de Marseille.

    Avec ses compatriotes Elias Ruusu, Emil Tavernier et Kim Stromberg à ses côtés, Kalle Myllymaa (23 ans), l’une des recrues phares de l’intersaison, s’est rapidement adapté à ses nouvelles couleurs phocéennes. « Jusqu’à présent, j’aime beaucoup l’équipe. Je m’y sens très bien. Nous avons une équipe qui peut battre tout le monde », estime le centre aux quatre buts et deux passes décisives sur les sept premières journées de championnat. Il s’est notamment illustré lors de la réception des Jokers de Cergy-Pontoise (5-3, le 30 septembre), qui se trouve être son ancien club avec lequel il a fait ses premiers pas, l’année passée, en Ligue Magnus.

    Le « Finlandais volant » a d’ailleurs terminé avec le statut de meilleur pointeur de la formation francilienne avec 42 points en 44 matches. « C’était une très bonne saison sur le plan personnel. J’estime avoir pratiqué un très bon hockey. Je pense même que j’étais l’un des meilleurs centres de la ligue », lâche-t-il. Sa première année sur les glaces françaises restera marquée par le décès en cours de saison de son entraîneur, Miika Elomo, également originaire du pays aux mille lacs.

    Duo de glace avec Welsh

    En rejoignant les Spartiates de Marseille, Kalle Myllymaa a eu l’occasion de « rejoindre une équipe un peu plus grande ». « J’ai senti que Marseille me voulait vraiment », souligne celui qui a retrouvé son complice des Jokers, l’attaquant canadien Tyler Welsh, dès la première séance d’entraînement au Palais Omnisports (Pomge). « On savait chacun que nous allions partir, mais on ne savait pas qu’on allait se retrouver ici. J’aime beaucoup jouer avec lui, nous avons la même vision du hockey. C’est un très bon joueur et on forme un bon duo », ajoute Myllymaa, pour qui le hockey sur glace est avant tout une histoire de famille. « J’avais environ 4 ans quand j’ai joué pour la première fois. Mon père était entraîneur et il aimait beaucoup le hockey. Je pense que c’est grâce à lui pour laquelle j’ai commencé », raconte le natif de Pori, une grande ville au Sud-Ouest de la Finlande.

    Il a d’ailleurs fait ses premiers pas professionnels (Liiga) au sein du club de sa ville d’origine, Ässät, dans lequel a officié Rami Nikumatti, le nouvel entraîneur des gardiens marseillais. « Le championnat finlandais est au-dessus, mais je pense que la France s’améliore sans cesse au hockey », reconnaît-il, persuadé que la Ligue Magnus est aujourd’hui d’un niveau équivalent à celui de la deuxième division finlandaise (Mestis).

    Les Spartiates face à des Boxers en perte de confiance

    Les hockeyeurs marseillais (5e avec 5 victoires, 2 défaites) reçoivent les Boxers de Bordeaux, ce vendredi soir (20h), au Palais Omnisports (Pomge), à l’occasion de la 8e journée de Ligue Magnus. Les protégés d’Olivier Dimet, adversaires les plus affrontés par les hommes de Luc Tardif depuis leur accession (21 rencontres, avec 8 victoires seulement), sont considérés comme leurs bêtes noires. Les Bordelais ont stoppé les deux premières aventures des Marseillais en play-offs. Mais les Boxers, qui déplorent la blessure de leur gardien phare Quentin Papillon, ont perdu de leur superbe. Ils ne comptent qu’une victoire sur ce début de saison et pointent à la dernière place.

    MARSEILLE – BORDEAUX

    8e journée de Ligue Magnus

    Vendredi 10 octobre, à 20h15.

    Lieu : Palais Omnisports (Pomge)

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Thompson, Joubert, Bouvet, Colotti (cap), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek (ass), Welsh, Stromberg, Nsonsa Kitala. Entraîneur : L. Tardif

    BORDEAUX : Dubeau, Gilbert – Dusseau (ass), Tournier, Dogemont, Ouellet Beaudry, Kindl, Saxrud-Danielsen – Guidoux, Guillaume (ass), Poudrier (cap), Birgersson, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier. Entraîneur : O. Dimet