Tag: Bouches-du-Rhône

  • À Gardanne, un cap sur « le soin et le lien »

    À Gardanne, un cap sur « le soin et le lien »

    Quelque 200 places assises occupées et des dizaines de Gardannais et Bivérois restés débout au fond de la salle. Sur la scène, des colistiers et des vidéos pour donner du corps au slogan de la liste Ensemble, changeons de cap pour Gardanne, qui synthétise le programme et la méthode La Piana.

    Un programme en rupture avec l’expérience de 5 ans et demi de gestion municipale par le maire LR Hervé Granier, marquée par « une gestion non concertée », ont souligné Jean-Louis Gil et Sylvia Caramanna, un projet de Smart City suspendu et un autre de centre aéré à 13 millions d’euros empêtré dans de coûteuses études. Mais aussi, des fermetures de services publics, centre de santé, bureau de poste, boutiques, « sans rien faire », alors que le foncier a grimpé en flèche. Dans son programme, la liste menée par le fondateur de La Maison, spécialisée dans les soins palliatifs, s’engage à redresser la barre avec « un nouveau centre aéré, des écoles rénovées, une crèche municipale, une mutuelle communale, une salle de spectacle, un cadre de vie sécurisé avec une police municipale d’îlotiers présents sur le terrain et un renforcement de la médiation sociale, des tarifs municipaux revus à la baisse… ».

    Un programme travaillé par l’équipe La Piana, partie à la rencontre des habitants. « On a joué le jeu avec six concertations de quartiers et dix mois de réunions thématiques sur les grands axes », a résumé Jean-Michel Cordier pour la méthode. « Et un questionnaire distribué à 10 000 exemplaires » pour l’outil. Des réunions « d’un excellent niveau où on a senti une écoute sincère » a apprécié une femme « exigeante », interrogée à la sortie de l’une d’elles, dans une des vidéos qui ont ponctué les prises de parole. Et pour sceller leur engagement, réunis sur le podium, les colistiers ont paraphé une Charte de probité et de prévention des conflits d’intérêts.

    Amine Kessaci et Sébastien Meï en soutien

    Deux touchantes surprises également lors de ce show fraternel à la gardannaise. Le jeune militant de la lutte contre le narcotrafic Amine Kessaci, qui figure en troisième position sur la liste de Benoît Payan, maire sortant de Marseille, est apparu sur une vidéo dans laquelle il a apporté son soutien à Jean-Marc La Piana, « un homme attaché à son territoire. Car nous avons besoin d’une dimension métropolitaine », a-t-il précisé. De quoi tisser un lien entre la ville et sa région. Mais aussi entre son histoire et son avenir. Avec un autre soutien incarné par Sébastien Meï, petit-fils de l’ancien maire communiste. En montant sur la scène l’enfant du pays a salué les colistiers par leur prénom. « J’ai grandi avec eux, on était content d’être les uns avec les autres quels que soient nos milieux sociaux. J’ai envie que les jeunes connaissent les couleurs de la solidarité. Jean-Marc les incarne. »

    Ému, porté par la confiance retrouvée, le candidat de cette union à gauche a assuré relever le défi d’une ville « du soin et du lien » afin de « rompre avec l’immobilisme et la mauvaise gestion » pour mettre le cap sur « une ville inclusive, protectrice, solidaire, engagée pour la jeunesse et attentive à tous ses habitants » dans une « démarche volontariste, territoriale et partenariale ».

  • À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    Déclarée candidate, le 6 février, Sophie Joissains aura mené une campagne express. La première en son nom, elle qui a succédé à sa mère en 2021. Un mois qui lui a permis d’assurer le service minimum et de figurer en tête des sondages devant le député (PS) Marc Pena, candidat de l’union de la gauche rassemblée hors France insoumise, et l’extrême droite en pleine poussée. Mercredi pour son grand meeting de campagne, le conservatoire Darius-Milhaud affichait complet.

    « Inepties »

    Vers 19h, la tête de liste Passionnément aixois y a été accueillie sous les applaudissements d’un public convaincu. Après une vidéo présentant son Comité de soutien, fait d’inconnus et de personnalités dont Arnaud Clément, Mohand Sidi Saïd, Kévin Polizzi, Jean-Hervé Lorenzi, Andrea Ferreol, Paule Constant, Michel Faure, Denis Coutagne ou Muriel Hurtis, ses colistiers sont apparus sur scène.

    Chauffée par un Bella ciao revisité par le duo Pop’Corse, Sophie Joissains les a ensuite rejoints pour présenter son programme, entre bilan et perspectives. Reconnaissant un mandat difficile, elle a d’abord salué sa mère Maryse, absente mercredi, « un maire bâtisseur » qui a réveillé la belle endormie et n’a pas oublié les fidèles Gilles Susini et Gérard Bramoullé, disparus, comme « moins personnel… le conseil de territoire du pays d’Aix ».

    Malgré une Dotation globale de fonctionnement en baisse de 15 millions et 8 millions d’aide de l’État en moins, le Muséum d’histoire naturelle sera construit d’ici trois ans. Ces projets de mandature ont égrené son discours ouvert sur le thème « central » de la sécurité. La maire a défendu son bilan et dérogé à sa règle, pointant « les inepties » de ses adversaires dont « M. Pena, le candidat de la gauche et a priori de l’extrême gauche qui va s’allier avec un parti qui veut désarmer la police ». La salle applaudit.

    Incivilité, éducation, rue des écoles, augmentation des heures du périscolaire, centre d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violences, tout y passe jusqu’aux « amis à quatre pattes » qui auront leur cimetière. La salle applaudit encore et davantage lorsqu’elle ajoute « sans aucune augmentation des impôts communaux ».

    Transports, avec un nouveau BHNS en site propre, et logement constituent les deux autres gros volets du programme. Elle, propose « une construction maîtrisée de la ville » à l’image de l’écoquartier de la Constance décrié par ses opposants, refuse des immeubles collectifs dans les dents creuses et veut développer le logement intermédiaire plus que le logement social proposant d’en intégrer 15% dans tout nouveau projet immobilier.

  • Laurence Jouanaud veut rendre Châteauneuf à la gauche

    Laurence Jouanaud veut rendre Châteauneuf à la gauche

    Si elle est élue, la liste d’union de la gauche de Châteauneuf-les-Martigues aura un principe : « Faire des budgets de besoins et pas de moyens. » C’est ce qu’a assuré Jacques Messeguer (PCF), colistier de Laurence Jouanaud (PCF) et adjoint à l’éducation sous Vincent Burroni (PS), lors du meeting de premier tour.

    Et des besoins, dans cette commune de l’étang de Berre, il y en a. D’abord en termes de pouvoir d’achat. La liste Un élan pour l’avenir veut instaurer le repas de cantine à un euro, diminuer au maximum le reste à charge des familles pour permettre aux enfants de participer aux classes de découverte ou aux colonies de vacances ou encore proposer une aide financière aux jeunes pour l’obtention du permis de conduire et du Bafa.

    Laurence Jouanaud et son équipe veulent aussi pallier les problématiques de logement. « Lors de nos rencontres, les habitants nous ont remonté le mal-logement dans le parc privé, l’impossibilité d’accéder au logement social, les loyers qui augmentent plus vite que les revenus, les charges qui explosent, les bailleurs qui laissent se dégrader le bâti… », développe la tête de liste, qui promet qu’elle fera tout son possible pour faire appliquer la loi et assurer le droit pour tous à un habitat digne.

    Pour les autres projets structurants qu’elle imagine, comme la réunification des écoles maternelle et primaire à La Mède, la liste certifie qu’« aucune dépense ne sera engagée sans concertation ». « Nous avons l’espoir de rendre notre commune à la gauche, après cette trop longue parenthèse d’immobilisme engluée dans la droite », affirme avec émotion Laurence Jouanaud.

  • Aurélie Grach en lutte pour mieux vivre à Port-Saint-Louis

    Aurélie Grach en lutte pour mieux vivre à Port-Saint-Louis

    « La mairie n’est pas simplement une administration qui gère le quotidien, mais une force politique qui défend sa population et se bat pour son territoire », défend Aurélie Grach (DVG) lors de son meeting de 1er tour mercredi soir. La salle Pagnol était remplie à l’appel de la liste d’union de la gauche hors LFI.

    La candidate a déroulé sa vision de Port-Saint-Louis, « une ville construite par le travail, les ouvriers, les dockers, les pêcheurs, par les familles de tous horizons, une histoire de lutte et de dignité ». Une histoire qui se poursuit lorsque l’assistante sociale de métier rappelle que « le personnel de la maison de retraite souffre, cumulant fatigue, absences et épuisement professionnel depuis plus d’un an et demi » alors qu’il n’y a « plus de cadre de santé et que la seule infirmière est en arrêt ».

    Dans ce contexte, son colistier Jonathan Poutet fustige l’absence du maire (DVD) Martial Alvarez dans « la lutte sans relâche menée par les unions locales CGT du bassin pour le Centre hospitalier de Martigues » dont Port-Saint-Louis et l’Ehpad local dépendent.

    « L’Ehpad, c’est nous »

    Jonathan Poutet affirme que les syndicats « ont arraché 60 millions d’euros pour les urgences par la lutte appuyée par les maires progressistes », déplorant que « le maire manquait à l’appel et qui ne s’est jamais manifesté » sur le sujet, selon le candidat. Sa colistière Valérie Coulomb abonde : « Aucun élu de la majorité ne s’est déplacé quand le personnel de l’Ehpad a alerté la population sur le manque de moyens et les conditions de travail. » Et tient à « rétablir à notre tour la vérité » sur la santé, pointant « une promesse d’un plan de redressement du centre médical Joliot Curie et d’un centre d’imagerie à une semaine du premier tour. C’était sur son tract en 2020 ! ». L’infirmière de métier l’assure : « Nous avons déjà pris des contacts » pour refinancer le centre médical et « créer un forum santé pour rencontrer les professionnels » et les attirer.

    Nicolas Trapet, docker et amateur de football, déplore aussi « un maire qui ne veut jamais nous écouter » quand « ça fait des années qu’avec la FCPE on se bat pour installer la clim dans les écoles qui sont des fours dès le mois de mai ». « On nous parle de pièces fraîcheur, donc nos gamins subissent et fatiguent toute la journée et pendant un quart d’heure au frigo ? Ils méritent mieux ! », tance le colistier.

    « C’est pour vous qu’on ne lâchera rien », promet Aurélie Grach, en conclusion.

  • Loïc Gachon veut poursuivre son action pour la protection des Vitrollais

    Loïc Gachon veut poursuivre son action pour la protection des Vitrollais

    À l’approche du premier tour, Loïc Gachon (PS) a un message à faire passer aux électeurs : « Si les Vitrollaises et les Vitrollais partagent avec nous cette envie d’aller de l’avant et de solidarité, il n’y a pas d’hésitation à avoir. » Le maire sortant a distillé les mesures de son projet au cours de nombreuses réunions publiques dans les différents quartiers de la ville de 37 000 habitants. Ce jeudi 12 mars, à 18h30, il tient son meeting de campagne au sein de la salle Guy Obino.

    S’il ne devait retenir qu’une proposition de son programme, qui est « un équilibre subtil entre la protection, la projection dans l’avenir, le vivre-ensemble », ce serait la municipalisation du réseau de chaleur. « C’est le projet emblématique qui va changer la donne à Vitrolles, affirme Loïc Gachon. On est en train de développer une offre pour une chaleur durable, renouvelable, à prix fixe pour trente ans à la place de l’alimentation en gaz. » Ce réseau permettra d’alimenter 12 000 ménages. La majorité sortante a également déjà engagé un projet de communauté d’énergie photovoltaïque.

    En deuxième position sur la liste, Lalia Attaf, adjointe en charge des espaces publics lors du dernier mandat, insiste sur deux engagements : « Sur la sécurité, on va mettre en place des réunions entre la police municipale et les CIQ une à deux fois par an pour faire le point. On va aussi accompagner la création de collectifs d’habitants dans des micro-quartiers pour plus d’horizontalité dans la gestion municipale et de dialogue avec nos services. »

  • À Fos, le syndicat CGT des dockers appelle à voter Rémi Esnault

    À Fos, le syndicat CGT des dockers appelle à voter Rémi Esnault

    Rémi Esnault (DVG) salue une « reconnaissance importante ». Le syndicat général CGT des ouvriers dockers et des personnels de la manutention portuaire du Golfe de Fos appelle à voter pour la liste « Notre Fos », emmenée par le successeur désigné de René Raimondi (ex-PS), dimanche 15 mars.

    Dans un communiqué de presse, l’organisation explique avoir été amenée « à travailler sur plusieurs sujets » avec la majorité sortante, « notamment sur les nouvelles implantations industrielles » à l’instar de GravitHy, Marcegaglia, Elyse ou encore Neocarb. « Nous avons beaucoup de points de convergences sur le développement de notre port, mais aussi concernant les routes », affirme-t-elle, citant la liaison Fos-Salon, le contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc ou encore le barreau des étangs, « et bien entendu sur la création d’emplois ». Ces industries, attendues d’ici quelques années, devraient entrainer la création de plus de 10 000 postes.

    La CGT rappelle par ailleurs que l’alliance du RN et de la droite, en France comme à Fos avec ici la candidature de Philippe Maurizot, soutenu par le label d’extrême droite « La Provence qu’on aime », existe pour « finir de casser notre modèle social, notre sécurité sociale, nos retraites ». Avant de développer : « Dans notre histoire portuaire, ces politiques de droite et d’extrême droite, n’ont jamais été à nos côtés, ce sont nos adversaires de classe, servant les intérêts du grand patronat. »

    Pour Rémi Esnault, primo-candidat, ce soutien est précieux « parce que le port, l’industrie et l’emploi font partie de l’ADN de notre territoire », affirme-t-il. Il organise d’ailleurs une « soirée des Fosséennes et Fosséens », ce jeudi 12 mars à son local de campagne (39 avenue Jean Jaurès). Un moment « de convivialité, de partage et de dialogue » à partir de 18h mais aussi avec un objectif : « mobiliser les forces avant le premier tour ». « Terminons cette campagne dans l’esprit qui nous anime depuis le début : proximité, sincérité et énergie », conclut-il.

  • LFI-Vaï veut boucler le plan Vélo à Marseille

    LFI-Vaï veut boucler le plan Vélo à Marseille

    Fin 2024, « seulement un tiers des pistes cyclables du plan Vélo ont été réalisées », selon le collectif. Les insoumis et Vaï prévoient de récupérer les compétences de la voirie à l’échelle de la commune, et de boucler le plan Vélo : huit grands axes cyclables pour irriguer la Ville, qu’ils souhaitent mailler par la suite, afin de « rendre la Ville aux Marseillais ».

  • Austérité et exclusion, dans le programme du RN à Marseille

    Austérité et exclusion, dans le programme du RN à Marseille

    Lors de la venue de Jordan Bardella à Marseille le 6 mars dernier, Franck Allisio se gargarisait de faire main basse sur les voix de droite. « Les électeurs de Martine Vassal ne se tromperont pas », affirmait-il, sûr de lui. Au service de cette ambition, son programme assume désormais être « pro-business ». L’extrême droite veut ainsi dérouler le tapis rouge aux multinationales avec « comme objectif l’installation de 5 sièges sociaux d’entreprises de taille internationale », promet de protéger « les propriétaires et les investisseurs » dans le bâtiment, notamment en dérégulant les permis de construire. Il veut même livrer une partie du foncier portuaire au tourisme d’affaires avec une « marina du nord de Marseille », un projet qui « menace directement l’équilibre industrialo-portuaire de la ville et les 17 000 familles qui vivent de cette activité », alertait la CGT du Port.

    Surtout, il promet aux propriétaires et entreprises des baisses d’impôts conséquentes. « L’objectif sera la baisse de 20% de la taxe foncière, de la contribution foncière des entreprises et de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères », décrit le programme. Soit pour la Ville de Marseille, un manque à gagner de 100 millions d’euros, alors même qu’un amendement du RN qu’il avait voté à l’Assemblée projetait de réduire les dotations aux communes.

    Plages interdites

    De l’argent, il en faudra pourtant quand le candidat, qui veut mettre les écoliers au garde-à-vous devant le drapeau, promet d’instaurer le port de l’uniforme dans les écoles. Une bagatelle de plus de 15 millions d’euros au bas mot. Il faudra surtout payer les 1 200 agents de police municipale que Franck Allisio compte recruter sur le mandat (environ 100 millions d’euros par an) et les 2 000 caméras de vidéosurveillance qu’il veut installer.

    La sécurité en effet, « s’est imposée comme le fil rouge, ma ligne directrice », assurait vendredi Franck Allisio. Dans son programme, il cible pêle-mêle « narcotrafiquants », « voyous », « racailles » dont il veut expulser les familles des logements sociaux. Ses propositions semblent pourtant pour la plupart irréalistes. Ainsi de l’état d’urgence qu’il réclame pour Marseille, avec un couvre-feu imposé aux mineurs, une proposition qui dépend du président de la République. Cette politique sécuritaire, il veut la faire entrer à l’hôpital en interdisant aux familles d’entrer aux urgences. Il veut en effet restreindre l’accès à un accompagnant par patient, une décision illégale qui n’est pas de son ressort. Tout aussi illégal est son « pass anti-racailles » qu’il souhaite mettre en place dans certains parcs et plages sur certains horaires, pour en réserver l’accès aux seules personnes âgées et familles.

    S’ajoute une chasse au « wokisme » et des « associations militantes à vocation politique » qu’il veut chasser des écoles et des bibliothèques. Ce réflexe de censure vise tout le monde associatif, avec l’annonce de la fin des « subventions politiques et idéologiques », un motif suffisamment flou pour ratisser large. Mais après le triple audit promis, pas sûr que cela suffise à couvrir les 100 à 200 millions d’économies qu’il compte réaliser pour « réorienter les moyens municipaux vers l’essentiel ». Au risque de saper le service public municipal.

  • Erwan Davoux et Nora Preziosi font feu de tout bois dans la dernière ligne droite

    Erwan Davoux et Nora Preziosi font feu de tout bois dans la dernière ligne droite

    Dans la permanence de campagne, ce mercredi soir, une quarantaine de personnes était présente pour la réunion publique organisée par Erwan Davoux (DVD) candidat la liste « Marseille pour tous » et Nora Preziosi, sa tête de liste dans le secteur des 13e et 14e arrondissements, à quelques jours du scrutin.

    « Cette campagne n’a pas été ce qu’on attendait », se désole Erwan Davoux. « Des médias nous ont maltraités, qui ne vivent que grâce aux subventions de la Métropole et nous ont considérés comme une petite liste », poursuit-il. Arguant du « stratagème des sondages » qui ne mentionne pas sa liste, il déplore que les médias n’aient pas « suffisamment repris » son programme. Il continue son discours en s’attaquant aux autres listes, en commençant par celle de Benoît Payan, avant de parler des « listes qui se prétendent antisystème : LFI et le RN », qui sont, selon lui « menées par des parlementaires qui dénoncent un système, mais qui y appartiennent ».

    « Ne vous laissez pas faire », martèle à plusieurs reprises Nora Preziosi, ex-présidente de 13 Habitat, acclamée par les sympathisants. « Avec Erwan Davoux, on a voulu créer un mouvement citoyen qui vous appartient », déclame-t-elle, parce que les autres listes « sont toujours les mêmes ». « Nous, nous avons des personnes de toute origine, de toute confession, c’est ça notre force. » Elle conclut : « Ne vous laissez pas avoir par les sondages »…

  • À Marseille, Martine Vassal veut plus que jamais y croire

    À Marseille, Martine Vassal veut plus que jamais y croire

    « Alors tu es venue voir la future maire ? Et noooon, je plaisante on va pas passer… » « Mais si, il faut y croire, qu’est-ce que tu dis ? » Au Florida Palace ce mercredi soir, paré de ballons en forme de cœurs rouges et aux couleurs de Marseille, il y a ceux qui viennent sans illusion et font acte de présence, et ceux qui, dans un dernier sursaut, sont venus soutenir la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal (DVD), alors qu’un dernier sondage la crédite de 13% des suffrages loin derrière les 36% de Benoît Payan (DVG) et les 34% de Franck Allisio (RN). Elle arrive dans une haie d’honneur, Unstoppable de Sia poussé à fond les baffles. Son porte-parole, Romain Simmarano, joue les chauffeurs de salle. « On a construit une équipe, un 111 de départ fier de représenter les Marseillais », martèle-t-il.

    Fabienne Bendayan, numéro 3 sur la liste, fait son hagiographie et Renaud Muselier (Ren.) entre en scène : « C’est bon les campagnes et j’en ai fait des bien pourries. » « Je pensais qu’on allait avoir des débats sur le fond », mais « rien » balance le président de la Région.

    Sur la sécurité, « Allisio nous explique qu’on égorge partout en ville, ce n’est pas vrai et le sortant nous explique que tout va bien… » Sur la culture : « Le sortant, un communiste, est 39e le mec et tout est fermé, pas un mot sur la culture, inquiétant », s’indigne-t-il. Et d’en remettre une louche sur les Jeux olympiques, « je suis macroniste mais j’ai pris des milliards d’euros. Les écoles [par contre] ça a pas marché ».

    Muselier fait le show

    Il réaffirme son soutien. « Comme vous j’ai vécu de mauvais sondages et j’ai gagné », assure-t-il. Et c’est aussi la faute au contexte international : « Après les vacances, on a eu la guerre. » Un peu de machisme au passage, « je crois dans la douceur féminine » et il promet : « On va y aller jusqu’au bout, le [RN] ne peut pas gagner. Le RPR c’est mon grand-père, c’est pas Jean-Marie Le Pen ni ses héritiers. »

    « Martine » arrive au micro et hurle : « Bonsoir Marseille ! » Pour elle, « c’est normal que ce soit difficile, Marseille n’est pas une ville qui se cueille comme ça, il faut aller la chercher ». Elle s’enthousiasme de cette union qu’« avec Renaud nous avons réussi à bâtir, des écologistes raisonnables à la droite affirmée ». De quoi proposer « un programme, solide, concret », et dépasser « les crises qui sont devant nous ». Elle se montre évidemment confiante : « Je ne lâche jamais rien mais grâce à vous je ne vais lâcher encore moins que rien. »

    Elle revient sur une campagne « violente » où « certains ont préféré la caricature au débat, faisaient beaucoup de bruit ». Sa priorité reste la sécurité qui « manque dans la 2e ville de France » et promet un « choc d’autorité ». Sur la propreté, « la Métropole peut mieux faire, je suis d’accord, reconnaît-elle, mais pas toute seule », ailleurs « les maires mettent des amendes sur l’incivilité ». La mobilité fait aussi partie de son « ADN » et d’assurer qu’elle va continuer à développer les transports, de prendre l’engagement de baisser la taxe foncière, de développer le logement. Elle étrille en long et en large le bilan du maire sortant et martèle : « Une élection n’est jamais jouée d’avance. » Avant de conclure par un « Marseille je t’aime » vibrant. Le 15 mars, on saura si la réciproque est vraie…