Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le label controversé adressé à la bénédiction des calissons inquiète

    Le label controversé adressé à la bénédiction des calissons inquiète

    Ce premier dimanche de septembre, la cérémonie de bénédiction des calissons célébrera sa douceur à base d’amande, à l’occasion d’une grande fête. Organisée par l’association Excalisson, la journée de bénédiction des calissons promet un programme chargé. Mais en coulisses, un tabou pèse. Récemment, la fête provençale, a été labellisée Plus belle fête de France. L’association éponyme, créée en 2024, se « fait un porte-parole du patrimoine culturel immatériel ». Et fait couler de l’encre. L’association est en partie financée par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin (voir notre édition du 16 août), d’après les révélations de L’Humanité, en juillet dernier. Dans un communiqué de presse paru le 7 août, l’association explique être « victime d’articles de presse calomnieux et imprécis remettant en cause son caractère apolitique » et nous affirmait que « Monsieur Stérin n’est pas membre de l’association, et l’association ne lui rend aucun compte ». Inquiet, le Collectif anti-extrême droite aixois organisera une opération de tractage et de sensibilisation ce dimanche, en parallèle des festivités. Composé de plusieurs partis de gauche et syndicats et associations humanitaires, le Collectif précise ne pas souhaiter « attaquer » la fête, ni l’association organisatrice, mais alerter sur le « projet idéologique et politique » de Pierre-Édouard Stérin. « On n’en fera pas plus. On est obligés de relier ça à bien d’autres choses, au fait qu’il s’infiltre de partout de façon plus ou moins insidieuse », précise Philippe Sénégas, coprésident de la Ligue des Droits de l’Homme, prenant pour exemple plusieurs fêtes locales. « La bénédiction des calissons est organisée par une association indépendante, explique de son côté la municipalité. La Ville n’est donc pas à l’origine et n’a aucun lien avec la démarche d’obtention du label “Les Plus Belles Fêtes de France”. » Sollicitée, l’organisation Excalisson n’a pas pu nous répondre.

  • « Dans l’espace, explorer de nouveaux mondes »

    « Dans l’espace, explorer de nouveaux mondes »

    Né en 1958 en Moselle, ingénieur général, il a été astronaute actif pendant trente-trois ans à partir de 1985. Surnommé Billy Boy, il vole trois fois en tant que spécialiste de mission à bord de la navette spatiale Atlantis en 1994 pour étudier l’atmosphère, en 1997 pour ravitailler la station russe MIR, et en 1999 à bord de Discovery pour réparer le télescope spatial Hubble.

    La Marseillaise : Le 11 septembre au cinéma l’Eden théâtre, vous animerez un débat sur « Les défis de l’astronaute ». Quels sont-ils ?

    Jean-François Clairvoy : Je vais d’abord parler de la différence entre l’astronome, qui étudie l’espace depuis la Terre, et l’astronaute, ingénieur en astronautique, qui invente les fusées, les satellites… L’astronaute va dans l’espace.

    En quoi consiste son métier ?

    J-F C : Un astronaute est un opérateur de machines complexes – vaisseau spatial, scaphandre, instruments scientifiques pour le compte de chercheurs depuis la Terre (…) -, en environnement extrême, et hostile. L’apesanteur induit des bouleversements dans le corps. En dehors du vaisseau spatial, les températures peuvent aller de -150 à +150 degrés Celsius, avec des risques d’exposition aux rayons cosmiques, qui augmentent les risques de cancer. L’astronaute est exposé à l’impact des débris et des micrométéorites. On estime à 1% le risque de mourir lors d’une mission spatiale. Les astronautes sont dans un environnement isolé, et confiné.

    Comment se préparer à une mission spatiale ?

    J-F C : On s’entraîne aux pannes et aux combinaisons de pannes. Dans une navette spatiale, on trouve plus de 1 000 interrupteurs. Il faut savoir les utiliser, et apprendre à gérer les pannes… Un autre défi est le travail en équipe. Savoir se faire confiance, adhérer à un même but. Le capitaine James Tiberius Kirk, personnage de fiction dans Star Trek, dans les années 1960, définissait la mission spatiale ainsi : « Explorer de nouveaux mondes étranges, rechercher de nouvelles formes de vie, avec audace, aller là où nous ne sommes jamais allés ». C’est pour moi tout à fait ça.

    Lumexplore est justement porté par la Société des explorateurs français, en partenariat avec Les lumières de l’Eden et la Ville de La Ciotat. Quel regard portez-vous sur ce festival ?

    J-F C : Lumexplore présente toujours des films fantastiques. Or aujourd’hui, la meilleure façon de transmettre ce qu’est l’exploration se fait par les images.

    Quelle vision vous a marquée depuis l’espace ?

    J-F C : Je vous répondrai par un extrait du chapitre « La Terre en héritage », que j’ai écrit dans le livre Mémoires poétiques d’explorateurs, paru en 2024. La vue de la Terre depuis l’espace a bouleversé mon appréciation du milieu dans lequel nous vivons. S’émerveiller devant la beauté de notre planète vivante et colorée flottant sur le noir absolu du cosmos est probablement l’expérience sensorielle et émotionnelle la plus intense vécue par les astronautes au cours de leur carrière, voire de leur vie.

    * Jeudi 11 septembre à 20h30 à l’Eden théâtre, diffusion du film « Destination astéroïdes », de Loyer et Bedel. Suivi d’un débat animé par
    J-F
     Clairvoy.

    ** 25 explorateurs y ont participé. Éd. Les Belles Lettres (2024).

  • « La scène est une tribune super puissante »

    « La scène est une tribune super puissante »

    La Marseillaise : Vous avez démarré l’aventure Terrenoire en 2017. Depuis, un EP, deux albums et une Victoire de la Musique de la révélation masculine de l’année en 2022. Comment expliquez-vous ce succès ?

    Terrenoire : Le fait qu’on travaille entre frères, permet d’avancer avec plus de sérénité. Le déplacement de Saint-Étienne vers Paris nous a aussi permis de nous professionnaliser, de nouer des accroches avec l’industrie musicale. Et puis on voulait que ça marche, vivre de notre métier. On a gravi les échelons petit à petit, pris du plaisir à travers ce travail, en se disant que la musique est un métier d’artisanat, et qu’il fallait travailler le geste, la structuration, l’entourage, tout ce qu’il y a autour, au même titre que la musique elle-même.

    Votre musique, à la croisée des chemins entre la pop, l’électro, la variété et la musique urbaine, est assez inclassable. Comment la définiriez-vous ?

    Terrenoire : En 7 ans c’est une question à laquelle on n’a pas encore répondu ! Ce qui est sûr, c’est qu’on fait des chansons, puisqu’on a du texte et de la mélodie. Il y a plein de références aux musiques de film, instrumentales, des musiques très impressionnistes que Théo [qui s’occupe de la production, Raphaël du chant, Ndlr] va apporter avec sa sensibilité. On a des influences variées, parmi lesquelles Frank Ocean, Blood Orange… On a des textes un peu bizarres mais on aime que ce soit assez percutant, concret, que ça s’adresse directement à l’oreille. Il y a un lien entre cet aspect très concret, immédiat, et à la fois une sophistication artistique qui fait qu’on passe beaucoup de temps en studio. On essaye d’être accessible en gardant du mystère.

    Après l’EP « Terrenoire » en 2018, l’album « Les Forces contraires » en 2020, vous avez sorti votre troisième album, « Protégé.e », en 2025. Qu’avez-vous voulu évoquer avec cet album ?

    Terrenoire : C’est un album qui se veut préoccupé par l’état du monde. C’est un peu un sismographe : prendre le pouls de l’époque, sentir ce qui était là quand on l’a écrit, ce qui allait advenir politiquement, sociétalement et intimement. De nouvelles choses changent l’état du monde tous les trois mois. L’idée était d’avoir un album qui ait des sortes d’antennes pour sentir cela. Le titre évoque l’idée de protéger, que la musique protège. Et à la fois, sentir qu’il y a un autre type de protection, comme si les nations se refermaient sur elles-mêmes. Il y a un jeu d’ambivalence dans ce titre. On a essayé d’y mettre plein de choses différentes : de la joie, de la légèreté, du souci… C’est à travers cette tension qu’on fabrique nos chansons.

    Il y a des morceaux à la tonalité politique assumée, tels que « Le fou dans la voiture », qui parle des dérives droitières du président Macron. Vous avez aussi entonné des chants antifascistes lors de plusieurs concerts. Cet engagement a-t-il toujours fait partie de votre œuvre ?

    Terrenoire : Les chants, ce sont les gens qui les font naturellement. C’est la magie des réseaux sociaux, sur lesquels ils ont vu que ces chants avaient été entonnés lors d’un de nos concerts à Paris. Ils deviennent des moyens de se donner de la force, de rester concernés par ces choses qui nous inquiètent. Sur notre premier EP, il y avait un titre qui s’appelait Allons là-bas, qui traitait d’une sorte d’impuissance masculine, et qui se dirigeait vers Bachar Al-Assad. C’était plus à distance par rapport au Fou dans la voiture. On a pris ce tournant par rapport au sentiment d’urgence. L’accélération des idées xénophobes s’observe à travers le monde. On revient à des temps qu’on pensait derrière nous. Dire clairement les choses, c’est une manière de se relier aux gens, de leur dire qu’ils ne sont pas seuls à penser ça. Qu’on ne va pas avoir peur. La scène a ce pouvoir-là, c’est une tribune super puissante. Ça nous permet de sortir de cette neutralité dans laquelle on met les artistes, qu’on trouve très étrange, et de se rapprocher d’autres artistes, car on a besoin de ces réseaux de solidarité.

    Pour la tournée de ce dernier album, vous réalisez des médiations culturelles avec les populations locales. En quoi cela consiste ?

    Terrenoire : L’idée était de casser le sens de la tournée qui s’est industrialisée et fait partie d’un business. On le fait car c’était difficile de se connecter au public, de profiter de la richesse immense que peut être le voyage. Cette idée de médiation culturelle vient d’ici : rencontrer les gens, mettre en valeur la singularité d’un territoire. On le fait à travers des exercices d’écriture, de la chorale… On arrive en début de semaine, on travaille avec les écoles, les centres sociaux, les seniors, pour créer des choses ensemble. Et le jour du concert, on fait une restitution sur scène avec les participants. On ne pourra pas reproduire l’expérience à Marseille cette année, mais c’est ici, au festival « Avec le Temps », que l’artiste Fred Nevché nous y a initiés l’année dernière. On avait monté un spectacle avec des enfants d’une école primaire du quartier de la Busserine.

    Justement, que représente pour vous cette ville de Marseille ?

    Terrenoire : C’est assez similaire à Saint-Étienne. Le foot y est la religion. Ce sont des villes populaires avec beaucoup d’immigration, un sens commun de l’hospitalité. On y a passé beaucoup de temps, on la connaît bien, on y a beaucoup d’amis et on s’y sent bien. C’est une ville singulière, véritable, ce n’est pas Paris ! Ça fait du bien d’y aller, ça va être un super concert.

  • Fromages et bêtes de scène pour se friser la moustache

    Fromages et bêtes de scène pour se friser la moustache

    Deux ans de préparation, une météo capricieuse, 15 000 festivaliers et une grosse fiesta… en 2024 la première édition du Super moustache festival a été un baptême du feu réussi pour le groupe Deluxe qui s’essayait à l’organisation. « On a beaucoup appris, on a tous grandi humainement », confie la chanteuse Liliboy. Cette année, les moustachus aixois reviennent avec une programmation célébrant un peu plus encore la musique live dans toute sa puissance.

    Sur scène dans le complexe du Val de l’Arc, que du vivant, et pour commencer trois victoires de la musique 2025 : Santa, ex-Hyphen Hyphen, une « véritable bête de scène » ; Solann, une « sorcière moderne et mystique » et Yoa, « une jeune artiste qui déchire tout avec un spectacle très chorégraphié ». La Femme, « ovni pop », Zoufris Maracas, « parce que c’est bon de pleurer en dansant » et le groupe rock psyché Ko Ko Mo, complètent l’affiche où figure aussi L’Entourloop qui promet une clôture festive tout en dub et drum’n’bass. Leur point commun ? « Des shows qui se vivent, qui se regardent, qui se célèbrent », résume Liliboy.

    Énergie et cohésion

    À domicile, Deluxe jouera deux fois : un set acoustique le vendredi, inspiré de leurs concerts de rue donnés au printemps, et un « full show » le samedi. « On a sorti un nouvel album en avril, ce sera un spectacle entièrement nouveau » précise-t-elle. « En avril, mai pour sa sortie on est allé le jouer dans la rue dans neuf villes, là où tout a commencé à faire sens, là où on a appris la scène et notre métier, sans se cacher derrière un show lumière ».

    Parmi ces concerts, celui donné à Paris, dans un carrousel après avoir été refoulé du centre Pompidou a marqué les esprits : « Il y avait encore moins d’instruments que de musiciens et pourtant, on nous en parle comme quelque chose d’incroyable. La rue, c’est une façon de se rappeler que le plus important, c’est l’énergie et la cohésion sur scène. » assure la chanteuse du groupe.

    Et comme en 2024, l’ambiance sera costumée. Liliboy, elle, sera grimée cette année en princesse fromage : « J’aurai des boucles d’oreilles de fromage, un chapeau-fromage, une robe fromage. Il sera possible, peut-être, de manger des morceaux de mes boucles d’oreilles… Mais pas tout d’un coup ». Ambiance gourmande, moustachue et festive, bien sûr.

    Super Moustache Festival 2025, 12 et 13 septembre (17h à 1h), Val de l’Arc, Aix-en-Provence. supermoustachefestival.com

  • Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Si l’été des Olympiennes était au beau fixe avec des recrutements intéressants, à l’instar des signatures de Melissa Herrera, Margaux Le Mouël et Mathilde Bourdieu, il a pris une tout autre tournure à deux semaines de la rentrée tant attendue. Une bagarre entre les joueuses de l’OM et celles du Club Esportiu Europa, lors d’un match amical organisé le 20 août, a complètement changé la donne en provoquant la mise à pied de l’entraîneur principal, Frédéric Gonçalves. « Ce n’est pas une situation facile à vivre, mais le groupe doit continuer à vivre », souligne Laura Bourgouin. La milieu offensive de 32 ans, qui a évolué pendant dix saisons à l’ASJ Soyaux en D1 Arkema, a connu par le passé « des mouvements de la sorte ».

    Une montagne à gravir

    « Quand quelqu’un est mis à pied, on se pose des questions. On se demande ce qui se passe, mais on reste professionnelles. On respecte la décision du club et on se focus sur la préparation du prochain match », poursuit celle qui évolue désormais sous les ordres de Dalin Anrifani. Adjoint de Gonçalves, le Marseillais assure « l’intérim sur le banc de l’équipe professionnelle féminine afin de garantir la continuité sportive », comme l’a écrit l’OM dans un communiqué. Sa nouvelle aventure à la tête de la formation phocéenne débute par un gros morceau : un déplacement ce dimanche (17h30) chez les Lyonnes, dix-huit fois championnes de France sur ces dix-neuf dernières années. « Au-delà d’être un cador, c’est une référence européenne », lance-t-il avec respect, conscient d’affronter un adversaire qui a remporté huit fois la Ligue des Champions depuis 2011. « On va rechercher avant tout à rentrer idéalement dans ce championnat en proposant un jeu qui ressemble le plus à ce que l’on a travaillé, en ressortant les valeurs que l’on met en avant au quotidien », ajoute Anrifani.

    1ère journée – Arkema 1ère Ligue

    À 17h30, au Parc OL

    Match diffusé en clair sur Canal+

  • Place au dernier carré du Challenger de Cassis

    Place au dernier carré du Challenger de Cassis

    L’étau se resserre au Challenger de Cassis. Les quarts de finale du tournoi se sont joués ce vendredi et le dernier carré est désormais connu. Ces demi-finales se disputeront dans la journée de samedi, mais sans joueur tricolore. Maé Malige, invité par l’organisation, est tombé ce vendredi sur un Billy Harris diesel. Le Britannique a été breaké rapidement par son jeune adversaire français (19 ans), mais a renversé le premier set pour l’emporter 7-6. La seconde manche a été une formalité pour lui, victoire 7-6 6-1 pour la tête de série numéro 3.

    Le finaliste de l’an dernier est lui aussi toujours présent dans le tableau. Jurij Rodionov avait fort à faire face au Monégasque Valentin Vacherot mais a su gérer sa partie pour l’emporter 6-4 3-6 6-3. L’une des sensations de cette semaine à Cassis est bien Estonienne. Daniil Glinka, 347e mondial et tombeur de Quentin Halys au premier tour, rejoint également les demi-finales. Il a battu le Britannico-Français Arthur Fery au tie-break du dernier set. Celui qui complète ce dernier carré est promis à un avenir brillant. À seulement 18 ans, Justin Engel est aux portes du top 200 et est l’Allemand qui monte très, très vite. Il a disposé en trois manches de la tête de série numéro 2 Mark Lajal pour se qualifier.

    Concernant les affrontements en ce début de week-end, Daniil Glinka sera opposé à l’Autrichien Jurij Rodionov. Lors de l’autre demi-finale, Justin Engel, sorti des qualifications, fera face à Billy Harris. La finale se jouera dimanche après-midi au club des Gorguettes de Cassis.

  • Maillard remet son titre phocéen en jeu

    Maillard remet son titre phocéen en jeu

    Déjà réputé dans le circuit national lors de sa première édition l’année passée, en raison de son intégration parmi les Top 1000, le 100% féminin de Provence monte en gamme pour son deuxième anniversaire. Anna Maillard, championne du monde et tenante en titre de l’épreuve marseillaise orchestré par Gérard Poncié, tentera le doublé sans Anaïs Lapoutge et Emilie Vignières. La conseillère technique nationale, que l’on a vu accompagner les trois triplettes issues de l’équipe de France féminine espoirs lors du dernier Grand prix Paprec, sera cette fois-ci associée à Cindy Peyrot et Florence Schopp, qui se sont affrontées en finale de l’épreuve féminine du dernier Mondial La Marseillaise à pétanque. Une triplette qui fait largement office de grande favorite, surtout quand on sait que Maillard et Peyrot ont été sacrées championnes de France doublette en Charente cet été.

    Une concurrence locale

    Mais elles ne seront pas les seules à viser la victoire finale sur les bords de la Méditerranée. Des joueuses confirmées comme les Marseillaises Sabine Fara (avec Séverine Roche et Stéphanie Julien), Axelle Bernard (avec Claire Gaudillère et Dolores Vercellotti), Lydie Lavaly (avec Manon Mahé et Lysiane Bernard) ou la Monégasque Laura Vierjon (avec Christelle Silve et Camille Podaire) ont le potentiel pour renverser l’ordre établi.

  • Provence Rugby 30 (13)

    Provence Rugby 30 (13)

    Un match renversant de bout en bout ! Provence Rugby était proche d’empocher sa première victoire cette saison mais tombe à domicile, après une dernière tentative lointaine de Valence-Romans (33-30). Un final cruel pour les locaux, qui perdent, chez eux, pour la première fois depuis mai 2024.

    Malgré le ciel bleu au-dessus du stade Maurice-David, les douze premières minutes ressemblaient pourtant à une douche froide pour Provence. Valence-Romans (VRDR) a concrétisé ses deux premières opportunités en brisant la ligne défensive des Provençaux. Le deuxième essai est inscrit par Mathieu Guillomot, étrangement seul dans le dernier tiers du terrain. Le match s’est corsé dans la foulée avec la sortie sur carton jaune du talonneur Thomas Sauveterre, auteur d’un coup à la tête. Un début de match qui a ravi les quelques dizaines de supporters des Damiers ayant fait le déplacement. Ensuite, Provence Rugby a passé le plus clair de son temps dans la moitié de terrain adverse. Une occupation récompensée par un essai de Léo Drouet, ce qui a permis aux joueurs de Philippe Saint-André de revenir au score avant la pause (13-21).

    Une seconde période renversante

    Avec cet écart de huit points, Valence-Romans a décidé de jouer les points dès qu’il le pouvait. Une légère indiscipline des locaux au retour des vestiaires permet aux Valentinois de se donner de l’air avec une marge de quatorze unités. Mais cette avance a fondu comme neige au soleil, en l’espace de cinq minutes. Un retour à égalité, quinze minutes à jouer et un final sous tension. Provence Rugby n’a pas trouvé la touche sur une pénalité, ce qui a permis à Valence de relancer et d’obtenir une balle de match. À 100% ce vendredi soir, le buteur Lucas Meret n’a pas tremblé pour donner la victoire aux siens sur la sirène. Un succès 33-30 du VRDR à Aix-en-Provence.

    « Bravo au VRDR, qui a bien joué le coup. Le début de match est catastrophique, surtout défensivement. Nous étions trop indisciplinés en début de seconde période et nous avons eu du cœur pour revenir au score. Valence a été plus réaliste globalement, ce n’est pas le début de saison espéré. Il va falloir retrouver de l’humilité », explique Philippe Saint-André, le directeur sportif de Provence Rugby après ce revers. Une occasion en or se présente dès vendredi prochain (19h) avec la réception de Biarritz.

    2e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (9 000 spectateurs)

    PROVENCE : Essais : Drouet (27e), Salles (59e), Colombet (63e) ; Pénalités : Soulan (4e, 14e), Salles (68e) ; Cartons jaunes : Sauveterre (12e), Youyoutte (40e)

    Entraîneur : Julien Dupuy

    VALENCE : Essais : Rodor (5e), Guillomot (8e), Suaud (21e) ; Pénalités : Meret (51e, 55e, 69e, 80e) ; Cartons jaunes : Spanderashvili (33e), Lane (58e)

    Entraîneur : Fabien Fortassin

    PROVENCE : Drouet – Lapègue, North, Lucas, Bituniyata – Soulan (o.), Deghmache (m.) – Harrison (cap.), Piazzoli, Gambini – Youyoutte, Zafra – Hawkes, Sauveterre, Taofifenua

    VALENCE : Moura – Lane, Guillomot, Marrou, Rozière – Méret (o.), Rodor (m.) – Vachon, Spanderashvili, Bruchet (cap.) – Fabrègue, Suaud – Milasinovich, Marco-Pena, Pontanier

  • La Ciotat nous rassemble fait sa rentrée politique

    La Ciotat nous rassemble fait sa rentrée politique

    Samedi 6 septembre à 18h30 au cercle de La Renaissance, au 1er étage du café de la Renaissance, avenue Gallieni (près de la Poste), La Ciotat nous rassemble, collectif issu d’une liste de rassemblement de la gauche, écologiste et citoyenne, fait sa rentrée politique. Au programme, «les sujets locaux dans le contexte national et international».

    L’occasion de se retrouver, échanger et débattre dans la convivialité autour des grands défis de notre Ville. Aux cotés de nos élus municipaux Karim Ghendouf, Mariann Chrétien et de toute notre équipe de femmes et d’hommes engagé-e-s pour La Ciotat.

    Concert de Lebast, jeune rappeur ciotaden de 22 ans.

    Rendez-vous ouvert à tous.

  • Un déplacement à Bourg-en-Bresse pour relancer la machine aubagnaise

    Un déplacement à Bourg-en-Bresse pour relancer la machine aubagnaise

    Avec quatre points enregistrés sur leurs trois premières journées, les Aubagnais effectuent un début de saison correct. Les hommes de Gabriel Santos ont pu toutefois nourrir quelques regrets lors de la dernière journée, qui s’est produite vendredi dernier à domicile, où ils auraient pu décrocher un meilleur résultat qu’un match nul face à Concarneau (1-1). Mais les Jaune et Bleu ont manqué « d’efficacité offensive », comme l’a rappelé le technicien portugais. « Je suis content que l’on ait eu la possession et que l’on ait eu des occasions, mais on doit améliorer notre façon d’attaquer », poursuit-il, conscient que ses recrues estivales doivent encore trouver leurs marques dans cette jeune équipe d’Aubagne. Une situation identique à celle de Bourg-en-Bresse, leur adversaire ce vendredi (à 18h30), qui a également procédé à un important remaniement de son effectif, à l’instar de l’ancien milieu de terrain martégal Francis Kembolo. « On va devoir être vigilant défensivement », insiste Gabriel Santos. Si Bourg-en-Bresse n’a pas encore été victorieux sur ce début de saison, la formation aindinoise a quand même inscrit trois buts. Alors méfiance.

    5e journée – National

    À 18h30, au stade Marcel-Verchère, à Bourg-en-Bresse.

    Arbitre : M. Della Tomasina

    AUBAGNE : Gil, Nouichi – Chibani, Nehari (cap), Abdallah, Mimb Baheng, Rocchia, Hamidou Ali – Diaby, El Kaddouri, A.Tafni, Hamek – Boudraa, Chaban, Mayilla, Doukara.

    BOURG-EN-BRESSE : Boulhendi, Mazuy – Do Marcolino, Lacour (cap), Vitré, Bodmer, Kelvin, Conté – Bodmer, Kembolo, Magassouba, Meyer, Tankiev – Besic, Boumaaoui, Guel, Cissé.