Tag: Bouches-du-Rhône

  • L’extrême droite s’efforce de faire sauter les digues

    L’extrême droite s’efforce de faire sauter les digues

    Un ralliement au RN, un de plus. Ce lundi matin, l’équipe de campagne du candidat d’extrême droite à la Mairie de Marseille, le député Franck Allisio, avait convié la presse – mais pas La Marseillaise – pour annoncer un nouveau débauchage, celui du chef d’entreprise Mickaël Salfati. « Il va apporter son énergie et son expérience au service d’un projet ambitieux pour la ville », vante l’équipe de campagne du député du Marignane. Ce qui est certain, c’est que le quadragénaire, déjà, lui a ouvert des portes.

    Selon nos informations, c’est en effet sous le couvert de sa société La Maison Mickaël que Franck Allisio a pu obtenir une entrée au dîner du Crif Marseille – Provence ce mardi 12 septembre, accompagné de son directeur de campagne Olivier Rioult et son allié de l’UDR Jean-Baptiste Rivoallan. Une première, pour un parlementaire d’extrême droite. Sollicitée sur ces faits, son équipe de campagne n’a pas donné suite, tandis que la société de Mickaël Salfati indique qu’il ne sera pas disponible avant jeudi.

    « Le ménage n’a pas été fait »

    Candidat d’un parti cofondé par d’anciens collaborationnistes et Waffen-SS, Franck Allisio s’est largement gargarisé de cet événement, dont il célèbre la « portée politique majeure ». « Après Jordan Bardella invité en Israël, Serge et Beate Klarsfeld faits citoyens d’honneur de Perpignan par Louis Aliot, je suis touché et fier d’avoir été le premier parlementaire du Rassemblement national invité à un dîner du Crif », se vantait-il ainsi dimanche dans un courriel adressé aux adhérents. Quitte à s’arranger avec la réalité, n’ayant reçu aucune invitation officielle du Crif. Mais cela ne l’empêche pas de célébrer « un coup d’arrêt à la dictature de la pensée unique », en dénonçant « le procès injuste en antisémitisme qui a été intenté au RN par quelques bobos parisiens ». « Nous sommes le rempart face à l’antisémitisme », assure le parlementaire lepéniste, qui siège pourtant dans le même groupe que le Varois Frédéric Boccaletti, vendeur de livres négationnistes à Toulon dans sa jeunesse, ainsi que de la Nordiste Caroline Parmentier, qui évoquait le « lobby juif » dans les pages de Présent et célébrait Pétain sur Facebook jusqu’en 2018.

    « Franck Allisio a assisté au dîner sans être invité par l’institution, qui reste fidèle à sa ligne, insiste pour sa part la présidente du Crif 13, Fabienne Bendayan. Les députés de LFI et du RN ne sont pas invités. » Il ne figure ainsi par sur la photo officielle, n’a pas été cité au même titre que les autres parlementaires présents. « La communauté juive, pour beaucoup, est séduite par les discours philosémites et en faveur de l’État d’Israël », observe l’avocate. Mais elle avertit : « Au-delà des discours, il faut raison garder. Il faut constater que la métamorphose du RN vis-à-vis de la communauté juive manque de preuves, le ménage n’a pas encore été totalement fait dans les rangs du RN. » Les candidats antisémites des dernières législatives l’ont amplement prouvé.

  • L’art en selle : deux œuvres de Moralès en route pour Portbou

    L’art en selle : deux œuvres de Moralès en route pour Portbou

    Le fond du camping municipal Bottaï s’agite dès 8h. Café à la main, un petit groupe remballe les duvets, plie les tentes et fourre des sacs d’affaires dans un mini-van gris. Les yeux collent encore, mais les mines sont enthousiastes. Autant s’habituer à cette routine qui rythmera les prochaines matinées. Jeudi 18 septembre, c’est le grand départ pour dix jeunes issus de diverses nationalités, âgés de 18 à 26 ans. Encadrés par le Point accueil jeunes (PAJ) de la Ville de Port-de-Bouc et l’association Concordia, ils enfourchent chacun leur vélo pour rejoindre Portbou, en Espagne, le 29 septembre. « Au total, on va faire 360km, détaille Nassim Braza, directeur du PAJ. Aujourd’hui, on va jusqu’à Mas Thibert. La plus grosse journée est celle qui nous permettra d’atteindre Agde : on parcourra 80km. » Mais l’exploit sportif n’est pas la fin de cette aventure initiatique. « On va promouvoir l’œuvre de Raymond Moralès en transportant deux de ses statues qu’on présentera au public », poursuit l’animateur. Les deux pièces seront remises à la commune d’arrivée.

    L’art du vivre-ensemble

    Décédé en 2004, le Port-de-Boucain, ouvrier au sein du chantier naval, avait dédié tout son temps libre à son art. Aujourd’hui, la Ville est propriétaire de quelque 200 de ses œuvres en fer, souvent immenses, toujours originales, bizarres ou fascinantes.

    Devant la statue dressée sur le cours Landrivon, Kévin, venu du Mans (Sarthe) pour participer au périple, a longuement imaginé la signification des mains et des singes figés autour d’une boîte. José, un Colombien résidant en Italie pour ses études, a quant à lui été « très perturbé » par la sculpture, « presque anxieux ».

    « J’aime plutôt la peinture ou la photo, confie Kévin. Ce périple me permet de m’ouvrir à une nouvelle forme d’art. » Mais ce sont surtout les rencontres qui animent le jeune homme, comme pour George. Ce Sud-Soudanais, arrivé à Martigues il y a un an et demi, veut profiter de ces dix jours pour « nouer des liens et travailler le français ». Nassim Braza résume : « Ils vont apprendre la vie en communauté, partager leurs traditions. Il y a le côté sportif, écologique, mais aussi artistique du voyage… C’est vraiment un projet complet qui va les faire grandir ! »

  • Un été calme au niveau des infractions et des sauvetages

    Un été calme au niveau des infractions et des sauvetages

    Alors que l’ambiance générale est à la rentrée, la cellule de veille estivale signe ce lundi 22 septembre sa dernière réunion. L’occasion pour ce dispositif partenarial créé en 2004 de dresser le bilan de la saison qui s’achève, d’un point de vue de la tranquillité et de la salubrité publiques et des actions de prévention sur les aspects techniques et environnementaux.

    Côté sécurité, plus d’une centaine d’infractions ont été relevées par la police nationale sur les plages ainsi qu’une cinquantaine en mer, principalement concernant le matériel de sécurité. Les vols de bateaux ont été moins fréquents que l’an passé, bien que la police municipale ait interpellé cinq personnes en début d’été.

    La saison a été un peu plus animée pour les pompiers. « Cette année, trois gros incendies ont été à déplorer : un sur le quartier de Réveilla, un autre majeur qui a démarré sur le quartier de Saint-Lazare avec une reprise sur le quartier de Saint-Julien », rappelle l’élu de quartier Jean-Marc Villanueva. Le commandant Alexis Mollier note : « Au mois de juin on a eu un bond de 30% d’activité par rapport à la même période de 2024. » Au niveau local, 27 départs de feu ont été recensés, représentant 230ha brûlés « principalement liés au feu du 17 juillet qui concernait plus de 200 hectares ».

    Côté assistance aux personnes, Christophe Sola, pompier chargé de la surveillance de la baignade, souligne une baisse des chiffres : « Nos 18 sauveteurs ont soigné 575 victimes, on a eu quatre débuts de noyade, 12 évacuations. Ce qui est certain, c’est qu’on a eu 2 noyades le 27 juin. Ce jour-là il n’y avait pas de surveillant de baignade et une personne est décédée. À savoir qu’en 2018 on surveillait 94 jours contre 80 aujourd’hui. Est-ce que la baisse des chiffres vient de là ? Je ne sais pas. Je ne sais pas non plus si c’est logique vu les périodes caniculaires qui vont être de plus en plus fréquentes. » Pour l’an prochain, la Ville réfléchit à une extension de la surveillance des plages.

    La collecte des déchets pointée

    Manon Mamano, du service Allô Martigues dédié aux remontées des habitants relatives aux dysfonctionnements sur le domaine public, affirme : « Les signalements qu’on a eus le plus concernaient les algues sur la plage de Ferrières et les problèmes de collectes de déchets -qui nous ont été rapportés de manière très récurrente, quasi journalière. »

    Sur ce point, le représentant de la Métropole Thomas Fiant précise : « Comme tous les ans, on a ajouté une tournée supplémentaire qu’on a cette fois mise en œuvre un mois plus tôt, début juin. » Un effort jugé insuffisant par les services municipaux. Odile Teyssier Vaisse, adjointe de quartier (Carro, Laurons, Saint-Julien), assène : « On a l’impression que les tournées n’étaient pas finies. Cette année on a fait deux pas en arrière. La Ville a compilé tous les agacements des habitants qu’elle a reçus et on est dépourvus, sans solution et agacés par un service qui n’est pas satisfaisant. »

  • La CGT demande la systématisation des escortes de détenus en psychiatrie

    La CGT demande la systématisation des escortes de détenus en psychiatrie

    « Devoir aller chercher un détenu potentiellement dangereux, classé niveau 3 de dangerosité pénitentiaire, dans l’une des prisons les plus sécurisées de France, située sur le territoire des Bouches-du-Rhône, sans l’assurance d’avoir une escorte assermentée… La loi ne le prévoit pas, c’est aberrant, surréaliste, irresponsable », a publié ce vendredi 20 septembre la CGT du centre hospitalier de Montfavet sur ses réseaux sociaux.

    Car la veille, l’administration de l’établissement de santé avait reçu, de la part de la direction de l’administration pénitentiaire d’Arles, une lettre leur demandant le transfert, en précisant qu’il « ne sera assuré que par du personnel médical, à l’exclusion de tout pénitentiaire, conformément à la réglementation en vigueur ».

    Danger pour les équipes

    Une escorte a finalement été autorisée après l’usage du droit de retrait des agents du centre hospitalier de Montfavet. « On n’en demandait pas moins, mais demain, qu’en sera-t-il ? Il faut absolument pérenniser ces escortes ! Pour la sécurité des personnels mais également de la population présente sur le trajet du transfert, car le danger, nous le savons que trop bien, peut venir de l’extérieur de l’ambulance », pousse le syndicat. « C’est un problème récurrent dans le département. Et c’est à la fois dangereux pour nos équipes et la population. Il y a un mois, un téléphone a été trouvé dans le derrière d’un détenu et a favorisé l’évasion », confie Claire Moréno, secrétaire générale CGT de l’établissement.

  • KinoVisions étire la langue de Goethe à l’écran à Marseille

    KinoVisions étire la langue de Goethe à l’écran à Marseille

    Depuis le fin des années 1990, Fatih Akin n’en finit plus de bouleverser nos rétines et nos cœurs trop tendres pour ses drames intimes qui chavirent dans les flots de l’histoire. Entre autres à l’origine de bijoux comme Head-On (Ours d’or à Berlin en 2004), Soul kitchen (Grand prix à la Mostra de Venise en 2009) ou encore The Cut (2014), le réalisateur illustre sa constance esthétique et politique avec son 15e film qui sortira sur les écrans à la fin 2025, Une enfance allemande : île d’Amrum, 1945. Projeté en avant-première pour l’ouverture de KinoVisions, le festival du cinéma en langue allemande, mercredi 24 septembre au cinéma Les Variétés, un film qui évoque le crépuscule du régime nazi et les jours d’après, à travers le regard d’un jeune allemand de 12 ans habitant sur cette île septentrionale.

    Découvertes et hommage

    Au menu de la 10e édition de cette manifestation « riche en avant-premières », « sept films inédits et rares venus d’Allemagne et de Suisse ». Parmi ceux-ci, Sound of falling de Mascha Schilinski, à l’Artplexe. Prix du Jury au dernier festival de Cannes, une chronique féministe et osée de « quatre générations de jeunes femmes qui font l’expérience de la violence, mais aussi de la sonorité et de la sensualité ». À noter aussi, un « hommage » à l’écrivain Thomas Mann pour les 150 ans de sa naissance, avec la projection à La Baleine du chef d’œuvre de Visconti, Mort à Venise (1971), inspiré par la nouvelle éponyme.

  • Quand le Vélodrome se transforme en volcan

    Quand le Vélodrome se transforme en volcan

    L’ambiance, c’est ce qui a fait la légende du Vélodrome. Chaque nouvel Olympien rappelle que vivre une expérience dans ce stade, avec le maillot de l’OM sur le dos, c’est le kif absolu.

    Malgré un report au lundi soir, et quelques trous dans les travées dus au fait que certains supporters, venus de loin, avaient été contraints de renoncer au Classique, la marmite du boulevard Michelet s’est mise à bouillonner, bien avant le coup d’envoi de la rencontre.

    À l’entrée des joueurs, le la était donné. Il devait être difficile pour les Parisiens de s’entendre, tant la ferveur du peuple marseillais retentissait dans la nuit provençale. Rythmée par les chants, les encouragements et les réactions sur chaque action chaude, l’ambiance était aussi bouillante que dans la caldeira de l’Etna.

    Et lorsque Nayef Aguerd a ouvert le score, un magma de bonheur a déferlé des quatre points cardinaux. Au plus fort de la démonstration olympienne, l’ambiance était aussi dantesque qu’au Sükrü Saraçoglu de Fenerbahçe.

  • L’OM fait mettre genou à terre au PSG

    L’OM fait mettre genou à terre au PSG

    Quel OM allait-on voir face au PSG, dans un Classique visiblement plus équilibré que par le passé ?

    Celui qui a récité ses gammes, en match amical face à Aston Villa et dont Roberto De Zerbi ne cesse de rappeler que c’est cet OM-là qu’il aimerait voir plus souvent ? Celui qui a vaillamment résisté au Real, mardi, en ouverture de la Ligue des champions ? Ou celui qui doute encore de ses capacités ?

    Pour retrouver le collectif presque irrésistible qui avait dominé les Anglais en match de préparation, il faudra patienter encore un peu. Le temps que les recrues de la dernière heure aient définitivement trouvé leurs marques dans le groupe. Néanmoins, face au champion d’Europe et de France en titre, le collectif marseillais a montré qu’il était sur la bonne voie.

    En ouvrant le score, après quatre minutes et trois secondes, Nayef Aguerd a non seulement montré le chemin à son OM, mais marqué le but le plus rapide face au PSG depuis 45 ans. Des Parisiens qui ont eu du mal à se remettre du coup, et auraient même pu être mis KO à la demi-heure de jeu. Mais ce qui aurait dû être à la fois le second but olympien et de Benjamin Pavard était annulé pour hors-jeu.

    Même si les Parisiens avaient le plus souvent la maîtrise du ballon, ce sont bien les Phocéens qui avaient le match en mains. En bloquant l’approche du but de Geronimo Rulli. Et en se montrant dangereux sur chaque coup d’accélérateur. Le gardien marseillais, lui, étant rassurant sur les quelques tentatives adverses. Notamment cette frappe d’Achraf Hakimi qu’il déviait en corner, à l’heure de jeu.

    Grâce à Nayef Aguerd, l’OM avait mis un terme à une série de six matches de championnat sans but. Le Marocain effaçant ainsi Florian Thauvin des tablettes. Il restait aux Olympiens de Roberto De Zerbi à en effacer une autre. Celle de la bande à Didier Deschamps, qui s’était offert la dernière victoire au Vélodrome, en championnat, le 27 novembre 2011.

    Tandis que Luis Enrique cherchait des solutions pour aider son équipe à forcer le bloc marseillais, l’OM faisait de la résistance. Menant sa barque contre vents et marées. Avec toujours un coup d’accélérateur pour faire frissonner de plaisir le Vélodrome.

    Un Vélodrome qui se levait comme un seul homme pour réclamer un penalty, sur une poussette dans le dos de Pierre-Emerick Aubameyang par Illia Zabarnyi. Jérôme Brisard signalait un hors-jeu de l’attaquant provençal (85). Le Gabonais aura la balle du 2 – 0 dans le temps additionnel, mais perdra son duel avec Lucas Chevalier.

    Mais l’OM ne devait pas lâcher. Dans un Vélodrome en furie, les dernières secondes ne changeaient rien à la donne. Le PSG a mis genou à terre.

    Le but le plus rapide inscrit face au PSG depuis 45 ans

  • Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates retrouvent leur glace après deux déplacements. Marseille accueille, ce mardi (20h30), Cergy-Pontoise pour le compte de la 4e journée de Ligue Magnus. Un adversaire qui compte actuellement le même nombre de points que les Provençaux. Les joueurs de Luc Tardif ont bien géré leur début de saison avec deux succès contre Anglet et Gap avant un revers à Rouen, mastodonte du championnat. « On a bien commencé la première semaine avec ces deux victoires. On a mis en place des choses durant la présaison et ça commence à être appliqué en match », rapporte le défenseur Enzo Catangallo.

    À Rouen, le début de match s’est « très mal passé » avant un sursaut, insuffisant pour l’emporter face aux Dragons (1-4). Comme souvent en hockey sur glace, les effectifs sont bouleversés d’une année sur l’autre. Une donnée qui rend l’analyse adverse plus complexe, surtout sur un début de saison. « Nous savons que Cergy a changé une bonne partie de leur équipe. Elle est rajeunie et va vite sur la glace », explique Enzo Catangallo. Mais les Marseillais préfèrent se concentrer sur eux, avant de penser à leurs opposants. « Nous restons plutôt focus sur nous, sur la façon dont on veut gérer le match. Peu importe l’adversaire, on essaie de jouer notre jeu. » Face à une formation prolifique (16 buts marqués en 3 matches), les Spartiates auront fort à faire, devant leur public.

    4e journée de Ligue Magnus

    À 20h30 au Pomge

    Marseille : Kasik – Petersson, Lindgren, Ruusu, Catangallo, Coulaud, Bourgeois – Dufek, Thompson, Lavoie, Colotti, Stromberg, Joubert, Dair, Myllymaa, Welsh

    Cergy : Richard, Ylönen – Coulombe, Melin, Palocsik, Müller, Shalei – Petit, Gustafsson, Perrenoud, Philip, Lee, Stella

  • Timothy Weah s’est métamorphosé depuis le déplacement au Real Madrid

    Timothy Weah s’est métamorphosé depuis le déplacement au Real Madrid

    Commencer son aventure à l’Olympique de Marseille, club où la pression médiatique et sportive est à son paroxysme, n’est jamais chose aisée. Timothy Weah en a fait l’expérience lors de ses débuts sous le maillot phocéen.

    Ses trois premières prestations avaient notamment mis en lumière un garçon en « manque de repères », « rarement dans le bon tempo » et jusqu’à même « absolument inoffensif » selon nos confrères. Mais depuis le déplacement à Madrid (2-1), mardi dernier à l’occasion de la première journée de Ligue des champions, où il a inscrit le seul but marseillais de la partie, l’international américain s’est mis au diapason et fait taire ses détracteurs. Face aux Parisiens, le fils de « Mister George » a joué à merveille son rôle de piston droit, poste auquel il n’a pas évolué lors de la réception du Paris FC (5-2), sa plus mauvaise performance sous les couleurs phocéennes.

    Gonflé à bloc

    Il a su à la fois créer le danger offensivement dans son couloir, tout en assurant une excellente couverture défensive sur ses vis-à-vis. Selon les situations de jeu, Weah était en charge de Nuno Mendes ou Khvicha Kvaratskhelia, deux joueurs cadres du groupe parisien en l’absence de Désiré Doué, Ousmane Dembélé, João Neves et Bradley Barcola. Il faut dire que le joueur formé dans la Capitale était très motivé à l’idée d’affronter son ancien club. « Ma confiance est très haute après le Real. J’espère pouvoir faire un gros match pour l’équipe », a-t-il lancé au micro de Ligue 1+ avant le coup d’envoi. Le piston marseillais était tellement excité qu’il s’est laissé aller à quelques excès de confiance, qui lui ont valu un carton jaune en début de deuxième période. Sans doute son seul point négatif du match.

  • Alexis Sanchez en finale mondiale

    Alexis Sanchez en finale mondiale

    Premier objectif rempli pour Alexis Sanchez, à Shanghaï. Le para-rameur français s’est qualifié pour la finale des championnats du monde, en individuel. Le sociétaire du Marseille AAS a réussi à se classer 3e de la seconde série, ce qui lui a permis d’arracher son ticket au temps. Comme souvent, il est parti fort, restant proche de l’Anglais Ben Pritchard, finalement vainqueur de la course. Repris à mi-parcours par l’Italien Giacomo Perini, le Tricolore de 27 ans a résisté, dans le dernier kilomètre, au retour de l’Allemand Marcus Klemp. Moins de deux secondes entre les deux hommes et une qualification pour Alexis Sanchez, qui rejoint cette finale à six. Justement, il sera placé dans la ligne d’eau numéro 6 pour cette chasse à la médaille prévue vendredi à 8h20, heure française.

    Une autre chance en deux de couple

    Le rameur, amputé des deux jambes suite à un accident de moto, fait partie du gotha mondial dans sa discipline. Il a terminé 5e aux JO de Paris, une breloque dorée déjà remportée par le Britannique Pritchard. 4e aux championnats d’Europe de Plovdiv (Bulgarie), Alexis Sanchez est monté sur le podium lors de la Coupe du monde de Lucerne, à la fin du mois de juin (2e). Par rapport à sa série, le Marseillais aura vingt secondes à gratter pour espérer un podium mondial. Dans les temps de l’Ukrainien Roman Polianskyi sur le premier 1000m, c’est ensuite qu’il a faibli. Dans la nuit de mardi à mercredi, Alexis Sanchez sera aligné en deux de couple avec Perle Bouge. Une autre chance de médaille pour le duo français.