Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Tribune] NO PASARAN !

    [Tribune] NO PASARAN !

    Marseille, ville-port, formée et enrichie par des populations venues de toutes les rives de la Méditerranée et au-delà. Une ville monde terre d’accueil et d’échanges sociaux, économiques et culturels. Une ville belle et rebelle, laboratoire solidaire du vivre-ensemble.

    Voir Marseille, la deuxième ville de France, succomber aux sirènes monstrueuses du Rassemblement national, une extrême droite autoritaire et antisociale, raciste, antisémite et xénophobe, sexiste et homophobe, obscurantiste et brutale. Jamais !

    Dimanche prochain c’est un véritable choix de civilisation qui s’impose à nous : notre responsabilité est de faire gagner le vote en faveur du Printemps marseillais, seul rempart contre la peste brune. Elle ne passera pas !

    Les signataires :

    Ariane Ascaride comédienne ; Robert Guédiguian cinéaste ; Roland Gori psychanalyste ; Thierry Fabre essayiste ; Alain Hayot anthropologue ; Brigitte Curmi Aflam ; Marie José Del Volgo psychanalyste ; Clémence Revest historienne ; Dominique Maraninchi cancérologue ; Éric Vivier Immunologue ; Jean-Luc Jouve Commission médicale de l’AP-HM ; Simone Bitton cinéaste ; Raphaël Imbert artiste ; Philippe Foulquié Fondateur Friche de la Belle de Mai ; Maurice Gouiran écrivain ; Jean-Pierre Ostende écrivain ; Michèle Sylvander artiste ; Pierre Ciot photographe ; Alain Paire chroniqueur ; Jean-Louis Paccul journaliste ; Julien Blaine artiste ; Gaëlle Rodeville Music et cinéma ; Harald Sylvander architecte ; Fabrice Lextrait les Grandes tables ; Catherine Lecoq comédienne ; Danielle Stéphan comédienne et syndicaliste ; Eva Darlan comédienne ; Audrey Estrogou réalisatrice ; Dominique Sicilia metteuse en scène ; Sylvie Paz chanteuse ; Cathy Heiting chanteuse ; Dominique Bianchi Chanteuse ; Stéphanie Lemonnier poète ; Bernard Plasse galeriste ; Monique Deregibus artiste ; Patrick Box artiste ; Gilles Barbier artiste ; Jérémy Chabaud artiste ; Arab et Tarzan Nasser et Mohamed Joha artistes palestiniens ; Marie Anaïs Bigo cadre culturel ; Sylvie Anselme enseignante ; Mehdi Hadjerri artiste ; Adda Abdelli scénariste ; Olivier Jacquet Coop. Le grand bonheur ; Francine Ouédraogo Bonnet Le Makéda ; Sam Khebizi Les Têtes de l’art ; Emmanuelle Luciani, artiste ; Christine Bouvier, RedPlexus Performeuse et Directrice artistique ; David Ait-Ali, chef d’entreprise ; Virginie Baby-Collin, géographe ; Wenceslaz Teko, directeur de centre social ; Danielle Gallus, administratrice de l’union régionale des centres sociaux ; Mathieu Hocine dit Kid Francescoli, musicien ; Aude Pelle, présidente de Team Marseille natation ; Michel Peraldi, sociologue ; Aurélie Berthaut, actrice culturelle, Jeanne Barret / Art Cade ; Tarik Chakor, auteur et maître de conférence ; Simon Henner, dit French 79, musicien

  • À Aubagne, les militants sur tous les fronts pour faire voter contre la droite et le RN

    À Aubagne, les militants sur tous les fronts pour faire voter contre la droite et le RN

    Près d’un Aubagnais sur deux s’est abstenu, dimanche. Un chiffre que connaissent les militants de la liste Aubagne en commun, notamment Romain, 20 ans, qui affirme : « Ça me travaille car cela représente forcément une réserve de voix, c’est un levier pour le second tour. »

    Un levier d’action contre l’extrême droite

    Inquiet des scores du RN, à 24,9%, et du maire sortant, Gérard Gazay (LR), à 24,8%, Romain considère la mobilisation des abstentionnistes comme « un travail de tous les jours, on tracte, on prend le temps de discuter ». L’enjeu est plus central que jamais, « faire barrage au RN doit être un argument pour aller voter au second tour, c’est un danger imminent », martèle-t-il.

    Sur les marchés ou dans la vie, la mobilisation est permanente. Anne, elle aussi militante, affirme : « C’est quotidien, avec nos proches, qui ne sont pas allés voter. On leur montre les résultats et on leur explique les enjeux. » Elle conclut en s’adressant aux lecteurs : « Je crois qu’un autre Aubagne est possible, mais pour ça, mobilisez-vous et comptons sur nous, citoyens. »

  • Tina Biard-Sansonetti veut raviver l’espoir dans les 13-14

    Tina Biard-Sansonetti veut raviver l’espoir dans les 13-14

    Cité la Marie, au fin fond du 13e arrondissement à l’Est de Marseille. Sur les hauteurs de la colline en surplomb, le paisible village d’Allauch lui fait face. Le cadre est verdoyant. C’est ici au terminus de la ligne 2, un seul et unique bus tous les quarts d’heure dans le meilleur des cas, qu’une quinzaine de militants du Printemps marseillais se sont donnés rendez-vous, mercredi en milieu d’après-midi, pour un porte-à-porte.

    Tina Biard-Sansonetti, leur candidate sur le secteur, a quelques minutes de retard. À quatre jours du second tour des municipales son emploi du temps est serré. Elle vient de la Paternelle, à l’autre bout du secteur dans le 14e arrondissement, et devra filer ensuite à la Simiane à quelques centaines de mètres de la mairie Saint-Joseph qu’elle convoite.

    Arrivée dimanche en deuxième position (26,4%), derrière la candidate de l’extrême droite, Sandrine D’Angio (39,7%), maire RN des 13-14 de 2016 à 2020, la cheffe de file du Printemps marseillais a fait un pas important pour rendre ce secteur, le plus peuplé de la ville, à la gauche. Marion Bareille, la maire (DVD) sortante est distancée (12,1%) et le candidat insoumis, Mohamed Bensaada (13,1%), s’est retiré. Chaque voix désormais va compter.

    Et le choix de la Marie n’est pas anodin. Sur ce bureau de vote installé dans l’école la Croix Rouge posée en contrebas, l’abstention a atteint 57,4%. Sur les 1 594 inscrits, seulement 679 se sont rendus aux urnes. Pour beaucoup, les habitants des 480 logements de cette cité 13 Habitat formée d’une quinzaine d’immeubles de huit étages chacun, se sont abstenus.

    Ici, la question d’un logement digne est prégnante. Les tracts ont d’ailleurs été ciblés. Karim répète les consignes avant de partir à l’assaut des escaliers : « On rappelle les arrêtés qui ont été pris par la mairie et les contrôles pour contraindre le bailleur du Département à prendre ses responsabilités. Il va y en avoir de nouveaux et le RN, lui, ne fera rien… »

    Pragmatique et accessible

    On retrouve dans l’équipe Rébecca Bernardi, la conseillère municipale (PM) et candidate dans les 11-12, venue prêter main-forte, et Audrey Gatian (PS), présidente de Marseille Habitat, le bailleur social de la Ville. « On a besoin que les logements sociaux soient exemplaires. Là, on est avec 13 Habitat sur le cas d’un bailleur qui n’investit plus dans son parc, on le voit sur toute la ville », déplore cette dernière, présente sur la liste de Tina.

    À leurs côtés aussi, Julien Rossi, Antoine Cortes ou encore Farida, une figure de la cité. Maria, militante du 1er arrondissement, est aussi venue en renfort. Elle tente de convaincre chaque porte qui s’ouvre. « J’apprécie Tina », explique-t-elle, « elle vit dans ce secteur, c’est une femme de terrain exceptionnelle, pragmatique, accessible ». « Et elle donne suite aux choses », poursuit Farida. Elle habite à la Marie depuis plus de vingt ans. Elle connaît tout le monde et se bat contre les moisissures, fuites d’eau, fissures… Elle assure avoir trouvé en « Tina » une oreille attentive aux problèmes de sa résidence.

    Une femme combative et pugnace aussi. Au pied du bâtiment 4, une mère avec sa fille a fait une boule du tract que lui ont donné les militants. Amère, elle n’a pas voté dimanche. Un sentiment d’abandon, pour cette maman qui cherche un logement et un cadre adapté au handicap de sa fille. Tina Biard-Sansonetti a pris la discussion en cours. L’échange est direct. Fort. Il dure de longues minutes.

    « Mme Tina, Je mise sur vous ? J’essaie d’y croire ? »

    « Mme Tina, je mise sur vous ? J’essaie d’y croire ? », demande-t-elle en saisissant un nouveau tract après leur discussion. « Je ne fais pas de promesses en l’air sur la misère des gens », lui répond la candidate du Printemps marseillais. « Moi, je ne prends pas votre numéro mais je vous dis que quand je serai élue, il y aura un défenseur des droits des locataires en mairie de secteur et on va se battre avec vous. » Sans doute une voix de gagnée.

    « Il y a beaucoup de résignation, y compris ici à la Marie, la résidence d’un bailleur social public où les locataires se battent pour vivre dans des conditions dignes sans aucun retour. C’est complexe de montrer la puissance et l’utilité de l’intervention publique, quand ce travail n’a pas été fait correctement. Mais on est ici pour ça », observe Tina Biard-Sansonetti dont l’engagement a déjà convaincu de nombreux militants associatifs du secteur. « On veut montrer aux habitants que la parole et l’action publique ont du sens et peuvent avoir des répercussions. C’est un travail de fourmis, il faut convaincre les personnes une à une, leur dire qu’il n’y a pas de fatalité. »

    Le travail fait sur les écoles durant le mandat est en ce sens porteur. Mais ce genre de porte-à-porte qui a tout du corps à corps, reste nécessaire. Il n’est pas toujours simple d’ailleurs. Dans un couloir où l’eau fuit d’étage en étage, une porte ouverte se referme sur son nez. En face, une voisine ouvre. Elle, ne vote pas mais ses enfants oui… « On est venu leur dire : vous n’êtes pas seuls. On veut vous défendre, porter vos revendications, améliorer votre quotidien, et pour cela on a besoin de votre aide : votre vote dimanche ».

  • Loin de tout, loin des urnes, des quartiers à remobiliser

    Loin de tout, loin des urnes, des quartiers à remobiliser

    « Voter ? Mais qu’est-ce qu’ils peuvent ? » Assima, patiente depuis trois heures dans la longue file d’attente d’une distribution alimentaire « spéciale ramadan » de l’association Ahsa qui ne désemplit pas devant les Flamants (14e). Mère isolée de 4 enfants, elle vit depuis 12 ans « coincée entre les dealers et les murs pourris » dans la tour B du Mail. La politique, est « le dernier » de ses soucis, trop préoccupée « à faire manger » ses enfants, à « faire la misère » à son aîné de 17 ans « pour qu’il ne tombe pas dedans. Presque toutes mes voisines ont vécu un drame ».

    De l’autre côté de l’avenue Ansaldi trois camions de CRS contrôlent des jeunes aux pieds des Flamants. « Ils viennent. Ils repartent et les réseaux se replacent », commentent trois autres locataires de la même résidence, soucieuses de remplir leur cabas. « On n’en aura pas assez », regrette Basana. La jeune bénévole a tenu un bureau de vote à la cité Air Bel, dans le 11e, où la participation était de 30,67%, et souligne « plus on s’enfonce dans la misère, plus on s’éloigne des urnes ». Les trois mamans « comoriennes » assurent quant à elles : « Heureusement on est allées voter ! On ne veut pas du RN, on veut vivre en sécurité mais ensemble. On veut que le maire aide les associations pour nos enfants. » L’une d’elles ajoute « déjà Payan nous a fait une belle école où on n’a pas honte d’aller », tout en constatant que dimanche, le bureau du groupe scolaire Vayssière « était vide. Parce que les voisins, ils sont dégoûtés ».

    Difficile remobilisation

    Au centre commercial du Merlan, « c’est qui les candidats ? », interroge Malek. Les bras chargés de sacs d’un magasin discount, Sandrine, habitante d’une zone pavillonnaire à proximité, avoue ne pas s’être déplacée. « Ils ne se battent pour leur place. Mais nous ? Ma fille de 16 ans vit quasi-séquestrée, on a peur. Même Kessaci n’a pas la baguette magique, il est menacé. C’est toujours pareil, il y a le RN. Et au deuxième tour il faut le sursaut républicain. J’en ai marre. »

    À La Busserine, devant l’école, les cris des guetteurs ne surprennent plus les parents venus récupérer leurs enfants. Mais Kamel veut encore y croire : « Amine Kessaci il connaît ça, il peut aider. Pour nos enfants, on ne peut pas baisser les bras. » Si les avancées sur la réhabilitation de la cité et la rénovation des écoles semblent avoir bénéficié au vote en faveur de l’équipe municipale, créditée de 58,22% et 47,8% des voix, dans les deux bureaux du groupe scolaire, laissant le RN en 5e et 4e places, l’abstention était à 58,65%. « D’où nos efforts de remobilisation », précise Nina, dans les locaux de l’association Shebba, où trois jeunes travaillent leur CV sur les PC. « Le social n’est clairement pas de droite, et avec l’extrême droite on a tout à perdre. Moins d’assos c’est moins d’aide aux démarches, moins d’accès aux droits, plus de familles endettées, expulsées. On l’a vu pendant le Covid », témoigne l’animatrice en préparant la réunion « non au racisme » initiée par l’ensemble des associatifs. C’est aussi ce tissu que Bachir, la cinquantaine, veut préserver : « Quand on était jeune, on n’était pas riche, mais on n’avait jamais vu un cheval et on est parti en faire avec le centre social. Et on a eu le RN, puis la droite, ils n’ont pas aidé. Aujourd’hui les jeunes, ils vont au charbon. »

    Remobiliser s’avère plus difficile dans les quartiers les plus délaissés, « où il n’y a plus d’associations ni de services publics, où les changements d’adresse n’ont pas suivi les démolitions », relève Kader Benayed, du collectif KGBS (Kaliste, Granière, Bourrely, Solidarité, 15e) qui s’est employé à inciter les habitants à se rendre aux urnes. « C’est plus dans les noyaux villageois que le RN a fait ses scores, où il y a le moins d’insécurité. » Et au sud, où il dépasse 44% pour les 9-10. « On a connu Ibrahim Ali, ça nous parle, rappelle l’associatif, on continue à aller à la rencontre des gens, à dire l’importance de s’exprimer. »

    L’appel anti-RN du FCL Malpassé

    Le Football Club Loisirs Malpassé, association du 13e arrondissement de Marseille, a lancé un appel, au travers d’un communiqué paru sur les réseaux sociaux, afin de ne pas laisser le Rassemblement national prendre le pouvoir lors des élections municipales : « Sur nos terrains, il n’y a ni origines, ni différences : seulement des enfants qui jouent ensemble, des valeurs partagées et une passion commune. (…) Nous refusons de rester silencieux lorsque le vivre-ensemble est menacé. Le Rassemblement national ne représente pas ce que nous sommes. Nos quartiers méritent mieux que la division et la stigmatisation. »

    Camille Kadoum

  • [Infographies] La droite effondrée, la gauche pousse au Sud : comment les rapports de force ont évolué à Marseille

    [Infographies] La droite effondrée, la gauche pousse au Sud : comment les rapports de force ont évolué à Marseille

    L’abstention plus forte qu’en 2014

    Après une élection bousculée par la pandémie de Covid en 2020, le taux de participation est logiquement plus fort au premier tour de ce scrutin du 15 mars 2026. Mais comparé aux municipales de 2014, celui-ci recule, passant de 53,5% de participants à 52,17%. Avec une très forte divergence entre les quartiers Nord où l’abstention s’envole, et l’hypercentre populaire comme les quartiers Sud où elle recule.

    Le RN remplace la droite à l’Est et au Sud

    L’extrême droite a obtenu son plus haut score dans un scrutin municipal à Marseille. Mais cette progression reste limitée dans les quartiers de l’hypercentre de Marseille tout comme les quartiers Nord, même si le RN progresse souvent de plus de 10 points dans les noyaux villageois, tout comme dans les 13-14 où il était cette fois solidement implanté après avoir dirigé la mairie de secteur entre 2014 et 2020. C’est à l’Est et au Sud sur les terres de la droite marseillaise que ses scores s’envolent, souvent de plus de 20 points.

    La gauche progresse vers le Sud

    L’union de la gauche avec le Printemps marseillais s’était faite sans les Ecologistes ni les alliés de Samia Ghali (DVG). Ceux-ci sont cette fois inclus dans l’alliance dès le premier tour du scrutin. Face à la candidate de la France insoumise, le bloc alors représenté par les trois listes recule pour le vote de secteur au premier tour, en particulier dans l’hypercentre. Mais malgré la présence des insoumis, le Printemps marseillais obtient un score plus élevé dans les quartiers Sud, avec l’ancrage de la maire de secteur Olivia Fortin (MadMars) dans les 6-8 et une forte progression notamment dans les quartiers populaires pour les 9-10.

    Les Insoumis bien en-deçà du score des Européennes

    Pour la première fois, les insoumis présentaient des listes dans chaque secteur de Marseille, allié aux dissidents suspendus des Écologistes. Par rapport aux Européennes de 2024 quand Manon Aubry obtenait 21,5% des voix, leur score s’effondre, en particulier dans les quartiers Nord – sauf quelques cités des 13-14 – où à l’inverse de l’hypercentre ils n’arrivent pas à mobiliser le «quatrième bloc» de l’abstention. Ce qui n’empêche pas des percées dans les cités des quartiers Sud.

    La droite s’effondre au Sud

    Après avoir perdu la ville en 2020 à cause de ses divisions, la droite s’est cette fois unie pour tenter de reprendre la ville. Un pari perdant, avec l’effondrement de la candidate (DVD) Martine Vassal. Celui-ci est marqué dans une partie des 2e et 3e arrondissements, mais surtout sur ses terres d’élections dans les quartiers Sud et Est. Là où le RN progresse le plus.

  • À Arles, Jean-Michel Jalabert se maintient face à de Carolis

    À Arles, Jean-Michel Jalabert se maintient face à de Carolis

    Le scénario de la quadrangulaire arlésienne se confirme. Depuis l’annonce des résultats du 1er tour des élections municipales à Arles, le maire Horizons d’Arles Patrick de Carolis enjoint son ancien premier adjoint Jean-Michel Jalabert (DVD), arrivé quatrième derrière le RN, à se retirer en sa faveur.

    Une option définitivement enterrée par l’intéressé à l’issue de l’annonce des résultats dimanche soir et réitérée dans une vidéo publiée lundi dans la soirée. « Nous avons décidé de nous maintenir au 2nd tour de cette élection municipale », annonce le candidat, rapportant « des déclarations publiques cinglantes à mon égard pour tenter d’obtenir mon désistement », visant l’édile en place. « Je ne porterai pas l’échec du mandat de Carolis, arrêtons les fables qui consistent à faire croire que je vais remettre l’extrême gauche au pouvoir, il est l’unique responsable de la situation actuelle », tranche Jean-Michel Jalabert, affirmant que « 66% des Arlésiens ne veulent plus de cette gouvernance défaillante et autoritaire ».

    Travailler l’abstention

    L’ancien 1er adjoint de Patrick de Carolis parle d’un « candidat hors-sol et méprisant » à l’adresse de ce dernier, dans son communiqué d’après 1er tour, dont « le résultat médiocre traduit l’insatisfaction et le souhait largement exprimé d’un changement de méthode et de gestion pour notre ville », au regard des 34% des voix récoltées par le maire sortant, comparés aux 14% de Jean-Michel Jalabert, le double des pronostics.

    Dans ce contexte, du côté de la seule liste de gauche encore en lice, Nicolas Koukas priorise le fait de « travailler les abstentionnistes », qui s’élèvent à 43% des votants du premier tour. Du côté de la liste insoumise conduite par Jecilla Regad, non qualifiée, fait « confiance à l’intelligence » de ses électeurs et indique que « faire barrage » à l’extrême droite et « se débarrasser » de la droite réactionnaire sont « nos priorités et notre boussole ».

    En attendant, l’Union pour Arles organise un meeting jeudi à 19h au stade Fournier.

  • [Aficioun] Zékraoui, Allam et Matéo tirent la course

    [Aficioun] Zékraoui, Allam et Matéo tirent la course

    Un vent glacial pour entamer cette saison avec le club taurin de Saint-Martin. Les gradins peu remplis, les conditions atmosphériques n’encourageaient pas à venir deux heures et plus sur le béton. Une prestation des raseteurs de bonne facture avec les plus anciens pour dénouer les situations délicates et les plus jeunes apportant le rythme. Les raseteurs : Allam, Boualam, Djelassi, Dunan H., Laouazi K., Matéo, Roux et Zékraoui. Les tourneurs : Arnel, Dumas et Ruiz. Des taureaux au comportement homogène avec un coup de projecteur sur Déneris de Layalle prometteur.

    Pésoul (632) de Saint Pierre. Il est à créditer d’une bonne course en répondant à droite et à gauche avec le même allant. Il accélère dans les poursuites et serre de près Laouazi, Djelassi et Zékraoui. Lâche sa deuxième ficelle sur la trompette. Retour avec Carmen.

    Pantagruel (437) de Chapelle. Encore vif pour son âge, il répond à toutes les attaques, en anticipant légèrement et vient au bout sur Djelassi et Boualam avant de se dresser deux fois sur Dunan. Matéo prend la 1ère ficelle sur la sonnerie. Retour avec les honneurs bien mérités.

    Caruso (727) de Gillet. Ça va vite et ça brame. Un peu surpris aux attributs, il se reprend et il faut l’attaquer avec reprise. Il est attentif, ne laisse rien passer. Il sait se dégager quand la pression se fait sentir. Roux, Zékraoui et Matéo le sollicitent bien, mais il rentrera ses ficelles (200 euros) et Carmen.

    Aladin (640) de Lautier. Avec lui on change de catégorie. Il cherche la place qui lui permet de dominer les débats, et il le fait à la perfection. Dunan sera juste à la barrière et y laissera le pantalon. Plusieurs impacts sur Zékraoui, Allam et Laouazi. Rentre ses ficelles (230 euros) avec l’air de Bizet.

    Déneris (848) de Layalle. Très attentif, il ne laisse pas les hommes approcher, change de terrain en fusant sur le blanc. Ses cornes refermées laissent peu de place au crochet et la cocarde résiste. Allam s’en débrouille bien avec cocarde et glands. Les ficelles au toril avec le disque.

    Keita (837) de Didelot-Langlade. Il se déplace beaucoup le long des bois et y laisse des forces. Il termine bien quelques actions sur Zékraoui, Matéo, Allam et Dunan. Mais sa résistance a ses limites. La fin de course le laisse épuisé. Il recueillera les honneurs pour son retour.

    Course du dimanche 15 mars

  • Barnes rejoint Giuitta au paradis de la balle orange

    Barnes rejoint Giuitta au paradis de la balle orange

    Il était l’un des grandes figures du sport fosséen. Jean-Pierre Barnes, président de Fos Provence Basket pendant 27 ans, est décédé lundi à l’âge de 83 ans, quelques jours après avoir encore assisté à la victoire de son club vendredi à domicile contre Tarbes-Lourdes (74-73). Aux côtés d’Henri Giuitta, parti un an plus tôt, il a été l’un des artisans essentiels du développement et du rayonnement des BYers, accompagnant leur évolution jusqu’au plus haut niveau professionnel, notamment avec l’accession en Pro A.

    Hommage rendu vendredi

    « C’était un gars extraordinaire, qui avait beaucoup d’abnégation », souligne Jean-Pierre Bruyère, président de la Ligue Sud de Basketball et fils du créateur de Fos Provence Basket, Paul Bruyère. « C’était un bâtisseur, il a conduit ce club aux plus hautes destinées. On pouvait même penser à certains moments qu’il était visionnaire. Il pensait plus vite que les autres, ça c’est sûr. Il aura marqué de son empreinte ce club, où il a formé un binôme efficace avec Rémi Giuitta en faisant venir des joueurs qui ont réussi des exploits avec un budget très restreint par rapport aux autres équipes », poursuit-il. L’actuel président fosséen, Rémi Giuitta, a évoqué sa relation avec le dirigeant historique. « Tant de moments partagés, d’émotions et de complicité, tu étais devenu comme un père ! Celui sans qui je ne serai peut-être jamais devenu coach professionnel, celui qui m’a accordé sa confiance aveugle et son soutien pendant 25 ans ! Celui grâce à qui j’ai pu réaliser mes rêves les plus fous, celui qui était toujours là à mes côtés avec bienveillance et amitié », a-t-il publié sur les réseaux sociaux. Un hommage lui sera rendu vendredi soir à l’occasion du match face à Toulouse à la Halle Henri-Giuitta.

  • Un nouveau projet pour relancer le basket professionnel à Marseille

    Un nouveau projet pour relancer le basket professionnel à Marseille

    « Nous ne lançons pas une équipe, pas un club, mais un projet », insiste Julien Lebas, l’un des visages de Marseille Basketball, la nouvelle structure qui veut rendre ses lettres de noblesse à la pratique de la balle orange dans la cité phocéenne, où aucun club n’évolue au niveau professionnel. « Je pense que Marseille est une grande ville de sport. Maintenant, il n’y a pas de basket. La place, elle est libre. Je pense que c’était le moment de se lancer sur ce projet », souligne Charles Assailly, président de Marseille Basketball.

    En Betclic Elite d’ici 2030

    Ce jeune retraité du monde financier a roulé sa bosse dans l’Est de la France, où il a accompagné de nombreux clubs de basket professionnels, comme Dijon, Besançon, Chalon-sur-Saône, Bourg-en-Bresse. « Ces quatre clubs sont toutes dans des villes moyennes. Le basket y a fait son trou petit à petit. Pourquoi ça ne pourrait pas marcher à Marseille ? La deuxième ville de France avec 1,6 million d’habitants, 20 clubs de basket qui réunissent 13 000 licenciés, avec ses quartiers, sa culture urbaine grâce à tous les playgrounds qui se sont créés ces derniers temps, et surtout sa jeunesse, où 35% de sa population a moins de 30 ans. Marseille a tout le potentiel pour avoir une grande équipe de basket », lance le dirigeant marseillais, qui travaille depuis deux ans sur ce projet. Et pour ne pas repartir à zéro, la société par actions simplifiées (SAS) Marseille Basketball, composée aujourd’hui de huit personnes et bientôt de dix membres supplémentaires, a convaincu le Stade Marseillais Université Club de céder leurs droits sportifs dès la saison prochaine.

    La structure récupère ainsi l’équipe fanion, implantée en Nationale 2 depuis dix ans. « Grâce à l’arrivée de nouveaux partenaires, on va là aussi grandir et, j’espère, vite passer en Nationale 1 et, pourquoi pas, se lancer sur l’élite 2 et l’élite 1, donc l’élite du basket français, d’ici cinq ans », lance Charles Assailly, en détaillant le modèle économique envisagé, passant d’un budget de 300 000 euros en Nationale 2 à près de 10 millions d’euros en cas d’accession en Betclic Élite, envisagée en 2030-2031.

    Du Palais des Sports au projet d’une Arena

    Mais pour ouvrir les portes du basket professionnel à Marseille, la nouvelle marque doit se doter d’une infrastructure à la hauteur. Loin du Technosport de Luminy qui est trop excentré du centre-ville. Seul le Palais des Sports est pour le moment en mesure d’accueillir plusieurs milliers de spectateurs. « Si le toit existe, on va pouvoir multiplier les ressources », se projette Alexandre Fassi, entrepreneur local et vice-président.

    Mais pour Frédérique Prud’Homme, présidente du Comité 13 et vice-présidente de la Fédération française de basketball, Marseille Basketball doit voir encore plus grand. « 5 000 places, ce n’est absolument pas suffisant par les temps qui courent. Si vous voulez construire quelque chose en vue d’accueillir du très haut niveau local et international, il faudrait entre 6 000 et 10 000 places », estime-t-elle en suggérant la construction d’une nouvelle salle. « C’est trop petit 5 000 pour du basket. On aura rien même avec 10 000. Il faut une salle de 15 000 places », surenchérit Jean-Pierre Bruyère, président de la Ligue Sud de basketball.

    Avant de songer à cette future Arena, qui pourrait voir le jour au Parc Chanot, le Smuc Basket va profiter du parquet du Palais des Sports, le 18 avril face à l’USO Rognonas, lors de la 24e journée de Nationale 2.

    À cette occasion, Marseille Basketball deviendra le premier club de sport professionnel français à déployer une solution d’equity crowdfunding ouverte à ses supporters. Ce qui permettra à chaque supporter de devenir actionnaire du club et de participer à son développement.

  • Le CNM retrouve Sabadell pour un face-à-face clé

    Le CNM retrouve Sabadell pour un face-à-face clé

    Le parfum de la Coupe d’Europe est toujours bien présent. S’il a provisoirement disparu du Vélodrome, il ne s’est pas dissipé autour des piscines du Cercle des nageurs de Marseille. Ce mercredi, en fin d’après-midi, les poloïstes du CNM affrontent Sabadell en quarts de finale de la LEN Euro Cup, l’antichambre de la Ligue des Champions.

    Un adversaire bien connu des Marseillais parce que les Espagnols figuraient déjà dans la poule des hommes de Milos Scepanovic, cette saison, en LDC. Deux défaites contre cette formation avaient éteint les chances de qualification phocéenne pour la suite de la plus belle des compétitions. Cette nouvelle confrontation s’annonce donc intense. « Je dirais que c’est une très belle opportunité. Je ne suis pas du tout dans le sens, comme on dit, de la revanche, qu’on doit les battre parce que c’est quelque chose de personnel. C’est plutôt dans l’esprit, qu’est-ce qu’on a appris, qu’est-ce qu’on a appris de nous ? Parce que chaque crise, je pense qu’elle vient pour nous apprendre quelque chose. On a beaucoup parlé, on a beaucoup travaillé, depuis les dernières défaites en Ligue des Champions contre Sabadell, et on a une très belle opportunité de voir où on est par rapport à tout ce qu’on s’est dit », décryptait l’entraîneur monténégrin.

    Depuis le 11 février et cette élimination contre Sabadell, les Marseillais ont enchaîné les bons résultats en championnat. Plus de 20 buts marqués par match, moins de 10 encaissés et une vraie assurance face à leurs concurrents nationaux. « Depuis toujours, notre objectif, c’est notre campagne en Ligue des Champions ou en Coupe d’Europe. Mais les matches de championnat sont là pour mieux préparer nos matches en Europe. Évidemment, quand arrive la finale de la Coupe de France ou les play-offs, c’est très important pour nous. Il faut gagner. »

    Une qualification de justesse contre Savona

    Même si l’équipe a « très mal vécu » de sortir aussi tôt de la Ligue des Champions, le coach venu du Monténégro ne pense qu’à l’avenir. « Ça, c’est derrière nous. Ça fait maintenant plus d’un mois. On s’est mis au boulot, on a vraiment beaucoup travaillé, parlé, on a fait tout ce qu’il faut pour améliorer des choses. C’est pour ça que je dis qu’on verra comment l’équipe va réagir cette fois-ci contre le même adversaire qui nous a sortis de la Ligue des Champions. »

    Outre le championnat, le Cercle des nageurs de Marseille a déjà redoré son blason sur la scène européenne. Reversés en LEN Euro Cup, ils ont vécu une double confrontation dantesque contre les Italiens de Savona. 12-11 et 13-13, la qualification pour le top 8 s’est jouée à un seul but. Mais Milos Scepanovic était heureux du contenu et compte bien s’appuyer sur ces performances pour vaincre Sabadell. Et aller chercher le dernier carré de la C2. « Le premier match, je dirais qu’on a répondu très bien au jeu très agressif de Savona, surtout avec beaucoup de provocation, beaucoup de jeu sale. On était bien dans notre partie, avec beaucoup de sérénité, de concentration. Sur le deuxième match, on a eu deux fois une avance de 4 ou 5 buts et on a dominé le match. Je dirais que la majorité des matches, on a vraiment dominé, même si le résultat à la fin était comme ça. C’est plutôt la conséquence d’un manque de concentration, d’erreurs individuelles, plutôt que des problèmes sur les phases de jeu », analysait longuement Scepanovic.

    Quel que soit le résultat de ce match aller dans le bassin Pierre-Garsau, il y aura un retour, en Espagne. Dix jours de battement attendent le CNM avec, au milieu, une rencontre à la piscine Jean-Bouin de Nice. Leur avenir européen se décide donc durant ce mois de mars, avant de peut-être retrouver une équipe serbe ou une équipe monténégrine en demi-finales de la Coupe d’Europe. De quoi permettre des retrouvailles pour l’emblématique coach des Phocéens.

    MARSEILLE – SABADELL

    Quarts de finale de LEN Euro Cup

    Bassin Pierre-Garsau (18h)

    MARSEILLE : Bodegas, Crousillat, Drasovic, Vernoux, Larumbe, Tesanovic, Marion-Vernoux, Kalogeropoulos, Nagy, Spaic, Gbadamassi

    SABADELL : Asensio, Averka, Barroso, Bonet, Cabanas, Corres, Famera, Larsen, Lorrio, Panerai, Perez, Valera