« Vous allez passer pour un journal de riches ! », a-t-il plaisanté, ravi de retrouver les lieux mais surtout celles et ceux qu’il avait connus dans ses fonctions. L’occasion de se remémorer l’histoire du journal et les personnages qui l’ont peuplé. Merci pour cette mémoire vivante et humaine !
Tag: Bouches-du-Rhône
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Handball : duel au sommet pour Plan-de-Cuques contre les Dijonnaises
La Ligue Butagaz Énergie a repris il y a quelques semaines, après une longue trêve internationale, et c’est presque un nouveau championnat qui débute. Une hiérarchie s’est dégagée lors de la première partie de saison et la phase retour est plus incertaine, plus délicate à gérer pour les clubs. Les équipes de bas de tableau se mettent au niveau du reste du plateau et l’hiver et le printemps sont donc propices aux surprises. Qui n’en sont d’ailleurs pas forcément.
Lors de l’exercice 2024-2025, par exemple, Toulon et Mérignac se sont retrouvés aux dernières places avant de devenir des machines à gagner dans le money-time du championnat. La lutte pour le maintien est toujours extrêmement serrée et se joue habituellement à la dernière journée. Même constat pour devenir européen la saison suivante, avec des matches accrochés et la décision se faisant souvent à un point près.
Plan-de-Cuques doit donc éviter le plus possible les faux pas dans les prochains mois et tenir son rang. Avec deux défaites au mois de janvier, une logique contre Brest et une évitable à Toulon, le HBPC a moins le droit à l’erreur. Ce mercredi soir, aux Ambrosis, les joueuses d’Angélique Spincer accueillent Dijon, épouvantail de LBE depuis plusieurs années.
Les Bourguignonnes ont débuté leur campagne européenne avec la phase de poules de l’European League, compétition où elles avaient terminé 3e la saison dernière. Deux victoires et un match nul, Dijon est en forme sur la scène continentale et souhaite participer à l’épreuve en 2027. Pour cela, un succès à Plan-de-Cuques est indispensable. Mais la bataille sera rude face à un HBPC visant le même but.
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Les Spartiates encaissent un quatre à la suite contre Rouen
La réception des Dragons de Rouen n’est jamais un jour comme les autres pour les Spartiates de Marseille et leurs supporters. Considérée comme l’une des meilleures équipes françaises, avec les Brûleurs de Loups de Grenoble, la formation normande a débarqué dans la cité phocéenne avec le statut d’épouvantail.
« On n’a toujours pas digéré les trois énormes défaites face à eux cette saison », martèle Antoine, un Toulonnais qui a chopé « le virus Spartiates ». Il n’a pas encore manqué un seul match à domicile de ses nouveaux héros cette saison. « C’est encore une jeune équipe, faut créer quelque chose sur le long terme. C’est déjà beau ce qu’ils ont réussi sur ces trois saisons », souligne-t-il, parfois frustré parce que les Marseillais n’ont pas encore « l’étoffe d’une grosse équipe ». Surtout face aux grosses cylindrées du championnat. « On va se prendre une tôle », annonce Mathieu, abonné depuis le début de la saison après avoir découvert par hasard qu’il y avait un club de hockey sur glace évoluant au plus haut niveau national. Sa prédiction s’est avérée plutôt juste : les pensionnaires rouennais ont rapidement ouvert le score, même si les protégés de Luc Tardif ont tout de même montré du répondant lors du premier tiers-temps.
Patience pour les play-offsLes Dragons, plus expérimentés, ont repris confiance en deuxième période, malgré une défense solide des Spartiates, parfois dangereux offensivement face à la cage normande, bien gardée par un Macmillan Carruth plutôt serein. « On y croit toujours, mais ça s’annonce difficile », lance Amandine, dévastée lorsque ses « chouchous » ont subi trois buts supplémentaires qui ont propulsé les Rouennais vers la victoire. Impatiente de voir les hockeyeurs marseillais en play-offs, elle devra patienter encore un peu avant de pouvoir fêter leur qualification officielle.
MARSEILLE 0
ROUEN 5
36e journée – Ligue Magnus
Tiers-temps : 0-1, 0-1, 0-3
Palais omnisports de Marseille (4 919 spectateurs)
Arbitres : MM. Martin et Laboulais
Buts : Yeo (13’), Regush (38’, 51’), Simonsen (42’), Lafrance (50’) pour Rouen
Pénalités : Welsh (14’), Coulaud (23’), Lindgren (26’), Dufek (40’), Joubert (49’) pour Marseille ; Nesa (17’), Chakiachvili (25’), Holway (29’), Yeo (40’) pour Rouen
MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (A), Lindgren, Petersson – Gonnard, Joubert, Asten, Bouvet, Colotti (C), Dair, Dufek (A), Welsh, Valtonen, Stromberg, Nsonsa Kitala.
Entraîneur : Luc Tardif
ROUEN : Mugnier, Carruth – Holway, Roy, Schmitt, Yeo (A), Bouramman, Chakiachvili (A) – Nesa, Lavoie, Colomban, Perret, Lafrance, Rech, Simonsen, Lamperier (C), Tessier, Gresock, Vigners, Regush.
Entraîneur : Csaba Szeleky
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Ligue des Champions : les souvenirs brugeois de Jean-Paul Delhoume
Bruges, 21 avril 1993. Ce jour-là, l’OM entrait dans l’histoire du football français.
Il devenait le troisièmeclub tricolore, après Reims et Saint-étienne, à se qualifier pour disputer une finale de ce qui venait de devenir la Ligue des Champions. Cela grâce à un succès (1-0) glané en terre flamande. « Il y avait une ambiance assez atypique, entre tension et euphorie », se souvient Jean-Paul Delhoume.
Ce match devait être celui de la rédemption. « Il permettait au football de revenir au premier plan, un an après la catastrophe de Furiani », poursuit celui qui compte plusieurs centaines de matches de l’OM à son compteur. Si certains, à l’image de Bernard Tapie, avaient des doutes sur le déroulé de la soirée, lui affichait sa confiance : « Bernard et plusieurs cadres marseillais avaient encore en tête le traumatisme de Bari. Mais moi, j’avais l’intuition que tout aller bien se passer. » Ce qui a marqué l’Aubagnais, « c’est la très belle ambiance dans le stade. Je me souviens des supporters qui avaient communié, sans animosité aucune ».
« Une vraie ambiance foot »Avant le coup d’envoi, il a eu droit, comme l’ensemble de la délégation marseillaise, « à une très belle surprise. Les supporters Belges et Marseillais se répondaient, telle une immense chorale. C’était un grand moment d’émotion, une vraie ambiance foot ».
Le seul qui restera crispé jusqu’au coup de sifflet final, même après le but d’Alen Boksic dès la 2e minute, c’est Bernard Tapie. « Je ne l’avais jamais vu aussi tendu. Il ressassait le cauchemar de 1991. »
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Au Camp des Milles, la mémoire comme rempart à la haine
C’est devant le Wagon du Souvenir, dans le seul grand camp d’internement et de déportation français encore intact, que les représentants des autorités civiles et militaires régionales étaient invités à rendre hommage aux plus de six millions de victimes de la Shoah. Un devoir de mémoire singulièrement vibrant, et une alerte réactivée à l’heure où les derniers témoins de la barbarie humaine disparaissent, et alors que « le ciel s’assombrit », a souligné le président-fondateur de la Fondation du Camp des Milles-Mémoire et Éducation, Alain Chouraqui.
Dans de longues listes qui glacent le sang, les élèves de l’École militaire ou de l’école Auguste-Boyer des Milles ont égrené les noms de centaines de victimes internées au camp, puis déportées. Les noms des 97 enfants retrouvés, dont le plus jeune était un bébé d’un an, les noms d’artistes et d’intellectuels, mais aussi ceux de Justes. Ils ne sont que 4 250 à avoir été honorés de ce titre en France.
Vigilance et couragePuis est venue une autre lecture, celle d’un testament adressé à l’humanité tout entière : celui écrit par l’ancienne déportée et infatigable militante contre le négationnisme et l’antisémitisme, Denise Toros-Marter, soucieuse d’éviter un « nouvel Auschwitz ». Avec cette dimension pédagogique pour faire « barrage à la haine ».
Au-delà de l’hommage, le devoir de mémoire est un devoir de conscience. Se souvenir oblige à regarder le présent avec acuité. « Aujourd’hui, notre France est sur une ligne de crête. Le risque pour la démocratie a été multiplié par six en 35 ans », a rappelé Alain Chouraqui en référence à la montée du racisme et à l’explosion des actes antisémites. Réaffirmant le rôle de vigie de la Fondation : « Ces dynamiques, qui viennent de loin, peuvent faire basculer notre société si elle succombe à un “vertige identitaire” mortifère ou se laisse bousculer par des provocations des porteurs de haine. »
Maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains (UDI), a appuyé sur « la cicatrice indélébile » laissée par le concours apporté par le régime de Vichy à la déportation, interrogeant la conscience de chacun. « Le jour où les derniers survivants vont s’éteindre, il faudra avoir le courage de se souvenir », a encore préconisé le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, citant Paul Éluard, « sans quoi nous disparaîtrons en tant qu’humanité ».
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Femmes de steel, un réseau pour féminiser l’industrie à Arcelor
Dans une petite salle en rez-de-chaussée du bâtiment DB27, sept collégiennes en cercle se font passer un cri. D’abord crispées, secouées de rires nerveux, elles finissent par se prendre au jeu, guidées par Christine Hinque. L’exercice peut avoir l’air loufoque, mais l’intervenante, spécialisée en théâtre d’improvisation, explique : « Ça donne l’autorisation aux filles de prendre le pouvoir en faisant tomber les barrières ».
Et des barrières, dans l’orientation ou le monde du travail, il y en a pléthore. Qu’elles soient réelles ou intériorisées. C’est pour les faire tomber que la direction de la communication du site fosséen d’ArcelorMittal a créé, en 2015, le réseau Femmes de steel qui organise chaque année une journée de découverte des métiers industriels. Depuis son lancement, le collectif a touché 780 jeunes filles. Ce mardi 27 janvier, c’était au tour de 131 collégiennes et lycéennes de six établissements de Fos-sur-Mer, Istres, Martigues, Châteauneuf-les-Martigues et Arles de visiter les installations et d’expérimenter les postes de l’aciérie.
Des représentations genréesEmy et Chloé, en 3e au collège des Amandeirets, n’avaient jamais vu de près les hauts-fourneaux. Fascinées par les EPI (équipements de protection individuelle), elles se font tirer le portrait devant une immense photo de la coulée continue. Les deux élèves apprécient l’événement, bien qu’elles sachent ce qu’elles veulent faire plus tard : « Criminologue et organisatrice d’événements, plus particulièrement de mariages ». « On n’a pas le cerveau pour faire des sciences techniques », justifient-elles.
Un préjugé qui a la peau dure. La référente égalité du collège Alphonse Daudet, à Istres, témoigne : « J’ai réalisé l’an dernier à quel point les représentations sont genrées. Je suis hyper attentive en conseils de classe et je me rends compte que beaucoup de filles partent dans le social et l’esthétique, tandis que les garçons pensent plutôt à des filières techniques de niche ». Géraldine Dautheribes, professeure de technologie dans le même établissement, glisse : « Ce n’est pas vraiment un choix qu’elles font, puisque l’aide à la personne et l’esthétique ça n’a rien à voir. On ne leur propose que ça, alors que plein de choses existent, à nous de leur montrer ».
Sa collègue reprend : « On a l’impression que les filles choisissent par dépit dans le petit univers qu’on leur donne. Il faut faire venir des représentations de femmes dans plein de métiers différents, pour qu’elles aient des modèles ».
29% des embauches
en 2025Pour Chloé Gros, responsable du service maintenance électro-mécanique du département logistique d’Arcelor, cette journée Femmes de steel permet aux élèves de se faire une image réelle de l’industrie, parfois fantasmée, et d’avoir « des points de contact dans l’usine avec un ancrage féminin ». « Les rencontres, ça change tout, ça peut susciter un intérêt et être une porte d’entrée dans le secteur », poursuit-elle. Fanny en sait quelque chose. Elle est venue découvrir l’aciérie il y a quelques années dans le cadre du réseau et travaille désormais dans la préparation de travaux en maintenance.
Isabelle Cristini, directrice des ressources humaines du site, perçoit une dynamique positive dans la course à la parité. « Le comité de direction compte 50% de femmes, tout comme le conseil d’administration », affirme-t-elle. L’entreprise s’impose l’égalité pour ce qui relève des jobs d’été et des contrats GEIQ de réinsertion.
Certaines disparités persistent néanmoins, notamment sur les postes techniques. À Fos, les femmes représentent 10% des effectifs dans l’usine, 30% des contrats de stage et 29% des embauches en 2025. Une part qui atteint les 40% concernant les recrutements de cadres. « On a ces chiffres car on a très peu de candidates », explique Isabelle Cristini.
D’où l’intérêt du réseau Femmes de steel. Et cette journée porte ses fruits ! Selon une enquête menée par ArcelorMittal à la fin de chaque édition, 56% des participantes affirment que l’événement les a aidées à faire un choix dans leur orientation. 22% disent avoir envisagé un métier technique avant de mettre les pieds dans l’aciérie, un chiffre qui augmente de 8 points à la fin de la découverte, les secteurs de la digitalisation, de la chimie ou de l’ingienérie étant les plus cités.
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Bisbille entre associations à la cité la Paternelle
« La lumière, vous inquiétez pas, ça vient du cœur. » La soixantaine de convives attendus ce mardi 27 janvier pour le repas des ateliers cuisine, dans le local de l’association Jeunes Renaissance, à la Paternelle (14e), font contre mauvaise fortune bon cœur. Faute de pouvoir accéder au compteur, ils vont manger dans le noir. Fadela, présidente de l’association, ne cache pas sa colère. Lorsqu’elle a pris la suite de son frère, décédé en 2020, « on nous avait promis un bail », assure-t-elle. Elle occupe le bâtiment, propriété du bailleur social de la Ville, Marseille Habitat, dans le cadre d’une convention avec l’association Schebba, elle officiellement locataire des lieux. « On a ensuite appris qu’ils devaient partir le 31 décembre, mais l’état des lieux, prévu le 5 janvier, n’a pu se faire », raconte Fadela. Problème : la cuisine et le compteur, situés dans la partie occupée par Schebba, ne sont pas accessibles.
Projections de films, cours du code de la route, de mathématiques, soutien scolaire… « On fait comme on peut » malgré « le froid et les infiltrations d’eau », résume Fadela. Les murs lépreux confirmant ses dires.
Un bailleur médiateurÀ ses côtés, Yahya insiste sur son rôle crucial pour la communauté kurde « très représentée ici ». Jeunes Renaissance, « c’est de l’or, les mamans issues de la première génération ne peuvent pas aider leurs enfants aux devoirs », témoigne-t-il. Avec 200 familles adhérentes, des habitants des alentours sont là.
Dans une réponse en date de ce mercredi, la direction de Marseille Habitat précise que le local est mis à disposition depuis 2004 par Schebba, qui souhaitait résilier le bail avant de finalement vouloir poursuivre ses cours de FLE (Français langue étrangère). Une discussion ayant été initiée avec le bailleur, les clés n’ont pas été rendues. Pour les travaux de remise en état, ils ne seraient pas « opportuns » dans la mesure où vont être entamés en mai prochain les travaux de rénovation de la Paternelle, 17 millions d’euros investis, avec une livraison prévue un an et demi plus tard. Et d’inviter les deux associations à s’entendre.
« Nous sommes convaincus de l’utilité de leurs actions, il n’y a pas de sujet là-dessus », tempère Audrey Gatian, présidente de Marseille Habitat et adjointe (PS) aux mobilités et à l’éducation populaire, consciente qu’il faut revoir un accord qui « ne tient plus », dans un climat de tension entre les deux associations. « On va trouver une solution », espère-t-elle, confiante, rappelant que « sur la Paternelle, on a vécu des moments tellement compliqués ». Une référence au calme revenu après le démantèlement en 2024 d’un point de deal qui rapportait jusqu’à 200 000 euros par jour. Pour ce qui est de l’état du local, « si on avait pu résilier le bail avant, on aurait fait le nécessaire mais nous intervenons dès qu’il y a un problème », affirme l’élue.
![[Vive La Marseillaise] Notre ancien rédacteur en chef, Alain Fabre, à la découverte du siège historique rénové de « La Marseillaise »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/01/f3bf6d47e90c15cbd130b133574929b5.jpg)
![[Entretien] Patrick Rué : « Les dossiers portés par FO territoriaux se retrouvent au cœur de la campagne »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/01/59f23017526a57352cfaf61e28638086.jpg)

