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Tag: Bouches-du-Rhône
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Un refus d’aires d’accueil qui se chiffre à 300 000 euros
Pour stationner, les gens du voyage ne disposent que de l’aire de Saint-Menet dans le 11e arrondissement, d’une capacité d’accueil de 24 places familiales. Le schéma départemental des aires d’accueil et des gens du voyage impose qu’une deuxième aire et une aire de grands passages soient aménagées à Marseille.
En 2019, l’association La Vie du Voyage, défendue par Maître Benoit Candon avait saisi la justice pour ce manquement au règlement. Le tribunal avait alors « enjoint à la métropole Aix-Marseille-Provence de mettre à disposition des gens du voyage, dans un délai de deux ans, les deux aires prévues sur les territoires de Marseille et de Gémenos, ainsi que l’aire de grand passage prévue sur le territoire de Marseille par le schéma départemental d’accueil des gens du voyage publié le 10 janvier 2012 ». Faute de réalisation, les deux parties se retrouvaient devant le tribunal en décembre 2024 pour exiger l’exécution du précédent arrêt.
La métropole, dans son mémoire de défense, expliquait notamment son retard par la pandémie du Covid-19 et la restructuration de la collectivité. Elle affirmait toutefois qu’un terrain avait été trouvé pour l’aire d’accueil. Or, incapable de justifier ses démarches, elle s’est vue condamnée sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Retour au tribunal ce mardi 14 octobre, pour statuer sur la liquidation éventuelle de l’astreinte. Elle devra verser, d’une part, à l’association La vie du voyage une somme de 29 500 euros et, d’autre part, à l’État, une somme de 265 500 euros. La décision a été mise en délibéré au 4 novembre.
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Un refus d’aires d’accueil qui se chiffre à 300 000 euros
Pour stationner, les gens du voyage ne disposent que de l’aire de Saint-Menet dans le 11e arrondissement, d’une capacité d’accueil de 24 places familiales. Le schéma départemental des aires d’accueil et des gens du voyage impose qu’une deuxième aire et une aire de grands passages soient aménagées à Marseille.
En 2019, l’association La Vie du Voyage, défendue par Maître Benoit Candon avait saisi la justice pour ce manquement au règlement. Le tribunal avait alors « enjoint à la métropole Aix-Marseille-Provence de mettre à disposition des gens du voyage, dans un délai de deux ans, les deux aires prévues sur les territoires de Marseille et de Gémenos, ainsi que l’aire de grand passage prévue sur le territoire de Marseille par le schéma départemental d’accueil des gens du voyage publié le 10 janvier 2012 ». Faute de réalisation, les deux parties se retrouvaient devant le tribunal en décembre 2024 pour exiger l’exécution du précédent arrêt.
La métropole, dans son mémoire de défense, expliquait notamment son retard par la pandémie du Covid-19 et la restructuration de la collectivité. Elle affirmait toutefois qu’un terrain avait été trouvé pour l’aire d’accueil. Or, incapable de justifier ses démarches, elle s’est vue condamnée sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Retour au tribunal ce mardi 14 octobre, pour statuer sur la liquidation éventuelle de l’astreinte. Elle devra verser, d’une part, à l’association La vie du voyage une somme de 29 500 euros et, d’autre part, à l’État, une somme de 265 500 euros. La décision a été mise en délibéré au 4 novembre.
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Arcelor : une unité et le haut fourneau à l’arrêt pour un mois
Après l’incendie, Arcelor-Mittal s’organise. Mercredi dernier, les bandes transporteuses de l’aciérie avaient pris feu aux alentours de 4 heures du matin. Après cinq heures de lutte, le sinistre était éteint sans blessé à déplorer mais non sans conséquence : une structure porteuse de ces bandes et une station électrique ont été touchées. La direction a donc annoncé un arrêt d’un mois de l’unité touchée, ainsi que du haut-fourneau.
« Les autres installations de production continueront à opérer en continu ou alterneront entre phases de marche et d’arrêt, selon les besoins opérationnels et les interventions programmées », fait-elle savoir. Stéphane Martins de Araujo, secrétaire général CGT du site, nuance : « Les autres unités dépendent du stock qu’on a, qui devrait s’écouler en quelques jours, donc tous les travailleurs sont concernés », soit plus de 2 200 salariés.
« Selon la situation des installations et le personnel nécessaire à leur remise en état, les managers informeront les salariés qui seront mobilisés sur les prochaines étapes, explique le sidérurgiste. En parallèle, ils positionneront ceux concernés par l’arrêt de leur installation, en formation, en repos ou en activité partielle de longue durée. » Pour la CGT, la sécurité des travailleurs doit être la priorité. « On veut que n’importe quelle tâche de remise en état de l’aciérie soit faite avec des règles d’accès au travail au niveau des détections et repérages d’amiante, que tous les salariés, qu’ils soient d’Arcelor ou des sous-traitants, puissent faire leur travail sans danger », assène Stéphane Martins de Araujo.
La cause de l’incendie continue de faire l’objet d’investigations. « Les premiers éléments indiquent que le produit chargé sur les bandes transporteuses se serait enflammé », affirme la direction.
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Quand la grande course fait quelques retouches
Les superlatifs ne manquent pas pour décrire la grandeur du Marseille-Cassis. Ce semi-marathon, imaginé par André Giraud en 1979, ancien président de la SCO Sainte-Marguerite et de la Fédération française d’athlétisme, est devenu au fil des éditions un événement incontournable de notre territoire. « On est passé d’une course de quartier à une compétition internationale avec 76 pays représentés », note Thierry Santelli, vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, partenaire principal de l’événement. « Je dirais même que c’est la plus belle course au monde », surenchérit Danielle Milon, maire (DVD) de Cassis. Mais Marseille-Cassis représente plus qu’un simple événement sportif. Il se veut social, avec la deuxième édition du Marseille-Cassis des quartiers, qui met en avant le mois de l’inclusion, soutenu par la délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes).
Jimmy Gressier comme parrainIl se veut également solidaire, en soutenant l’association On’Tchao (lire ci-dessus), qui accompagne les patients atteints de mucoviscidose, et en permettant à des jeunes adultes en rémission d’un cancer de prendre le départ de la course. Et il se veut responsable et durable pour la planète, avec la mise en place de nouveaux aménagements pour accompagner l’hydratation des coureurs sur le parcours.
Pour cette 46e édition, l’organisation de Marseille-Cassis a choisi un parrain d’exception : Jimmy Gressier, sacré champion du monde du 10 000 m et médaillé de bronze sur 5 000 m à Tokyo. Le natif de Boulogne-sur-Mer, en lice pour le titre de meilleur athlète de l’année, sera au cœur du peloton, aux côtés de son épouse Aude Clavier, triple vice-championne de France et originaire d’Aix-en-Provence. Une autre star de l’athlétisme français se cachera dans la foule : Pierre-Ambroise Bosse, champion du monde du 800 m en 2017 à Londres. « PAB » accompagnera l’initiative Clean Challenge, une action de nettoyage en envoyant des photos des déchets ramassés. Cette opération, qui a enregistré la collecte de 1 037 kilos de déchets, a d’ailleurs permis à 215 coureurs de gagner leur dossard pour le grand jour.
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L’Olympique de Marseille à l’heure internationale
À chaque fenêtre internationale, la Commanderie se vide à moitié de ses joueurs. Une dizaine d’entre eux a pris part à celle du mois d’octobre, laissant Roberto De Zerbi et l’OM de côté pour quelques jours. Certains ont effectué de longs trajets, passant plus de temps dans l’avion que sur un terrain de football. C’est notamment le cas pour les Argentins Gerónimo Rulli et Leonardo Balerdi. Le gardien s’est assis sur le banc et n’a pas joué une seule minute contre le Venezuela. Face à cette même équipe, le capitaine olympien est entré pour les 12 dernières minutes. Sa principale actualité est plus extra-sportive, puisque le club de ses débuts, le Club Sportivo Pueyrredón, a rebaptisé son stade au nom du défenseur de 26 ans.
Deux autres Marseillais ont été impliqués dans plusieurs rencontres outre-Atlantique. Amir Murillo a une nouvelle fois été déterminant lors d’une victoire du Panama. Le latéral droit a été le passeur décisif sur le seul but panaméen contre le Salvador. Timothy Weah a aussi participé à une rencontre amicale face à l’Équateur (1-1). 73 minutes sur le gazon, avant d’être remplacé par un homme très en forme sur ce début de saison : Christian Pulisic.
Sur le sol africain, deux attaquants de l’OM se sont montrés et l’un plus que l’autre. La saison de Pierre-Emerick Aubameyang semble bel et bien lancée. Face à la Gambie, il a inscrit un quadruplé, lors d’une victoire 4 à 3. En fin de partie, le joueur de 36 ans a pris un second carton jaune. Une économie d’énergie puisqu’il était donc suspendu pour le match, ce mardi, contre le Burundi. Amine Gouiri a lui joué moins d’une demi-heure lors de la rencontre face à la Somalie qui a qualifié les Fennecs pour la Coupe du monde. Nayef Aguerd n’a pas participé aux matches du Maroc, ayant contracté un virus.
Pavard appelé pour rienForcément, des joueurs olympiens étaient sur le pont à travers l’Europe pour les différentes phases de qualifications. Révélation marseillaise du mois de septembre, Arthur Vermeeren était engagé avec les espoirs belges. La confrontation face au Pays de Galles s’est idéalement déroulée avec un succès 7-0. Les Danois ont été épargnés par les joutes internationales. Matt O’Riley a fait son entrée dans le temps additionnel contre les Grecs. Pierre-Emile Hojbjerg était lui suspendu face à l’équipe des Tsimikas, Pavlidis et consorts, alors qu’il a joué 90 minutes lors de la gifle infligée à la Biélorussie (6-0).
Benjamin Pavard a fait le voyage avec les Bleus jusqu’en Islande. Le néo-olympien a été appelé en dernière minute en raison de la blessure contractée par Ibrahima Konaté contre l’Azerbaïdjan. Le champion du monde 2018 n’est pas entré en jeu durant le match nul sur la pelouse du Laugardalsvöllur, à Reykjavik. Auteur d’un doublé lors de la première journée de Youth League contre le Real Madrid, Tadjidine Mmadi se trouve actuellement à la Coupe du monde U20 avec les Bleuets. Au total, 177 minutes jouées en quatre matches par le Minot. La France joue sa demi-finale mondiale, ce mercredi (22h), face au Maroc.
Plusieurs joueurs sur les terrains mardi soir
Plusieurs Marseillais jouaient un dernier match mardi soir ou dans la nuit de mardi à mercredi. C’est le cas pour Rulli et Balerdi qui affrontaient Porto Rico. Timothy Weah et Amir Murillo étaient aussi sur les pelouses américaines avec, respectivement, des rencontres face à l’Australie et au Suriname. L’Algérie, qualifiée, n’avait donc plus rien à jouer alors qu’ils recevaient l’Ouganda, ce mardi soir, à Tizi-Ouzou. Arthur Vermeeren avait lui aussi un match important dans la quête de la qualification pour l’Euro espoirs. Une rencontre s’est disputée, à Westerlo, face aux jeunes Danois. Pour revoir tous ces joueurs sous le maillot de l’OM, rendez-vous dès samedi (21h05), face au Havre.
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Diacre n’a pas le temps de savourer son premier succès avec les Marseillaises
Mardi matin, quelques jours après sa grande première à la tête des Marseillaises, qui s’est soldée par une victoire à Rodez en Coupe de France LFFP (1-2), Corinne Diacre (51 ans) débarque sur la pelouse de l’OM Campus avec le sourire. « Ce qu’il faut retenir essentiellement [du dernier match, Ndlr], c’est la victoire et les trois points », souligne l’entraîneure du club phocéen, consciente que son équipe « aurait pu faire mieux ». « Mais après une semaine ensemble, très sincèrement, j’ai vu un groupe qui avait du répondant. On applique ce que l’on met en place tous les jours. Ça ne fait qu’une semaine, mais j’ai l’impression que ça fait un mois que je suis là », poursuit-elle. Chez les Ruthénoises, qui ont opté pour un bloc bas défensif, les Marseillaises ont éprouvé des difficultés à construire des attaques placées. « Il y a plein de choses que je n’ai pas eu le temps de travailler encore. On travaille normalement ces principes en préparation de saison, mais comme je n’étais pas là, je n’ai pas pu le faire », lance Diacre.
Paris FC dans la mireAprès une première mise en bouche, l’ancienne sélectionneuse des Bleues s’apprête à vivre son premier grand test, samedi (17h) au stade Charléty, face au Paris FC. « Je suis déjà à jour parce que j’ai vu trois de leurs matches », révèle celle qui ne manquera pas une miette du match des Franciliennes en Ligue des Champions, ce mercredi (21h), sur la pelouse de Chelsea. « On va faire preuve d’humilité, mais notre objectif va être de ramener a minima un point. Ce serait déjà pas mal », ajoute-t-elle. Toujours en pleine phase d’observation, la Nordiste va être épaulée à partir de ce mercredi par Donna Newberry, analyste vidéo passée par des grandes écuries européennes comme Wolfsburg, Chelsea ou plus récemment le Milan AC. « J’y accorde une énorme importance. Déjà moi-même, je regarde beaucoup de matches. Et si je peux coder aussi en direct, je le fais », révèle Corinne Diacre, qui préfère quand même être sur la pelouse « plutôt que derrière un ordinateur ». Samedi, elle sera bien présente au bord du terrain pour jauger et évaluer si les Marseillaises peuvent lutter face à « une équipe top 3 du championnat de France ». « Notre objectif à moyen-court terme, c’est le maintien », tenait-elle à clarifier. « On a de l’ambition, mais on va rester humbles. On ne peut pas se permettre d’avoir un autre objectif. »
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L’ombrière quai Ganteaume commence à prendre forme à La Ciotat
« C’est vraiment en harmonie avec ce qu’il y a autour. Les mâts rappellent les vieux gréements d’antan, et les éléments de l’auvent en métal, la couleur du platelage », observe hier matin Alexandre Mendez, charpentier et serrurier. Son entreprise, Cerni, compte parmi les entreprises, toutes ciotadennes, à avoir remporté le marché de l’ombrière. « Ce matin, on a posé les 3 mâts, et on commence à fixer les éléments de l’auvent », détaille-t-il. Adjoint au maire délégué aux travaux, Noël Collura rappelle : « Pour cette ombrière, l’architecte des bâtiments de France (ABF) nous avait demandé de rappeler notre histoire, et les chantiers navals. Comme les premiers bateaux ont été construits en bois, puis en métal, nous avons donc répondu à ses exigences. » L’inspiration pour le projet ? Le jeune architecte, Sébastien Labastie, embrasse le Port Vieux du regard. « On n’a rien inventé. Tout est là », lance-t-il. Composée de 12 éléments en acier galvanisé thermolaqué, aux lames couleur beige-brun et au cadre gris, l’ombrière de 5 mètres de large et 25 de long formera comme un parallélépipède fixé à 3 mètres de haut par rapport au sol.
Des mâts à demeure«Elle est attachée aux mâts, à demeure, qui dépassent de 11 mètres du sol et sont habillés de bois exotique, l’iroko », développe l’architecte. « Mais s’il n’y avait que ça, elle s’affaisserait, et donc des câbles la soutiennent. Car ici, on est à la fois sous l’influence du mistral au nord-ouest, et en même temps du vent d’est qui génère les tempêtes qu’on connaît. » Des mâts, des câbles, et sans doute bientôt la même stridence du vent au travers des filins d’acier. L’ombrière ressemble bien à un navire, mais immobile, accroché à son quai. Mais pas tout à fait immobile quand même. L’architecte des bâtiments de France a en effet demandé à ce que l’auvent soit démonté, « parce qu’il y a des monuments autour », indique Noël Collura. L’auvent demeurera accroché à ses mâts «du printemps à l’automne », après quoi il faudra le démonter à la fin de chaque saison. Comme il est installé tard cette année, la Ville, qui porte le chantier de l’ombrière de près de 400 000 euros, négocie cependant pour qu’elle reste jusqu’à la saison prochaine. Quant à l’historique du projet, Noël Collura explique : «en 2020, nous avons refait le Port Vieux. On voulait le refaire comme à l’époque, avec des arbres le long du quai, et on se garait en épi. Mais les Ciotadens nous ont dit qu’il manquait d’ombre. C’est pourquoi nous avons planté 18 arbres depuis l’Escalet, auxquels vont s’ajouter dix autres, et l’ombrière sous laquelle on pourra s’asseoir, et admirer les bateaux».
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Des renforts de magistrats mais des préoccupations fortes
Audience de présentation hier des nouveaux magistrats et greffiers du tribunal judiciaire de Marseille. Avec 4 nouveaux magistrats du siège, le président Olivier Leurent s’est réjoui de voir les effectifs du siège passer à 143 magistrats même s’il faudrait 7 magistrats de plus. « Ces renforts étaient indispensables, urgentissimes, impérieux » pour absorber les contentieux qui se diversifient et se massifient. Deux renforcent le service du juge de la liberté et de la détention dont l’activité pénale et civile est en constante hausse. Dans la perspective de l’ouverture en novembre des Baumettes 3 avec 750 places supplémentaires, un poste supplémentaire de juge d’application des peines a été obtenu ainsi qu’un 8e juge aux affaires familiales.
« Il demeure des contentieux en souffrance notamment et deux juges civilistes seraient nécessaires » a dit le président, au regard du stock préoccupant de plus de 36 000 procédures civiles (+17% entre 2022 et 2024) avec un délai de traitement d’environ 20 mois. On s’attend d’ailleurs et il faudra anticiper « une augmentation programmée ces prochaines années des expropriations liées au plan « Marseille en grand » et à la rénovation de certaines copropriétés dégradées ».
Le parquet crée une « cellule anticorruption »Le président a exprimé le besoin d’un magistrat supplémentaire dédié aux chambres spécialisées en criminalité organisée et en matière financière pour « absorber l’explosion du narcotrafic de 2023 et renforcer notre capacité de jugement en matière de blanchiment » et un juge d’instruction supplémentaire dans ses enquêtes. Le greffe constitué de 457 agents demeure une « préoccupation majeure ». Les 32 nouveaux arrivants ne compensent 38 postes vacants et le non-renouvellement de 14 contractuels.
« La remise en cause de la personne du juge, les menaces à son encontre, le discrédit jeté sur l’institution judiciaire tout entière est un péril pour l’état de droit qui doit nous réunir plus que jamais dans ces temps troublés. Il n’existe pas de démocratie sans un juge indépendant et impartial » a conclu le chef de la juridiction.
« Nous sommes désormais 60 au parquet de Marseille » s’est félicité le procureur de la République, Nicolas Bessone qui veut développer le « plaider coupable », les saisies d’avoirs criminels (40 millions d’euros en 2024) et annonce avoir créé une « cellule anticorruption » en lien avec le narcotrafic, centralisée au sein de la section économique et financière. « Les moyens des narcotrafiquants sont considérables. Nous devons être très vigilants – et l’Agence française anticorruption a de très fortes inquiétudes – lors des élections locales pour évidemment protéger nos élus pour qu’ils ne subissent pas le même type de pressions que dans toutes les administrations publiques, même la nôtre. C’est un enjeu d’avenir et je ne me trompe pas en disant qu’il en va de notre démocratie. »
![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Renaud Muselier](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/22e878f4fbeff05a59c03ba33edced8e.jpg)
