Tag: Bouches-du-Rhône

  • Quel avenir pour l’écoplateforme de la centrale de Gardanne ?

    Quel avenir pour l’écoplateforme de la centrale de Gardanne ?

    Se dirige-t-on vers une transformation d’ampleur du site de la centrale thermique de Gardanne ? Après un mois de consultations des riverains et autres acteurs du territoire de Gardanne et Meyreuil, l’enquête publique sur le développement d’une « écoplateforme industrielle » s’est conclue, ce jeudi 23 octobre.

    L’objectif affiché est de réindustrialiser le site via l’exploitation des parcelles inutilisées, ou presque, de l’immense terrain ancienne centrale à charbon. « Il s’agit de dépolluer, déconstruire et viabiliser une dizaine de parcelles représentant environ 30 hectares sur l’ensemble des 73 hectares du site. Ces parcelles sont destinées à accueillir des industriels qui loueront leurs emplacements via des baux de longue durée », expose la note technique de l’enquête publique. « C’est une enquête publique sur le réaménagement du foncier, la réhabilitation du terrain. On allotit le site en faisant des parcelles dans une logique de zéro artificialisation des sols », précise Camille Jaffrelo, porte-parole de GazelEnergie. Dans le détail, la consultation du projet portait sur trois phases distinctes de travaux, avec un découpage en 18 parcelles à terme.

    La première phase se concentre sur « les travaux de viabilisation des parcelles » et la préparation des terrains avec raccordements des réseaux d’eau, télécoms… La deuxième porte sur « la démolition de la TAR (Tour Aero-Réfrigérée), un bâtiment de 65m de hauteur et 100m de diamètre, pour un coût estimé à environ 3 millions d’euros », toujours selon les documents de l’enquête publique. Même principe pour la troisième phase, avec le démantèlement de la Tranche 5, l’ancienne unité de production au charbon et de sa cheminée, estimée à plus de 30 millions d’euros. En bref, une « remise en valeur du site en vue de sa réindustrialisation et la création d’emplois », selon Camille Jaffrelo, qui table sur plus de 500 emplois directs créés à terme.

    Riverains et écolos mécontents ?

    Reste que les intentions affichées par l’industriel ne sont pas entendues de cette oreille par différents collectifs de riverains et associations de défense de l’environnement. À l’image de l’Association de lutte contre les nuisances et la pollution (ALNP, membre de FNE13) qui compte plus de 80 adhérents, dont les CIQ Ouest et Est de la cité, mais aussi le comité d’intérêt de quartier de Langarié, de Fuveau Ouest… « On craint qu’on installe une industrie et qu’une fois qu’elle est là, qu’on nous montre ce qu’elle génère, contents ou pas contents. Vous ne nous dites pas quelles industries vous mettrez, vous ne nous parlez pas des effets cumulés ? Moi, je dis non », martèle Olivier Beuret, président de l’ALNP, à l’adresse de GazelEnergie. Même ressenti du côté de Jean-Luc Le Mouel, co-président du CIQ Gardanne Est : « Si on remet 18 grosses usines par-dessus, on se tire, on s’en va ! » Et une pétition lancée en ligne contre le projet a récolté près de 1 240 signatures.

    Des inquiétudes pas légitimes aux yeux GazelEnergie : « Les critiques sur le manque de communication ne sont pas entendables… Rien n’a été fait en catimini, l’enquête publique s’est tenue normalement, avec du débat. » Et surtout, sur le fond, l’entreprise explique que le découpage en 18 parcelles n’implique pas l’arrivée de 18 projets industriels. Et encore moins l’installation de « 18 industries lourdes », selon Camille Jaffrelo. Qui insiste : « Chacun des projets qui pourrait venir s’implanter aura son propre dossier d’instruction avec les études d’impacts, de danger et effets cumulés. Mais d’abord nous devons commencer par le début : réhabiliter le terrain. » Elle évoque plus globalement des « arguments fallacieux » : « Certains expliquent que le projet de pyrogazéification porté par les salariés et l’ATCG [Association des travailleurs de la centrale de Gardanne, Ndlr.] serait un incinérateur, qu’il y aurait une scierie géante, ce sont des fake-news et ce n’est pas le sujet de l’enquête publique. »

    La CGT favorable,

    mais nuancé

    En parlant du projet des salariés, Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT du site, est très clair sur la position du syndicat : « On est favorable au développement industriel du site et à la création d’emplois qui ont pour vocation la production d’énergie, tant qu’ils intègrent la prise en compte de l’environnement, de la réponse aux besoins et créateurs d’emplois statutaires. » Un avis nuancé donc, d’autant que le projet porté par les salariés, Bio-Méthane Provence, aboutira « que l’écoplateforme se fasse ou non ». « Nous ne rentrons pas dans le cadre de l’enquête publique actuelle, rien ne ralentira la faisabilité de notre projet », insiste le syndicaliste.

    GazelEnergie dit plancher sur l’installation potentielle de site en lien avec « des batteries électriques, datacenter et, en parallèle, la pose d’ombrières solaires sur les parkings actuels ». Si « rien n’est acté pour l’heure », l’entreprise vise des projets industriels « légers ».

  • Aux Aygalades, des locataires craignent un effondrement

    Aux Aygalades, des locataires craignent un effondrement

    Quand il y a du vent, on sent bouger les murs et quand il pleut, on ne peut plus sortir. » Locataire depuis 1989 d’un T3, Dalila Hezaimia est devenue le fer de lance d’une bataille des locataires du bâtiment 4, qui tentent depuis des années d’obtenir des travaux, du moins des réponses de 13 Habitat.

    Ils sont plusieurs à la rejoindre en pied d’immeuble pour exposer « des problèmes importants qui menacent notre sécurité », estime Djamal, jeune père de famille. Ils vivent dans l’humidité permanente, infiltrée du sol au plafond. Des cinq petits immeubles en contrebas de la cité, le 4 est en bout de pente. « Les pluies dévalent toutes ici. L’eau monte jusquà 50 cm dans le hall » précise une autre locataire devant l’entrée, désignant la démarcation laissée sur le mur. Les pieds dans les boues qui tapissent encore les sols, on ne peut que constater les évacuations bouchées. Un bruit de cascade arrive du local technique en pied d’immeuble. En poussant la porte, on aperçoit un conduit d’eaux usées vaguement colmaté avec de la mousse expansive. Plus loin, un autre conduit dégouline sur le sol, c’est la piscine. « C’est non-stop tous les jours », désespère Djamal. « L’immeuble est devenu instable, un jour ça va s’effondrer », craint Dalila.

    Peinture sur moisissures

    Dans les escaliers, deux locataires s’épuisent à porter des chaises neuves au 6e. « On ne compte plus les pannes d’ascenseur », lancent-elles. Les coups de peinture badigeonnés sur les murs moisis ne planquent même plus la misère. Le salpêtre et les champignons poursuivent leur progression et rongent les plâtres. « Mes enfants sont devenus asthmatiques, le médecin a fait analyser les champignons, c’est toxique », explique une locataire du 4e. Quant à son voisin, il n’ose plus aller sur le bacon dont le béton s’effrite. Sur son cumulus, un saladier est installé pour récupérer l’eau qui goutte du plafond. Aucun des 31 logements n’est épargné.

    Les signalements envoyés sur la plateforme mise en place par le bailleur restent sans suite. Le PV de 85 pages dressé par un huissier en avril 2024 « n’a pas eu plus d’effet », déplore Dalila, qui a interpellé le service d’hygiène et de sécurité de la Ville. Contactée, la direction de 13 Habitat n’a pas donné suite.

    Le 11 juillet 2024, la police avait procédé à l’expulsion d’une cinquantaine d’occupants illégaux. Des travaux de réhabilitation générale et de rénovation énergétique devaient démarrer courant 2025. Pour l’heure, « c’est l’abandon complet ».

  • L’OM paré au vent du Nord

    L’OM paré au vent du Nord

    Le voyage lisboète n’a pas été de tout repos pour les Olympiens, dont la belle série de cinq victoires consécutives s’est achevée amèrement. « C’est une défaite difficile contre le Sporting, on ne s’est pas vraiment rendu compte qu’on a perdu, avec le changement dû à l’expulsion, où ça a été le jour et la nuit. Malgré ça, on aurait pu rentrer avec des points. Je ne pense pas que la défaite soit méritée, c’est encore plus difficile à accepter. On aura besoin d’énergie et de fraîcheur face à Lens », souligne Roberto De Zerbi, entraîneur marseillais au haut niveau d’exigence.

    « Je m’attends à ce qu’on joue de la meilleure des manières. Les supporters ne doivent pas être tristes ou déçus du match contre le Sporting. Dans la défaite, ça nous a tous fait mal, on aurait pu faire mieux, mais les supporters doivent penser à la première période. La deuxième n’a pas été un match de foot », estime-t-il. « La première période a donné beaucoup de réponses positives. Il faut être concentré sur l’équilibre, que tout ne soit pas rose quand on gagne. Contre le PSG, la deuxième période a été dans la souffrance. On l’évalue de façon négative face au Sporting, mais ça ne change pas mon analyse du match », poursuit le technicien italien, persuadé que ses protégés seront en mesure de rebondir, dès ce samedi (21h05), avec le déplacement à Lens.

    « On savait que ça devait arriver. On a la possibilité de rejouer et de remettre les choses en place. On aurait voulu revenir avec un meilleur résultat, mais on peut tourner la page. Il y aura d’autres matches en C1 aussi. La deuxième période était difficile, même si on a très bien joué. C’est une leçon à apprendre », martèle CJ Egan-Riley (22 ans). Le défenseur international anglais, débarqué dans la cité phocéenne durant le mercato estival, n’a plus disputé la moindre minute avec les Olympiens depuis la réception triomphale de l’Ajax Amsterdam en Ligue des Champions (4-0). « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu, mais j’ai été remplaçant. C’est une longue saison, c’est impossible de tout jouer. Il y a beaucoup de compétitions, je vais avoir le temps de jeu et de donner le maximum », assure celui qui prétend à une titularisation avec l’enchaînement des matches rapprochés dans le temps. Peut-être pas directement face aux Lensois, quatrièmes du championnat et invaincus depuis la quatrième journée, mais probablement contre Angers, mercredi prochain (21h05) au stade Vélodrome.

    Ces deux journées vont permettre de savoir si l’Olympique de Marseille peut à nouveau se relever après une désillusion sur le plan européen. Comme ce fut le cas suite au déplacement à Madrid.

    « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu »

  • Lucien Molino. Dans la bataille internationale

    Lucien Molino. Dans la bataille internationale

    Ce dernier demanda la parole. Je ne citerai qu’une partie de son discours qui répondait à l’intervention du responsable syndical hindou. « Hier j’ai entendu un orateur nous dire que son organisation rejoignait l’internationale et souhaitait établir le socialisme et leur indépendance nationale. La Fédération syndicale mondiale n’est pas l’agent nécessaire et désigné pour cela. Ne nous laissons jamais égarer dans les dédales de la politique, notre internationale périra, aussi sûrement que je me trouve à cette tribune, nous voulons que la constitution et son fonctionnement effectif soit court. On nous déclare que nous souhaitons entraver la création de la Fédération syndicale mondiale. Personne n’a le droit de formuler des critiques à l’égard du congrès des Trades Unions Britanniques, c’est nous qui avions pris l’initiative de ces discussions ». Sa conclusion laissait percer la menace. Ce discours ne fut pas apprécié par le congrès et, moi-même, j’étais scandalisé.

    J’allais trouver Benoît Frachon lui demandant de désigner un responsable pour répondre. Avec un sourire, il me répondit : « Pourquoi ne le ferais-tu pas ? prépare quelques lignes que tu me présenteras demain matin avant de prendre la parole ! » Ça représentait pour moi quelque chose d’impossible, étant très peu au courant des affaires internationales. Je passais toute la nuit à écrire, recommençant plusieurs fois ce que j’allais déclarer. C’est un des souvenirs les plus constants dans mon esprit, j’allais affronter un Citrine, Lord de la jarretière ! Le matin, je montrai mon intervention à Benoît Frachon qui effaça quelques passages qui feraient, disait-il « exploser la conférence et mettraient en difficulté la création de la FSM ».

    Effectivement, après avoir été arrangé, mon texte était vraiment modifié. Il me dit : « Demande la parole et tâche de ne pas t’énerver ! » Dans mon intervention, après avoir soutenu l’intervention de Dangue et déploré la réponse de Lord Citrine, sur le conseil de Benoît Frachon, je critiquai le représentant anglais pour sa réserve sur le projet de statut présenté par le conseil d’administration et adopté au cours des travaux de Washington. « Nous sommes très étonnés, dis-je, des propositions faites par certains délégués, dont le camarade Citrine, concernant les modifications aux statuts alors qu’ils avaient été acceptés à Washington. Deux sortes de modifications peuvent être proposées : les unes de détail, les autres de fond, nous regrettons profondément que le camarade Citrine ait préconisé une période transitoire, ce qui, à notre avis ne peut que nous créer de sérieuses difficultés pour la constitution de la Fédération syndicale mondiale, et cela au moment même où il est indispensable qu’elle soit à pied d’œuvre pour la discussion des problèmes de la paix. Comment peut-on expliquer de changement d’attitude ? »

    à suivre la semaine prochaine…

  • Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Dix heures du matin précises, ouverture des portes ! Pour les 20 000 coureurs attendus au départ, dimanche, de la 46e édition du Marseille-Cassis, un autre passage est obligatoire : la remise des dossards. Un moment symbolique, un premier petit bout de la course, mais qui fait entrer les participants dans le vif du sujet. Tous ont convergé vers le même lieu pour retirer leur petit rectangle floqué d’un numéro à 4 ou 5 chiffres. Dans l’immensité du Parc Chanot, le hall 8 est l’hôte d’un village éphémère.

    Dès ce vendredi, à 10h, le hall grouillait de runners impatients de récupérer leur sésame pour l’épreuve dominicale. À J-2, deux sentiments dominent, le stress et l’excitation. éric et Christophe, quadragénaires, étaient bien dans cet état d’esprit. « Il y a toujours un peu de stress, les nuits sont plutôt mauvaises. Elle nous travaille cette course… », disent en chœur les deux amis.

    Gressier, parrain de luxe

    L’anxiété est apparente, mais les sourires restent, car tous savent ce qui les attend. Y compris le champion du monde en titre du 10 000 m, Jimmy Gressier. Le parrain de cette 46e édition était présent pour remettre les dossards aux jeunes des quartiers prioritaires qui vont participer au Marseille-Cassis. « Quand on me parle d’insertion par le sport, ça me fait très plaisir, car je viens moi-même d’un quartier. J’ai connu les difficultés liées à la vie dans un quartier. Le sport m’a aidé à être l’homme et l’athlète que je suis aujourd’hui », souligne le natif de Boulogne-sur-Mer, comme un certain Franck Ribéry. « Ces jeunes vont vivre le premier 20 km de leur vie. Un parcours sous forme de montagnes russes qui rappelle ce qu’ils vivent au quotidien », ajoute la nouvelle coqueluche de l’athlétisme français.

    Parcours exigeant

    La célébrité du Marseille-Cassis est celle-ci, aussi, grâce à son parcours. Ce dernier est dans toutes les bouches. Philippine, 26 ans, sera physiquement sur le parcours, ainsi que sur la pancarte avec son visage, préparée par son copain. « Elle a plein d’excitation en elle ! », glisse ce dernier. Philippine reprend : « Je viens de Paris, ça fait 4 ans que je suis à Marseille et c’était un rêve de faire cette course. Bien sûr, autant de dénivelés, c’est un défi, mais si je peux faire Marseille-Cassis, je peux tout faire après. »

    Winlain est venue d’Espagne pour participer. « Si tu t’es assez entraîné, ce sera OK », confie-t-elle simplement. Les coureurs ont tous reçu un sac en retirant leur dossard, avec plusieurs cadeaux à l’intérieur, comme « des bonbons, de la lessive et le t-shirt officiel de la course ». Les inscrits ont jusqu’à samedi soir pour retirer leur dossard. Ensuite, place à la course !

  • [OnPasseATable] La bavette sauce au poivre & frites fraîches

    [OnPasseATable] La bavette sauce au poivre & frites fraîches

    C’est la recette de bistrot par excellence que vous propose de réaliser à la maison le chef Benjamin Mathieu, dans l’une de ses récentes adresses, Honoré.

    Blanchir les frites, une étape indispensable

    Avant de débuter votre recette et la cuisson de la viande, vous pouvez confire quelques gousses d’ail. Pour cela, faites chauffer de l’huile d’olive ou neutre, que vous pouvez aromatiser à votre guise avec des aromates par exemple. Portez à ébullition les gousses avec leur peau. Couvrez et laissez à feu doux pendant une quinzaine de minutes, puis laisse tirer une à deux heures. Quand le mélange est froid, c’est confit. Assaisonnez la pièce de viande à température ambiante avec de la fleur de sel de tous les côtés, pour bien caraméliser le bœuf, mais aussi faire des sucs au fond de la poêle et recommencez avec le poivre, généreusement.

    Ciselez l’échalote, hachez l’ail et réservez. Vous pouvez aussi faire blanchir vos frites. Pour cela, pochez-les dans de l’huile entre 120 et 140° pendant une dizaine de minutes et on laissera reposer avant de les cuire.

    Faites chauffer une poêle avec un peu de matière grasse, évitez l’huile d’olive. Quand elle est bien chaude, déposez votre pièce de viande environ deux minutes de chaque côté si vous la voulez bleue.

    Une sauce sirupeuse

    Arrosez la viande avec la matière grasse présente dans la poêle, puis ajoutez une noix de beurre et baissez le feu pour ne pas que le beurre brûle Arrosez généreusement avec un beurre mousseux. Débarrassez du feu et laissez-la reposer. Gardez la matière grasse et plongez l’échalote, ajoutez la purée d’ail puis une belle lampée de cognac que vous faites flamber. Ajoutez le jus de veau, mouillez à la crème, rallumez le feu à fond, fouettez la sauce, une pincée de poivre et laissez bien réduire. Pendant ce temps, faites cuire les frites. Quand la sauce a réduit, plongez-y la viande quelques secondes.

    Enfin dressez votre pièce de viande, arrosez de sauce généreusement, quelques herbes fraîches et, pour finir, vos gousses d’ail confit. Les frites se dégustent à part dans un bol.

    Il vous faudra :

    – Une belle bavette de bœuf

    – De la crème fraîche entière, liquide

    – Quelques gousses d’ail

    – Du poivre mignonnette

    – Un verre de cognac

    – Quelques pommes
    de terre

    – Du sel, de l’huile d’olive et de l’huile neutre

    – Une échalote

    – Du jus de veau

  • « Pizza fever » pour le premier rendez-vous d’un Dimanche à la Friche

    « Pizza fever » pour le premier rendez-vous d’un Dimanche à la Friche

    Je suis le seul camion présent dimanche à la Friche, mais sur Marseille, nous sommes plus de cinquante. Je me suis lancé il y a 17 ans à la Blancarde (4e), je comptais rester que 2 ou 3 ans ! », lance joyeusement le patron du camion Chez Gé. Inventé en 1962 à Marseille, le camion à pizza est une véritable institution. « Moi, ma préférée, c’est la moitié moitié, mais attention, avec de l’emmental, du vrai, pas de la mozza. À la Friche, j’en ferai des différentes et j’ai aussi une chef avec moi qui va en proposer avec de la purée de courges », précise Gé le pizzaïolo, qui quitte son quartier pour cette journée dédiée à sa recette italienne favorite.

    Autour d’un espace librairie et à l’occasion de la sortie de Pizza. Histoires – Reportages Recettes (Éditions Flammarion) d’Ézéchiel Zérah, c’est tout un univers avec des discussions au micro en public et sur les ondes de Radio Grenouille. « Marseille est-elle la capitale française de la pizza ? », « comment faire pour ouvrir une pizzeria en 2025 ? » ou encore « quelles sont les nouvelles tendances de la pizza ? » font partie des questions qui seront abordées. Sans oublier les démonstrations avec de nombreux fours à bois, un atelier d’illustration pour les enfants de 6 à 9 ans, et de la musique avec des DJ sets. Et, surtout, surtout de la pizza à gogo, à toute heure, dont le prix varie pour une entière entre 12 et 16 euros.

    Salée ou sucrée, à moins que ce ne soit salé-sucré, cette gourmandise se déguste chaude souvent à la main dans un cornet, et le plus dur, c’est souvent de savoir s’arrêter.

  • Les commerçants de Ferrières sortent le grand jeu pour Halloween

    Les commerçants de Ferrières sortent le grand jeu pour Halloween

    Installées sur des courges, deux araignées géantes accueillent les clients d’Olympic primeur. À l’intérieur, des fantômes et des sorcières au nez crochu surplombent les étalages colorés. Près de la sortie, des citrouilles creusées et peintes sont disposées sur une table qui fait face à la caisse. Pour la dixième édition de la fête d’Halloween, organisée conjointement par la Ville et l’association de commerçants les Vitrines martégales le 31 octobre, le magasin situé boulevard du 14-juillet met la main à la pâte en organisant son traditionnel concours de citrouilles. Les participants sont appelés à aller chercher une courge et à la ramener avant le 27 octobre. Les votes se feront ensuite sur la page Facebook d’Olympic primeur.

    Le 31, des animations entièrement gratuites seront proposées sur la place Jean Jaurès, comme des parades d’Halloween, des défilés de mascottes, un stand de maquillage, des jeux en bois, des jeux gonflables ou encore une distribution de bonbons. « C’est devenu un événement incontournable du quartier de Ferrières, affirme Justine Follet, qui tient l’enseigne familiale avec sa mère. Ça n’a pas vraiment d’impact économique pour les commerces, mais c’est hyperimportant d’animer le centre-ville. »

    Multiplier les initiatives

    Car depuis un an, la clientèle se fait plus timide. « Notre chiffre a chuté de 15% », confie-t-elle. « C’est une tendance nationale, les habitudes ont changé, les gens préfèrent aller dans les zones commerciales où c’est plus simple de se garer. Et puis il y a l’image tenace que les commerces de centre-ville sont plus chers que les grandes surfaces. » La propriétaire d’Alain Boutique, un commerce historique du boulevard situé quelques mètres plus loin, y voit aussi les conséquences de l’instabilité politique et de la baisse du pouvoir d’achat. « Les gens sont plus frileux », constate-t-elle.

    Alors, les commerçants redoublent d’efforts pour mettre en avant leur plus-value. « On fait en sorte que ce soit un plaisir de faire ses courses pour nos clients, on les fait venir pour un moment de partage et de plaisir », développe Justine Follet. Une attention que salue une habituée. « Elles tiennent leur magasin avec amour, elles sont tout le temps en train de le décorer, que ce soit pour Halloween, Noël ou la Saint-Valentin ! »

    Chez Optique Mézard, Sahra Ketata multiplie aussi les initiatives. Pour la Fête de la citrouille, elle a redécoré sa vitrine en partenariat avec une tatoueuse et illustratrice de Martigues sur le thème Alice au pays des ténèbres. À l’intérieur, un jeu de pistes attend les enfants. « En tant que commerçants, notre rôle ne se limite pas à la vente, assure-t-elle. C’est aussi à nous de faire vivre le quartier. »

    Pour la Saint-Valentin, la jeune femme avait donné la possibilité aux Martégales et aux Martégaux de gagner un panier garni, en collaboration avec d’autres commerces du coin. « Il fallait simplement prendre la photo la plus originale devant la vitrine, raconte-t-elle. Ça a pris tellement d’ampleur que le soir du vote, on a dû fermer boutique avant l’heure pour pouvoir départager les plus de 1 000 participants ! »

    Sahra Ketata constate aussi une légère baisse de clientèle, mais elle ne baisse pas les bras. « Vivre Martigues et consommer Martigues, je suis sûre que c’est possible. Moi, c’est ce que je fais. Il faut simplement créer cette dynamique. »

  • Un festival pour prôner la paix au Mucem

    Un festival pour prôner la paix au Mucem

    En réponse à un appel du pape François lancé lors du discours de clôture des rencontres méditerranéennes de 2023, à Marseille, le Bel Espoir Med25 est parti en mars pour un voyage de huit mois en Méditerranée. Un voilier de 29 mètres sur lequel 200 jeunes, issus des cinq rives de la mer du milieu, ont successivement embarqué pour recevoir une formation au dialogue à la paix. Après une trentaine d’escales, l’odyssée se termine ce samedi à Marseille, avec le festival Med 25. Un rendez-vous organisé toute la journée au Mucem (2e) par les associations Mar Yam, Bel Espoir -AJD, qui met en œuvre les « intuitions du père jésuite Michel Jaouen », et le diocèse de Marseille.

    En parallèle de la parade de 25 voiliers mise en place entre 9h30 et 12h pour accueillir le Bel Espoir, qui accostera dans l’anse du Pharo, le programme sera chargé entre les murs du musée de la Méditerranée. De 10h30 à 12h, quatre invités échangeront avec les jeunes du Bel Espoir autour de l’art, du dialogue et de la relation. Parmi eux : Julien Loizeau, membre fondateur du Collège de Méditerranée, historien et chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (Iremam, Aix-en-Provence) et Yaël Gronner, docteure en sociologie de l’EHESS et cofondatrice du collectif Tisseuses de Paix, qui regroupe des femmes juives, chrétiennes et musulmanes en France pour parler et tisser des liens au-delà des divisions. Deux autres créneaux de dialogues seront organisés dans l’auditorium, de 15h à 16h30, sur les thèmes de l’éducation, l’intégration et l’environnement et, de 17h30 à 19h, autour de la construction de la paix, avec des personnalités conviées pour chacune des thématiques.

    Ateliers participatifs

    Trois salves de quatre ateliers seront également organisées. De 10h45 à 12h d’abord avec des réflexions sur l’identité méditerranéenne animés par Alexandre Pastor, fondateur de Melting Pot, association marseillaise dédiée à l’engagement citoyen des jeunes ; un atelier d’expression artistique sur le thème des migrations dirigé par un réfugié politique kurde ; un atelier de sensibilisation aux questions liées aux migrations avec la Cimade, association de défense des réfugiés et migrants et enfin jeu de carte spirituel, en lien avec les écrits bibliques.

    Quatre ateliers suivront, au Forum, entre 15h15 et 16h30 : Écritures méditerranéennes au pluriel, Dialoguer utilement et sereinement sur Israël Palestine et autres sujets difficiles, Apprendre à tisser la paix et enfin Coexister : déconstruire les préjugés.

    Entre 17h45 et 19h, les participants pourront choisir entre un atelier de « calligraphie partagée » autour du mot « paix », un moment de sensibilisation à l’éducation des jeunes migrants avec l’association Réseau d’éducation sans frontières (RESF), une présentation à quatre voix (prêtre, imam, rabbin et pasteur ) des rôles et défis des religions face à la violence et à la division ou encore un quiz sur la place des femmes dans les processus de paix.

    Enfin, entre 13h30 et 14h30, Sos Méditerranée, association citoyenne européenne de sauvetage en mer, engagée pour venir en aide aux personnes en détresse qui tentent la traversée de la Méditerranée, présentera ses missions et proposera une réflexion sur la question du vivre ensemble.

    En reliant Naples à Marseille, le Bel Espoir clôtura la 8e et dernière étape de son voyage en Méditerranée. Chaque session a permis à 25 nouveaux jeunes, issus de cultures, nationalités et religions différentes, de recevoir une formation au dialogue à la paix.

    Entrée gratuite sur inscription sur https://med25belespoir.org.

  • Mickaël Tedesco, porte-parole du PCF au sein d’Aubagne en commun

    Mickaël Tedesco, porte-parole du PCF au sein d’Aubagne en commun

    Depuis la défaite aux dernières élections municipales, la gauche a semble-t-il retenu la leçon », déclare Mickaël Tedesco, vendredi, dans le local du PCF, au 12, cours Beaumond

    « Unis, nous pouvons gagner. Aucun de nous, en agissant seul, nous mènera à la victoire. Ensemble, rassemblés, nous le pouvons », dit-il. À ses côtés, se tient Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti au PCF. C’est pourquoi, explique Mickaël Tedesco, le PCF s’inscrit « naturellement au sein de la liste Aubagne en commun. Une liste à parité, ouverte et populaire, qui réunit des militants, des citoyens, des élus, des progressistes ».

    Marié, père de deux enfants, ce jeune Aubagnais, qui a grandi et vit quartier des Passons, participe depuis plus d’un an à Aubagne en commun, la liste conduite par Jean-Pierre Squillari. Son rôle est aujourd’hui « de représenter le PCF, en qualité de porte-parole », au sein de la liste. « Je porterai les propositions des camarades de la section pour enrichir le programme. » Au sein d’Aubagne en commun, Mickaël Tedesco défend par exemple un cap clair : « Faire barrage à l’extrême droite, en toutes circonstances. » Mais aussi, ajoute-t-il, « assumer un front républicain au second tour, si la démocratie est menacée. On ne tergiverse pas face au danger que représente l’idéologie du Rassemblement national (RN). On ne joue pas avec la République, on la protège ».

    « Servir sa ville »

    Parmi les autres sujets qui tiennent à cœur à Mickaël Tedesco, et qu’il souhaite porter au sein de la liste, figure par exemple « la création d’une mutuelle communale ». Négociée par la Ville, une telle mutuelle peut « permettre à chaque habitant de faire de grosses économies », fait-il valoir. Autre thème qui lui est cher : « La lutte contre l’habitat indigne. Au sein d’Aubagne en commun, on y travaille », lance-t-il. « L’idée est de s’inspirer des bonnes idées des mairies communistes des villes de la même strate », intervient Dylan Zeitoun. Pour lui, « les élections municipales vont se jouer sur le logement et la sécurité ».

    Depuis l’exclusion de quatre membres de la section d’Aubagne et une suspension pour « propos antisémites » « des recours ont été déposés par les intéressés contre leur exclusion », indique Dylan Zeitoun celle-ci n’a plus de bureau. Ce dernier devrait être renouvelé « entre avril et juillet prochains ». La section PCF d’Aubagne compte environ 70 adhérents.

    Au PCF depuis 2012, Mickaël Tedesco, technicien en distribution automatique, a à son actif « un engagement associatif, aussi bien dans le domaine sportif que scolaire ». Entre 2020 et 2023, il était secrétaire de la cellule PCF Colette-Molina, au Charrel. « Si je m’engage aujourd’hui, ce n’est pas pour un poste, ni pour une carrière, ni par ambition politicienne. C’est par conviction, par loyauté envers ma ville. Pour la servir, et non se servir », dit-il.