Tag: Bouches-du-Rhône

  • Pas de marée rouge attendue au Vélodrome

    Pas de marée rouge attendue au Vélodrome

    Depuis mardi, un bras de fer oppose les autorités françaises au club grec. Comme Liverpool ou Newcastle avant lui, l’Olympiakos a fait part de son mécontentement concernant les conditions d’accueil réservées à ses supporters, avant même leur arrivée à Marseille. Dans un premier temps, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône avait pris un arrêté interdisant aux supporters athéniens l’accès au stade, laissant de nombreux détenteurs de billets dans l’incertitude. À l’issue de discussions entre les différentes parties, cette mesure a finalement été levée. Une décision jugée trop tardive par le club du Pirée, qui « dénonce de la manière la plus catégorique la gestion sans précédent, inacceptable et dangereuse de la présence de [ses] supporters à Marseille par les autorités françaises compétentes ». Le club a même appelé ses fans, mardi soir, à ne pas effectuer le déplacement, estimant que leur sécurité ne pouvait être garantie.

    Le Portugais Chiquinho, cadre de l’effectif grec, a regretté cette situation. « C’est vrai que nous voulons toujours avoir nos fans avec nous, mais demain [jeudi], ce ne sera pas possible. L’objectif sera de gagner pour nous, mais aussi pour eux. » D’après des journalistes grecs présents à Marseille, aucun supporter de l’Olympiakos ne devrait se rendre dans le parcage visiteurs.

  • [International de pétanque] De jeunes joueuses talentueuses

    [International de pétanque] De jeunes joueuses talentueuses

    Après un samedi ou le quota limité à 128 triplettes engagées était bien rempli. Elles ne sont plus que 16 le lendemain pour venir s’attaquer au Graal. Ces dernières assaillantes seront rejointes par 74 triplettes de jeunes venus disputer leur propre compétition, dans la répartition suivante : 25 minimes, 28 cadets et 21 en juniors.

    En zappant d’un jeu à l’autre sur cette verdoyante et ombragée étendue du Parc Jourdan, avant d’arriver au stadium, écrin des parties finales, on pouvait observer et apprécier de jeunes et talentueux boulistes, qui mettaient bien du cœur à l’ouvrage, histoire de porter ou d’ouvrir d’un fleuron leur palmarès. Chez les féminines, elles font partie du Pôle espoir du département. Elles se sont déjà distinguées dans d’autres épreuves nationales, mais cette fois au cœur de la Provence, elles se sont mises en évidence, s’illustrant au plus haut niveau, ces trois jeunes filles, bien en osmose, ce qui va leur permettre de surmonter les difficultés, d’aligner les succès pour décrocher le graal. L’affaire dans le dernier acte, sera réglée en six mènes dont deux nulles, face à des Bivéroises emmenées par Marine Rocchietta. Principal artifice de ce rapide succès, la force de frappe de cette jeunesse : Mélissa Marsille frappant 7 boules sur 8 tirées et Mélissa Mordenti réalisant un 2 sur 2. Si l’on ajoute sur chaque ouverture de mène Léa Navarro qui mettait la table, le Pôle 13 peut prétendre tenir, là, de « belles » espoirs, de talentueuses jeunes joueuses…

    Fiche technique

    Quarts de finale

    1) Ginier-Maurel Bat Bonetto – Montagne Salas 13-0

    2) Navarro bat Lavaly- Mahé – Bernard 3 -13

    3) Dran ba Arnaud – Blanche – Cros 13 -11

    4) M. Ferrero Bat Piazzola – Verdoya – Bert 13 – 8

    Demi-finales

    Navarro bat Dran – Brondino – Onorrus 13 à 4

    Ferrero bat Ginier-Maurel – Germain – Romuald 13 à 12

    Finale

    Navarro – Mordenti – Marsille battent M et A Ferrero – Rocchietta

    Evolution du score : 3-0 / N / 7-0 / N / 11-0 / 13-0

    Focus sur les jeunes

    MINIMES

    Cette ultime partie dirigée par l’arbitre local Fréd. Cafieri. Kaylon Winterstein – Vaildy Fajardo – Jackson Vignal (à droite) les vainqueurs ont battu en finale les Varois de Salerne : Noé Lamotte- Maylan Démol – Keelan Lacroix 13 à 4. Ces Varois sur lesquels les joueurs de la Barque Esaie Cortes, le récent champion départemental en individuel, Tyron Sbrega et Anthony Bajolle ont échoué au stade des demi-finales.

    JUNIORS

    Si les « Barquais » Enzo Alazay, Gianni Seignouret et Tylan Kapfer pouvaient prétendre à un statut de favoris, leur défaite en quart de finale pouvait laisser présager d’un passage de témoin. Cela va se vérifier deux heures plus tard quand leurs vainqueurs Lorenzo Béraud, Malone Mourzelas et Valentin Vallet, après avoir vaincu Sony Guermoud, Dylan Cantarel et Jimmy Botella, vont se retrouver en finale. Dans ce dernier face-à-face, le suspense ne sera pas ménagé. Les joueurs de la Barque Diego Chapiteau, Lionnel Rodriguez Pinto ont fort bien voyagé avec la Monégasque Naïs Szczotkowski, avant d’échouer d’un infime écart.

    CADETS

    Dans cette finale, sous l’arbitrage du Vauclusien Jean Saletti, une question se pose. Que s’est-il passé dans la tête de ces Aixois qui sont vice-champions de France, ne l’oublions pas ? Loni Szczotkowski, Mylan Terryn et Ezekiel Cortes. Eux qui viennent d’inscrire 4 points suite à trois tirs victorieux dont trois carreaux. Rendant ainsi la pareille à leurs adversaires. Le score indique une égalité à 11 Dans le jeu suivant refusant d’attaquer ils vont sentir souffler le vent du boulet. Ne concédant qu’un point. Sur le renvoi, le jet des Varois de Salerne n’est pas bon, les locaux décident de flirter avec la bordure. Le visiteur réalise un appoint moyen sur lequel Cortes reste court par deux fois… C’est à partir de là que tout part à vau-l’eau, ils décident quatre boules en main de noyer le petit, mais par trois fois il surnage. Le dernier appoint par en éclat sur un tir victorieux. Les Salernois Devon Demol – Tom Lamotte – Keelan Lacroix s’imposent donc 13 à 11 face aux vice-champions de France, dont on peut écrire qu’ils se sont fourvoyés.

  • [Pétanque] Le directeur Quintais veut démissionner

    [Pétanque] Le directeur Quintais veut démissionner

    « Il est temps pour moi de fermer le livre du collectif féminin », lance d’entrée de jeu Philippe Quintais, directeur sportif du groupe tricolore. La légende de la pétanque s’est retrouvée mêlée ces dernières semaines au sein d’une polémique autour de l’équipe de France féminine, suite à plusieurs problématiques autour de départs de joueuses, le refus de certaines d’être sélectionnées pour les championnats d’Europe, et la mauvaise entente avec Patrice Rodriguez, le directeur technique national (DTN) de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP).

    « Je ne veux plus revenir »

    « Je pense avoir été trop présomptueux lorsque j’ai accepté ce challenge. On m’avait pourtant prévu », regrette l’homme aux 17 titres de champion du monde, qui semble avoir beaucoup appris de cette mauvaise expérience. « J’ai reçu de la part de plusieurs joueuses des excuses et des regrets. Je vais mettre tout ça sur de l’incompréhension ou de la mauvaise communication », poursuit-il, au lendemain de la publication réalisée par Nelly Peyre, l’une des athlètes qui a refusé la sélection pour les championnats d’Europe auprès du « roi Quintais », avant d’accepter plus tard celle de Ludovic Pereira, responsable du collectif France féminin. Suite aux multiples raisons évoquées en amont, le pensionnaire d’Hanches ne souhaite plus « revenir travailler au sein de cette DTN ». « Je veux juste les oublier même si cela va être compliqué. Je vous confirme donc mon souhait de démissionner », exprime-t-il clairement. Touché par un cancer, Philippe Quintais va dorénavant s’éloigner quelque temps des terrains, avec l’espoir de « rejouer début d’année prochaine ».

  • [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    La Marseillaise : Vous êtes leaders de Ligue Magnus après neuf journées avec une seule défaite. Comment analysez-vous ce début de saison ?

    Jonathan Zwikel : Le bilan comptable est positif, avec des points précieux dans la course aux play-offs. Mais le plus encourageant reste le contenu, la cohésion et la motivation du groupe. L’équipe est soudée, suit les consignes et va dans le même sens, ce qui permet d’aborder plus sereinement certains aléas.

    Comment vous adaptez-vous
    à la vague de blessures que vous connaissez depuis la première journée de championnat
     ?

    J.Z. : Elles ont particulièrement touché des joueurs clés de notre effectif. Nous avons d’ailleurs appris qu’Albin Nilsson sera absent au moins dix jours après avoir subi une commotion sur une charge [face aux Rapaces de Gap, ndlr]. Il faut anticiper la profondeur de l’effectif, mais lorsque les absences s’enchaînent aussi tôt dans la saison, nous devons réagir rapidement. L’objectif est d’éviter de trop solliciter les mêmes joueurs, au risque de provoquer de nouvelles blessures. Nous avons donc travaillé rapidement pour trouver des solutions en recrutant Anton Gradin et Jesper Larinmaa comme jokers.

    Y a-t-il un match référence depuis le début de saison ?

    J.Z. : Notre premier match à domicile contre Briançon a été difficile, notamment en raison d’une mauvaise gestion des émotions et d’un manque de cohérence. C’est celui qui nous a le plus appris. Nous avons compris que mettre de l’énergie sans coordination ni cadre ne suffisait pas. Le fait d’avoir vécu cette expérience, puis d’avoir identifié ensemble ce qui n’avait pas fonctionné, nous a beaucoup aidés pour la suite.

    Sur quel point votre équipe
    a-t-elle le plus progressé
     ?

    J.Z. : La saison dernière, certains n’en avaient pas les moyens ou l’envie, ce qui suffisait à déséquilibrer l’équipe. Cette année, le groupe croit dans le plan et possède les capacités pour le mettre en œuvre. Cela n’empêche pas les erreurs ou les périodes plus difficiles, mais cette cohérence est essentielle.

    Quel impact aura l’enchaînement des déplacements à Rouen et Amiens, jeudi et vendredi ?

    J.Z. : Les joueurs de hockey ont l’habitude d’enchaîner les efforts malgré la fatigue et les petits pépins physiques. Amiens bénéficiera toutefois d’un avantage puisqu’ils n’auront pas joué la veille. Les joueurs savent gérer ce type de situation, même si deux matchs consécutifs restent peu fréquents.

    Que ressentez-vous lorsque vous retournez à Rouen, où vous avez débuté et conclu votre carrière ?

    J.Z. : C’est un club particulier pour moi. Ma famille, mes amis d’enfance et plusieurs personnes du club y sont toujours. C’est aussi le club où j’ai été formé et où j’ai commencé puis terminé ma carrière. J’ai toujours plaisir à y retourner et je m’y sens encore un peu chez moi. Avec le temps, l’émotion est moins forte qu’au premier déplacement, mais retrouver ces personnes et ces souvenirs reste agréable. Une fois le match commencé, je me concentre toutefois sur notre objectif.

    Quels souvenirs gardez-vous
    de votre passage à Rouen
     ?

    J.Z. : Les saisons 2009-2010 et 2010-2011 restent marquantes. Nous avons remporté deux titres de champion avec mon frère, ainsi qu’une Coupe de France et une Coupe de la Ligue. Je retiens particulièrement la finale de 2010 contre Angers. Après avoir perdu les deux premiers matchs, nous avons remporté les deux suivants avant de gagner le match décisif à Rouen. Mon frère et moi jouions sur la même ligne et avions chacun marqué lors de cette rencontre. C’est un souvenir très fort que nous partageons.

    Comment analysez-vous les deux rencontres à venir ?

    J.Z. : Ce double déplacement représente un énorme défi. Rouen a construit une équipe très complète, avec de grandes ambitions et des joueurs de qualité à tous les postes. Même si nous les avons battus à domicile, gagner chez eux sera très difficile. À Amiens, il faudra enchaîner. Malgré son classement, elle possède une réelle valeur et a été pénalisée en début de saison par des blessures. C’est une équipe physique, qui joue avec beaucoup d’intensité.

  • Sur le terrain pour les assises de la protection de l’enfance à Gardanne

    Sur le terrain pour les assises de la protection de l’enfance à Gardanne

    « La question des moyens est cruciale. Ce n’est pas juste parce qu’on en veut toujours plus, mais parce qu’on souffre de nos conditions de travail et qu’on ne prend pas en charge nos publics correctement comme on le voudrait. » La frustration de Sabrina, conseillère en économie sociale à la Caf, fait écho à de nombreuses autres interventions de travailleurs sociaux lors de la rencontre-débat sur la protection de l’enfance organisée par le PCF de Gardanne, mercredi soir.

    Cette rencontre s’inscrit dans la préparation des assises départementales de la protection de l’enfance, dont les conseillers départementaux communistes Gérard Frau et Magali Giorgetti sont coorganisateurs, les 17 et 18 novembre. Le Département, « chef de file de l’action sociale » comme le qualifie l’élu, est compétent en la matière depuis le transfert opéré par l’État « sous Sarkozy et sans les moyens qui vont avec », complète Magali Giorgetti. Face à la cinquantaine de participants, les élus promettent de « porter leur parole » lors de ces assises.

    Les témoignages sont édifiants. « Je travaille dans un établissement pour enfants et adolescents polyhandicapés, dont la moitié ont plus de 20 ans. Il manque de place pour les adultes et les enfants n’ont pas d’autre endroit où aller », explique Samia. La travailleuse pointe également « des délais de 6 mois ou plus pour obtenir une orientation » de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

    « Un autre système »

    Magali Giorgetti indique avoir « toujours dénoncé le délai et le fait que ces dossiers papiers à refaire tous les ans étaient infaisables pour les parents ». Mais avoir une notification n’est pas gage de tranquillité. Cette accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH) en lycée indique avoir « perdu deux élèves car leurs dossiers étaient périmés », quand ce n’est pas « faire la garderie pour des enfants qui auraient aimé d’autres sections », indiquant prendre en charge « sept élèves pour 5 heures chacun, pour 24 heures de travail ».

    Gérard Frau reprend un chiffre : « 15% des 3 500 enfants placés au titre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ont une notification MDPH, parmi les 10 000 enfants qui dépendent de l’ASE. Les besoins ne font qu’augmenter, quand 15 000 enfants naissent avec un handicap chaque année en France ». Mais l’élu note « un préalable aux moyens : la volonté politique. Le Département est à droite, l’État aussi. S’il n’y a pas de volonté politique, il n’y aura pas de moyens alors que les besoins sont tellement immenses et la société est de plus en plus dure ». Magali Giorgetti pointe aussi le fait que « l’intervention sociale du Département en milieu scolaire ne commence qu’au collège, mais pas avant. À l’école, c’est renvoyé aux maires. Il faut passer d’un système qui tente de réparer à une véritable politique de prévention qui accompagne les jeunes de la plus tendre enfance à la majorité, avec un ministère dédié car il s’agit de la responsabilité de l’État ».

    La prochaine réunion publique sur le même thème est organisée à Septèmes-les-Vallons le 20 octobre à 18h, salle Fernand-Rosse.

  • À Martigues, les aidants veulent sortir de l’ombre

    À Martigues, les aidants veulent sortir de l’ombre

    « Un aidant aidé en vaut deux », peut-on lire sur le t-shirt de Joël Pinot. Ce mercredi 14 octobre, au parc Julien Olive, son fils Fabien a pris le départ de la troisième édition de la Marche des aidants, accompagné de l’une de ses auxiliaires de vie. En attendant, Joël souffle un peu, discute, se renseigne auprès des associations et des plateformes de répit des Bouches-du-Rhône qui tiennent des stands le long des allées.

    Comme lui, 11 millions de Français accompagnent au quotidien un parent, un enfant, un conjoint ou un proche en perte d’autonomie. « Onze millions, et on n’en parle pas, et on n’est représentés dans aucun ministère, déplore ce retraité de l’Éducation nationale. On est complètement dans l’ombre. » « Être un aidant c’est souvent donner sa vie tout entière, et c’est encore parfois être un peu invisible, un peu isolé », reconnaît le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux. Tout l’objectif de la journée est là : créer une dynamique autour de ces personnes qui endossent un rôle essentiel mais difficile, et souvent lourd de conséquences sur leur santé, leur vie personnelle et professionnelle.

    Connaître ses droits

    Pour Joël et Fabien, c’est en 2019 que la vie bascule. Employé en Allemagne, le fils fait un AVC suivi d’un arrêt cardiaque à 45 ans. « Tout s’est éteint », raconte son père. Il est d’abord pris en charge à Bonn, en Allemagne, dans un hôpital neurologique qui accueille et implique la famille dans le protocole de soins. Puis, il est transféré non sans mal dans les Bouches-du-Rhône, où, cette fois, ses proches sont mis à l’écart. En 2020, « le fils revient à la maison ». « Je l’ai retiré d’un centre privé, et j’ai fait un cadeau à la Sécu. Nous, les aidants, on pallie à ça. »

    « Ce qu’on demande, c’est déjà une reconnaissance, poursuit Joël. Ma fille, qui est enseignante, s’est arrêtée trois ans pour m’aider au début. On a voulu savoir si on pouvait avoir un vrai statut, parce qu’elle n’avait plus de salaire. » Depuis le 30 septembre 2020, l’allocation journalière du proche aidant indemnise le congé des personnes qui suspendent leur activité dans la limite de 66 jours. Il est également possible, dans certaines conditions, d’être reconnu comme employé d’un particulier et de toucher un salaire en tant qu’aide à domicile.

    Joël réussit à « vite comprendre le système », et à accéder aux aides financières auxquelles il a le droit. « Mais il faut se battre, confie-t-il. Tous les aidants vous le diront. Quand on débarque dans ce monde on ne sait rien, et il y a peu de communication. Heureusement qu’il y a les associations et les assistantes sociales pour nous aider. Nous, on a eu de la chance, on est tombés sur les bonnes personnes qui nous ont aidés à faire les dossiers pour avoir la Prestation de compensation du handicap, mais c’est pas le cas de tout le monde. »

    Assise derrière une table, Laura, responsable de secteur au sein de l’association istréenne le Maillon, confirme : « Il y a une vraie détresse des gens quand ils se retrouvent confrontés à une situation de perte d’autonomie, et ça peut les paralyser. Souvent, ils attendent de plus réussir à gérer, notamment pour les personnes âgées, pour faire les demandes d’aides. Sauf que les délais pour l’Apa peuvent atteindre 4 mois parfois ». L’Allocation personnalisée d’autonomie, financée par le Département, est destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus qui vivent chez elles ou en Ehpad. La jeune femme conseille de s’y prendre le plus tôt possible « même si on a l’impression de ne pas en avoir besoin ». « Ça permet aussi d’alléger les dépenses. »

  • Les syndicats du spectacle vivant face à la « casse sociale »

    Les syndicats du spectacle vivant face à la « casse sociale »

    « Grande souffrance morale », « On est épuisé », « Une détresse psychologique incommensurable », « On risque de liquider l’association »… Ces phrases sont extraites d’une enquête réalisée par les syndicats des employeurs du spectacle vivant de la région Paca (Synavi, Syndeac, SMA, Scène ensemble) visant à sonder la situation financière de leurs adhérents. Les conclusions ont été présentées à la presse, mercredi, à la Friche la Belle de Mai.

    Alors que la Métropole Aix-Marseille, réunie en conseil ce jeudi tente de faire face aux contraintes liées à sa situation budgétaire, les acteurs de la culture boivent la tasse. 23 structures ont répondu à l’enquête, avec les résultats suivants : 252 000 euros de subventions en moins, 8 licenciements actés ou envisagés, 64 contrats d’intermittents supprimés et 2 200h de travail perdues.

    Les syndicats évoquent notamment le dispositif PAM, qui devait permettre la diffusion de spectacles gratuits dans 50 communes métropolitaines. Alors que « des engagements avaient déjà été pris auprès de troupes sur les montants alloués, certains collectifs ont appris l’annulation en septembre ». Opening Nights, un collectif de compagnies proposant des spectacles dans la Métropole, a « annulé quinze dates et perdu 70% de son budget avec la suppression de sa subvention », selon Marie Didiez, de Syndeac.

    Érosion des financements

    « On l’a pas encore dit aux enfants, car on espère encore que ça change », se désole Agnès Loudes, directrice du théâtre Antoine-Vitez, où devait être organisé un festival de théâtre engageant 200 jeunes lycéens du département. La directrice dit avoir pris connaissance « du gel des 23 000 euros de subventions de la Métropole en septembre ».

    « Les copains vont très très mal autour de nous, jamais on a autant entendu parler de reconversions professionnelles », déplore Wilma Levy, représentante syndicale Synavi. Le secteur n’en est en effet pas à sa première déconvenue. Depuis 2023, l’État et les collectivités territoriales réduisent régulièrement les budgets alloués au service public de la culture, souvent considéré comme une variable d’ajustement dans la lutte contre les déficits.

    Dans ce contexte, certains acteurs du secteur estiment que les subventions publiques peuvent devenir un outil de pression. Les syndicats citent l’exemple de la suspension de la subvention départementale de 90 000 euros au festival Actoral, qui se tenait en septembre, à Marseille. Cette décision, prise par la présidente du Département Martine Vassal (DVD) faisait suite à des critiques d’élus d’extrême droite visant la venue de l’essayiste Louisa Yousfi.

    Alors que le projet de loi de finances (PLF) entre en débat au Parlement et prévoit de nouvelles coupes, le Syndeac a annoncé demander un moratoire à l’État pour stopper ces réductions et de se rapprocher de l’objectif de consacrer 1% du budget à la culture (0,67% actuellement).

  • Les retraités défendent la gratuité à Marseille

    Les retraités défendent la gratuité à Marseille

    « La tarification sociale stigmatise les plus démunis, qui doivent justifier qu’ils sont pauvres pour avoir droit aux réductions », dénonce Jean Pugens, représentant de l’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône. La Métropole Aix-Marseille-Provence prévoit de remplacer la gratuité des transports des seniors par une tarification sociale. Les retraités non imposables paieraient désormais 20 euros par an.

    Les manifestants proposent d’absorber le coût de la gratuité des transports par l’augmentation du Versement Mobilité, cette contribution patronale versée par les entreprises de plus de onze salariés. « Ce n’est pas une problématique financière, mais bien politique, de revenir en arrière sur un acquis mis en place par la gauche en 2009 », affirme Jean Pugens. Il alerte également sur l’enjeu environnemental de l’augmentation globale des prix des tickets. « À partir du moment où on remet des barrières économiques pour entrer dans les bus, on va se retrouver avec des gens qui vont reprendre leur voiture », prédit le syndicaliste. Il rappelle que « la Métropole s’est engagée à doubler la participation des usagers dans les transports en commun ».

    Mobilisés, les retraités n’ont pas été reçus par la municipalité, mercredi, et appellent à une nouvelle manifestation devant le conseil métropolitain, au Pharo, ce jeudi à 13h30.

  • Les douanes, une administration qui recrute aussi en Provence

    Les douanes, une administration qui recrute aussi en Provence

    « Moi, ça m’intéresse bien, ça me saoule les petits boulots à 31 ans. » Venu avec sa sœur depuis Paris, Mehdi découvre au fil des stands installés dans l’Hôtel des douanes ce mardi 13 octobre pour une journée portes ouvertes, toute la diversité des métiers de cette administration. De quoi « ouvrir des perspectives » se réjouit ce titulaire d’un master en électronique. Et il marque des points au stand des services support de la douane. Car il y a des besoins, reconnaît bien volontiers Anne-Sophie Peyron, cheffe du pôle des ressources humaines à la direction interrégionale des douanes à Marseille en charge de l’organisation de cette « première ».

    « On a besoin de nouveaux talents, on a besoin de nouveaux profils aussi », explique-t-elle, « la douane recrute comme toujours des juristes, des collègues qui font un petit peu de tout, mais on recrute aussi de plus en plus des profils scientifiques parce qu’on travaille de plus en plus sur la donnée, sur l’intelligence artificielle ». Au niveau géographique, si au départ, les agents ne choisissent pas leurs affectations, les postes sont répartis « sur tout le territoire », précise-t-elle, « Marseille et la région Paca au sens large. On pourrait croire comme ça que c’est bouché mais c’était il y a 10 ans, c’est fini. Il y a des occasions ».

    Motards et maître-chien ont la cote

    Laboratoire, contrefaçon, aide aux entreprises… Pour donner à voir toutes les facettes de leur mission, les douanes ont vu grand. Après la démonstration d’intervention sur le dojo, les motocyclistes, « 224 en France » ont du succès. Mais avant de pouvoir enfourcher les rutilants destriers à moteur, il y a une sélection physique et être titulaire du permis moto ne suffit pas. Position d’amazone, debout sur les cale-pieds, retourné… Lors d’une formation de 4 mois à l’école des douanes de la Rochelle, il faut apprendre « à ne faire qu’un avec la moto, l’oublier » pour faire les contrôles en toute sécurité, témoigne un agent de la branche surveillance. Alexandre, moniteur de jet ski, qui a pris le train depuis Nice s’y voit déjà. « Je kiffe », commente-t-il, bombardant de questions techniques le douanier.

    La recherche de stup’ par l’équipe cynophile remporte aussi l’adhésion. Pez, labrador noir de 7 ans, pile sans faillir devant la roue de la voiture où son maître a caché un paquet. Ce dernier raconte ne faire qu’un avec son équipier à quatre pattes. « Je suis venue pour ma fille », explique une visiteuse, « elle adore les chiens, ça l’intéresse ». L’atelier « scan » de marchandises avec le fourgon à rayons X et celui de tir virtuel, installation unique en France, impressionnent. Devant l’écran, Laurent, coordinateur sécurité, insiste « quand on sort une arme, en état de légitime défense, ce n’est pas pour dissuader mais pour s’en servir ».

    Au bureau recrutement, nombre de visiteurs laisseront leur CV, un premier pas. Quelque 361 postes sont ouverts au concours en 2026.

  • Marseille s’attaque au logement vacant

    Marseille s’attaque au logement vacant

    Un outil de plus dans l’arsenal municipal pour le logement. Ce vendredi matin, la majorité marseillaise profite de la présentation de son plan de lutte contre la vacance pour soumettre au vote de l’hémicycle municipal le doublement de la taxe sur les logements vacants. Une évolution rendue possible dans le dernier projet de loi de finances, et qui s’inscrit dans les dix actions listées par la municipalité pour remettre sur le marché ces habitations.

    « Nous menons des actions en soutien de la production et de la réhabilitation de logements sociaux, mais quand plus de 100 000 personnes sont en attente d’une attribution, il y a une nécessité de maintenir un parc privé abordable », insiste l’adjointe (PCF) au logement, Audrey Garino. Si elle met en avant l’action de la municipalité face aux meublés touristiques et réclame toujours au gouvernement un encadrement des loyers, les plus de 14 137 logements vacants depuis plus de deux ans à Marseille – soit environ 3,5% des logements – représentent un gisement non négligeable. Aujourd’hui à 17% pour la première année, et à 34% à partir de la deuxième année d’inoccupation, les taux passeront respectivement à 30 et 60%. De quoi amener jusqu’à 9 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires. « Le bâton ne suffit pas, il faut aussi mobiliser l’ensemble des dispositifs », précise cependant l’adjointe communiste.

    Au mois de juin déjà, une convention avec la Fondation pour le logement des défavorisés avait ainsi été votée pour avoir une meilleure connaissance des motifs de la vacance. La municipalité rappelle aussi les travaux d’office, les aides mobilisées pour remettre en location des logements vacants, son soutien à l’intermédiation locative, la mobilisation du patrimoine public libre (un tiers de la vacance) pour de l’hébergement. Une campagne Zéro logement vacant a été lancée dans les quartiers de Lodi et Notre-Dame-du-Mont, et le conseil municipal doit aussi se prononcer sur la mise en œuvre d’un diagnostic structurel décennal, une autre évolution législative récente, dans les opérations programmées d’amélioration de l’habitat. La municipalité travaille également à l’acquisition de bâtiments « en état d’abandon manifeste », afin de les réhabiliter.

    Copropriétés à rénover

    Après le bureau de la Métropole ce jeudi, le conseil municipal doit aussi passer un cap dans les opérations d’intérêt national de requalification des copropriétés dégradées à Marseille, avec la signature des conventions qui définissent les périmètres d’intervention des pouvoirs publics au Mail, les Rosiers et Super Belvédère, la Maurelette et Consolat. « C’est la déclinaison opérationnelle des arrêtés publiés par le Conseil d’État en décembre 2025, pour que l’on puisse rentrer dans une phase opérationnelle au début de l’année prochaine », décrit Audrey Garino. Ne restera qu’à boucler le tour de table pour réunir les 536 millions d’euros nécessaires (dont environ 66 millions de la municipalité), avec l’approbation du projet de loi de finances et la réunion du conseil d’administration de l’établissement public foncier, qui porte ces opérations.