Tag: Bouches-du-Rhône

  • Vitrolles point culminant de Provence

    Vitrolles point culminant de Provence

    Les trois derniers carrés des féminines, des seniors pétanque et Jeu Provençal, soit douze formations qui seront présentes, mettront tout en œuvre pour entrer dans l’Histoire.

    Nous sommes là dans la première édition d’une compétition portée sur les fonts baptismaux en ce début d’exercice.

    Julien Ivaldi, l’un de ses promoteurs, nous en donne les raisons et s’explique et analyse cette première année d’existence.

    « Il y a bien la coupe de France, où les clubs n’ont la possibilité que de n’engager qu’une équipe. Afin de permettre à d’autres licenciés de jouer un peu plus, nous avons élaboré un projet. Créer un championnat et une coupe de Provence à laquelle ne peuvent participer des joueurs autres que ceux qui ont disputé l’épreuve nationale. Pour ces joueuses et joueurs qui n’ont pas participé pour défendre les couleurs de leur club dans l’épreuve nationale, ils le font sur le plan départemental et force est de reconnaître que ces rencontres se sont déroulées dans un excellent esprit et surtout estampillées du sceau de la convivialité. Après cette année, nous allons faire le bilan lors d’un prochain Comité Directeur, en débattre et voir s’il y a des améliorations à apporter. »

    En attendant, le rideau sur cette première édition des coupes de Provence tombera ce samedi.

    Le programme

    Demi-finales du Jeu Provençal

    Début des parties à 8h30

    – Cercle St Michel PdC – B. du Vallon

    – B. Velauxienne – B. de Beaumont

    Demi-finales Féminines

    Début des parties à 9h

    – B. Modérée – B. Carnussienne

    – Pieds Tanqués Miramas – B. Verte Biver

    Demi-finales Pétanque

    Début des parties à 9h

    – B. Orgon – B. Tranquille Meyreuil

    – B. Verte Biver – B. de l’Elysée

  • Puccinelli poursuit sa marche en avant

    Puccinelli poursuit sa marche en avant

    Les trois hommes ont justifié leur statut de favori au pays de Paul Cezanne dans un Parc Jourdan enchanteur.

    La Boule Aixoise a réussi son pari. Celui de faire revivre la pétanque à un plus haut niveau dans un lieu idyllique.

    La première édition de ce national incorporé (15e étape) dans le circuit PPF a tenu ses promesses. Quantitativement et qualitativement.

    Presque toutes les têtes de série étaient présentes (seuls Rocher, Robineau et Quintais manquaient à l’appel).

    Dans ce charivari d’opposition de haut niveau, certains leaders ont laissé des plumes prématurément à l’image des champions de France, Lacroix et Doerr, associés à Bandikian. Ils ont été battus en 32e de finale par une vieille connaissance Julien Castano (vainqueur du Mondial La Marseillaise 2008) qui demeure un sacré canonnier.

    Mais dans ce type de compétition de haut niveau, les plus forts sont souvent à l’arrivée et souvent les mêmes.

    Et les plus forts l’ont emporté. L’osmose entre les trois hommes, Montoro, Puccinelli, Bonetto est parfaite. Chacun est à son poste et on sent une force tranquille.

    Déjà vainqueur à Ajaccio (Nonce Murati, Dawson Herleman) Puccinelli a prouvé combien il était important. Il pallie avec maestria les rares défaillances de ses partenaires. Un trio de choc pour une victoire de prestige.

    Elle fut construite dans la sérénité avec des succès successifs sur Grégori (8e), Sony Prud’homme (quart), plus compliqué en demi-finale face à Maurel , Baudino,Delahaye (13 à 11)

    En finale les trois hommes ont dominé largement Jean Christophe Gimenez, Élie Winterstein et Jimmy Albaladejo (13-4).

    C’est aussi la victoire du Case de Nice représenté par cinq joueurs sur six en finale, (Puccinelli est à Bormes avant de revenir à Fréjus en 2026).

    À noter l’excellente prestation de l’équipe phare aixoise David Riviera, Michel Hatchadourian et Sissou Cantarel. Elle échoue en demi-finale face à Maurel.

    Les Septémoises brillent

    Il y avait d’autres épreuves dans le fief du président Mansio. Notamment le National féminin remporté par la triplette des Septémoises, Lydie Lavaly, Lysiane Bernard associées à Manon Mahé. Une sacrée performance acquise face à l’équipe de la Réunionnaise Pauline Vandenbroucke, Anaïs Ibao, Océane Bell lloch. Ces dernières avaient sorti en demi-finale les favorites Anna Maillard, Cindy Peyrot, Amandine Blanche.

    Chez les vétérans dans un concours régional souvenir Mario Foyot, on a retrouvé également une vieille gloire Bernard Bossy lauréat en compagnie de Skippy Santiago et Patrick Orriere.

    On n’oubliera pas la jeunesse, elle représente l’avenir. Trois catégories ont croisé les fers, dans le cadre du circuit PPF jeune, durant ce week-end pétanque tous azimuts.

    En minimes Esaie Cortes, Anthony Barjolle, Tyrone Sbrega ont été dominateurs. Chez les Cadets la palme revient aux joueurs locaux ( Boule Aixoise) Fabio Marco, Mylan Terryn et Loni Szczotkowski. Enfin en juniors, Tylan Kapfer poursuit sa marche en avant. Il a dominé les débats associé à Enzo Alazay et Gianni Seignouret.

    La boucle est bouclée. Bravo à Bruno Mansio et à toute son équipe de la Boule Aixoise, bravo à Marco Foyot, véritable ambassadeur du club. Bravo également au président Patrick Fara qui a donné de sa personne quatre jours durant.

  • Un ex-joueur de la Ligue américaine signe chez les Blue Stars de Marseille

    Un ex-joueur de la Ligue américaine signe chez les Blue Stars de Marseille

    Les Blue Stars de Marseille ont frappé un grand coup en signant un ancien joueur de la National football league (NFL), la ligue professionnelle de football américain.

    L’ancien « linebacker edge » (dont le rôle principal consiste à défendre contre la course) des Cincinnati Bengals, Sterling Sheffield (29 ans), s’est engagé avec le club phocéen pour la saison 2026. Non-drafté à sa sortie de l’université du Maine en 2019, le natif de Philadelphie a tout de même réussi à signer un juteux contrat rookie de trois ans et 1 775 000 dollars avec les Bengals. Mais il n’aura jamais pu entrer en jeu au cours d’un match de saison régulière. « Il nous a contactés via les réseaux sociaux. Derrière, il avait un profil qui était vraiment intéressant pour beaucoup de clubs. On ne va pas se mentir, il avait des offres plus importantes avec d’autres clubs », révèle Bavuong Souphanthavong, entraîneur et directeur sportif des Blue Stars, conscient que la signature de Sheffield reste un pari.

    Convaincu par un Robo

    « Comme pour tout joueur qui n’a joué qu’aux États-Unis, on ne sait pas comment il va s’adapter à notre championnat. Il peut être amené à sous-estimer le niveau français. Il faut toujours être prudent. Mais, nous sommes confiants, sinon on ne l’aurait pas recruté », martèle le technicien marseillais. Il compte sur son « style très agressif » pour faire la différence. « Il a l’air tranquille, ultra-motivé et il travaille à fond pour être prêt en janvier. On espère que sa venue va galvaniser nos groupes », ajoute Bavuong, persuadé que Sheffield a été convaincu par « la localisation de la ville » et « mon nouvel assistant offensif, Asnnel Robo ».

    L’ancien runningback, passé par le Stuttgart Surge en Ligue européenne de football (EFL), a eu l’occasion de croiser son chemin lorsqu’il a évolué la même saison que lui chez les Calgary Stampeders (en 2019), au Canada. « Ce que j’apprécie le plus chez lui, c’est son travail acharné, et il travaillait aussi dur que moi. Alors, dès que j’ai appris sa venue à Marseille, je voulais rejoindre une équipe dont l’un des piliers est le travail acharné, la détermination et la discipline », insiste Sterling Sheffield, qui a hâte de rejoindre la cité phocéenne. « Je veux remporter le championnat dès cette saison et je me donne toujours à 100% pour parvenir à mes fins », martèle celui qui a désormais trois mois devant lui pour se familiariser avec la langue de Molière.

  • [Entretien] Margot Shore : « Quand un club est ambitieux, tu veux en être »

    [Entretien] Margot Shore : « Quand un club est ambitieux, tu veux en être »

    La Marseillaise : Après avoir évolué plusieurs saisons en Italie (Lecce, Bari, Hellas Vérone et Bologne), vous avez décidé cet été de tenter le pari du championnat français en rejoignant les Marseillaises. Comment vivez-vous cette nouvelle aventure ?

    Margot Shore : Au début, c’était un peu difficile avec le changement de pays, de culture et de club. Mais, j’ai eu beaucoup d’aide de l’équipe, et maintenant, je me sens très bien. Avec tous les matches qu’on a fait, on sent vraiment qu’on a le soutien de la ville et que le club est très suivi. Et c’est très beau. Ça met de la pression aussi, mais on adore ça. Je réalise à quel point l’OM est un club très important. On fait partie d’un projet très important. Quand un club ambitieux est, tu veux en être. J’ai joué plusieurs années en Italie, mais j’avais besoin de connaître un changement dans ma carrière. Et quand j’ai eu cette opportunité de jouer dans l’un des meilleurs championnats au monde, j’ai tout de suite voulu venir.

    Vous avez connu votre première titularisation le 19 septembre face au Havre (défaite 2-1). Comment avez-vous vécu ce grand moment au stade Turcan ?

    M.S. : Ce n’était pas prévu que je joue. Mais j’étais prête parce que, quand tu figures comme remplaçante sur la feuille de match, c’est ton job d’être prête. Alors moi, j’étais quand même assez tranquille. Je n’étais pas contente aussi, parce qu’on n’est jamais contente quand on voit une coéquipière qui s’est blessée. Mais j’ai voulu saisir l’opportunité qui s’est présentée à moi et faire le meilleur match possible. C’était ma première fois en Arkema Première Ligue et je trouve que le niveau est très haut. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de jeux de transition dans le championnat français. En Italie, on joue plutôt sur la tactique, avec une défense placée. Mais dorénavant, je dois être vigilante sur la vitesse des joueuses, tout en gérant bien les espaces.

    Vous évoluez désormais sous les ordres de Corinne Diacre, ex-sélectionneuse des Bleues. Quelles sont vos premières impressions sur votre coach ?

    M.S. : Je la connaissais seulement de nom. Je sais qu’elle était avec l’équipe de France féminine, mais personnellement, je ne la connaissais pas avant son arrivée. Je ne pense pas que ça mette de la pression. Au contraire, je pense surtout que son arrivée est un bon signal pour nos objectifs. On veut faire des choses importantes. Je pense qu’elle apporte beaucoup d’expérience et de la rigueur, ce qui est une bonne chose. Elle accorde beaucoup d’attention au détail. Quand il y a quelque chose qui ne va pas, elle va le dire tout de suite. Et elle va aussi apporter une solution. Moi je suis une personne qui aime savoir les choses tout de suite. Quand ça va bien ou quand ça ne va pas bien. Comme ça, on résout tout de suite les choses.

  • Réforme de retraites et budget : des annonces qui agacent les patrons provençaux

    Réforme de retraites et budget : des annonces qui agacent les patrons provençaux

    En préambule de son discours porté sur la jeunesse, thème de cette 25e édition du Forum des entrepreneurs, Patrick Martin ne peut s’empêcher de commenter l’actualité politique nationale. Depuis la pelouse du Stade Vélodrome à Marseille, le président du Medef veut « ramener à la raison nos décideurs nationaux », eux qui l’auraient « perdu », faisant ici référence à la décision annoncée hier par le Premier ministre de suspendre la réforme des retraites.

    Pour justifier un âge de départ plus tardif, les entrepreneurs interrogés citent en exemple nos voisins européens. « On est privilégiés par rapport à ça, en Allemagne ils partent à la retraite à 67 ans, en Italie la durée a été augmentée aussi. Après, tout dépend du secteur d’activité, pour les personnes qui travaillent dans le BTP par exemple, je comprends qu’ils partent plus tôt », fait valoir Jean-Luc Olivier de la CCI Aix-Marseille Provence. À ses côtés, Jean-Christophe Wolff, entrepreneur s’agace : « Pour entreprendre il faut de la stabilité. Le monde politique est déconnecté et intéressé personnellement. On est entré dans une spirale qui n’est pas vertueuse », martèle-t-il.

    « Alors que nos élites se crêpent le chignon, s’arrachent les entrailles, pour savoir si on réduira le déficit le plus élevé d’Europe, avec la dette la plus élevée d’Europe, les taux d’intérêt les plus élevés d’Europe de 5,4 à, peut-être, 5%… Quel constat d’impuissance ! Quel égarement ! », clamait Patrick Martin, quelques minutes plus tôt. « Je souffre dans ma chair de cette conjoncture. »

    Lors de ce rendez-vous annuel organisé par l’UPE13, le patron des patrons a tenté de répondre aux critiques émanant d’une partie de la gauche et des organisations syndicales : « On se serait goinfré d’aides publiques, ce qui est faux ! », lâche-t-il. Et pour cause, depuis la publication en juillet dernier d’un rapport de la commission d’enquête sur l’utilisation des aides publiques aux grandes entreprises, portée par le sénateur communiste Fabien Gay, un chiffre est au cœur du débat : 211 milliards d’euros. C’est ce qu’auraient coûté ces fameuses aides, versées sans réelle conditionnalité, pour la seule année 2023. Le chef des patrons le sait, alors que le gouvernement prône l’austérité, nul doute que ce chiffre fera irruption dans les débats.

  • [Info La Marseillaise] Marc Pietrosino est élu secrétaire général de la CGT 13

    [Info La Marseillaise] Marc Pietrosino est élu secrétaire général de la CGT 13

    Après 3 jours de débats intenses, l’Union Départementale CGT 13 a élu son nouveau secrétaire général, ce mercredi en début de soirée. C’est Marc Pietrosino, qui prend la tête de l’organisation syndicale et qui succède ainsi à Olivier Mateu.

    Travailleur de la Fnac, Marc Pietrosino est bien connu des salariés des secteurs du commerce et du service. Il a mené plusieurs mouvements de grève, notamment sur les questions de hausse de salaires et de conditions de travail dans son enseigne et sur le magasin de la Valentine à Marseille. Fusion entre Fnac et Darty, fermetures d’enseignes et rapport de force dans un secteur où la syndicalisation est souvent difficile, il a l’habitude de faire face à tous les aspects des politiques néolibérales. En charge des questions de commerce à l’UD CGT 13, il est également secrétaire général de l’Union locale CGT de la Vallée de l’Huveaune, une des UL de la cité phocéenne. « Il faut rester sur le ciment de notre organisation, les idées qui ont fait la gloire de la CGT, et aller les diffuser sur le terrain au plus près des salariés », insiste-t-il.

  • Travaux et bouchons sur le viaduc de Martigues

    Travaux et bouchons sur le viaduc de Martigues

    Les travaux n’ont pas débuté mais ils commencent déjà à perturber la circulation. Ce mercredi matin, un important embouteillage rendait l’accès au viaduc de Martigues en direction de Marseille très compliqué en remontant jusqu’à Croix-Sainte dans le centre-ville d’un côté et Port-de-Bouc sur la RN568 de l’autre, soit 3 kilomètres de retenue. Excédés, les automobilistes ont mis près d’une demi-heure à rejoindre le pont à partir du centre commercial Carrefour.

    Pour rappel, la Direction interdépartementale des routes Méditerranée (Dirmed) va réaliser des travaux d’investigation et d’entretien spécialisé sur l’ouvrage métallique central (la passe de Caronte) entre le 20 et le 28 octobre. Entre ces deux dates, la circulation sur le viaduc dans le sens Marseille vers Fos sera totalement basculée sur l’autre sens, de jour comme de nuit. La circulation sera limitée à 50 km/h dans la zone de travaux et sera strictement interdite aux poids lourds de plus de 26 tonnes, qui devront donc passer par Salon-de-Provence pour rejoindre la cité phocéenne depuis la zone industrialo-portuaire. Le chantier n’a pas encore débuté, mais la préparation du basculement de circulation si, depuis le 13 octobre, ce qui suffit d’ores et déjà à créer des ralentissements.

    Jusqu’au dimanche 19 octobre, la nuit, les bretelles seront fermées, les voies réduites et la vitesse limitée à 50 km/h pour réaliser des travaux de pose de séparateurs de voie, de marquage au sol et de signalisation verticale afin de préparer la configuration en 2×2 voies prévue à partir du lundi 20 octobre au matin.

    Après ces travaux, les 80 000 usagers quotidiens du viaduc seront tranquilles pour les deux années à venir. Fin 2027, ce sera au tour du platelage de se refaire une santé.

  • Un rite culturel pour notre région

    Un rite culturel pour notre région

    La 26e édition du Festival de Pâques qui se tiendra à Aix du 28 mars au 12 avril 2026. C’est dans le salon d’honneur de l’Hôtel des Invalides que Renaud Capuçon et Dominique Bluzet ont présenté à la presse le programme. Un festival de mission, telle est l’ambition affichée par ses créateurs, soutenus par le mécénat fidèle du CIC. Force est de constater qu’à l’instar de son modèle salzbourgeois, ce festival pascal inscrit depuis 2013, date de sa création, la ville d’Aix dans le grand concert des cités musicales européennes.

    L’édition 2026 ne dérogera pas à son ambition d’excellence. À commencer par la résidence pour trois ans en nos murs de l’Orchestre Philharmonique de Munich, phalange prestigieuse s’il en fut. D’autant qu’elle accompagnera avec son chef Lahav Shani, une autre légende et fidèle du festival, Marta Argerich. Au programme la première symphonie de Mahler et le deuxième concerto pour piano de Beethoven que la soliste apprécie tout particulièrement.

    Tradition oblige, la Passion de Bach du Vendredi saint sera celle de Saint-Jean avec l’ensemble Il Caravaggio de la cheffe Camille Delaforge. Autour de ce temps fort, la programmation se veut à la fois riche et variée. L’Orchestre de Lille viendra en ouverture fêter son cinquantième anniversaire (le bel âge !). Renaud Capuçon y jouera le concerto de Barber. Le chef Gianandrea Noseda et l’Orchestre de Zurich feront trembler le GTP aux accents du Requiem de Verdi. Sacré encore, Jordi Savall servira Le Christ au Mont des Oliviers de Beethoven et Les sept dernières paroles du Christ de Haydn. Le Festival pourra compter sur la présence de Bertrand Chamayou, du violoniste Guidon Kremer ainsi que de la flûte d’Emmanuel Pahud qu’accompagnera Lionel Bringuier à la tête du Philharmonique de Liège. La soprano Nadine Sierra chantera Verdi, Gounod et Debussy.

    Pâques à Aix c’est aussi la parole donnée à la jeunesse musicale. Le guitariste Raphaël Feuillâtre, voyagera de Bach à Piazzolla. Le violon de Sophie de Bardonnèche redonnera voix à des compositrices de l’âge baroque. On n’oublie pas les soirées Génération@aix autour de la pianiste Yulianna Avdeeva. Et il y aura bien d’autres jeunes solistes à découvrir.

    Enfin la grande ambition du festival est de l’inscrire en profondeur dans le territoire. « Pour tous et partout », dans les écoles, les Ehpad, les hôpitaux, la Maison de Gardanne… Renaud Capuçon apporte la musique vers des publics qui peuvent, à tort, penser qu’elle ne leur est pas destinée. Outre le concert pour les Aixois à Saint-Sauveur, le festival veut atteindre des territoires éloignés, offrir aux quartiers défavorisés l’occasion d’une rencontre et d’un partage. Un autre temps fort aura pour centre le Camp des Milles avec des tables rondes autour de compositeurs victimes de la barbarie nazie. À la fois moderne et liturgique, selon les propres mots de Dominique Bluzet, le Festival de Pâques installe un rituel dans le paysage culturel de notre région.

    L’ouverture des réservations s’ouvre le 10 octobre. www.festivalpaques.com. +33(0)4.42.91.69.69.

  • La nouvelle ressourcerie d’Aubagne, petit poucet du réemploi

    La nouvelle ressourcerie d’Aubagne, petit poucet du réemploi

    Un choc de cultures ? On pourrait le penser. Au cœur de la zone commerciale de la Martelle, entre des grandes enseignes et l’hypermarché Auchan « qui est l’un des plus gros de France », selon Margot Girard, directrice de Evolio, l’association vient d’ouvrir une nouvelle boutique. Tout comme le site « historique » de la ressourcerie Le Dirigeable, que gère Evolio dans la zone industrielle des Paluds. « Tout ce qui est vendu ici, a déclaré un peu avant Cynthia, encadrante du futur atelier bois sur place, objets, meubles, habits, vaisselle, électroménager, livres (…) a été déposé par des particuliers. On y trouve aussi des objets, meubles, créés à partir de matériaux récupérés. » Tous ces objets ont été auparavant triés, nettoyés, réparés, façonnés parfois par « les salariés en parcours vers l’emploi que nous accompagnons », étaye Éric Naville, directeur du Dirigeable. « La boutique, située entre KFC et Auchan, fait 391 mètres carrés. Nous avons également des bureaux, et 120 mètres carrés d’ateliers dédiés à l’accueil du public », ajoute-t-il.

    Petit poucet et grandes enseignes

    Pour Margot Girard, l’ouverture de ce nouveau lieu « est une belle réussite. Un bel aboutissement. Le projet a été initié en 2021. Nhood* et Ceetrus, qui sont les propriétaires du site sont venus nous chercher car ils voulaient faire un lieu qui ait du sens social et solidaire. Cela nous permet de toucher un grand public que l’on ne touchait pas avant ». Elle relève : « Être au cœur de cette zone nous permet de faire des passerelles pour que nos salariés en insertion puissent trouver un débouché, un emploi, ce qui est notre vocation. Nous allons en effet pouvoir rencontrer les directeurs des grandes enseignes autour, et mettre en relation les compétences de nos salariés et les postes qui se libèrent. » Dès l’ouverture, hier, le lieu a été pris d’assaut. Pour faire de bonnes affaires, « le neuf étant hors de prix », pour se faire plaisir. Face à l’affluence, Eric Naville commente : « Le rôle citoyen de ce lieu, j’y crois à fond. »

    * Opérateur immobilier créé par l’association familiale Mulliez (Auchan, Décathlon…)

  • Une soirée en soutien à la Coopérative agricole Retaj, située en Cisjordanie

    Une soirée en soutien à la Coopérative agricole Retaj, située en Cisjordanie

    La soirée était prévue avant même que le Hamas et Israël ne signent une première phase d’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Ce jeudi soir, dès 18h30, dans ses locaux du Cours Forbin, le PCF co-organise une soirée en solidarité avec le peuple palestinien. Plus particulièrement, en soutien à la Coopérative agricole féminine Retaj, originaire de Cisjordanie. L’association Stop Arming Israël, qui entretient des relations étroites avec la coopérative, est à l’origine de la tenue de cet événement. « Si l’on se réjouit des avancées qui se font pour une possible paix, on veut tout de même alerter sur la situation de la population palestinienne et encourager la population à participer localement pour soutenir cette cause (…) surtout, à participer au désarmement d’Israël », souligne Claude Jorda (PCF), élu d’opposition au Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB). Au programme de cette rencontre ouverte à tous donc, une visioconférence entre le public et les fondatrices de la Coopérative agricole Retaj, ainsi qu’une diffusion de « photos récentes rendant compte du nettoyage ethnique ». Puis une sensibilisation aux différentes « formes de résistances populaires » palestiniennes sera présentée au cours de la soirée. La rencontre se conclura par une lecture de poèmes palestiniens, traduits en français. Un buffet au prix libre sera ensuite servi. Les bénéfices seront reversés en solidarité à la Coopérative agricole Retaj.