Tag: Bouches-du-Rhône

  • Visite surprise d’Hendrik Davi à la prison des Baumettes

    Visite surprise d’Hendrik Davi à la prison des Baumettes

    Journée chargée pour Hendrik Davi. Entre un passage par le Vieux-Port sur la manifestation intersyndicale dans la matinée, et une assemblée générale de circonscription Nouveau front populaire pour « discuter des perspectives du mouvement social et penser ensemble une gauche unitaire et radicale » en fin d’après-midi, le député (L’Après) a effectué jeudi une visite inopinée au centre pénitentiaire des Baumettes.

    208% d’occupation

    Ce déplacement s’inscrit dans l’exercice de son droit parlementaire. Il y a notamment visité le quartier des nouveaux arrivants et l’unité de soin. « Il y a eu un drame l’année dernière, avec un détenu qui s’est égorgé mais aussi une infirmière qui s’est fait violer. Et on a eu aussi ce rapport parlementaire qui nous expliquait qu’il y avait une situation complètement dégradée notamment sur la prise en charge des soins psychiatriques dans les lieux de privation de liberté », explique ce dernier peu rassuré par sa visite, sur fond de surpopulation carcérale. Aux Baumettes le taux d’occupation est de 208%.

    « On voit encore des lits par terre, parfois quatre personnes dans 9m2, 22 heures sur 24, pendant plus de deux mois », rapporte le député insistant sur les conséquences psychiques et psychiatriques, et ironisant : « Cerise sur le gâteau, les infirmières qui s’occupent d’eux se voient supprimer neuf jours de congés par l’AP-HM. »

    Hendrik Davi a déjà effectué plusieurs visites dans des établissements pénitentiaires marseillais. En juin 2024 aux Baumettes, déjà, il s’était intéressé aux conditions de détention et aux problèmes liés à la chaleur. En mars, il s‘est rendu au centre pour mineurs de La Valentine. Un établissement dont la contrôleure générale des lieux de privation de liberté a préconisé, il y a quelques semaines, « la fermeture au moins partielle » en raison de conditions de détention « indignes ».

  • Le diocèse conteste avoir tardé à agir face à des agressions sexuelles

    Le diocèse conteste avoir tardé à agir face à des agressions sexuelles

    « L’Église de Marseille s’efforce d’être à la hauteur de la confiance de tous ceux qui se tournent vers elle », insiste le diocèse de Marseille. Ce jeudi matin, c’est par un communiqué de presse que les autorités ecclésiastiques sont venues répondre à une enquête de l’hebdomadaire Paris Match, qui accusait le cardinal Aveline d’une gestion « erratique, voire complaisante », face à des signalements de violences sexuelles au sein de l’archevêché.

    Ainsi l’article indique-t-il que l’archevêque de Marseille n’a alerté le parquet qu’en 2019 pour des faits d’agressions par le curé d’Auriol, cinq ans après avoir été alerté. « Si le Cardinal Aveline avait reçu, au milieu des festivités de son ordination comme évêque auxiliaire une information à propos d’agissements du père Sighieri, il aurait sans aucun doute proposé à la personne, selon son habitude, de prendre rendez-vous », oppose le diocèse, qui rappelle qu’il a été suspendu dès septembre 2020, dix mois après le signalement au procureur et trois ans avant sa condamnation.

    Le communiqué indique aussi qu’il n’a pas connaissance d’abus par un formateur du séminaire d’Aix, relevant du diocèse d’Aix et Arles, malgré les accusations ciblant le recteur de la formation, qui avait reconnu un « manque de chasteté » à l’encontre d’une femme de 28 ans. S’il a été suspendu le temps de l’enquête préliminaire, il a réintégré son poste après le classement sans suite de la plainte.

    De même, le diocèse indique avoir immédiatement prévenu, en août 2020, la congrégation des Oblats de Marie Immaculée et demandé qu’un signalement soit fait au parquet après avoir été alerté avec des aveux filmés sur des faits d’agressions sexuelles présumées, dans les années 1990, du père Hours – ce qui sera fait à l’automne. Mais le cardinal « dément formellement » avoir invité une victime à « ne pas faire de vagues », comme le rapporte l’hebdomadaire.

    Enfin, « il n’a jamais été question de violences sexuelles ni même de gestes équivoques ou ambigus de nature sexuelle » en ce qui concerne le vicaire général de l’archidiocèse, accusé d’une relation « anormale » avec une famille, termine le communiqué. « Certes, il y a encore beaucoup à faire et à mieux faire », conclut le diocèse, « mais il est indéniable que […] des progrès ont été réalisés ». Promettant de poursuivre ces efforts.

  • François Bernardini est candidat à sa succession

    François Bernardini est candidat à sa succession

    En 2020, il affirmait que ce serait son dernier mandat. François Bernardini a changé d’avis. Le maire d’Istres (ex-PS), en poste depuis 2008, a finalement décidé de repartir en mars 2026, malgré l’enquête du Parquet national financier qui le vise. Le tribunal judiciaire de Paris pourrait le convoquer, avant les élections municipales, dans le cadre d’une affaire concernant des procédures d’attribution de marchés publics de la Ville présentées comme viciées au bénéfice d’entrepreneurs locaux proches de lui. Des accusations « que l’on veut faire peser » sur lui « depuis bientôt 10 ans » qui le laissent de marbre. « La seule chose qui compte à mes yeux c’est la vérité, à travers l’honnêteté et la loyauté que je dois aux Istréens », poursuit-il.

    Quant à son volte-face, François Bernardini explique : « Les épreuves de la vie [en 2023, l’élu s’était retiré de la vie publique pendant trois mois pour des raisons de santé, Ndlr] et le climat social et politique actuel m’ont fait réaliser qu’il n’était pas l’heure de partir ». Il se pose en « pilier » rassurant dans une « période d’instabilité, dans un climat pesant et inquiétant ».

    L’expérience affronte le renouveau

    « Dans six mois, Istres a rendez-vous avec son histoire, poursuit le baron local. Dans six mois, vous aurez le choix entre tourner le dos à notre identité, celle construite ensemble depuis bientôt 50 ans, celle qui a fait d’Istres une ville ouverte, moderne, préservée, ou tenter l’inconnu avec toute l’incertitude d’un tel choix. » Un tacle adressé à ses adversaires, au premier rang desquels Robin Prétot, conseiller municipal (LR) d’opposition, qui s’est déclaré candidat fin août et qui souhaite incarner le « renouveau » de la classe politique locale.

    Élu depuis 1977, François Bernardini endosse quant à lui l’habit de la continuité. « Ce mandat qui s’achève ne m’a pas permis de réaliser l’intégralité du programme que je vous ai proposé en 2020. (…) Mais je n’ai renoncé à rien, je ne suis pas homme à m’arrêter au milieu du gué et vous le constaterez dans le programme que je vous proposerai prochainement. (…) L’enjeu de cette campagne s’appuiera sur une carrure, une vision simple de celle ou celui qui sera capable de poursuivre et accentuer le dynamisme et l’attractivité de notre ville. » Opposant son expérience au « rêve et à l’utopie » de ses concurrents, il se dit prêt à « solliciter toutes les instances » pour défendre Istres.

    La liste de l’édile n’est pas encore constituée, mais il l’assure : « Je saurai m’entourer de personnes de qualité et d’expérience sans me soucier de leur âge ou de leur appartenance politique avec comme seule limite les extrêmes, comme je l’ai fait depuis 2014. » La bataille pour les élections municipales est véritablement lancée.

  • « Je veux combattre cette politique de droite »

    « Je veux combattre cette politique de droite »

    La Marseillaise : Les communistes vous ont désigné mardi comme tête de liste pour les prochaines municipales. Qu’est-ce qui vous a motivée à vous engager ?

    Aurélie Grach : C’est une suite logique de mon engagement depuis 2008 à Port-Saint-Louis, au niveau associatif, sportif, éducatif et politique. À l’époque j’étais conseillère municipale déléguée aux seniors, c’est à ce moment-là que j’ai voulu m’investir dans ma ville. Nous avons pu redéfinir l’action sociale, répondre à tous, être au plus proche de la population. Ce travail de terrain est très important pour moi. Aujourd’hui, je veux transmettre mes valeurs militantes, humaines, rassembleuses, m’impliquer.

    Quels projets avez-vous réussi à concrétiser lors de ce premier mandat ?

    A.G. : À l’époque, le centre communal d’action sociale était dans les locaux de la mairie, il n’y avait aucun secret professionnel. Nous l’avons déménagé, pour respecter les personnes. Et nous avons lancé le projet de la crèche, de la maison de retraite… Même si nous ne les avons pas inaugurés nous-mêmes. C’est cette équipe rassemblée qui m’a donné le goût. Toutes les meilleures réalisations historiques de Port-Saint-Louis étaient les nôtres, et elles venaient répondre aux besoins de la population, de la petite enfance jusqu’à nos aînés.

    Et vous aviez ces engagements associatifs…

    A.G. : Sans associations la ville ne vit pas. C’est un appui pour Port-Saint-Louis, qu’elles soient culturelles, sportives… C’est ce qui fait son attractivité en partie.

    Vous étiez dans l’opposition lors du dernier mandat, comment l’avez-vous vécu ?

    A.G. : On a fait avec ! [rires] C’est une des raisons qui me pousse à être volontaire pour les prochaines municipales. Je veux combattre cette politique de droite et ce soutien à Emmanuel Macron dans une ville ouvrière. Des sujets essentiels ont été trop souvent oubliés ou insuffisamment portés, comme la santé, l’éducation, la sécurité, le bien-vivre. Martial Alvzarez a oublié les besoins de la population, il ne les a pas tous écoutés ou accompagnés alors qu’il disait qu’il allait être le maire de tous les Port-Saint-Louisiens. Il n’a été le maire que d’une partie de la population. Toutes les fêtes se passaient sur le port de plaisance, en oubliant les quartiers de la ville qui meurent à petit feu, et les commerces avec.

    C’est une ville où l’extrême droite est arrivée en tête lors des derniers scrutins, ça vous inquiète ?

    A.G. : Je le vis mal, j’ai des enfants métis en plus… Il faut combattre l’extrême droite, elle ne devrait pas exister autant à Port-Saint-Louis qui est une ville ouvrière, avec toute son histoire, avec toute la population qui y habite. On y a oublié le bien-vivre ensemble. Parfois, le partage, la solidarité se perdent. Martial Alvarez lui ne s’est pas positionné pendant les législatives contre le candidat du RN, Emmanuel Fouquart. La seule fois où il s’est positionné c’était en soutien à Macron ! Alors qu’il est ouvrier ! Il faut faire barrage, il faut lutter contre ce racisme. Le bien-vivre se vit ensemble, pas autrement.

    C’est une ville où se pose aussi la question de la réindustrialisation.

    A.G. : Nous serons attentifs à ces sujets, à la décarbonation de l’industrie. Il faut développer l’emploi industriel et ce port qui grandit, qui est un poumon économique pour notre ville et les populations. Mais en restant vigilants à l’amélioration du trafic routier, à la santé des populations, aux répercussions que cela peut engendrer.

    Quelles seraient vos premières mesures si vous l’emportez en mars prochain ?

    A.G. : Agir pour la santé, l’éducation… Tout tourne autour du bien-être et du bien-vivre à Port-Saint-Louis, à ces thématiques de la vie quotidienne qui touchent chaque habitant. Et la sécurité aussi, c’est important face à des incivilités qui augmentent. Il faut pouvoir arrêter ces agressions, ces dégradations que les habitants peuvent connaître.

    Maintenant que vous êtes désignée pour mener l’union à gauche, quelles seront les prochaines étapes pour vous ?

    A.G. : Constituer l’équipe ! Parce que seule, je ne suis rien ! Je veux rassembler les forces de gauche, qu’on ait des personnes engagées, politiquement ou non, des Port-Saint-Louisiens qui ont à cœur de travailler pour leur ville, et que ce soit une équipe intergénérationnelle. On a besoin de tout le monde, quel que soit leur statut, leur profession ou qu’ils soient privés d’emplois, que cela représente Port-Saint-Louis et toutes ses richesses.

  • Une asso pour préparer le terrain des municipales

    Une asso pour préparer le terrain des municipales

    « On va l’annoncer officiellement dans très peu de temps », informe Patrick Ducôme. Militant socialiste ciotaden, il a constitué, le 2 septembre dernier, avec Jean-Pierre Freani, secrétaire, et Jérôme Assier, trésorier, l’association loi 1901 « La Ciotat en commun ». Lui en sera le président. Si « La Ciotat en commun » porte un nom similaire à Aubagne en commun, elle n’en a pas la même nature. La première se présente en effet comme une coalition de forces politiques de gauche et de citoyens en vue des municipales à Aubagne. « La Ciotat en commun », elle, « est un groupe composé de membres de la société civile et de membres de partis politiques. C’est une initiative citoyenne », insiste Patrick Ducôme. « La Ciotat en commun veut regrouper toutes les forces progressistes qui souhaitent travailler en commun sur l’expertise des grands dossiers de la ville comme sur les enjeux métropolitains liés à la commune », poursuit-il.

    « Force de propositions »

    L’état d’esprit est « d’être une force de propositions sans minorer ni dénigrer pour autant le travail effectué par l’exécutif actuel de la ville ou par les associations résidentes ». Patrick Ducôme détaille : « On est partis de l’idée : qu’avons-nous en commun nous les Ciotadens et que voulons-nous sauvegarder et enrichir. » Par exemple, « La Ciotat en commun préconise de sauvegarder l’espace public, notre site urbain central ou décentralisé, le logement accessible à tous, la défense des intérêts vitaux de la commune que sont l’eau, l’énergie partagée, la mer défendue, la sécurité des habitants et la lutte pour sortir des précarités et des discriminations, l’école et les lieux de formation et d’éducation, la défense de tous les services publics, la culture pour tous… » Vis-à-vis des partis politiques à La Ciotat, l’asso se positionne ainsi : « La Ciotat en Commun pourrait éventuellement proposer sous cette appellation une liste des colistiers progressistes, groupe des forces de gauche pour les prochaines élections, selon les accords qui découleront des négociations en cours entre partis et mouvements politiques. » Le temps citoyen n’est pas le même que le temps des appareils politiques, on le sait. « Pour l’heure, il n’y a à La Ciotat, à gauche, que des souhaits d’accord d’appareils. Or nous souhaitons surtout un accord sur le programme. Bien sûr on est contre la droite et l’extrême droite, mais ça ne fait pas un programme. Or c’est sur celui-ci qu’on pourra convaincre les électeurs », plaide-t-il.

  • Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    Le contrat local va se pencher sur la santé mentale des jeunes

    « L’offre est globalement favorable (…), mais l’accès aux soins et au soutien social peut être compliqué pour les publics fragiles », rend compte, le 17 septembre à l’Hôtel de Ville de La Ciotat, Florence Bekkar.

    Coordinatrice de l’Observatoire de la santé et de la qualité de la vie, elle présente une des conclusions du diagnostic territorial de santé, mené en 2024 à La Ciotat et à Ceyreste. « Il a porté sur les ressources, les manques et les besoins. » Parmi les constats, « la prévalence de certaines maladies augmente à cause du vieillissement de la population, la vulnérabilité des mères dans les familles monoparentales », donne-t-elle comme exemples.

    « Beaucoup d’initiatives existent à destination des personnes âgées mais il faut poursuivre les actions auprès des autres publics qui apparaissent comme des priorités. Je pense aux jeunes, petite enfance, enfance et adolescence, en matière sanitaire et sociale et notamment la question de la santé mentale, l’activité physique, le handicap. Je pense aussi aux publics précaires et vulnérables. »

    Elle a annoncé « la création d’un conseil local en santé mentale, instance de concertation entre les professionnels, les services psychiatriques, les usagers et les aidants ». La date n’est pas connue.

    Pour Patrick Ghigonetto, maire (DVD) de Ceyreste, « ce contrat vise à diminuer les inégalités liées à la santé et au bien-être sur le territoire ». Pour Alexandre Doriol, maire (DVD) de La Ciotat, « personne ne doit être laissé au bord du chemin ».

  • Quartiers Nord fait à nouveau clinquer le metal pour « Le 20e »

    Quartiers Nord fait à nouveau clinquer le metal pour « Le 20e »

    « Le mal de la macaque, Fais la pute à Paris, Engatse planétaire… À égrener les noms des premiers morceaux du 20e, opus qui sort samedi 20 septembre, et à écouter leur faconde marseillo-metaleuse, pas de doute. Le groupe Quartiers Nord sort bien un nouvel album, qu’il jouera samedi 20 septembre au Théâtre de l’Astronef. « C’est à nouveau du metal », prévient son leader Robert Rossi, après quelques albums et spectacles qui avaient pioché dans l’opérette marseillaise. Jusqu’au point de « désarçonner » leur public. « Certains ont suivi, d’autres ont décroché. Pour eux, c’était pas du rock, mais nous, on s’est régalés à faire des comédies musicales déjantées et sociales. Le Toursky était le seul théâtre qui nous ouvrait ses portes pour cela. Le public s’était tellement habitué qu’il y a même une mémé du secteur qui nous a appelés cet été pour qu’on vienne faire des saynètes de Pagnol. Mais on fait pas du Pagnol, nous, c’est hallucinant », s’amuse celui que l’on surnomme « Rock » depuis près de 50 ans et le lancement du groupe. Et puis, il faut dire que le metal, typique de l’identité de Quartiers Nord, résonne bien avec leurs indignations, comme l’illustre Le 20e.

    « Rock et autodérision »

    « Si tu vas à Versailles sucer le roi Soleil, pour rafler la médaille des artistes officiels… », chante le groupe, notamment en direction des « artistes domestiques », sur des lignes de rock bien sales et efficaces. Ou encore : « Allons enfants de la patrie, de la traitée des colonies. Souillez vos cocardes flétries, vous les fils de la République, celles des hommes d’affaires : larbins nationalistes, ex-collabos, néonazis. Liberté, austérité, précarité », scande Robert Rossi sur le titre Hymne inversé, comme pour exorciser tous ces malheurs. Avec Le 20e, Quartiers Nord délivre 10 morceaux, comme autant de bombes dopées à l’anti-impérialisme ainsi qu’à l’humour marseillais. Des saillies drôles et réfléchies sur ce « monde qui marche sur la tête », l’esprit des journaux satiriques Hara Kiri et Charlie Hebdo toujours chevillé aux cordes, comme peut aussi en attester Onanisme, titre « anticlérical et rigolo. Ce qui symbolise Quartiers Nord, c’est le rock et l’autodérision », aime à rappeler « Rock ».

    « Les poings dans les poches »

    Comme le prouve encore son vingtième album, il a toujours les religieux et le complexe militaro-industriel dans le viseur. Sans compter un monde de courtisans que l’industrie porte au pinacle. Une Culture quèque, dit l’une des musiques, érigée en norme. « Après, le problème, c’est que la fiction a dépassé la réalité. Quand tu vois un mec comme Trump, il n’y a même plus besoin de caricaturistes tellement c’est une caricature ambulante », ajoute Robert Rossi, qui avait réalisé en 2014 la comédie musicale et sociale Tous au piquet. Son regard sur le mouvement social à l’œuvre actuellement ? « Je suis à fond derrière eux. Mais le capitalisme possède tellement tout aujourd’hui que ça devient dur pour certains de résister », rappelle-t-il lucide, un poil désabusé, mais le cœur toujours vaillant. Et aussi « les poings dans les poches », suggère un titre du dernier album de Quartiers Nord, intitulé Pugni in tasca. Une référence au film éponyme et annonciateur d’une révolte, réalisé en 1965 par Marco Bellocchio. Robert Rossi explique : « Je l’avais vu quand j’étais jeune. C’est surtout son titre qui m’a marqué. Je me suis dit : putain, en ce moment, c’est le chaos et j’ai les pognes dans les poches. Mais elles sont toujours là et si besoin, je les sors. »

  • Autour du plus grand orgue en région, le festival forme orchestre

    Autour du plus grand orgue en région, le festival forme orchestre

    « On se trouve à Roquevaire comme si on était dans une salle de concert », assure Jean-Robert Cain. Directeur artistique du festival, lui-même organiste de l’église des Réformés à Marseille, il explique : « L’organiste, à Roquevaire, ne se trouve pas en tribune, caché du public, mais à proximité. » Inauguré en 1997, « et constitué à partir de l’orgue personnel de Pierre Cochereau, qui était organiste titulaire à Notre-Dame de Paris », le grand orgue roquevairois, installé dans l’église St-Vincent « constitue, avec sa console mobile de 5 claviers qui commande les 5 000 tuyaux en tribune, déjà un orchestre à lui tout seul », présente le musicien. Celui qui est aussi président de l’association des Amis du grand orgue de Roquevaire (Agor) observe : « le grand orgue de Roquevaire est le plus grand orgue de France, juste après ceux de Notre-Dame et Saint-Eustache à Paris. »

    Vincent Fernandel dira Claudel

    « À cette symphonie de tuyaux, cette 29e édition propose d’ajouter des instruments solistes : percussions, trombones, flûte, clarinette, saxophones et même un orgue Hammond… Ils dialogueront dans des œuvres originales, mais également des pièces de répertoire parfois revisitées pour séduire un large public toujours friand d’adaptations insolites car uniques à Roquevaire », poursuit l’organiste. Après un « trio percussions et orgue », ce vendredi 19 septembre, avec Alexis Grizard, organiste de 23 ans, le festival proposera « une première», dimanche 21, avec Frédéric Isoletta à l’orgue, et 11 musiciens de trombone. Le dimanche 5 octobre par exemple, Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin, organiste du grand orgue de St-Sulpice à Paris depuis 1985 se confrontera « aux élites du jazz à la batterie, à la clarinette, à l’orgue Hammond pour servir les thèmes cultes des musiques de films des grands cinéastes des cinquante dernières années ». Autre « temps fort », Le Chemin de la croix, texte de Paul Claudel, musique de Marcel Dupré, avec Vincent Fernandel comme récitant, le 10 octobre. Destiné « à mettre en valeur un patrimoine, le grand orgue, mais aussi les interprètes, et les compositeurs », le festival, soutenu pour l’instant par la seule Ville de Roquevaire, vise aussi à entretenir l’orgue et notamment la transmission numérique*.

  • Long voyage et grand duel pour Provence à Vannes

    Long voyage et grand duel pour Provence à Vannes

    C’est peut-être bien le gros choc de ce début de saison pour Provence Rugby. Les Aixois se déplacent, ce vendredi (21h), à Vannes pour le compte de la 4e journée de Pro D2, chez des Bretons qui étaient encore en Top 14 il y a quelques mois. Une terre où il est difficile de l’emporter, le RC Toulon, Montpellier ou encore le Stade Français étant tombés la saison dernière au stade de la Rabine.

    Pour son retour en Pro D2, le RC Vannes vit des premiers matchs en demi-teinte. Une défaite à Mont-de-Marsan, un match nul à Brive et une victoire contre Soyaux Angoulême. Des résultats pas encore convaincants pour une équipe qui était annoncée parmi les gros prétendants au podium et à la montée. Mais la saison n’en est encore qu’à ses balbutiements et le championnat sera long jusqu’au mois de juin. Les Bretons comptent sur leurs 45 joueurs pour grappiller des places au classement. Un effectif avec une densité intéressante, taillé pour remonter, et un mélange homogène entre jeunesse et expérience.

    Parmi les joueurs ayant un pedigree supérieur : Anthony Bouthier, Pierre Boudehent, Michael Ruru, mais aussi Mako Vunipola. L’ancien international anglais (79 sélections) est arrivé à Vannes la saison dernière après avoir passé la quasi-totalité de sa carrière aux Saracens. Un renfort de poids, sans doute la meilleure recrue de l’histoire du club.

    Mieux apprivoiser les débuts de périodes

    Côté Provence Rugby, l’heure était au soulagement après cette très large victoire au stade Maurice-David contre Biarritz. Un succès 52-10 qui a permis aux Aixois de ne plus être en apnée. Thomas Salles respirait un peu mieux et y voyait plus clair pour la suite du championnat. « On avait à cœur de se racheter après nos deux premiers matchs. Je pense qu’on l’a bien fait. On s’est rassurés sur pas mal de points avec cette victoire, même s’il y a encore pas mal de boulot. » Le cap à garder est aussi celui des entames de périodes. Après avoir beaucoup trop concédé contre Soyaux puis Valence, les Provençaux se sont appliqués face à une équipe biarrote rajeunie et sans expérience. « On a marqué dès le début du match la semaine dernière, ce que nous n’avions pas réussi à faire auparavant. Nous avons été plus pragmatiques et cela va nous servir pour la suite de la saison », continuait Thomas Salles.

    Une victoire en terres bretonnes serait un bon palier atteint par Provence Rugby dans la construction de sa saison. Ce vendredi soir, l’opposition monte encore d’un cran pour Philippe Saint-André et le reste de son équipe. Rendez-vous à 23 heures pour le résultat final.

    4e journée de Pro D2

    À 21h au stade de la Rabine

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Vannes : Bouthier – Benmegal, Roudil, Boudehent, Stevenson – Debaes, Ruru – Edwards (cap.), Augry, Pedemonte – Metz, Marks – Tafili, Cherry, Vunipola

    Provence : Drouet – Bituniyata, North, Finau, Cellio Zwiler – Salles, Coville (cap.) – Tuisue, Pinheiro Ruiz, Jalagonia – Rodda, Van Eerten – Francis, Latterrade, Taofifenua

  • Premier gros test pour les Spartiates

    Premier gros test pour les Spartiates

    Depuis leur accession en Ligue Magnus, lors de la saison 2023-2024, ils n’ont jamais réussi à commencer leur aventure par un trois sur trois. Suite à leurs victoires sur Anglet (3-2) et Gap (1-4), les Spartiates de Marseille ont l’occasion d’y parvenir, ce vendredi (20h), à condition de venir à bout de Rouen lors de cette troisième journée de championnat. Une équipe bien connue de Luc Tardif, puisque l’entraîneur marseillais a été formé et a débuté sa carrière professionnelle chez les Dragons, avant d’y revenir en 2009 pour remporter la Coupe de la Ligue, la Coupe de France et le championnat de France, par deux fois. Comme les hockeyeurs marseillais, les Rouennais ont pris six points sur les deux premières journées.

    Un adversaire en forme

    Après avoir brillamment battu les Gapençais (4-1), ils sont venus à bout des Bordelais (2-4), demi-finalistes la saison passée et bête noire des Spartiates. Parmi les joueurs à surveiller chez les Dragons, le tandem canadien composé de Chase Gresock et Michael Regush, qui ont déjà évolué côte à côte à Coventry, risque de mettre à rude épreuve la défense marseillaise. Ils cumulent déjà quatre buts et trois passes décisives en seulement deux rencontres sous le maillot normand. Comme face aux Rapaces de Gap, Luc Tardif va sûrement devoir compter sur un grand Libor Kašik dans les cages pour aller chercher la victoire.

    3e journée – Ligue Magnus

    À 20h, à l’île Lacroix, à Rouen