Tag: Bouches-du-Rhône

  • Vincent Matheron reçoit les as du skate à Marseille

    Vincent Matheron reçoit les as du skate à Marseille

    Quelques-uns des meilleurs skateurs au monde ont rendez-vous, ce week-end, au Bowl du Prado. Marseille accueille ce qu’il se fait de mieux sur la planète skateboard à l’occasion du Red Bull Bowl Rippers, 7e édition. Parmi eux, un local, qui a grandi sur ce site de compétition, en la personne de Vincent Matheron. Le Français de 28 ans sera en lice dimanche, parmi les champions olympiques ou vainqueurs des X-Games. « C’est un événement qui ramène beaucoup d’étrangers, c’est un skatepark légendaire. C’est là où on a l’habitude de skater toute l’année donc ça fait plaisir. De mon côté, j’invite tous les riders parce que toute l’année je les côtoie sur les grosses compétitions », explique celui qui a participé à deux Jeux olympiques.

    Légendaire, car le spot marseillais a été un précurseur dans les années 2000 et a même inspiré le bowl d’Huntington Beach, situé sur la célèbre plage de Los Angeles. Par ailleurs, le Prado figure dans le jeu vidéo Tony Hawk, du nom du plus légendaire des skateurs. C’est dire que le lieu compte et cela facilite la venue de nombreuses stars pour l’événement organisé par la plus connue des boissons énergisantes.

    « On essaie de faire au mieux pour que les autres s’y plaisent et de faire au mieux pour que ce soit un des plus gros événements du monde. Vu le panel de skateurs qu’on va avoir cette année, je pense que ça va être un gros événement », détaille Vincent Matheron. Pour ce dernier, l’actualité sportive est plus légère en 2026 mais de gros projets vidéos se préparent. Avec toujours dans un coin de sa tête, les Jeux olympiques 2028 de Los Angeles. « On verra bien, c’est la fédé qui décide », lance-t-il. En attendant la Californie, c’est à domicile, ce week-end que le vice-champion de France en titre veut s’exprimer.

  • Kerfah face Benmostefa pour une affiche royale au Provençal

    Kerfah face Benmostefa pour une affiche royale au Provençal

    Ils sont venus, ils sont tous là les grands noms du Provençal pour attaquer cette avant-dernière journée qui va ouvrir les portes du dernier carré. Il faudra faire preuve de patience, adresse et condition physique pour l’atteindre.

    Et oui le Provençal a changé de formule avec trois parties par jour qui usent les organismes. Hervé Fontani vainqueur vendredi soir avec Enzo Paolucci et Juan Lopez était éprouvé. « Je prends de l’âge et la fatigue se fait de plus en plus sentir. Il y a aussi le côté émotionnel qui joue. J’ai perdu mon neveu il y a quelques mois et nous portant un tee-shirt à son effigie J’aimerais tant rentrer dans le dernier carré pour lui ».

    Dans les combats des chefs l’équipe Provins, Jean, Dusaillant a eu son quota. Depuis dimanche ils prennent des gros morceaux. Vendredi ils ont commencé avec Alain Vincensini, Manu Kerfah et Julien Aguero (13 à 11) avant de punir la famille Lombardi.

    Ils seront aussi présents à l’entame des 8es de finale. Au rayon suspense Salle, Valdes, Stievenart, en connaissent un rayon. Menés 5 à 12 par Tony Lafleur, ils ont su renverser la valeur après que leurs adversaires n’aient pas su conclure. On les retrouve aujourd’hui dans la dernière ligne droite.

    Les qualifications de Christophe Kerfah et Julien Martinez assez facile et celle de Fabrice Rouvin, Thierry Terreno, Mohamed Benmostefa un peu plus compliquée entrent dans la logique des choses.

    Le coup de tonnerre est arrivé au tirage au sort avec une opposition entre les deux équipes. C’est le choc des titans avec cinq représentants de l’équipe de France. La confrontation des chefs que les amateurs auraient voulu voir un peu plus tard. Partenaires souvent adversaires aujourd’hui les deux équipes se tiennent. Qui va remporter la bataille royale. Le rôle des pointeurs va être décisif. Qui de Rouvin ou de Martello prendra le dessus. Autant de questions qui trouveront réponse aujourd’hui fin de matinée.

    L’opposition reine peut occulter les autres parties mais il reste du beau monde. À l’heure où nous écrivons ces lignes des parties n’étaient pas terminées. On enregistrait toutefois la qualification de Jérôme Estrang une vieille connaissance. Celle également de Jean Pierre Masia le champion départemental triplette. Les deux capitaines d’équipe seront opposés ce matin.

    Nous voilà lancés dans un sprint final haletant avec un suspense et une tension qui seront à leur combler cet après-midi pour atteindre le dernier carré de l’épreuve reine du jeu provençal.

  • Handball : copieux week-end dans les Bouches-du-Rhône

    Handball : copieux week-end dans les Bouches-du-Rhône

    Les plus passionnés de handball sont servis. Les Bouches-du-Rhône accueillent deux événements distincts, ce samedi, puisque handballeurs et handballeuses sont sur le pont. Aix-en-Provence est l’hôte du premier gros rendez-vous de la saison. Comme chaque année, le Trophée des Champions permet au vainqueur du championnat d’affronter le gagnant de la Coupe de France dans un match de prestige. À 20 heures, à l’Arena du Pays d’Aix, le Paris Saint-Germain fera face au Montpellier Handball. Un premier trophée est en jeu, avant que la Starligue ne débute la semaine prochaine.

    Le HBPC lance

    sa quête d’Europe

    Cette confrontation sera une revanche de la saison dernière. Le Futuroscope recevait la rencontre et les Héraultais avaient nettement dominé des Parisiens pas encore prêts à jouer au handball (29-23). Le PSG n’a plus remporté le Trophée des Champions depuis 2023 et un succès contre Nantes.

    Les spectateurs de la moderne salle au sud d’Aix-en-Provence vont pouvoir assister à un second match, en lever de rideau. Sur les coups de 17 heures, le Pauc reçoit les Blue Falcons de Nagoya pour un match de gala. Le club local est donc mis à l’honneur, ce 29 août, et jouera une redoutable équipe nippone. C’est tout simplement le vice-champion du Japon qui débarque dans les Bouches-du-Rhône. Cet affrontement se tiendra une semaine avant le retour du championnat, Aix-en-Provence recevant Sélestat dans cette même Arena. Une grande fête du handball au programme pour cette nouvelle édition du Trophée des Champions.

    Plus au sud, du côté de Plan-de-Cuques, le HBPC entame officiellement sa saison. Une rencontre qui ne sera pas de tout repos. Dijon arrive au gymnase des Ambrosis pour cette 1ère journée de Ligue Butagaz Énergie. Les Dijonnaises sont les dernières gagnantes de la Ligue Européenne (C2), le premier trophée continental de son histoire. Une formation redoutable face aux joueuses d’Angélique Spincer, qui chercheront, cette saison, à agripper pour la première fois un billet européen. Il faudra finir dans le top 5 pour être certain de le composter.

    Le début d’année de Plan-de-Cuques sera par ailleurs extrêmement compliqué. Après Dijon, les Jaunes seront en déplacement à Metz, vainqueur de la Ligue des Champions 2026. Ensuite, c’est Brest, 4e de cette même Ligue des Champions, qui viendra aux Ambrosis. Angélique Spincer retrouvera l’un de ses anciens clubs avec la Stella Saint-Maur puis Chambray accueillera le HBPC lors de la 5e journée du championnat. Gagner une ou deux fois sur ces cinq rencontres serait déjà un bon bilan.

    Après des matches amicaux en demi-teinte, les femmes de la banlieue marseillaise vont connaître leur réel niveau face à des adversaires coriaces. Rendez-vous ce samedi à 20 heures pour jauger leur forme actuelle.

  • Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Qui sera du voyage à Monaco dimanche dans
    le groupe de Bruno Genesio ?

    Pas Leo Balerdi, attendu à Rome pour rejoindre la Roma. Et sans doute pas Igor Paixão qui a accepté une offre de Sunderland et a séché plusieurs séances d’entraînement. Cela a ravivé les inquiétudes chez les supporters. Déjà échaudés par les départs et l’absence de recrue, la possibilité de voir le Brésilien changer d’air inquiète.

    Gregory Lorenzi fait des pieds et des mains pour éviter le départ de celui qui devait être le pendant à gauche d’Amine Gouiri. En marge du tirage au sort de la Ligue Europa, le directeur sportif olympien s’est livré face aux médias présents à Monaco. « Igor est un joueur important pour l’OM, nous avons envie de le conserver, forcément.»

    Néanmoins, comme Bruno Genesio, il subit la pression de Frank McCourt, qui insiste pour poursuivre la vente de joueurs pour alléger la masse salariale. C’est pourquoi Gregory Lorenzi se montre fataliste. « Il y a une situation qui fait que nous n’en aurons peut-être pas la possibilité. Nous allons nous battre pour faire le maximum et le garder à l’OM… L’équation est très facile. Même si nous vendons un joueur, nous n’aurons pas le droit d’enregistrer une arrivée, donc concrètement, il faudrait qu’il y ait plusieurs départs pour que nous puissions faire une arrivée. Je ne sais pas si les gens comprennent bien la situation et le problème auquel nous sommes confrontés. C’est pour ça que faire sortir Igor, c’est difficile, parce que nous n’aurons peut-être pas la possibilité de le remplacer. »

    Sur ce dossier, comme sur d’éventuelles arrivées, les prochaines heures seront décisives. Le mercato fermant ses portes le 31 août au soir.

    D’ici là, l’OM aura à défendre le fauteuil de leader que sa victoire initiale face à Strasbourg lui a offert. Certes, être premier de la classe au soit de la journée d’ouverture peut paraître anecdotique. Mais la manière dont les Alsaciens ont été balayés au Vélodrome a permis de rassurer, au moins provisoirement, ceux qui ont l’amour du club chevillé au cœur.

    L’OM qui, dimanche, effectue son premier déplacement chez son voisin Monégasque. Dans un stade Louis II où la défaire est au rendez-vous sur les trois dernières années. La mission est donc de sortir de cette spirale, et envoyer un nouveau signal que, malgré les soucis, l’équipe reste soudée et peut réussir de belles choses.

    Pour ce court voyage Bruno Genesio saura au dernier moment sur qui il peut compter. Notamment si Igor Paixão sera toujours là. Il n’est pas le seul susceptible d’être ailleurs qu’au pied du Rocher dimanche. Néanmoins, il y aura bien onze Phocéens sur la pelouse au coup d’envoi. Et ces joueurs devront se montrer à la hauteur de l’enjeu qui les attend.

    À savoir montrer que le succès face à Strasbourg n’est pas dû au hasard. Que l’OM, même dans une configuration différente, peut encore surprendre. Que le fauteuil de leader, qui n’est pas une fin en soi dans les premières journées d’une saison, peut être le catalyseur d’ambitions.

    Surtout, réussir un résultat face à Monaco, qui reste sur trois succès en autant de matches officiels (deux en barrage de Conférence européenne face au Gornik Zabrze et un succès au Havre lors de la première journée) peut bonifier les choses. Et permettre à ceux qui y contribueront de montrer qu’ils ont le niveau pour aider l’OM à réussir une bonne saison, malgré les vicissitudes.

    Le collectif sera passé au crible dimanche. Et pour l’OM, il s’agira d’un nouvel examen dont le résultat aura son importance.

    2E JOURNÉE

    Lille – PSG . . . . . . . . . . . . . . . . . tardif

    Strasbourg – Lens . . . . . . . . 17h15

    Brest – Toulouse . . . . . . . . 20h45

    Lyon – Le Havre . . . . . . . . . 20h45

    Auxerre – Angers . . . . . . . 20h45

    Lorient – Troyes . . . . . . . . 20h45

    Paris FC – Nice . . . . . dim 15h00

    Rennes – Le Mans . . dim 17h15

    Monaco – OM . . . . . . dim 20h45

    REPÈRES

    Leo Balerdi attendu à Rome

    Si le dossier Igor Paixão est encore en phase de discussion, celui de Leo Balerdi est en passe de se conclure. Le défenseur international Argentin (11sélections), est attendu samedi matin à Rome. Il doit rencontrer les dirigeants de la Roma et passer une visite médicale, préalable à la signature d’un nouveau contrat en faveur du club de Série Aitalienne.

    Le PSG sanctionné

    Concernant la rencontre comptant pour la 1ère journée de Ligue 1PSG–Rennes, qui a été inversée le 19 août, la Commission des compétitions de la LFP a décidé d’infliger une amende de 150 000€au PSG en application de l’article 501.4 du règlementdes compétitions de la LFP. Concernant la rencontre comptant pour la 23e journée de Ligue 1Rennes–PSG, le match est inversé et se tiendra au Parc des Princes.

  • La Coupe de la Ligue en dernière répétition

    La Coupe de la Ligue en dernière répétition

    Les Marseillaises s’apprêtent à fouler la pelouse pour la deuxième fois de la saison, mais le championnat n’a pas encore pointé le bout de son nez. La seconde édition de la Coupe de la Ligue LFFP est bien lancée. Après son solide succès 3-0 à Martigues, face à Toulouse, l’OM est, ce samedi, en déplacement à Montpellier. La semaine dernière, les joueuses de Nicolas Chabot ont assuré contre le Téfécé avec des buts de l’inévitable Mathilde Bourdieu, Nelly Da Cruz Rodrigues ainsi que Jenny Perret, qui souffle sa 26e bougie samedi.

    Elles ont l’occasion de poursuivre leur dynamique face à un adversaire qui a également remporté sa première rencontre de Coupe de la Ligue. Le MHSC s’est imposé 2-0 sur le terrain de Lille, 6e de la dernière saison de Seconde Ligue. Les Marseillaises auront sans doute une bonne idée de leur forme actuelle puisqu’elles affrontent une équipe avec qui elles ont joué le maintien la saison dernière. Tout le monde se rappelle de la déconvenue de la prise du Vélodrome, où Montpellier l’avait emporté 2-1 sur le boulevard Michelet.

    Nicolas Chabot

    innove tactiquement

    L’occasion également de se tester tactiquement. Durant cette ouverture de saison face aux Violettes, le coach Nicolas Chabot, meilleur entraîneur du championnat l’an passé, a montré quelques innovations. Un dispositif en 3-5-1-1 avec deux pistons et un duo Bamenga-Perret qui a fait des merveilles au milieu de terrain. En phase défensive, le bloc est beaucoup plus compact, à ce qui s’apparente à un 5-4-1. À voir si l’ancien technicien du FC Nantes va poursuivre sur ce schéma, ce week-end en Coupe de la Ligue, mais aussi dès la semaine prochaine en Première Ligue.

    En effet, les Marseillaises entreront dans le vif du sujet dès le samedi 5 septembre, à domicile, face au Havre. Seuls deux points séparaient les deux équipes à l’issue de la saison dernière, à l’avantage des Normandes. Un match s’annonçant équilibré, même si l’OM voudra réussir son entrée, surtout après un mercato ambitieux, avec une petite dizaine d’arrivées. Désormais, place à Montpellier, dernière étape avant le marathon du championnat.

  • Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Les candidats au Sénat sur leurs marques

    Jamais les Bouches-du-Rhône n’avaient connu autant de candidatures pour les sénatoriales sous la Ve République. à deux semaines de la date butoir du dépôt des listes, fixée au 11 septembre, quelque dix têtes de listes ont annoncé se lancer dans la course aux voix des quelque 3 600 grands électeurs qui désigneront les huit représentants du département au Sénat, lors d’un tour unique à la proportionnelle, le dimanche 27 septembre. Le signe, tout au moins, d’une recomposition politique compliquée, alors que la multiplication des listes abaisse le seuil pour obtenir un élu, en deçà de 350 voix. Même s’il reste à savoir combien resteront finalement sur les rangs.

    Des logiques d’union avaient pourtant été impulsées. À gauche, les sénateurs sortants ont annoncé, le 10 juillet dernier « poursuivre l’aventure et l’unité à gauche avec l’ensemble des forces de progrès écologistes et citoyennes », avec en tête Jérémy Bacchi (PCF), suivi par Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Le reste de la liste devrait être annoncé dans les jours qui viennent, avec l’ambition de renforcer le score des dernières sénatoriales voire d’obtenir un quatrième siège, au cœur des tractations. Malgré la crainte qu’une dispersion des voix apporte un second siège à l’extrême droite, LFI a présenté sa liste le 23 juillet, menée par l’élue d’opposition à la Bouilladisse Michelle Blanchard Svoboda. La sénatrice guériniste Mireille Jouve confirme de son côté que la sienne est prête et sera présentée le 2 septembre, tandis que le maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, qui a rencontré une trentaine de maires, promet qu’il « avance très bien », avec le maire d’une petite commune en numéro 2, ainsi qu’un adjoint d’une ville de l’est du département et des représentants de la société civile pour les places suivantes.

    Piques à droite

    À droite, la même logique préside. Le président (Ren.) du conseil régional Renaud Muselier a certes poussé à l’addition des forces de la droite et du centre. Finalement menée par la sénatrice sortante (UDI) Brigitte Devésa, sa liste a été dévoilée le 30 juillet, « loin des aventures personnelles et des ambitions individuelles », soulignaitil. Mais dans ce scrutin proportionnel hasardeux, la sénatrice Valérie Boyer (LR) a choisi de se lancer de son côté. Si elle n’a pas l’investiture de son parti, son vice-président François-Xavier Bellamy lui a apporté son soutien ce vendredi en saluant « sa constance ». Tandis qu’elle annonçait mardi le ralliement de la première adjointe de Cuges-les-Pins France Leroy, sa liste est bouclée depuis quelques jours, annonce son entourage. « Ma liste est bien complète », confirme aussi le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier, qui doit la dévoiler au moment de son dépôt. D’abord sollicité par la ministre Sabrina Roubache, il a choisi de poursuivre lorsqu’elle a jeté l’éponge, attaché à présenter « une liste de maires » et donc sans se ranger derrière la sénatrice LR sortante. « Je ne suis pas Macron du tout », insiste-t-il face aux attaques « pas très sympathiques » de son camp, insistant surtout sur les préoccupations qu’il partage avec les élus locaux. Les maires du Paradou et de Ceyreste l’ont déjà rallié. Quant au sénateur LR sortant Stéphane Le Rudulier, les bruits se multiplient sur un probable retrait.

    Le RN contre Marseille

    Reste une extrême droite divisée entre le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier qui n’a pour l’instant dévoilé aucun nom, et le RN allié à l’UDR. Après la présentation de sa liste le 3 juillet dernier, celle qui la mène, Marie-Pierre Callet (RN), qui se présente encore comme vice-présidente du Département et craint de façon absurde dans ses publications « n’obtenir aucun élu », fait campagne sur les difficultés métropolitaines. L’essentiel de ses grands électeurs a beau se situer à Marseille, elle réclamait ce vendredi de séparer la ville du reste du territoire. De quoi susciter un tollé. « Marseille, que vous réduisez à sa couleur politique du moment, c’est la 2e ville de France, pas la pestiférée qu’on isole de son territoire naturel », réagit l’élu (Ren.) d’opposition Romain Simmarano, tandis que le responsable des jeunes LR Maxime Aghemo pointe la contradiction d’un parti dont le responsable départemental Franck Allisio a utilisé la 12e circonscription, sur les bords de l’étang de Berre, « comme un marchepied pour ses ambitions marseillaises ».

  • Fibre Excellence, la fermeture sous tension d’un site Seveso

    Fibre Excellence, la fermeture sous tension d’un site Seveso

    « Ce sont 11 000 m3 de produits dangereux qui se déverseront dans le Rhône si on coupe l’électricité comme l’a envisagé le mandataire ». C’est, au bas mot et résumé par François Batista, responsable UD CGT 13, ce qui inquiète les salariés alarmés par la fermeture précipitée du site.

    Ce vendredi à 23h, leur contrat de travail prend fin. Dans la matinée, le mandataire, qui balaie d’un revers les alertes des travailleurs de l’usine à papier de Tarascon, avait missionné des techniciens pour couper l’électricité conformément à ce qu’il avait annoncé la veille. Il estimait être « sur une simple mise en sécurité du site » avec « une coupure maîtrisée » et quatre personnes pour veiller à la sécurité d’un site de 45 hectares où sont encore stockées des tonnes de produits chimiques dangereux.

    Les CRS en stand-by

    Un document interne que La Marseillaise a pu consulter, indique que la situation est beaucoup plus complexe : « une vidange des capacités en six mois exige 5 personnes et durant les six mois, il faut l’effectif pour garantir la protection de ce site Seveso, sans compter les congés : 34 personnes ». Car, précise Jean-Michel Bulinge, DS CGT Fibre Excellence, « les bacs de liqueurs sont pleins alors que le mandataire avait avancé qu’elles étaient figées, cristallisées », dans les cuves. « La Dreal a pu le constater avec nous ce soir ». Une visite de l’usine permet en effet de comprendre le process de fabrication de la pâte à papier.

    Des tas de copeaux sont massés au sol. « C’est très inflammable, on a déjà eu 4 incendies en 18 ans », se souvient Jhonatan, opérateur au parc à bois. Au-dessus d’une cuve à liqueur un panneau avertit « atmosphère explosive ». Frédéric, autre « castor » du site et par ailleurs pompier volontaire, assure devant un autre silo : « L’eau qu’on pompe du Rhône est plus sale que celle qu’on rejette, mais si les pompes sont désactivées, la fosse se remplit et il n’y aura plus de traitement des eaux. Et je suis doublement inquiet car en cas d’incendie, si on essaie d’éteindre certains produits chimiques avec de l’eau on peut aggraver la situation ». Plus loin, Julien, responsable opérationnel, ouvre la vanne d’un autre gigantesque bac à liqueur blanche au pied de la grande chaudière surnommée « la cocotte-minute ». Et un flot de liquide s’écoule. Sur le site, les salariés tiennent bon et demandent « le maintien de l’activité industrielle, tout en garantissant la sécurité des populations, la protection de l’environnement ». Vendredi, l’administrateur n’était pas sur place. Les forces de l’ordre se tenaient prêtes à évacuer l’usine en fin de journée. Mais « après le constat de la Dreal, rien ne bouge, a indiqué Jean-Michel Bulinge, surtout pas nous ».

  • Sébastien Delogu convoqué devant la justice pour outrage le 13 novembre

    Sébastien Delogu convoqué devant la justice pour outrage le 13 novembre

    Le député (LFI) de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu s’est vu remettre à l’issue de sa garde à vue jeudi soir une convocation par officier de police judiciaire, confirme le parquet de Marseille auprès de La Marseillaise. Celui-ci devra s’expliquer devant le tribunal correctionnel le 13 novembre prochain, après l’altercation qui l’a opposé lundi après-midi à trois policiers qui intervenaient dans l’immeuble où il réside pour interpeller un voleur présumé. «Il est poursuivi du chef d’outrage sur personnes dépositaires de l’autorité publique», précise le parquet.

    Le parquet confirme par ailleurs avoir bien reçu la plainte déposée mercredi soir par l’avocat du parlementaire, Me Yonès Taguelmint, «contre les trois policiers pour outrage et violences par personne dépositaire de l’autorité publique». Dans les enregistrements de vidéosurveillance diffusés en ligne, on entendait l’un des policiers traiter le député de «trou du cul», tandis que les agents en civil assuraient dans leur plainte avoir eux-mêmes été insultés après que le parlementaire leur a demandé de s’identifier.

    Dans une publication sur les réseaux sociaux à l’issue de sa garde à vue, Sébastien Delogu remercier les forces de l’ordre «qui se sont comportées de manière irréprochable» et indiquait qu’il allait s’exprimer «prochainement».

  • [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    Depuis le 6 juillet, les parcs et jardins du premier et septième arrondissement accueillent le festival « Avant le soir », celui-ci a donné rendez-vous aux Marseillaises et Marseillais tout au long de l’été pour une trentaine de soirées dédiés au théâtre. Au cours de ces 30 soirées, une dizaine de troupes ont pu se produire, avec des styles divers comme du théâtre musical, du cabaret théâtre ou encore des représentations de conte théâtral.

    Pour sa dernière représentation le vendredi 28 août, c’est le collectif du transbordeur, sur le thème du théâtre musical, qui clôturera l’évènement avec son spectacle La Ravanne de Daniella. Celui-ci est issu de l’adaptation du roman jeunesse éponyme d’Amarnath Hosany. Il aborde les questions d’égalité filles-garçons et de liberté d’être soi en mêlant théâtre, conte et musique « séga », français et créole mauricien.

    L’évènement, comme toutes les autres représentations qui ont pu avoir lieu, est totalement gratuit et accessible aux personnes en situation de handicap. Plus d’informations sont à retrouver sur le site de l’été marseillais.

    Louis Golliot

  • Hommage à Mala Kriegel assassinée par les nazis

    Hommage à Mala Kriegel assassinée par les nazis

    Alors que la Libération de Marseille a commencé, que nos fondateurs ont pris d’assaut le siège du journal collaborationniste Le Petit Marseillais et que La Marseillaise paraît au grand jour depuis le 24 août, le destin de Mala Kriegel bascule boulevard Oddo dans le 15e arrondissement de Marseille alors qu’elle n’a pas encore 32 ans.

    Accompagnée de trois autres résistants, elle diffuse notre journal. Leur voiture ornée d’un drapeau tricolore est stoppée par une patrouille nazie en embuscade. Ils sont tirés du véhicule, plaqués au mur, traités de terroristes. Un coup de sifflet. Ils sont laissés pour morts.

    Tombée au sol, Mala Kriegel est très grièvement blessée. Elle touche ses blessures, perd beaucoup de sang, comprend qu’elle va mourir. Pour lui éviter de répéter son geste, les camarades qui lui portent secours lui couvrent le corps d’exemplaires de La Marseillaise.

    Une héroïne

    Première femme du résistant Maurice Kriegel-Valrimont, Mala Kriegel vivait à Marseille avec le résistant communiste allemand, Hermann Burkhardt.

    Elle était née Mala Ehrlischster le 15 septembre 1912 à Varsovie, en Pologne. Juive, communiste, résistante, elle était tout ce que les nazis haïssaient. Elle était une héroïne, notre sœur en humanité, elle est notre honneur.