Tag: Bouches-du-Rhône

  • La gauche ulcérée par des propos attribués à Delogu

    La gauche ulcérée par des propos attribués à Delogu

    « À Marseille, Sébastien Delogu confiait récemment à un dirigeant RN : “Votre chance, c’est une quadrangulaire.” Autrement dit le maintien de l’insoumis au second tour, face au maire (PS) sortant Benoît Payan. Un pour tous, et chacun pour soi ». L’extrait d’un article du Canard enchaîné, publié le 14 janvier, qui a provoqué une salve de réactions vendredi après-midi de la part des soutiens de la candidature de Benoît Payan.

    Dans un communiqué, le Printemps marseillais a exprimé son « indignation » et affirmé que « Le jeu politique extrêmement dangereux de Sébastien Delogu est une honte pour les Marseillais ». De nombreux élus de la majorité actuelle ont dénoncé une « ligne rouge franchie » et certains ont interpellé Manuel Bompard, député insoumis de Marseille et coordinateur national du mouvement. Ainsi, la première adjointe au maire de Marseille Michèle Rubirola à qui Manuel Bompard a répondu : « Ce que j’en pense ? Que croire à la véracité de propos tenus par un dirigeant du RN est une faute politique ». Et d’embrayer pour réclamer des discussions sur une fusion au second tour, que Benoît Payan a écartée. « Je ne discuterai ni programme ni fusion avec des gens qui sont prêts à faire élire le RN », a alors rétorqué l’adjointe.

    Réactions nationales

    Les condamnations ont également été nationales. « La stratégie portée par Sébastien Delogu engage bien plus qu’un calcul électoral local : elle engage l’avenir de la gauche, la crédibilité du combat antifasciste », a ainsi estimé le PCF dans un communiqué. Olivier Faure, premier secrétaire du PS a lui lâché sur X « Le projet de la France insoumise semble clair   préférer l’arrivée de l’extrême droite à celle de la gauche unie hors LFI » , avant que Pierre Jouvet, secrétaire général du PS ajoute : « Si ces propos sont avérés, ils témoignent d’une compromission terrible ».

    C’est du rassemblement contre Marine Le Pen organisé devant le parc Chanot (lire ci-dessus) que Sébastien Delogu a démenti ce propos et dénoncé des « mensonges ». « J’en ai entendu des conneries, mais alors celle-là, elle est bonne » a-t-il affirmé dans une vidéo postée sur X.

  • [Entretien] Éric Berton : « Nos étudiants peuvent se réorienter, c’est ça le service public »

    [Entretien] Éric Berton : « Nos étudiants peuvent se réorienter, c’est ça le service public »

    La Marseillaise : Ce salon est organisé à quelques jours de l’ouverture de Parcoursup. Quel regard portez-vous sur ce système où un algorithme décide de l’avenir des lycéens ?

    Éric Berton : C’est un système qui a le mérite d’exister, qui s’améliore chaque année. Mais c’est vrai que l’on retrouve souvent des parents et des étudiants qui se posent des questions, que cela angoisse un peu. Et certaines formations, privées en particulier, en profitent pour se vendre avec des produits… Pas toujours vendables.

    Dans ce contexte concurrentiel, comment défendez-vous l’université ?

    E.B. : Nous, nous sommes l’université de toutes les jeunesses et on revendique le fait d’accueillir le maximum d’étudiants. On est la plus grande université en termes de nombre avec 82 000 étudiants, 12 000 étrangers. On revendique le fait de donner l’accès à l’éducation, à l’enseignement supérieur, au plus grand nombre. Le but, c’est de faire réussir l’ensemble de nos étudiants, de leur trouver un avenir et au-delà de ça, d’en faire des citoyens éclairés qui peuvent réfléchir par eux-mêmes, qui sont curieux. On ne les enferme pas dans des cases, des castes. Ils peuvent changer de parcours, on a une certaine fluidité. Et nos étudiants ont le droit de se tromper, ils peuvent se réorienter. C’est ça, le service public.

    Qu’est-ce qui fait la différence avec les autres formations proposées ?

    E.B. : Justement cet état d’esprit, mais aussi la qualité de cette formation par rapport à d’autres, même s’il existe des écoles privées de qualité évidemment. Nous, nous pouvons aussi dire que nous sommes évalués, renouvelés. Nous avons un contrat avec l’État. Nous sommes accrédités. C’est ça aussi ce qui fait la force de notre université et de nos formations.

    À raison de 175 euros l’année en licence, 230 en master, les frais de scolarité sont relativement accessibles pour AMU. De quels moyens disposez-vous ?

    E.B. : Actuellement, c’est vrai que nous sommes dans un flou budgétaire, comme toute la fonction publique. Et c’est vrai que je revendique depuis longtemps un accroissement du soutien financier de l’État à l’enseignement supérieur et à la Recherche. C’est nous qui formons toutes les jeunesses et un pays doit investir dans sa jeunesse. C’est son avenir. Tous les conflits que nous vivons actuellement sont la conséquence d’un sous-investissement dans l’enseignement supérieur et la Recherche. Quand on enseigne, quand on cherche, on apprend à connaître l’autre, à ne plus en avoir peur. C’est ça, l’université. Elle est liée à la démocratie. Elles doivent prendre soin l’une de l’autre. On a besoin vraiment que la France, pays de liberté, de culture, réinvestisse dans sa jeunesse. Un pays qui ne le fait pas est un pays qui va dans le mur.

    Ce modèle français, vous l’avez également défendu avec le programme « Safe Place For Science », qui permet d’accueillir des chercheurs américains s’estimant menacés dans leur liberté académique par la politique de Donald Trump. Où en est-on ?

    E.B. : Ils arrivent et vont arriver tout au long de l’année. Même si certains sont déjà sur place, on leur laisse le temps. D’autres publient déjà sous notre nom. On ne les presse pas. Il y a des contingences matérielles avec des enfants encore à scolariser ou des parents dont il faut s’occuper. Cela se passe plutôt bien, ils ont l’impression ou le sentiment d’être chanceux par rapport à ceux que l’on n’a pas accueillis, ressentent parfois de la culpabilité. Là, pour le coup, l’État nous a beaucoup aidés. Avec 30 personnes au total, 20 sur le programme Amu « Safe place for Science » et 11 sur le programme « Choose France », c’est nous qui avons le plus de lauréats au niveau national. Il faut dire aussi que nous avons bien préparé leur venue. Ils arrivent aussi avec leurs étudiants et cela nous amène beaucoup d’échanges et de culture. C’est également l’occasion de montrer que notre modèle universitaire doit être préservé. Et je vous avoue que dans le cadre des prochaines élections… Je ne voudrais pas qu’ils aient fui Trump pour se retrouver dans un système similaire.

  • Quatre élèves blessés par une fourgonnette à Marseille

    Quatre élèves blessés par une fourgonnette à Marseille

    L’accident s’est produit avenue de Colgate, dans le 9e arrondissement de Marseille un peu avant 16h. Les freins d’un véhicule auraient lâché alors que le chauffeur effectuait une livraison. La camionnette a percuté un groupe de 24 élèves.

    Un périmètre de sécurité a été établi par la police municipale et une patrouille a pris en compte les premières victimes. Quatre d’entre eux ont nécessité une hospitalisation. Trois garçons et une fille âgés de 8 et 9 ans pris en charge par les marins-pompiers ont été transportés à l’hôpital de la Timone et à Saint-Joseph. Placés en urgence relative, leur pronostic vital n’était pas engagé.

    La maire de secteur, Olivia Fortin (MadMars), s’est rendue auprès des parents d’élèves en fin d’après-midi en attendant le retour du bus affrété par la Ville pour ramener les autres élèves du groupe de l’école Raymond-Teisseire. L’adjoint au maire en charge de l’éducation, Pierre Huguet (G.s), se trouvait sur les lieux de l’accident auprès des élèves, de leurs parents et accompagnants. Une cellule de soutien psychologique a été activée par les services de l’État et la municipalité en mettra une complémentaire en place dès la réouverture des écoles, lundi.

    Le chauffeur livreur a fait l’objet de tests de dépistage et devait être entendu par la police. Selon les premiers éléments, les freins de son véhicule, qui était en règle, pourraient avoir cédé alors qu’il effectuait une livraison hors de son camion. Les fonctionnaires de la division Sud ont débuté les investigations sur place. Le parquet de Marseille confirme l’ouverture une enquête du chef de blessures involontaires.

  • L’état annonce le sauvetage de quatre copropriétés dégradées à Marseille

    L’état annonce le sauvetage de quatre copropriétés dégradées à Marseille

    Le ministre du logement, Vincent Jeanbrun, est allé, vendredi, à la rencontre des habitants de la cité en péril de la Maurelette (15e), dont il a arpenté les allées de commerces fermés, contemplant les parkings souterrains transformés en poubelle géante. Il venait donner le coup d’envoi au sauvetage de 4 copropriétés privées dégradées de Marseille. La publication à Noël des décrets a ouvert la voie à ces opérations attendues de requalification pour les trois autres sites du Mail (14e), des Rosiers/Super Belvédère (14e) et de Consolat (15e). Le planning diffusé vendredi pour ces 4 Orcod-In s’étale jusqu’en 2039, sur 15 années, des études à la maîtrise foncière, des aménagements jusqu’aux relogements.

    « Ces 4 ORCOD-In sont une grande chance parce qu’on voit bien que le niveau de dégradation, dans lequel est arrivé la copropriété, nécessite une intervention des services publics. On ne peut pas vous laisser seul face à toutes ces difficultés », a expliqué le ministre, devant une trentaine d’habitants d’autres cités aussi qui ont raconté le calvaire des ascenseurs en panne, des charges qui explosent, des syndics qui s’engraissent. « À un moment donné, ça suffit. Au plus haut niveau de l’État, le président de la République a dit qu’on ne peut pas laisser la deuxième ville de France souffrir comme elle souffre. Marseille en grand a l’ambition de redonner à Marseille sa grandeur », entonne le ministre devant son auditoire.

    « Marseille, laboratoire des bonnes pratiques »

    Avec ces ORCOD-IN, l’État « promet de mettre les moyens et d’y aller le plus vite possible, même si ça se compte en années pour remonter la pente » avec la Ville, la Métropole et l’établissement public foncier. Le budget est estimé à ce stade entre 577 et 613 millions d’euros. « Nous voulons faire de Marseille le laboratoire des bonnes pratiques et des bonnes idées », a ajouté le ministre au cœur de cet ensemble de 765 logements.

    La Maurelette ce sont 65 barres et 5 tours construites dans les années 60 sur 10 ha et qui s’enfonce dans la misère bâtimentaire et sociale. L’ensemble, placé depuis un an sous administration judiciaire, cumule 3,9 millions d’euros d’impayés de copropriétaires, 1,9 million d’euros de dettes aux fournisseurs. Un plan de sauvegarde et pour près de 19 millions d’euros de travaux d’urgence doivent permettre de lever l’arrêté de péril de 2019 qui suspend toujours la perception des loyers. « Y en a plein qui payent encore, les propriétaires les forcent », dit une habitante. Les marchands de sommeil s’engraissent même si l’un d’eux a écopé de trois ans de prison dont un ferme, l’an dernier.

    « Ici monsieur, c’est pas la peine d’aller voir les films, vous avez tout : trafic de drogue, de mineurs, prostitution. Depuis 20 ans que j’y suis, j’ai tout vu », explique Fathia Mazouzi, présidente de l’association Les Ailes bleues pour l’aide aux devoirs, la distribution d’aides alimentaires en urgence aux familles que la crise frappe de plein fouet. « Il faut que cela redevienne a minima vivable pour nos enfants, supplie-t-elle, il faut mettre de l’argent dans l’éducation, la santé, la sécurité, les bâtiments bien sûr. Il faut donner à nos enfants un futur. Ils sont l’avenir de la France. »

    « Ici tout est en panne »

    « Les ORCOD-IN sont essentielles », se réjouit la maire adjointe de Marseille, Samia Ghali (DVG), qui demande d’étendre l’outil « aux autres copropriétés qui sont au point de bascule, au bord du gouffre ». Elle décrit au ministre le lent déclin de La Maurelette plongée dans la vétusté, la pauvreté, la délinquance. « Il faut étendre complètement le permis de louer sans cela on ne s’en sortira pas », prescrit-elle. « Ce n’est pas normal de pouvoir louer des appartements indignes. On est saturé de demande de logements sociaux parce que le logement privé n’arrive plus à jouer son rôle. C’est important d’avoir du logement privé de qualité pour permettre d’attribuer des logements sociaux à des gens qui en ont vraiment besoin. Et ici tout est en panne. L’ascenseur est en panne au propre comme au figuré. »

    47 grandes copropriétés représentant 11 000 logements sont en difficulté à Marseille. Appelée à la rescousse, la SPLA-IN Aix Marseille Provence doit dresser un diagnostic complet livrable au premier trimestre 2026 des 30 ensembles les plus dégradées.

  • L’algorithme qui joue avec l’avenir des jeunes

    L’algorithme qui joue avec l’avenir des jeunes

    La donnée est à méditer : 84% des lycéens jugent la plateforme Parcoursup « stressante » selon le site officiel de l’État, Vie publique. Créée en 2018 pour sélectionner l’entrée des bacheliers dans l’enseignement supérieur, la plateforme continue de refléter les immenses inégalités dans l’accès aux études. La machine en question a été conçue non pour répondre aux souhaits des lycéens ou étudiants, mais pour rationaliser le nombre de places dans les universités, en manque cruel de moyens humains et matériels. Quant aux formations sélectives, les algorithmes locaux, propres aux établissements proposant des formations sur Parcoursup, universités comprises, sont d’une telle opacité que l’on doit s’interroger sur le traitement égalitaire des dossiers.

    Reproduction des élites

    Rien n’y fait : ni les demandes répétées de la part de la défenseure des droits, ni celles de parlementaires : les algorithmes locaux restent secrets. C’est la garantie pour les élites d’assurer leur reproduction. D’ailleurs, parmi les pièces à fournir par les candidats, la lettre de motivation est un modèle de ce système néolibéral : le capital culturel fait que les classes privilégiées ont la capacité d’aider à sa rédaction. Des officines privées se sont engouffrées dans ce marché en proposant aux lycéens et à leurs familles des « packs sérénité » pour 500 euros en moyenne. Un cynisme assumé par ces marchands du temple pour qui les futurs étudiants sont des consommateurs et non des citoyens éclairés. C’est à ceux qui ne se résignent pas à cette société de concurrence et de la loi du plus fort de se faire entendre et d’exiger des moyens pour permettre l’accès inconditionnel aux études supérieures.

  • Des lycéens inquiets avant l’ouverture de Parcoursup

    Des lycéens inquiets avant l’ouverture de Parcoursup

    Ils sont venus nombreux, ce vendredi 16 janvier. Les élèves de classe terminale se sont donné rendez-vous devant les grilles du Parc Chanot à 10h. Accompagnés de leur professeur pour la plupart, les élèves s’engouffrent dans les allées du Salon de l’étudiant pour découvrir les 188 exposants, dernière ligne droite pour se renseigner au mieux en vue de leur orientation. « On est venu pour se repérer », confie une lycéenne de 17 ans. À quelques heures de l’enregistrement des vœux, pour beaucoup, des idées oui, des certitudes, beaucoup moins.

    L’inévitable confrontation avec Parcoursup, à 48h de l’ouverture de la plateforme, « c’est angoissant, j’ai peur de faire un métier qui ne me plaît pas », campe lycéenne, venue avec ses amis. Face aux 25 000 formations proposées chaque année sur la plateforme, difficile de faire son choix. « Il y a beaucoup de formations aux intitulés similaires et je ne sais pas quoi sélectionner », explique une élève du lycée Thiers.

    À l’heure où l’avenir de ces étudiants est suspendu au bon vouloir de l’algorithme, l’accompagnement est jugé insuffisant pour certains, mais la pression, elle, est bien présente : « On nous en parle depuis le début du lycée, mais on ne sait pas ce que l’on souhaite faire », confie une lycéenne. Difficile donc de se projeter. Face au slogan « liberté de choix » affiché par Parcoursup, de nombreux jeunes perçoivent une réalité plus brutale, dictée par les classements automatisés.

    « J’ai peur de ne pas trouver d’école »

    Les dossiers sont passés sous scanner et « il n’y a pas d’empathie, c’est dérangeant », s’agace une autre lycéenne. Les élèves sont sur le point de confier leur avenir à un algorithme. Pour certains d’entre eux, l’inquiétude se fait ressentir. « J’ai peur de ne pas trouver d’école, c’est du hasard [en évoquant Parcoursup, Ndlr.] », soupire la lycéenne du lycée Saint-Michel.

    Pour certains, la plateforme ressemble à une loterie anxiogène. « Ça me fait peur, je trouve que ce n’est pas égal, en fonction de ton parcours scolaire et du milieu d’où on vient, le classement varie », déplore ce lycéen en filière agricole, à Gardanne. Pour contourner l’appareil algorithmique, les subterfuges sont de mise. « Il suffit de mettre les bons mots qui intéressent l’algorithme », juge d’un ton moqueur une élève de terminale.

    Un sentiment d’injustice s’invite pour beaucoup, surplombant le calendrier épineux des épreuves du baccalauréat. « Parcoursup tombe en même temps que nos épreuves blanches, on se demande comment on va faire », soupire une future bachelière. Devant le lycée Thiers de Marseille, jeudi, Zoé, lycéenne en classe terminale, se montre désemparée. « Ça nous fait peur », campe-t-elle, évoquant Parcoursup et la difficulté de s’y préparer : « On ne sait pas quoi faire l’année prochaine, pourtant, cela détermine notre futur. Le fonctionnement de Parcoursup n’est pas dans notre intérêt. »

    Au pied du mur, les élèves essaient tant bien que mal de se rassurer. « Si je ne suis prise nulle part, je ferai fille au pair et je reviendrai sur Parcoursup l’année d’après », s’exclame une lycéenne du lycée Saint-Michel. Des solutions de secours sont envisagées, pour bon nombre d’entre eux. L’entrée dans l’enseignement supérieur semble se jouer, aux yeux de beaucoup, à pile ou face.

    A savoir

    Une sélection qui diffère selon les pays européens

    De l’ouverture totale en Italie, où il suffit d’avoir l’« esame di maturità » pour avoir une place à l’université, à la double sélection en Espagne avec l’équivalent du bac puis un examen spécifique pour entrer à l’université, les règles d’accès à l’enseignement supérieur diffèrent. En Allemagne, les vœux sont limités à 12, mais près de la moitié des élèves optent dès le départ pour une formation professionnelle.

    Des étudiants qui choisissent le public

    En 2024-2025, 3 millions d’étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur, en France. Une hausse de 1,4 % par rapport à l’année précédente, avec une part plus importante dans les établissements publics, indique une note publiée fin décembre par le service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur.

    3 500

    visiteurs sont attendus pour la 37e édition du salon de l’Étudiant de Marseille, organisée avec la région académique Paca et Aix Marseille Université. Près de 180 acteurs proposent, ce samedi encore, des formations, de 9h à 17h au parc Chanot. Entrée gratuite.

    4,12 %

    Selon la dernière enquête du syndicat l’Unef, le coût de la vie étudiante a augmenté de 4,12 % en un an, ce qui porte le reste à charge moyen à 1 226 euros par mois en 2025. Depuis 2017, la hausse cumulée atteint 31,88 %, un chiffre qui illustre « la progression continue de la précarité étudiante ». Le logement demeure le premier poste de dépense.

  • Des agriculteurs mobilisés à Aix-en-Provence pour la souveraineté alimentaire

    Des agriculteurs mobilisés à Aix-en-Provence pour la souveraineté alimentaire

    « L’Europe nous méprise, l’Europe ne veut pas de nous, mais nous ne sommes pas défaitistes », prévient Romain Blanchard, président de la FNSEA13. à l’aube, ce vendredi, des dizaines d’engins agricoles et près de 200 agriculteurs se sont rassemblés sur le parvis du stade Maurice-David, à Aix, avant de s’élancer dans une opération escargot jusqu’à la place de la Rotonde, ponctuée d’actions coup de poing.

    Cette mobilisation, à l’appel des syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs, s’inscrit dans le mouvement contre l’accord UE-Mercosur « qui devrait être signé, mais non ratifié, ce week-end », rappelle Romain Blanchard. Alors que le vote du Parlement européen est prévu le 21 janvier prochain à Strasbourg – où de nouvelles mobilisations sont annoncées -, les députés européens Marina Mesure (LFI) et Grégory Allione (Ren) ont d’ailleurs appelé appelé à maintenir la pression. Ils rappellent qu’un recours, déposé à l’initiative du groupe de gauche et signé par 105 élus issus de cinq groupes politiques, saisit la Cour de justice de l’Union européenne « en expliquant que les procédures n’ont pas été respectées, indique Marina Mesure. Si ce recours passe, nous allons bloquer cet accord pendant plusieurs années, nous avons encore la possibilité de l’enterrer ! »

    Planifier au local

    De son côté, Grégory Allione, dont le groupe votera aussi la saisine, insiste : « Entraver l’accord du Mercosur, c’est faire en sorte de gagner du temps. C’est un accord mortifère, qui met en jeu la souveraineté alimentaire de l’Europe et de la France. »

    Parmi la poignée de responsables politiques présents, tous bords confondus, figuraient notamment Martine Vassal (DVD), présidente du Département, la sénatrice Brigitte Devésa (UDI) et le sénateur Jérémy Bacchi (PCF). « Il faut qu’il y ait une égalité dans la concurrence internationale, notamment sur les produits phytosanitaires », rappelle ce dernier.

    Cercueil et drapeau européen brûlé sur l’Avenue de l’Europe, pyramide d’aliments locaux ensuite redistribués aux étudiants, parades d’animaux et de tracteurs… Les manifestants ont multiplié les actions coup de poing pour se faire entendre. Mais au-delà de la contestation de l’accord UE-Mercosur, les agriculteurs veulent garantir leur avenir et défendre la souveraineté alimentaire. Ils ont ainsi été reçus en sous-préfecture, puis par la maire, Sophie Joissains (UDI), avec l’ambition de présenter un projet agricole départemental. « Nous voulons matérialiser notre capacité à nous prendre en main et à adopter des solutions locales à nos problématiques locales  », rappelle Romain Blanchard.

    « On est le futur, on sait qu’on va perdre 50% du monde agricole dans les prochaines années. Si on ne donne pas une vision claire à nos jeunes pour l’avenir, on va perdre notre agriculture. Aujourd’hui, tout va à contresens », souligne Jérémy Tropini, président des Jeunes Agriculteurs 13. Selon lui, la première étape consiste à « éduquer la jeunesse ».

  • Le maire partage ses vœux avec les Marseillais

    Le maire partage ses vœux avec les Marseillais

    Reportés le 10 janvier dernier en raison de la déclaration de sa candidature aux prochaines municipales, les voeux du maire pour l’année 2026 auront lieu à 14h à l’Hôtel de Ville. Benoît Payan, et son équipe municipale y invitent tous les Marseillais à se retrouver pour un événement festif, familial et entièrement gratuit. Cette organisation étant toutefois soumise aux caprices de la météo.

    Pensé comme un grand moment de convivialité et de partage, ce rendez-vous populaire proposera un large programme d’animations à destination de tous les publics : jeux et animations culturelles pour petits et grands, activités sportives, visites de l’Hôtel de Ville, motchus géant, guinguette du Nouvel An et partage d’un Gâteau des Rois…géant. L’année dernière plus de 10 000 parts avaient été distribuées par les adjoints. À travers cet événement, la Ville de Marseille souhaite offrir un moment chaleureux et fédérateur pour débuter la nouvelle année sous le signe de la rencontre, de la fête et du vivre-ensemble.

    Place au public

    Pour l’occasion, la voiture laisse l’espace libre aux publics. le Quai du Port sera piétonnisé tout au long de la journée. De 10h à 19h : la circulation automobile sera interdite Quai du Port entre rue Bonneterie et Passage Pentecontore. Les véhicules venant de la rue de la République devront obligatoirement tourner à droite rue Bonneterie, les véhicules descendant par la rue Bonneterie devront obligatoirement tourner à gauche, rue Coutellerie.

  • Fin de grève et un accord au conservatoire de Marseille

    Fin de grève et un accord au conservatoire de Marseille

    « On est contents, c’est très positif ». Les agents d’accueil du conservatoire de Marseille, situé au Palais Carli dans le 1er arrondissement de Marseille, sortent victorieux de leur mouvement social entamé depuis une dizaine de jours. « On a obtenu une augmentation de 200 euros nets pour tous les agents d’accueil et de sécurité », relate un des grévistes. Une bonne nouvelle qui n’arrive pas seule : « Le passage en filière technique est à venir pour une prochaine instance ».

    Une forme de reconnaissance de leur travail donc, qu’ils réclamaient de pied ferme. De quoi clôturer un conflit en plusieurs actes : d’abord plusieurs heures de grève, le matin et l’après-midi, perturbant l’accueil des apprentis musiciens. Puis les agents avaient haussé le ton avec une grève totale, mercredi dernier, provoquant la fermeture du site. Et le lendemain avec une manifestation en point d’orgue qui réunissait enseignants des Beaux-Arts et petites mains de l’accueil (lire notre article du 16/01). À cette occasion, Jean-Marc Coppola, adjoint (PCF) à la culture à la mairie de Marseille et président du conseil d’administration de l’Inseamm, se disait confiant et «positif» quant à une possible sortie de conflit. Il promettait «un retour à la table des négociations». Chose promise, chose due. D’autant que les agents ont aussi obtenu « la titularisation de deux veilleurs de nuit » ainsi que « l’aménagement d’un nouveau local adéquat ».

    « Un moment de dialogue »

    Finalement, direction et grévistes ont accordé leur violon après plusieurs rounds de discussions. « On a consulté les agents, on lève la grève », conclut l’un des artisans de la grève, après signature de l’accord de fin de conflit. Retour similaire du côté de la direction. Raphaël Imbert, saxophoniste de jazz et directeur général confirme les dires des agents : « On a eu un beau moment de dialogue et d’échange. C’était important de répondre aux revendications des agents d’accueil, on a trouvé un terrain d’entente ». « L’aménagement d’un local rénové avec douche et réfectoire est acté. Les fiches de postes vont être révisées, il y a une revalorisation prévue et on travaille à mettre en place la titularisation des veilleurs de nuit », développe-t-il.

    Et concernant la colère côté enseignement, il assure qu’un « vrai travail de fond est à venir » et entend « profiter de cette situation pour améliorer la considération de tous » au sein de l’établissement. En bref, une fin de conflit «positive» pour les uns comme pour les autres.

  • Gaby Charroux dresse son bilan en public ce samedi à Martigues

    Gaby Charroux dresse son bilan en public ce samedi à Martigues

    Un bilan sous le signe du « bouclier martégal », dont 95% des engagements ont été tenus. Voilà les termes du bilan de mandat de Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues, qui sera présenté ce samedi 17 janvier, de 10h à 12h, à la salle Dufy de l’espace Simone-Veil

    « Gaby Charroux démontrera comment la Ville a su protéger ses habitants tout en préparant l’avenir », indique son équipe, au travers des quatre thèmes politiques de la ville mobilisés que sont l’innovation, la durabilité, toutes les égalités et le vivre-ensemble.

    « Ce rendez-vous sera également l’occasion d’évoquer les rapports de force avec la Métropole pour la défense des services de proximité, notamment la propreté et les transports », promet l’équipe du candidat.