Tag: Bouches-du-Rhône

  • Agression d’une Atsem à l’école Campagne Lévêque à Marseille

    Agression d’une Atsem à l’école Campagne Lévêque à Marseille

    « Elle a été violemment attaquée aux abords de l’école, alors qu’elle s’y rendait », relate Patrick Rué, secrétaire général FO Territoriaux de la Ville de Marseille. Son organisation tire la sonnette d’alarme suite à une agression d’une Atsem, ce mardi matin, à l’école Saint-Louis Campagne Lévêque (15e arrondissement). Le syndicaliste affirme qu’elle a « reçu de nombreux coups violents » et pointe la gravité de l’agression.

    Contacté, le bataillon des marins-pompiers a confirmé l’intervention de ses services, tôt dans la matinée, et explique que l’agente d’une quarantaine d’années a été transportée aux urgences « pour des douleurs au visage et au dos ».

    « La police municipale a été prévenue quelques minutes après l’agression. Une fois sur place, nous constatons la hauteur de l’agression subie par cette personnelle de la Ville. Nous lui apportons notre soutien total, plein et entier », réagit Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire de Marseille en charge de la sécurité et de la police municipale. Il précise qu’un dépôt de plainte « au nom de la Ville » va être réalisé prochainement. « Nous avons dépêché un équipage de police municipale qui restera autant que nécessaire pour assurer la sécurité devant l’école », développe l’adjoint. « L’agente a été prise en charge, elle a été très choquée. Nous prévoyons un accompagnement psychologique et une cellule psychologique pour les autres agents de l’établissement », conclut-il.

    Le maire de la ville, Benoît Payan, a également réagi sur les réseaux sociaux : « Cette agression est révoltante et je veux dire toute ma solidarité à cette victime qui ne faisait qu’exercer son métier. Je suis à ses côtés et aux côtés de toute l’équipe ». Il s’est également entretenu directement avec l’agente pour lui réaffirmer son soutien, dans la journée.

  • Les cadeaux d’Urgo aux pharmaciens

    Les cadeaux d’Urgo aux pharmaciens

    Un coffret de deux séjours en Relais & Châteaux (formule « le bonheur de vivre » et « le temps d’un voyage »), trois lots de 21 bouteilles de champagne Taittinger, sept aspirateurs Dyson, quatre enceintes Bose, trois iPhone, un fauteuil Le Corbusier, un sac Lancel, deux valises Samsonite, un barbecue, etc. Tel un inventaire à la Prévert, le président égrène, pour chacun des apothicaires poursuivis, la quarantaine de cadeaux reçus entre 2015 et 2021 pour un montant allant de 20 000 à 50 000 euros.

    « Je n’avais pas l’impression d’avoir commis une infraction. On n’a jamais été mis en garde par le conseil de l’ordre. On en parlait librement entre confrères. On était tellement en confiance avec Urgo. Ils m’ont toujours assuré que c’était légal », s’est défendue Magalie, qui était chargée des commandes au sein de la pharmacie du centre commercial le Merlan. « Vous ne l’avez pas appris dans vos études ? Vous pensez vraiment qu’Urgo est le meilleur interlocuteur en éthique ? Votre pharmacie paye plus cher en renonçant à la remise et cela vous profite », a répliqué le juge.

    Ils étaient huit pharmaciens à comparaître ce lundi, les uns après les autres, à la barre de la 6e chambre correctionnelle. Ils font partie des 215 pharmaciens du ressort du tribunal de Marseille à devoir rendre pénalement des comptes – dont 30 en correctionnelle – pour l’acceptation d’avantages personnels en échange de la renonciation de leur officine à des remises commerciales. Ce qui permettait aux laboratoires Urgo de réaliser des marges plus importantes. Le tout en violation frontale de la loi « anti-cadeaux », instaurée en 1993, dans le secteur de la distribution de produits médicaux.

    « Cette loi a instauré un système anti-corruption pour contrôler et moraliser les relations économiques entre l’industrie et les professionnels du secteur de santé, pour garantir leur indépendance intellectuelle, s’assurer de leur impartialité », a vivement rappelé la procureure Marion Chabot. Constitué partie civile, le Conseil national de l’ordre des pharmaciens a réclamé et obtenu de chacun des prévenus l’euro symbolique. « Le scandale Urgo crée une atteinte à la confiance que doit avoir le patient envers le personnel médical », a-t-il déploré.

    En 2021, une enquête de la Répression des fraudes (DGCCRF) révélait un système décomplexé mis en place par le groupe Urgo, premier fabricant français de pansements, pour s’assurer de leur fidélité. En tout 8 672 officines y ont cédé, soit 40 % des 22 000 pharmacies de l’Hexagone. Urgo a ainsi offert 65 000 objets divers pour un montant total de 55 millions d’euros en six ans. C’est dire l’ampleur de la fraude organisée qui a valu la condamnation du groupe à une amende de 1,125 million d’euros dont 625 000 euros avec sursis et la confiscation de 5,4 millions d’euros. En tant que praticienne au Havre, l’ancienne ministre de la Santé par intérim Agnès Firmin Le Bodo a été condamnée en octobre 2024 sur reconnaissance préalable de culpabilité à 8 000 euros d’amende dont moitié avec sursis pour 20 000 euros de cadeaux illicites.

    Le tribunal a prononcé, lundi, plusieurs peines d’amende allant de 6 000 euros dont 2 000 avec sursis à 50 000 euros d’amende dont 30 000 euros avec sursis. Cette dernière a été infligée à un pharmacien des Olives. Une peine ajustée à son chiffre d’affaires.

    « Je n’avais pas l’impression d’avoir commis une infraction »

  • Agression d’une agente territoriale à l’école St-Louis Campagne Lévèque

    Agression d’une agente territoriale à l’école St-Louis Campagne Lévèque

    Elle a été violemment attaquée aux abords de l’école alors qu’elle s’y rendait », relate Patrick Rué, secrétaire général FO Territoriaux de la Ville de Marseille. Son organisation tire la sonnette d’alarme suite à une agression d’une Atsem, ce mardi matin, à l’école Saint-Louis Campagne Lévèque (15e arrondissement). Le syndicaliste affirme qu’elle a «reçu des coups violents» et pointe la gravité de l’agression. Toujours selon Patrick Rué, les agents de l’établissement prépareraient un droit de retrait.

    Contacté, le bataillon des marins-pompiers confirme l’intervention de ses services aux alentours de 8h50 et explique que l’agent d’une quarantaine d’année a été transportée aux urgences « pour des douleurs au visage et au dos ».

    « La police municipale a été prévenue immédiatement quelques minutes après l’agression. Une fois sur place, nous constatons la hauteur de l’agression subie par cette personnelle de la Ville. Nous lui apportons notre soutien total, plein et entier», réagit Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire de Marseille en charge de la sécurité et de la police municipale. Il précise qu’un dépôt de plainte «au nom de la Ville» va être fait prochainement. « Nous avons demandé à cette agente de faire de même. Pour l’heure, les services de police sont à la recherche de l’individu. Nous avons dépêché un équipage de police municipale qui restera autant que nécessaire pour assurer la sécurité devant l’école », développe l’adjoint qui met en avant «la réaction rapide du bataillon des Marins-Pompiers et de la police municipale». « L’agente a été prise en charge, elle a été très choquée, nous prévoyons un accompagnement psychologique en sa direction et une cellule psychologique pour les autres agents de l’établissement », conclut-il.

    Le maire de la ville, Benoît Payan, a également réagi sur les réseaux sociaux : « Cette agression est révoltante et je veux dire toute ma solidarité à cette victime qui ne faisait qu’exercer son métier. Je suis à ses côtés et aux côtés de toute l’équipe ». Avant de développer : « Nos agents municipaux sont en première ligne pour offrir aux Marseillais un service public de qualité. Toute violence envers eux est intolérable et doit faire l’objet de sanctions exemplaires par la justice ».

    Plus d’informations dans La Marseillaise de demain.

  • Une conférence sur la rafle du 24 janvier et une exposition sur Mauthausen

    Une conférence sur la rafle du 24 janvier et une exposition sur Mauthausen

    Alors qu’une exposition présente l’ensemble des fonds d’images existants du camp de Mauthausen à la Galerie de l’histoire, à partir de ce mardi et jusqu’au 25 octobre, une conférence aura lieu ce mardi soir à 18h, pour l’inaugurer. Le collectif « Saint-Jean 24 janvier 1943 », qui œuvre contre l’oubli de la rafle marseillaise du 24 janvier 1943, reviendra les destructions et les déportations qui ont frappé ce quartier populaire.

    Antoine de Gennaro, qui sera présent, explique : « Nous, les survivants et les descendants, nous nous sommes occupés tardivement de faire reconnaître cet événement à sa juste valeur comme un événement à part entière, car les 22 et 23 janvier, il y a eu les rafles de l’opéra. Le dimanche, c’est la rafle du Vieux-Port, et c’est ça qui est oublié. Il y a quand même eu 20 000 Marseillais déplacés ce jour-là dans trois camps de Fréjus. C’est la plus grande rafle de 1943, qui a été voulue par l’État de Vichy et le IIIe Reich pour épurer et raser totalement le Panier et Saint-Jean. Trois personnes sont décédées, dont mon grand-père, le reste a pu revenir une semaine plus tard mais ils sont dépouillés et le 1er février les Allemands dynamitent le quartier. »

    Après cette table ronde, le public pourra observer les clichés des SS, les photos prises par les détenus libérés et par les libérateurs américains du camp de Mauthausen. Entre le fichage bureaucratique des détenus, l’exaltation du modèle disciplinaire et hygiéniste et les tentatives d’évasion, les documents émis par les soldats allemands sont nombreux et des centaines de négatifs ont été sorties clandestinement du camp, dissimulées puis confiées à une habitante du village avant d’être récupérées à la Libération.

  • Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Soigneusement pomponnés, les élèves de CP de l’école Anatole-France sortent du car deux par deux. Leurs mains propres ne le restent pas longtemps. Après de rapides présentations, les agents du service environnement de la Ville de Port-de-Bouc les répartissent sur cinq différents ateliers, organisés en lisière de la forêt de Castillon, dans le cadre de l’opération « Replantons nos pinèdes ».

    Serge Borios attend les enfants derrière un tas de terre éparpillé sur une table. Un petit groupe se plante face à lui et écoute attentivement les consignes, avant de s’emparer de pots en plastique pour y planter un semi. « C’est quoi comme fleur ? » s’enquiert une petite fille. « Un souci, répond le paysagiste en lui montrant une image du végétal aux pétales orange. Ça a des propriétés adoucissantes, c’est bien de s’en passer en cas de brûlure. »

    Plus loin, d’autres élèves sont concentrés face à une feuille de papier et créent les pics d’un hérisson prédessiné avec des branches de pins.

    Régénérer la forêt

    « En cycle 1, les enfants ont un enseignement d’éducation à l’environnement et au développement durable », explique le responsable du service enfance éducation de la Ville, Farid Roguiai. Mais l’intérêt de l’opération n’est pas seulement d’initier les élèves aux joies du jardinage.

    En 2017 puis en 2020, deux incendies ont ravagé Castillon. Lors du feu le plus récent, 317 ha sont partis en fumée. Dès l’année suivante, la municipalité a mis en place ce dispositif pour aider la forêt à se régénérer. Depuis, près de 8 500 végétaux ont été replantés par plus de 1 500 enfants. Cette année, ils seront près de 700 à enraciner un arbre. « On a sept essences différentes entre chêne vert, blanc, du frêne et quatre arbustes qui sont typiques de nos garrigues, choisis pour résister au vent et à la sécheresse, précise Marie-Pierre Pelt, directrice des services techniques. On ne remet pas du tout de pins, qui sont des résineux et qui prennent très vite en cas d’incendie. On n’a que des feuillus. »

    Alors que ses élèves sont en train de créer une barrière de protection en pierres autour de l’arbre qu’ils ont planté, la maîtresse de la classe de CP d’Anatole-France salue cette sensibilisation. « Le fait de planter un arbre crée un lien particulier avec la nature, ils n’auront pas envie de voir ces végétaux arrachés ou brûlés derrière. Ce sont des enfants, c’est le moment de leur donner des bases, de planter une petite graine. »

  • Des dizaines de familles roms dans la tourmente d’évacuations expéditives

    Des dizaines de familles roms dans la tourmente d’évacuations expéditives

    Lundi matin, c’est un campement vide que les forces de l’ordre ont trouvé face à l’aéroport. « Les familles sont parties d’elles-mêmes pour éviter la confrontation. La police est venue les avertir, vendredi, de l’expulsion programmée ce 6 octobre, soit trois jours avant la décision du juge de l’exécution », déplore Marc Durand, membre d’Assoropa, dont l’avocate avait saisi le Jex (juge de l’exécution), avec une décision attendue le 9 octobre.

    Sans solution après leur expulsion, le 8 avril dernier, d’un terrain situé sur le plateau de l’Arbois, les familles, près de 200 personnes dont une soixantaine d’enfants, s’étaient repliées sur une parcelle entre l’aéroport et la ville. Cette dernière est « en cours d’aménagement par la SPLA pour le compte de la Métropole, dans le cadre de cap-horizon », précisait Loïc Gachon (PS), maire de Vitrolles. La SPLA (société publique locale d’aménagement) a promptement réagi en saisissant la justice pour l’évacuation du site.

    Or, le jugement rendu en référé, le 20 juin, ordonnant une expulsion immédiate, est contesté par l’Assoropa. Elle dénonce « un procès sans contradictoire ». Les familles affirment n’avoir jamais reçu l’assignation de l’huissier. L’association assure avoir appris « l’existence du procès et son résultat que nettement plus tard, hors délais pour faire appel. Nous sommes face à un déni de justice… ». Pire, précise Marc Durand : « Nous avions l’intention d’aller au tribunal administratif pour attaquer le préfet qui a fait donner aux roms un avis d’expulsion comme si rien ne s’était passé. Après accord oral avec l’avocate de la partie adverse, elle a contacté la SPLA pour suspendre sa demande d’expulsion, en échange de quoi nous n’allions pas au TA. » Mais cela n’a pas eu lieu.

    Déscolarisation

    Les associatifs attendent un traitement plus respectueux des droits des familles en novembre. D’ici là, les familles sont plongées encore plus profondément dans la précarité. Les dossiers d’inscription des enfants dans les écoles sont restés sans réponse de la part des services municipaux de Vitrolles. « Or, lors du procès, un point essentiel de défense est la scolarisation des enfants », regrette Marc Durand. Et quid du comité de pilotage mis en place en 2022 par le sous-préfet d’Aix avec les collectivités et les partenaires sociaux ?

  • L’Avi sourire lance ses randonées

    L’Avi sourire lance ses randonées

    Pour l’Avi sourire, les rendez-vous se succèdent selon une belle cadence.

    L’association a connu une fin septembre riche, avec ses ateliers de découvertes proposés sur le site de Corbière, la participation à la journée mondiale de nettoyage des plages, à l’occasion de laquelle ses membres ont récolté 520 kg de déchets en une heure trente, ou encore, au niveau international, la belle prestation d’Alexis Sanchez, finaliste en skiff lors des championnats du monde de para-aviron.

    Le week-end dernier, c’est au large de Marseille que les amateurs de rame se sont retrouvés. Le club proposait sa première randonnée en mer. Un parcours de 25 km au cœur de la rade, reliant les îles emblématiques du Frioul, du Château d’If et un passage vers la baie des Singes.

    Plus qu’un défi sportif, cette randonnée constituait une expérience de mixité et de partage. Les équipages unissaient rameurs valides et en situation de handicap. Les bateaux sont partis de la marina Florence-Arthaud, samedi après-midi. Ils ont effectué leur parcours, avant de revenir à leur point de départ, juste avant que le mistral ne se lève.

    D’autres randonnées de ce type sont d’ores et https://lavisourire.fr/ grammées en 2026 : le 12 avril, le 10 mai et le 4 octobre..

    https://lavisourire.fr/

  • Dix podiums pour les jeunes du Pays d’Aix

    Dix podiums pour les jeunes du Pays d’Aix

    Le club d’escrime du Pays d’Aix s’est mis en valeur lors du lancement de sa saison. Des championnats régionaux étaient organisés tout le week-end à Monteux, en Vaucluse.

    Les catégories moins de 15 ans et moins de 20 ans ont fait une razzia avec pas moins de dix podiums au total, hommes et femmes réunies. En U15 garçons, César Negroni a empoché l’or, le seul titre aixois lors de ces deux jours de compétition. Paul Leprince a pris la 3e place, alors qu’Arthus Daval est le dernier Aixois classé. Il se retrouve tout de même 6e. Chez les filles, elles étaient quatre en demi-finales. Elise Janel a pris la médaille d’argent alors que Romane Vellieux et Alice Villedieu terminent 3e ex æquo.

    Tir groupé dans la catégorie supérieure avec dix tireurs dans les tops 10. Gladys Carabetta est celle qui s’est le mieux comportée, avec une 2e place finale. Elina Marcilloux et Jeanne Latgé se sont partagé la dernière marche du podium. Résultats similaires pour Solal Parpeyrat-Fournel et Arlo Barthelemy, tous les deux bronzés à l’issue de ce week-end. Le club d’Anita Blaze, vice-championne du monde par équipes de fleuret cette année en Géorgie, a aussi envoyé plusieurs seniors à l’Eurofence, à Antony (Hauts-de-Seine). Pas de podium pour les dix tireurs provençaux engagés avec, au mieux, une 12e place pour Eliot Kerneiss. Lors du tournoi féminin, Solenn Boissier s’est notamment classée 39e de la compétition, Pauline Vincent prenant la 69e position de cette journée.

  • Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Prêté avec option d’achat par Leipzig, Arthur Vermeeren est loin d’être la plus connue des recrues estivales olympiennes.

    Néanmoins, sa venue, lors des derniers jours du mercato estival, est loin d’être le fruit du hasard. « Avant même mon arrivée ici, je savais que j’avais la confiance de Medhi Benatia et Roberto De Zerbi », a-t-il confessé lors de sa première conférence de presse, à la Commanderie, avant le déplacement de l’OM à Metz.

    Celui qui était arrivé sur la pointe des pieds avait disputé quelques minutes face à Lorient, suffisantes pour délivrer une passe décisive sur le quatrième but marseillais. Avant de sortir une prestation éclatante en Ligue des Champions face à l’Ajax.

    Personne ne s’attendait à le voir débuter la rencontre de Ligue des Champions. Mais, dans son idée de mobiliser tout le monde et de gérer au mieux son groupe, Roberto De Zerbi n’a pas hésité à lui faire confiance. Et Arthur Vermeeren a su mériter cette confiance.

    « Je me suis bien entendu avec Matts », a souligné l’international espoir belge. Matts, c’est Matthew O’Riley, qui a su s’imposer comme le patron du jeu phocéen en moins d’un mois. Au-delà de la complicité avec le Danois, Arthur Vermeeren a reconnu qu’il était « capable de jouer aux côtés de n’importe quel joueur de ce groupe, car nous avons trouvé nos repères ».

    Lorsqu’il est arrivé, l’OM était encore plombé par le cas Adrien Rabiot. Lui ne s’y est pas attardé. Il s’est plongé dans le travail, avec pour objectif de s’intégrer au plus vite. Montrer ses qualités sur le terrain.

    Le modèle Iniesta

    Quand on lui demande justement ce qui le caractérise, le natif de Lierre évoque sa « bonne vision et compréhension du jeu et mon idée d’avoir toujours un temps d’avance sur l’adversaire ». Ce qui lui a permis d’être le détonateur de la démonstration marseillaise face à l’Ajax.

    « L’Ajax n’a pas été si mauvais. C’est surtout nous qui avons su être décisifs et fait ce qu’il fallait, quand il le fallait », note-t-il. Face aux Néerlandais, malgré son jeune âge (20 ans), il fait preuve d’une grande maturité. « Je sais garder mon sang-froid, rester calme et j’ai confiance en mes capacités. » Des caractéristiques qu’il a emmagasinées en suivant les prestations de celui qui est son modèle : Andrés Iniesta. « Je l’observais dans tous ses matches, et j’ai énormément appris de ses prestations », avoue-t-il.

    Avec l’OM, il découvre son quatrième championnat, après l’Espagne et l’Allemagne. Formé en Belgique, au Royal Antwerpen, le club d’Anvers, il a rejoint l’Atlético de Madrid après deux saisons en Ligue Jupiter belge. « Mais j’ai très peu joué en Espagne, c’est en Allemagne, à Leipzig, que j’ai fait mes premiers progrès, dans un championnat très physique », détaille-t-il.

    Depuis son arrivée à Marseille, il se familiarise avec une Ligue 1 « où le jeu est très intense ». Prêté avec option d’achat, Arthur Vermeeren arrive à un moment clé de sa carrière. Lui et l’OM peuvent bénéficier de cette situation.

  • « Bérénice » se trouve au milieu du gué à Martigues

    « Bérénice » se trouve au milieu du gué à Martigues

    Titus, qui aimait passionnément Bérénice, et qui même, à ce qu’on croyait, lui avait promis de l’épouser, la renvoya de Rome, malgré lui et malgré elle, dès les premiers jours de son empire », écrit d’emblée dans la préface, le tragédien Racine, pour résumer Bérénice. Paru en 1671, un triangle amoureux entre la reine de Palestine, l’empereur de Rome et Antiochus, son meilleur ami qui l’aime en silence, dont s’est emparé Guy Cassiers, servi par la troupe de la Comédie française, mardi 7 octobre à 20h30, au Théâtre des Salins. Un metteur en scène connu pour son goût immodéré du mélange du texte à la technologie.

    Ombre, lumière, miroir

    Le lieu de cette intrigue au dispositif son et images poussé ? « Une antichambre où le temps semble suspendu », décrit cette figure du théâtre flamand, dans un entretien avec Chantal Hurault compris dans sa note d’intention. Entre ombre et lumière, la clef mentale de la quête d’identité des protagonistes. « Racine écrit en musicien. C’est un cadeau, pour les acteurs et actrices, d’avoir une telle construction à la fois très codifiée et disposée à écouter leur personnalité. » Charge à Jérémy Lopez d’interpréter à la fois Titus, en plein dilemme entre l’exercice du pouvoir et celui de l’amour, ainsi que le roi de Comagène, Antiochus. « Cela met en lumière leurs contradictions internes et comportements en miroir. Ils changent constamment de position et veulent prendre la place de l’autre », justifie Guy Cassiers.

    P.A.